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Accueil du site > Actualités > Politique > Métapolitique, nouveaux clivages et Présidentielles 2017

Métapolitique, nouveaux clivages et Présidentielles 2017

Introduction

 

Le clivage gauche-droite a longtemps été un outil de classification des idées politiques. Aujourd'hui, il semble être en partie éprouvé, près d’un français sur trois ne sachant plus se positionner par rapport à lui.

 

Dans cet article je vous propose une nouvelle grille de lecture des clivages profonds qui surplombent les courants d’idées traditionnels, en postulant l’existence de quatre autres axes majeurs formant la matrice idéologique fondamentale de la politique française.

 

Un des problèmes essentiels que pose le clivage gauche-droite tel qu’il est généralement perçu aujourd'hui, c’est qu’il englobe la question des valeurs morales. Ainsi la personne de gauche se doit d’être progressiste sur le plan des valeurs, et la personne de droite conservatrice. L’inconvénient majeur résultant de cette vision se situe dans l’impossibilité de créer une union populaire entre les tenants d’une vision de gauche progressiste d’une part et d’une vision de droite conservatrice d'autre part. Ils se retrouvent alors piégés car à l’opposé sur le plan des valeurs, rendant leurs opinions et leurs choix politiques a priori irréconciliables pour l'intérêt général.

 

Quelle nouvelle grille de lecture faciliterait l'analyse contemporaine des courants d'idées politiques et une meilleure identification des intérêts de chacun ?
 

 

I - Un clivage traditionnel de plus en plus obsolète

 

Voici le clivage gauche-droite actuel tel qu'il est généralement perçu :

 

Autrement dit, voilà schématiquement ce que les médias de masse et un grand nombre de figures politiques, syndicales et journalistiques présentent habituellement :

 

Nous aimons que les choses soient bien rangées, qu’elles soient « à leur place ». Il n’y a rien de mal à cela, c'est utile pour nous aider à donner du sens aux évènements du monde dans le but de structurer notre conscience. Le problème, c’est que cette vision de la politique est au moins en partie archaïque, qu'elle perd de sa substance, même si de nombreux politiciens s’appliquent encore à la faire perdurer artificiellement pour servir leurs intérêts électoraux.

Il y a encore quelques temps, nous aimions à penser que la gauche fut systématiquement « socialiste » ou « communiste » et que la droite fut toujours « républicaine ». Mais cela a bien changé. La droite républicaine a probablement disparu avec Charles De Gaulle, tandis que le socialisme et le communisme ont si fortement évolué que les grands partis qui s'en revendiquent aujourd'hui n'ont plus grand chose à voir avec les idées d'origine.

Les partis politiques traditionnels et les médias dominants sont en interaction constante entre eux, immergés dans l’environnement politico-médiatique. Ils façonnent largement l’opinion publique à la politique. Les médias de masse fonctionnent comme des réceptacles bien clivants, en présentant ceux qui ont pour fonction de recueillir les mécontents avec des étiquettes repoussantes (« extrême-droite », « extrême-gauche »), en misant sur le fait qu’ils ne seront jamais assez fédérateurs et nombreux pour gouverner. Un pari risqué, dont la cote diminue chaque jour davantage.

Partant du constat que le clivage gauche/droite perd en pertinence, nous proposons deux grands clivages qui façonnent plus ou moins discrètement la vie politique française. Nous les appelons les clivages métapolitiques.

 

 

 

II – Métapolitique et nouveaux clivages

 

 

Souveraineté VS Européisme et Mondialisme
(l'État-nation contre la Supranation)

 

et

 

Démocratie VS Oligarchie

(le Peuple contre l'Élite dominante)

 

 

Plusieurs facteurs nous permettent d'accréditer l'existence de nouveaux axes centraux pour comprendre la politique française.

 

D'une part, nous avons ce qui touche à la souveraineté et à la défense de la France. On peut nommer les pertes de souveraineté nationale successives de ces dernières décennies au profit de l’Union Européenne, ou encore les guerres des coalitions occidentales en Afrique et au Moyen-Orient sous l'influence de l'OTAN.

 

D'autre part, nous constatons la montée de la contestation de la représentation électorale à cause des décalages entre les députés et le peuple, ainsi que le développement des outils numériques participatifs jusqu'aux revendications institutionnelles de démocratie directe.

 

Ces deux facteurs représentent des éléments essentiels pour penser la « méta » politique contemporaine. Nous avons tenté de les représenter sur des graphiques.

 

 

 

Graphique 1 : Les axes majeurs de la métapolitique française

 

 

Démocratie (à gauche du graphique)
Le pouvoir du peuple.

Il s'agit des forces populistes. Elles sont favorables à :

  • la reconnaissance du vote blanc dans les suffrages exprimés et permettant le cas échéant l'annulation d'une élection
  • des référendums déclenchés par les citoyens eux-mêmes (référendums d'initiative populaire)
  • la création d'une chambre législative populaire
  • une liberté d'expression maximale (hors atteintes à la personne)

 

Oligarchie (à droite du graphique)
Le pouvoir à un petit groupe de personnes.

 

Il s'agit des forces contraires à celles du paragraphe ci-dessus, s'appuyant sur une idéologie élitiste et caractérisées notamment par :

  • une volonté de ne pas prendre en compte le vote blanc dans les suffrages exprimés
  • leur opposition aux référendums et plus généralement aux outils participatifs
  • la volonté d'encadrer la liberté d'expression

 

Souveraineté de l'État (en haut du graphique)
La nation gère l'État en toute indépendance.

 

Il s'agit des forces qui prônent un renforcement de l'État-nation. Elles sont favorables à :

  • l'arrêt des guerres menées par la France (Irak, Libye, Syrie...)
  • au retrait de l'alliance militaire qu'est l'OTAN
  • la sortie de l'euro
  • la sortie de l'Union Européenne.

 

Européisme & Mondialisme (en bas du graphique)
La nation française s'inscrit dans de plus grands blocs.

 

Il s'agit au contraire des forces qui remettent en cause l'idée d'une souveraineté nationale pour la France. Elles promeuvent généralement :

  •  le maintien de la France dans la zone euro
  •  le maintien de la France dans l'Union Européenne
  •  l'appartenance à l'OTAN
  •  l'implication militaire française dans les conflits armés

 

 

 

III - Nouveaux clivages et Présidentielles 2017

 

 

Nous vous présentons différents graphiques illustrant ces nouveaux clivages :

[Graphique 2] Métapolitique et candidats à la présidentielle

[Graphique 3] Métapolitique et organisations politiques

[Graphique 4] Métapolitique et personnalités

[Graphique 5] Métapolitique et personnalités & organisations politiques

[Graphique 6] Métapolitique et personnalités, organisations politiques & candidats à la présidentielle

[Graphique 7] Identification de 3 groupes métapolitiques : Coeur du Système, Alternatives officielles et Dissidences

 

Graphique 2 : Positionnement métapolitique des candidats à la présidentielle
 

Légende des 11 candidats et des organisations politiques qui les soutiennent

Nathalie Arthaud  Candidate de Lutte Ouvrière (LO)
François Asselineau  Candidat de l'Union Populaire Républicaine (UPR)
Jacques Cheminade  Candidat de Solidarité & Progrès (S&P)
Nicolas Dupont-Aignan Candidat de Debout la France (DLF)
François Fillon Candidat de Les Républicains (LR)
Benoït Hamon Candidat du Parti Socialiste (PS)
Jean Lassale Candidat de Résistons ! (R !)
Marine Le Pen Candidat du Front National (FN)
Emmanuel Macron Candidat de En Marche ! (EM !)
Jean-Luc Mélenchon Candidat de La France Insoumise (FI)
Philippe Poutou Candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

 

 

Graphique 3 : Positionnement métapolitique des organisations politiques
 

Légende des organisations politiques

DLF = Debout la France
eelv = europe écologie les verts
E&R = Égalité & Réconciliation
FN = Front National
LR = Les Républicains (ex UMP)
MA VOIX
MoDem = Mouvement Démocrate
N.Donne = Nouvelle Donne
NPA = Nouveau Parti Anticapitaliste
PCF = Parti Communiste Français
Parti Pirate
PS = Parti Socialiste
UDI = Union des Démocrates et Indépendants
UPR = Union Populaire Républicaine

 

 

Graphique 4 : Positionnement métapolitique de personnalités
 

Légende des personnalités politiques

Jacques Attali (écrivain, homme d'influence)
Olivier Berruyer (blogueur)
Jean Bricmont (essayiste)
Étienne Chouard (blogueur)
Daniel Cohn-Bendit (militant)
Franck Lepage (militant)
Bernard-Henri Lévy (écrivain, homme d'affaires)
Michel Onfray (philosophe)
Edwy Plenel (journaliste)
Natacha Polony (journaliste)
Frédéric Lordon (économiste)
François Ruffin (militant)
Jacques Sapir (économiste)
Alain Soral (militant, polémiste)
Éric Zemmour (journaliste, polémiste)


 

Graphique 5 : Positionnement métapolitique des personnalités et des organisations politiques
 
 
 

Graphique 6 : Positionnement métapolitique des personnalités, organisations politiques et candidats à la présidentielle

 

 

De ces amas de points du graphique comprenant des organisations politiques, des personnalités et des candidats à la présidentielle, on peut dégager trois grands blocs (ellipses, sur le graphique) de propositions métapolitiques :

 
 
Graphique 7 : Positionnement des 3 grands blocs métapolitiques
 
 

En bas à droite du graphique, le « cœur du Système », auxquels appartiennent notamment les deux grands partis de gouvernement, le Parti Socialiste (PS) et Les Républicains (LR), ou encore le Mouvement Démocrate (MoDem), l'Union des Démocrates Indépendants (UDI), et dans une moindre mesure le Parti Communiste Français (PCF) et Europe écologie les verts (eelv). Aux présidentielles, ce bloc est représenté par Benoît Hamon, Emmanuel Macron et François Fillon.

 

  • Favorables à l'approfondissement de la construction européenne, ils pensent qu'il est profitable de déléguer tout ou partie des souverainetés nationales. De plus, ils sont plus enclins à participer à des des opérations militaires extérieures. Enfin, ils sont généralement opposés à l'utilisation de référendums pour trancher des débats publics.

 

Plus au centre du graphique, les « alternatives officielles » comprennent des mouvements politiques comme le Parti de Gauche (PG), le Front National (FN) ou encore Debout la France (DLF) ou dans une moindre mesure le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Aux présidentielles, ce bloc est représenté par Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, ou encore Philippe Poutou et Nathalie Arthaud.

 

  • Davantage sceptiques vis à vis de la construction européenne, ils critiquent l'euro et le fonctionnement de l'Union Européenne, veulent généralement tenter de renégocier les traités européens, et sont plus favorables à l'utilisation du référendum que le bloc précédent.

 

Plus haut et généralement plus à gauche sur le graphique, on retrouve les forces « dissidentes » à l'instar de l'Union Populaire Républicaine (UPR) et des candidats aux présidentielles François Asselineau et Jacques Cheminade.

 

  • Elles se caractérisent par une volonté affichée de sortir la France de l'euro, de l'Union Européenne et de l'alliance militaire de l'OTAN. Ils sont généralement enclins à laisser le soin aux citoyens de prendre part aux affaires politiques.

 

 

 

Conclusion

 

Le véritable enjeu du point de vue métapolitique n’est pas de savoir si vous êtes de droite ou de gauche, mais si vous êtes d'une part plutôt en faveur du fédéralisme européen (axe européiste-mondialiste) ou de la souveraineté nationale (axe souveraineté de l'État), et d'autre part si vous êtes plutôt en faveur de placer le pouvoir dans les mains de personnes jugées compétentes pour décider (axe oligarchie), ou si vous pensez que les citoyens peuvent avoir les solutions à leurs propres problèmes (axe démocratie).

Souvent relégués au rang de sujets secondaires du débat public, ces clivages sont pourtant fondamentaux pour comprendre quels intérêts vos idées servent réellement.

 

 

__________________________________________________________________________________________________

 

 

Anthony Rêveur pour Les Clivages,
Page d'information et d'éducation populaire à la métapolitique.

 

 

Contact : lesclivages@gmail.com
Si vous reproduisez nos graphiques, merci de penser à nous citer :-)

 

__________________________________________________________________________________________________

 

N.B.

En consultant ces graphiques, ayez à l'esprit que les positionnements de chaque candidat peuvent, en période électorale, ne pas correspondre à leurs positionnements s'ils étaient élus, tant la différence peut parfois être grande entre le discours avant ou après leur élection.

Les graphiques que vous consultez ici sont simplement le fruit d'une analyse basée sur les discours oraux (interviews, commentaires d'actualité...) et écrits (programmes, communiqués officiels, notes de blog...) de chacun des points du graphique (candidats, personnalités et organisations).


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34 réactions à cet article    


  • Anthony Rêveur Anthony Rêveur 13 avril 10:27

    Il y a une erreur sur le dernier graphique (le plus important). Il s’agit de celui-ci : http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/7-20.jpg

    Je ne sais pas comment le modifier, si quelqu’un d’Agoravox le peut, svp.


    • doctorix doctorix 13 avril 17:49

      @Anthony Rêveur
      Vous avez fait un beau travail.

      L’idéal étant le bleu et le pire le rouge, on sait pour qui voter, si on est pour un Etat libre et une démocratie.
      Mélenchon et Le Pen apparaissent bien peu démocrates et bien peu souverainistes dans ces schémas, tièdement, on peut dire.
      Vous écrivez :
      En consultant ces graphiques, ayez à l’esprit que les positionnements de chaque candidat peuvent, en période électorale, ne pas correspondre à leurs positionnements s’ils étaient élus, tant la différence peut parfois être grande entre le discours avant ou après leur élection.
      Je pense que cela ne concerne pas Asselineau, puisque sa première mesure est le dépot de la motion de sortie par l’article 50. Tout le reste de son programme ne peut mathématiquement que s’ensuivre, au contraire des autres.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 avril 10:27

      La « métapolitique » est aussi distrayante que la pataphysique, cornegidouille !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 10:34

        Merci pour tout ce travail ! Pourtant je crois pas que cela clarifie les choses pour la majorité des électeurs .... Il n’y a plus de Gauche, ni de Centre, ni de Droite, car les Gouvernements européens ne décident plus de rien, sauf des questions sociétales et de la couleur des rideaux !
        Les programmes économiques et sociaux sont faits par la Commission européenne.


        La question centrale n’est donc plus le contenu des programmes, plus de ceci et moins de cela, mais la souveraineté. Il n’y a plus de raison de voter si les décisions sont prises par la BCE, l’OTAN et la Commission européenne, sans tenir compte de ce que veulent les Français  !

        Seule l’ UPR avec Asselineau propose la triple sortie : de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN.


        • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 13 avril 10:40

          @Fifi Brind_acier

          «  Il n’y a plus de Gauche, ni de Centre, ni de Droite, car les Gouvernements européens ne décident plus de rien »



        • JL JL 13 avril 11:52

          Fifi, 

           
           la duplicité du diable c’est de nous faire croire qu’il n’existe pas : la preuve il se cache toujours dans les détails.
           
           De même, toute la duplicité de la classe dominante est de nous faire croire qu’il n’y a pas de lutte des classes. Sauf quand l’un d’entre eux déclare benoîtement au grand dam des siens : 
           

          ’’Warren Buffett déclare : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ».’’ (François Ruffin, La guerre des classes, publié chez Fayard ) 

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 12:41

          @Jeussey de Sourcesûre
          On parle des élections.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 12:46

          @JL
          Vous bottez en touche, comme d’habitude ! Je n’ai jamais qu’il n’y avait pas de lutte des classes, on parle du classement des Partis politiques, vous vous êtes trompé d’article !


          Le CNR a rassemblé provisoirement toute la classe politique pour libérer la France, cela n’a jamais supprimé les luttes sociales !

          Mais dans l’ UE, les programmes sont écrits à l’avance et tous ceux qui veulent y rester seront obligés de les appliquer quelle que soit leur couleur politique.

          Cela n’a donc plus aucune importance qu’ils se disent de Gauche ou de Droite, c’est le même menu pour tous !


        • doctorix doctorix 13 avril 20:46

          @JL

          C’est l’histoire de deux mélenchonnistes qui se rencontrent.
          « Pourquoi tu votes Mélenchon, toi ? »
          « Parce qu’il veut sortir de l’Europe, tiens... et toi ? »
          « Ben parce qu’il veut rester dans l’Europe, tiens... »
          « Ah bon. Alors allons voter Mélenchon, tiens ! »

          Bon, j’ai pas dit que les mélenchonnistes étaient des neuneus, mais quand même ça y ressemble.

        • JL JL 14 avril 08:59

          @Fifi,

           
           cent fois sur le métier ... l’impression de parler un mur ! 
           
           vous dites : ’’... les Gouvernements européens ne décident plus de rien, sauf des questions sociétales et de la couleur des rideaux ! ’’
           
          En effet, et c’est ce que lesdits gouvernements, incarnation de l’oligarchie, ont voulu. Macron, c’est l’extrême centre. Regardez avec quel empressement les caciques du PS s’y réfugient, et se partagent déjà les postes de ministres. 
           
           Vous dites : ’’Il n’y a plus de Gauche, ni de Centre, ni de Droite ’’
           
           Faux ! L’extrême centre est le nom du parti néolibéral, celui de la classe dominante qui voudrait et vous avec, nous faire croire qu’il n’y a qu’une seule politique possible : le TINA alias La gouvenance et la médiocratie. Macron est le plus médiocre de nos hommes politiques et le plus capé en tant qu’expert es Gouvernance. Le gendre idéal de l’oligarchie.
           
           Si nous sortions de l’UE par l’article 50, ces gens demeuraient au pouvoir et nos misères sur notre dos : c’est prévu par les Traités. La porte de sortie obligatoire a copieusement été savonnée en prévision d’une telle éventualité. Et passer par l’article 50, c’est obéir aux Traités. 
           

        • JL JL 14 avril 13:31

          @doctorix
           

           cette blague est une blague éculée qui sert de contre-feu aux macroniens pour détourner la turpitude sur les autres, la preuve : Macron est surnommé monsieur et en même temps, le roi de la godille.
           
           
           
           
           
           Pourquoi Emmanuel Macron dit-il tout et son contraire ? ’Un docteur en sciences politiques et spécialiste en rhétorique nous explique la stratégie pernicieuse d’Emmanuel Macron pour embobiner les gens en les attirant à lui même s’ils ont des avis contraires basant sa tactique sur un principe appelé l’attention sélective.
           

        • Anthony Rêveur Anthony Rêveur 13 avril 10:57

          J’ai publié un nouvel article corrigeant l’erreur du dernier graphique, merci aux modos de le publier. Et si possible, supprimer celui-ci.


          • zygzornifle zygzornifle 13 avril 11:29

            a un moment droite gauche se rejoignent , moi je voterai pour sortir de l’UE , le candidat m’importe peu car de toute façon il est déjà assis sur une branche sciée .....


            • doctorix doctorix 13 avril 18:18

              @zygzornifle
              Votre problème sera de savoir qui veut vraiment sortir de l’UE, avant de pouvoir le vérifier sur pièces.

              On en est tous là.
              Alors nous, on ne prend pas de risque.
              Dire ce qu’on fait, et faire ce qu’on dit, ça n’est la même chose qu’à l’UPR.
              Pourquoi choisir des peut-être quand on a des certainement ?
              Une p’tite vidéo sympa, que je fourgue à droite et à gauche et même en haut et en bas (10’) :


            • Anthony Rêveur Anthony Rêveur 13 avril 12:07

              Lorsque vous cliquez sur le dernier graphique et l’agrandissez, l’erreur est corrigée et vous avez accès au graphique que je souhaitais vous présenter initialement (graphique 7).


              • vachefolle vachefolle 13 avril 12:10

                Bof bof pour votre segmentation oligarchie et démocratie ca ne me parait pas valable.

                Le fait que les gens soient anti-système vient du fait que le système géré par les elites ne fonctionne pas, mais les gens même anti-systèmes sont prets a se donner a des tribuns plus ou moins autoritaires, donc un pouvoir centralisé.

                Donc le besoin en démocratie directe vs indirecte est trés loin des préoccupations des Francais.

                Par contre il y a un vrai clivage Pro-Européen/Souverainiste en plus du classique clivage Gauche/Droite : economie administrée socialiste vs economie Libéralisée capitaliste

                On pourrait ajouter aussi un critére libertaire vs tradtionnaliste, on l’a vu avec le mariage Gay, un clivage qui a la vie dure.

                Il y a aussi le clivage sur l’immigration qui est fondamental.

                Bref, il vous faut un espace a 5 dimensions mini, si vous voulez visualiser ca.


                • doctorix doctorix 13 avril 18:34

                  @vachefolle
                  se donner a des tribuns plus ou moins autoritaires, donc un pouvoir centralisé.


                  Asselineau est proche Chouard. Quand le pays sera remis en marche sous sa conduite, il est tout près à laisser la place à d’autres, avec une éventuelle constituante.
                  C’est une des choses qu’il proposera par référendum si le peuple le réclame au travers de 500.000 signatures : (à 27’10")

                • Anthony Rêveur Anthony Rêveur 13 avril 15:48

                  Article similaire avec meilleur affichage des graphiques et problème du graphique 7 corrigé : https://pouvoiraupeuple.wordpress.com/2017/04/13/metapolitique-nouveaux-clivages-et-presidentielle-2017/

                  Beaucoup plus joli comme ça !


                  • SDM 94 SDM 94 13 avril 17:39

                    @Anthony Rêveur,
                    Franchement mettre l’UPR comme plus démocratique que EELV, ND et le PP c’est du foutage de gueule
                    Pareil pour le FN il est népotiste et donc beaucoup plus oligarchique que DLF


                    • doctorix doctorix 13 avril 18:00

                      @SDM 94
                      C’est totalement faux. L’UPR propose des décisions par référendum populaire a tire larigot comme en Suisse et des renationalisations.

                      Les verts sont dans le carcan du réchauffisme et la dictature du carbone.
                      PP sort d’une idéologie où la liberté c’était peanuts.
                      NDA, on sait pas, c’est mou du genou.
                      Le FN, par contre, c’est vrai que dans les faits, bien plus que dans les discours, ça tirera nettement vers la droite du graphe. Et en tous cas jamais vers le haut, ça il ne faut pas y compter.

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 avril 20:39

                      @SDM 94
                      Vous avez lu le programme de l’ UPR avant de critiquer ?
                      Asselineau dès 2011 proposait dans son programme le referendum d’initiative populaire, comme en Suisse . La Suisse n’est pas un pays démocratique, selon vous ?


                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 00:23

                      @Fifi Brind_acier
                      Le Parti Pirate (PP) est pour la démocratie liquide, c’est à dire que tous les citoyens peuvent voter en permanence les décisions et les lois, peuvent déléguer à qui ils veulent leur votes et les reprendre à tout moment. EELV est depuis plus de 25 ans pour une 6ème république décentralisée et non jacobine, Nouvelle Donne a intégré dans son fonctionnement interne le tirage au sort pour un contrôle citoyen.
                      Je ne dis pas de l’UPR n’est pas démocratique, et je reconnais qu’il est bien moins oligarchique que le PS, LR où le FN, mais le positionner comme plus démocratique que EELV, Nouvelle Donne et surtout le Parti Pirate je maintiens que c’est du foutage de gueule .


                    • doctorix doctorix 14 avril 06:31

                      @SDM 94
                      Nouvelle donne et le parti pirate sont au même niveau à gauche sur le graphe qu’Asselineau, vous avez mal vu.

                      Par contre, EELV sont plus à droite : normal, ils obéissent à l’oligarchie réchauffiste et carbocentriste le petit doigt sur la couture du pantalon..

                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 10:54

                      @doctorix
                      sur l’axe horizontal de 0- démocratie à 100 -oligarchie dans le schéma actuel l’UPR est à 35, le Parti Pirate (PP) à 40, Nouvelle Donne (ND) à 45 et EELV à 60
                      Perso j’aurai mis l’UPR et EELV à 55 comme le PG, ND à 40 et le PP à 25.
                      D’ailleurs j’aurai mis E&R à 90 plutôt que 60 et le FN à 75 derrière DLF qui est à 65 l’aristocratie patriotique autoritaire n’a rien à voir avec l’aristocratie ploutocratique mondialisée, mais pour un démocrate radical elle est largement aussi nocive


                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 11:06

                      et je ne parle même pas du positionnement de Poutou !!!


                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 11:26

                      De fait pour moi il y a deux dissidences radicalement différentes : une dissidence « patriotique » en haut du schéma et plutôt à droite et une dissidence « démocratique » avec mavoix, la primaire.org, Nuit Debout, le PP que je situe à gauche du schéma et plutôt en bas.


                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 11:41

                      Par ailleurs, j’ai une difficulté avec l’axe vertical où l’on peut facilement générer une confusion entre souveraineté de l’état et ethnocentrisme et d’autre part européisme et mondialisme et universalisme.
                      Si l’axe est perçu comme ethnocentrisme/ universalisme alors Chouard, Lepage et Lordon devraient se retrouver en bas...


                    • doctorix doctorix 14 avril 14:36

                      @SDM 94
                      sur l’axe horizontal de 0- démocratie à 100 -oligarchie dans le schéma actuel l’UPR est à 35, le Parti Pirate (PP) à 40, Nouvelle Donne (ND) à 45 et EELV à 60


                      Je crois surtout que vous ne savez pas lire un graphe.
                      On part de zéro au centre, et c’est moins à gauche et plus à droite.
                      Ou plus en haut et moins en bas.
                      Dans ce cas, ND, PP et UPR sont sur la même verticale, et égaux en ce qui concerne la démocratie.
                      Mais par contre, seule l’UPR ne fait pas figure d’esclave de l’Europe.

                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 15:51

                      @doctorix
                      L’échelle est indiquée au dessus du graphe : 0 à droite, 50 au milieu 100 à gauche. Pour le positionnement précis des points il y a un quadrillage en blanc dans le fond du graphe : pour voir si des points sont sur la même verticale il suffit de savoir suivre les lignes !


                    • SDM 94 SDM 94 14 avril 15:55

                      erratum : 0 à gauche, 50 au milieu, 100 à droite


                    • doctorix doctorix 13 avril 18:44
                      C’est marrant, ces schémas : ça ressemble à un plan de Paris :
                      Si on veut une Europe dictatoriale et une oligarchie aux manettes, on descend à Bercy.
                      Si on veut une France Libre et des décisions soumises au peuple, on va plutôt vers l’Arc de Triomphe.
                      Tout un symbole, non ?

                      • babelouest babelouest 14 avril 04:13

                        Le PRCF et le Pardem ne sont même pas cités....


                        • babelouest babelouest 14 avril 04:44

                          Je pense que de toute façon, dans les positionnement, il y a une part de subjectivité qui peut donner lieu à contestation. Il peut aussi y avoir le grand écart entre ce que certaines personnes disent, et ce qu’elles font actuellement. Sans préjuger de ce que feraient certains, s’ils étaient effectivement au pouvoir.


                          • Richard Schneider Richard Schneider 14 avril 09:47

                            à l’auteur,


                            Travail intéressant. Vous avez peut-être un peu « simplifié » vos graphiques (*) : je partage l’opinion de babelouest, « il y a une part de subjectivité » dans les positionnements.
                            En revanche, je crois aussi que le vieux clivage gauche-droite sera - si ce n’est pas déjà fait - bientôt dépassé. Pour la présidentielle du 23 avril, la question de l’euro et de la mondialisation clive au moins autant les électeurs que des principes habituels qui distinguent la gauche et la droite
                            Bonne journée.

                            (*) J’ai consulté votre blog pour lire la mouture définitive de votre graphique 7 - je crois.

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