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Micropartis, maxi détournements

Par ici la monnaie ! UMP : Union pour la Multiplication des Partis

On recense dans notre pays exactement 296 partis politiques. Si vous n’avez pas suivi la récente actualité, ce chiffre vous éberlue peut-être. C’est alors que vous ne connaissez pas les "partis de poche" ou micropartis. "Depuis 1990 pullulent ces petits partis dépourvus d’adhérents pour la plupart, mais bénéficiant de généreux donateurs, et dont l’activité tourne autour d’une seule personnalité : un élu local, un député, un ministre, un président de la République", résume le Nouvel observateur. Un phénomène qui concerne la droite, à l’exception des Désirs mvd’avenir de Ségolène Royal, qui s’est il est vrai placée en marge du Parti socialiste depuis 2007. Il y a aussi un deuxième cas qu’on ne s’étonnera pas de trouver chez le sarkocompatible Manuel Valls, leader du courant du PS "Nouveau Socialisme Décomplexé de Droite" - on plaisante pour l’appellation*, mais c’est l’idée. En dehors de ça, la pratique des micropartis s’est généralisée du côtés de nos chers gouvernants : "nombre de ministres ou de députés ont leur propre structure. C’est le cas de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, qui vient de donner naissance à l’Association de soutien à l’action de Benoist Apparu, mais aussi de Valérie Pécresse (Changer, c’est possible), Rama Yade (Agir pour Colombes), Laurent Wauquiez (Nouvel Oxygène), Christian Estrosi (Alliance Alpes-Méditerranée) ou encore François Fillon (France 9), recense Libération. Chez les députés, Franck Riester, ex-directeur de la campagne UMP des régionales, ou Jean-François Lamour, ex-ministre des Sports, ont fait de même." Dans cette matière comme les autres, le chef de l’Etat donne le mauvais exemple, avec pas moins de deux structures à son propre service, l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy et l’Association nationale des amis de Nicolas Sarkozy.

lwUn mot sur le cas amusant du petit Wauquiez, narré par L’Humanité : "Mépris, arrogance, provocation  ? Ou simplement certitude d’impunité  ? Le climat est lourd. Pourtant, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, n’hésite pas, selon le Point, à démarcher les gérants de fonds spéculatifs pour financer son micro-parti, Nouvel Oxygène, à l’occasion de ses déplacements ministériels à Londres. L’UMP est soupçonnée de financement illégal, via le ministre Éric Woerth. Lequel est suspecté, pour le moins, de mélange d’intérêts publics et privés, en particulier lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est dans ce contexte que survient, le 28 juin, une démarche politiquement hasardeuse du secrétaire à l’Emploi. Il aurait ainsi profité d’un voyage officiel pour rencontrer des banquiers lors d’un dîner débat dans un club du quartier chic de Mayfair. Il y aurait sollicité des dons pour sa formation confidentielle créée en 2008 à Puy-en-Velay (Haute-Loire), la ville dont il est maire depuis mars 2008. Preuve d’un mélange des genres, son aveu un peu piteux en guise de justification  : « La première partie de la visite était officielle, a-t-il dit, le billet d’avion a donc été financé sur fonds publics, mais j’ai payé ma nuit d’hôtel moi-même, ainsi que le billet de retour." Encore le quotidien communiste ne précise-t-il pas que Wauquiez avait d’abord nié catégoriquement le volet quête de financement de son déplacement londonien, avant d’être confondu par des journalistes qui font leur travail. Mais à quoi servent donc ces micropartis ? Retour sur le bettencourtgate qui a fait connaître la désormais célèbre Association de soutien à l’action d’Eric Woerth.

pdm"Selon un mémo (publié par le Nouvel Observateur le 13 juillet) de Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, au cours de l’année 2006, le couple milliardaire aurait non seulement signé un chèque de 7 500 euros chacun à l’ordre de l’UMP mais il aurait aussi consenti deux versements du même montant à l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy. En 2008, selon l’avocat de Patrice de Maistre, c’est l’Association de soutien à l’action d’Eric Woerth qui aurait touché 7 500 euros de la part de l’héritière de L’Oréal, a révélé Médiapart". Voilà donc à quoi ça sert : permettre de dépasser le plafond des dons qu’une personne a le droit d’accorder à une formation politique. Libération confirme : "pour limiter le financement privé de la vie politique (et les risques de collusion afférents), la loi plafonne à 7 500 euros par an les dons des personnes physiques à une organisation. En revanche, rien n’empêche un donateur généreux de multiplier les dons en les adressant à plusieurs partis satellites. L’affaire Bettencourt en a donné une illustration. Les écoutes du majordome ont révélé que l’héritière de l’Oréal avait signé en mars quatre chèques en faveur de l’UMP : un pour l’association de financement du parti, deux pour Valérie Pécresse et un pour Eric Woerth. En 2007, dans le cadre de la présidentielle, l’UMP avait pu compter sur l’association de soutien de Nicolas Sarkozy, parti dont le seul objet était de recueillir des dons en « parallèle » avant de les faire remonter vers l’association de financement de la campagne." Cité par le quotidien, Daniel Lebègue, le président de l’ONG Transparency, accuse : "Ces micropartis qui n’existent pas réellement, avec un nom différent du parti auquel ils appartiennent, sont contraires à la loi. C’est un moyen de contourner les règles du financement privé".

Mais le Premier ministre en personne vole à leur rescousse, comme le rapporte l’AFP : "François Fillon a défendu lundi la pratique controversée du financement politique via les micro-partis, mise en lumière par l’affaire Bettencourt/Woerth, et qui, selon le Parti socialiste, participe d’une "stratégie de financement de l’UMP" au mépris de "l’esprit de la loi". Le Premier ministre, qui a lui-même fondé son propre micro-parti, France.9, a plaidé lundi, depuis Nouméa, pour un maintien d’un financement public de ces structures satellites de grands partis comme l’UMP ou le PS. Et ce, alors même que certains élus soupçonnent (sic) ce système de permettre un contournement du plafonnement des dons des particuliers - fixé par an et par personne à 7 500 euros et 4 600 en période électorale -, en multipliant à la fois les donateurs et les micro-structures bénéficiant de leur générosité. Toute personne, qui en France veut "créer une structure politique, engager une réflexion politique, a le droit de le faire et de se faire financer", a rappelé M. Fillon. "L’important, c’est que ce soit transparent, et c’est transparent", a-t-il assuré." Transparent, tu parles ! Qui saurait, sans Mediapart révélant les enregistrements clandestins entre Liliane Bettencourt et son financier de pmMaistre, que la milliardaire a explosé le plafond de dons grâce à ces micropartis ? Rien à dire là-dessus, Fi(ll)on ? Même au sein de la "majorité", certains l’admettent, comme Pierre Méhaignerie (UMP), président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale : "C’est une façon dérivée de dépasser le fonctionnement qui est exceptionnel et régulier du financement des partis politiques. Les partis politiques aujourd’hui sont bien financés. Donc avoir des systèmes parallèles ne me paraît pas bon" (cité par le Figaro). Fillon peut bien nier l’évidence avec la toute mauvaise foi dont il est capable, de toute façon, il existe en la matière un juge de paix, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Or, dès 2005, dans son rapport annuel, ainsi que le rappelle Libération, cette Commission "avait déjà alerté sur « la liberté de création des partis » qui « facilite le détournement de la loi en favorisant la création de partis "satellites" : une même personne physique peut ainsi financer plusieurs partis en versant à chacun le montant plafond des dons autorisés », les micropartis bénéficiaires pouvant ensuite faire parvenir les fonds récoltés flà la « maison mère »." Et que dit aujourd’hui son président, François Logerot, interviewé par les Echos ? "Cette multiplication n’est certainement pas conforme à son intention de départ. On peut estimer qu’il s’agit d’un détournement de l’esprit de la loi." Fillon, pourquoi tu tousses ? Il est donc urgent de réformer ce système hypocrite qui autorise, en toute légalité, les UMPistes à encaisser de leurs généreux donateurs - récompensés en retour par une politique aux petits oignons pour les privilégiés qu’ils sont, bouclier fiscal et exonération des droits de succession inclus - des contributions financières aux montants bien au-delà du plafond légal. En toute légalité, précisions-nous. Parce que pour le reste, à ce qu’on sache, toucher des enveloppes en liquide pour amasser toujours plus, si l’objectif est bien compatible avec l’idéologie sarkozyste, est largement plus problématique au plan légal... Et les accusations demeurent. "Claire Thibout, l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt, a réitéré ses accusations de financement politique illégal lors de son audition vendredi dernier à Nanterre par la juge Isabelle Prévost-Desprez, relate ainsi Le Parisien. Ces enveloppes « pouvaient aller de 20 000 à 100 000 euros », avait précisé l’ancienne comptable. « Liliane Bettencourt laissait échapper parfois de petites choses sur les destinataires de ces enveloppes. André Bettencourt (décédé en novembre 2007, ndlr) était plus discret. J’ai fait des déductions entre les demandes d’enveloppes et la venue de certains politiques en campagne électorale », a-t-elle expliqué en maintenant ses accusations de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Parmi les personnalités citées par l’ex-comptable, figure Eric Woerth. En tant que trésorier de l’UMP, il aurait, selon Claire Thibout, reçu une enveloppe avec 150 000 euros en liquide au printemps 2007."

Qu’elle ait été justement dédommagée par la fille Bettencourt après avoir été licenciée suite à son témoignage n’y change rien. L’explication est livrée par un autre article du Parisien : "A cette époque, Claire Thibout est en arrêt fmpour dépression. Elle dit ne plus supporter les assauts de François-Marie Banier contre sa patronne pour obtenir de l’argent. « Elle a alors tout raconté à Françoise Meyers qui se souciait de son état  », poursuit Me Gillot (avocat de Thibout, NdA). La comptable réalise qu’elle risque d’être licenciée en se rapprochant ainsi du camp de la fille. Chez les Bettencourt, elle touche 11 000 € par mois. Elle en gagnerait entre 4000 et 4500 € ailleurs. Vu le nombre d’années qui lui reste à travailler, l’employée estime son manque à gagner à environ 900 000 €. «  Quand elle est licenciée en novembre 2008, après avoir témoigné contre François-Marie Banier, elle perçoit 500 000 € d’indemnités, rappelle son avocat. Et comme elle s’y était engagée, Françoise Meyers lui donne la différence soit 400 000 €.  » «  Il s’agit des dernières volontés d’André Bettencourt. Il avait demandé à sa fille de s’occuper de Claire Thibout au cas où elle perdrait son job  », assure Me Olivier Metzner, l’avocat de Françoise, au Canard enchaîné qui a révélé hier l’existence de cette transaction." "Elle a été achetée, elle dit n’importe qui", en déduit en substance la défense de Banier. Et les UMPistes aux abois vont sauter sur l’occasion de discréditer l’ex-comptable. Mais qu’ils n’abusent personne : qu’elle ait été rétribuée par la fille peut fragiliser son témoignage contre Banier, avec lequel Françoise Bettencourt-Meyers est en conflit. Mais quel rapport avec le financement illégal de la campagne présidentielle ? Autrement dit, elle pourrait certes être incitée à charger Banier, mais Woerth et Sarkozy, quel est son intérêt à les accuser ? Aucun, bien au contraire, au vu de la pression insensée qu’a fait peser sur elle le "procureur aux ordres" de l’Elysée, comme Eva Joly en accuse Philippe Courroye. Il serait infiniment plus confortable pour Thibout de se rétracter concernant le volet politique. Qu’elle persiste et signe n’indique-t-il pas qu’elle préfère la vérité à sa tranquillité personnelle ? A la juge Isabelle Prévost-Desprez d’en décider. En toute réelle indépendance cette fois, à la différence du parquet de Courroye-de-transmission, hiérarchiquement soumis au gouvernement.

 

* "A gauche besoin d’optimisme" est le véritable nom du microparti vallsien :-D


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92 réactions à cet article    


  • frugeky 22 juillet 2010 11:38

    Tiens, encore un journaliste qui fait son travail. Bravo.
    Ce matin encore, par ennui, j’ai rebranché france-inter. Visiblement leurs « journalistes » ont pris des cours sur tf1. Tout sur l’insécurité, rien (ou presque) sur l’affaire.


    • JL JL 22 juillet 2010 12:29

      Pas mieux que frugeky.

      Oui, France Inter vire TF1-compatible, j’ai remarqué aussi. J’écoutais régulièrement depuis des dizaines d’années. Aujourd’hui je n’y entends plus qu’un discours convenu, clairement entre les mains de professionnels de la communication à la solde du néo-libéralisme.


    • iris 22 juillet 2010 11:47

      ces histoires d’enveloppes ressemblent aux pratiques de la mafia qui rackettent


      • Amelia Amelia 22 juillet 2010 12:07

        Chère lectrice, cher lecteur, toi aussi tu peux faire de la Politique avec un grand P ! 
        Il suffit juste de créer ton micro PARTI et tu feras immédiatement partie de la grande famille des Petits Arrivistes Ripoux Totalement Indécents... 
         

        • pastori 22 juillet 2010 12:49

          de quelque bord que ce soit, il faut boycotter tout élu qui joue à ce jeu.

          car au final ce sont nos impôts, ou bien ces sponsors qui augmentent leurs prix pour acheter les politiques. là aussi, c’est notre argent.

          pas de guide, pas d’idoles ! et il faut taper encore plus fort sur les siens que sur ceux d’en face !
          ça vaccinera ceux qui sont sages.


          • fred 22 juillet 2010 14:00

            Prochaines élections truquées à la sauce électronique (payée aussi par vos impôts) : Sarko en tête... Ben oui, les gens ne voudront pas voter pour Soral qu’ils ne connaissent pas paskils regardent que téhèfun.


            Il faut voter utile mon bon monsieur, sinon le vote se dilue...

            Ensuite, qui vole un oeuf... Tout cela va croître à donf.

            Ensuite ben il y aura une dette super fictive comme maintenant mais multipliée on ne sait pas par combien.

            D’autres arbres pour cacher la forêt et c’est reparti.

            Tu vas et tu viens... entre mes fesses et je ne dis rieeeeeeeen lalalalaaaaaaaa lalalalaaaa lalalalaaaaaaaaaaaaaaa

            • fred 22 juillet 2010 14:01

              Merci pour cet article l’auteur. Ca faisait quelques temps que je me demandais ce qu’étaient ces micro-merdes.


              • Reinette Reinette 22 juillet 2010 14:14


                D’ordinaire, le nom d’un objet sert à désigner l’objet, mais en politique la vérité est le moindre souci - Machiavel

                Pas plus que les couleurs, les programmes des partis politiques ne disent la vérité, ainsi sont-ils tous acceptables à la lecture. Les pires partis réactionnaires et rétrogrades n’avoueront jamais que leur idéal est l’aristocratisation d’une petite minorité et l’exploitation du reste de la population.

                A les entendre, les leaders de chaque parti souhaiteraient faire le bonheur du peuple, et prétendent même que leur parti est le seul à le vouloir sincèrement ; c’est alors un véritable concours de promesses, de discours simplistes, de flagorneries pour ces démagogues populistes.

                En fait, ces hommes politiques opportunistes maintiendront et protégeront toujours l’hégémonie des élites fortunées et du grand patronat tout en encourageant l’écrasement de la classe ouvrière. Après l’exaltation de la victoire, ces élus traitent le peuple de vile racaille tout juste bonne à travailler et à crever ; « Travailler plus pour gagner moins. »


                • jako jako 22 juillet 2010 14:22

                  Merci Olivier, il y a aussi un autre effet pervers de ces mini-partis, c’est de tromper les élécteurs peu avertis (ceux qui ne vous lisent pas  :))


                  • fred 22 juillet 2010 14:26

                    Le pire, c’est qu’on ne fait qu’ouvrir la boîte de Pandore !!! La suite, c’est QUOI ???? Pas un jour sans un scandale !!!


                    • Hige Hige 22 juillet 2010 14:52

                      Merci pour cet article qui pointe une vraie dérive qui existe depuis bien longtemps, association bidon à gauche, micro parti à droite.
                      Quelqu’un parle de mafia dans les réactions et il est vrai qu’on est proche du « pizzo », tu me donnes du fric, je ferai ceci ou cela pour toi...


                      • Pyrathome pyralene 22 juillet 2010 15:05

                        Excellent article, un vrai plaisir !

                        Il n’y a qu’un seul parti valable pour leurs idéaux, le« parti de l’enveloppe ».....


                        • Pyrathome pyralene 22 juillet 2010 15:17

                          Mais ce qu’il serait le plus intéressant à démontrer, c’est de savoir l’exact raison qui a fait que les Béttencourt arrosent copieusement ces partis depuis des années......
                          Pour qu’on ferme mieux les yeux sur l’évasion fiscale dans les paradis ?
                          Ce qui semble être sûrement le cas, la faute serait monumentale, c’est de la haute trahison pure et simple ??!! en plus de la mesure scélérate du bouclier fiscal....le cynisme décomplexé est sans limite !!
                          Si une telle éventualité devait être mise au grand jour, ce serait la voie de la destitution....


                        • dawei dawei 22 juillet 2010 15:30

                          Il n’y a qu’un seul parti valable pour leurs idéaux, le« parti de l’enveloppe ».....

                          Ou « le parti prix » smiley


                        • Fergus Fergus 22 juillet 2010 17:58

                          @ Pyralène.

                          Localement les petits patrons négocient des petits arrangement avec des petits élus. Chez Bettencourt, comme chez tous les grands patrons, on négocie directement les gros arrangements, y compris évidemment fiscaux, directement avec Bercy ou avec l’Elysée en donneur d’ordres.

                          Et c’est ainsi que les riches sont toujours plus riches ! Et les élus toujours plus corrompus !


                        • Yann Amare 22 juillet 2010 16:10

                          Union de Minables Pervers, voleurs, durs avec les faibles et les petits, complaisants avec les puissants et les riches quand ils ne leur servent pas la soupe (le caviar plutôt)...Aucune évolution depuis 60 ans, plus une continuation dans les coups tordus en allant jusqu’au génocide (Rwanda 1994)...Bien sûr les USA donnent le ton en la matière mais ce n’est pas une raison pour suivre tout les conneries de ce phare de l’humanité.

                          Voilà le bilan lamentable de la classe politique française 2010, pas de quoi être fier...Bien sûr aucune ouverture vers les citoyens, c’est toujours votez et nous ferons le reste...Résultat des courses, en prévision, abstention record, gros scores FN et Europe Écologie... Pourquoi pas ? On dégage l’UMPS, on a les tarés du FN et apparentés en face ce qui devient facile de démontrer ce qu’ils représentent (la lie de l’humanité) et hop le tour est joué... smiley :-P :->


                          • clostra 22 juillet 2010 16:14

                            A droite d’accord, mais à gauche : qui donne donc ?


                            • LOKERINO LOKERINO 22 juillet 2010 20:23

                              vous n’êtes pas au courant que depuis 20 ans la gauche trust tout les pouvoirs régionaux et municipaux
                              vous avez pourtant un bel exemple récent avec ce qui ce passe dans les bouches du rhone ...

                              et puis ne soyez pas ( faussement naïf)

                              les bonnes fortunes financent aussi la gauche !!
                              Bettencourt pour la campagne de Mitterrand
                              Pierre Bergé plus récemment 

                              tiens au fait , savez vous que Bouyges subventionne l’humanité ?

                              (je parle du dernier journal coco )


                            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 23 juillet 2010 07:28

                              Hors sujet, Lockerino : vous n’avez pas remarqué qu’on parle des micropartis ?


                            • Bulgroz 22 juillet 2010 16:20

                              Merci Bonnet, Il est toujours intéressant d’avoir une vision bolchévique de la multiplication des tout petits partis de droite qui, comme on le sait, sont strictement interdis par l’article 324-1 du code de procédure stalinien.


                              • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 22 juillet 2010 16:40

                                Le troll évite toujours de répondre sur le fond, se contentant d’anathèmes ou d’insultes. Ici, « stalinien ». Comme le président de la Commission des comptes de campagne, sûrement, un vrai khmer rouge, lui ! smiley

                                Les micropartis permettent-ils ou pas de dépasser le plafond légal de dons, hein, Bullgroz-le-troll ?


                              • deovox 22 juillet 2010 19:49

                                bulgroz = lefebvre (frederic)


                              • okidocman okidocman 22 juillet 2010 16:37

                                Les dirigeants de cet Etat represente bien la population française.

                                Hypocrite, menteur, corrompu, lache..

                                vive la France


                                • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 16:50

                                  C’est amusant. L’idée absurde du financement public des partis politiques mène directement à décider autoritairement quel parti est légitime pour être financé. Ce qui va à l’encontre de la libre expression démocratique. Et ce n’est pas étonnant qu’un stalinien pur-jus s’empare de la question. Trop belle occasion, n’est-ce pas ?

                                  Que les partis se débrouillent avec leur financement et liberté sans conditions pour les dons personnels.

                                  Je crois que je suis dans le fond du sujet, non ?


                                  • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 22 juillet 2010 17:14

                                    La loi existe qui plafonne les dons, ce qui se conçoit bien, sauf pour le péripate qui ne voit pas du tout en quoi ça mène directement à la corruption. Or ces micropartis permettent de contourner la loi.


                                  • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 17:26

                                    Oui, admettons que ces micro-partis permettent de détourner la réglementation.

                                    Mais en quoi limiter les dons permet de lutter contre la corruption ?


                                  • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 22 juillet 2010 17:28

                                    Mais parce que plus on reçoit d’argent d’une personne, plus grande est la tentation de la choyer, au vu de l’importance de sa contribution. Mettons qu’une personne verse à elle seule des millions : grande serait la tentation de lui renvoyer l’ascenseur, non ? On pourrait même dire qu’elle achète le futur élu.


                                  • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 17:41

                                    En effet. Et alors ? Qui irait voter pour le parti financé par exemple par Mme Bétancourt, et qui aurait donc pour but de promouvoir l’Oréal ? Personne, à part les salariés de l’Oréal peut-être.

                                    C’est un danger imaginaire.

                                     


                                  • Fergus Fergus 22 juillet 2010 18:09

                                    @ Le Péripate.

                                    Il ne s’agit pas pour ces micro-partis d’avoir des adhérents (et pour cause : ils sont le plus souvent bidons), mais de recueillir des dons qui seront ensuite reversés au parti-mère en violation avec l’esprit de la loi sur le financement des partis.

                                    En clair, cela signifie que si M. Dupond veut verser 75000 euros à l’UMP, il ne le peut pas car la loi plafonne à 7500 euros ce type de don à un parti. Mais grâce à ces micro-partis, M. Dupond peut verser 7500 euros à 9 autres partis (ou 20 ou 30...) qui reverseront les sommes à l’UMP. Par ce biais ; M. Dupond (donateur de 75000 euros) et l’UMP ont détourné la loi en toute légalité !

                                    Cela est d’autant plus choquant que M. Dupond bénéficiera d’un abattement fiscal des 2/3 des sommes versées. Une niche fiscale qui n’a évidemment pas été créée dans ce but.

                                    Bonne journée.


                                  • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 18:37

                                    J’ai bien compris Legus.

                                    Ce qui m’intéresse c’est que la réglementation, croyant résoudre (dans ses intentions apparentes) un problème en crée d’autres, qui appellont d’autres réglementations, qui créeront à leur tour de nouveaux problèmes, et...

                                    Avec pour résultat un paysage politique complètement figé.

                                    C’est ce que vous voulez ?


                                  • sisyphe sisyphe 22 juillet 2010 19:15

                                     
                                    Par Le péripate (xxx.xxx.xxx.66) 22 juillet 16:50

                                    C’est amusant. L’idée absurde du financement public des partis politiques mène directement à décider autoritairement quel parti est légitime pour être financé. Ce qui va à l’encontre de la libre expression démocratique. 

                                    Non. Ca va dans le sens de la « libre expression démocratique » ; et il n’y a pas de « décision autoritaire » ; il y a les partis dûment enregistrés, et présentant des candifdats aux élections. 


                                    Que les partis se débrouillent avec leur financement et liberté sans conditions pour les dons personnels.

                                    C’est justement ça qui irait à l’encontre de la « libre expression démocratique », puisque ce serait donner les plus grandes chances aux partis qui disposent de plus de financement. 

                                    Pauvre péripate, toujours conditionné par son endoctrinement libertarien, il n’a toujours pas compris que la « liberté » sans aucun moyen pour l’exercer, c’’est l’esclavage. La vraie liberté, c’est celle qui donne, à chacun les moyens d’en assurer son exercice ; sinon , c’est la loi du plus fort... 

                                    Ca finira par rentrer, un jour ? 


                                  • Verdi Verdi 22 juillet 2010 19:32

                                    @ Olivier Bonnet

                                    « Il y a aussi un deuxième cas qu’on ne s’étonnera pas de trouver chez le sarkocompatible Manuel Valls, leader du courant du PS »Nouveau Socialisme Décomplexé de Droite« 

                                    Très bien dit !

                                    Chapeau pour ce papier de »vrai" journaliste.


                                  • foufouille foufouille 22 juillet 2010 19:40

                                    « Mais en quoi limiter les dons permet de lutter contre la corruption ? »

                                    ben sinon un milliardaire pourrait verser un milliards
                                    et comme la campagne a sarko a coute 40 000 000 .........
                                    plus tu as de pognon plus tu peut manipuler
                                    pour un e-con-omiste amateur ........


                                  • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 20:53

                                    Donc, j’ai bien compris : une offre politique réduite à l’UMP, le PS, le NPA et le FN vous convient parfaitement.
                                    Et, de plus, pour vous l’électeur est tellement con qu’il ne vote qu’en fonction des recettes du candidat.
                                    Vous êtes sur d’être démocrate ? Moi qui ne le suis pas je trouve ça surprenant.


                                  • Annie 22 juillet 2010 21:28

                                    Combien coûte une campagne publicitaire ? ou encore les affiches que l’on colle aux murs du lendemain (merci Jean Ferrat) et qui peut financer tout cela ? Entre le parti des travailleurs (je sais, je sais cela fait gaucho) et celui du patronat, un écart de combien de millions ?? Cela seul justifie d’imposer un plafond de dépenses pour les campagnes électorales.


                                  • Le péripate Le péripate 22 juillet 2010 21:32

                                    Ouais. Soyez cohérente. Dites « cela justifie de jeter la démocratie aux orties ». Assumez.


                                  • Jean Masbou dit Duboubou1er Jean Masbou dit Duboubou1er 22 juillet 2010 17:08
                                    Cette bourgeoisie « politique » qui nous gouverne à la godille ?

                                    Par Duboubou 1er - Humeur ?


                                    Il n’est pas faux de penser qu’en dehors de l’hexagone notre démocratie bananière fait encore rêver ! Surtout les clients potentiels qui rêvent de pouvoir bénéficier des avantages sociaux à la française. Cela les stimule autant qu’un pot de confiture attire irrésistiblement les guêpes !

                                    La réalité est pourtant moins avenante et la réussite est loin d’être automatique pour ceux qui tentent l’aventure attirés par ce simple leurre. Ils ne se doutent pas que la France si bien métissée par les pourvoyeurs en main-d’œuvre au rabais a perdu tant d’emplois, dans toutes les branches de ses activités, qu’il n’est pas simple de trouver un honnête travail quelque soit son niveau de compétence. Le travail, les nantis de la planète le délocalise, sans état d’âme, vers le prix de revient le plus bas laissant nos travailleurs sur le bord de la route tout à fait démunis. De plus ils doivent supporter les facéties du pouvoir qui, sans rire, leur demande de travailler plus longtemps, simplement pour se gratter efficacement les genoux…La crise étant le justificatif suprême on n’a pas d’autre remède que de se battre la coulpe en bavant d’admiration devant la résurrection des banques qui du triple zéro sont redevenues prospère en employant les recettes d’autrefois, si rassurantes ! Et pas un jour ne se passe sans que des coupes sombres ne soient annoncées, toujours destinées aux plus fragiles !

                                    Et au même moment que voyons-nous ? Nous avons, un Grand Berger, génial pourvoyeur d’emplois spéciaux à base de partis de poche qui s’offre un palais volant seulement pour le prestige de la France mais ou il pourra déguster de frugales pizzas arrosées d’eau de source en compagnie de ses plus fidèles compagnons. Quant « au château » il connaitra lui aussi le régime allégé mais surtout en ce qui concerne les diverses contraintes protocolaires ? Quant à ses Ministres ils devront serrer les ceintures de leurs collaborateurs sans ménagement et avec diligence sous le regard médusé du reste de la classe politique, celle d’en haut qui ne se sent pas le moins du monde concernée. Beaucoup d’avocats, députés ou sénateurs, presque autant de médecins et de hauts fonctionnaires qui en compagnie de prof de faculté pratiquent les vertus du travail assisté imités par tous les autres élus issus de différents niveaux sociaux qui de par la bonne volonté de l’état sont dotés d’un statut fort enviable en quelque sorte providentiel dont ils jouissent tous à des degrés divers mais généralement sans aucune modération et en entrainant peut-être le seul et unique exemplaire estampillé « ouvrier » de cet immense troupeau de buffles dans les grasses prairies de notre belle république  ! Alors pourquoi refuser de prêter main forte au guide suprême pour tordre le cou d’une loi fondamentale dont ils n’ont cure ! Ne sont-ils point là pour servir !

                                    Et pourquoi pas un œil fixé sur l’Europe ou les jobs sont encore bien plus juteux mais les débouchés hélas trop rares !

                                    Moutons de France soyons raisonnables pour une foi, n’hésitons pas a remercier tous en cœur nos chevalier de la politique UMP à la française qui nous ont évité les affres de la dictature pure et dure et nous ont offert la rigueur sans réserve ni gène !


                                    C’est aussi simple que çà la politique façon godillot servile !


                                    • Bulgroz 22 juillet 2010 17:10

                                      Contrairement à ce que vous racontez, les micro partis ne sont pas interdits.

                                      Si vous voulez les interdire, militez pour leur interdiction.

                                      et surtout, expliquez nous le fondement démocratique de cette interdiction.


                                      • Login Login 22 juillet 2010 17:27

                                          Personne ne parle d’interdire les micro-partis. C’est l’usage qui pose question...
                                          Pourquoi venez-vous perdre votre temps ici ?

                                         Contrairement à ce que vous entendez, Il n’est pas interdit d’exercer une liberté de parole.
                                         Si vous voulez l’interdire, militez pour son interdiction
                                         et surtout, expliquez le fondement démocratique de cette interdiction.

                                      • Login Login 22 juillet 2010 17:33

                                         Mais au fait, a propos de liberté de parole, ne militez vous pas ?

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