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Nécessaire mise au point sur les rapports entre l’État et l’islam pour la réflexion sur « l’islam de France »

La volonté présidentielle d’une organisation nationale du culte musulman en France se précise. Elle semble viser les objectifs suivants :

  • sur le plan matériel, promotion d’une pratique « digne » par un effort de construction de mosquées (en finir par exemple avec les prières de rue) ;
  • fin des tutelles étrangères ;
  • mise en œuvre d’une politique de prévention de la « radicalisation islamiste » par la promotion d’un « islam modéré ».

Si ces buts peuvent apparaitre des plus louables en théorie, cette organisation semble s’engager sur une très mauvaise trajectoire pour plusieurs raisons, et principalement car on bute toujours sur la même et sempiternelle mécompréhension : l’islam n’est pas le « christianisme des musulmans ». Il fonctionne différemment de ce que les Occidentaux comprennent comme étant « une religion » sur la base de leur expérience chrétienne. La doctrine ne joue pas sur les mêmes plans, la pratique n’est pas la même, le rôle de la communauté n’est pas le même, les notions de réforme, de modernisation marchent à l’inverse de ce qu’elles sont en Occident. L’islam est une réalité en soi, qu’il faut comprendre pour elle-même.

21/07/2018
P. Michel Viot - michelviot.wordpress.com
Odon Lafontaine - legrandsecretdelislam.com

Résumé en 1 page

 

La volonté présidentielle d’une organisation nationale du culte musulman en France se précise mais l’islam n’est pas le « christianisme des musulmans ». Une sérieuse mise au point s’impose.

 

L’ISLAM EST INTERNATIONAL

  • Il n’y a pas d’islam français. Les millions de musulmans français ne comptent que très peu au regard de la communauté mondiale et des attachements aux pays d’origine : financements et tutelles institutionnelles sur les mosquées, appartenances identitaires et culturelles, immigration de regroupement familial ;
  • L’islam « spiritualisé » ou « sécularisé » qui peut se développer en France ne compte donc pour rien ou presque rien dans ce contexte d’islam mondialisé.

 

L’ISLAM EST UNE JUSTICE

  • L’islam se manifeste partout selon sa définition coranique de dîn (traduit très abusivement par religion), c’est-à-dire, au sens arabe réel du mot, une « justice  » (la charia) et un «  jugement  » (jugement entre musulmans et mécréants, entre bons et mauvais, jugement dernier) ;
  • Le culte en islam est la soumission à Dieu et à sa justice ; la pratique hebdomadaire à la mosquée n’en est qu’une forme collective : une mosquée n’est pas une église mais un centre de droit, de justice et de vie communautaire ;
  • « l’islamisme, c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur » (P. Henri Boulad) : islamistes et modérés sont à l’islam ce que révolutionnaires et réformistes sont au communisme – le « Grand Soir » y étant l’attente du « jour du jugement », du jugement dernier qui verra l’islamisation du monde entier.

 

L’ISLAM EST EN CRISE PROFONDE DEPUIS DEUX SIÈCLES

  • Par son impérialisme, par son avance technologique et civilisationnelle, l’Occident a profondément blessé et remis en cause l’islam et son modèle suprématiste traditionnel. Des projets nombreux de rattrapage ont été imaginés et mis en œuvre partout depuis deux siècles pour moderniser l’islam et les sociétés musulmanes, les adapter, les moderniser, voire les séculariser selon des recettes influencées par le modèle occidental ;
  • Cette crise, ces projets ont provoqué un réel aggiornamento de l’islam duquel ont été façonnés les nouveaux islamismes du XXe siècle comme réponses proprement islamiques (salafisme frériste, renouveau wahhabite, djihadisme…) : la réforme « moderniste » de l’islam porte mécaniquement en réaction la radicalisation d’une partie des musulmans, comme le montre la réislamisation dure du monde musulman depuis 50 ans ;
  • Ce radicalisme de réaction est une des principales lignes de force de l’islam depuis un siècle ; « l’islam modéré » n’est donc pas la clé de l’endiguement de l’islamisme : c’est l’ensemble de l’islam qu’il faut contrôler pour cela.

 

UN « ISLAM DE FRANCE » NE PEUT ÊTRE QU’UN ISLAM DIRIGÉ PAR LA FRANCE

  • Tous les chefs politiques de pays musulmans sont aussi des chefs religieux qui contrôlent l’islam. Nulle part ailleurs qu’en Occident celui-ci n’est laissé en roue libre : la neutralité ne fonctionne pas pour gérer l’islam ;
  • L’État français doit assumer un rôle de chef politique et religieux de l’islam, pour s’assurer d’une organisation de « l’islam de France » conforme au Bien commun et à l’intérêt national ;
  • Il faudra pour cela une politique de puissance qui donne leur place aux musulmans, les respecte et valorise la France à leurs yeux ; malgré de très lourds handicaps historiques, la France dispose des atouts chrétiens, culturels, historiques pour l’engager à la manière russe plutôt qu’à la manière idéologique de la IIIe République (y compris renouvelée par ses avatars modernes) qui avait fini par déclencher la révolte islamiste du FLN.

 

LE POURRISSEMENT OU LA MANIÈRE FORTE…

  • Il est trop tard pour des solutions sans violence : les projets d’autorégulation de l’islam par lui-même mèneront mécaniquement au développement d’un islamisme organique ; la prise en main de « l’islam de France » par la France mènera à un islamisme de réaction ;
  • L’organisation de « l’islam de France » doit être l’occasion d’une réforme de la loi de 1905 et d’une remise à plat de tous les rapports de l’Etat avec les autres cultes (catholique, protestant, juif).

 

Version longue (6 pages)

 

L’ISLAM EST INTERNATIONAL

Il existe certes des musulmans influencés par cette culture chrétienne sécularisée, qui ont pu par exemple développer une pensée musulmane de la laïcité, ou un islam spiritualisé, mais il faut se rendre à l’évidence de leur très faible influence au plan national - et de leur influence nulle à l’échelle de l’islam mondial. A moins d’une révolution incommensurable, ils ne pourront changer la nature de l’islam, définie par ses textes, ses dynamiques sur le plan historique, culturel, identitaire, anthropologique, sociologique et démographique, ainsi que par le formidable facteur d‘inertie qui en résulte. Rien que le facteur démographique constitue un handicap majeur à toute évolution de l’islam dans le seul cadre national : on y compte en effet de 4 à 8 ou 10 millions de musulmans (français et étrangers, né musulmans ou convertis), essentiellement d’origine immigrée[1], lesquels pèsent bien peu au regard de la communauté musulmane internationale (1,7 milliard environ, l’oumma plus ou moins fantasmée) articulée selon diverses lignes de force mondiales - écoles juridiques, réforme salafiste, etc. - et selon les communautés des divers pays d’origine avec lesquelles les liens ne sont pas rompus. On pense évidemment au financement et à l’encadrement de l’islam en France par des pays étrangers, et aux considérations de politique interne, de bonnes relations avec ces pays ainsi qu’aux engagements de l’Etat français[2] qu’il ne sera pas simple de bouleverser. Plus encore, il faut comprendre que ces liens relèvent de la somme des attachements personnels des musulmans français – liens culturels, identitaires, familiaux … -, si facilement entretenus de nos jours par la télé satellite et internet (qui permettent d’être en prise directe 24h/24 avec « le pays », son islam, sa communauté, ses imams…), par le retour « au pays » pendant les vacances et par l’immigration par regroupement familial. On ne change pas de tels attachements par une simple réforme. Une prise en main nationale de l’islam ne pourra donc s’envisager que dans une forme de rupture avec l’islam mondial… Entreprise ardue qui nécessitera pour le moins une autorité certaine.

 

L’ISLAM EST UNE JUSTICE

Mentionner une nature commune de l’islam peut sembler incongru tant l’islam est divers, et s’exprime de manière bigarrée. Mais partout l’islam se manifeste selon sa définition coranique de dîn (mot totalement trahi par la traduction qu’on en fait de « religion » selon l’acception occidentale), c’est-à-dire, au sens arabe réel du mot, un « jugement » et une « justice ». Il s’agit tout à la fois de faire ce qui est juste, ce qui est ordonné par Dieu (charia), et d’obéir au sens de l’histoire imposé par Dieu, celui de l’islamisation du monde qui mènera au jugement dernier, le même mot décrivant « la religion », celle qui juge des comportements entre (bons) musulmans et mécréants, et ce « jugement » dernier. C’est là le vrai culte rendu à Dieu en islam, tous les jours, à chaque instant, un culte personnel et communautaire : « Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion [dîn], et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée la soumission [islam] comme religion [dîn] pour vous » dit ainsi le Coran (S5,3). La prière rituelle du vendredi à la mosquée n’est qu’une des formes de la pratique collective de la justice islamique (ce qui contribue déjà à faire comprendre qu’une mosquée n’est pas une église mais un centre de droit et de justice – et également de vie communautaire). Encore une fois, rien à voir avec les cultes hebdomadaires chrétiens ou même juif.

De là on peut enfin comprendre ce qu’est la « radicalisation », quel est son jeu avec « l’islam modéré » et quel est le sens musulman donné à l’expansion de l’islam (matérialisé par exemple par la construction des mosquées que réclament les prieurs de rue). Modérés et radicaux partagent de fait le même projet ultime de l’islamisation du monde. Les radicaux sont prêts pour cela à employer la force et la violence, tout comme le faisaient les communistes révolutionnaires. Les modérés répugnent à utiliser eux-mêmes la force, et beaucoup la condamnent, tout comme les communistes « réformistes », mais peu vont jusqu’à désavouer complètement leurs cousins radicaux[3], de même que rares sont les communistes « réformistes » qui renient la révolution de 1917 - tout au plus regrettent-ils que les Soviétiques n’aient pas appliqué le « vrai communisme » par la suite. La violence fait de toutes façons partie du scénario musulman prévu pour la fin des temps, lorsque la terre entière deviendra musulmane ce qui explique que si le sens de l’histoire le commande, le recours à la violence puisse se révéler des plus légitimes[4]. La violence est de fait consubstantielle à la vision islamique d’une humanité partagée en deux natures, l’une supérieure par élection divine, l’autre inférieure vouée par Dieu aux tourments de l’enfer, et qui forment deux camps politiques irréconciliables, les musulmans et les mécréants. C’est là de fait, au-delà de tous les commandements de violence plus ou moins explicites des textes sacrés, le fondement moral premier à toutes les intolérances, toutes les ségrégations et toutes les violences.

C’est ce qu’expliquait le P. Henri Boulad, prêtre jésuite égyptien et très fin observateur de l’islam dans sa profondeur historique avec sa formule « l’islamisme, c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine ». Certains musulmans occidentalisés ont pu cependant développer des interprétations « spiritualisées » ou « sécularisées » des commandements explicites des textes sacrés. En l’état, ils sont désavoués par ces textes, par la lecture millénaire qu’en a toujours faite l’islam, par l’influence toujours croissante des radicaux, du fait même de la crise de l’islam. De fait, ils sont désavoués par presque tous les autres musulmans, et ce même jusqu’à la persécution dans certains pays.

 

L’ISLAM EST EN CRISE PROFONDE DEPUIS DEUX SIÈCLES

Ajoutons que la crise profonde que traverse l’islam, depuis deux siècles que les pays musulmans ont été soumis par les Occidentaux, que ses empires et ses prétentions mondialistes ont été mis à bas, offre un boulevard à l’islamisme. Celui-ci se conçoit plus que jamais, à la suite de tout le processus de débat intellectuel, d’évènements historiques, de réforme et de modernisation qui l’a renouvelé au XXe siècle, comme la solution à cette crise et la réponse aux visées éternelles de l’islam, ces visées partagées avec « l’islam modéré » d’une humanité entièrement rendue à l’islam. 

De très nombreux projets de modération, de spiritualisation, d’occidentalisation, de sécularisation, de modernisation de l’islam et des sociétés qu’il gouverne ont en effet été mis en œuvre depuis deux siècles, avec ou sans tutelle occidentale, dans des pays aussi divers que la Turquie ottomane comme post-ottomane, l’Egypte, le Soudan, la Libye, l’Afghanistan, l’Algérie, l’Iran, l’Irak, bref, dans tout le monde musulman ou presque - Nahda, réformes des Tanzimat, kémalisme, panarabisme, nationalismes, laïcités, socialisme, occidentalisation… Aucun n’a éradiqué la « radicalisation », bien au contraire. Celle-ci, dans sa forme moderne, est en fait apparue comme une réponse simple autant que sophistiquée à la crise profonde de l’islam à laquelle ces projets tentaient eux-aussi de répliquer. Elle est de plus une réaction à ces mêmes projets[5], qui ont tous de fait mené aussi à une forme de réislamisation dure. Tous ont nécessité que des régimes autoritaires cadenassent plus ou moins (ou accompagnent !) la réaction islamique à ces politiques jugées comme attaquant l’islam. Aucun de ces régimes n’a pu empêcher la montée des courants salafistes (Frères Musulmans, wahhabisme saoudien, aux origines anciennes), qui constituent plus que jamais une des forces motrices premières de l’islam (avec les montées concomitantes des influences de l’athéisme et du christianisme dans les pays musulmans[6]). Aucun n’a pu empêcher, au-delà des courants salafistes constitués, la diffusion d’un esprit salafiste au sein des masses musulmanes, la volonté de retour au « vrai islam » contre l’Occident et sa décadence, « vrai islam » qui serait la condition de sortie de la crise, la solution aux problèmes et le moyen de progresser, selon le sens musulman de l’histoire, vers l’islamisation du monde.

« L’islam modéré » n’est donc certainement pas la clé de l’endiguement de la radicalisation islamiste. Dans un sens, c’est l’ensemble de l’islam qu’il faut contrôler, comme cela se fait déjà avec plus ou moins d’efficacité dans les pays musulmans.

 

EN ISLAM, LES CHEFS POLITIQUES SONT CHEFS RELIGIEUX

On déplore souvent l’absence de clergé dans l’islam qui est en France, la faiblesse du niveau des imams, qu’il faudrait alors former à grand prix, et le manque de relais auprès des musulmans pour un dialogue avec l’État que l’on voudrait similaire à celui qui s’est construit avec les Juifs et les chrétiens. Sans s’étendre sur le « privilège historique » de ces derniers, ni pécher par « christiano-morphisme » au sujet de l’islam, il faut répondre tout de suite à ce problème de clergé : l’islam a déjà son clergé. Ce sont certes ses oulémas, savants, muftis et imams, ceux présents sur le sol français comme à l’étranger, puisqu’internet et le satellite rendent le monde entier accessible de partout. Mais ce sont aussi, et peut être même d’abord ses chefs politiques. Dans un univers mental qui mêle au plus intime le spirituel et le temporel, il faut se rendre à l’évidence qu’Erdogan, par exemple, est tout autant un chef d’État qu’un dirigeant religieux, qui sait très bien contrôler son islam via sa « diyanet  » (ministère turc des affaires religieuses). Que Boutéflika et l’appareil d’État algérien font de même. Tout comme Mohamed Bin Salman, le jeune monarque saoudien, avec ses prétentions de réforme du wahhabisme. En fait, tous les chefs musulmans sont des chefs religieux, autant que politiques. Ils signent et font appliquer par exemple les documents à vocation religieuse de l’ISESCO, le bras « culturel » de l’OCI, Organisation de la Coopération Islamique qui regroupe les 57 pays musulmans[7], incarnation pratique de la réalité de l’oumma, la communauté mondiale des musulmans.

 

UN « ISLAM DE FRANCE » NE PEUT ÊTRE QU’UN ISLAM DIRIGÉ PAR LA FRANCE

Notre président semble avoir pris une certaine mesure du danger des tutelles étrangères sur l’islam en France. Il ne pourra réduire leur influence sans leur proposer un réel substitut politique franco-français : lui-même, comme chef d’État, devra donc assumer, comme le font ses homologues musulmans, un rôle de contrôle direct de l’islam (c’est à ce prix qu’il deviendra « islam de France »). Ce rôle ne peut être laissé à une autorité musulmane « religieuse ». Aucun pays musulman ne s’y risque… A sa manière, c’est ce qu’a compris Poutine, qui en assumant un rôle de chef politique (et donc religieux) des musulmans russes, ferme, sévère, mais également protecteur, impliqué dans les affaires religieuses (la Russie est associée à l’OCI comme « État observateur ») au point d’encadrer leurs débats religieux, et légitime aussi dans un sens vis-à-vis d’eux en tant que chrétien affiché (cf. les « Congrès de Grozny », parrainés par le Kremlin et qui ont donné lieu à une condamnation unanime du wahhabisme par TOUS les courants de l’islam – hormis l’Arabie Saoudite et le Qatar). La France a déjà assumé ce rôle de chef musulman (chef politique et donc chef religieux) du temps de ses colonies, pour le meilleur et pour le pire : il y eut alors une volonté d’embrigader l’islam et les musulmans dans le logiciel idéologique de la IIIe République. Cette politique fut une des causes du ralliement de nombreux musulmans à la France, et de leur francisation, tout comme elle fut celle de la révolte indépendantiste du FLN, islamiste dans sa nature profonde, et de libération de la tutelle « mécréante » imposée à l’islam des colonies[8] (et qui plus est tutelle athée, pour parler de l’administration coloniale, c’est à dire une abomination en islam !).

La France doit donc se donner comme horizon aux musulmans si elle veut les « franciser » : leur donner des chefs français, et mieux, des chefs chrétiens, une espérance française, un avenir français, se faire respecter en tant que France (ce qui, in fine en islam, revient toujours au rapport de force). Et leur donner ce qu'elle a de meilleur : la foi chrétienne. Sans elle, l’horizon français, la « transcendance » française, aussi glorieux soient-ils, sont singulièrement réduits. Ils existent cependant, comme l’armée a pu le faire valoir avec les épopées militaires des tirailleurs indigènes et des harkis, et tente toujours de le faire valoir. Ou comme le montre l’exemple de Malik Bezouh et de tant d’autres musulmans, « convertis à la France » par son roman national, sa culture et sa littérature. La France part cependant avec des handicaps très sérieux dans cette possible conquête des cœurs de ses musulmans : l’abandon honteux de ceux qui l’avaient ralliée lors de la guerre d’Algérie, le sacrifice des harkis en particulier, sont des crimes abominables qui marquent encore certainement les consciences des musulmans d’aujourd’hui, de même que le traitement « indigéniste », raciste[9] et paternaliste des musulmans des colonies (jusqu’aux massacres de Sétif). Ajoutons à cela 40 ans de politique laxiste et in fine méprisante vis-à-vis des musulmans immigrés, utilisés comme « musulmans de service » dans des schémas idéologiques progressistes qui de fait les méprisent en tant que personnes - des « potes » intouchables de SOS Racisme aux « migrants » régénérateurs de Georges Soros et Jacques Attali, en passant par les « kids de Bondy » encensés par France Inter et Télérama pour leurs contributions au multiculturalisme... Et considérons aussi la dissolution de la France dans le magma consumériste occidental, son avachissement moral, son apostasie de la foi chrétienne – du moins est-ce ainsi que les musulmans la perçoivent-ils -, et son déclin comme puissance mondiale indépendante. Un sérieux effort de redressement s’impose pour que la France puisse apparaitre comme modèle à ses musulmans.

 

LE POURRISSEMENT OU LA MANIÈRE FORTE

L’organisation de l’islam en France dépasse de loin la seule sphère religieuse. Notre président pourra-t-il le comprendre ? Pourra-t-il s’extraire de la gangue de la « Laïcité » à la française, qui interdit à l’État de considérer la réalité des croyances religieuses ? Parviendra-t-il à tenir toutes les dimensions de la politique de puissance nécessaire pour peser dans le rapport de force et (r)établir le rayonnement de la France auprès des musulmans ?

Soit il s’engage dans cette voie, qui pourrait tout à fait seoir à son ambition, à sa stature personnelle, à sa récente promotion comme chanoine, et gagnera à la France une part non négligeable des musulmans français. Au risque, certes, de la guerre civile et de la fitna, la guerre fratricide entre musulmans, comme ce fut le cas dans l’Algérie coloniale qui vit le FLN faire d’abord la guerre aux musulmans ralliés à la France. Soit il soutient les utopies d’autorégulation de l’islam par lui-même, par une autorité nationale musulmane, et donc de développement en roue libre du salafisme et de la radicalisation, et nous courrons à une catastrophe bien pire

Les problèmes posés par l’organisation de l’islam se révèlent des plus complexes, et si bien sûr nous préconisons une organisation réaliste de l’islam en France, il faut souligner combien l’heure est très grave, et qu’il est bien trop tard aujourd’hui pour éviter la violence.

 

APPENDICE : ET LES AUTRES ?

Enfin, l’organisation du culte musulman, qui nécessitera selon toute vraisemblance un toilettage sérieux de la loi de 1905, si ce n’est son abrogation, ne pourra se faire sans une remise à jour des liens entre l’Etat, et les autres cultes dont il s’est séparé en 1905, protestant, juif, et catholique. Il serait profondément injuste que certains bénéficient d’aménagements à l’aune des enjeux actuels là où d’autres, qui constituent de plus la majorité, seraient relégués à un traitement hérité de la vision idéologique de l’époque de la séparation.

 

[1] Chiffres que l’on pourrait sans doute réduire selon les observations des fortes tendances à la sécularisation d’une partie des musulmans français faites par M. El Karoui dans le rapport « Un islam français est possible » de 2016 (Institut Montaigne) – et chiffres qui doivent être relativisés au regard de la vague migratoire actuelle issue du continent africain, et bien plus au regard de la vague formidable à venir.

[2] Par exemple les protocoles d’accords des années 1970 (dont les accords dits de Strasbourg de 1975) entre pays européens et pays arabo-musulmans pour l’accueil des immigrés, avec engagement des pays d’accueil à ne pas porter atteinte à leur islamité et à mettre en place les conditions de sa transmission à leurs descendants.

[3] Voir par exemple cet entretien édifiant conduit par Le Courrier du Maghreb et de l’Orient avec un salafiste ami et protégé de Dalil Boubakeur : http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/islam/islam-interview-premiere-partie-la-parole-est-aux-salafistes et http://lecourrierdumaghrebetdelorient.info/islam/islam-interview-deuxieme-partie-la-parole-est-aux-salafistes

[4] A l’exemple, en 2014, de la conduite de très nombreux « musulmans modérés » de la plaine de Mossoul en Irak, qui se sont mis à persécuter leurs voisins chrétiens avec qui ils vivaient pourtant en paix depuis des siècles lorsque que le « sens de l’histoire » est venu frapper à leur porte, matérialisé par l’arrivée imminente des djihadistes et leur discours apocalyptique. Voir le livre de Marc Fromager (directeur de l’AED France), Guerres, pétrole et radicalisme ; les chrétiens d’Orient pris en étau, Salvator, 2015

[5] Cf. La Laïcité, mère porteuse de l’islam ? (Ed. Saint Léger-Les Unpertinents, 2017).- https://www.facebook.com/lalaicitemereporteusedelislam/

[6] Guerres, pétrole et radicalisme op. cit. Voir aussi cette conférence de Marc Fromager sur l’état de l’islam dans le monde : https://www.youtube.com/watch?v=OCqCVC0XlSc

[7] Comme par exemple le document « Stratégie de l’Action Islamique Culturelle à l’extérieur du Monde islamique », de 2000, signé par les 57 chefs d’Etat musulmans, et qui se trouve être un petit manuel pratique, stratégique et tactique pour l’islamisation des pays occidentaux par les diasporas musulmanes immigrées ; ou bien la « Stratégie de Rapprochement entre les Madhahib islamiques » de 2003, avalisée elle aussi par les 57 chefs d’Etat musulmans, qui vise à rapprocher sunnites et chiites et à faire converger les interprétations de la charia portées par chacune des grandes écoles juridiques, pour unir les musulmans contre « les ennemis de l’islam ».

[8] Cf. La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?, op. cit.

[9] Racisme qui a pu être celui d’un déterminisme biologique, mais qui a surtout été ce que l’on pourrait appeler un racisme idéologique progressiste (non biologique) comme le définissait Jules Ferry, qui séparait l’humanité entre « races supérieures » et « races inférieures » selon leur niveau d’obscurantisme et de « civilisation » (« Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures » selon sa célèbre allocution de 1885 à la Chambre).


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208 réactions à cet article    


  • bob14 25 août 10:18

    Pétain était collabo des nazis...Macron c’est avec l’Islam secte qui fonctionne uniquement avec le coran livre qui incite à tuer tout ce qui n’est pas de cette secte...

    P’tain vous avez un sacré « glandu » aux commandes les Gaulois... smiley

    • Et hop ! Et hop ! 25 août 12:40

      @bob14 : 


      Comparaison totalement stupide : Pétain est arrivé au pouvoir quand la France était vaincue et son territoire déjà envahi, il est arrivé à limiter le plus possible le pouvoir des vainqueurs.

    • bob14 25 août 12:45

      @Et hop !...Il est arrivé au pouvoir avec les voix de la gauche, mais personne ne lui demandait de donner aux nazes les juifs...Macron c’est la porte ouverte à l’immigration qui coule votre pays et votre économie..mais si vous êtes content... smiley


    • aimable 25 août 14:27

      @bob14
      servilité et couardise , il n’y a pas d’autres mots pour qualifier cette attitude .


    • Et hop ! Et hop ! 25 août 21:28

      @bob14 : «  mais personne ne lui demandait de donner aux nazes les juifs... »


      Pétain n’a livré aucun Juif, il s’est opposé aux exigences allemandes et il a obtenu qu’aucun Français juif ne soit déporté en Allemagne, ce qui n’est pas rien. La zone libre de Vichy était d’ailleurs le refuge pour les Juifs jusqu’à ce que les Allemands l’envahissent en 1942, les Juifs d’Alsace et de Belgique avaient été rapatriés en 1940 à Limoges.

      Les Juifs qui ont été déportés étaient des étrangers ressortissants d’Allemagne, d’Autriche, de Pologne, etc.. considérés par les Allemandes comme des ressortissants du Reich qui devaient contribuer à l’effort de guerre dans des camps de travail. Ce sont d’ailleurs des Juifs français de l’UGIF qui collaboraient avec les SS pour les déportations, ils faisaient les listes de sélection au camp de Drancy.


      Ce sont les anglo-américains qui n’ont absolument rien fait pour accueillir les réfugiés juifs qui étaient accueillis par Franco et qui n’obtenaient pas de visas pour les USA.








    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 août 21:41

      @Et hop !

      L’arrière grand père de mon fils qui bouffait des limaces a Dachau ...


    • Et hop ! Et hop ! 26 août 14:03

      @Aita Pea Pea


      Et alors ?
      L’un des miens a bouffé quatre ans du rutabaga en Silésie, pendant que mon arrière-grand-mère qui était réfugiée à Limoges et qui parlait allemand servait d’inteprète pour les Juifs germanophones accueillis par le Régime de Vichy (elle en a d’ailleurs pris chez elle), une autre arrière-grand-mère a passé deux ans dans un camp de concentration japonnais, il n’y avait même pas de limaces à manger.

      Tout le monde a eu des ancêtres victimes de la WW2, rien que pour les bombardements, et encore plus de la WW1 : 65 % des garçons de 18 à 28 ans tués, les autres pour beaucoup gravement mutilés.



    • bob de lyon 28 août 14:05

      Pétain n’aurait livré aucuns juifs ? Ah bon…

      Cherchez-vous une réaction pour savoir si quelqu’un, au mieux, lit vos commentaires ?

      Avant une éventuelle réponse relisez bien votre documentation.


    • Et hop ! Et hop ! 28 août 23:19

      @bob de lyon : Lisez les travaux des historiens universitaires israéliens.


      Pétain a protégé et sauvé des dizaines de milliers de juifs, c’est grâce à lui que la quasi totalité des Français juifs ont évité la déportation, c’est pas à cause de De Gaulle, ni de Churchill, ni de Roosvelt qui n’ont absolument rien fait.

      Les Juifs se réfugiaient dans la zone libre sous la protection de Pétain avant de passer en Espagne, quand cette zone a été envahie par les Allemands en 1942, les Juifs sont allés se réfugier dans la zone italienne parce que Mussolini n’avait aucun programme contre les Juifs. Mussolini n’était pas antisémite, juste anti-communiste, la suite de l’histoire lui a donné raison.

      Ceux qui ont réellement accueilli et protégé les Juifs persécutés, ce sont Pétain, Franco, le Pape et ... Mussolini, le fasciste. Que des dictateurs de droite. 

       


    • bob de lyon 29 août 17:18

      @Et hop !

      Il vous manque deux ouvrages : ’La France de Vichy’ de Robert Paxton, paru dans les années 70 et remis à jour et le deuxième ’Vichy et les Juifs’, paru il y a peu.

      Ces deux livres devraient suffire.

      Les Allemands ne demandaient rien et ce sont Pétain et Laval qui prirent l’initiative d’organiser le recensement des juifs, puis d’organiser avec la police nationale et la gendarmerie les rafles et la déportation.

      C’est un américain qui nous remet le regard dans la bonne direction et nous voilà morveux.

      Cette histoire ne nous plaît pas, tant pis il fallait l’écrire nous-même ; il est difficile et inutile de vouloir la changer.

      Je me demande pour quelle raison ma mère a hébergé une famille juive plusieurs semaines dans son appartement de la Croix-Rousse… probablement pour leur éviter les désagréments des intempéries… 

      De même pour les enfants de Chambon-sur-Lignon, nous savons tous que les gendarmes (pas les feldwebels) jouaient plaisamment à cache-cache avec eux. 

      Les enfants d’Izieu n’ont pas eu de chance.

      Quant à Pétain, Laval et Darquier-de-Pellepoix, à chacun ses héros… Ce ne sont pas les miens !



    • Et hop ! Et hop ! 30 août 21:19

      @bob de lyon


      Le livre de Praxton est vieux et grossièrement politiquement correct, 
      il y a eu de nombreux travaux historiques très intéressants et très courageaux qui ont amélioré la version officielle de la WW2, entre autres ceux de Simon Epstein.

      Pétain n’a créé aucun camp de concentration en France, aucun Juif n’a été mis à mort ou assassiné par le Régime de Vichy, pas un seul, aucun Juif n’a été arrêté dans les territoires français où il n’y avait pas d’occupation allemande comme en Algérie, aux Antilles ou en Indochine, il a refusé le port de l’étoile jaune en zone libre, il est arrivé à obtenir des Allemands que ce soit Vichy qui s’occupe des Français juifs, et cela leur a évité à presque tous la déportation.

      Ce sont les communistes qui étaient collaborateurs au moment de l’invasion nazie, parce que Hitler s’était allié avec Staline, quand l’alliance a été renversée, ils se sont mis à faire des attentats pour que l’Allemagne dégarnisse le front de l’Est et envoie des troupes en France, puis des miliers d’assassinats.

      C’était plus facile de prendre la fuite et de se réfugier à Moscou comme Thorez ou à Londres comme De Gaulle, que d’affronter les Allemands en France occupée et d’essayer de limiter le plus possible leur nuisance.

      Au lieu de parler des enfants réfugiés à Isieux sous la protection du régime de Vichy dont tout le monde connaît la malheureux sort que leur ont fait les Allemands en Allemagne, parlez moi des dizaines de milliers d’enfants écrasés et brulés par les bombardement anglais sur les villes comme Rouen, Evreux, dans les trains de voyageurs, sur les routes, dans les hôpitaux. Ils ne sont même pas recensés et dénombrés, ils n’ont aucun monuments.




    • bob de lyon 4 septembre 11:25

      @Et hop !


      Et hop ! Vous réécrivez l’histoire à votre convenance…

      Sans la participation de la gendarmerie et de la police nationale aux ordres de Bousquet et celui-ci de Pétain, les Allemands auraient été incapables d’opérer la rafle du Vel d’Hiv…

      Il est vrai aussi que le camp de Gurs fut un remarquable camp de vacances avec de nombreuses activités réjouissantes…

      Vous êtes dans le déni… et Paxton n’en a rien à gauler des vitupérations de ces contempteurs : je l’ai entendu en rire sur France culture il y a peu !

      Quant à Pétain - cet imbécile gâteux et cacochyme - je m’en tiendrai à ce qu’en pensait Clémenceau :

      « Celui-là, pour le faire avancer, il a fallu lui en donner des coups de pied au cul ! »


    • Jonas 25 août 10:19

      Vous voulez réellement connaître la vérité sur l’Islam ?
      Alors regardez et écoutez les prédicateurs et imams dans les plus grandes mosquées de France endoctriner des centaines de milliers de musulmans au fondamentalisme islamique misogyne, antioccidental, antichrétien et antisémite :
      http://islamineurope.unblog.fr/
      https://vimeo.com/user75660018


      • samy Levrai samy Levrai 25 août 10:31

        Donnons à Dieu ce qui appartient à Dieu et rendons à Cesar ce qui appartient à Cesar, que l’Etat montre l’exemple et applique strictement nos lois.

        Le problème semble venir des communautarismes encouragés par nos euro atlantistes pour detruire les nations.

        • mmbbb 26 août 09:35

          @samy Levrai c ’est mal parti. Le Conseil d Etat renie l histoire de France , et donne aux musulmans le droit qui aurait ete refuse a une mouvance integriste catholique, Je veux parler du burkini . Que n aurions pas entendu de la part de la gauche si un mouvement integriste catho avaient impose l interdiction du port du pantalon et l obligation du port d un fichu a la femme occidentale. Que n aurions pas entendu si ces memes cathos auraient organise de longues professions dans les rue alors que les musulmans prient dans le domaine public ect etc . C ’est l exces de ce relativisme culturel qui emportera probablement la civilisation europenne . Benoit XVI l a dit , il n avait pas tort .


        • HELIOS HELIOS 26 août 11:05

          @samy Levrai

          Ce qui est désagréable, dans toutes mesures que nous pouvons prendre pour integrer l’Islam dans la société française, ce sont les cadeaux que nous lui faisons a chaque fois, et qui l’aide a progresser partout comme une lame de fond (un cancer, disent certains)

          Un exemple ? selon le message de l’auteur, nous allons facilité la construction de mosquées. 
          Les municipalités se battent au quotidien pour en empecher la généralisation et la seule mesure qu’on trouve, c’est d’en faciliter la construction...
          ... et en échange de quoi ? ben rien, comme d’habitude, juste des intentions que l’on sait impossibles à tenir

          Un autre exemple ? reviser la loi de 1905... oui, ok a condition de réduire la liberté de proselytisme des religions exogènes... exactement l’inverse qu’on propose a l’islam qui aura droit de cité et d’expansion encore plus facile...

          Nous comprenons mieux maintenant pourquoi, lors de la constitution des traités le l’UE, la France -a l’inverse de la Pologne, entre autres- ne voulaient pas inscrire l’origine chrétienne de notre continent ! encore une brêche qui a permis a l’islam d’etre légitime chez nous.

        • Raymond75 25 août 10:36
          Vous vivez en France, parce que vous ou vos ancêtres l’ont choisi (et parce que les Français vous l’on permis et vous ont accueillis) ? Une petite révision s’impose :


          • Et hop ! Et hop ! 25 août 13:01

            @Raymond75 : 


            Sauf que l’histoire de la laïcité enFrance racontée par cet article de wikipedia est fausse.

            La séparation entre le pouvoir religieux et politique, ou plus exactement entre le spirituel et le temporel, existait déjà avant la Révolution française, c’est un fondement des sociétés indo-européennes, le roi et la noblesse n’avaient aucune compétence concernant les questions religieuses, de foi, de dogmes, de rituels, de sacrements, de discipline religieuse, et l’église aucun pouvoir temporel.

            Reprenant les principes de la République théocratique de Genève fondée par Calvin, et aussi la révolution de Cromwell, la Révolution française a voulu concentrer les pouvoirs politiques et religieux en instituant un culte officiel et républicain de l’Étre Suprème, de la Raison, le Théophilanthropisme, ce qui est la définition pour Hannah Arendt du pouvoir totalitaire. De fait c’était un régime complètement totalitaire, avec arrestations arbitraires et exécutions à mort pour délit d’opinion.

            C’est Napoléon en signant un Concordat, puis en créant les consistpoires luthérien, calviniste, puis israélite, qui a rétabli la liberté du culte.

            La Laïcité, l’utilisation de ce mot, ne date que de la IIIe République et de l’arrivée au pouvoir de franc-maçons ennemis principalement de l’église catholique, accessoirement des autres religions traditionnelles. Comme l’explique Vincent Peilhon, la Laïcité est une religion officielle de l’athéisme issu du calvinisme et de la halaka juive, son église est la franc-maçonnerie, devenue église officielle de l’État à partir de cette époque.

            Pour régler la question musulmane il faut faire comme Napoléon a fait avec les Jifs, réunir un Sanhédrin représentatif des tendances, leurs poser 50 questions se résumant à savoir si des règles religieuses musulmanes sont susceptibles de prévaloir sur les lois et usages en vigueur en France, et si une seule réponse est négative, l’Islam reste une religion étrangère, et les musulmans restent des étrangers, ce qui n’empêche pas de séjourner en France avec tous les droits sauf les droits civiques.


          • mmbbb 26 août 09:14

            @Et hop ! Vous avez pas fini de raconter des conneries sur Petain et maintenant sur la laicite « le roi et la noblesse n’avaient aucune compétence concernant les questions religieuses, de foi, de dogmes » . Philippe le Bel a massacre les cathares au nom de la raison d etat « un etat une religion » . Ces cathares voulaient revenir a une pratique epuree du christainisme, ce qui se produit plus tard avec les protestants puisque l Eglise se dévoyât . Ce même Philippe le Bel qui rentra en conflit avec la papaute notamment Boniface VIII. Pour les memes motifs de la raison d Etat, Louis XIV pourchassa les jansénistes. Des exemples typiques , de facto , les rois imposaient leur dogme en l occurrence celui de l unicte de la pratique de la foi dans leur royaume. Quant a la laiicte ce n est pas une religion et cet argument «  la Laïcité est une religion officielle de l’athéisme » est un non sens. Une idiotie sans pareille.Vincent Peilhon a fait des etudes ? La laicite c ’est la separation du regulier et du seculier. C ’est ce que l on m apprenait a l ecole lorsque le EN avait encore des profs qui tenaient la route . Quant au culte suprême, il y eut une gigantesque sculture erigee a Paris, elle fut rapidement démolie et Robespierre , l initaiteur, termina sous le rasoir national . Par ailleurs la laicite garantit a chacun l exercice de sa propre religion. Le probleme avec la pratique de l islam en France est que cette religion est rentree dans le champ du public . Le probleme avec cette religion notamment avec les docteurs de la loi, c est que le regulier et le seculier sont a nouveau confondus, et certains des musulamans refutent les lois de la republlique .Cet islaùmisation de la sociéte francaise entraine dans sa dynamique d autres zélotes . A ce train il faudra enseigner à nouveau le creationnisme . Les cathos integros se frottent les mains.
            un lien https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4592162/.html.
            Par ailleurs l histoire de la laicite est complexe, si le siecle des lumleres a ete le ferment de cette revolution, il est a note que l essor des sciences depuis la Renaissance a ete aussi un vecteur important du combat contre le dogme religion, Mon cher Galilée en l occurrence qui se batit et dut neanmoins renoncee publiquement a sa these afin d echapper a la sentence su Saint Office.


          • Et hop ! Et hop ! 28 août 10:13

            @mmbbb : «  Une idiotie sans pareille.Vincent Peilhon a fait des etudes ? »


            Oui, il a fait un doctorat à l’EHESS avec une thèse sur l’histoire de la laïcité.

            Vous êtes resté bloqué sur l’histoire de Michelet qui était un républicain extrêmement partisan, presque fanatique (avec un très beau style).

            Philippe le Bel n’a rien à voir avec la guerre contre les cathare, il a détruit l’Ordre des Templiers qui était devenue une puissance politique, militaire et surtout financière, une banque internationale pratiquant l’usure et les traites. Il a aussi banni les Juifs pour les mêmes raisons, rétabli une monnaie en or et rétabli les finances publiques.
            La guerre des cathares a été faite contre les grands seigneurs du Midi révoltés contre l’autorité royale, avec des prétextes religieux, mais pas contre la population qui n’était quasiment pas concernée. Ce sont des châteaux qui ont été attaqués, ce sont les grands seigneurs en rébellion qui ont été écrasés, en premier lieu Raimond Trnvavel, Raymond de Toulouse, et certains grands lignages nobles qui ont eu leurs fiefs confisqués, selon le droit de cette époque. 

            L’idéologie cathare n’avait plus rien à voir avec le christianisme, même primitif, c’est un puritanisme radical avec une théorie de la perfection et de la pureté qui est complètement étrangère au christianisme, elle interdisait tous les rapports sexuels, la consommation de viande, etc. Il y a des idéologie qui sont réellement dangereuses et qui ne peuvent que provoquer des guerres civiles comme celle des Frères Moraves ou le Nazisme en Allemagne, celle des cathares en était une. Le livre de Leroi-Ladhurie, Montaillou village occitan, écrit à partir des procès-verbaux de l’Inquisition qui ont tous été conservés, montre que les enquêtes auprès des gens du peuple étaient faites sans torture, ni condamnation à mort.

            Une fois la guerre contre les cathares terminée, Saint Louis a supprimé l’inquisition en France, et créé l’Université de Toulouse sur le modèle de celle de Paris.

            La Révolution française était à la fois très religieuse, et radicalement hostile à la religion catholique qu’elle a transformée en culte d’État, d’abord avec le serment constitutionnel et la nationalisation du clergé, puis avec la transformation du dogme vers un déisme, une théocratie, et le théophilanthropisme, la transformation des églises en Temples de la Raison, celle de Saint-Geneviève en Panthéon, l’adoption synchrétique d’éléments de religions païennes grecques, romaines, etc. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est précédée d’une invocation de la tutelle de l’Être Suprême, les billets de banque sont à l’effigie de l’Être Suprême (comme ceux des USA). 

            Le caractère théocratique de la révolution française est évident, jamais le mot « laïcité » n’est prononcé dans les millions d’heures de discours et de péroraison des révolutionnaires, donc il n’y a rien pour justifier d’affirmer que la laïcité viendrait de la Révolution française, elle a fait le contraire, elle a interdit tous les cultes et essayé d’imposer une religion d’État.

            Du reste, l’athéisme est aussi une religion, comme le scientisme, le progressisme, le libéralisme, le modernisme, l’impérialisme, le socialisme, le puritanisme, le narcissisme, l’hédonisme, le nihilisme, etc.

            Le problème de l’Islam est le même que celui du judaïsme avant que Napoléon ne crée le Consistoire israélite, après leur avoir fait s’engager à ce qu’aucune prescription religieuse ne pourrait prévaloir sur les institutions, usages et coutumes français (les Juifs voulaient conserver leurs notaires écrivant en yiddish, leurs tribunaux, leur calendrier, leurs état-civils, etc). L’Islam n’est pas seulement une religion (avec des croyances, des rituels et des cérémonies), c’est aussi et surtout un droit civil (mariage, divorce, successions, statut de l’enfant et de la femme, achat, vente, propriété, etc) et un droit pénal, avec leurs procédures et leurs juridictions, c’est un code alimentaire, un code vestimentaire, une langue, c’est un calendrier avec ses fêtes, c’est une esthétique (interdiction de représenter des personnes ou des choses), une morale (interdiction du prêt à intérêt), bref, c’est une organisation sociale complète, tout-à-fait estimable, mais extrêmement différente de la notre, donc forcément en conflit lorsqu’elle tente d’exister dans notre pays concuramment avec la notre. C’est comme si des Anglais vivant en France voulaient continuer à rouler à gauche. Dans un pays, pour vivre ensemble, il faut avoir des institutions communes, le même code de la route, le même calendrier, la même langue, et tout le reste à l’avenant.


          • Emile Mourey Emile Mourey 25 août 10:39

            J’ai voté « plus » pour que cet article d’Olaf paraisse. Je crains qu’Olaf ait voté « moins » pour que mon article sur l’islamisme ne paraisse pas.


            • samy Levrai samy Levrai 25 août 10:51

              @Emile Mourey
              Il est en effet surprenant de voir des articles de pures propagandes americano saoudiennes régulièrement, j’imagine que certains articles ne sont pas concernés par les votes que c’est réservé aux prolos seulement...


            • jacques 25 août 10:59

              @Emile Mourey
              Bonjour Mr Mourey, non, car Olaf ne vote que très peu et positivement ( sous ce pseudo)


            • Olaf Olaf 25 août 12:28

              @Emile Mourey
              Et pourquoi donc le craindriez vous ?
              En l’occurrence, je crois bien n’avoir pas voté du tout.


            • Emile Mourey Emile Mourey 25 août 13:51

              @Olaf


              Rebonjour, je me doutais que vous alliez me répondre. Pour parler franc, c’était le but de mon post, mais aussi d’attirer l’attention des commentateurs sur mon article paru juste après le vôtre « Islamisme. À mes camarades généraux, anciens combattants d’AFN, exprimez-vous ou rendez vos étoiles ! »

              Vous avez actuellement 28 réactions, je n’en ai qu’une. Vous êtes plus fort que moi, j’ai l’habitude mais cela ne veut pas dire que vous ayez raison. Je crois même que votre utopie vous fait, en fait, l’allié d’un islam conquérant. Heureusement, tout cela ne peut que s’écrouler, tôt ou tard, quand les gens intelligents, de plus en plus nombreux, comprendront que les évangiles doivent être compris autrement, principalement dans l’allégorie et qu’il en est de même pour le Coran et la Sîra.

               Oui, j’affirme et je prouve que le Coran et la Sîra sont des textes cryptés, avec un sens littéral pour les simples et un sens caché pour les intelligents.

              M. Olaf, alias La Fontaine, il n’y a rien qui descend du ciel, ni guérison miraculeuse, ni parole divine, seulement quelques météorites. En revanche, il y a bien une civilisation judéo-chrétienne qui, dans son aveuglement, se laisse aujourd’hui, manipuler bêtement.

            • Hecetuye howahkan 25 août 19:02

              @Emile Mourey


              Salut Émile..tout à fait d’accord sue le sens crypté...c’est en fait de l’hermétisme..

              j’ai « vu » qu’une grande partie de ces textes, comme d’autres , probablement empruntés « dieu » sait où, Égypte pré dynastique voir même plus loin encore mais incompris  ?? , déformés et réutilisés, parlent énormément entre autre bien sur du mental humain ,sous tes ses aspects , y compris ceux que nous avons perdus..

               smiley

            • Raymond75 25 août 10:39
              Il n’y a pas de ’Musulmans de France’ mais des Français musulmans, de même il n’y a pas de ’Juifs de France’ mais des Français juifs.

              De plus tous les gens issus des migrations en provenance de pays de tradition musulmane ne sont pas tous croyants, idem pour les Juifs qui ne sont pas tous israélites.

              Si des Français s’estiment plus musulmans ou plus juifs que Français, il y a d’autres pays prêts à les accueillir.

              • samy Levrai samy Levrai 25 août 10:47

                @Raymond75
                D’accord avec toi et idem pour ceux qui se sentent plus corses ou plus bretons ou plus citoyens du monde...


              • aimable 25 août 14:36

                @Raymond75
                pour eux , un choix cornélien , la religion qui est leur raison d’être , ou le beurre et l’argent du beurre.


              • sirocco sirocco 25 août 22:10

                @Raymond75

                « De plus tous les gens issus des migrations en provenance de pays de tradition musulmane ne sont pas tous croyants... »

                 
                En plus court : tous les Maghrébins ne sont pas des bons muzz. Pour sûr, ils se soûlent la gueule ! et ça se passe sous mes fenêtres !


              • sirocco sirocco 25 août 22:17

                @aimable

                « pour eux , un choix cornélien , la religion qui est leur raison d’être , ou le beurre et l’argent du beurre. »

                 
                Arrêtez avec vos salades ! La religion, ils « s’en battent les couilles », comme ils disent. Ils sont en France pour « faire de la thune », le plus vite possible et par tous les moyens (tous illégaux).


              • Raymond75 25 août 11:09

                Proposition d’évolution de la loi de 1905 portant sur la laïcité :


                Au vue des graves problèmes que nous constatons depuis plusieurs années, où l’on observe des pratiques religieuses qui s’éloignent des règles de tolérance et de liberté qui sont les fondements de la République Française, nous proposons, les évolutions juridiques suivantes, qui ne remettent en cause ni la liberté de conscience, ni la liberté de pratiquer le culte de son choix :


                Dans tous les lieux de cultes de la France, le français est la langue obligatoire. Toutefois, dans les DOM – TOM, la langue locale peut être admise. Une traduction dans une autre langue peut être effectuée en temps réel par un traducteur assermenté auprès de la justice.

                Tous les officiants doivent avoir suivi une formation, agréée et validée, qui présente les fondements de notre société : liberté de conscience, égalité (notamment des hommes et des femmes), refus du communautarisme, laïcité, coexistence pacifique de toutes les religions et des non croyants, droit à changer d’opinion et de religion.

                Dans chaque lieu de culte ou d’enseignement religieux un texte qui reconnaît la primauté des lois civiles sur les lois religieuses sera affiché dans un endroit visible par tous, et un drapeau français sera déployé.

                Les programmes d’enseignement définis par l’Education Nationale doivent être strictement respectés, promus et suivis par tous, dans tous les lieux d’enseignement.


                • Robert Lavigue Robert Lavigue 25 août 11:29

                  @Raymond Soixante-Quinze qui se planque lâchement derrière un pseudo,

                  Mouais... Y’a de l’idée... Back to the future ? Une évolution-régression vers la belle époque du Concordat.

                  PS : Ceci dit, ça marche assez bien en Alsace avec ses facultés publiques de théologie, au point que le Président de l’université de Strasbourg est un prêtre catholique !!!


                • cassini cassini 25 août 21:09

                  Raymond75 a écrit : 


                  « Dans tous les lieux de culte le français est la langue obligatoire »

                  Gallica in templis omnis est lingua necessaria

                  Eh ben pas du tout d’accord !!! smiley

                • Zolko Zolko 27 août 11:29
                  @Raymond75 : "Dans tous les lieux de cultes de la France, le français est la langue obligatoire« 
                   
                  Bravo, c’est la chose la plus importante, tout le reste en découlera. Et pour s’assurer que les lieux de culte respectent bien cette règle, on rajoute :
                   
                   »L’accès à tous les lieux de cultes est possible à toute personne, à condition qu’elle (la personne) respecte les coutumes locales du lieux en question"
                   
                  Ainsi, on – y compris la police – pourra se rendre dans une mosquée en enlevant ses chaussures et écouter ce que prêche l’Imam. Je pense qu’on aurait des surprises.

                • covadonga*722 covadonga*722 25 août 11:25

                  l’ Europe n’étant pas terre d’islam , le musulman n’a pas vocation a rester en Europe .

                  Car comme son prophète ou les hadith lui enjoignent il doit faire sa hijra pour Dar al islam
                  sinon ici il connaîtra dar al harb .....
                  aimez la guerre a venir car leur paix islamique vous sera terrible !


                  • Jonas 25 août 11:27
                    « l’organisation du culte musulman, qui nécessitera selon toute vraisemblance un toilettage sérieux de la loi de 1905 »

                    Le culte musulman bénéficie DÉJÀ d’aménagements de la loi 1905, avec l’application progressive de la charia islamique.
                    Les mosquées sont construites sur des terrains offerts par l’État pour un loyer dérisoire (en général, un bail emphytéotique de un euro par an), quelles entreprises françaises pouvent jouir de tels avantages ?

                    Dans une multitude d’écoles publiques laïques et républicaines de banlieue, des aménagements spéciaux sont prévus pour les musulmans, en particulier pendant le ramadan, ainsi que la mise en place de repas sans viande (halal). (séparation entre les élèves purs et impurs)

                    L’abattage rituel islamique est maintenant codifié par l’état français, la certification halal est délivrée officiellement par le ministère de l’agriculture pour les imams des mosquées de Lyon, Paris et Évry.
                    Que dirait-on, si le ministère de l’intérieur expliquait aux catholiques comment pratiquer le Carême ou la messe ?

                    La charia islamique s’impose progressivement sous la pression des instances internationales, en particulier l’ONU, qui vient de condamner la France pour avoir licencié une femme musulmane voilée travaillant à la crèche Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes.

                    Les grands défenseurs de la liberté d’expression, pourfendeurs des totalitarismes, sont prêts à se battre corps et âme pour extirper les Croix et les crèches de Noël des mairies et des places publiques, mais récompensent par des diplômes des imams de la république tels Rachid Houdeyfa, pour qui « une femme qui sort sans son hijab n’a pas d’honneur, qu’on ne s’étonne pas si on abuse d’elle » et que les enfants qui chantent ou qui jouent de la musique seront transformés en singes et en porcs.


                    • Attila Attila 25 août 11:47

                      Article qui occulte -sans doute délibérément- la responsabilité des Etats-Unis dans la création de l’islamisme.
                      Révélation du prince Mohammed Ben Salmane dans une interview récente au Washington Post :
                      Nos alliés occidentaux ont exigé que nous diffusions notre islam radical
                      .
                      Déclaration de la Secrétaire d’État américaine du gouvernement de Barack Obama, Mme Hillary Clinton, devant une commission d’enquête parlementaire : « Nous (le gouvernement américain) avons créé Al Qaeda ».
                      https://www.youtube.com/watch?v=e3plxzmH6Kg
                      .
                      L’islam tel qu’il est, les musulmans tels qu’ils sont et les arabes tels qu’ils sont ont été capables de créer une société laïque en route vers la modernité. Sans les interventions violentes des États-Unis ces sociétés n’auraient pas succombé à l’islamisme.
                      Nasser et la question du voile
                      .
                      Les islamistes sont les agents du colonialisme occidental

                      .

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