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Accueil du site > Actualités > Politique > Nicolas Sarkozy à l’oral de français

Nicolas Sarkozy à l’oral de français

« "Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es", il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis. » (François Mauriac, "Mémoires intérieurs", 1959).

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Il est des étonnements positifs dans la vie médiatique française. Nicolas Sarkozy, qui a "définitivement" quitté la vie politique alors qu’il n’a jamais fait que cela depuis ses années lycéennes, n’est jamais meilleur que lorsqu’il ne fait pas de politique, ou plutôt, lorsqu’il n’a pas à l’esprit des arrière-pensées politiciennes. On le savait émotif, passionné, capable de s’enflammer pour des personnages qui n’avaient rien à voir avec sa "tradition" politique, comme Jean Jaurès, Guy Môquet, Georges Mandel (dont il a publié une biographie le 9 février 1994 chez Grasset, accusée le 30 mars 2008 par Adrien Le Bihan de "mimétisme" sinon de "plagiat" d’un ouvrage de l’avocat Bernard Favreau publié en 1969), impressionné par les actes héroïques des sacrifiés du Plateau des Glières, etc. On le savait moins lecteur assidu de la littérature française.

Deux bonnes nouvelles en une seule émission, même. Nicolas Sarkoy a été l’invité de la nouvelle émission littéraire de la chaîne Public Sénat intitulée "Livres et vous" et diffusée le vendredi 9 février 2018.

La première bonne nouvelle, c’est que cette nouvelle émission, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à "Bibliothèque Médicis", dans le cœur de l’exceptionnelle bibliothèque du Sénat (et très impressionnante pour ceux qui s’y sont déjà rendus), a gardé tous les avantages de "Bibliothèque Médicis", à savoir une émission littéraire où les invités, parfois peu connus du grand public (ce n’était pas le cas pour l’invité du 9 février 2018 !) peuvent longuement s’exprimer.

Avec un changement de présentateur salutaire. Je n’ai rien contre Jean-Pierre Elkabbach, journaliste probablement très compétent mais controversé, ancien patron de chaînes de télévision et de radio, qui n’a pas tout à fait pris sa retraite malgré ses 80 ans (s’il a quitté Public Sénat et Europe 1, il "sévit" encore sur CNews), mais il faut bien reconnaître que son ego (surdimensionné) avait de quoi agacer le téléspectateur : il interrompait systématiquement son interlocuteur, souvent qui était en train d’exprimer des choses intéressantes, parfois difficilement, et il la ramenait sans cesse, souvent avec un ton sec sinon méprisant.

Avec cette nouvelle présentatrice, la philosophe Adèle Van Reeth (normalienne), déjà connue parce qu’elle produit une émission sur France Culture depuis septembre 2011 (l’une des émissions les plus podcastées du groupe Radio France, au-delà de 1,5 million de téléchargements par mois !), les entretiens deviennent "doux". Comme ce que devrait faire tout intervieweur, elle s’efface derrière l’invité, elle l’écoute, cherchant à le faire parler, à l’amener sur des chemins très différents des sentiers médiatiques classiques, dans un cadre très intimiste, et si on peut reprocher à son sourire un léger soupçon de complicité, celle-ci n’a pas beaucoup de conséquence puisque son émission est à vocation littéraire et n’a aucune finalité politique.

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Nicolas Sarkozy est étonnant car il est humain. Depuis le début des années 2000, il est passé une image de l’ambitieux à une image du dur (avec le Ministère de l’Intérieur). Mais en même temps, il a un grand sens de l’humour. Ceux qui n’en sont pas convaincus auraient du mal à comprendre l’attachement à sa personne d’une grande dame comme Simone Veil : dans le gouvernement d’Édouard Balladur, Nicolas Sarkozy savait la faire rire (ce qui ne devait pas être une mince affaire).

D’ailleurs, sensible à l’humain, le 12 février 2018, Nicolas Sarkozy a annoncé dans "Le Parisien" qu’il s’engageait dans la lutte contre les cancers qui touchent les enfants, très ému par sa rencontre le 7 février 2014 avec un enfant malade qui n’a hélas pas survécu : « Sans que cela se sache, je me suis servi de ma capacité à ouvrir les portes pour lui obtenir un médicament innovant mais pas encore commercialisé et l’ai reçu à plusieurs reprises. Aujourd’hui, Noé n’est plus là, mais ses parents continuent à faire bouger les lignes. Je vais les aider dans ce combat, car si le mot injustice a un sens, le cancer des enfants est sa définition même. Sans que l’on sache pourquoi, 2 500 sont touchés chaque année. Des leucémies foudroyantes, des tumeurs ou des lymphomes en emportent 500. ».

Et d’expliquer ses motivations : « Quand la vie vous fait rencontrer des destins comme celui-ci [Noé], cela vous marque à jamais. Et vous pousse à agir. (…) J’ai longtemps été réticent à m’engager publiquement, par crainte de mauvaises interprétations. (…) Mes scrupules m’ont paru dérisoires, superflus par rapport à cet enjeu majeur. Ce qui m’anime aujourd’hui, c’est d’aider les personnes vulnérables, les enfants, mais aussi les personnes âgées. Je pense notamment à la tragédie de la maladie d’Alzheimer, qui me bouleverse et pour laquelle j’aimerais m’investir encore plus. » ("Le Parisien", le 12 février 2018).

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J’ai déjà eu l’occasion, ici ou là, d’exprimer mon point de vue concernant sa volonté de marquer bien trop à droite le centre droit français, ce qui a abouti finalement à l’explosion actuelle du parti Les Républicains, avec une grande majorité d’égarés pour ne pas dire d’hagards, lorgnant vers La République En Marche, et un noyau dur rassemblé autour de Laurent Wauquiez à qui manque justement cette composante humaine et sympathique de Nicolas Sarkozy qui lui a permis de gagner en 2007.

L’un des meilleurs discours de Nicolas Sarkozy a été prononcé le soir du premier tour de la primaire LR le 20 novembre 2016. Il venait de perdre dès le premier tour, placé en troisième place, François Fillon lui avait pris tout son capital de sympathie. "On" ne voulait plus de lui, ou plutôt, la "droite" ne voulait plus de lui. Comme la "droite" ne voulait plus de Valéry Giscard d’Estaing après 1981.

Message donc reçu par l’intéressé qui, toujours passionné par la politique (évidemment), a depuis le début de son quinquennat deux autres sources de passion : Carla et leur fille. Donc, sans amertume, il a (vraiment) quitté la vie politique (il a tenté de revenir, cela n’a pas réussi, tant mieux), et il se libère ainsi de tout ce qui pouvait agacer, voire le faire détester.

Certains éditorialistes confient d’ailleurs que Nicolas Sarkozy ne serait pas insatisfait de la situation actuelle, qu’il serait séduit et même fasciné par Emmanuel Macron (qui serait lui mais en mieux) et qu’il aurait même son Premier Ministre Édouard Philippe au téléphone régulièrement (ce dernier "originaire" de LR, canal Juppé). Et il serait aujourd’hui loin d’imaginer Laurent Wauquiez en Président de la République !

Revenons à cette émission littéraire. Il y avait un côté émouvant de l’écouter parler de littérature, principalement de la littérature du XIXe siècle. On sentait beaucoup d’appréhension, pas une grande confiance en lui, même une peur de ne pas être crédible. Toujours prêt à dire qu’il a lu tel ou tel livre, avec quelques doutes sur le nom des personnages (à bien y réfléchir, j’avoue que j’oublie assez vite le nom des personnages de la plupart des livres que je lis, sauf évidemment ceux des grands "classiques"). En clair, Nicolas Sarkozy se présentait comme un candidat au baccalauréat de français (personnellement, j’aurais adoré avoir pour examinatrice Adèle Van Reeth).

Donc, le voici parti pour cinquante-cinq minutes de discussion littéraire libre, libre car sans beaucoup de fils conducteurs. Nicolas Sarkozy a évoqué ses auteurs préférés, comme Stendhal, Flaubert, Maupassant, Victor Hugo, Jules Verne, Alexandre Dumas, Balzac, etc. Il a évoqué aussi Céline (« Céline est un grand écrivain pour ses trois livres et pour le reste, c’est une honte ! »), Camus (il a raconté une des lettres d’amour adressée à Maria Casarès où Camus a dessiné un petit soleil comme un enfant, pour dire que ce soleil, c’était elle), Claude Lévi-Strauss, Joseph Kessel, Romain Gary (orthographié "Romain Garry" sur le site officiel de l’émission littéraire de Public Sénat !), Marguerite Duras, Michel Houellebecq, etc.

Il a regretté qu’on étudiât "L’Éducation sentimentale" bien trop jeune, sans encore d’expérience affective : « J’ai souvent pensé qu’on lisait ces romans trop jeunes, qu’on passait à côté. Je pense que pour lire "L’Éducation sentimentale", il faut être éduqué sentimentalement, si on peut l’être, pour le lire. Je pense que "Le Père Goriot", on ne doit pas le mettre à quinze ans. Je pense que ce sont des livres d’une philosophie profonde, qui ont ausculté l’âme humaine au plus profond et je dois dire que ça me fascine (…). À tous ceux qui n’ont pas lu Balzac, lisez-le, c’est d’une modernité extraordinaire ! ». Sur le "trop tôt", je suis d’accord avec le fait de ne pas introduire l’œuvre de Camus avant une certaine maturité personnelle.

Nicolas Sarkozy a raconté aussi la manière très particulière de l’organisation de sa bibliothèque : « Sur la partie droite, il y a tous les livres que j’ai lus et sur l’autre partie en face, il y a tous ceux qui me restent à lire et fort heureusement, ce qui me reste à lire est infiniment plus important que ce que j’ai déjà lu. ».







C’est sûr que la présentation officielle de l’émission est un peu ronflante : « Pour la première fois, l’ancien Président de la République évoque la place déterminante des œuvres dans l’exercice de sa pensée et du pouvoir. ». Le plus confondant était sans doute sa petite timidité, comme s’il n’était pas dans son milieu naturel. Il a confié ainsi qu’il a toujours lu tous les jours, que jamais il ne se déplaçait sans un livre dans ses bagages, mais il n’a jamais vraiment osé évoquer cette passion de la lecture car sans doute a-t-il un léger complexe d’infériorité dans ce domaine : « Ceux qui me connaissent, ceux qui me sont proches, savent que depuis très longtemps, je ne me déplace jamais sans avoir un livre, que je ne passe pas une journée sans lire. C’est tellement important pour moi, peut-être à tort, mais je n’ai jamais voulu en parler. Je trouve qu’il y a une forme de prétention, de cuistrerie à vouloir faire semblant, quand on vous demande "quel est le livre que vous amenez en vacances ?", en général pour citer un titre que personne ne connaît et un livre qu’on ne lira pas. ».

Il n’a pas été le premier homme politique à cacher sa culture, Jacques Chirac préférait montrer aux journalistes qui l’accompagnaient en voyage qu’il lisait "Playboy" à un livre sur la culture japonaise. À côté de ce genre d’hommes politiques, il y a ceux qui, au contraire, cultivaient leur haut niveau de culture, comme François Mitterrand qui aimait tellement les livres qu’il s’occupait surtout de… leur reliure ! Sans doute que le perçu n’est jamais le réel. D’ailleurs, seul, Georges Pompidou pouvait prétendre sérieusement à une certaine érudition littéraire.

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Nicolas Sarkozy aime les livres et la littérature. Ce n'est pas un hasard si son portrait officiel a été pris à la bibliothèque de l'Élysée, seul Mitterrand l'a fait aussi depuis Pompidou.

C’est vrai que la crédibilité littéraire de Nicolas Sarkozy a été souvent écornée, malmenée par lui-même. Pendant sa première campagne présidentielle, le 23 février 2006 à Lyon, il avait relégué "La Princesse de Clèves" dans le placard des instruments de torture pour ennuyer inutilement le candidat à un poste administratif : « L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur "La Princesse de Clèves". Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de "La Princesse de Clèves". Imaginez un peu le spectacle ! ».

Le 25 juillet 2008, alors Président de la République et visitant un centre de vacances à Batz-sur-mer, en Loire-Atlantique, pour parler du bénévolat et de sa reconnaissance dans les concours administratifs, il était revenu sur ce roman : « Mais ça doit donner des points de plus à celui qui a fait du bénévolat pour les autres. Quand même, je veux dire, en termes de richesse humaine, d’engagements aux services des autres. Pourquoi on n’en tiendrait pas compte ? Car ça vaut autant que de savoir par cœur "La Princesse de Clèves". Je n’ai rien contre, mais… bon, j’avais beaucoup souffert sur elle. ».

Ou alors, il avait écorché le nom du maître de la sémiologie Roland Barthes en prononçant "Barthesse" (comme Yann Barthès ou Fabien Barthez), lors de la remise de décoration à la philosophe Julia Kristeva parmi de grands intellectuels à la Salle Pleyel à Paris, le 28 septembre 2011 (Liliane Bettencourt y était venue, invitée par la romancière Madeleine Chapsal, elle aussi décorée). Pour raconter cette anecdote sur son blog sur la vie de l’Élysée publié par le journal "Le Monde", le journaliste Arnaud Leparmentier a ajouté malicieusement : « Tout cela ne prêterait pas à remarques si Nicolas Sarkozy ne se piquait pas de lectures et de culture, depuis qu’il est marié à Carla Bruni. » (30 septembre 2011).

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Je salue donc la belle performance "littéraire" de Nicolas Sarkozy d’autant plus volontiers qu’il s’est retiré de la vie politique et qu’il n’y a pas d’arrière-pensée sur une certaine image qu’il voudrait donner de lui. Comme on le dit de Céline, il faut séparer l’homme de l’œuvre. L’homme Sarkozy : « Cela me paraissait tellement artificiel d’aller parler de choses tellement intimes, parce qu’au fond, ce que vous aimez, ce que vous lisez, la façon dont vous l’interprétez, ça en dit tellement sur vous. Peut-être que durant toute ma carrière politique, je n’ai pas voulu dire tellement sur moi… pas moi l’homme politique ou le Président de la République, mais moi, la personne. » (Public Sénat, le 9 février 2018).

Dans un entretien accordé à l’académicien Jean-Marie Rouart dans "Paris Match" le 15 juillet 2014, Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué sa relation avec les livres : « L’avantage avec la littérature, c’est que ce n’est pas de l’ordre de la décision, mais de l’ordre de l’émotion. La littérature n’est pas dans la conjoncture, dans le moment, mais c’est l’histoire d’une vie et d’une permanence. (…) La littérature, c’est ce qui peut donner du sens à une vie, ce qui peut l’éclairer, et permettre à l’être humain de surmonter des moments difficiles ou de comprendre des moments heureux. ».

Même les (encore et inutilement anachroniques) antisarkozystes primaires devraient le concéder : Nicolas Sarkozy a une personnalité bien plus riche qu’on pourrait le croire. Et le concéder ne fait pas pour autant devenir (inutilement aussi) sarkolâtre !

L’émission sera rediffusée le dimanche 11 mars 2018 à 17 heures sur le canal 13 de la TNT (on peut aussi la voir sur Youtube dans la vidéo proposée ci-dessus).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 février 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Nicolas Sarkozy parle de littérature française.
L’échec à la primaire LR du 20 novembre 2016.
Nicolas Sarkozy et la chasse aux centristes.
Nicolas Sarkozy, star de "L’émission politique".
Nicolas en Sarkini.
Une combativité intacte.
Discours du 30 mai 2015 à la Villette.
Les 60 ans de Nicolas Sarkozy.
Je suis Charlie.
Mathématiques militantes.
Le nouveau paradigme.
Le retour.
Bilan du quinquennat.
Sarkozy bashing.
Ligne Buisson ?
Stigmatisation.
Transgression.
Sarcologie et salpicon socialistes.


 


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31 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 22 février 12:33

    NS à l’oral de Français.

    • rugueux 22 février 12:34

      Je cite l’immense rakoto :

      « Il n’a pas été le premier homme politique à cacher sa culture.... »

      C’est sûr il n’a pas eu grand mal à le faire, car il n’en a aucune ! Qui peut croire un instant que cuistre vulgaire et agité lit Proust.

      Il essaies de se construire une image d’érudit alors qu’il est abonné à l’Equipe et s’exprime comme les racailles de banlieue qu’il prétendait karchériser....


      • Ouallonsnous ? 22 février 16:10

        @rugueux

        L’immense Rakoto est atteint de sarkozite aigüe, il oublie que cet individu ne devrait plus être en liberté !


      • Fergus Fergus 22 février 14:18

        Bonjour, Sylvain

        On sait que Sarkozy prépare toutes ses interventions où il va être question de culture sur des fiches préparées à cet effet .

        En l’occurrence, il nous a fait rire avec cette interview, notamment en oubliant dans ses auteurs préférés René Goscinny et Roland Barthès (sic) !

        La « culture de Sarkozy » ? smiley


        • Buzzcocks 22 février 14:39

          @Fergus
          il écoutait Wolfang Amadeus Hallyday quand même !
           


        • Fergus Fergus 22 février 16:22

          Bonjour, Buzzcocks

          Et sans doute également du Ludwig van Delpech !


        • Buzzcocks 22 février 14:38

          Il est fort de Sarkozy... il y a un mois, il était rédacteur en chef à l’équipe TV où là encore, il aurait (je mets un conditionnel) époustouflé par sa connaissance technico-tactique sur le sport. Un grand passionné de foot, de cyclisme etc...

          Là, on découvre un fin lecteur, philosophe, subtil, cultivé.

          Vraiment quel homme ! On attend son invitation au journal du hard où là encore on va apprendre qu’il a une sexualité épanouie à rendre jaloux un DSK.

          C’est quand même bizarre qu’un être si brillant laissera juste comme image celle d’un petit caid de banlieue invectivant tout le monde ou presque « viens le dire ici si t’es un homme », « et bin casse toi pov con ».

           


          • Fergus Fergus 22 février 16:41

            @ Buzzcocks

            « on va apprendre qu’il a une sexualité épanouie à rendre jaloux un DSK »

            Il paraît qu’il est imbattable sur ce plan depuis qu’à la demande de Carla il s’est musclé le périnée sous la houlette de la coach Julie Impériali. smiley

            Un « petit caïd de banlieue », c’est exactement cela. D’ailleurs, Sarkozy a tourné son propre rôle dans le film Les démons de Jésus : extrait (à partir de 1’ 53’’). Et à force de faire des crasses, voilà ce à quoi Sarkozy a échappé en étant écarté de la vie politique : extrait.


          • pemile pemile 22 février 16:47

            @Fergus "D’ailleurs, Sarkozy a tourné son propre rôle dans le film Les démons de Jésus"

            Ah ! Je vous découvre sous un autre angle smiley


          • Fergus Fergus 22 février 17:06

            Bonjour, Pemile

            Sarkozy et sa famille ont toujours été des bons clients pour moi. Parmi les articles que je leur ai consacrés, en voici quatre :

            Rentrée théâtrale : Sarkozy dans « L’illusion comique »

            Le menteur

            Exclusif : les confidences de Solal Sarkozy

            Giulia : interview exclusive


          • Fergus Fergus 22 février 17:07

            @ Pemile

            Sérieux s’abstenir ! smiley


          • bob14 22 février 14:49

            Dire que ce trou du cul à été président des Français ?


            • Dom66 Dom66 22 février 15:06

              @bob14

              Oui président de certains trous du cul


            • Dom66 Dom66 22 février 18:05

              @Dom66

              je pensais à ceux qui ont adorés Sarko et qui adorent Marcon !!! (désolé le « r » ce balade)


            • ZenZoe ZenZoe 22 février 16:28

              1) Il existe en France une sorte de dédain pour les « incultes » qui me dérange. Un peu comme Macron et les illettrés n’est-ce pas ?
              Et, sans défendre Sarkozy qui me sort par les trous de nez, je me demande quand même combien de gens ont vraiment lu tout Proust ?

              2) Un grand président doit-il être agrégé de lettres ?
              Un agrégé de lettres ferait-il nécessairement un bon président ?


              • Buzzcocks 22 février 16:46

                @ZenZoe
                Il y a aussi un dédain pour les cultivés. Si vous traitez quelqu’un d’intello, c’est rarement vu positivement. Sur ce genre de forum, c’est l’insulte suprême d’être un bobo droit de l’hommiste prof et lecteur de télérama.
                Sarko et la droite en général (Wauquiez maintenant) jouent la partition de l’anti-élite et gouverner avec « le bon sens populaire » donc on fait peuple pendant la campagne, un jour on fait un grenelle de l’environnement, le lendemain devant madame Michu la paysanne on lui sert du « les experts, ça commence à bien faire ».

                Le problème avec Sarkozy (Wauquiez), c’est qu’il ment tellement tout le temps, qu’à la fin, plus personne ne le croit sincère. Il a peut être lu Proust, peut être que sa gonzesse l’a initié au cinéma Italien, mais personnellement, je ne le crois plus du tout, je vois juste un clown.

                 
                 

                 


              • Fergus Fergus 22 février 16:49

                Bonjour, ZenZoe

                Vous avez parfaitement raison, le manque de culture ne doit pas être un sujet de moquerie.

                Sauf lorsqu’on parle d’un personnage public de premier plan qui n’a de cesse de vouloir démontrer qu’il est cultivé alors qu’il a démontré à de nombreuses reprises à quel point il en était dépourvu et fonctionnait en restituant des fiches écrites par ses collaborateurs. Durant son quinquennat, Le Canard enchaîné en a d’ailleurs publié de désopilantes illustrations.

                Autre chose : on peut ne pas avoir « tout Proust » (tant cet auteur peut être ennuyeux) et avoir tout Zola, tout Maupassant et tous les romans d’Hugo...


              • ZenZoe ZenZoe 22 février 18:24

                @Buzzcocks et @Fergus
                Vous avez tous les deux raison. La sincérité est la clé.


              • sirocco sirocco 23 février 00:46

                @ZenZoe

                « Un grand président doit-il être agrégé de lettres ? »

                 
                Non. Un petit président non plus, d’ailleurs.
                Mais entre être agrégé de lettres et être incapable de faire une phrase correcte en français, il y a de la marge.


              • Taverne Taverne 23 février 10:29

                @Fergus

                Fergus, tu exagères, même quand tu as une excellente culture générale, devant les caméras, il vaut mieux avoir des fiches car, avec le stress et sous la pression du temps et des questions, une erreur est vite arrivée et on est sujet de moqueries ensuite sur les réseaux sociaux. Il m’arrive souvent moi-même de dire des bêtises oralement et de me rattraper après : mélanger des noms par exemple. Qui est parfait ?

                Sarkozy a fait un réel et sincère pas vers la culture et j’ai trouvé sa passion authentique. Moi qui l’ai tant détesté quand il faisait de la politique...On ne peut pas juger un homme d’un seul bloc. Nous sommes pétris de contradictions et de nuances.


              • Cateaufoncel 22 février 17:20

                « Céline est un grand écrivain pour ses trois livres et pour le reste, c’est une honte ! »

                C’est quoi ces « trois livres » ?

                Sarkozy s’est pris les pinceaux dans son antisèche. Ou il s’est fait piéger par son assistant(e).

                Céline a écrit dix romans :
                Voyage au bout de la nuit (1932)Mort à crédit (1936) - Guignol’s Band (1944) - Casse-pipe (1949) - Féerie pour une autre fois (1952) - Normance : Féerie pour une autre fois II (1954) - D’un château l’autre (1957) - Nord (1960) - Le Pont de Londres / Guignol’s Band II (1964) - Rigodon (1969)

                et trois pamphlets (les « honteux » de Sarkozy, de toute évidence) :

                Bagatelles pour un massacre (1937) - L’école des cadavres (1938) et Les beaux draps (1941)

                Bref, le petit Nicolas ne sait rien de Louis-Ferdinand Céline. La prochaine fois, il nous parlera Janus Pannonius, de Miklós Zrínyi, de Sándor Petőfi et de Gyula Krúdy, des gens de chez lui, à propos desquels il sera beaucoup plus difficile de le prendre en faute.


                • Emohtaryp Emohtaryp 22 février 18:20

                  En gros, voilà ce que caractérise Bismuth :
                  Délit de haute trahison et intelligence avec l’ennemi
                  Escroqueries en tout genre, criminel de guerre, corruptions, tromperies et manipulations et accessoirement comploteur patenté....
                  En d’autres temps, le passage par les armes eut été inéluctable....
                  Aujourd’hui ces racailles se sentent au dessus des lois, qu’ils prient pour cela dure...
                  Rakoto, n’avez-vous point honte de venir glorifier cette ordure ?

                  • OMAR 22 février 19:21

                    Omar9
                    .
                    Franchement @Rakoetc, etc.., vous n’avez pas trouvé personnage plus représentatif du peuple français, pour nous parler d’une personne qui fait honte au pays. ?
                    .https://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/210314/sarkozy-honte-de-la-france-ou-laveu-cache-de-notre-ex-president
                    .
                    Sur près de 67 millions de français, vous nous servez à table une moule avariée...

                    .


                    • carloforte 22 février 21:07

                      J’ai cru à du deuxième degré, mais non apparemment ou je n’ai pas compris. A mourir de rire. Non mais c’est sérieux ?


                      • troletbuse troletbuse 23 février 10:19

                        Ah Fergus, vous êtes comme un poisson dans l’eau : un article sur Sarko. Vous avez du avoir une érection..... pourvu que l’on ne parle pas de Macaron. Et aujourd’hui, cerise sur le gateau, un article de votre conplice en marche sur Marion Maréchal Le Pen ; Ce sera l’extase smiley


                        • Fergus Fergus 23 février 20:43

                          Bonsoir, troletbuse

                          C’est plus fort que moi, les bouffons m’ont toujours fait rire ! smiley


                        • troletbuse troletbuse 27 février 09:11

                          @Fergus
                          Oui, sur 32 messages, 8 de votre part. Ah vous êtes bavard quand on parle de Sarko, plus que lorsqu’on parle de Hollandouille ou Macronimbus smiley


                        • gaston gaston 23 février 23:04

                          Article à mourir de rire ..... sarkozy et sa femme , à peu près 45 de QI à eux deux .....sarkozy l’inculte qui n’a jamais été capable de lire un livre en entier ....sarkozy qui a eu son bac au rattrapage avec 10 de moyenne , un faux DEA dont toute trace académique a disparue ,donc un faux , et deux ans d’études supplémentaire avec sortie sans diplôme , et une « aptitude » à exercer le métier d’avocat , voila le CV de ce minable ....deux fois mis en examen en attente de jugement et de prison si la justice fait son travail !
                          Comment peu t-il encore y avoir des gens pour adorer ce tocard ???


                          • Homphilo 24 février 01:15

                            sarko litteraire !!!! il a du reviser les lettres de Me de Sevigné alors ??? pour ce qui est de la defense des ENFANTS..belle action sur le papier !!! mais combien d enfants a t il TUE en bombardant la LYBIE..a moins que un enfant lybien mort a moins de considération a ses yeux ..


                            • Fergus Fergus 24 février 08:19

                              Bonjour, Homphilo

                              Vous avez raison, n’oublions jamais la Libye et l’écrasante responsabilité que porte Sarkozy dans le chaos qui en a résulté.


                            • zygzornifle zygzornifle 27 février 09:58

                              Et Paul Bismuth il en pense quoi ??

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