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Nicolas Sarkozy ou l’art de la guerre en politique

Le slogan de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, depuis élu président de la République, l’avait annoncé : « Ensemble tout est possible ». Mais pour autant ne sommes-nous pas encore étonnés de la capacité du nouveau président de la République à mettre en oeuvre un principe transcendant les frontières politiques au-delà des partis eux-mêmes ? La stratégie politique de Nicolas Sarkozy force le respect tant à droite qu’à gauche. A tel point qu’aujourd’hui il convient de s’interroger d’une part sur l’art déployé par Nicolas Sarkozy et ensuite sur les conséquences à terme de son action dans le paysage politique dont on pressent qu’il est à la veille d’un grand bouleversement. Rassemblant au-delà de son camp bien qu’il n’en ait nul besoin, Nicolas Sarkozy n’est-il pas en train de recomposer la droite et la gauche ?

A droite, d’abord.

Ainsi, au sein de l’UMP - la machine de guerre de Nicolas Sarkozy - Bernard Accoyer l’avait pressenti il y a plus d’un an : "Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes." C’est pourquoi contrairement à Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy s’est attaché dans un premier temps à mettre de l’ordre au sein de son propre camp sans craindre d’y porter haut la critique contre ceux qui risquaient à terme de contester son autorité (souvenons-nous comment les méandres de l’affaire Clearstream furent utilisés de manière pertinente par Nicolas Sarkozy pour écarter toute velléité de Dominique de Villepin, lequel, quelques mois plus tard à la veille de l’élection, n’aura d’autre solution que de se plier au cérémonial de prêter allégeance à son ancien ministre). Mais nous aurons à nous interroger aussi pour savoir si l’unité affichée aujourd’hui ne constitue pas qu’une façade. Certes, l’ancien candidat a été officiellement désigné par son parti après que Michèle Alliot-Marie se soit prêtée au jeu de l’opposition interne (sa nomination au ministère de l’Intérieur marque pour elle le signe de la reconnaissance des bons et loyaux services rendus à cette occasion).

Mais cette désignation est-elle vraiment comparable au parcours du combattant que Ségolène Royal a du subir au sein du Parti socialiste ? Sur la forme, l’élection de sa rivale aura été un modèle de démocratie participative au sein du parti puisque ce sont les militants socialistes qui ont fait le choix contrairement à la démarche de l’UMP. On eût pu croire que cette démarche eût permis à la candidate d’afficher son autorité sur son camp. Mais une fois l’effervescence passée, le Parti socialiste et la gauche toute entière sont retombés dans les gouffres de la division. Pourquoi ? Pour répondre à cette question, il faut justement analyser ce qui s’est passé dans l’autre camp, à droite et à l’UMP. La différence tient bien sûr comme on vient de le souligner sur la forme de la désignation interne à chaque parti. Pour autant, la démarche a priori plus démocratique et donc plus légitimante, choisie par le Parti socialiste n’aura pas permis à Ségolène Royal de marquer suffisamment son autorité sur son parti.

Il lui aura manqué peut-être ce que Sun Tzu désigne comme la discipline et définit comme "l’art de ranger les troupes", au travers notamment de l’autorité puisque l’auteur nous dit que pour cela il ne faut "ignorer aucune des lois de la subordination et les faire observer à la rigueur". Et reconnaissons-le, la rigueur exigée par Nicolas Sarkozy auprès des siens aura été exemplaire. Nul n’aura bronché. Les querelles anciennes ont été tues dans l’objectif de l’élection suprême. Et chacun s’est prêté au jeu, même Bernadette Chirac.

De son côté, la gauche, par orgueil (sans mettre en cause ici le bien-fondé de certaines de leurs idées, comment des José Bové, des Dominiques Voynet, des Arlette Laguiller, des Olivier Besancenot,... pouvaient prétendre vouloir faire gagner la gauche !) s’est laissé bercer d’illusions, d’aucuns aujourd’hui - ceux-là mêmes qui n’avaient apporté leur soutien à Ségolène Royal que du bout des lèvres, le baiser de la mort dit-on - allant jusqu’à défendre l’idée saugrenue que la gauche ne pouvait pas perdre cette élection. Vu comment la gauche a conduit la bataille, elle ne pouvait certes pas la gagner ! Disons-le, si les partisans de cette analyse en restent là, il n’est pas certain que la gauche et tout d’abord le Parti socialiste se remettent de sitôt de l’élection de Nicolas Sarkozy. Au contraire, celui-ci, non content d’avoir dans le même temps fait taire les dissensions internes à l’UMP, ravi les électeurs à un Jean-Marie Le Pen aujourd’hui médusé et sous le charme et vidé de son sens l’ancien parti de François Bayrou en obligeant les élus à choisir de facto le camp de l’UMP, Nicolas Sarkozy a poursuivi son offensive tous azimuts en fauchant sur les terres de ses ennemis au point qu’aujourd’hui certains dans son camp auraient des raisons légitimes de se sentir frustrés. On notera à ce titre que l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’a pas hésité à préciser les que personnalités comme Bernard Kouchner devraient accepter

A gauche, ensuite donc

L’ancien candidat et le nouveau président de la République s’est attaché à mettre en oeuvre le principe suivant : "Le grand secret de venir à bout de tout consiste dans l’art de savoir mettre la division à propos" (L’Art de la guerre - Sun Tzu). Nicolas Sarkozy ne s’est en effet pas contenté, et là encore de recourir à un certain artifice de rhétorique, à faire appel aux figures historiques de la gauche (de Jaurès à Blum en passant par Guy Môquet) semant au passage les graines du doute parmi les siens. Il est allé plus loin allant jusqu’à "débaucher" ses anciens ennemis : Eric Besson sonna le terrible glas de la fuite et confirma son acte en acceptant de participer au premier gouvernement de Sarkozy avec un poste au profil nouveau. Suivirent Bernard Kouchner - un électron libre au sein de la gauche diront certains - et Jean-Pierre Jouyet "ancien" ami de François Hollande confirmant l’éclatement des repères parmi les femmes et les hommes de gauche et faisant dire ici et là que Nicolas Sarkozy aurait gagné la victoire des valeurs. Mais qu’est-ce qui pousse le nouveau président de la République à faire tant de démonstrations d’ouverture alors que son élection aura été confortable ? C’est que l’oeuvre de Nicolas Sarkozy ne s’achève pas avec le rassemblement des forces à droite et au centre, son élection devrait conduire le paysage politique français à se transformer de fond en comble. Ainsi, de manière visible et sans vergogne, le nouveau président de la République a constitué un gouvernement alliant des idées et des hommes flirtant avec l’extrême droite (nul ne sait où nous conduira le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement) et des personnalités franchement marquées à gauche (Jean -Pierre Jouyet fut ainsi directeur-adjoint du cabinet du Premier ministre Lionel Jospin et Bernard Kouchner ne peut renier son esprit de 68, "il est l’animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris" - source).

A gauche encore

Après avoir crié haro sur les traîtres, les renégats, les félons, le débauchage, chacun derrière sa bannière tente d’appeler à la refondation, à la recomposition de la gauche ou au mieux du Parti socialiste. Mais force est de constater que, à la veille des élections législatives, ce qui est attendu et annoncé par tous de droite à gauche, c’est une déconfiture du Parti socialiste et de la gauche en général. C’est là que Nicolas Sarkozy a décidé de mettre en oeuvre un autre précepte de Sun Tzu : "L’invincibilité se trouve dans la défense, la possibilité de victoire dans l’attaque." Les socialistes le disent eux-mêmes, "on va prendre une veste", rappelant que certains d’entre eux ont tourné la leur par conviction au pire, par opportunisme au mieux. Si cette défaite annoncée est telle, il est probable que le Parti socialiste tel qu’il existe aujourd’hui ne sera plus demain que l’ombre de lui-même. Déjà sur le terrain, les querelles intestines de ce parti aux multiples clans sont si visibles que les électeurs sont en droit de se demander quel est ce socle commun qui les tenait unis officiellement jusqu’à il y a peu. Mais il faut bien dire que s’il y a eu échec de Ségolène Royal, la cause se trouve avant tout dans son propre camp. Combien les électeurs - qu’ils soient de droite ou de gauche - auront remarqué la campagne solitaire de la candidate tandis que son rival n’avait de cesse de se montrer avec ses lieutenants qui aujourd’hui sont au gouvernement !

Et aujourd’hui, combien remarquent dans leurs circonscriptions l’évidence des dissensions et donc de la débâcle à venir. Prenons l’exemple de la 7e circonscription de l’Oise ancrée à gauche de 1932 à 2002 ! Les résultats en 2002 avaient conduit un enfant du pays, certes marqué à droite, à être élu face au candidat de la gauche et du Parti socialiste d’une courte tête (à peine 600 voix de plus - voir les résultats). Mais ce qui ressortait le plus c’était qu’il était l’élu du pays. Aujourd’hui, le candidat estampillé "Parti socialiste" doit faire face à une opposition plus rude dans son propre camp que si elle provenait de la droite. Et certains au PRG ou au PC espèrent profiter de leurs puissants soutiens de notables socialistes locaux pour reprendre le flambeau. Les uns et les autres à gauche ne voient-ils pas qu’ils vont tout droit au gouffre ? Et que c’est bien plus que 600 voix qui sépareront les deux candidats du second tour ! Seule Ségolène Royal appelle au rassemblement pour les législatives tandis que le secrétaire national fait tribune en solitaire. Elle semble avoir compris que la traversée du désert sera longue pour le Parti socialiste et garde le président de la République comme seule cible. Voilà qui est tout à son mérite !

D’ici quelques semaines nous y verrons un peu plus clair. La victoire de Nicolas Sarkozy sera sans nul doute confortée par une majorité sans précédent à l’Assemblée nationale et le Parti socialiste n’aura plus qu’à se reconstruire sur les cendres et les décombres dont sont seuls responsables les éléphants. Et ce ne sont pas les critiques acerbes des déçus, comme celle du député fabusien François Loncle à l’égard de Bernard Kouchner en le surnommant "politicien sans frontières" qui changeront quelque chose à se qui se trame, car tout l’art de Nicolas Sarkozy est justement d’avoir compris que la France était mûre pour redessiner ses frontières politiques. Au final, ce sera peut-être le meilleur service qu’il puisse rendre à la gauche.

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77 réactions à cet article    


  • Céline Ertalif Céline Ertalif 28 mai 2007 13:24

    La meilleure formule de Sun Tzu affirme que le sommet de l’art militaire est de gagner la guerre sans livrer bataille. Excellent auteur. Mais ce n’est pas un expert électoral.

    Celui qui a gagné est génial et ceux qui perdent sont nuls. Mouais, l’expertise post-électorale, bof... Disons que François Rabelais est sans doute le meilleur auteur pour comprendre les comportements contemporains. Pauvre Panurge !


    • Niamastrachno Niamastrachno 28 mai 2007 14:18

      NS en expert Sun Tzu c’est lui prêter un peu plus de crédibilité qu’il ne s’en donne déjà lui-même (et dieu sait qu’il n’hésite pas trop lorsqu’il s’agit de sa personne, le bougre).

      La conclusion « gauche nulle parce que pas de Sun Tzu », me semble relativement limitée même si je trouve l’axe intéressant par ailleurs.

      Dire que le PS va prendre une veste c’est croire que les votants voteront différemment qu’aux présidentielles. Pour ma part je ne le vois pas tout à fait comme cela : les tours de passe-passe commencent déjà à s’effilocher quand bien même il essaye de vider la gauche de sa substance tout en tuant dans l’œuf le MODEM - ce que je ne trouve pas franchement démocratique -

      L’ouverture menée aujourd’hui n’est jamais qu’une façade de carton qui finira bien par s’écrouler les législatives passées, et bien bête serait celui qui pense le contraire : ils appliquent la méthode même que prônait Bayrou alors qu’ils la décrédibilisaient il y a quelques semaines encore...

      Les cas Hirsh - dont la négation de cette fameuse franchise, que l’on croyait enterrée par Bachelot (qu’est-ce qu’elle fait là celle-là ???), refait à nouveau surface - et MAM commençant déjà à fustiger ses collègues (Sarkozy en tête mais sous le couvert de déclarations non officielles) vont se multiplier (cf. Canard Enchaîné qui relate de manière assez amusante les relations entre les différents(es) ministres dernièrement nommés(es)) : On peut difficilement demander à un canard d’aboyer.

      Les troupes font encore bonne figure, mais croire que NS a tout le monde a sa botte est lui prêter plus de pouvoir qu’il n’en a dans le fond (à vous de voir, quid du dictat du général centralisant toutes les problématiques politiques) .Gourou déjà bien encré dans le cœur de ceux dont les grandes phrases et les ballons bleus suffisent pour faire oublier les craintes et les interrogations...

      Encore une fois, wait and see, le veni vedi vici n’est pas pour demain.


    • Ornithorynque Ornithorynque 28 mai 2007 14:23

      BRAVO !

      Merci citoyen pour cet article qui met en perspective l’application rigoureuse de l’Art de la Guerre par NS pendant toute cette campagne, et depuis.

      Dans l’art de la Guerre, Sun Tzu théorise l’art de « retourner » les meilleurs élements du camp adverse, de même, le Maître évoque le fait que JAMAIS, le général ne doit livrer bataille sur le terrain choisi par l’adversaie : c’est ainsi que jamais NS n’a positionné sa campagne sur la culture, la solidarité, l’éthique. Il a en permanence fui la confrontation avec un génie confondant, ramenant en permanence la bataille sur les sujets sur lesquels la gauche était « empêtrée dans son idéologie », comme la chevalerie Française à Azincourt.

      Rappelez vous la façon dont il a opportunément ramené la campagne sur SON terrain, en évoquant, la création de son ministère de l’intégration et de l’identité nationale.

      J’admire en tout cas le tacticien, sans aucun parti pris sur le contenu ou le projet : la manoeuvre était celle d’un très grand général, qui en plus a eu l’humilité (eh oui) de se fier à un classique.

      Comme quoi, pour être efficace et moderne, il vaut mieux lire des classiques vieux de 3000 ans plutôt que certains experts incultes et qui travaillent au doigt mouillé...

      Merci encore citoyen pour cet éclairage ! Ornithorynque


      • Lavande & Coquelicots Lavande & Coquelicots 28 mai 2007 21:44

        Votre tentative d’objectivité est louable, mais parsemée d’erreurs qui nuisent à la cohérence globale de votre raisonnement. Ainsi, Nicolas Sarkozy a bel et bien été investi par les adhérents de l’UMP. La différence avec le PS vient du fait qu’il était devenu incontournable comme candidat grâce à la bataille des valeurs qu’il était justement en train de gagner dans l’opinion, comme vous le faites remarquer plus loin. Au PS, c’est l’incapacité à sortir des méandres de la défaite de 2002 qui a conduit au non-choix du congrès du Mans, puis à la candidature-marketing de Ségolène Royal.

        Je pourrais continuer longtemps à rectifier.

        A force de vous concentrer sur l’Art de la guerre, vous ratez l’essentiel...


      • Hume Hume 28 mai 2007 23:17

        C’est vrai qu’il a etait investi. Ils avaient le choix entre NS, NS et... NS !!!

        Qui s’est en effet rendu indispensable. D’ou l’article... vous avez suivi ?!


      • nephilim 28 mai 2007 14:24

        je suis tt à fait daccord avec vos propos. Mais je pense que cette enorme victoire de Sarkozy sur tous, ne peut etre que de courte durée car pour le moment rien, aucune decision n’a ete reelement portée en avant le but etant de conforter sa suprematie à la suite des legislatives. Une fois que l’UMP aura la majorité commenceront les choses serieuses : « celles qui vont facher » Les Francais attendent beaucoup de se president et je parle de tout les Francais les riches et les pauvres. Nous savons tres bien que les orientations de ce gouvernement vont favoriser une certaine classe sociale,ce qui signifie de tres grandes deceptions à venir, voir meme une tres grande colère !! N.S joue beaucoup trop avec les sentiments et il n’y a pas plus dangereux qu’un peuple qui a eu l’impression d’etre pris pour un con. je suis par contre tres heureux de voir tout ces soit disant politiciens de gauche caviar sombrer.Car la gauche qui va se relever aura balayé ces oportunistes pour faire place à une nouvelle gauche revolutionnaire (dans ses idées).


        • tvargentine.com lerma 28 mai 2007 14:26

          On peut aussi penser que Nicolas Sarkozy en joueur d’echec avait su choisir son adversaire.

          En effet,si nous analysons la « percée dans les médias » de Ségolène Royal ces derniers mois,nous pouvons constater que c’est principalement dans les médias « people » du groupe LAGARDERE et de TF1 (grands amis de Nicolas SARKOZY) que les articles de presse ont été les plus nombreux et les reportages de TF1 ont valorisés le coté « femme moderne » de la futur candidature,qui,d’ailleurs en fera un slogan.

          Les militants godillots du PS et les nouveaux militants à 10 euros,n’ayant pour critere de selection que les instituts de sondage,n’ont fais que valider le choix (personnel ?) de Nicolas Sarkozy.

          A ce stade,Nicolas Sarkozy aura instrumentalisé le PS en valorisant sa futur adversaire pour en faire la SEULE représentante de la gauche et pour mieux museler la contestation au sein du PS sur le choix de Ségolène Royal et sur stratégie personnelle.

          La stratégie du « vote utile » en jouant sur la peur d’un nouveau 21 avril aura atomisé la totalité de la gauche (extrème gauche,vert,PC..)

          Dans la mesure ou Ségolène Royal n’était même pas crédible pour un électeur de gauche,le combat était déjà joué d’avance.

          Il aurait été plus utile pour la gauche d’avoir des primaires à l’italienne afin d’avoir un(e) candidat(e) légitimé par son électorat


          • Niamastrachno Niamastrachno 28 mai 2007 14:40

            analyse intéressante voire amusante mais encore une fois, ne prêtons pas à NS plus de pouvoir qu’il n’en a réellement...


          • hervé06 28 mai 2007 18:22

            @ lerma

            Je pense comme cela depuis un an 1/2... Dans le film de John Paul Lepers diffusé sur Canal + (le jour de gloire), on voit le moment où 2 sondages donnent Ségolène Royal en tête des candidats PS dans l’opinion publique... Cette dernière est alors au Chili pour la campagne de Mme Bachelet... F.Hollande, à Paris, apparaît dans un autre plan qui semble simultané dans le temps, et parle aussi de ce (ou ces) sondages.... Quelqu’un aurait-il connaissance du nom des 2 instituts de sondage concernés ? Ayant conservé l’article d’Avril du Canard détaillant chaque actionnaire majoritaire de chaque institut de sondages, il me plairait de vérifier lequel (ou lesquels) sont concernés... Cela apporterait de l’eau à mon moulin.... qui bien entendu, tourne peut-être à vide !!!!! Merci d’avance....


          • Makal 29 mai 2007 11:00

            Je suis militant PS et adhérent depuis fort longtemps, et j’ai du mal a digérer ce genre de commentaire insultant. Dans ma section rurale (cette nuit je collais des affiches, j’ai vu un renard, des chouettes, un furet...) nous avons votez très majoritairemet pour Mme Royal. Pourquoi ? pour les sondages ? Faux ! Parce que nous souhaitons un renouvellement et elle l’incarnait mieux que les deux autres candidats. La chose est dites... Ne croyez pas que nous avons été instrumentalisé par M. Sarkozy. Peut-être nous pretez vous ce qui vous arrive, a vous, tous les jours ? Bien sur que nous souhaitions gagner, en chageant aussi l’offre politique au PS. Cette rénovation est en marche. Rien de tel qu’une crise pour avancer.


          • citoyen citoyen 28 mai 2007 15:12

            J’ai bien conscience de la limite de mon analyse fort peu rigoureuse d’ailleurs. Mon idée est simplement de montrer comment Sarkozy profite de son résultat confortable (plus de 53% des suffrages) mais finalement surmédiatisé pour mettre hors de capacité la gauche de contester sa politique à venir qui sera de droite n’en doutons pas.

            La Gauche n’a pas perdu parce qu’elle serait moins experte en ce domaine mais parce que ses dissensions internes sont trop évidentes, trop longtemps des personnalités aux sensibilités centristes, voire de droite sont en fait en contradiction avec les fondements même d’une politique de Gauche plus radicale.

            Je pense que le paysage politique français est en train de se recomposer d’une part vers citoyens qui se reconnaissent plus en une droite qui s’assume et d’autre part des citoyens qui font émerger une autre vision de la société (ce que l’on appelle la Gauche anti-libérale mais qui n’a pas encore trouvé le moyens de s’unifier) et qui à terme sera la seule vraie opposition aux chois de société que l’on nous propose.

            Cela dit les mêmes risques de dissensions existent au sein de l’UMP, il suffit de discuter avec des vrais libéraux et de leur demander ce qu’ils pensent de l’ouverture actuelle de Nicolas Sarkozy à des personnalités comme Kouchner, Louyet ou Hirsch. Seulement, avec son parti, le nouveau Président a trouvé le moyen de les amener à la raisons en leur faisant reconnaître qu’il était le seul apte à vaincre une Gauche qui avait raflé quasiment toutes les régions. D’ailleurs, cette capacité de la Gauche a gagné les élections au niveau local démontre bien les deux axes de ma réflexion : la Gauche est aujourd’hui composée principalement de barons de type féodal, tandis qu’à droite nous avons un général transformé en héros

            Merci pour vos réflexions en tout cas smiley


            • Marsupilami Marsupilami 28 mai 2007 15:48

              Article vraiment pas terrible. Du Vae Victis plus que du Sun-Tse.

              Pour rester dans l’art de la guerre et du combat, je préfèrerais faire un rapprochement avec l’Aïkido que j’ai un peu pratiqué. Dans cet art martial on utilise la force agressive de son adversaire en la détournant à son profit. Je ne suis vraiment pas sarkozyste (vraiment pas du tout, j’ai voté contre lui aux deux tours), mais je dois reconnaître qu’il a réussi un véritable prodige exactement aux antipodes de l’Aïkido : utiliser l’impuissance défensive de son adversaire socialiste en la détournant à son profit. Là je dis chapeau l’artiste : il a inventé un nouvel art martial !

              C’est pas du Sun-Tse à l’endroit, c’est du Morihei Ueshiba à l’envers, fallait le faire...


              • stephanemot stephanemot 28 mai 2007 16:14

                Je nourris un immense respect pour Sun Tzu et la grande tradition stratégique chinoise. Ce pays fonctionne d’ailleurs aujourd’hui comme une grande entreprise pilotée par un conseil stratégique.

                Il serait peut-être temps pour le président de la République Pipolaire de France de se mettre à Confucius.


                • h. 12 juin 2007 14:00

                  Aaaaaahhh ... une gestion de l’etat a la chinoise ... toi tu vends du reve !!


                • Annie 28 mai 2007 16:26

                  A l’auteur, Je pense surtout que votre deuxième commentaire est le plus juste. Il précise l’évolution nécessaire du paysage politique. Je suis surprise quand je lis les commentaires de droite ou de gauche de voir à quel point ils s’alignent encore sur la fracture traditionnelle entre les partis politiques. Habitant l’Angleterre, je me reconnais mal dans ce parti socialiste pour lequel j’ai toujours voté. La vraie bataille aujourd’hui, est celle de la libéralisation. C’est-à-dire décider jusqu’à quel point elle est acceptable. Ou on pourrait poser la question différemment, la croissance pour quoi faire et pour le bénéfice de qui ? Déjà les commentaires ont porté sur la concentration des médias. La concentration, que ce soit des médias, des filières de commercialisation etc. est déjà un des effets de la libéralisation. Dans ce sens, c’est autour de ce thème que la gauche devra se reconstituer, mais je ne pense pas non plus que la droite peut se permettre de faire l’impasse sur ce sujet, les conséquences seraient effrayantes si c’était le cas.


                  • Marsupilami Marsupilami 28 mai 2007 17:00

                    On en attendait pas moins de la part d’un gugusse qui a successivement soutenu Ségolène Royal, François Bayrou puis Nicolas Sarkozy.

                    Ah, j’oubliais Quitterie Delmas...

                    Le top du top de la conscience et de l’engagement politique.

                    Si j’étais Sarko, je nommerais D.W. sous-ministre de la bloguerie absconse.

                    Avec voiture et chauffeur bien entendu.

                    De nos jours, les grands artistes méritent toute notre considération et les avantages y afférant.


                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 mai 2007 17:01

                    @ Marsupilami

                    Tu as oublié Rachid Nekkhaz... smiley


                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 28 mai 2007 17:18

                    Tiens ! Des -1 sur une information objective. Oui, DW a successivement soutenu F. Bayrou, R. Nekkhaz, S. Royal et N. Sarkozy. En quoi est-il fautif de le rappeler ? Crime de lèse-majesté ?

                    Allez, hop. J’attends le repliement smiley


                  • Céline Ertalif Céline Ertalif 28 mai 2007 19:01

                    Hmm, hmm... le « pragmatisme honnête » ne doit pas aider beaucoup à faire une carrière politique. Un jour que l’on demandait à Alain Juppé pourquoi il usait, comme tous les politiques, de la langue de bois, l’ancien Premier Ministre a fait la réponse suivante : « parce qu’on est civilisé ». A méditer.


                  • A. Nonyme Trash Titi 29 mai 2007 10:30

                    Adhérez au CSDW !

                    Comité de Soutien au Demian West !!!

                    Je suis rarement d’accord avec lui, car il n’est jamais du même côté que la veille.

                    Il n’est pas à le West, il est à l’Ouest total !

                    Mais ça rythme les commentaires ! Alors préservons le Démian West avant qu’il ne soit trop replié !!! Le piratage de sa binette pourrait même être élevé au niveau de l’art populaire à la portée de tous...

                    J’invite également à tous ses plieurs monomaniaques à découvrir, malgré un style légèrement « daté » à mon goût, son excellent travail d’illustrateur.

                    Demian, reste avec nous tout en restant à part !

                     smiley


                  • Emile Red Emile Red 29 mai 2007 11:21

                    D’autre part, plutôt que la sempiternelle jérémiade anti-DW qui ne fait rire personne, je trouve sa question éludée de très grande force.

                    Comment faire pour enrichir les pauvres est bien plus interessant que de savoir si Nike a lu ou pas un Chinois, un Italien ou le Figaro hier soir. En attendant le Nike lui ne se la pose pas cette question mais cherche au contraire les moyens d’enrichir un peu plus ses amis et lui même, tout en détruisant les principes de la démocratie en s’accaparant le législatif, l’exécutif et le judiciaire, après les médias.


                  • chmoll chmoll 28 mai 2007 16:55

                    confussius a dit ,aide l’oiseau à s’envoler, quand il sauras voler,il te feras caca d’ssus


                    • chmoll chmoll 28 mai 2007 16:59

                      une qouestion là (sérieux) si un avion passe au dessus de chez moi,au mème moment y en a un qui fait caca dans l’avion

                      je r’çois la crotte sur la tronche,s’que j’peux porter plaint contre la compagnie aérienne ?


                    • Chichile Chichile 29 mai 2007 18:57

                      Je crains que, par effet d’inertie, la crotte malveillante n’aille s’abimer ailleurs. Il aurait fallu qu’elle tombasse avant votre demeure.

                      Je laisse Morice faire les calculs, ses potes ont l’air super fort pour projeter les trajectoires de machins tombant du ciel, comme, je ne sais pas... Atta...Ca vient... Oui, les tours du World Trade Center !!! smiley


                    • Eve 28 mai 2007 17:16

                      Démocratie : régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple

                      Autocratie : Pouvoir politique sans contrôle ni partage, qui trouve en lui-même sa propre légitimité

                      Atristocratie : Forme de gouvernement où le pouvoir est entre les mains d’un petit nombre de personnes, en raison de leur naissance, de leur fortune ou de leur qualification

                      1a) Verrouillage de l’UMP (les militants ne voteront plus pour leur chef) 1b) Nomination par l’Elysée de Devedjian à l’UMP 2) Fausse ouverture du gouvernement, Kouchner, Hirsh etc, tous sous haute surveillance 3) Déclaration par l’Elysée de la nomination d’un proche à Tf1 4) Interventions répétées du futur président (ce qui promet pour la suite) pour interdire articles et publications de livres

                      Despotisme : Forme de gouvernement dans lequel un seul homme détient le pouvoir absolu.

                      Certes, qui veut la fin emploie les moyens. Reste à savoir à quelles fins. C’est ce qui manque dans cet article.

                      « Comment se battre avec les cornes de l’escargot qui se rétractent dès qu’on les touche ? Vérité et illusion sont des mots aussi fugaces que les cornes de l’escargot. La vérité ne se trouve pas dans le vocabulaire. Cette vérité-là n’est qu’un bagage qui sert à passer des examens. »


                      • Eve 28 mai 2007 17:17

                        Lire : aristocratie


                      • pixel pixel 28 mai 2007 19:10

                        La démocratie est un régime où la légitimité vient du peuple au travers un système électif. La royauté est un régime qui tire sa légitimité de Dieu. C’est l’origine de la légitimité d’un pouvoir qui le qualifie.


                      • Eve 28 mai 2007 20:11

                        A noter que je n’ai pas parlé de royauté mais informez-vous car vous retardez d’au moins deux siècles. Signé : une Belge du Royaume de Belgique, une monarchie... consitutionnelle.

                        Je reviens à l’article :

                        « Le grand secret de venir à bout de tout consiste dans l’art de savoir mettre la division à propos » : Stratégie de campagne que Sarkozy a appliquée... au peuple qui n’a rien venu venir excepté quelques personnes (on les trouvera aisément en recherchant leurs écrits datés sur l’un ou l’autre site).

                        Le PS s’en remettra. Je souhaite la même chose à la France et ses citoyens.


                      • pixel pixel 28 mai 2007 20:24

                        Je voulait souligner que vos définitions étaient formelles et que ce qui est interressant c’est qui fonde les pouvoirs.Et ça c’est toujours d’actualité.


                      • Ornithorynque Ornithorynque 28 mai 2007 23:08

                        Désolé, mais votre définition de l’aristocratie est fausse. l’aristocratie est un mode de gouvernement qui se caractérise par le fait que le pouvoir est confié à ceux que l’on considère comme les « meilleurs ». Ce mode de gouvernement fonctionne en général très bien dans les petits groupes, avec des fonctions et des enjeux précis... le problème est que lorsqu’il s’agit d’un pays, il faut se mettre d’accord sur qui sont les "meilleurs, et au regard de quels critères.

                        Et là, en général, celà part en c...


                      • TTO TTO 28 mai 2007 19:05

                        « Les hommes normaux savent que tout n’est pas possible » ? un des enseignements tirés du totalitarisme, par David Rousset. Le slogan « Ensemble tout est possible » ainsi que la stratégie de Sarkozy lui ont permis de gagner. Par contre son volontarisme va se heuter à la « fragilité des affaires humaines ». Relire Hannah Arendt peut être très utile pour éclairer ce qui va probablement se passer. http://tto45.blog.lemonde.fr


                        • ExSam 28 mai 2007 20:22

                          car tout l’art de Nicolas Sarkozy est justement d’avoir compris que la France était mûre pour redessiner ses frontières politiques.

                          La droite décomplexée n’a décidément pas de limites. Un politicard qui se vend comme un paire de Nike, un roué qui débauche les mots de l’histoire et des idées pour bricoler son argumentaire de com, un dictateur en herbe qui sème à tous vents ses deniers pour conforter une politique de Judas à destination des Judas qui veulent bien l’adouber, se voit promu, se voit intronisé artiste par petite sarkozienne appointée, alors qu’il est le destructeur majeur des valeurs de la politique comme des principes de la morale,

                          C’est un fil, que dis-je c’est un ruisseau sur AV, cette pelletée d’articles qui s’échinent à tranformer en or le vil.

                          La vérité est que Sarkozy à enfermé la politique dans le sophisme publicitaire.

                          La vérité est que la trahison soutenue par une sauce linguistique perverse devient la norme des empressés de la carrière, des opportunistes des valeurs, des intégristes du retournement de veste, des adeptes honteux du lepénisme larvé.

                          La vérité est que les malheureux merles séduits par cette nouvelle incarnation de la marchandisation vont payer le prix fort, dans leurs libertés, leurs possessions et leur avenir.

                          J’en ai plus qu’assez, faut-il le dire, de lire cette tripe affamée qui ose se prétendre information,sur Agora Vox.


                          • TTO TTO 28 mai 2007 20:30

                            Je suis d’accord avec vous sur le fond. Ce à quoi nous assistons depuis trop longtemps et qui s’est aggravé ces derniers temps est la politique restreinte à l’art de conquérir le pouvoir. Je me suis pour ma part orienté vers un travail de fond sur l’action politique vue comme le moyen de concourrir à deux finalités convergentes : mieux vivre ensemble et transmettre un monde digne aux générations futures. Une oeuvre me parait très éclairante : celle d’Hannah Arendt. http://tto45.blog.lemonde.fr


                          • ExSam 29 mai 2007 10:08

                            TTO

                            Merci. D’accord avec vous pour relire Hannah Arendt. Une seule chose me gêne : pourquoi n’avoir pas pris un blog sous un freeware, comme Cariboost, par exemple ?..

                            Le Monde me semble une référence de l’ultra-libéralisme en habites policés et langue de velours. Un seul exemple : Minc. Allez, un deuxième : Colombani... smiley


                          • TTO TTO 29 mai 2007 10:29

                            Par facilité, pour l’instant. Je travaille sur le fond, l’adaptation de la forme et le choix de l’outil viendront ensuite.


                          • Emile Red Emile Red 29 mai 2007 11:57

                            Je vous suis totalement ExSam dans votre analyse.

                            On se complait à cracher sur le PS aujourd’hui comme s’il n’était qu’une pétaudière de vieux caïmans, en oubliant le volume de militants, on crache le PC en le rejetant à l’extrème gauche en oubliant qu’il est une donne de la gauche, on encense Besancenot comme un pantin désarticulé mais on ne voit aucune allusion à la LCR, idem pour Mamère et les verts.

                            Pendant ce temps on adoube les idées frontistes puisque maintenant ce sont des idées clairement de droite, on nous impose des fusibles à géométrie variable UDF, Modem, PSLE, pour noyer un peu plus le poisson, et dans tout ce soap opera quid du peuple, on le saucissonne en sondages, communautés, origines, ages, on le matraque au sens figuré comme au sens propre.

                            On éteint toute véléité de révolte en faisant passer la moindre critique comme une atteinte à la sureté, comme un acte illégitime ou pire comme crime et délit.

                            On élève le soupçon, la culpabilité, la délation au rang des valeurs morales.

                            Ce n’est pas le contexte politique qui bouge, ce ne sont pas les partis qui changent, mais ce sont bien les valeurs de cohésion de la nation qui sont remises en cause.

                            On ose dévaloriser les défenseurs des droits de l’homme en les affublant de sobriquets tendancieux alors qu’ils sont garant de nos libertés, de la justice autant que de notre constitution. On stygmatise les populations immigrées alors qu’elle sont la vitrine, le réactif de nos institutions.

                            Une nation dont les représentants n’ont plus la notion de charisme, de vocation, de désintéressement est une nation morte, quand ces mêmes représentants se croient indispensables, irremplaçables, quand ils prennent les atours du berger puis du messie, il y a fort à craindre que le peuple n’ait plus aucun attrait fraternel et qu’il faut à tout prix l’enfermer, le marquer, le dompter, le rentabiliser tel ce troupeau de moutons qu’il est devenu.

                            On en est arrivé à cette étape où accepter nous asservi et refuser et lutter nous dévalorise aux yeux de nos propres concitoyens déjà serfs.

                            Vive les lendemains qui déchantent...


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed 28 mai 2007 20:27

                            @ Auteur !

                            Il ne manquerait plus que le chapeau de Napoléone pour coiffer tout le monde !

                            Veuillez remplacer la photo de ce seigneur de la guerre, pour se rapprocher de l’actualité !

                            Vous confondez un amalgame avec un rassemblement politique ? Une chose est sûr, le mélange des serviettes et des torchons acceptés par tous démontre bien qu’il ne subsiste en France aucun principe politique. Les renégats ne connaissent que l’argent, Sarkozy vient de le prouver aux Français qui rêvent naïvement d’un changement.

                            « Rassemblant au-delà de son camp bien qu’il n’en ait nul besoin, Nicolas Sarkozy n’est-il pas en train de recomposer la droite et la gauche ? »

                            Mais bien sûr qu’il en a besoin ! Il est en train de s’encadrer, pour bien s’installer ! Dorénavant il n’y a plus de Droite, il n’y a plus de Gauche, il n’y a que la coalition qui est au pouvoir, c’était déjà la fin des principes démocratiques voilà l’aube de la dictature ! Sarkozy passera son mandat à dresser des barricades autour de l’Elysée, son gouvernement sans couleurs politiques ressemble à une escouade de casques bleus qui reçoivent toujours des consignes strictes : observer, s’interposer mais jamais intervenir !

                            La France d’en haut s’éloigne inexorablement de la France d’en bas, il y a entre elles une marée de casquettes tricolores !

                            S’il vous plaît changez la photo, mettez une matraque et un bouclier pour rendre un hommage précoce à Minus, stratège de la guérilla banlieusarde !

                            MOHAMMED.


                            • herbe herbe 28 mai 2007 21:21

                              Juste un petit « warning » que l’on peut trouver ici :

                              http://www.volle.com/opinion/intelligence.htm

                              extrait :

                              « Les qualités qu’il faut posséder pour exercer le pouvoir ne sont pas en effet les mêmes que celles qui avaient été nécessaires pour le conquérir : il se révèlera souvent que l’homme que l’on disait « intelligent » et « énergique » n’était qu’habile et violent (il existe des exceptions : Louis XI, Catherine de Médicis, Henri IV, Richelieu, Talleyrand etc.). »


                              • moebius 28 mai 2007 21:36

                                Combien de guerre a gagné Sun Tzu, ses victoires sont philosophiques. L’auteur prete trop de finesse à la statégie de Sarkosy. On a plutot le sentiment que c’est l’absence de recul, la rapidité de décision, l’intuition, l’impatience, l’urgence, l’improvisation bref le manque de reflexion et de calcul qui lui on permis la victoire... en tout cas rien de chinois la dedans...


                                • pixel pixel 28 mai 2007 22:24

                                  La victoire fascine et la légende s’installe quand les vaincus idéalisent la force leur vainqueur pour se grandir en retour et par la même se consolent.


                                  • Y. DESGREES 28 mai 2007 22:45

                                    Bonne idée que ces citations appropriées de Sun Tzu : je partage votre opinion, bien résumée par la fin de votre intéressant article : « tout l’art de Nicolas Sarkozy est justement d’avoir compris que la France était mûre pour redessiner ses frontières politiques » ... Il était grand temps qu’arrive cette ouverture... et peut-être beaucoup de constructives réconciliations ! YDdL


                                    • Emile Red Emile Red 29 mai 2007 12:11

                                      Il n’a rien redessiné, il a juste largué quelques pâtés pour camoufler les traits, une bonne gomme en viendra à bout.

                                      Il n’a rien du génie et tout du faussaire, sa peinture sent les solvants et tout laisse penser qu’elle craquera au séchage, il n’y aura plus qu’à gratter.


                                    • Florence Signoret Florence Signoret 29 mai 2007 01:08

                                      Bravo pour cet intéressant article. Bonne analyse de l’auteur. Nicolas Sarkozy, que l’on aime ou pas, a su stratégiquement se servir des restes politiques qu’il avait en face de lui : la candidature, à gauche, d’une femme innovante, certes, moderne et rebelle pour un parti en rénovation, certes, mais très isolée, s’étant sabordée toute seule avec un trop plein de critiques virulentes envers son adversaire, totalement impassible, la laissant se discréditer par rapport à son initiale volonté de ne jamais s’abaisser à la critique et à la haine, au début de sa campagne socialiste. Elle aurait du, effectivement, mettre discipline et autorité dans son propre camps, qui, ce dernier, n’a cessé de la critiquer dès le départ, de la « descendre » à la moindre... Ascenseur pour l’échaffaud ! La proie était à la portée de Sarkozy, car déjà à moitié « assassinée » par ses « amis » politiques socialistes. NS n’a pas gagner face à elle, Ce sont les mammouths socialistes qui l’ont fait perdre... Néanmoins, la stratégie de NS d’utiliser les restes dispersés pendant et après la bataille a continué avec l’extrême habileté de « faire » ce que Bayrou a « proposé » lors de sa campagne, pour mieux le ligoter aux legislatives, ainsi que la gauche plus que jamais déroutée : un gouvernement d’ouverture (Kouchner, Besson, Jouyet) ou de ralliement, comme dirait Bayrou, plongeant ses détracteurs dans un cul de sac d’opposition d’idées, ne pouvant les laisser, par conséquent, que critiquer encore la forme de NS, ce qui le servira de nouveau...NS est un très fin limier, un vrai stratège, et joueur d’echec qui a mis échec et mat à la « Dame aux roses fânées »... mais en aucun cas, il n’est le « Roi » de la partie, ni au sens propre, ni au sens figuré, car comme le rappelle pixel, nous sommes bien en démocratie (Demos : peuple, kratos : autorité = autorité du peuple, ce qui s’est effectivement produit via le système électoral : pas de royauté, d’autocratie, d’oligarchie, ni de despotisme dans cette histoire, ou ce moment de l’Histoire) ; ensuite il n’est pas le Roi, au sens figuré, car si il bénéficie d’un « état de grâce » dans ses premiers pas présidentiels, comme dirait Niamastrachno, on attend le veni, vedi, vici...


                                      • Hume Hume 29 mai 2007 01:26

                                        Le veni, vidi, vinci

                                        Ce s’est pas encore Victor Hugo Nicolas Sarkozy smiley


                                      • morice morice 29 mai 2007 01:25

                                        Faudrait arrêter de confondre esbrouffe et politique. On a plus de jogging que de décisions importantes à ce jour. Et ça risque d’être comme ça pendant cinq ans. Je serais du président, je me ferais sponsoriser mes baskets. Ça serait déjà ça de moins sur la facture des français. Nicolas Sarkozy n’a pas et n’a jamais eu d’autre programme que lui-même, il serait temps de s’en rendre compte. Lui, c’est plutôt l’empereur GUI de la dynastie Xia.


                                        • Thomas Thomas 29 mai 2007 13:02

                                          L’esbrouffe et la démagogie en politique payent souvent bien plus que l’éthique ou l’honnêteté.

                                          Force est de constater que NS est un animal politique. Car il est encore bien plus méritant de s’imposer avec du vent qu’avec du concret.

                                          Le bon vendeur est celui qui peut vendre un mauvais produit. Pour vendre un bon produit, n’importe quel vendeur fait l’affaire.

                                          Et NS est un excellent vendeur. Il a réussi à faire voter pour lui des gens qui auront à souffrir de ses mesures.


                                        • Christoff_M Christoff_M 29 mai 2007 01:40

                                          Je crois que derrière la mascarade de façade cette élection était organisée de toutes pièces comme la nomination d’une adversaire de façade comme ROYAL et que depuis longtemps dans l’ombre des réseaux et des cercles d’intérêts avaient désignés Nicolas SARKOZY... ne pas s’étonner de la présence de BAUER au coté de SARKOZY et bientôt surement de Mr ATTALI comme conseiller alors que celui-ci était conseiller spécial de François Mitterand...



                                          • La Taverne des Poètes 29 mai 2007 07:49

                                            Tous en tremblent, tous en tremblent, ouiais ! ouiais ! Le Gauchemar en marche.


                                          • Christoff_M Christoff_M 29 mai 2007 07:48

                                            Pour qu’il y ait une guerre, encore faut il avoir un ADVERSAIRE !! or vu les lacunes et le manque de propositions du PS, la zizanie à la tête de ce parti, et la lâcheté de bcp de députés plus occupé à viser une place, pas besoin d’être un stratège pour gagner dans ces conditions...

                                            Le dernier à avoir bénéficié de telles conditions au moment de son élection était Mitterrand en 1981...


                                            • La Taverne des Poètes 29 mai 2007 07:54

                                              Vous savez raison de ramener la victoire de Sarkozy à sa véritable valeur : la victoire sur une gauche en déroute à 36 %, une stratégie d’éléphant dans un magasin de porcelaine, une complaisance active des médias, la puissance des groupes d’intérêts, le renfort recherché de l’Extrême-droite, les ralliements serviles...

                                              Sarkozy n’a rien d’un stratège intelligent. Le prendre pour un maître de guerre est tout simplement risible.


                                            • La Taverne des Poètes 29 mai 2007 08:19

                                              Sans oublier ce qui a fait perdre aussi l’adversaire de Sarko : le fait pour celui-ci d’être une femme. La droite, très machiste, n’est pas prêt d’admettre une candidate femme. Marine Le Pen n’a pu se présenter et c’est le patriarche sénile qui est allé au feu tant on savait d’avance que les lélecteurs du FN sont machistes. Sarkozy a écarté en la ridiculisant proprement la candidature d’Alliot-Marie aux fausses primaires de son parti qui est à sa botte. Il l’a mêmem crédité du sobriquet de « salope » depuis l’affaire Clearstream. Mais dans l’électorat, en général, une partie des électeurs n’éteient pas prêts à voter pour une femme.

                                              Le pitoyable, le dérisoire stratège qu’est Sarkozy ferait pleurer de rire le moindre historien qui sait regarder !


                                            • Emile Red Emile Red 29 mai 2007 12:19

                                              Vous oubliez La Taverne que ce qui l’a fait gagner aussi ce sont les innimitables clowns du centre étalé de tout son long dans le déni d’acte politique avec le vote blanc ou l’abstention, quand on ne parle pas du ralliement couard, à l’image d’un Morin.


                                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 07:53

                                              L’art de la guerre n’est pas tout à fait l’art de la politique en démocratie, à moins de réduire celle-ci à la conquête, nécessairement éphémère, du pouvoir.

                                              Que NS veuille se prémunir à l’avance contre le risque démocratique der l’alternance en divisant l’adversaire est de de bonne guerre, cela peut marcher sur le moment, mais quant à la ligne politique susceptible de lutter contre les injustices et les inégalités en faveur de la majorité sociologique de notre pays, c’est une autre affaire.

                                              Il suffit de constater que la politique fiscale de NS, laquelle concerne le nerf de la guerre en politique, est la plus cyniquement à droite possible, à savoir la plus favorable aux plus fortunés aux dépens des services publics (ex : santé et éducation) qui profitent à la majorité pour savoir que ce jeu de l’illusion et que cet art de la guerre dans un système despotique, utile pour la conquête du pouvoir, ne suffira certainement pas pour le conserver..

                                              Décidément le conflit entre la droite et la gauche ou entre une vision régulatrice (entre autre par l’impôt) de la vie sociale en vue de la réduction des inégalités et une politique de droite qui prétend faire du développement des inégalités une condition du progrès de tous (tu parles Charles !) n’est pas prêt d’être effacé ..Et c’est tant mieux pour la démocratie.

                                              Et s’il ne peut plus temporairement s’exprimer dans les urnes, il le fera, comme toujours, dans la rue...


                                              • La Taverne des Poètes 29 mai 2007 08:01

                                                Vous avez raison, nous verrons ce que vaut Sarkozy dans la vraie guerre : cellel qu’il faut mener contre les fléaux qui minent notre pays : pauvreté, exclusion, chômage, avenir bouché de la jeunesse...Pour l’exlusion cela commence mal avec les quatre franchises de remboursement des soins. On dirait que sa guerre consiste à placer à la tête des combats les plus pauvres comme chair à canon. C’est bien pour cela qu’il a nommé Hirsh au gouvernement, c’est pour pouvoir réformer rapidement au détriment des exclus. Hirsch se contentant de râler pour la forme tout en participant activement à l’oeuvre sarkozienne. Puis quand il démissionnera, les choses seront figées dans le marbre. Sarko profite aussi de la faiblesse actuelle du PS divisé et de l’endormissement de syndicats par la promesse du Grenelle social et quelques concessions. (mais il est vrai que les syndicats se préoccupent des travailleurs et pas des exclus...)


                                              • La Taverne des Poètes 29 mai 2007 09:29

                                                Je préférerais voir le Modem s’allier aux socialistes modérés que de le voir céder un centimètre de terrain au maître de l’Elysée qui entre en campagne aujourd’hui comme chef de parti alors qu’il serait de se devoir d’être au-dessus des clivages partisans, alors qu’il a déclaré qu’il était le président de tous les Français. Encore faudrait-il évidemment que le PS accepte de s’allier au Modem, ce qui ne sera pas le cas car il voit en celui-ci la « droite dangereuse », expression qui a pour but de faire plaisir à l’Extrême-gauche mais qui a permis de contribuer à porter Sarkozy à l’Elysée. Le PS verra demain ce qu’est la droite vraiment dangereuse...


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 10:12

                                                Le lutte passe en effet à l’intérieur du PS, mais vous ne pouvez pas décider à l’avance et surtout pas de l’extérieur, quel courant du PS va l’emporter.

                                                Tout ce que je peux vous dire c’est que cette lutte a plus de chance d’aller dans le sens que vous souhaitez que vers l’extrême gauche.

                                                Ou alors c’est, qu’en effet, l’exaspération violente créée par la politique de NS serait telle qu’elle ferait pencher la balance de ce côté ; mais j’ai des doutes : l’extrême gauche a démontré que sa prétendue victoire social-nationaliste en 2005 était sans suite...


                                              • TTO TTO 29 mai 2007 10:46

                                                J’ai voté non au référundum et soutenu, dès le début, Ségolène Royal dans les primaires au sein du PS. L’erreur à ne pas commettre, de mon point de vue, est de limiter le champ politique aux 45% d’électeurs ayant voté oui en 2005. L’enfermement actuel dans une approche privilégiant l’économie sur le politique et une logique binaire conduit à une impasse. Il faut ouvrir le champ des possibles en politique et sur le contenu (et là la critique et les propositions alternatives de la gauche de la gauche sont indispensables) et sur les acteurs (et là l’ouverture vers un MODEM tel que le positionne Bayrou est aussi indispensable). Royal a une très bonne intuition de tout cela grâce à sa vision d’abord globale avant d’être analytique. http://tto45.blog.lemonde.fr


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 13:54

                                                . La question du non a référendum a révélé une coupure fondamentale, à gauche, entre ceux qui veulent le repliement sur le pré-carré national sous prétexte de politique sociale et ceux qui savent qu’une plus grande intégration politique et donc sociale en Europe est indispensable pour réguler le capitalisme mondialisé chez nous et aussi ailleurs ; entre ceux qui accepte l’économie de marché quitte à la socialiser (« économie sociale de marché ») et ceux qui veulent une économie peu ou prou étatisée.

                                                Mais je pense que la déroute des forces dites anti-libérales et l’élection de NS lors des présidentielles ont manifesté que beaucoup d’électeurs du non ont compris dans quelle impasse leur prétendue victoire a mis notre pays.

                                                Ce qui veut dire qu’ils ont donné carte blanche à NS pour nous sortir du bourbier sans avoir la désagrément de se déjuger. Si vous avez une meilleure interprétation de cette apparente contradiction électorale à nous donner , je suis preneur.

                                                Il est donc à mon avis absurde de penser que l’on pourrait réunir les partis de F.B et de O.B dans un même projet politique. Autant marier l’eau et le feu....

                                                Mais je pense que le dépassement du oui et du non voulu par le PS ne s’est pas produit et ne se produira que lorsque le PS osera rejoindre tous les partis européens de gouvernement et forces syndicales de gauche sur la question de l’intégration politique -et par conséquent, à terme sociale -car celle-là est la condition première de celle-ci- de l’Europe.

                                                Vouloir une constitution socialiste de l’Europe c’est ne pas vouloir d’Europe politique du tout ! L’échec de la prétendue victoire du non dit de gauche le démontre sans ambiguïté !


                                              • TTO TTO 29 mai 2007 15:40

                                                Votre analyse du non au référundum est beaucoup trop sommaire et statique. C’est après une campagne avec un travail politique remarquable que le non l’a emporté. Ni le non, ni le oui n’apportait de réponse satisfaisante. Il s’agissait de pari par rapport à une aventure humaine formidable. Devait-on prendre, ou non, le risque d’envoyer un message fort pour modifier une trajectoire qui nous éloignait d’une europe politique par une approche idéologique du marché et de la concurrence ? Plus de la moitié des électeurs de gauche et du PS ont fait ce pari. Royal a bien compris que cela n’instaurait pas une coupure mais traduisait un fort désir d’être acteur de ce qui se construit. La vision globale et dynamique de la politique c’est ce qu’elle nous apporte là où ses collègues masculins ont une approche analytique et réductrice. http://tto45.blog.lemonde.fr


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 18:25

                                                La suite a montré que ce pari, ce qui était prévisible, a été perdu pour la position du non dite de gauche et qu’il a surtout profité à NS qui peut maintenant se passer de tout nouveau référendum avec l’accord de certains qui, à droite, avaient appelé à voter non et l’ont soutenu au deuxième tour.

                                                Il n’y avait aucune chance raisonnable de faire que le non à un TCE qui améliorait les traités antérieurs sur les questions institutionnelles et même sur celle des droit individuels et sociaux profite à une intégration politique et sociale de l’Europe dans un sens plus démocratique : il n’ y avait aucun plan B si ce n’est, aujourd’hui, celui du mini-traité de NS dont on ne sait même pas le contenu précis et qu’il veut faire ratifier par le parlement. .

                                                Dire non dans ces conditions ne pouvait que faire le jeu des nationalistes de tout poil et/ou de NS dont vous oubliez de dire qui n’a été majoritaire (et ne pouvait l’être) que par la collusion entre la gauche de la gauche et la droite de la droite : belle victoire en vérité !

                                                De plus ce que j’avais prévu à l’époque se confirme : ce non s’est transformé en un non à tout référendum sur cette question et probablement sur d’autres dans le mesure où il interdit sans rien proposer et donc ne dit rien sur ce qu’il y a lieu de faire. Il est toujours plus facile de trouver une majorité de non incohérente que de oui cohérente sur toute question politique ; or la politique doit aussi décider et pour cela dire impérativement oui à des décisions positives , c’est plutôt le rôle des représentants, plus qu’aux électeurs qui veulent souvent le beurre et l’argent de beurre ou désirent plus que ce qui est possible à ses dépens ou désirent par une même réponse en apparence des choses contradictoires(ex : Plus ou moins d’Europe) que d’assurer des décisions positives cohérentes...Les électeurs le savent et se sont aperçus que le fameux plan B n’était qu’un mensonge et je pense que c’est aussi pour cela que les représentants du non de gauche se sont effondrés au premier tour et qu’une majorité à voté pour NS au second tour, inversant le vote de 2005 ;

                                                Le PS a été victime de sa division interne lors du référendum et précisément du fait que la minorité a refusé de se rallier à l’avis de la majorité des adhérents de ce parti, pour faire alliance objective, toute honte bue, avec les pires souverainistes de droite et autres sociaux-nationalistes. Sans eux le non n’aurait jamais été majoritaire. Vous devriez le savoir et en tenir compte dans votre analyse.

                                                Il est toujours bon d’accepter d’avoir fait une erreur d’analyse, c’est à la condition que les partisans du non au sein PS la reconnaisse que ce parti pourra sortir de la crise dans laquelle cette erreur l’a plongé et se refonder dans le cadre des orientations générales et lucides du PSE et des formations syndicales européenne (la CSE).

                                                À vouloir avoir raison tout seul, on se condamne à l’impuissance dont seuls les adversaires peuvent tirer profit.


                                              • TTO TTO 29 mai 2007 19:08

                                                Il est trop tôt pour savoir si le pari du non est perdu. Quant à l’argument des voix de droite et de gauche mélées, cela vaut pour le oui et pour le non. Ce qui est sur c’est que la concurrence libre et non faussée qui n’existe nulle part ailleurs au monde n’est pas inscrite comme l’idéologie de base de l’europe. Quant à avoir raison tout seul, c’est faux, la procédure de ratification par les parlements ayant empêché l’expression de la grande majorité des peuples. Ce que les Pays Bas et la France, deux pays fondateurs, ont permis c’est une forme de rappel à l’ordre des élites nationales et européennes construisant et élargissant une europe en dehors de toute procédure démocratique. Je ne regrette pas mon non comme je ne regrette pas mon vote Royal. Ce sont des positions qui essaient de faire progresser en dehors d’un panurgisme généralisé qui nous conduirait au pire. Voir sur mon blog la note, adaptée de Jean-Pierre Dupuy : « Quand l’imitation généralisée crée des mondes déconnectés du réel ». http://tto45.blog.lemonde.fr/category/auteurs/jean-pierre-dupuy/


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 20:34

                                                Pas du tout d’accord avec vous : la droite et la gauche peuvent se mettre d’accord sur un texte de compromis qui définit les règles du jeu politiques et économiques en Europe (disons sociales-libérales) qui donne au jeu politique gauche/droite la possibilité de s’exprimer dans un cadre plus démocratique (règles du reste déjà en parties adoptées par la gauche et la droite gouvernementales) sans être forcément d’accord sur la politique européenne concrète, mais il n’ y a pas d’accord possible entre ceux qui veulent sortir de l’Europe et ceux qui veulent une Europe socialiste, sauf à sortir de l’Europe justement, car vouloir une Europe socialiste, sinon rien, c’est vouloir en fait sortir de l’Europe. Donc l’accord sur le non ne peut être que négatif (anti-européen) mais pas positif. C’est ce qu’ont compris nombre de français (y compris parmi eux quelques-uns qui avaient voté non) qui ont voté pour NS en pensant que sa position était le seule qui pouvait décoincer la situation dans laquelle le non avait mis la France.... Alors que le vote pour le PS laissait la question non résolue par une deuxième référendum qui aurait pu être négatif et enfoncer encore plus l’Europe dans la crise institutionnelle, donc dans l’impuissance face aux deux super-puissances que sont les USA et la Chine. Le temps presse en effet...


                                              • TTO TTO 29 mai 2007 23:13

                                                C’est une approche aussi dogmatique et rigide qui met réellement la construction de l’Europe en danger. Parmi les 55% de non, une majorité est favorable à cette construction, la mémoire de la Shoah est encore vive. Par contre ils ne veulent pas d’une Europe passoire qui laissent se mettre en place ou, pire, qui favorise une concurrence acharnée (pardon, libre et non faussée) entre peuples et individus ). Vous faites dangereusement fausse route à un moment où le libéralisme, en rendant l’homme de plus en plus superflu, reveille les éléments qui, en se cristallisant, ont conduit aux deux totalitarismes du XXème siècle. Nous avons du mal à tirer les leçons de l’Histoire. http://tto45.blog.lemonde.fr


                                              • Chichile Chichile 30 mai 2007 13:27

                                                Tto dit : « Parmi les 55% de non, une majorité est favorable à cette construction, la mémoire de la Shoah est encore vive. »

                                                Je ne vois pas ce que la Shoah vient faire danas la construction européenne, en tant qu’argument. M’enfin...

                                                Le non au TCE a été une énorme idiotie, à mon sens, voire même un contresens. Le tout bâti sur de la désinformation et la promesse bidon du plan B, dont on a vu qu’il n’existait pas. Il est à noter que cette presse que l’on dit vendue aux intérêts du capital, cette presse vendue à NS, manipulée et manipulatrice, cette presse, ces media même, qui ont encouragé le vote « oui » n’auront pas su traficoter les cerveaux des Français, pour leur faire prendre des vessies pour des lanternes, vu le résultat. Je digresse, là smiley

                                                Le « non » au TCE ne permet qu’un seul type de construction européenne, celui qui se fait tous les jours, l’économique, le marché, le capital. Rine de politique, rien de global, rien de social non plus.

                                                Il est donc impératif de rapidement proposer un ensemble d’institutions permettant au politique d’exister, et de doter l’Europe de moyens politiques. Penser que l’on devrait faire autrement, c’est espérer que les choses s’arrangeront d’elles mêmes.

                                                Quant à hurler à la trahison du vote « non », le TCE fait partie de ce que je considère comme trop important et complexe pour être laissé entre les mains des citoyens. Et non, je ne crois pas à la citoyenneté participative ; juste une esbrouffe démagogique.


                                              • TTO TTO 30 mai 2007 14:15

                                                La construction Européenne a été lancée pour éviter que se reproduisent des évènements comme les deux guerres mondiales, l’irruption des totalitarismes et l’horreur de la Shoah. En être aujourd’hui à un simple marché qui s’aggrandit est pour le moins très risqué.


                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 30 mai 2007 15:28

                                                Le dogmatisme consiste à refuser de voir les conséquences contradictoires de son choix vis-à-vis de son intention au nom de la pureté de ses convictions « socialistes ». L’Europe ne peut pas être socialiste, cela ne veut pas dire qu’elle ne puisse pas favoriser une approche social-démocrate ; ce qu’est fondamentalement le TCE dans les principes qu’il expose ; principes qui restent à faire appliquer et cela est du domaine de la lutte et des rapports de force politiques.

                                                Le dogmatisme idéaliste consiste à croire qu’un texte suffit à déterminer la nature plus ou moins sociale des décisions politiques, alors même que ce sont les luttes poltiques et sociales qui sont décisives pour faire avancer le progrès social et le contenu politique que l’on donne à l’application des principes du droit exposé dans un texte.

                                                Or le Non au référendum à objectivement renforcé la position de ceux qui en Europe, veulent (ex:RU) le simple prétendu libre-marché en bloquant toute intégration politique de l’Europe et donc le développement des luttes sociales à l’échelon européen , seul aujourd’hui pertinent.

                                                En enfermant le débat politique dans des frontières nationales obsolètes, il s’est coupé de toute marge de manoeuvre et de possibilité d’alliance dans l’UE. Les partis socio-démocrates et la CSE, à l’exception de la gauche de la gauche en France, piégé par son dogmatisme anti-marché révolutionnariste, l’ont compris. De toute manière cette prétendue gauche ne peut avoir aucune force d’action contre les autres forces de progrès. C’est ce que démontre leur effondrement aux élections présidentielles et ce qu’à compris la grande majorité des électeurs qui ont voté pour NS ou pour SR.

                                                Il n’ y a que les dogmatiques qui ne veulent pas voir leurs erreurs et mettent sur les autres la responsabilité de leur échec patent.


                                              • TTO TTO 31 mai 2007 09:10

                                                M’avez vous lu ou continuez vous simplement à réciter le même discours ? Où avez vous lu la mention de repli nationnal ? J’ai écrit le contraire. C’est une telle approche, une telle incapacité à entendre d’autres voix que la sienne qui a conduit au non français, au moins à gauche. smiley


                                              • pixel pixel 29 mai 2007 11:34

                                                Avec Royale vous allez répéter la même erreur.Vous n’avez pas compris qu’elle n’est pas fédérative et que c’est une des origine de sa (notre) défaite.


                                                • TTO TTO 29 mai 2007 11:53

                                                  Fédérer c’est bien mais sur quoi ? Il fallait et il faut continuer à prendre le risque Royal pour rénover la forme et le fond.


                                                • pixel pixel 29 mai 2007 14:49

                                                  J’ai voté non au référendum, voter Bayrou au premier tour et Royal au second.C’est ce cockail qu’il faut fédérer.


                                                • TTO TTO 29 mai 2007 15:32

                                                  D’accord mais en prenant le risque Royal.


                                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 18:26

                                                  Ce qui n’est pas très cohérent, vous le reconnaîtrez !


                                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 mai 2007 18:28

                                                  Je répondais à Pixel


                                                • pixel pixel 29 mai 2007 18:56

                                                  Le référendum pour plusieures raisons, mais la principale c’était la confusion des genres, constitution et traité. Bayrou parce qu’il pouvait battre Sarkosy s’il était passé devant Royale (on aurait eu les voix de centre droit) et Royale pour limiter la casse.Voilà le cheminement.Maintenant il faut créer un mouvement et peu importe son nom qui allie économie de marché et redistribution qui sans que ce soit les couches moyennes qui paye toute l’addition.Tirer au clair ce qui doit rester dans le giron de l’état et ce qui relève du secteur privé.


                                                • Céphale Céphale 15 septembre 2007 10:25

                                                  L’auteur de cet article a certainement compris que les primaires, à l’UMP comme au PS, ne sont qu’une farce. En effet, l’élection du président de la République donne un vrai pouvoir politique, alors que l’élection du candidat d’un parti ne donne qu’une apparence de pouvoir. Ségolène fut la risée de bon nombre de socialistes parce qu’elle ne leur faisait pas peur (voir La Fontaine : les grenouilles qui réclament un roi). La droite au contraire a suivi Sarkozy sans broncher parce qu’il faisait peur dans son propre camp (voir sa phrase : « je le pendrai à un croc de boucher »). Monsieur, je n’ai pas votre talent, mais J’espère que cette idée vous inspirera un nouvel article aussi intéressant. (Et je vais lire Sun Tzu.)


                                                  • citoyen citoyen 16 septembre 2007 11:25

                                                    Cher Céphale, que dites-vous ? vous n’avez pas mon talent ? vous vous trompez c’est moi qui n’est pas le votre ... vous résumez parfaitement l’affaire : la victoire de Nicolas Sarkozy, c’est la victoire du camp de la peur sur celui de la raison, et la gauche française s’est laissée embraquée sur le même navire, et nous citoyens, nous voilà enrôlés de force ... C’est ainsi en construisant une société sur la peur de l’autre, en glorifiant l’identité « nationale », en stigmatisant l’Autre, le migrant dont il est facile de laisser croire qu’il est la cuase de nombre de nos misères, etc... c’est ainsi que l’on construit une société capable d’envoyer ses « enfants » à la guerre contre un ennemi « tout désigné », en 1914 les Poilus se sont bien révoltés mais la rébellion a été matée, puis tue car tabou [rien ne doit permettre de démontrer que l’Etat ne travaille pas au bien du Peuple mais invente un intérêt commun supérieur aux intérêts individuels pour justifier « quelques » sacrifices] en septembre 2007, les Etats-Unis ordonnent au troisième d’une fratrie de revenir en son pays pour éviter le syndrome médiatique en direct du « soldat Ryan » !!!

                                                    Merci à vous, et courage pour ceux qui tentent de lutter contre cette pensée unique d’un genre trop connu

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