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Accueil du site > Actualités > Politique > Politique : le grand flou ?

Politique : le grand flou ?

C’est à n’y plus rien comprendre ! La gauche, la droite, le centre, les extrêmes, tout semble flou à qui s’y intéresse. Mais où sont donc les limites, les bords, les divisions , si chers à nos esprits rationnels ?

Respirons un bon coup, et souvenons-nous de la France politique d’avant 2002. Tout y était alors très simple. Deux grands blocs se faisaient face. A droite, il y avait le RPR et l’UDF, l’un ouvertement gaulliste, et l’autre plutôt démocrate-chrétien (bien que les libéraux de Démocratie libérale en fissent alors partie). A gauche se trouvait la gauche plurielle (PS + PC + Verts) qui gouvernait paisiblement depuis 1997. Les extrêmes, bien que représentant 20 ou 30% selon les jours, étaient alors méprisés de toutes parts. Chirac empruntant des idées à Le Pen, c’était impensable, Jospin étudiant la possibilité d’un programme commun avec Laguiller, ça nous aurait tous fait rire.

Mais voilà, en seulement quatre ans et deux séismes, tout a changé dans notre petit hexagone. Il y a d’abord eu le 21 avril 2002, avec l’arrivée d’un leader d’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. Certes, les premiers responsables de cette situation, aussi folle qu’inconcevable jusqu’alors, sont bien sûr les électeurs du FN, mais les 10% ayant opté pour l’extrême gauche au premier tour ne sont pas sans responsabilité dans ce qu’il est naturel d’appeler un cataclysme. Et quel fut donc l’impact de cet événement sur notre nation ébranlée ? Il fut triple. Il y eut tout d’abord le fameux sursaut républicain qui a permis à Chirac d’être réélu avec plus de 82%. Il y eut ensuite de nombreux remords chez les sympathisants socialistes qui avaient voulu, par un vote extrême, pousser Jospin plus à gauche. Enfin, une dernière conséquence du 21 avril 2002 semble se dessiner à présent, conséquence qui n’est visible que depuis quelques mois, depuis le début de la nouvelle campagne présidentielle. Une nouvelle idée a dû mûrir lentement dans l’inconscient collectif ; le 29 mai 2005 a dû la réveiller brutalement. Cette idée la voici :

Les extrêmes sont fréquentables

Sarkozy, émérite nageur en eaux troubles, plongea sur cette idée le premier, tout d’abord avec quelques termes bien choisis (racaille, kärcher) pour tester l’opinion. Toute la droite l’applaudissant, il fonça alors pour reprendre à son compte les idées et formules du FN et du MPF. Il lui faut tout de même jouer un peu les acrobates, pour ne pas perdre la portion la plus modérée de son électorat, mais l’habile vieux routard de la politique ne se dégonfle pas, et nous sort de son chapeau, de temps en temps, une idée plus « centriste », comme le vote des immigrés, la discrimination positive, et quelques autres pirouettes. Mais les faits sont là : la droite, dorénavant « décomplexée », a changé de stratégie et flirte ouvertement avec l’extrême droite. Tout devient alors très flou pour son électeur classique. Où est donc passée la frontière, l’extrémité de son camp ? De Villiers, d’ailleurs, qui mène lui aussi une habile campagne, se proclame désormais défenseur de la République en danger. Ahurissant, non, pour un homme qui se disait ouvertement royaliste il y a quelques années encore ? Et pendant ce temps, le Pen essaie, grâce à sa fille, de recentrer son image.

A gauche, la situation n’est guère meilleure. Au PS.... Mais c’est quoi, le PS, d’ailleurs ? Plus personne ne le sait vraiment. Logiquement, un parti social-démocrate, si on en croit les résultats du dernier congrès socialiste qui a vu la courte victoire de la motion emmenée par son premier secrétaire, François Hollande. Mais si on se réfère au vote majoritairement contre le TCE des sympathisants socialistes le 29 mai dernier, le parti devrait être beaucoup plus à gauche que cela. Dernier point, et non des moindres, qui voit-on en tête des sondages comme présidentiable socialiste ? Ségolène Royal, qui ne cache pas ses sympathies envers le très libéral premier ministre britannique Tony Blair. Tout se complique vraiment. Rajoutons aussi le fait que le PS commence à peine à travailler sur son programme, qu’il ne le dévoilera que cet été, et qu’il ne choisira son candidat qu’à l’automne, et nous voilà donc avec une myriade de sympathisants socialistes déboussolés.

Mais le PS ne représente pas toute la gauche. Qu’en est-il de l’extrême gauche, qui a grandement bénéficié des séismes de 2002 et 2005 ? Certains parlent d’une candidature unique du non de gauche. On évoque même le nom du très populiste José Bové pour réunir toutes les « espérances » de ceux qui veulent un autre monde (les altermondialistes). Mais chaque parti tire la couette de son côté, l’union semble donc difficile. Si on rajoute à cette soupe incompréhensible les "nonistes" du PS, emmenés par Fabius ou Emmanuelli, qui essaient de récupérer quelques électeurs marxistes et trotskystes çà et là, les Verts qui, comme par habitude, ne savent pas grand-chose, à part qu’ils sont contre le nucléaire et les OGM, et le PC qui, tel un fantôme, est invisible mais présent, on se dit qu’il n’est pas plus aisé de comprendre la trajectoire de la gauche que celle de la droite.

Reste dans ce nouveau paysage de kidnapping d’idées permanent, de séduction obscène, et d’alliances contre nature, un petit parti qui résiste, emmené par son leader tout à la fois modéré et intransigeant : l’UDF. Un alien, dans notre paysage politique ! Et les positions de François Bayrou sont claires et lisibles, sur la construction européenne, la réduction de la dette publique ou la réforme du système social. Oui, mais voilà, Bayrou est à côté de la plaque. Ou plutôt, il se trompe de pays ou de moment. Si l’Italie et l’Allemagne ont choisi des gouvernements centristes, la France ne le fera certainement pas en 2007, et ce malgré le fait que beaucoup de monde partage nombre des idées défendues par l’UDF. En effet, le 21 avril 2002 est, dans l’esprit de tous les modérés de France, l’horreur absolue. Or ces modérés représentent l’électorat potentiel de l’UDF, et nul besoin d’être devin pour avancer qu’ils choisiront massivement de voter PS ou UMP en pensant éviter une nouvelle catastrophe.

Voilà donc la situation politique actuelle, situation plus fragmentée et floue que sous les IIIe et IVe Républiques. Peut-être faudra-il songer à une réforme institutionnelle pour rendre tout cela plus lisible, comme l’avancent déjà des voix de plus en plus nombreuses à gauche comme à droite ? Mais quelle réforme ferions-nous alors ? Passerions-nous à un système présidentiel, comme le veut Sarkozy, système qui devrait re-bipolariser la vie politique comme aux USA, avec deux partis très idéologiquement flous regroupant, chacun, modérés et extrémistes, ou opterions-nous pour le parlementarisme pur et dur, cher à Arnaud Montebourg, avec un parlement élu à la proportionnelle qui nous rapprocherait davantage de la situation de nos voisins italiens et allemands ?

Mais peut-être que la solution est ailleurs, cachée dans quelque détail flouté par l’ambiguïté de notre situation politique... d’où le besoin d’un bon opticien.


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179 réactions à cet article    


  • nantor (---.---.131.113) 28 avril 2006 10:12

    Très bonne analyse.

    Comme quoi avoir la tête dans les étoiles n’empêche pas une bonne vieille analyse terre à terre (clin d’oeil à l’astrophysicien...).

    Je pense qu’un président de la république est là pour donner une direction à un pays, pour regrouper et emmener les énergies autour d’un projet commun.

    Un des problèmes de fond c’est qu’un tel leader charismatique, ayant une vraie vision du monde de demain n’existe pas aujourd’hui.

    Nous devons donc nous résigner à voter pour des gestionnaires du quotidien (gouverner à horizon 5 ans sous la pression médiatique quotidienne, c’est du très court terme ...). Là il faut donc juger sur les programmes.

    Mais ils sont où les programmes ???


    • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 10:24

      « Comme quoi avoir la tête dans les étoiles n’empêche pas une bonne vieille analyse terre à terre (clin d’oeil à l’astrophysicien...). »

      Mort de rire de chez mort de rire !


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 10:32

      « Un des problèmes de fond c’est qu’un tel leader charismatique, ayant une vraie vision du monde de demain n’existe pas aujourd’hui. »

      - C’est un des problèmes de notre système politique. Il ne fonctionne pas sans leader charismatique. Le parlementarisme serait peut-être une réponse à cette absence.


    • roland (---.---.241.204) 1er mai 2006 11:27

      On n’est plus au temps des rois ou des publicitaires non ? Ce n’est pas d’un grand leader charismatique qui se « vendrait » comme une savonette dont on a besoin, c’est d’un mouvement social des masses citoyennes, avec des buts et un programme !


    • corine (---.---.184.66) 13 juillet 2006 01:41

      les programmes, ils sont sur les sites internet des partis politiques. C’est evident, mais il ne faut pas croire que c’est à la television qu’on peut en prendre connaissance.


    • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 10:19

      « Il y a d’abord eu le 21 Avril 2002, avec l’arrivée d’un leader d’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. Certes, les premiers responsables de cette situation, aussi folle qu’inconcevable jusqu’alors, sont bien sur les électeurs du FN... »

      Je me souviens du 21 avril, comme si c’était hier... Je n’ai pas cru une seule seconde à la deuxième position de Le Pen. Même les gueules catastrophées des caciques socialistes et gaullistes ne parvenaient pas à me convaincre. La crédulité n’est vraiment pas mon fort...

      Je me disais que, vers 2 plombes du mat’, les journalistes annonceraient que, tous comptes faits et refaits, Jospin l’emportait de 40’000 ou 50’000 voix. Sur quoi, peu après minuit, je suis allé me coucher. Pour découvrir, vers six heures le lendemain matin, que Le Pen l’avait bel et bien emporté sur le trotzkyste de Saintegabelle...

      Avec le réalisme qui ne me quitte jamais, je me dis alors que tout cela ne servirait strictement à rien, que ce n’était qu’une anecdote dans l’histoire de la France socialo-chiraquienne... En Suisse, quand une forte minorité s’exprime, le gouvernement en tient compte. En France, ça ne se fait pas.

      Si bien que je savais que tout ce qui avait été dit la veille, par eux-mêmes, sur la prise de conscience des hommes politiques, face au « cataclysme » n’était que du vent, du vent, du vent... Bien entendu, j’avais raison. Rien ne s’est passé, aucune leçon n’a été tirée, aucun engagement n’a été tenu, aucun résultat n’a été enregistré.

      N’empêche que je suis estomaqué quand je lis que les électeurs du FN sont responsables de la présence de Le Pen au second tour 2002 sont ses électeurs !

      Et les hommes politiques coupables de l’état d’une France qui conduit 5,5 millions d’électeurs à voter pour les deux candidats d’extrême droite, ils ne sont responsables de rien du tout, eux, M. Meilland ? Pas des 5,5 millions de Le Pen au deuxième tour ?

      Ni des 7,5 à 8 millions de voix, voire davantage, que les candidats de l’opposition nationale recueilleront en 2007 ? Vous prenez vos lecteurs pour des c..., ou pour quoi ? C’est bien joli, l’astrophysique, mais il faut regarder par terre, au moins de temps en temps !


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 11:35

        Et pourquoi les 18% d’électeurs de Le Pen auraient des droits supérieurs aux 82% autres ????


      • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 12:24

        bright, Je reviens sur votre réponse. Vous écrivez : « il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat... »

        Mais, trop souvent, il n’y aucun débat possible.

        Vous-même, par exemple, et peut-être sans vous en rendre compte, vous fermez implicitement toutes les portes.

        Vous attribuez le « désastre » du 21 avril à la multitude de candidatures, au matraquage de sondage, à des manipulations médiatiques... mais vous n’avez pas un mot pour ces millions de Français qui votent Front national, parce qu’ils en ont marre de la surpopulation étrangère ;

        pour ces millions de Français, dont les effectifs s’étoffent encore au fur et à mesure qu’augmente la surpopulation étrangère. ou qu’elle donne l’impression d’augmenter.

        Parce que ce qui compte, en l’espèce, ce n’est pas la réalité, c’est la manière dont les gens la perçoivent.

        Et ce n’est pas en nommant un présentateur de JT ethnique ou en multipliant les présences de candidats de basané à noir foncé, dans les jeux les plus stupides des télévisions* qu’on leur donnera l’impression du contraire.

        Que ce rejet vous gêne au point que vous refusiez d’entrer en matière ne me dérange pas, mais ne parlez pas de débat. On débat sur ce qui est, et non pas sur des chimères qui arrangent l’un des interlocuteurs !

        * Il faut bien reconnaître, en plus, qu’ils ne se bousculent là où il faut un tout petit bagage de connaissances générales (Des chiffres et des lettres ou Questions pour un champion, il y en a sans doute d’autres, mais je ne les connais pas), vous croyez vraiment que les gens ne le remarquent pas, qu’ils sont complètement dupes ?


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 12:57

        Du Scipion dans le texte : analyse basée sur le ’moi je pense’ et absolument rien d’objectif...

        Je connais certains électeurs du Front National. La plupart n’ont jamais eu aucun problème avec le moindre étranger, ni avec le moindre musulman. Mais des gens qui psychotent, qui ont peur, parce que quelques ’biens-pensants’ s’amusent à propager la théorie du ’Ils vous piquent votre emploi’ ou ’Ils vous piquent vos allocs’ (le FN des années 80), à carrèment : ’Ils viennent islamiser la Répblique’ (Signé le neuneu de Vendée, où il y a autant de musulmans que d’inuits...). Ce raisonnement à la con, je pourrais l’appliquer facilement. Il suffit de dire une évidence ’100% des islamistes sont musulmans’ pour en conclure une stupidité : ’100% des musulmans sont des islamistes’. C’est comme si je disais : ’100% des forumers nommés scipion sont Suisse’ pour en conclure ’100% des Suisses pensent comme Scipion’ (ce dont je doute, ayant moi-même des amis suisses). C’est la mécanique du raisonnement que vous avez toujours appliqué, Scipion, et la mécanique classique de l’extrême-droite, partir d’un fait objectif (les classes le splus pauvres sont plus colorées que les plus riches) pour en faire des analyses grossières, comme dans le cas de l’affaire du petit Joe, tué par des Polonais pour son MP3, et non par des arabes pour une question raciale. Des trucs tellement simple qu’on les oublie...

        Vous espérez convaincre du monde avec vos théories. Mais elles sont tellement basées sur des raisonnements à la va-vite, reposant sur du creux, sur l’obsession d’avoir toujours raison qu’elles sont assez facilement démontables. Vous ne vous en rendez pas compte. Mais je pense que la plupart des lecteurs, même ceux qui pourraient être politiquement proches de vous devraient s’en rendre compte. Finalement, c’est en cela que je vous apprécie bien, scipion, sans vous en rendre compte, vous êtes plus un ’boulet’ pour l’extrême-droite qu’un allié précieux...


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 10:25

        « N’empêche que je suis estomaqué quand je lis que les électeurs du FN sont responsables de la présence de Le Pen au second tour 2002 sont ses électeurs ! »

        - Effectivement en démocratie on est responsable de son vote. (il n’y a ici aucun jugement de valeurs)

        « Et les hommes politiques coupables de l’état d’une France qui conduit 5,5 millions d’électeurs à voter pour les deux candidats d’extrême droite, ils ne sont responsables de rien du tout, eux, M.Meilland ? Pas des 5,5 millions de Le Pen au deuxième tour ? »

        - Les hommes politiques ne sont responsables que de leurs paroles et de leurs actes. Ils ne sont pas responsables du vote des citoyens, même s’ils l’influencent évidemment.


        • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:54

          En d’autres termes, coupables mais pas responsables...

          Ou responsables, mais as coupables.

          Un grand classique de la politique française...


        • (---.---.117.205) 28 avril 2006 15:28

          @Scipion

          Mais oui mais oui.

          Tu serais bien du genre à rendre coupable un fabriquant de voiture parce que tu t’es pris une amende pour exces de vitesse sur l’autoroute.

          Quand on vote Le Pen c’est pour le mettre au pouvoir pas pour faire chier les autres.


        • bright (---.---.199.101) 28 avril 2006 10:44

          Monsieur Scipion je lis quotidiennement des articles sur agoravox et au hasard de ces lectures il m’arrive de vous lire.il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat par une contribution opportune.se contenter d’affirmer que l’article est idiot ou pire que son auteur est un crétin ne présente aucun intéret.pour en revenir au sujet de l’article, sans etre politologue, il ne fallait pas être aller voir la Phytie pour imaginer le scénario catastrophe du 1er tour : multitude de candidatures, matraquage de sondage, manipulations médiatiques..et comme l’histoire ne nous apprend rien...je crains le pire pour 2007


          • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:14

            « ... le débat par une contribution opportune.se contenter d’affirmer que l’article est idiot ou pire que son auteur est un crétin ne présente aucun intéret. »

            Mais je pense que c’est une contribution opportune que de mettre en évidence que des millions de Français en ont marre de la dégradation, toutes causes confondues, de leur cadre de vie, et que plus on les ignorera, plus l’« extrême droite » cartonnera !

            Et ne vous ébaubissez pas des guillemets, pour moi, l’extrême droite, ce n’est pas Le Pen, Villiers ou Mégret, l’extrême droite, c’est quelque chose qui repose sur des fondements doctrinaux, qui font totalement défaut aux trois nommés.


            • bright (---.---.199.101) 28 avril 2006 11:20

              et quels sont ces fondements doctrinaux ?


              • (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:51

                Je viens de dire qu’il n’y en a pas. Ni projet de société, ni weltanschauung, ni vision d’avenir...

                Pour de plus amples informations, voyez directement avec Le Pen, Villiers et Mégret.


              • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 12:27

                bright, Je reviens sur votre réponse. Vous écrivez : « il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat... »

                Mais, trop souvent, il n’y aucun débat possible.

                Vous-même, par exemple, et peut-être sans vous en rendre compte, vous fermez implicitement toutes les portes.

                Vous attribuez le « désastre » du 21 avril à la multitude de candidatures, au matraquage de sondage, à des manipulations médiatiques... mais vous n’avez pas un mot pour ces millions de Français qui votent Front national, parce qu’ils en ont marre de la surpopulation étrangère ;

                pour ces millions de Français, dont les effectifs s’étoffent encore au fur et à mesure qu’augmente la surpopulation étrangère. ou qu’elle donne l’impression d’augmenter.

                Parce que ce qui compte, en l’espèce, ce n’est pas la réalité, c’est la manière dont les gens la perçoivent.

                Et ce n’est pas en nommant un présentateur de JT ethnique ou en multipliant les présences de candidats de basané à noir foncé, dans les jeux les plus stupides des télévisions* qu’on leur donnera l’impression du contraire.

                Que ce rejet vous gêne au point que vous refusiez d’entrer en matière ne me dérange pas, mais ne parlez pas de débat. On débat sur ce qui est, et non pas sur des chimères qui arrangent l’un des interlocuteurs !

                * Il faut bien reconnaître, en plus, qu’ils ne se bousculent là où il faut un tout petit bagage de connaissances générales (Des chiffres et des lettres ou Questions pour un champion, il y en a sans doute d’autres, mais je ne les connais pas), vous croyez vraiment que les gens ne le remarquent pas, qu’ils sont complètement dupes ?


                • Jojo (---.---.255.244) 28 avril 2006 14:43

                  Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. La proximité de la Suisse ?

                  La trouille de l’autre est fantasmatique. C’est lorsque l’on connaît véritablement les gens que l’on en a le moins peur.


                • (---.---.117.205) 28 avril 2006 15:30

                  Tout à fait d’accord, c’est l’ignorance qui crée la peur.


                • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 17:12

                  « Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. »

                  Trop fastoche, vraiment !

                  Les Alsaciens ne veulent pas de ça chez eux.

                  Vous croyez vraiment que tous ceux qui combattent le FN ont eu un gestapiste, à demeure, ne fut-ce qu’une seule fois au cours de leur pitoyable existence ?


                • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 17:37

                  « Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. »

                  Trop fastoche, vraiment !

                  Les Alsaciens ne veulent pas de ça chez eux.

                  Vous croyez vraiment que tous ceux qui combattent le FN ont eu un SS à demeure, ne fut-ce qu’une seule fois au cours de leur pitoyable existence ?


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 17:39

                  Et pourquoi, vu que j’ai de ça chez moi et que je n’ai jamais rencontré le moindre problème...

                  Vraiment, mais vraiment de plus en plus facile à anéantir, les arguments du scipion...


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:39

                  Apparemment pour toi les ruraux alsaciens sont des ploucs qui ne se déplacent jamais.Je te conseille de faire un tour du coté de Strasbourg,Moulhouse,Colmar,Cernais etc...


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:51

                  Les pandores de la pensée verbalisent : Nicolas Sarkozy a parlé comme Jean-Marie Le Pen. Le président de l’UMP a invité ceux que « cela gêne d’être en France » à « quitter un pays qu’ils n’aiment pas ». Le Politburo a ressorti le slogan du FN des années 80 : « La France, aimez-la ou quittez-la » ; ou cette variante de Philippe de Villiers : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » Le patriotisme serait-il encore un délit ?

                  Le reconnaître : durant ces trente dernières années, Le Pen a pointé certains des bouleversements qui déstabilisent aujourd’hui la société, sa culture, son harmonie. Les électeurs le savent. Dans le même temps, le leader d’extrême droite a tout fait, par ses outrances, pour rendre son discours répulsif pour le plus grand nombre. Mais cette raison ne suffit plus à rendre indigne tout propos s’échappant de la novlangue.

                  Ce n’est pas Sarkozy qui choque, quand il s’exprime ainsi. C’est le PS qui est désespérant, quand il soutient la tyrannie des discours falsifiés. Ceux-là débusquent une xénophobie à tout propos, mais ignorent le racisme et l’antisémitisme de certains immigrés extra-européens. La gauche, qui n’entend que les sociologues qui flagellent la nation et encouragent les exigences des nouveaux venus, empêche la critique des revendications ethniques.

                  Oui, des « Français malgré eux » rejettent leur pays d’accueil. Ils étaient de ceux qui ont enflammé les cités ou terrorisé les jeunes manifestants anti-CPE. Quand le gouvernement annonce, lundi, vouloir instituer une cérémonie solennelle d’accès à la citoyenneté, il convaincrait davantage en imposant aussi un acte d’adhésion aux règles républicaines, voire des déchéances de la nationalité. C’est en bradant son identité que la France se fait mépriser.

                  Le gouvernement, humilié par la rue, a l’occasion de regagner une partie de son autorité avec le projet de loi qui veut restreindre les conditions d’immigration. Toutefois, les mêmes arguments qui l’ont fait fléchir hier - lutte contre la précarité et pour l’égalité des droits - sont affûtés par une gauche ragaillardie et bénéficiant, de surcroît, de l’angélique soutien des Eglises chrétiennes. Un deuxième recul serait une aubaine pour Le Pen. Les belles âmes veulent-elles le voir gagner ?

                  Adeptes du camouflage

                  Dans la série « Taisons ce qui nous menace » : l’unanimité contre Philippe de Villiers, coupable de mettre en garde, cette semaine, contre une infiltration islamiste au sein de l’aéroport de Roissy (Les Mosquées de Roissy, Albin Michel). Le PS l’accuse d’exprimer « une pensée de guerre civile » (Jean-Marc Ayrault), ou de n’être « désormais pas très compatible avec l’esprit de la République » (Julien Dray). Des médias jugent son enquête contestable, sans s’interroger sur leur propre apathie. Toujours ce goût pour camoufler les réalités qui dérangent.

                  L’attrait pour la dissimulation va bien aux falsificateurs. C’est avec bonne conscience qu’ils disqualifient toute lucidité concernant l’idéologie coranique et ses justifications du terrorisme. Ces censeurs illustrent l’esprit de « dhimmitude » (soumission à l’islam), qui s’observe dans une Europe ayant renié ses racines judéo-chrétiennes et qui oeuvre à un « nouvel ordre mondial euro-arabe », en discussion cette semaine à Paris : une politique magistralement dénoncée ces jours-ci par l’experte Bat Ye’or (Eurabia, l’axe euro-arabe, Editions Jean-Cyrille Godefroy).

                  Bat Ye’or : « Le rythme effréné de déclarations délirantes occultant l’islamisme (est) un clair indice de l’aveuglement délibéré des représentants de l’Union européenne. (...) Aussi le cynisme avec lequel ils s’entêtent à tromper leurs concitoyens relève-t-il d’un incroyable mépris à leur égard. On peut se demander si les ministres prennent leurs électeurs pour des ignares et des imbéciles ou s’ils n’ont plus d’autres alternatives que la soumission aux ordres des islamistes et de la Ligue arabe. »

                  La majorité des musulmans vit un islam modéré (la moitié des beurs nés en France vivrait avec une Française, proportion deux fois moindre chez les filles). Il n’empêche : le procès en islamophobie, porté contre ceux qui critiquent les versets ou hadith qui incitent les fidèles à guerroyer contre les non-musulmans, revient à occulter des dangers potentiels, que Villiers a raison de mettre au jour. Depuis, d’autres témoins admettent que Roissy compte des réseaux mafieux, des salles de prière clandestines, des groupuscules salafistes, etc. Broutilles ?

                  (...) Allégeance

                  L’absence de réaction de l’Etat aux insultes du président algérien Bouteflika, qui a accusé la France d’avoir « réalisé un génocide » identitaire : un bon exemple de notre allégeance, critiquée par Bat Ye’or dans son livre dérangeant, donc ignoré (lire plus haut).

                  Extraits du Bloc-notes d’Ivan Rioufol


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:52

                  Sarkozy se trompe de cible... (mais il n’est pas le seul !)

                  En reprenant de façon oppotune le classique slogan « aimez-là ou quittez-là », inventé par le FN, décliné depuis par le MPF, Sarkozy fait un appel du pied aux électeurs de droite, mais aussi à ceux de gauche de plus en plus nombreux à refuser la concurrence étrangère sur le marché du travail (et de l’aide sociale), la peur de sortir de chez soi, les insultes et le mépris affiché par des étrangers et des avec-papiers envers les autochtones.

                  Ne boudons pas notre plaisir, Sarkozy, même s’il parle plus qu’il n’agit (en fait il n’agit d’ailleurs pas du tout, ou alors pour promouvoir l’islam !), a le mérité de vulgariser un discours, et de libérer les Français de la chappe de plomb qui pèse sur eux depuis des décennies.

                  Néanmoins, comme le FN ou le MPF, Sarkozy se trompe de cible, ou plutôt il va vers la facilité. Dans un pays « normal », il ne devrait même pas y avoir un débat sur l’acceptation ou non des voyous immigrés ou Français de papier, qui crachent sur notre pays, notre drapeau, nos valeurs ou notre culture. Ces gens-là ne sont pas contents ? Ils niquent la France ? Qu’ils dégagent, vite, et ils verront s’ils peuvent se permettre les mêmes propos et le même comportement ailleurs.

                  Mais le danger n’est pas véritablement là, car ceux-là sont apparents, tellement visibles qu’ils servent en fait à cacher les autres, ceux qui aiment notre pays, mais pas avec sa culture et ses valeurs actuelles, bien plutôt pour celles qu’ils veulent nous imposer. La France, pour ceux-là, représente une terre de conquête, un territoire riche et offert qu’ils vont pouvoir raccrocher à la oumma, la communauté islamique mondiale.

                  Ils mènent une véritable lutte de conquête, maniant la takkia (le double langage) avec dextérité, se présentant comme des croyants pacifiques, alors qu’ils suivent à la lettre les consignes de leur « Mein kampf », le Coran. Et ce Coran les invite (ou plutôt leur impose) de convertir le monde à l’islam, rien que ça. Ils n’ont pas pour but de détruire et piller le pays, puisqu’il deviendra le leur. Comme Mahomet épargnant des tribus juives (ce qui ne l’a pas empêché d’en massacrer d’autres) pour qu’elles continuent à travailler les terres (lui aussi avait déjà constaté que ses condisciples étaient allergiques au travail et incapables de gérer seuls quoi que ce soit), nos nouveaux conquérants musulmans avancent dans l’ombre, occupant le terrain, grignotant les fonctions clefs, jusqu’au moment où ils pourront prendre le pouvoir, par le vote, la ruse ou la force, peu importe.

                  La seule solution, la seule issue est de refuser l’islamisation de notre pays, et donc d’interdire l’islam. Qu’on ne nous fasse pas le coup de la tolérance, seuls les collabos y croient, comme ces brochettes de prêtres incultes et d’évèques apostats, qui au lieu de donner des terrains pour y construire des mosquées feraient mieux de se préoccuper du sort des Chrétiens en terre d’islam... Interdire l’islam n’est pas compliqué, il suffit d’appliquer la loi sur les sectes, les lois qui répriment les appels au meurtre ou à la discrimination, ainsi que les lois sur les publications en particulier celle qui protège les mineurs.

                  Le mythe du Coran livre d’amour et d’un islam tolérant est le plus gros complot du siècle ! Un mensonge extraordinaire, qui parvient à perdurer alors qu’il suffit de le lire, d’acquérir quelques notions de base sur l’islam, et de constater par soi-même. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment un tel bobard peut exister, c’est tout simplement ahurissant !!!

                  Lutter contre l’islam, demander son interdiction, c’est de la légitime défense. Que l’on soit juif, chrétien, athée, femme, homosexuel, etc. on est une victime désignée aux musulmans. C’est la première fois qu’une civilisation entière est ouvertement, officiellement menacée, et qu’elle ne réagit pas, qu’au contraire elle se soumet sans même résister.

                  L’homme politique qui aura le courage de reprendre ce discours mettra certainement sa vie en péril, mais permettra peut-être de sauver des millions de personnes. Il tient en main les éléments, les arguments moraux et juridiques, il a déjà des troupes prêtes à le suivre et à le soutenir. Et même plus, je suis intimement convaincu qu’il a un boulevard vers le pouvoir politique qui lui permettra d’appliquer son programme. Il sera soutenu par des gens de droite, de gauche, par des gens de toutes confessions, par des intellectuels, par tous les immigrés devenus vraiment Français, et qui seront les premiers à connaître le sort des Harkis si l’islam triomphe... Tout ceci ne se fera pas en un jour, mais il s’agit du combat de la dernière chance...

                  Denis Greslin


                • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:08

                  si la France reste une république laïque, en appliquant les lois concernées, pourquoi y aurait -il problème ?

                  les francs-maçons ne sont-ils pas plus dangereux ?

                  Eux, d’ailleurs, sont déjà bien en place en france comme dans le monde entier ( Bush, Chirac notamment),avec les postes clés qu’ils ont su infiltrer.

                  Cette secte, car c’en est une, est acceptée par tous les mèdias nationaux,infiltrés eux aussi.

                  Le problème, c’est que ces gens là font du copinage, au PS comme à l’UMP. D’où les politiques similaires de dégradation des masses populaires ...depuis 30 ans !

                  Les Elitiste,illuminatis, comme ils aiment à se nommer, sont ennemis du populaire, ils préferent copuler entre-eux !

                  « Car, il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on compte » Je pense que ce sont eux les plus dangereux, mais bien entendu, je fais de la paranoïa, il n’y a pas plus de misère en france ou dans le monde depuis 30 ans...


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 2 mai 2006 14:23

                  Dangereux, ce type de remarques et ce double amalgame...

                  Oui, il y a des musulmans qui travaillent à Roissy. Tout comme il y a des musulmans qui travaillent dans les aéroports internationaux de Londres, Bruxelles, Francfort... Et comme il n’y a quasiment que des musulmans dans les aéroports internationaux du Caire ou de Ryiad... Faut-il y voir des risques d’attentats islamistes pour autant ??? Il faut être mesuré. Le risque zéro n’existe pas, et s’il est probable que les services de sécurité ait eu à intervenir à Roissy (comme dans n’importe quel autre aéroport) pour déjouer des risques d’attentats, on peut se demander de l’intérêt des raccourcis et des amalgames du vicomte (le fait d’embaucher des musulmans ne signifie pas que Roissy soit une cible ’facile’ pour les terroristes, bienb au contraire), et de l’intérêt de diffuser des documents relatifs à la sécurité nationale (et surtout, la question qui tue : si ces documents sont authentiques, comment ont-ils pu se retrouver dans les mains du vicomte ???).

                  Concernant la franc-maçonnerie, oui, il peut y avoir une méfiance importante dans la mesure où on ne sait que peu de chose de ce groupe de l’ombre, si ce n’est le principe de solidarité qui interdit par exemple en théorie à un juge franc-maçon de mener une enquête sur un autre franc-maçon. Mais faut-il vraiment blâmer entièrement ce que l’on ne connaît pas ???


                • (---.---.23.177) 28 avril 2006 12:34

                  C’est curieux, l’ideologie la plus meurtriere du vingtieme siecle n’est jamais consideree comme extreme ?

                  .


                  • frederic5 (---.---.117.249) 28 avril 2006 13:12

                    Je vais faire un pronostic pour le 2e tour de 2007, on en reparle dans un an. J’ai un peu scénarisé, pour ce ça soit un peu moins sec à lire.

                    Voilà : premier tour, Sarkozy se maintient de justesse au-dessus de 10% (en ce moment, tout le monde est persuadé qu’il va passer, mais c’est parce que chacun pense que les AUTRES vont voter pour lui, et que ça ferait bien plaisir à la presse, chouette un vrai héros sportif, et tout, qui parle comme eux).

                    Le 2e tour se jour entre Ségolène Royal (motif de vote : une femme, ça changera, les idées, on s’en fiche un peu) et José Bové (motif de vote : pour que ça change vraiment, le programme, on s’en fiche un peu).

                    La presse s’esbaudit sur le « séisme », le « choc », génial, de l’info bien chaude ! Alain Duhamel passe immédiatement sur toutes les chaînes et toutes les radios : il l’avait prévu, c’est normal, pas question de lui faire prendre sa retraite. Libé titre « Le Choc », Le monde titre « Le séisme », le Figaro titre : « Le cataclysme », Marianne titre « On vous l’avait bien dit ! », Match titre : « Sarkozy : la douleur », France-Soir Nouvelle Formule titre : « Scandale sexuel à la Mairie de Neuilly ».

                    Sarkozy, vexé comme un pou, annonce publiquement qu’il se retire défintivement de la vie politique et émigre à l’Ile de la Jatte.

                    Résultat : Ségolène passe, et nomme José Bové comme Premier Ministre pour faire l’union nationale, Jack Lang à l’Intérieur (à cause des sondages favorables à ce sympathique cacique), Montebourg aux Finances (pour qu’il se casse la figure) et Fabius aux Droits de Femme (pour l’emmerder). Aux législatives, l’UMP est réduit à 10% des députés, le FN est sorti du jeu comme d’habitude, le parti encore à peu près stable après le PS (30%) et les Verts (15%), c’est l’UDF, 10% (motif : parce que Bayrou, lui, il est honnête).

                    Première mesure : création d’un grand forum citoyen, appelé « La Foire aux Idées », ou tout le monde est appelé à donner son avis sur la marche à suivre. Après deux ans de consultation, on impulsera des vraies réformes, en attendant, on reste dans le « ni-ni », par référence à l’ancêtre Mitterand.

                    Sarkozy revient de l’Ile de la Jatte après 15 jours, et finalement, apès un vaste mouvement de sympathie de ses trois amis proches, il lance un nouveau parti, l’ UNP (Union pour Nicolas Président), destiné à « rassembler les forces de progrès pour une France gagnante ».

                    Juillet 2007 : émeutes en banlieue à Garges-les-Gonesses, 500 voitures flambent en un weekend. Ségolène est en vacances, Jack Lang salue l’initiative dansante et festive des jeunes de la France multiculturelle. José Bové envoie la troupe mater les petits indisciplinés.

                    Après, après avoir radié 0,5% de chômeurs, on lance le « Contrat Nouvelle Donne à l’Embauche Non Discrimnatoire » (CNDEND), qui réduit instanément le taux de chômage de 0.5%. Le gouvernement est fier d’avoir amélioré le sort de la France.

                    Bouygues rachète 45% de France Telecom et 35% de GDF. TF1 titre au 20 h : « La France qui gagne : le privé, c’est bien ». Montebourg assure l’honnêteté et l’objectivité du contrôle de la transaction, bénie par Bruxelles. On s’aperçoit malheureusement qu’il est lui aussi cité dans le dossier Clearstream, mais on l’avait oublié.

                    Après, ils s’engagent dans la guerre en Iran et en Corée du Nord, mais c’est une autre histoire.

                    Il est pas beau, mon « séisme » ?


                    • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 13:22

                      Non seulement il est beau, mais il est surtout extrêmement drôle smiley.

                      J’aimerais voir la tête de ceux qui se sont réjouis un peu trop vite le 21 avril au soir si votre deuxième tour se produisait... Mais, d’un autre côté, j’espère que si on a encore un deuxième tour bidon, le président élu démissionnera pour reconvoquer une élection, parce qu’on a vu le merdier qu’un deuxième tour bidon pouvait provoquer par la suite...


                    • frederic5 (---.---.117.249) 28 avril 2006 14:13

                      Alors là, aucune chance ! Lâcher le pouvoir, quand on a la main sur le manche, et après tous ces efforts pour y parvenir ?

                      En me relisant (merci pour votre compliment, au passage), je me suis rendu compte que ce n’est pas si farfelu que ça, finalement... C’est même crédible !


                    • nantor (---.---.131.113) 28 avril 2006 14:54

                      Enorme !


                    • Kelsaltan (---.---.178.45) 28 avril 2006 15:07

                      Très drôle...


                    • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:19

                      je le trouve très bon !

                      c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui : du vent, rien que du vent. On n’attaque pas les vrais problèmes:les politiques muselés par Bruxelles qui suit les directives de l’Organisation Mondiale du Commerce, donc de BUSH.

                      L’OMC prévoit depuis plusieurs années, la rentabilisation des biens ET DES SERVICES (services publics, hopitaux,éducation,...) et nos chers politiques d’obéir, aveuglément (?).

                      Il serait effectivement intéressant de savoir leurs véritables motivations...

                      Ah ! oui ! c’est vrai il y a la mondialisation, inéluctable et obligatoire !

                      Et mon derche ! c’est du poulet ?


                    • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 13:27

                      Le but des politiques, chacun à sa manière, est d’opprimer, de spolier toujours davantage, et de traquer les dernères libertés des exclus de La République, par fidélité au lobby auquel ils ont fait allégeance !


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 14:01

                        M. Milan, vous avez oublié ’sioniste’ dans votre texte...

                        C’est amusant ça, mais vous avez raison : c’est hallucinant le nombre de scientifique qui font allégeance à Einstein ! C’est dingue ! Heureusement que Dieudonné a laissé tomber Elie Semoun, il aurait pu lui aussi finir sioniste... Vous vous rendez compte que, à l’image de scipion, vous ne donnez absolument envie à personne de voter pour celui que vous défendez ????


                      • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 14:36

                        Je sais, pour être « quelqu’un de bien » et avoir quelques droits, il faut « bouffer du musulman » à chaque mot et « brouter les autres », à chaque inspiration !!!


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:17

                        Ce que vous me brouter M. Milan, c’est autre chose...

                        Au passage, je conchie ceux Je ne mange ni hallal, ni cachère, et surtout pas karcher smiley


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:18

                        Pardon : je conchie ceux qui veulent bouffer du musulman comme ceux qui veulent bouffer du juif. Fausse manip est effaçage de phrase smiley


                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 16:29

                        On t’a jamais appris à rester poli...Tu perds ton sang froid l’ami ! Faut pas ! Bonjour chez toi !


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:32

                        Parce que vous, vous êtes zen ?

                        Je vous insulte, M. Milan, c’est vrai. Mais moi, je n’en fait pas mon gagne-pain...


                      • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:21

                        confère à mon commentaite sur les francs-maçons


                      • vieuxbob (---.---.142.73) 28 avril 2006 13:27

                        Politique : le grand flou ? ou la grande impuissance ? Ce qui compte aujourd’hui, c’est le taux de croissance du P.N.B. ! Que vouliez-vous qu’ils fissent (les politiciens de droite ou de gauche ?), si ce n’est prendre des mesures anti-sociales et se faire jeter ou tergiverser et faire semblant ! Et si la vie se situait ailleurs que dans le P.N.B. ? Ne serions-nous pas en train de changer de culture ? Le transhumanisme : une utopie, un cauchemar, un espoir ?....


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 15:02

                          Cher VieuxBob,

                          Sous le gouvernement Jospin, le croissance française était supérieure à la moyenne occidentale, la dette publique a diminué, le chomage et la pauvreté ont reculé de manière non négligeable...

                          ...et pourtant les français ont mis Jospin à la porte.

                          Ils sont peut-être trop gourmands, ou trop pressés. Ils sont peut-être aussi manipulés par ceux qui prétendent que tout va mal... que c’est la faute aux étrangers, aux gauchistes, au immobilistes, au grand capital, aux syndicats, aux marsouins, aux penguins ou je ne sais quoi.


                        • Mathieu (---.---.212.61) 28 avril 2006 17:02

                          Ne croyez-vous pas que les français ont mis Jospin à la porte parcqu’ils pensaient que sa politique n’était pas bonne pour eux ? Parcque peut-être qu’ils s’en foutent totalement qu’on leur dise que des chiffres évoluent dans le bon sens mais que dans leur vie de tous les jours, cale n’évolue pas dans le bon sens ?


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 17:12

                          « Ne croyez-vous pas que les français ont mis Jospin à la porte parcqu’ils pensaient que sa politique n’était pas bonne pour eux ? »
                          - Effectivement c’est ce qu’ils pensaient !

                          Mais le plus marrant c’est que lorsqu’on demande aux Français ce qu’ils pensent de la situation économique générale du pays, ils répondent qu’elle empire (quelque soit le gouvernement). Si on leur demande comment évolue la leur, ils répondent majoritairement que rien ne change.

                          Ce décalage, est à mon avis le même lorsqu’il s’agit de parler de sécurité. Peu de gens sont victimes de crimes et délits graves, mais beaucoup de gens vivent tout de même dans la crainte.


                        • (---.---.162.15) 29 avril 2006 22:45
                            Sous le gouvernement Jospin, le croissance française était supérieure à la moyenne occidentale, la dette publique a diminué, le chomage et la pauvreté ont reculé de manière non négligeable... ...et pourtant les français ont mis Jospin à la porte.

                          Vous oubliez que ces bons résultats ont eu lieu au début de l’action de Jospin. A la fin, c’était beaucoup moins bon, notamment du point de vue du chomage.

                          Et puis Jospin a eu la grosse tête, il a voulu un régime présidentiel fort, et son inversion des élections était nauséabonde. La majorité plurielle n’était plus crédible. Les français ne l’ont pas suivi.

                          Pourvu qu’il ne revienne pas !

                          Am.


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 30 avril 2006 09:18

                          « Vous oubliez que ces bons résultats ont eu lieu au début de l’action de Jospin. A la fin, c’était beaucoup moins bon, notamment du point de vue du chomage »
                          - l’année 2002 fut certes moins bonne que les quatre années précédentes de ce point de vue. Mais le bilan globale est nettement positif. Voir le lien ci-dessous.

                          http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/doc_idconj_16.pdf

                          Quand au problème de sa grosse tête, certains, dont le bilan est beaucoup moins bon, trouvent le moyen d’avoir une tête bien plus grosse. C’est, parait-il, un mal courant chez les hommes politiques, même chez les plus grands (De Gaulle et Mitterrand par exemple)


                        • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 13:59

                          Dieudo est le seul qui défende l’Egalité et les exclus de la République ! C’est le le seul qui ne soit pas au service de quelques uns, contre tous les autres !


                          • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 14:01

                            Dieudo est au service des cinglés de votre espèce, contre tous les juifs...


                          • frederic5 (---.---.117.249) 28 avril 2006 14:16

                            Pfouuu ... Heureusement que c’est le weekend dans quelques heures ! Versez-lui de l’eau froide sur la tête ! Il va s’autocombustionner !


                          • zoï (---.---.58.60) 28 avril 2006 18:10

                            Mr Milan a au moins un point commun avec les hébreux : il croit à l’existence du Dieu unique.


                          • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 15:06

                            Ce que tu veux !!!


                            • simplet simplet 28 avril 2006 15:25

                              salut à toi Anthony ( j me permets vu qu’on doit avoir le même âge et au vu des commentaires éclairés que tu apportes d’habitude les mêmes idées.. )

                              j’ai bien aimé ton article qui ( pour une très rare fois sur agora vox ) ne porte aucun parti pris... c’est une analyse neutre et objective ( tjrs à mon sens.. )

                              @ Jojo... tu es alsacien ?? ou tu es bien renseigné... moi je le suis, et en + issu d’un petit village donc j connais le pb, pas un étranger et tout le monde les fustige grâce au super JT qui balance des images biaisées et manipulées...

                              @ Scipion comme d’habitude on critique on généralise, on prend tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous pour des ahuris qui ne calent rien et on bave sur les étrangers... T’as pas des combats similaires à mener dans ta petite contrée hélvètique défois.. histoire de nous lacher avec tes pauvres thèses à 2 balles qui n’interressent que toi et qqs chemises brunes du cru ???


                              • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 15:40

                                Salut à toi ami Simplet mais pas simpliste.

                                J’ai en effet essayer d’être le plus objectif possible, mais Scipion l’helvétique ne semble pas vraiment apprécier.

                                Vous avez parfaitement raison Jojo et toi, dans ma bonne vieille ville d’Antibes, et plus particulièrement dans le très huppé quartier du Cap d’Antibes où je vote il y a, à chaque élection, près de 30% de vote pour le candidat du FN. Il n’y a pourtant que très peu de problème de délinquance et ceux-ci mettent en cause majoritairement des personnes très riches comme dans l’histoire de la Villa Pèlerin, et de ses 2000m² d’entrepôts souterrains qui impliquait l’ancien maire Pierre Merli ainsi que plusieurs entrepreneurs importants. D’ailleurs, la plupart des « arabes du coin » viennent d’Arabie Saoudite. Et pourtant ces habitants du Cap d’Antibes ont peur de l’invasion ! Incompréhensible !!!


                              • Vincent (---.---.50.12) 28 avril 2006 15:54

                                Juste pour déconner un peu,

                                Ne serait-ce pas un vote préventif, juste au cas où, on ne sait jamais, dès fois que !!!.....


                              • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:20

                                Un vote préventif de quoi ???? Si il y a une population confrontée à ce soit-disant danger, pourquoi ne votent-elles pas autant FN ?


                              • Vincent (---.---.132.43) 28 avril 2006 18:14

                                Ben justement, une petite dose d’extrème de temps en temps pour rappeller aux gouvernants en place que s’ils dervivent trop, ils prendront une grosse claque après la petite. Ca fait du bien une petite remise au point de temps en temps.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 avril 2006 09:23

                                Votre remarque est très juste :

                                C’est un grand classique : quand on se sent victime de plus puissants que soi, contre lesquels aucun moyen de lutte efficace n’est disponible, on s’en prend à de plus faibles que soi qui jouent alors le rôle défouloir de souffre(s)-douleur(s) ou de boucs emmissaires ; ce qui présente en outre l’avantage de se croire partie prenante de la puissance de ceux contre lesquels on ne peut rien et dont on est réellement victime.

                                L’union sacrée contre des immigrés misérables et qui n’ont guère de moyens de se défendre ou contre des ennemis intérieurs d’autant plus menaçants qu’il sont fantasmés, à plus forte raison s’ils sont facilement repérables par tel ou tel détail physique, confère une puissance compensatrice illusoire revalorisante et sans frais.

                                Le diabolisation des autres plus faibles que soi (étrangers, immigrés, sexuellemment différents etc..) est la marque infaillible de sa propre impuissance déniée et dans le même temps la cause de l’accroissement de cette impuissance par l’incapacité d’en prendre conscience dans l’illusion de participer à la puissance de ceux, plus puissants que soi, à qui on s’identifie. Cercle vicieux par lequel il est possible d’expliquer par là aussi bien le racisme, la xénophobie et le sexisme.

                                Les relations de pouvoir et les jeux du désir de puissance

                                Le rasoir philosophique


                              • (---.---.50.12) 28 avril 2006 15:47

                                A propos du flou, Avez-vous jeté un œil au débat d’hier soir, il était annoncé comme le premier débat de la campagne 2007.

                                Nous dirons qu’il s’agissait d’un échauffement, et que ce n’est pas avec les quelques idées soumises qu’ils ont risqués un claquage de neurone. (pour ceux qui en possèdent aux moins deux)

                                Pour en revenir au flou, ils étaient presque tous d’accord sur un mode de scrutin à la proportionnelle, enfin tous les seconds couteaux ou premiers demi-couteaux.

                                Le début de débat sur le projet de loi concernant l’immigration était inaudible et absolument pas constructif.

                                Le reste idem, j’ai fini par aller me coucher, pour me relever et les entendre conclure sur Zidane, super............

                                Il est clair que ce débat annoncé comme le premier d’une longue série, à permis de planter le décor, mais ce décor nous le connaissons déjà. J’espère que France 2 à fait une bonne audience au moins.

                                A si, j’ai découvert la porte-parole des verts, elle a eu deux remarques intéressantes : le non-cumul des mandats, et une limite à 2 législatures, pour dire que la politique c’est avant tout un engagement, une question de conviction, mais pas un métier.

                                Je trouve ces remarques judicieuses.

                                La mise en application de ces remarques aurait au moins l’avantage de ne pas déconnecter nos dirigeants des réalités. Un peu comme il faudrait envoyer certains profs faire des stages dans la vie active afin qu’ils se rendent compte des évolutions du monde du travail.

                                Pour conclure la stratégie 2002 était la mise en avant de l’insécurité, avec les conséquences que l’on connaît, peut-être que la stratégie 2007 est le barbouillage de carreaux à outrance,ou l’écran de fumèe

                                et d’un seul coup on nous sortira un messie du chapeau (attention je n’ai pas dit un J2M) mais plutôt un p’tit Nicolas qui arrivera en sauveur, en organisateur, en rassembleur,

                                Quelle est une des meilleure façon de se faire respecter avec des gamins qui foutent le souk et qui ne respectent pas les adultes qui les entourent.

                                Et bien si vous faite parti de cette équipe d’adultes laisser quelque uns s’époumoner au près des meneurs. Puis prenez la parole, faites-les taire, à la rigueur soudoyer les leaders. Au final vous serez perçu comme l’homme qui a du charisme, alors que tout simplement vous avez laissé les autres s’épuiser.

                                Ca y est vous maîtrisez 200 gamins qui 20min faisaient plus de bruit qu’un 747. Nicolas est entrain de nous faire le même coup à mon avis.


                                • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 16:08

                                  « Pour en revenir au flou, ils étaient presque tous d’accord sur un mode de scrutin à la proportionnelle, enfin tous les seconds couteaux ou premiers demi-couteaux. »
                                  - Tous sauf Jack Lang et François Fillon qui ne veulent introduire qu’une dose de proportionnelle.

                                  « Le début de débat sur le projet de loi concernant l’immigration était inaudible et absolument pas constructif »
                                  - Il était surtout très long. Merci Sarkozy d’avoir encore pourri le débat avec l’immigration ! La stratégie de respectabilité du FN et du MPF était aussi très intéressante. J’ai écrit mon article jeudi matin, et tout ce que j’ai écrit sur les limites de plus en plus floues entre droite et extrême droite et le « recentrage » du FN me semble confirmé par ce débat télévisé.

                                  « A si, j’ai découvert la porte-parole des verts, elle a eu deux remarques intéressantes : le non-cumul des mandats, et une limite à 2 législatures, pour dire que la politique c’est avant tout un engagement, une question de conviction, mais pas un métier. »
                                  - C’est évidemment deux remarques pertinentes, mais cela ne fait pas un programme. Et elle nous a encore ressorti le coup du nucléaire. (Normal pour une verte me direz-vous)

                                  PS : Je ne suis pas d’accord avec la fin de votre commentaire, je pense que Sarkozy à force de faire le grand écart va finir par ce briser les c......

                                  PS2 : En tout cas, ce qui est clair c’est que si vous voulez fumer des gros pétards il faut voter PS (tendance Lang bien sur) ou Vert ;))))


                                • Romain (---.---.10.200) 28 avril 2006 16:40

                                  Les verts ont du potentiel si ils se mettent à reflechir sur un vrai programme et si ils elargissent un peu leur vision. L’ecologie c’est extremement important mais ce n’est pas la seule chose dans notre société qui mérite débat.


                                • Vincent (---.---.50.12) 28 avril 2006 16:59

                                  Oui, ils ont du potentiel, mais pas pour déterminer un politique globale, ce sont de très bons techniciens de mon point vue, mais pas des vrais dirigeants.

                                  Donc asurons-leurs un ministère, quelque soit le parti au pouvoir et laissons les bosser, car c’est vrai, qu’il faudrait une politique durable en terme d’écologie afin que cela commence à porter ces fruits dans une dizaine d’année.

                                  Et si nous faisions un gouvernement de spécialistes, du genre :

                                  tous les écolos au ministère de la culture,

                                  les vilains patrons à l’économie et aux finances,

                                  les gens de gauche dans le social.

                                  Il resterait à pourvoir l’éducation, la défense, la culture, les sports (bon ça c’est déjà fait vu qu’il n’y a que des anciens médaillés olympique)

                                  Allez revons.....

                                  Bon WE


                                • Z 28 avril 2006 18:04

                                  « L’ecologie c’est extremement important mais ce n’est pas la seule chose dans notre société qui mérite débat. »

                                  Il est quand même clair qu’il faut redonner une place centrale à l’écologie dans la politique. Les décisions politiques doivent découler des objectifs écologiques qu’on se fixe. Actuellement on fait complètement le contraire, avec tous les risques que l’on sait.

                                  J’étais assez scandalisé (bon, plutôt déçu, en fait) hier soir de voir Arlette Chabot, animant un débat sur les véritables enjeux des prochaines présidentielles, faire l’impasse sur les problèmes de l’énergie et du changement climatique. Alors que ce doit être véritablement l’enjeu n°1 de ces élections, car notre avenir (et donc la politique de l’avenir, le social de l’avenir, l’emploi de l’avenir,...) dépend en premier lieu de cela. Bon point néanmoins pour Bayrou qui a abordé le sujet et pour Cécile Duflot (la porte-parole des Verts) qui l’a suivi... A lire d’ailleurs un récent discours de Bayrou, qui montre qu’il a vraiment mené une réflexion sur le sujet, contrairement à tous les autres partis (hormis les Verts of course), préoccupés qu’ils sont par leurs stratégies électoralistes.

                                  Les Verts manquent sans doute d’expérience pour diriger un pays, mais bon, quand on voit ce que font ceux qui sont censés avoir cette expérience...


                                • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 18:14

                                  « J’étais assez scandalisé (bon, plutôt déçu, en fait) hier soir de voir Arlette Chabot, animant un débat sur les véritables enjeux des prochaines présidentielles, faire l’impasse sur les problèmes de l’énergie et du changement climatique »
                                  - Dites merci à Sarko pour sa petite phrase stupide, et au PS de toujours réagir trop longuement aux errances de cet homme.

                                  « Bon point néanmoins pour Bayrou qui a abordé le sujet »
                                  - Sa position « d’arbitre » et presque de « sage » était assez intéressante d’ailleurs, mais je pense tout de même qu’il se fera bouffer (principalement par la gauche)

                                  - Les choix énergétiques et les problèmes climatiques ne seront pas malheureusement au centre du débat.


                                • Z (---.---.107.66) 28 avril 2006 18:34

                                  « Dites merci à Sarko pour sa petite phrase stupide, et au PS de toujours réagir trop longuement aux errances de cet homme. »

                                  Effectivement. J’en veux plus à Chabot (en fait, aux journalistes en général) qu’à Sarko. C’est elle qui a imposé ce thème dans le débat, elle était pas obligée... Un petit manque de professionalisme, je trouve.

                                  « Les choix énergétiques et les problèmes climatiques ne seront pas malheureusement au centre du débat. »

                                  Attention. Plus vous le dites, plus ce sera vrai. Plus vous dites le contraire, plus le contraire sera vrai. Si si !


                                • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:35

                                  Z, j’aime bien ton commentaire !

                                  Moi, l’Arlette Chabot, ça fait un bout de temps qu’elle me scandalise !Comme démagogue et faux-cul, y’a pas mieux !

                                  « Les Verts manquent sans doute d’expérience pour diriger un pays, mais bon, quand on voit ce que font ceux qui sont censés avoir cette expérience »

                                  Encore d’accord, vaut-il mieux voter pour des pourris soi-disant compétents que l’on connaît par coeur, ou pour des maladroits qui cherchent vraiment à améliorer les choses ?


                                • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 16:48

                                  Oui mais les vers ont les asticots !


                                  • (---.---.50.12) 28 avril 2006 16:48

                                    Effectivement ce sont les plus representés qui auraient le plus à perdre, donc il ne se sont pas prononcer clairement, c’est bien pour ça que j’ai dit presque tous.

                                    « Je ne suis pas d’accord avec la fin de votre commentaire, je pense que Sarkozy à force de faire le grand écart va finir par ce briser les c...... »

                                    Il n’est déjà pas très grand, alors si le pauvre il s’emmascule en se les brisant, il risque de perdre des voies.... ; car les c.... signifient bien : cordes vocales, non ?

                                    Ha oui un dernier truc, c’etait formidable, ils étaient tous près à discuter de l’immigration après les éléctions.

                                    Ils nous prennent pour des idiots ou quoi ? Je me souviens truc dit par le locataire de lElysée : je ferai diminuer les impôts de 30%......

                                    Ah ben excusez moi, je me suis planté, c’etait 3% en fait, mais ça a quand même diminué.


                                    • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 16:55

                                      C’est pas un beau slogan ?


                                      • Kelsaltan (---.---.178.45) 28 avril 2006 17:05

                                        Monsieur Milan,

                                        Je vous signale que vous semblez développer une importante addiction au masochisme électronique. Il me paraît important que vous consultiez un spécialiste de la question afin d’établir au plus vite un programme de désintoxication.

                                        Monsieur Milan, c’est le praticien que vous parle, vous êtes en danger !


                                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 17:11

                                        L’ennui, c’est qu’il n’ y a plus de médecin à cette heure, le vendredi soir. Hôh,hôh...


                                      • DaniSnoop (---.---.121.183) 28 avril 2006 17:28

                                        Et comme tout ou presque lui fait penser aux juifs...


                                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 17:30

                                        Parce que tu crois que je pense à eux ! Tu dois confondre avec nos politichiens !


                                      • CAMBRONNE (---.---.32.134) 28 avril 2006 17:32

                                        Bonjour Monsieur Meilland

                                        Malgré tout ce que j’ai pu vous dire à propos de vos interventions , je trouve que votre analyse est interessante et bien construite . Elle est évidemment orientée à gauche , mais qu’y faire ... on ne se refait pas et personne n’est parfait .

                                        Pour moi les choses n’étaient pas si claires que cela en 2002 . Les verts et le PC avaient dés avant les élections indiqué qu’ils se démarquaient de la politique de Jospin . Mme Tobira , aidée en cela par Jacques Chirac, selon des sources bien informées , a obtenu ses 500 signatures et a largement contribué à la défaite du meilleur candidat de la gauche .

                                        A droite Bayrou avait nettement indiqué sa différence . Mais surtout il ne faut pas oublier que Chirac a encore fait un coup , on le croyait mort , comme en 95 , mais il est arrivé à trouver de quoi rebondir . Jospin a eu tort de ne pas croire au sentiment d’insécurité des Français et surtout de parler de l’age du capitaine . A mon avis lui non plus n’est pas mort et je prends date aujourd’hui , il sera présent au 2ème tour et a de grandes chances d’être élu . Le tout c’est de savoir pourquoi faire . Malgré le bien que je pense de votre article , j’estime que vous vous trompez : Les choses cette fois ci seront plus claires avec une droite qui ose dire son nom , cela ne s’était pas vu depuis ...( Il y a tellement longtemps que je ne sais plus ) et une gauche qui tirée par les Marxistes de tous poils va tenir un discours trés marqué , voir ce que dit Strauss kahn , qui est un économiste avisé et qui promet de renationaliser , par pure démagogie .

                                        Je crois que cette fois ci les gens vont voter utile dés le premier tour . Le grand perdant sera celui que vous qualifiez , à juste titre de plus honnête , François Bayrou .

                                        Pour conclure : A l’approche des présidentielles le flou va disparaitre de plus en plus et , ce qui est dommage , les français des deux bords vont se détester de plus en plus , comme on peut le voir sur ce forum .

                                        On peut avoir des avis divergents mais ne pas s’insulter pour autant . On peut se traiter de sale coco ou de sale gaucho , voire de sale facho , mais pas de sale con . La connerie n’est le monopole de personne ni d’aucune tendance politique ! Nous en sommes largement dotés dans notre beau pays .

                                        Je vous quitte et à bientot .


                                        • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 17:43

                                          Sauf M. Cambronne, que je n’ai jamais employé les mots ’cocos’ ou ’fachos’.

                                          Enfin, c’est bien qu’un Cambronne vienne nous donners des leçons de respect mutuel, effectivement il ne faut pas tomber dans le piège Italien d’une France coupée en deux ou les crétins de droite et les salauds de gauche seraient incapables de se réconcilier...


                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 18:05

                                          « Les choses cette fois ci seront plus claires avec une droite qui ose dire son nom, cela ne s’était pas vu depuis ...( Il y a tellement longtemps que je ne sais plus ) »
                                          - Sauf qu’il y aura trois candidats de droite difficiles à différentier sur beaucoup de sujets.

                                          « et une gauche qui tirée par les Marxistes de tous poils va tenir un discours très marqué »
                                          - Pour une certaine partie de la gauche oui. Mais que dire de Royal et de ces propos sur Tony Blair. Le PS est tiraillé entre deux stratégies : celle dont vous parlez qui leur permettrait d’obtenir le soutient de leur extrême, et celle qui prône un recentrage pour obtenir le soutient des modérés de droite et du centre qui hésiteront à voter pour Sarko.

                                          « Le grand perdant sera celui que vous qualifiez , à juste titre de plus honnête , François Bayrou . »
                                          - Très probable si le PS se recentre, un peu moins s’il vire franchement à l’extrême gauche. Tout dépend du candidat qui va être choisi et du programme politique qu’il représentera.

                                          « Les français des deux bords vont se détester de plus en plus , comme on peut le voir sur ce forum »
                                          - Très possible. Mais comment pourrait-il en être autrement ? (La solution personne ne l’a connaît )


                                        • zoï (---.---.58.60) 28 avril 2006 18:06

                                          « une droite qui ose dire son nom, cela ne s’était pas vu depuis »...Maurras, peut-être ? Décidément, il y a des trucs qui vous restent collés sur le bout de la langue...


                                        • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 12:26

                                          a ZOï

                                          Comment Maurras de droite ? Vous faites erreur , il était royaliste , donc il ne figurait pas sur l’échiquier Politique .


                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 30 avril 2006 14:01

                                          Allons Cambronne, ne dites pas n’importe quoi.

                                          1) La droite peut évidemment être royaliste comme elle peut aussi être bonapartiste. D’ailleurs l’origine de la droite viendrait du moyen age où le seigneur le plus proche du roi siegait à sa droite. A la révolution, siégaient à droite, lors de l’Assemblée Nationale de 1789, les loyalistes qui soutenaient le roi et son droit de véto.

                                          2) Maurras a soutenu vivement le gouvernement de Vichy !!


                                        • Cambronne (---.---.182.22) 30 avril 2006 18:19

                                          A M Meilland

                                          Si on ne peut plus rigoler maintenant ! Bien sur Maurras était à droite, à l’extrème droite , comme les croix de feu .De Gaule était Maurassien dans sa jeunesse , comme Mitterand .

                                          Mitterand était lui aussi à Vichy , pas trés longtemps , pas à un poste élevé , mais il y était et je ne lui reproche pas car ce n’était pas si simple que cela à l’époque , on ne connaissait pas tout le film . Doriot le plus collabo des collabos était l’ancien leader des jeunesses communistes avant guerre ( reçu à Moscou et tout et tout ) . Marcel Deat un grand collabo était un grand leader de la SFIO . Ces deux derniers étaient contre vichy qui était trop tiède ... C’est bien compliqué tout ça ... ( Là je m’engage , je n’avance que des faits établis )

                                          A plus


                                        • Daniel Milan (---.---.168.110) 30 avril 2006 18:26

                                          Maurras était surtout un réactionnaire... conservateur, comme en trouve beaucoup PARTOUT !


                                        • machinchose (---.---.129.40) 28 avril 2006 19:07

                                          Un article que j’ai bien aimé même si je le trouve assez indulgent vis à vis de Bayrou qui, tout de même s’oppose quand ça l’arrange, vote oui après avoir dit non, s’abstient ou non sans logique etc. Plus un manque chronique de charisme.


                                          • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 19:23

                                            « même si je le trouve assez indulgent vis à vis de Bayrou qui, tout de même s’oppose quand ça l’arrange, vote oui après avoir dit non »
                                            - Je ne dis pas que Bayrou est un homme politique « idéal » mais seulement que dans le cadre de la campagne présidentielle ces position sont assez claires et mésurées(bien que je ne partage qu’une partie de ses opinions) . Je crois au contraire qu’il vote en fonction de ses opinions, même si je suis entièrement d’accord quand tu dis que cela l’arrange. La position centrale qu’il veut prendre, sorte d’arbitre entre la droite et la gauche pourrait lui permettre effectivement de combler partiellement son manque de charisme.

                                            Mais le charisme est-il vraiment une qualité nécessaire ? je pense que cela dépend fortement du type de régime dans lequel on se place. Dans un régime semi-présidentielle comme le notre avec une assemblée élu au scrutin majoritaire c’est effectivement indispensable.

                                            Son camps semble bien plus idéologiquement cohérent que la droite et la gauche. Reste qu’il se ferra très certainement bouffer car les électeurs centristes voterons plutôt PS pour barrer la route à Sarko.


                                          • machinchose (---.---.129.40) 28 avril 2006 19:27

                                            j’ai une sorte de vague nostalgie pour la grandeur des dirigeants. (Mitterrand qu’on l’aime ou pas avait quand même plus de gueule que Chirac).

                                            Mais en effet c’est accessoire et ça dépend du régime. en ce qui concerne sont vote je ne le trouve que moyennement coherent mais en effet son discours est intelligible.


                                          • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 19:41

                                            « Mitterrand qu’on l’aime ou pas avait quand même plus de gueule que Chirac »

                                            - C’est vrai. Le problème c’est que le prochain sera peut-être pire que Chirac de ce point de vue là.

                                            - Et avec le jeunisme ambiant, ça ne peut qu’empirer.


                                          • l’autre-ment 28 avril 2006 21:20

                                            2007 hier comme aujourd’hui Sommes nous condannés à n’espérer l’avenir qu’à travers le prisme de notre vision individuelle et restreinte du 5 ième pays du monde. Il est de plus en plus difficile d’accepter le débat alliéné de nos représentants politiques, dans cette démocratie qui n’en a plus que le nom.

                                            Le monde bouge autour de nous et nous restons immobiles à force de nous prendre pour le centre de l’univers.

                                            Nous ne pourrons continuer à exister que si nous sortons de nos approches locales et commençons à penser comme un citoyen du monde. Je ne parle pas d’un angèlisme utopique ou tiers mondialiste, mais simplement de revenir à plus de modestie et à penser l’avenir dans une approche systémique c’est à dire penser le monde de demain en prenant en compte l’autre et le monde avec tout ce que cela impose.

                                            Nous avons eu le tord de mépriser l’histoire, aujourd’hui elle s’impose à nous, notre civilisation est en train de s’éteindre doucement comme l’ont fait bien d’autres avant nous, l’asie reprend la main et pour longtemps.

                                            Nous manquons d’humilité, c’est la force de l’homme que de vouloir dominer le milieu qui l’entoure, mais c’est aussi sa faiblesse. Avoir cru que ce que nos parents ont acquis allez être pour les générations à venir un héritage éternel fut une erreur.

                                            Aujourd’hui plus qu’hier nous ne sommes pas préparés à perdre ces fameux acquis pour sauver l’essentiel et pourtant ce cycle est en marche et rien ne pourra plus l’arrêter.

                                            Il est temps de dire les choses tels qu’elles sont, pour prendre nos destins en main et se donner la chance d’offrir un avenir possible à nos enfants.

                                            J’attends celui ou celle qui aura le courage, enfin de briser le voile et de nous mettre tous en face de la réalité et de nos responsabilités, le monde a changé et nous continuons à nous battre comme don quichote contre des moulins à vent, des chimères sociales et des acquis qui ne nous serviront bientôt plus à rien.

                                            Je ne dois pas être le seul dans ma perception du monde qui s’impose à nous par contre je n’ai identifié aucun courant de pensée politique qui le représente et vous ?


                                            • José W (---.---.25.142) 28 avril 2006 21:38

                                              Mouais, c’est visiblement plus facile de taper sur tous les partis politiques et les candidats potentiels en 2007 que de faire des propositions convaincantes et constructives...

                                              Cet article en est la démonstration par A plus B, et lorsque je lis que José Bové est « très populiste », il n’arrive pas à la cheville de l’auteur de cet article !

                                              Anthony Meilland, Président !


                                              • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 23:12

                                                « Mouais, c’est visiblement plus facile de taper sur tous les partis politiques et les candidats potentiels en 2007 que de faire des propositions convaincantes et constructives... »
                                                - Je ne compare pas ici les propositions des différents candidats (qui sont pour l’instant plutôt insignifiantes voir inexistantes), j’essaie d’analyser plutôt les positionnements idéologiques qui ont fortement glissé avec certaines convergences qui auraient été considérées comme contre nature il y a quelques années. A droite c’est évident. Le FN se recentre. le MPF devient « républicain » et l’UMP « décomplexé » reprend les slogans des deux autres. A gauche il y a un énorme problème de lisibilité au PS, et il y a une tentation de division dans toute la gauche (ou presque) entre « ouistes » et « nonistes ». Et je ne dis pas que du mal, je suis plutôt sympa avec François Bayrou.
                                                - Mais ce qui m’interpelle le plus, c’est la soudaine « fréquentabilité » des extrêmes.

                                                « lorsque je lis que José Bové est »très populiste« , il n’arrive pas à la cheville de l’auteur de cet article »
                                                - Voilà un qualificatif qui ne m’avait pas encore été décerné. Merci de l’ajouter à ma collection personnelle.

                                                « Anthony Meilland, Président ! »
                                                - Je suis pour un régime parlementaire. Donc dites plutôt « Anthony Meilland premier ministre ! » ;)


                                              • (---.---.162.15) 28 avril 2006 22:00
                                                  opterions-nous pour le parlementarisme pur et dur, cher à Arnaud Montebourg, avec un parlement élu à la proportionnelle

                                                Menfin, Montebourg ne veut pas une proportionnelle pure et dure, c’est complètement faux. Il veut une proportionnelle avec prime à la liste arrivée en tête à l’issue du second tour. Voir ici.

                                                Ce n’est pas la première fois que je vois une telle contre-vérité colportée...

                                                Am.


                                                • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 22:40

                                                  Désolé, c’est un excès de langage, je voulais faire court. C’est en effet le parlementarisme qui est pur et dur avec Arnaud Montebourg, pas le scrutin proportionnel qui n’est pas très tendance dans les rangs du PS qui aurait tout à y perdre. Mais dans un débat constitutionel il faut effectivement séparer la partie type de régime (parlementaire ou présidentielle) et la forme du scrutin (majoritaire ou proportionnel) . Il faut aussi rajouter une infinité de variantes entre ces deux types de scrutins comme celle que propose Monsieur Montebourg.

                                                  Merci pour le lien. Je suis moi même favorable au scrutin mixte que propose Montebourg (une moitié de l’assemblé élue à la proportionnelle, l’autre élu grâce à un scrutin majoritaire si j’ai bien compris). La prime majoritaire ne me semble par contre pas utile puisque la moitié de l’assemblée serait élue avec la méthode majoritaire actuelle. Et si cela oblige les partis à former des coalitions se sera la volonté des électeurs.

                                                  Et veuillez m’excuser encore d’avoir, par mes quelques racourcis, colporté cette contre vérité.


                                                • Antoine (---.---.210.25) 28 avril 2006 22:47

                                                  On a l’impression que cela va sérieusement « merder » en France. Rien de bien convainquant pour l’instant...

                                                  J’espère que le bon sens et l’intelligence vont l’emporter...

                                                  Ce ne sont pas les étiquettes politiques qui feront l’affaire....

                                                  Bon courage vous allez en avoir besoin, ce me semble.


                                                  • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 23:01

                                                    Ils sont nombreux à se bousculer pour « notre bien »... Et tous rêvent de nous piquer ce qui nous reste de biens à qui mieux mieux ! Ils étaient aussi tous au « Dîner Républicain » !...


                                                    • Gimmygimmycheak (---.---.228.238) 28 avril 2006 23:29

                                                      Et l’abstention ? Il n’apparait pas du tout dans votre analyse. Pourtant avec 28,40% au premier tour, c’est le suffrage qui arrive en tête loin devant Chirac... Ces milliers de personnes qui ne se reconnaissent plus du tout dans la vie politique du pays, dans ces hommes formés presque tous dans les mêmes écoles et qui, comme le souligne parfaitement nantor, font de la politique jetable sur 5 ans. C’est vrai qu’il y a ceux qui s’en foutent vraiment dans le lot, mais je pense sincèrement qu’il sagit d’une infime minorité. Personnellement je n’en connais pas. On parle d’une « prise de conscience » chez les abstentionnistes après le « séïsme » de 2002, à grands coups d’appels de la part de « Stars » du showbiz ou du sport, mais pour qui ces abstentionnistes pourraient-ils bien voter ? Un(e) élu(e) PS libéral (on a vu ce qu’il en a couté à Jospin) ? Un élu UMP limite extrèmiste ? En ce qui me concerne, je n’en ai pas la moindre infime petite idée surtout que, comme vous le décrivez très bien dans votre article, plus on s’approche de l’échéance 2007, plus le brouillard s’épaissit de façon inquiétante...


                                                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 23:32

                                                        Mon ami Dieudonné est crédité de 20% des voix. Tous les politiques devront en tenir compte !


                                                      • machinchose (---.---.129.40) 28 avril 2006 23:33

                                                        20 % heu... où ?

                                                        vive le sarko de gauche... on est mal...


                                                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 23:44

                                                        C’était sur un sondage paru sur skyrock qui a été retiré... Il puise dans l’électorat des verts, de l’extrême-gauche, des socialistes, du FN et chez les abstentionnistes !


                                                      • Anthony Meilland Anthony Meilland 29 avril 2006 09:14

                                                        « Et l’abstention ? Il n’apparaît pas du tout dans votre analyse. Pourtant avec 28,40% au premier tour, c’est le suffrage qui arrive en tête loin devant Chirac... »
                                                        - C’est vrai, l’abstention au premier tour est passée de 15% en 1965 à 28% en 2002. Que déduire de ce taux ? On peut déjà enlever 10-15points de gens qui s’en foutent « naturellement », il y a aussi une partie d’électeurs qui pensaient que tout était joué. Ainsi en 1969 l’abstention fut de 22% soit 7 points de plus qu’en 1965 en partie parce que tout le monde « savait » qui allez être au second tour. Il doit donc rester environ 10% d’électeurs « intéressés » mais qui ne trouvent pas chaussures à leurs pieds.

                                                        « Un(e) élu(e) PS libéral (on a vu ce qu’il en a coûté à Jospin) ? »
                                                        - C’est vrai que les 35 heures et les emplois jeunes sont des mesures super libérales !!!

                                                        « Un élu UMP limite extrémiste ? »
                                                        - Il faut espérer que Sarko se disqualifie lui même avec son double langage (un coup à l’extrême droite, un coup au centre)


                                                      • Gimmygimmycheak (---.---.169.109) 29 avril 2006 18:47

                                                        « -C’est vrai que les 35 heures et les emplois jeunes sont des mesures super libérales !!! »

                                                        Ce que je voulais dire par là c’est que lors de la campagne 2002, Jospin avait un peu joué le même jeu que Ségolène en essayant de se rapprocher de l’électorat de droite en considérant comme acquis un nombre suffisant de voix de gauche. Je ne parlais pas de sa politique lors de sa présence au gouvernement, car il est clair que ce n’est pas là dessus qu’il a été jugé lors des élections.

                                                        « -Il faut espérer que Sarko se disqualifie lui même avec son double langage (un coup à l’extrême droite, un coup au centre) »"

                                                        Je ne peux qu’approuver cette remarque...

                                                        Par ailleurs je vous trouve particulièrement sévère dans vos estimations sur les abstentionnistes. 10-15 points qui s’en foutent je ne crois pas que ce soit la réalité. Je pense vroiment que la majorité de ces 28% sont l’addition de ceux qui n’ont pas trouvé chaussure à leur pied, ceux qui ont totalement perdu confiance envers le monde politique et ceux qui en sont complètement dégoutés. Affaires, copinage, changements de bord des uns et des autres, promesses de campagne jamais tenues (...), il faut dire qu’il y a vraiment de quoi démotiver le plus avoué des militants...


                                                      • Ludovic Charpentier (---.---.89.16) 30 avril 2006 10:21

                                                        20% pour Dieudonné dans le sondage Skyrock ???? Une sacrée référence... Le Pen était également en tête de ce sondage internet. Et pour cause : il était possible de voter à plusieurs reprises pour ce sondage. Des petits malins proches du borgne ont donc passé leur journée à cliquer, tout comme les potes à Dieudo... C’est pourquoi le sondage a été retiré...

                                                        En tout cas, chapeau, M. Milan, vous avez réussi à sortir une source encore plus ridicule et moins fiable que les sources de Scipion ou galilée...


                                                      • Daniel Milan (---.---.168.110) 30 avril 2006 10:43

                                                        Bonjour l’ami Charpentier, tu sais Dieudo est populaire quoi que tu en penses ! Doit-on être agréé par le CRIF pour « être sérieux » et recueillir des voix ?


                                                      • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 11:00

                                                        p>

                                                        donc il suffit de dire (après avoir été ridicule sur le sondage skyrock) il est populaire !

                                                        Dieudo me semble être essentiellement quelqu’un dont il apparait que quelques neurones ont grillé un peu fort. QUi ressemble a sarkozy en ce qu’il est un obsédé de l’instrumentalisation du communautaire. Et très honnêtement à part à gauche de la gauche je ne suis pas certain qu’il soit très populaire et s’il l’est franchement je trouve ça inquiétant.


                                                      • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 11:04

                                                        aïe une petite partie à sauté. Je voulais dire que vous vous rapprochiez en cela de Scipion : vous espérez que votre bonne parole aura valeur autogénératrice : exemple : je dis que DIeudo est populaire et hop dieudo deient populaire. (au moins, espérez vous, dans l’esprit de quelques lecteurs).

                                                        un peu comme ceux qui nous disent de l’homme le plus populaire de france ministre d’etat, chef de parti, chef (par son ministère) des institutions de l’election (grave anomalie démocratique au passage) qui nous disent donc lorsqu’il flatte les masse comme on flatte un chien bon mais con, « IL EST COURAGEUX ».

                                                        ben voyons, et moi je viens de mars et je suis un golgoth.


                                                      • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 11:05

                                                        la référence au CRIF est un peu inutile et franchement affligeante.


                                                      • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 11:14

                                                        quoi donc ?


                                                      • Eric (---.---.3.29) 28 avril 2006 23:34

                                                        Flou ? Ce n’est pas le mot que j’emploierais...

                                                        Mitterrand disait un truc intelligent (cela lui arrivait, et plus souvent qu’à son tour) : « la politique française est divisée en cinq ». C’est quelque chose qu’il savait mieux que tous. On croit toujours qu’elle est divisée en deux : droite-gauche et basta. Mais c’est faux : il y a deux gauches, deux droites et un centre. Et, aujourd’hui encore, ces cinq entités sont visibles.

                                                        C’est pourquoi j’estime que la situation n’est pas floue... ou tout du moins pas plus floue que d’habitude. En effet, quand vous dites que la politique d’avant 2002 était simple, c’est que vous avez oublié ce qu’était la gauche plurielle. Un véritable OVNI !

                                                        Enfin, je terminerai par une citation du Génral de Gaulle (un autre président de la République qui a laissé une trace dans l’Histoire, vous savez pas comme... j’ai oublié son nom... euh... mangez des pommes...). De Gaulle disait (et cette phrase je l’ai lue sur une carte postale humorisitque dans un quartier touristique de la capitale) : on ne vote pas pour quelqu’un, on vote contre quelqu’un.

                                                        Contre qui voterez-vous en 2007 ?


                                                        • Antoine (---.---.210.25) 28 avril 2006 23:49

                                                          je crains qu’en France, comme en Belgique par ailleursn vous aurez à voter contre tout le monde !

                                                          (merci de votre intervention, vous me donnez la formule)


                                                        • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 23:50

                                                          Ca me rappelle l’armée... J’en ai aussi une adroite à gauche !


                                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 29 avril 2006 08:58

                                                          « il y a deux gauches, deux droites et un centre »
                                                          - Le centre avait quasiment disparu depuis la IVe République. C’est seulement lorsque l’UMP a été fondée par le RPR et la frange la plus à droite de l’UDF que Bayrou a pu la faire renaître. Pour le reste, je pense que la situation était simple. Deux camps à gauche : PS+Vert+PC d’un côté et LCR+LO de l’autre. Deux camps à droite : RPR+UDF contre FN+MPF+RPF.

                                                          « Et, aujourd’hui encore, ces cinq entités sont visibles »

                                                          - Le centre est bien visible. Les deux droites sont de plus en plus difficile à différentier. Quand aux deux gauches où se trouve leur frontière ? Est-ce la division oui-non au TCE, cela donnerait alors d’un côté une partie du PS+ une partie des Verts contre l’autre partie du PS+ l’autre partie des verts + PC + LCR + LO, ou est-ce la gouvernabilité qui nous ferait retrouver la division classique, gauche plurielle contre LCR+LO ?

                                                          « De Gaulle disait (...) : on ne vote pas pour quelqu’un, on vote contre quelqu’un. »
                                                          - Effectivement, ce sera encore plus vrai en 2007, en tout cas pour les anti-Sarko.

                                                          PS : La gauche plurielle, bien qu’hétéroclite, semblait pouvoir gouverner sereinement (plus sereinement que la droite monolithique au pouvoir actuellement). Son bilan est d’ailleurs statistiquement plutôt positif (croissance supérieure à la moyenne de l’OCDE, baisse du chômage, de la pauvreté, réduction du temps de travail...)


                                                        • CAMBRONNE (---.---.7.125) 29 avril 2006 12:14

                                                          « IL Y A CINQ ENTITES POLITIQUES EN FRANCE »

                                                          Si l’on va par là il y en a bien plus . Prenons l’exemple du front national qui n’est uni que parceque Lepen est encore un leader charismatique , mais sans être un spécialiste de la question je peux vous dire qu’il y a là dedans , sans être exhaustif , de vrais fachos , des catholiques intégristes , des nationalistes , des patriotes , des nostalgiques de l’empire colonial , des anciens combattants d’Indochine et d’Algérie , des royalistes ( légitimistes et orléanistes )des nostalgiques de vichy , du grand reich etc . Je parle bien sur des militants . Pour les électeurs c’est plus compliqué encore car on y trouve de vrai militants communistes déçus par le parti , comme des Gaulistes etc , c’est pourquoi réduire l’électorat de JM Lepen au parti de la peur est beaucoup trop simpliste et aménera encore des surprises . Pourquoi les Alsaciens votent ils pour le FN plus qu’ailleurs ? C’est peut être parceque souvent envahis ils ont un sentiment patriotique plus développé qu’ailleurs , comme dans le Nord .( Je ne parle pas des nazillons qui effectivement prospèrent en alsace ...) Le seul a parler de Patrie jusqu’à présent était Lepen . Sarkozy l’a maintenant intégré dans ses propos . Calcul ou simple prise de conscience c’est un fait.

                                                          Beaucoup d’intervenants sont surpris de voir des gens qui ne voient des arabes ou des noirs qu’en photo se réfugier dans un vote extrème . Ce n’est pas forcèment une réaction de peur physique mais une réaction contre la désagrégation réelle ou ressentie de leur Patrie . Ce n’est pas forcèment méprisable , en tout cas ce n’est pas à ignorer si l’on veut éviter des drames dans l’avenir . Nicolas Sarkozy que certains dans ce forum n’aiment pas , mais alors pas du tout a le mérite de prendre ce sentiment en considération .Pour l’instant je l’en remercie . Ayant souvent été trompé par des déclarations du genre :« Je vous ai compris » ( De gaule à Alger en 1958 )je me méfie systématiquement des politiques de droite ou de gauche , mais , indécrottable je veux encore croire en la politique de mon pays comme certains croient en sa justice .


                                                        • Ludovic Charpentier (---.---.89.16) 30 avril 2006 10:42

                                                          Belle analyse, M. Cambronne, et vous avez absolument raison. Je pense que la nature de l’électorat FN est difficile à cerner, n’est pas uniquement composé de racistes et d’islamophobes. Le FN a plutôt édulcoré son discours depuis la période ’pirate’ de Le Pen, qui utilise quant même de moins en moins les phrases chocs et polémiques (sauf son dernier et très con ’L’occupation s’est plutôt bien passée’ mais qui a permis de faire parler de lui une semaine...). Le Pen a affronté des candidats plus islamophobes que lui : Mégret s’est pris une spectaculaire tôle en 2002, et aux Régionales et aux européennes 2004, aucune de ses listes n’a passé la barre des... 1%. Il reste largement en tête devant le fou du Puy dans les intentions de vote, comme en 1995. Le FN a été le premier parti politique à présenter en position éligible des candidats arabes (aux Régionales en Ile de France, notamment), et à obtenir en conséquence des élus arabes.

                                                          Aux dernières Régionales, j’ai eu l’opportunité d’entendre les numéros 3 et 2 du parti, Bruno Gollnisch sur la 3 (Rhône Alpes) et Marine Le Pen sur Canal + dans le Grand Journal pour l’Île de France. Le premier a surtout parlé fiscalité locale et délocalisations (un sujet sur lequel il se trouvait même en phase avec la candidate LCR), la deuxième a beaucoup défendu le droit des femmes, et notamment son opposition à la violence conjugale. Le discours du FN n’est plus centré à 100% contre l’immigration, par moment j’ai même l’impression que c’est devenu un thème minoritaire dans les interventions de la plupart des dirigeants (non pas qu’ils s’en foutent, mais les positions du FN sur l’immigration sont connues depuis des lustres, d’où une volonté de s’élargir). Surtout, la progression du FN s’explique plus que par le racisme, par le rejet du populisme et de la corruption des élus. Et paradoxalement, les électeurs expriment ce rejet en choisissant le candidat le plus populiste et démago qu’ils aient sous la main, parce qu’il a le mérite de faire chier tous les autres. Mais ce n’est pas en se saisissant des slogans de Le Pen, en faisant croire que Le Pen a raison qu’on fera diminuer le nombre de votants, bien au contraire, la longue tirade pro-FN qu’un forumer a laissé quelques posts plus hauts prouvent qu’on ne fait que renforcer les sympathisants Lepénistes dans leur propre conviction. C’est en démontant la démgogie des arguments de celui-ci, en exposant pourquoi sa politique est inapplicable, inhumaine, en expliquant surtout quelle politique on propose de mettre en oeuvre pour le contrer. « Le FN enrichit-il le débat politique ? ». Oui, dans la mesure où il pousse nos hommes politiques à faire tomber les masques et à exposer clairement quelles solutions ils proposent pour contrer les discours démagogiques tout faits de ce parti.


                                                        • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 12:32

                                                          A Luc Charpentier

                                                          Merci de votre commentaire sur mon commentaire . Nous sommes bien d’accord sur ce sujet et j’apprécie de pouvoir discuter avec vous . Soyons constructifs .

                                                          A plus


                                                        • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 12:34

                                                          Pardon à Ludovic que j’ai appelé Luc . Sorry .


                                                        • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 23:54

                                                          Personne n’a remarqué les tronches de de Villepin et de Sarko sur la caricature... Elles sont plus vraies que nature !


                                                          • www.jean-brice.fr (---.---.29.95) 29 avril 2006 10:33

                                                            Votre analyse est à la fois pertinente et juste ; le problème est de savoir comment se sortir de cet imbroglio : la Constitution le permettrait si on rétablissait l’ANONYMAT des parrains, car en supprimant cet anonymat par la loi du 18/6/76, on rétablit le règne des PARTIS et nous avons une FRANCE fractiuonnée pour l’élection clé qu’est la présidentielle. Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr


                                                            • Anthony Meilland Anthony Meilland 29 avril 2006 11:11

                                                              Le « règne des partis » est un faux problème. Toutes les démocraties fonctionnent avec des partis, quelque soit le type de régime ou le type de scrutin.

                                                              L’existence de partis et à la fois nécessaire et inévitable. Il existe obligatoirement des courants de pensée, des idéologies... Le problème intervient justement quand les limites se flouent trop ou lorsqu’elles deviennent trop nombreuses et traversent les partis. Nous sommes actuellement victimes (et responsables) de ces deux situations. Mais le problème inverse existe aussi. Des limites trop marquées et trop peu nombreuses peuvent conduire à des situations de révoltes, voir de guerres civile.

                                                              PS : Seul De Gaulle à pu être au dessus des partis, et ce uniquement parce qu’il était un « héro ». Préfériez-vous donc une nouvelle guerre au règne des partis ?


                                                            • www.jean-brice.fr (---.---.111.24) 29 avril 2006 15:03

                                                              Votre commentaire sur les partis est contraire à l’esprit de la Constitution défini par la loi organique du 6/11/62 qui donne à l’élection présidentielle un caractère PARTICULIER. Les partis ne doivent en aucun cas interferer dans cette élection, c’est pourquoi il est BIEN PRECISE que les parrains doivent être ANONYMES : c’est l’élection d’un MONARQUE REPUBLICAIN PAR LE PEUPLE ... Toute autre interprétation n’est qu’un retour à l’ancien régime qui nous a mené là où vous savez !


                                                            • www.jean-brice.fr (---.---.111.24) 29 avril 2006 15:06

                                                              Quant aux supputations sur les scores des partis, il est à peu près certain que nous aurons des SURPRISES ...


                                                            • Anthony Meilland Anthony Meilland 29 avril 2006 18:06

                                                              « Les partis ne doivent en aucun cas interferer dans cette élection »
                                                              - En quoi l’anonymat des parrainages empêcherait les partis de se mêler de l’élection la plus importante de notre régime ?

                                                              « c’est l’élection d’un MONARQUE REPUBLICAIN PAR LE PEUPLE »
                                                              - L’idée du monarque républicain au dessus des partis me semble assez illusoire. Peu d’hommes politiques actuels ont des positions au dessus des partis. Seul ceux dont le capital « sympathie » est très élevé me semblent pouvoir prétendre à une telle position. Je ne vois que Kouchner qui pourrait incarné un tel rôle (Badinter et Veil aussi mais ils sont certainement trop vieux dans notre monde de jeunisme).

                                                              « Votre commentaire sur les partis est contraire à l’esprit de la Constitution »
                                                              - Je ne connais que la « lettre » de la constitution mais pas son « esprit ». Nous ne sommes pas dans la tête de De Gaulle et Debré (le père) ... En plus ils sont morts.

                                                              PS : Plus je pense à cette élection qui pourrit le débat politique, plus je me dis qu’Arnaud Montebourg est sur une bonne voie. Un retour au parlementarisme et une dose importante de proportionnelle éviterait cette futile illusion de l’homme (ou la femme) providentiel(le). Et n’en déplaise à ceux qui veulent un pouvoir fort et droit dans ses bottes.


                                                            • www.jean-brice.fr (---.---.110.109) 29 avril 2006 20:29

                                                              Je vois que vous roulez pour le PS : c’est votre droit, mais je ne pense pas que les Français vous suivront. La situation qui est déja chaotique, risque de le devenir encore plus dans un proche avenir : les Français auront, alors, à choisir entre une DICTATURE qui est déjà bien avancée avec la mafia des énarques ou un retour aux sources de cette Constitution QUI A ETE DEVOYEE par GISCARD. Rendez vous en Avril 2007 ...


                                                            • Anthony Meilland Anthony Meilland 29 avril 2006 21:03

                                                              Vous devriez revoir votre copie cher jean-brice, car la position de M. Montebourg est fortement minoritaire au seins du PS.

                                                              Je citez simplement le nom du plus médiatique et abouti critique actuel de la Ve République.

                                                              « choisir entre une DICTATURE qui est déjà bien avancée avec la mafia des énarques ou un retour aux sources de cette Constitution »
                                                              - Cela ne répond pas à ma question. Qui est cet homme providentiel qui ferait revenir la constitution à « ses sources » ?


                                                            • www.jean-brice.fr (---.---.110.109) 29 avril 2006 21:16

                                                              Il n’y a pas besoin d’homme providentiel : Chirac dans l’état où il est n’a aucun intérêt à laisser le choix des candidats à SARKO ou HOLLANDE. N’oublions pas qu’il a la majorité au Conseil Constitutionnel...


                                                            • Voltaire (---.---.200.194) 29 avril 2006 12:39

                                                              Une bonne analyse de la situation actuelle, mais qui évoluera sans doute encore beaucoup d’ici 2007. A droite, l’inconnue réside dans les scores respectifs du FN et du MPF ; s’ils se partagent, Sarkozy pourra modérer son discours alors qu’un FN au dessus de 15% le force à le radicaliser. Il est d’ailleurs intéressant de constater que, bien qu’ayant pris un fort ascendant à droite, Sarkozy ne parvient pas à faire baisser les intentions de vote pour l’extrême droite. A gauche en revanche, Royal (elle est la seule pour le moment), grace à la tactique bien éprouvée de « moins je me mouille, mieux ça vaut », parvient à réduire le score de l’extrême gauche à un niveau assez faible. La menace viendrait d’une candidature unique de l’extrême gauche (peu probable), qui forcerait le PS à radicaliser son discours.

                                                              Dans ce contexte de radicalisation à droite comme à gauche, l’UDF devrait atteindre un score raisonable (10-12%), qui placerait Bayrou en position d’arbitre. Aucune alliance n’étant envisageable avec le PS qui s’y refuse, il peserait néanmoins beaucoup sur Sarkozy en cas d’élection de ce dernier, voire serait capable d’obtenir aux législatives un score suffisant pour empêcher l’UMP d’être majoritaire à lui seul (ce qui permettrait une politique de réformes plus équilibrées et socialement acceptable qu’en cas de victoire de l’UMP seule). En cas de victoire du PS en revanche, le poids de sa gauche serait tel qu’il paralyserait probablement tout effort de réforme pendant ce quinquénat.

                                                              Reste le problème des verts. La problématique environnementale est un enjeu crucial pour notre avenir, mais seul Bayrou semble en avoir pris conscience jusqu’à présent (j’ai été étonné, comme d’autres, par la justesse de son analyse et de ses propositions dans un domaine dans lequel l’UDF ne s’était jusqu’ici guère illustrée). Je serais étonné que Voynet puisse faire un score au dessus de 5% ; Cochet a de meilleures chances, mais les divisions internes au sein de ce parti et la tentation de l’extrême gauche les rend largement inaudibles. Reste que nous ne sommes pas à l’abris d’une catastrophe écologique d’ici 2007, ce qui changerait la donne. En effet, tout se joue habituellement sur 2-3 sujets médiatiques du moment (guerre, chomage, insécurité etc...) et sur la personalité des candidats, telle que véhiculée par les media et perçue par l’opinion. Et l’actualité peut toujours réserver des surprises...


                                                              • Quanthomme (---.---.68.72) 29 avril 2006 13:49

                                                                Bonjour.

                                                                Droite ? gauche ? centre ?

                                                                Tout ceci n’existe plus depuis que les oligarques mondiaux ont pris le pouvoir par l’usure (dans tous les sens du terme). Seule façon de les contrer, eux qui ont plus d’argent que les états, c’est de leur couper l’herbe sous le pied.

                                                                Comment ?

                                                                En instaurant dès maintenant le principe démocratique du Revenu d’Existence (une allocation universelle versée à chaque citoyen) et ce, sans condition. Cela vous sembles utopique ? C’est pourtant la seule manière de dire NON au pouvoir de l’argent ; et sa mise en place en terme d’allocation ne pose pas de problème financier particulier.

                                                                Le modele capitaliste a atteint son sommet, son point culminant pratique et idéologique, l’apogée de sa bassesse usurière, sa chute est maintenant inévitable ; le revenu d’existence adoucirait la pente et rendrait l’atterrissage moins dur en permettant le départ d’une nouvelle aventure non basée sur les anciens dogmes politiques et financiers totalitaires mais centrée sur les qualités humaines qui sont si riches et si nombreuses hors des prisons pseudo-politiques où nous nous sommes laissés enfermer nous-mêmes.

                                                                C’est bien une révolution qui nous attends, une révolution planétaire ; mais révolution ne veut pas dire violence, cela veut dire nous avons « fait le tour », que l’animal oligarchique doit laisser place à l’Homme.

                                                                « Liberté, égalité, fraternité » ne doit pas être un slogan ou une simple impression sur une monnaie, monnaie qui ne peut qu’apporter le contraire de ces mots.

                                                                Alors soyons fidèles à l’avant-gardisme de la France et instaurons le plus tôt possible le Revenu d’Existence, les autres pays ne pourront que suivre car l’intelligence surclasse toujours la bêtise.

                                                                Rappellez-vous que nous avons toujours le choix !

                                                                Cordialement.


                                                                • Daniel Milan, anticolonialiste, antiraciste et antisioniste. (---.---.168.209) 29 avril 2006 15:34

                                                                  Ceci ne va pas faire plaisir à tout le monde !


                                                                  • NGK NGK 29 avril 2006 16:05

                                                                    Le Pen ou Sarko ? Faîtes vos jeux... Le retour de Juppé ? Quant à Jospin, il lui manque les épaules ? Au 3ème débat il nous faudra des sels pour réanimer Ségolène... Je ne voterai PS que si Bernard Kouchner se présente... Ou Max Gallo ( ih ih ih) !!! Vive la drôle de guerre !!!


                                                                    • harmony (---.---.22.184) 29 avril 2006 21:47

                                                                      pour une fois d’accord avec toi !!!


                                                                    • Bernard Dugué (---.---.238.237) 29 avril 2006 18:56

                                                                      Cette analyse n’est pas inintéressante mais elle rate il me semble l’essentiel et la comparaison avec les fins de la Troisième et Quatrième République me semble discutable, bien que tous, y compris moi-même, soyons tentés d’y sacrifier.

                                                                      à noter, en Italie, en 1970, c’était aussi simple, deux blocs, le PC et la démocratie chrétienne. On voit le résultat actuellement, pas mieux ni pire que la France.

                                                                      Je ne pense pas que les choses soient floues, elles sont au contraires claires pour qui veut analyser la complexité de la société, les niveaux de décision, les logiques d’appareils, de classe, de syndicat et surtout les différentes fractures, notamment entre des élites et des classes supérieures de mieux en mieux loties et des classes moyennes qui rament, divorce dans le niveau matériel autant que le dialogue social


                                                                      • Brendan Le Brun (---.---.245.117) 29 avril 2006 23:12

                                                                        Je trouve très amusant que bien des gens, le nez dans les sondages, oublient complètement l’existence même de Jean-Marie Le Pen. Car enfin, s’il y a un candidat dont la présence au second tour est certaine, c’est bien lui. Qu’est-ce qui a changé depuis 2002, où il a recueilli 17% des voix ? Les banlieues se sont elles calmées ? L’image des musulmans s’est-elle améliorée ? J’en doute fort, et voilà pourquoi Jean-Marie risque de nous faire une nouvelle petite surprise, en tombant aux alentours des 20%. Il affrontera, ça me paraît évident, Nicolas Sarkozy. Comment une France qui demande une « rupture » pourrait-elle voter à plus de 15% pour Ségolène Royal ?


                                                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 30 avril 2006 09:37

                                                                          Cet article avait pour but de décrire la situation idéologique assez floues des partis politiques actuellement et non pas de faire des pronostics.

                                                                          Quant au FN, il aura beaucoup de concurrents cette fois-ci. De Villiers devient de plus en plus médiatique, et s’extrêmise encore plus. Sa position sur « l’islamisation de la France » peu lui permettre de « voler » une partie des voix de la frange la plus xénophobe de l’électorat du FN. De l’autre côté il y a Sarkozy qui lui aussi utilise le registre du FN couramment. Mais la stratégie de « recentrage » et de « respectabilité » de Marine le Pen peut lui permettre d’aller prendre des voix plus à gauche, c’est-à-dire dans l’électorat de l’UMP. La situation est bien floue à droite.


                                                                        • c florian (---.---.200.77) 30 avril 2006 11:28

                                                                          et pourquoi une france qui demande une rupture voterait pour un homme qui fait parti du gouvernement depuis 5 ans et à la tête du parti majoritaire en france depuis 3 ans ? simplement en écoutant ce qu’il dit sans aller chercher plus loin.


                                                                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 30 avril 2006 11:40

                                                                          Je suis d’accord avec toi, à première vue c’est stupide. Mais pour dire cela nous nous plaçons sur un plan rationnel. Or tout laisse à supposer que c’est sur le plan affectif que va se jouer l’élection. Les dernières conneries de Sarkozy et les réactions du PS le laisse supposer. Or sur le plan affectif ont peut très bien dire une chose et faire le contraire sans que cela ne choque personne. Et Sarkozy est un expert dans ce domaine.


                                                                        • Brendan Le Brun (---.---.245.117) 30 avril 2006 13:50

                                                                          Tout à fait, Anthony, et sache que je ne critiquais pas ton article dans mon post. J’ai juste voulu réintroduire JM dans le débat, de peur qu’on l’oublie une nouvelle fois.


                                                                        • www.jean-brice.fr (---.---.138.23) 1er mai 2006 09:23

                                                                          J M LE PEN n’a pas encore les 500 signatures : il lui en manque à ce jour 350. Or SARKO controle les parrains puisqu’ils n’ont plus l’ANONYMAT. Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr (je suis néammoins loin de soutenir ce candidat), mais la DEMOCRATIE EXIGE UNE CERTAINE EQUITE !


                                                                        • Ludovic Charpentier (---.---.158.13) 1er mai 2006 10:47

                                                                          350 signatures à un an des présidentielles, c’est jouable, il peut les obtenir (en 2002 il avait déjà fait une belle intox sur ce sujet...). Et puis, Le Pen ayant éliminé la gauche en 2002, je ne vois pas pourquoi Sarkozy s’amuserait à l’éliminer d’entrée...


                                                                        • (---.---.21.6) 3 mai 2006 17:06

                                                                          Ce que vous n’avez pas compris, c’est qu’en 2002, l’UMP était aux mains de CHIRAC, alors que maintenant il est entre les pattes de SARKO ...


                                                                        • Gil (---.---.93.79) 30 avril 2006 01:15

                                                                          Politique : le grand flou ! Bien vu !

                                                                          Vous nous expliquez très bien que l’image des politiques est complètement brouillée, qu’il est actuellement assez peu possible d’identifier les valeurs liées à tel ou tel. Ce constat est correct.

                                                                          Je vous propose de pousser l’analyse un peu plus loin : voyons un peu comment tout cela fonctionne...

                                                                          Jadis, les valeurs de chaque camp étaient clairement identifiables. Or aujourd’hui, rien n’est moins facile, pourquoi ? J’aperçois deux raisons essentiellement :

                                                                          1- Il n’y a plus vraiment de « programmes » de parti. Chaque homme politique ayant fait de la politique un métier, son ambition essentielle est de se faire réélire. Et pour cela, il lui faut toujours « coller » à l’opinion du moment. Son positionnement n’est plus conduit par des valeurs, mais par l’air du temps, très versatile comme chacun sait... C’est la raison pour laquelle les partis politiques n’en finissent plus de faire des sondages d’opinion pour essayer de savoir ce que les gens pensent et tenter d’y adhèrer au plus vite...

                                                                          Exemple pour illustrer ce propos : au moment de la sortie du CPE, Mr Sarkosy se positionne immédiatement sur le créneau, les sondages indiquant qu’une majorité de français ont un à-priori favorable. Puis, changement d’ambiance, l’opinion commence à prendre conscience de l’ensemble des aspects de cette loi et des risques qu’elle fait courrir aux travailleurs. Que fait Mr Sarkosy ? Il adapte son positionnement de 180 degrés...

                                                                          Un autre exemple : le positionnement de Fabius sur le TCE. Européiste convaincu, il en vient, pour se départager des autres présidentiables du PS, à adopter une position inverse à son discours jusqu’alors, et à oeuvrer pour le « non »...

                                                                          Cette question du positionnement est devenue tellement prioritaire que les politiques n’ont plus à leurs côtés des gens qui les aident à écrire un programme, mais... des conseillers en communication !

                                                                          2- La presse fonctionne plutôt bizzarement dans le « façonnement » de l’opinion... Je veux dire par là que l’on peut constater la bizzare propention qu’elle a à nous présenter des scénaris « clés en main », illustrés fort à propos de sondages de popularité, qui orientent le débat et laissent à penser que le choix du citoyen est limiter à ceci ou cela, et pas davantage.

                                                                          Exemple d’actualité : choisir entre « Ségo » et « Sarko ». Qu’est-ce que cela nous apprends des positions et des programmes respectifs de l’UMP et du PS ? précisément : RIEN !

                                                                          On remarquera au passage qu’on bascule par la même occasion sur le terrain des représentations chargées affectivement, pour que les promuts deviennent en quelque sorte des proches, des familiers : Mme Royal devient « Ségolène », puis « Ségo », la bonne copine, et Mr Sarkosy devient « Nicolas » ou « Sarko », le copain d’en face... Un registre qu’on avait déjà connu avec Mr Mitterand devenu notre « tonton »...

                                                                          Quelle seront pour la presse, les prochaines étapes de ces stratégies de communication ? J’attends de voir avec impatience...

                                                                          On se rappellera quand même du coup de maître qui a éjecté Mr Jospin en 2002 : le grand-père agressé à une semaine du premier tours, avec toute l’orchestration autour de l’insécurité...

                                                                          CONCLUSION : on est peut-être pas prêt d’y voir plus clair. En plus, pour les partis, se risquer à écrire un programme en terme d’objectifs, c’est prendre le risque énorme à terme, de rendre son action évaluable...


                                                                          • Anthony Meilland Anthony Meilland 30 avril 2006 09:30

                                                                            Merci Gil pour votre brillant commentaire auquel je souscris entierrement.

                                                                            Ne pensez-vous pas que c’est l’élection présidentielle et son caractère individuel (voir individualiste) qui pourrit en grande partie l’arène politique ? Les hommes passent alors inévitablement devant les programmes. C’est vrai que certains systèmes primo-ministériels semblent me donner tort ( exemple italie où toute la campagne a été faite sur la personnalité de Berlusconi) mais tout de même, je pense que si nous préparions une élection législative, nous aurions un petit peu plus (pas grand chose mais quand même) de place pour les programmes.


                                                                          • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 11:13

                                                                            Je ne suis pas vraiment d’accord avec cette analyse un peu trop simpliste et qui accredite à mon goût un peu trop le « tous pourris ».

                                                                            Le choix de vos exemple est à ce titre très révélateurs. Vous ne parlez pas de Jospin ou de DSK (qui ont une forme de permanence normalement évolutive de leur opinions) ni de Juppé ou Madelin ou Debré (idem) mais de Sarkozy et Fabius qui sont l’un et l’autre des caricatures et je retourne ma veste et j’écoute le vent (et inversement).

                                                                            Pour la presse nous sommes d’accord mais là non plus je ne crois pas que ce soit si simple (cf. TCE justement à mon grand regret, là nous avons eu internet).

                                                                            je crois qu’on nous dit un peu trop « gauche droite, ça n’existe plus » et que la première manipulation est un peu là.

                                                                            De toutes manière la prochaine présidentielle (malheureusement) est morale : voter efficacement contre Sarkozy y compris pour ségolène si c’est elle. Ceux qui ne le feront pas en cotoyens responsables devront assumer la France Sarkozyste qui se prépare.

                                                                            et ils sentiront bien la difference droite dure gauche molle et ils auront une nostalgie à retardement (comme d’hab avec l’electorat eclaté de la gauche)


                                                                          • Kelsaltan (---.---.178.45) 30 avril 2006 12:20

                                                                            @Machinchose,

                                                                            Je crois que le « tous pourris » n’est pas un raisonnement, mais plutôt la manifestation « logique » d’une émotion qui découle directement d’une autre, la sensation d’écoeurement.

                                                                            Et si bien sûr ce sentiment doit être individuellement combattu, il me paraît inévitable avec la façon de traiter l’information des médias traditionnels.

                                                                            L’affaire Clearstream en est je crois un bon exemple. Que pensez de sa classe politique quand il est manifeste qu’elle verse dans des barbouzeries de républiques bananières dans le but de donner la prédominance à tel ou tel crocodile dans son marigot bien puant.

                                                                            Je ne cite Clearstream que parce c’est actuellement en cours de traitement par mes médias. L’autre marigot nous intéressera aussi quand il s’agira de mettre à mort celle qui a certaines faveurs du public.

                                                                            Je ne sais pas comment vous faites, Machinchose, mais pour ma part, quand j’ai envie de gerber et que j’arrête d’être intelligent, le « tous pourris » est inévitable.

                                                                            Mais nous avons peut-être les hommes/femmes politiques que nous méritons !

                                                                            Cordialement,


                                                                          • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 14:34

                                                                            @ GIL

                                                                            Je vous suis à 90% , je ne peux pas faire mieux c’est mon dernier prix . Chirac est l’exemple le plus accompli de ce que vous dites . Il a réussi à se faire élire deux fois en utilisant le système . Souvenons nous qu’il est le fils spirituel d’Edgard FAURE qui disait lorsqu’on lui reprochait d’être une girouette : « Ce n’est pas la girouette qui tourne mais le vent qui change » !

                                                                            Rappelons également qu’à la fin du XIXème siècle , sous la IIIème république il existait un parti opportuniste ( oui c’était son nom officiel )

                                                                            Ce n’est pas pour autant que je dirais tous pouris . La société est telle que si l’on veut faire quelque chose il faut être élu et on n’est pas élu en promettant , comme Churchill de la sueur et des larmes . Le : « Demain on rase gratis » est beaucoup plus prisé et , ma foi , plus payant. Le dernier à avoir tenu des propos dignes et non raccoleurs était Raymond Barre . Il a dit la vérité , il a été exécuté ...C’est bien dommage , la France s’est privée d’un grand serviteur .


                                                                          • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 14:50

                                                                            @GIL

                                                                            Oui c’est encore moi ! Sur le rôle de la Presse . Ma conviction est qu’en dehors d’une presse d’opinion , de plus en plus rare ,la presse a tendance à tirer systématiquement sur les ambulances et à courir au secour du vainqueur . Souvenez vous des lauriers tressés à Balladur et il y a peu à Villepin . Ce dernier qui s’est ramassé en prend maintenant plein la gueule , et il n’ a pas fini . Patience Ségolène , ton tour viendra ainsi probablement que celui de Sarko . Vae victis ( Malheur aux vaincus , pour ceux qui n’ont pas eu la chance de faire leurs humanités ) En résumé la presse ne formate pas l’opinion , elle la reformate en fonction des événements , des sondages . Il ne faut surtout pas avoir l’air idiot ou en retard d’un train . On dit des politiques qu’ils travaillent pour eux , c’est souvent vrai mais qu’en est il des médias ?


                                                                          • CAMBRONNE (---.---.182.22) 30 avril 2006 15:05

                                                                            @ MACHINCHOSE

                                                                            Je ne suis absolument pas d’accord avec votre opinion sur DSK qui est une illustration de ce qu’il faut malheureusement faire pour être élu . Cet homme que j’estime par ailleur est profondèment attaché à l’économie de marché et pour se positionner dans son parti , il tient des propos trés appuyés à gauche qui n’ont rien à voir avec une évolution de ses opinions . Dites moi le contraire si vous voulez , mais je vous donne rendez vous dans deux ans quand , ministre des finances de Jospin il devra prendre des décisions d’ordre économique .Hé oui ! Je suis réaliste , c’est la situation qui me parait la plus probable .

                                                                            Quant à Jospin qui a caché dans sa poche pendant des années où il était ministre de la république son drapeau de mlitant trotkyste , quelle belle transparence !


                                                                          • www.jean-brice.fr (---.---.234.203) 30 avril 2006 15:09

                                                                            Non, c’est justement le caractère unique de l’élection présidentielle qui fait sa force et sa faiblesse : dans la mesure où la Constitution n’est pas DEVOYEE, le peuple Français se reconnaitra dans l’HOMME et non DANS LES PARTIS. Par là, je ne veux pas dire que je suis contre les partis : ceux ci ont leur utilité, mais dans les LEGISLATIVES . Nous ne sommes plus dans la IVème République...


                                                                          • machinchose (---.---.129.40) 30 avril 2006 15:32

                                                                            @cambronne, j’ai trouvé le bilan de DSK à l’économie plutôt cohérent justement avec ses propos et il est l’un des rares à s’en être bien sorti à ce poste.


                                                                          • Gil (---.---.93.79) 1er mai 2006 12:10

                                                                            @ Mr Meilland,

                                                                            Une des solutions pour s’en sortir est de mon point de vue de faire précéder les présidentielles par des législatives, disons deux mois avant. Toutefois, des législatives avec une dose de proportionnelle afin que tous les courants et toutes les idées puissent avoir voix au débat.

                                                                            Actuellement, seul un camp est représenté, porteur de ses seules idées, bien que minoritaire dans le pays... Rappelez-vous : Chirac 82% au second tour, à peine 20 au premier si mes souvenirs sont exacts, et encore, ça ne correspond qu’au pourcentage des votes exprimés, il faudrait encore retirer les blancs et les nuls pour avoir une idée plus précise de la proportion du pays qui soutient réellement le parti au pouvoir et lui donne sa légitimité... Autrement dit, les idées portées par le gouvernement ont peut-être globalement l’approbation réelle de 15% de la population, voire moins.

                                                                            En maintenant un tel système, aucun parti ne sera jamais dans une véritable légitimité de gouvernement, et la proportion des mécontents sera pratiquement toujours de loin supérieure à celle de ceux qui soutiennent les idées de ceux qui gouvernent... Autrement dit, il risque d’y avoir toujours plus de mécontents qui vont se radicaliser et choisir un vote extrêmiste. Ceux qui pleurent l’ascencion inexorable de l’extrême-droite, tout en souhaitant ne pas changer ce système car il leur est momentanément profitable quand c’est leur tour de gouverner sans partage, devraient y réflèchir peu ou prou, car ils risquent de n’avoir un jour plus que leurs yeux pour pleurer !

                                                                            Après des législatives, la majorité des partis dont les idées sont approchantes devraient alors former une coalition de gouvernement et décider ensemble de la personne la plus à même de symboliser ce rapprochement à la présidentielle. Logiquement, tous le monde devrait s’y retrouver et le pays pourrait se réformer avec le soutien d’une majorité de citoyens, mais il est possible que ce ne soit dans le fond pas cela qui intéresse les politiques et les groupements d’intérêts qu’ils représentent...

                                                                            Maintenant, en ce qui me concerne, je n’ai pas parlé de « tous pourris ». Certains le sont probablement, mais le système ne permet pas à ceux qui ne le sont pas de s’exprimer. Vous n’avez qu’à regarder vos élus locaux, nombres d’entre eux sont des gens honnêtes et dévoués à la collectivité, hommage leur soit rendu, bien qu’ils restent anonymes... C’est pas « Sarko » ou « Ségo » qui devraient passer à la télé, mais bien ces élus de terrain anonymes et droits, vous croyez pas ? Pour le coup, mettre en avant les répercutions positives de leur action, éviterait de donner aux citoyens ce sentiment de plus en plus répandu de « tous pourris »...


                                                                          • (---.---.2.50) 1er mai 2006 12:55

                                                                            Le problème de la non représentabilité du gouvernement devrait effectivement être autre centre du débat. (Il me semble que la dernière élection qui reflète une certaine adhésion populaire fut celle de 1981.)

                                                                            L’introduction d’une dose plus ou moins forte de proportionnelle dans les législatives semble être inévitable pour redonner du sens à l’action politique. Il est en effet inadmissible que plus de 30% (20% extrême droite + 10% extrême gauche) des électeurs ne soit pas représentés à l’Assemblé Nationale. Ne voyez pas ici quelque complaisance que ce soit avec les idées que représentent ces partis. Mais le parlement doit être le lieu du débat politique.

                                                                            Inverser les élections peut en effet être un moyen de limiter l’influence néfaste de l’élection présidentielle sur notre pays, mais il me semble que la supprimer est une meilleure option. En effet, si l’élection législative a permis de dégager une majorité, on peut se demander à quoi pourrait bien servir l’élection présidentielle. A demander une confirmation à la Nation ? Cela ressemble plus à un référendum ou à un plébiscite, qu’à l’élection du chef de l’état. Et si le Président élu n’est pas le chef de la majorité. Il lui restera ce droit immonde de dissolution de l’Assemblée. Et tout recommencerait.

                                                                            Il y a de toute façon une certaine redondance entre l’élection présidentielle et les élections législatives en France, et cela me semble assez préjudiciable. L’ambiguïté du rôle de premier ministre est aussi dommageable. Mitterrand s’en est admirablement servi pour éliminer ses rivaux (Rocard en particulier, et Chirac aussi).

                                                                            Imaginons le débat politique actuel si nous avions uniquement à choisir entre des programmes politiques et non entre de personnes . Ce serait un peu mieux, non ?


                                                                          • Anthony Meilland Anthony Meilland 1er mai 2006 12:59

                                                                            Désolé, mais j’avais oublié de me loguer. Le commentaire ci-dessus est le mien.


                                                                          • Daniel Milan (---.---.168.110) 30 avril 2006 11:23

                                                                            Tout le monde regarde les bourrins, tandis que moi, je regarde les patrons de l’écurie ! C’est ce qui fait la différence !

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