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Accueil du site > Actualités > Politique > Politique : paradoxe, incohérence ou inintelligence ?

Politique : paradoxe, incohérence ou inintelligence ?

Comment réfléchissons-nous la politique en tant qu'elle est une action visant à améliorer la société et le bien-être ?

 La politique est trop peu questionnée quant à la cohérence des propositions qu’elle fait. Par exemple qu’elle cohérence y a-t-il dans la politique de lutte contre l’échec scolaire qui, en outre, s’affiche comme une lutte contre les inégalités sociales, quand on dédouble les classes de CP dans les écoles des quartiers difficiles et que l’on ferme des centaines de classes en milieu rural ? Les enfants auraient-ils moins de besoins dans les campagnes ? Le dédoublement des classes de CP n’est pas en cause, ce qui l’est c’est qu’ailleurs on puisse maintenir des classes à double voir triple niveau avec 27 ou 30 élèves. Curieusement, paradoxe ou inintelligence, les journalistes s’extasient sur le fait que les enseignants des classes dédoublées soient enchantés par cette situation ; si ces journalistes avaient un peu de curiosité ils seraient allés voir les demandes de mutations : cette année, contrairement à l’habitude, on a enregistré une forte demande de mutation en direction des zones difficiles. Que pensez-vous qu’un enseignant sensé fasse comme choix entre une classe de CP-CE1-CE2 avec 25 élèves, parfois jusqu’à 30, dans une campagne à 1 heure de chez lui et une classe de CP à 12 élèves peut-être aussi éloignée mais avec une prime annuelle de 3000€ ?

Chacun mesurera l’incohérence de cette politique si nous considérons la cohérence comme étant l’absence de contradiction entre les parties d'un argument, d'une doctrine ou d'un ouvrage. Si à première vue il n’y a pas d’incohérence ce n’est que parce qu’on nie l’existence de toute difficulté dans le monde rural envisagé comme un lieu paradisiaque au regard des « banlieues » gangrenées par la délinquance, le communautarisme, la pauvreté et l’immigration.

La politique n’est pas plus ni mieux questionnée au regard des paradoxes qu'elle cultive pour le plus grand bonheur de la bien-pensance du microcosme intello-bobo parisien pour lequel une action ne vaut que pour elle-même détachée de toute relation avec d’autres. L’éthique, notamment au sens que lui donnait Emmanuel Levinas, est totalement absente de la sphère de pensée (si on peut appeler ça de la pensée) du microcosme. L’action n’a de valeur que pour elle-même sans que son incidence sur d’autres, donc sur l’Autre, ne soit un tant soi peu envisagée. Pour le microcosme l’éthique est de l’ordre d’un impensable.

Prenons l’exemple du discours du président Macron à propos des personnes en situation de handicap pour montrer ce que peut être le paradoxe en politique, en considérant que le paradoxe est une opinion, argument ou proposition qui va à l'encontre de l'opinion communément admise (doxa), de la vraisemblance. Chacun pourvu d’un peu de bon sens comprend qu’une personne « handicapée » ne peut vivre en société et participer pleinement à la vie sociale et citoyenne que si elle peut disposer de moyens de subsistance suffisant et d’un logement. Ainsi, E. Macron décide-t-il d’augmenter l’allocation pour adulte handicapé de 90€ par mois et d’améliorer l’emploi des « handicapés » mais en même temps (il aime ça le « en même temps ») il réduit la possibilité de se loger en supprimant le 100% d’accessibilité pour les nouvelles constructions et il n’oblige pas à mettre en œuvre l’accessibilité dans les entreprises et les lieux publics. Récemment j’étais dans une entreprise dont les bureaux sont au 1er étage et je voyais un employé qui avait des difficultés à se déplacer gravir avec beaucoup de difficulté, de peine, les escaliers particulièrement raides. Ce cas illustre, en outre du paradoxe de la politique de E. Macron en faveur (?) des personnes « handicapées », l’inintelligence de ces politiques.

L’intelligence ne se résume ni à une efficacité minimaliste ni à des déclarations grandiloquentes pas plus qu’à une accumulation de diplômes et de titres. L’intelligence, mais cette opinion n’est que peu partagée, c’est la capacité à reconnaître l’Autre à l’image de soi‑même. L’intelligence commande de ne pas nuire à l’Autre ainsi que de lui apporter, dans un mouvement de don, tout se dont il a besoin pour être comme un autre Moi-même. Alors, suivant se principe d’une intelligence comme reconnaissance de l’Autre comme un autre Moi-même, on ne limitera pas les « handicapés » aux personnes en fauteuil roulant, on pensera aussi à toutes celles à mobilité réduite (PMR), à toutes celles qui aujourd’hui valides seront PMR ou en fauteuil un jour du fait d’un accident mais plus sûrement du fait du vieillissement. Au-delà, l’intelligence permet de voir et de comprendre que l’accessibilité, dite « universelle » dans la Convention de l’ONU ratifiée par la France, est tellement utile à une foultitude de valides. Aujourd’hui un couple s’installe dans un appartement au quatrième et dernier étage d’un immeuble neuf, demain Madame accouche de triplés ou plus modestement de jumeaux : montera-t-elle la poussette par les escaliers jusqu’au quatrième étage ? Pour peut-être mieux illustrer ce type de situation racontons l’histoire de cette comédienne décédée à plus de cent ans dont les journalistes vantaient la vigueur et le courage ; à 95 ans elle montait les cinq étages de l’immeuble pour se rendre chez elle, mais il n’y avait pas d’ascenseur. Lorsqu’il y en eut un la Dame abandonna l’escaliers et utilisa l’ascenseur. Avait-elle perdu sa « vigueur » ou saisissait-elle l’opportunité offerte par ascenseur qu’elle espérait depuis de longues années ?

Nous pourrions multiplier à foison les exemples d’inintelligence dans les politiques publiques « en faveur des personnes en situation de handicap », à quoi bon ! Parlons des politiques publiques de lutte contre la pauvreté qui semblent tellement énerver le président Macron : un pognon de dingue versé en faveur de l’inefficacité. Il n’a pas totalement tort, l'aumône n’a jamais sorti qui que ce soit de la pauvreté, sauf que beaucoup sans cette aide se seraient enfoncés encore plus dans la misère. Ce n’est donc pas le moindre des paradoxes que de parler de « pognon de dingue » tant en matière de finances publiques qu’au regard du message humiliant que ces paroles ont envoyé aux bénéficiaires des aides publiques ; le président a moins de scrupule vis-à-vis des aides publiques aux entreprises dans les effets se mesures plus dans le porte-monnaie des actionnaires que sur le développement et le bien-être de la société. Justement, l’intelligence voudrait qu’on s’intéresse aux gens. Alors, on verrait que ce n’est pas d’allocation qu’ils veulent mais un travail correctement rémunéré. Ainsi, si on augmentait le SMIC il ne serait pas utile de verser de prime d’activité ; cela éviterait de faire payer au contribuable le salaire que les entreprises ne veulent pas débourser. Pareillement on peut bien augmenter le nombre d’apprentis, améliorer la gestion de la formation professionnelle, s’il n’y a pas d’offre d’emplois la situation n’évoluera guère ; on en a la preuve aujourd’hui où le nombre de chômeurs a baissé parallèlement à une augmentation du nombre de créations d’emplois sans que ni l’apprentissage ni la formation professionnelle n’aient été encore réformés.

Quelques exemples pours montrer que les politiques publiques, aujourd’hui, ne sont ni cohérentes, ni intelligence et sont monstrueusement paradoxales. Comment pourrait-il en être autrement alors que l’homme (l’être, l’individu) n’est ni l'objet ni la finalité des politiques, tout au plus est-il une variable d’ajustement économique ? La politique qui est un projet d’amélioration des conditions de vie des individus, s'accompagne d’un politique qui est la mise en actions de ce projet. Nous pouvons douter qu’il y ait aujourd’hui un projet d’amélioration de la société, tout au plus y a-t-il un projet performatif d’une économie au service d’un double microcosme : celui des « riches » et celui d’une classe moyenne qui ne vit que dans l’espoir de ressembler le plus possible aux riches, une classe moyenne qui vit dans une société de l’achat (la société de consommation est dépassée), de la superficialité et de l’immédiateté pour faire comme, pour ressembler à… En somme les politiques publiques, celles voulues par E. Macron en particulier, ne sont que de la poudre aux yeux, des miroirs aux alouettes pour endormir un peuple de plus en plus soumis… ou fataliste.


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13 réactions à cet article    


  • Étirév 17 juillet 10:08

    On ne change pas une nation en changeant sa politique. On la change en réformant ses mœurs, et pour réformer les mœurs il faut changer les idées.
    Pour cela il faut deux choses :
    1° Faire la lumière sur l’ancien fonds de traditions qui sert de base à la vie morale et sociale, c’est-à-dire faire l’histoire réelle des religions.
    2° Etudier les lois de la Nature, créer une science impartiale, dégagée des idées préconçues que les préjugés religieux et sociaux ont ancrées dans l’esprit des hommes et qui influencent les savants eux-mêmes, puisqu’ils mettent les préjugés religieux et sociaux, c’est-à-dire la fausse morale, au-dessus de la recherche de la vérité. Ils partent de la même erreur que les prêtres, une erreur lointaine qu’ils considèrent comme inattaquable.
    Renan avait raison quand il disait : « La prochaine révolution ne sera pas politique, elle sera religieuse et morale  ».

    Cordialement.


    • LATOUILLE LATOUILLE 20 juillet 11:23

      @Étirév
      merci pour votre commentaire à mon article. Je peux être assez d’accord avec votre analyse.

      bien cordialement


    • hervepasgrave hervepasgrave 17 juillet 11:03

      Bonjour,
      Article très intéressant au demeurant et je devrais préciser qu’en lisant le monstrueux cv que vous nous affiché là ,le sérieux ne peut-être que de mise ! Je pense que vous êtes malgré vos expériences a côté d’à côté de la plaque.Des actions qui seraient indépendantes d’un tout ? Non ! c’est bien le contraire,c’est simplement de l’habillage.Il n’y aucun but d’améliorer le monde ,cela vous le dites ,d’accord.Mais ce qu’il faudrait dire c’est surtout faire un grand nettoyage /table rase du passé.Nos jeunes vieux et nouveaux adultes eux oublient ce qu’ils sont par confort égoisme ....
      Excusable,non ! Mais tellement martelé dans les esprits qu’ils ne s’aperçoivent même pas de leurs actes.Là ,il y a de l’incohérence et de la différenciation dans l’ordre des choses et qui du même coup, est plus nuisible que profitable.Mais pour les politiques et dirigeants ce qui compte c’est le résultat a terme.La vie est certes difficile pour tout le monde,mais l’histoire ne s’écrie pas en un seul jour.L’histoire doit être rentable.Avant de passer a la génération suivante ,il faut bien entretenir l’ancienne ,elle doit rapporter.Confort/santé etc ne sont que des excuses bidons,du fric simplement.Hier nous avions une mise a jour an 2000 en informatique ,ils ont plus ou moins réussit pour l’écologie.Pas tant sur le rendement commercial prévu ,mais sur le pouvoir d’imposer tout et n’importe quoi.Alors ! la mode aux améliorations comme vous le dite dans votre article est assez ambigu.Certes nos têtes blondes iront chercher des primes en disant que c’est pour la bonne cause de l’éducation,mais c’est le fric qui compte en premier.Les humains ? il ne faut plus y penser.Les médecins que font-ils avant d’entreprendre leurs études ?Une étude de carrière ,fric encore par là.Sur un commentaire ailleurs ,il était dit absentéisme des députés.Bien sur que oui ! ils font de la politique pour l’amour de son prochain,mon cul ,le fric.Aujourd’hui ! ce qui compte le plus c’est faire carrière,peu importe laquelle,ils pourraient aussi bien vendre du poisson que des êtres humains si cela était permis.La société humaine en est arrivé là. Le hasard ? Le manque de soin dans les actions politiques,dans la manière de gérer les choses ? Non ! c’est volontaire.
      Je n’aime pas m’appuyer sur des exemples externes
       ,mais je ferais exception cette fois ci.J’ai regardé une vidéo sur ARTE ,le titre « Detroit, 2 » .Cela est assez explicite.Bien que dévoyé.Ils parlent principalement des Africains noir comme victimes.Ils taisent volontairement les blancs et autres ethnies. De belles places ,de beaux restaurants et voila la nouvelle société.Ce qui est montré au E.U est ce qui se passe a l’échelle planétaire.Le mondialisme n’est pas pour demain ,il est déjà a l’œuvre depuis un sacré bout de temps.La coupe du monde foot 2018 en est une des premières fêtes de réussite du changement du monde.Je gage que vous avez oublié que vous déclarez dans votre cv avoir été un collaborateur,mais avez œuvrez contre ce que vous critiquer.Allez cestpasgrave je vais finir par en rigoler de tout foutoir inhumain .


      • LATOUILLE LATOUILLE 20 juillet 11:30

        @hervepasgrave
        bonjour, je crois que nous sommes d’accord sur l’analyse.

        la relecture de mon article me montre qu’un manque de précision dans sa rédaction peut laisser à penser que je crois les « actions indépendantes de tout » alors que c’est bien le contraire que j’exprime. Je n’ai, semble-t-il, pas assez précisé que ce sont les prescripteurs de législation et de réglementation qui agissent comme si les actions étaient indépendante de tout. Je pense bien au contraire que chaque action a des incidences et qu’il faudrait, comme dans une carte mentale, les envisager.

        bien cordialement


      • zzz'z zzz’z 18 juillet 06:36

        La stabilité économie actuelle s’appuie sur les marchés qui veulent une rentabilité. Le social, je pense qu’ils aiment bien, cela endette lourdement les états, permettant ainsi la prise de contrôle par ces marchés des joyaux économiques. Mais cela n’a qu’un temps !


        Il faut bien éviter l’écrasement. Votre cv vous permet de bosser pour n’importe qui, n’importe où. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, ces classes moyennes pratiquant la fuite en avant, sentant le sol se dérober sous leurs pieds, sont malgré tout garantes de l’économie.

        « Politique : paradoxe, incohérence ou inintelligence ? »
        Les politiques ce sont sont laissés dévorés par leur électoralisme et après moi le déluge au niveau de la balance, une compétitivité sans cost-control, un peu comme le ménage moyen sauf que le nombre de bouches à servir n’a rien à voir. C’est tout le système qui se casse la gueule, alors on déshabille Pierre pour habiller Paul, puis l’inverse, puis que sais-je ?

        Je comprends les urgences, mais il faut m’expliquer comment voulez-vous financer cette réalité.

        • LATOUILLE LATOUILLE 20 juillet 11:39

          @zzz’z
          bonjour,

          d’abord contrairement à ce que vous écrivez mon CV ne me permet pas de bosser partout, il a même parfois été un frein.

          ceci dit, à part au sortir de mes premières études échouées, je n’ai pas été au chômage et j’ai eu grosso modo la chance d’exercer des emplois qui m’ont, dans l’ensemble, apporter de la satisfaction.

          je partage votre analyse des classes moyennes, auxquelles j’appartiens. N’y a-t-il pas un risque qu’après la fuite en avant on voit s’installer un repli sur soi ?

          pareillement je partage votre analyse sur les politiques qui se sont laissés dévorés par leur électoralisme.

          quant à la question du financement que je n’ai pas abordée, elle est essentielle ; peut-être même est-ce la question première. Est-ce qu’on a les moyens financiers de faire autrement ? Je n’en suis pas sûr, sauf à inventer une nouvelle société, peut-être même une nouvelle « humanité ».

          bien cordialement


        • Aristide Aristide 18 juillet 20:21

           Ainsi, E. Macron décide-t-il d’augmenter l’allocation pour adulte handicapé de 90€ par mois et d’améliorer l’emploi des « handicapés » mais en même temps (il aime ça le « en même temps ») il réduit la possibilité de se loger en supprimant le 100% d’accessibilité pour les nouvelles constructions.


          Initelligence dit l’auteur. Serait-il donc de bonne politique d’équiper 100 % des logements neufs alors que peu seront loués ou achetés par des handicapés.

          Quel dommage donc de ce technocrate de l’éducation ne soit au pouvoir ....


          • LATOUILLE LATOUILLE 20 juillet 11:58

            @Aristide

            vous avez raison, il faut supprimer les places de stationnement réservées car peu de handicapés conduisent, il faut aussi supprimer l’accessibilité des bus car peu de handicapés les utilisent. Concernant ce dernier exemple nous avions conduit une étude rapide qui montrait que la majorité des bénéficiaires de cette accessibilité des bus étaient des personnes âgées avec ou sans leur cadi, des mères avec leur poussette, des voyageurs avec leur valise. Pendant 7 ans j’ai pris au moins deux fois par semaine le bus 94 à la gare Montparnasse et jamais je n’ai vu un « handicapé » par contre quel bonheur pour les voyageurs avec leur valise.

            vous avez raison peu seront loués ou achetés par des handicapés, mais combien de valides deviendront handicapés du simple fait de leur vieillissement, sans compter les maladies et les accidents ?

            la Convention de l’ONU signée par la France, qui reprend le concept dans la loi de 2005, parle d’accessibilité universelle. Une accessibilité qui profite à tous. La position de la Loi ELAN est discriminatoire comme l’est la pratique de l’accessibilité en France. Par exemple je suis allé à la Mison du Tourisme à Poitiers où l’entrée est accessible mais une fois dans l’entrée le visiteur doit franchir une marche qui aurait facilement être remplacée par une rampe…

            au-delà du handicap, pensez-vous que ce serait inintelligent que de proposer des appartement avec des toilettes et une salle de bain d’une surface supérieur à ce qu’on rencontre aujourd’hui ? Pensez-vous qu’au moins une chambre de 12m² serait déraisonnable ?

            mais après tout puisque les handicapés sont si peu nombreux pourquoi ne pas revenir à des politiques anciennes et les confinés dans des hospices. A ces époques on niait même qu’ils puissent être humains, si bien que pendant la 2ème guerre mondiale, en France, on a laissé mourir de faim des dizaines de milliers de malades dans les hôpitaux psychiatriques.

            mais on préfère, en France en particulier, soigner le porte-monnaie des promoteurs que de tenter d’améliorer le bien être des gens. Et, là, j’aurais pu multiplier les exemples autres que ceux concernant les handicapés. D’ailleurs c’est curieux que vous vous soyez attaché à cet exemple et pas à celui des CP dédoublés ; seriez-vous de ceux qui s’arrêtent voire se stationnent sur les places réservés aux handicapés ?

            enfin, ma vie associative débutée à 13 ans et qui atteint aujourd’hui les 53 ans, attestera que je n’ai rien, dans mon fonctionnement mental, d’un technocrate. Vous ne pouviez pas mieux m’insulter.


          • foufouille foufouille 20 juillet 15:52

            @LATOUILLE

            "au-delà du handicap, pensez-vous que ce serait inintelligent que de proposer des appartement avec des toilettes et une salle de bain d’une surface supérieur à ce qu’on rencontre aujourd’hui ? Pensez-vous qu’au moins une chambre de 12m² serait déraisonnable ?"
            sauf que effectivement peu de personnes invalides pourront ou mieux louer ce genre d’appart luxueux. les trottoirs accessible et les portes d’entrées ce serait bien par contre ...........


          • LATOUILLE LATOUILLE 20 juillet 16:26

            @foufouille
            c’est bien tout le fond de la question : que veut-on ? Veut-on le bien être des gens (valides ou handicapés) ou favoriser le porte-monnaie des promoteurs et des propriétaires (certains étant moins honnêtes que d’autres) ? Le directeur d’une grande banque déclarait récemment que cette décision de la loi ELAN est une bonne chose qui incitera les promoteurs à construire plus… mais il ne nous dit pas s« ils baisseront les loyers et le prix de vente à hauteur des économies faites par la chute des normes…

            il faut des logements décents pour tous, et des revenus décents pour tous. Comment peut-on encore de se satisfaire du »on ne peut pas". Je n’accepte pas qu’on verse une prime d’activité pour compenser un bas salaire plutôt que d’augmenter les salaires ; alors on me dit que dans le monde économique actuel ce n’est pas possible … Ne nous avait-on pas promis un monde nouveau ? Si nos aïeux c’étaient ainsi satisfaits en 1789, en 1848, en 1870 et en 1945, où serait-on, que serions-nous ?


          • foufouille foufouille 20 juillet 21:05

            @LATOUILLE

            c’est pas le problème car pour baisser les prix il faut soit des employés moins cher comme le matériel ou de robots.
            et des ingénieurs pas idiots.
            trouver un logement un peu accessible avec un petit revenu comme l’AAH est difficile. tout est fait pour que tu soit dépendant comme le dernier cinoche que j’ai fait. pour enter il faut une main valide pour tirer la porte plus une autre pour reculer.
            ensuite il faut toujours deux mains pour entrer dans la salle de cinéma car les porte sont l’issue de secours .............

          • LATOUILLE LATOUILLE 21 juillet 10:38

            @foufouille
            c’est bien le problème : quel prix veut-on mettre pour le bien-être des gens. On peut baisser les prix, on peut augmenter les salaires, on peut augmenter les allocations… on peut mais le veut-on vraiment ?

            Pour le reste je ne peux qu’être d’accord avec vous. Des histoires comme celle du « cinoche » que vous avez vécu je peux en raconter des milliers. Un exemple banal, celui du verrou des toilettes. Il existe dans les lieux publics des toilettes adaptées dont quelqu’un qui a des difficultés de préhension ne peut pas se servir car le verrou est trop petit, trop « dur »... C’est aussi le système d’assistance des aéroports français qui servent plus aux personnes valides qu’aux PMR qui en plus sont souvent prises en charge tardivement ; la dernière fois j’ai attendu 1h dans l’avion, une fois au bout de 45 mn on m’a demandé de rejoindre « pédibus » une salle d’attente où j’ai encore attendu 45mn... et ne parlons pas de la non prise en compte du handicap dans les hôpitaux.

            je crois que je vais écrire un bouquin sur ce sujet. J’ai trop vu de galères dans ma carrières, j’ai fait de mon mieux pour aider les gens mais que de combats. Moi, je n’ai pas trop à me plaindre : je peux écrire, j’ai une position sociale et je gagne très bien ma vie ; ça n’était pas le cas des gens dont le dossier me parvenait.


          • chantecler chantecler 21 juillet 11:42
            Bonjour,
            Merci pour votre article ...
            Ce que vous dites me semble en lien avec ce dont E. Todd parle dans sa dernière interview...
            Evidemment son champ est plus large .....
            Globalement il est assez pessimiste : retard sur une ou deux guerres , et sur les politiques anachroniques mises en place .
            Encore que tout dépend du point de vue et des intérêts des promoteurs .... !
            Bref, vous en tirez ce que vous voulez , sans compter qu’il est possible d’avancer sur les passages qui ne vous intéressent pas .

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