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Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973

Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro

Marine Le Pen, Jean Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan fustigent aujourd’hui la loi Pompidou de 1973 qui interdit à l’Etat de refinancer ses déficits auprès de la Banque de France. Ils la rendent responsable de l’explosion de la dette publique et préconisent de sortir de la zone euro pour récupérer le droit de battre monnaie.

Les partisans de cette théorie soulèvent un argument et un seul mais il est de taille : le calcul rétrospectif de la dette publique en prenant des taux d’intérêts nuls depuis 1973 aboutit aujourd’hui à une dette quasiment nulle.

Le raisonnement semble imparable. Vous y rajouter une pincée de conspirationnisme – le lien entre la banque Rothschild et Georges Pompidou – une grosse poignée de banksterophobie – un néologisme qui parle de lui-même – et vous avez une théorie séduisante en apparence et convaincante pour un électorat peu familier avec les mécanismes de la monnaie.

Sauf que cette belle theorie n’est soutenue que par une poignée à peine d’économistes qui ne sont d’ailleurs pas des économistes de premier plan. Et pour cause, cette theorie rappelle un peu le paradoxe d’Achille et la Tortue, un raisonnement mathématique sans faille mais totalement déconnecté de la réalité. La mariée n’est-elle pas trop belle ?

Je précise ici pour que les choses soient bien claires que je suis globalement sur la ligne de Marine Le Pen et que je voterai pour elle au printemps prochain, une première après 20 ans d’abstention. Je suis convaincue que l’aventure européenne a un objectif caché celui de détruire la démocratie et j’estime que la nomenklatura de Bruxelles n’est qu’un avatar du politburo de l’ex URSS. Pour couronner le tout je sais parfaitement ce dont les banques sont capables afin d’assouvir leur cupidité pour avoir moi-même été un banquier pendant près de 15 ans.

C’est donc à la fois en tant que professionnel de la finance et sympathisant que je m’adresse ici au candidat de la droite nationale pour la mettre en garde :
Marine Le Pen !, vos prises de position sur la loi Pompidou de 1973 sont une erreur et vos adversaires vous guettent sur ce terrain, je crains que si vous vous entêtez, vous y perdiez en crédibilité et aussi le potentiel de voix qui fera la différence en vue de la qualification pour le second tour.

Je m’explique :

Je ne conteste pas le calcul mais seulement les conclusions que vous en tirez.

1/ Le calcul en question suppose que tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie. Or ceci n’a pas d’exemple dans le monde et pour une excellente raison : une telle création monétaire serait extrêmement inflationniste avec les conséquences que vous savez sur le pouvoir d’achat et la stabilité de la monnaie. Le refinancement par la Banque Centrale n’a jamais été autre chose qu’une ressource occasionnelle, d’ailleurs bien avant 1973 il existait des emprunts d’Etat.

2/ Dire que du fait de la loi Pompidou ce sont les banques qui refinancent la dette publique est faux. D’une part moins de la moitié de la dette publique est détenue par les banques en nom propre mais surtout c’est un phénomène qui ne date que depuis le milieu des années 80 soit plus de 10 ans après la loi incriminée. En effet, jusqu'à cette époque les banques s’étaient toujours efforcées de placer les emprunts d’Etat auprès de leurs clients : particuliers, caisses de retraite, compagnies d’assurances et OPCVM.

Ce qu’il faut bien garder à l’esprit, c’est que sous l’empire de la loi Pompidou nous sommes dans un schéma sans création monétaire donc non inflationniste où les banques mais aussi d’autres réseaux comme celui des PTT jouent le rôle de courroie de transmission entre l’offre et la demande d’épargne. Que l’Etat paye un intérêt sur des emprunts lorsque les bénéficiaires de ces intérêts sont des ménages pour qui ils représentent un revenu supplémentaire n’a rien de choquant vous en conviendrez.

3/ La Loi Pompidou impose une discipline budgétaire au gouvernement. Faut-il s’en plaindre ? Avec un crédit illimité et gratuit auprès de la Banque de France que pensez vous qu’un gouvernement serait tenté de faire l’année précédent une échéance électorale importante ?

4/ Pourquoi la dette publique a-t-elle dérapé ? Croyez-moi cela n’a rien à voir avec la loi Pompidou. Tout ce joue 10 ans après au milieu des années 80, en deux temps.

Faisons un petit retour en arrière. Jusqu’en 1981 les déficits publics sont des déficits conjoncturels, l’optimum budgétaire est l’équilibre et R. Barre y parvient presque en 1980 malgré le deuxième choc pétrolier. Un effort qui coûtera la réélection de son mentor. De 1981 à 1986 les déficits publics sont volontaristes. La Gauche espère relancer la croissance à travers le déficit budgétaire, l’échec est cuisant. A partir de 1985 les déficits sont structurels car l’équilibre devient inaccessible, la gauche au pouvoir est dépensière, la droite est tétanisée par le souvenir de la défaite de Giscard. Par-dessus le marché, la politique suicidaire du franc fort liée à l’euro – déjà – provoque à la fois la hausse des taux et le repli de la croissance un cocktail mortel pour la dette publique. L’optimum budgétaire n’est bien sûr plus l’équilibre, simplement la stabilité du ratio dette publique/Pib ce qui normalise les déficits. Hélas, en période de récession la dette se creuse brutalement mais lorsque la conjoncture est meilleure les cagnottes sont dépensées à des fins électoralistes.

L’incurie des dirigeants socialistes aurait du trouver un frein naturel dans l’épuisement de l’épargne disponible, c’était le sens de la loi Pompidou. Bien au contraire, elle trouve un catalyseur dans la dérégulation financière du milieu des années 80. C’est ici qu’il faut chercher la cause principale de la grande dérive des dettes publiques dans presque tout le monde occidental

5/ Avant 1985, le marché secondaire de la dette publique était très étroit et dans leur grande majorité les investisseurs conservaient les titres de créance sur l’Etat tout au long de la vie de l’emprunt. Il n’était donc pas aisé pour l’Etat de s’endetter au pied levé. Mais tout va changer avec la grande révolution des marchés financiers à l’instigation des ultra-libéraux R.Reagan et M.Thatcher et des banques de la City et de Wall Street.

La création d’un marché à terme de la dette de l’Etat et l’abandon des emprunts individualisés remplacés par des souches périodiquement abondées va transformer de fond en comble les conditions de refinancement de l’Etat. Car pour la première fois le négoce de la dette publique va devenir pour les banques une source de profits réguliers. Pour l’Etat qui ne demandait pas mieux c’est l’assurance de pouvoir émettre du papier à volonté.

Pourquoi un tel engouement pour la dette d’un pays comme la France ? Au moins deux raisons. D’abord le rating AAA qui va attirer les capitaux étrangers, pétrodollars et les gigantesques réserves de changes des dragons asiatiques, et aussi les fonds de pension anglo-saxons. La dérégulation des marchés financiers permet le recyclage des capitaux au niveau planétaire et met en évidence les grands déséquilibres nés de la mondialisation.

Ensuite et surtout la garantie de pouvoir revendre sur le marché secondaire à tout moment des titres de créances sur 2 5 10 voire 30 ans va offrir aux investisseurs et aux banques de nombreuses opportunités d’arbitrage. La grande révolution c’est cette asymétrie entre l’Etat qui s’endette jusqu’à 30 ans et l’investisseur qui est souvent un spéculateur sur le très court terme.

La monétisation de la dette que la loi Pompidou voulait éviter a été en quelque sorte restaurée dix ans plus tard par une voie détournée, les banques commerciales.

La loi Pompidou une loi conçue pour contraindre les gouvernements à plus de discipline budgétaire ne peut pas être rendue responsable de l’effet contraire.

Faut-il encore rappeler que les USA et le Japon qui n’ont pas d’équivalent de la loi Pompidou sont parmi les pays les plus endettés de la planète et qu’inversement la Suisse et la Norvège états peu endettés disposent d’une loi similaire.

Cet éclairage nouveau a propos de la loi Pompidou doit-il avoir des effets sur la politique que préconise Marine Le Pen sur l’euro ?

Cette question mériterait un long développement, mais voici les idées fortes :

Sortir de l’euro est un impératif qui se justifie pour moult raisons dont reprendre le contrôle de la politique monétaire, une expression plus large que la création monétaire. Revenir sur la loi Pompidou pourquoi pas ? Apres tout se donner la possibilité de recourir occasionnellement aux avances de la Banque de France ne signifie pas nécessairement y avoir recours systématiquement. Mais faire de cette loi le bouc émissaire de la crise des finances publiques est injuste et faux.

A la question lancinante sur la dette existante libellée en euros, répondre par l’abolition de la Loi Pompidou et le droit retrouvé de battre monnaie est une énormité car je rappelle cette évidence, il est impossible de refinancer une dette en euros en faisant fonctionner une planche à billets en francs Heureusement il existe d’autres solutions.

Si Marine Le Pen arrive au pouvoir ce que je souhaite, dans les premiers mois de son directoire l’euro sera son meilleur allié car il jouera le rôle d’un abri contre la spéculation de l’étranger. L’erreur à ne pas commettre est de précipiter le retour au Franc, de toute façon la zone euro ne devrait pas survivre à la sortie de la France ce qui implique qu’une disparition concertée de la monnaie unique semble être la seule option pour revenir au franc.

Contrairement ce que clament les adversaires politiques de Marine Le Pen le mécanisme qui permettrait de sortir de l’euro de manière indolore existe, je pourrais m’en expliquer ultérieurement.

Je ne voudrais pas conclure mon intervention sans glisser à Marine Le Pen une piste d’investigation qui a mon avis est d’un intérêt bien supérieur à celle de la loi Pompidou.

Il est un calcul rétrospectif beaucoup plus intéressant que celui de la dette à taux nuls. C’est le prix de l’immobilier aujourd’hui s’il avait suivi l’inflation au cours des X dernières années. Le quotidien la Tribune s’est livré à cet exercice et les résultats sont affolants.

Imaginons maintenant un immobilier décoté de 50% voire 70% par rapport à sa valeur actuelle, examinons cette hypothèse en termes de pouvoir d’achat des ménages et de compétitivité des entreprises tout en prenant en compte le manque à gagner pour les notaires et les professionnels de l’immobilier puis tirons-en les conclusions.

Utopie ?

Non ! C’est en fait très simple. Il suffit de taxer à 100% les plus values immobilières après un abattement égal à l’inflation.

Ça vaut la peine d’y réfléchir n’est-ce pas ?

Borowic


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135 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 4 novembre 2011 09:45

    Félicitation à l’auteur pour cet article à la fois clair et constructif.

    Le choix politique qu’il fait ne regarde que lui. Je suppose que son annonce est faite pour appuyer sur le caractère purement technique de son analyse.

    Reste tout de même le problème des taux d’intérêt soumis à la loi des marchés et donc aux manipulations des spéculateurs type Golman Sachs.

    Les emprunts d’état auxquels pourraient souscrire directement les particuliers seraient une solution moins coûteuse pour l’état et plus rémunérateur pour le citoyen que le ridicule rendement des livrets A et Cie. Cela pourrait se faire sous la forme d’un livret émis par la Poste ou la Caisse de Consignation.

    Pour finir, il ne fait aucun doute dans mon esprit que les hommes au pouvoir de de Gaule à Sarko en passant par Mitterrand, servent les intérêts de l’oligarchie financière avant ceux des peuples.


    • Tythan 5 novembre 2011 12:31

      Je suis assez d’accord avec ce commentaire : bravo à l’auteur.

      J’avais moi-même écrit un article sur le sujet http://www.agoravox.fr/actualites/e... et sur mon blog (j’y ai apporté quelques corrections) http://tythan.blog.free.fr/index.ph...

      Vous en êtes vous inspirés ?

      Sur ce sujet, il y a d’énormes fantasmes, certains charlatans voulant faire croire que la loi de 1973 serait une arnaque totale, les banques s’enrichissant sur le dos des français. La réalité est beaucoup plus simple : si la loi de 1973 est effectivement contestable, elle n’est pas non plus à l’origine de tous les problèmes et son abrogation n’en résoudra qu’une partie...

      Moi aussi, je m’étais retrouvé face à des internautes faisant des commentaires totalement farfelus quand ils n’étaient pas insultants... Il est évidemment plus facile de présenter une théorie complotiste simple (les méchants, c’est les banques, il suffit de leur faire rendre gorge pour faire disparaître comme par magie notre endettement) que de défendre la réalité !

      Bravo à vous !


    • RogerTroutman RogerTroutman 7 novembre 2011 02:12

      J’ai arrêté ma lecture à votre point 1). Se prétendre banquier pendant 15 ans et affirmer que les déficits publics ne sont pas financés par la création monétaire c’est totalement ahurissant. Deux choses l’une : soit vous êtes un charlatant qui n’y connait strictement rien en finance et qui a tenté d’écrire un article avec un onglet ouvert sur wikipédia, soit vous êtes effectivement un banquier qui ment et sur la loi de 73 et sur son supposé soutient à Marine Le Pen pour tenter de la ridiculiser. Je pencherais pour la deuxième solution, sinon vous n’auriez pas eu besoin de préciser votre candidat favori pour les élections de 2012.


      Pour remettre les choses au clair pour tout le monde : « tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie ». Aux USA, la Fed appelle ça le quantitative easing, ou assouplissement quantitatif, qui est une création monétaire ex-nihilo qui est directement injectée dans les organismes de crédit, dont les principales banques, les Federal Home Loan Banks, les Fannie Mae et les Freddie Mac. Les USA camouflent l’inflation galopante en truquant leurs chiffres : les calculs de l’inflation américaine ne prennent délibérément pas en compte les prix de l’alimentation et de l’énergie ! Mais il suffit de regarder comme le cours du dollar n’a cessé de s’effondrer face à toutes les monnaies, sauf l’euro, pour comprendre la farce : regardez les cours historiques du dollar face au yen, dollar aussie, dollar canadien, franc suisse etc...

      En Europe c’est un peu différent car le mandat de la BCE est de réguler l’inflation. Donc la BCE n’injecte pas des liquidités directement dans les institutions de crédits, mais fait tourner la planche à billet de façon détournée en achetant des obligations souveraines à tour de bras. Plus aucune banque ne veut d’obligation grecque, italienne, espagnole, portugaise, irlandaise et française (de moins en moins sûres), donc la BCE a été pratiquement la seule à en acheter depuis 2009 ! Avec quel argent croyez-vous que la BCE achète pour des milliards d’obligations qui ne seront pas remboursées ? Réponse : création monétaire. 

       Dernier point concernant le mensonge de l’auteur concernant les « emprunts d’Etat » d’avant 1973 : il s’agissait de Grands Emprunts directement contractés auprès des citoyens et non pas sur les marchés obligataires. C’était une mesure exceptionnelle qui n’a été utilisée que 5 fois depuis la création de la Banque de France. 

    • kev46 kev46 4 novembre 2011 09:51

      Vous dites que l’argent qui est prété à l’état n’est pas issue de la création monétaire mais de l’épargne des gens via les fonds de pensions et assurances vie (les 2/3 étant étrangers) est vrai.

      Mais cela fait autant d’épargne en moins à préter au reste de l’économie (PME, ménages) que les banques vont compenser par la création monétaire. C’est logique. La masse monétaire augmente bien de 10% par an dans les zones euro et dollar. Je n’invente rien.

      Les établissement financiers pourrait très bien inverser cela. L’épargne pour les PME/ménage et la création monétaire pour ce qui ne peut donc être couvert par cette épargne (donc prêt aux état mais également au restes des PME/ménages ...).

      Prêter aux états par la création monétaire peut donc ne pas être plus inflationniste qu’à l’heure actuelle.

      Dans ce cas là, on peut donc demander à la banque centrale de prêter directement aux états sans intérêts (au lieu de passer par une banque commerciale). N’ayant plus à rembourser de nouveaux intérêts, il y aura même donc moins d’argent à créer (donc potentiellement moins d’inflation). Pour éviter tout abus, il faut que la banque centrale reste indépendante et s’interdisent de prêter aux états plus de 3% du PIB par an, sans jamais dépasser une dette de 60% (on peut même lui interdire de monétiser les frais de fonctionnement, seulement les investissements). Les règles de maastricht peuvent donc même être respectées.

      En ce qui concerne la norvège -> Rente pétrolière, la suisse -> entrèes de capitaux étrangers opaque en masse (même s’ils ne payent que peu d’impôt, ca en fait beaucoup à la fin).

      Pour ce qui est de la sortie de l’euro. Pourquoi ne pas garder l’euro comme monnaie commune interbancaire. Cela protège les monnaies nationales au sein de la zone euro des spéculation avec des taux de changes négociées. L’euro garderait de plus tout son intérêt à l’internationale.

      Pour ce qui est de la dette libéllée en euro c’est faux. La BCE ne gère aucune liquidité. Ce sont les banques centrales nationales. Tous l’argent prêté à la France doit au préalable attérir sur les comptes d’un primary dealer (banques francaises tel BNP ou filiale de banques étrangères en france tel HSBC France) possèdant un compte à la banque de France qui va ensuite prêter cet argent au trèsor public. La dette de la France est donc JURIDIQUEMENT libéllé dans la devise de la banque de france actuellement « euro banque de france » si l’on peut dire. Un retour au franc entrainerait donc une conversion de cette dette légalement en franc.

      Voila pourquoi je ne suis pas d’accord avec votre article. J’attends vos réactions.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:33

        Je vous cite : « Prêter aux états par la création monétaire peut donc ne pas être plus inflationniste qu’à l’heure actuelle. »
        Manifestement, vous n’y connaissez pas grand chose en théorie monétaire.

        En lieu et place de continuer à emprunter et à pousser au chaos vu que cela devient de moins en moins remboursable, pourquoi ne pas exiger plutôt le retour à l’équilibre ?


      • borowic 4 novembre 2011 11:03

        Toute ponction sur l’epargne globale entraine necessairement des phenomenes d’arbitrage, vous avez raison mais pas necessairement de la creation monetaire puisque cette epargne ponctionnee par l’ Etat provient in fine apres avoir transite par de nombreux agents du revenu supplementaire injecte dans l economie par le deficit. 

        La creation monetaire est toujours inflationniste TOUJOURS mais l inflation n est pas necessairement cachee dans le panier de la menagere. Il existe dautres formes d inflation comme les bulles financieres et immobilieres par exemple.

        Pour sorti de l’euro je preconise dans un premier temps de conserver l euro en parallele avec les monnaies nationales pendant une periode donnee.


        Sur le dernier point je regrette de vous dire que vous avez tort. Le dette en euro est et restera une dette en euro. Cette question ne fait meme pas l objet de discussion je vous le garantie. Bien sur un etat peut par la force passer outre comme l URSS mais bon nous ne sommes pas sur ce schema.

         


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 11:20

        Et bien dit dont, pour un prof de maths, vous ne comprenez vraiment rien. N’est ce pas vous l’aveugle ?

        Ce que je propose, c’est simplement un TRANSFERT de la création monétaire des ménages/PME vers les états et par conséquent de l’épargne uniquement vers les ménages/PME.

        Il n’y a donc pas plus de création monétaire qu’actuellement, simplement une ré-allocation de chaque source de financement. Et dans ce cas, la banque centrale INDÉPENDANTE peut directement prêter aux états avec des limites.

        Et n’avez vous pas compris que ce sont les intérêts inexistants qui pousse à la création monétaire constante qui elle même doit être justifié par toujours plus de croissance. En supprimant les intérêts sur une grande partie des prêts (les bons aux trésors), il y a donc moins d’argent à créer. Ai je faux ?

        Où est le problème ? Expliquer moi votre théorie monétaire, faites moi changer d’avis, je ne cherche qu’à comprendre ! Et ne me dites pas ’C’est pas aussi simple’ !

        Bien sûr, ce serait tellement plus simle de retourner à l’équilibre. Mais l’argent nouvellement créer chaque année (c’est obligatoire pour injecter les liquidités nécessaires au système pour rembourser les intérêts), et bien je préfère qu’il le soit par l’état pour investir dans des infrastructure publics (TGV, autoroutes, écoles, hôpital ...) plutôt que par des multinationales.

        D’ailleurs l’état (via RFF) à laisser à VINCI la construction de la nouvelle ligne de TGV à bordeaux car il n’avait pas les moyens. Mais Vinci non plus, c’est VINCI qui a emprunter pour la créer et qui va donc faire des bénéfices avec les droits de sillons sur cette nouvelles lignes. Pourquoi RFF n’aurait pas pu faire cela ?


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 11:32

        La création monétaire est toujours inflationniste. OUI c’est logique. Mais avez vous conscience qu’il n’y pas création monétaire uniquement quand l’état emprunte à la banque centrale. Tous les jours il y a création monétaire (supérieure à la destruction monétaire) par les banques commerciales.

        L’inflation de 4-5% est elle atroce ? Le serait elle si elle permet d’avoir une bonne protection sociale et de bon services publics (à moins que vous gagniez suffisamment bien votre vie pour accepter de vous faire ponctionner par le système actuel de plus en plus privatisé ?)

        Ne me dîtes pas que j’ai tort, mais dîtes moi en quoi notre dette est libellé ? En euro-allemand ?
        La BCE ne gère aucune liquidité. Et chaque banque centrale à encore son propre bilan.

        Et expliquer moi alors le rôle des primary dealer (intermédiaires entre l’agence franque trésor et le marché obligataire, qui facturent à l’état leur service) qui sont des banques enregistrée à la banque de france.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 11:46

        Non, la création monétaire n’est pas toujours inflationniste ; Tout dépend de la contrepartie que vous proposez. Prenez par exemple le cas de la Suisse (détenant beaucoup de devises étrangères) ou la Chine (exportant beaucoup), leur contrepartie or est complétée par un excédent de devises étrangères absorbées par leurs économie et que les banques centrales étrangères doivent récupérer moyennant une contrepartie (=compensation). A cause de ces devises excédentaires, ces 2 pays peuvent varier la masse de devises étrangères en contrepartie. Donc, leurs banques centrales ont une large marge de manœuvre pour réguler leur monnaie.

        Pour reste, j’ai plutôt l’impression que vous vous adonnez au sport consistant à compiler des arguments indépendamment de leur cohérence...


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 12:04

        Oui effectivement vous avez raison pour la chine et la suisse mais peu d’états sont capable d’avoir de réelle contre-partie malheureusement.

        pour le reste, arguments indépendants de leur cohérence ? N’esquivez pas aussi facilement.

        On parle de dette libellée en euro. J’apporte des précisions MOI. Apportez vos contres arguments ! à moins que vous ne sachiez pas quoi répondre et que vous venez juste de découvrir l’existance de ce fonctionnement des primary dealer et de la différence juridique des euro-france et euro-allemand ?

        Tapez sur google « primary dealer agence france tresor » vous verrez que je n’invente rien. A quoi servent il ?

        Et puis pour ce qui est de l’inflation, je n’ai pas l’impression que vous ayez compris que ma solution ne représente pas plus de croissance monétaire qu’actuellement donc pas plus d’inflation. Donc on se fiche de la contre-partie, vu qu’on est incapable d’en avoir, nous.


      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 12:39

        @ kev46
        Comprendre le principe de base de la création monétaire, c’est bien. Mais une fois que vous aurez creusé la question de savoir : "pourquoi il y a une différence (en pouvoir d’achat) entre une dette libellée de 500$, 500€, 500£ ou 500¥ ?" vous verrez certainement les choses autrement ; croyez moi. Et pour cela, ce ne sera pas les cours de Youtube qu’il faudra suivre.

        Effectivement votre argumentation va dans tous les sens car vous abordez successivement : l’inflation de la création monétaire / destruction monétaire / protection sociale / euro-allemand / liquidité de la BCE /
        primary dealer. Et quand je vois ce genre de bluff intellectuel, je n’ai pas trop envie de répondre. Car, j’accorde beaucoup de temps à partager au quotidien la modeste information à ma disposition avec les personnes de bonne volonté et non prétentieuses.


      • AntoineR 4 novembre 2011 14:39

        Je ne comprends pas trop votre façon d’aborder le problème. Vous polémiquez sur des détails, vous refaites un peu l’histoire mais vous oubliez au final le principal :

         - des organismes privés (les banques) ont la possibilité d’obtenir de l’argent créé ex-nihilo quasiment gratuitement pour le prêter.
         - Les états (c’est à dire le peuple) n’ont pas ce droit.

        Tout ça pour quoi ? Pour nous préserver de l’inflation !
        Qui a dit que les banques étaient plus raisonnables que les politiques ? Les banques ont-elles un devoir vis-à-vis de la société ou du peuple ? Je ne crois pas.

        Cette loi ne nous a jamais préservé de l’inflation. L’inflation forte s’est arrêté avec le plein-emploi (qui est aussi créateur d’une forte inflation). Cette inflation n’était pas forcément mauvaise puisqu’elle était dû à la hausse des salaires.

        Actuellement nous sommes dans une situation débile :
         - Inflation réelle et masquée
         - Pas de hausse des salaires
         - Le premier poste des impôts est une rente pour les banques.

        Et vous voulez arrêter la polémique en nous faisant croire que c’est la faute de Mitterand ?
        Mitterrand à aussi fait un mandat en : Allemagne, Italie, Grêce, Japon, USA, Espagne ..... quasiment tous les pays occidentaux en sont au même point.... il n’y a pas comme un malaise là.

        Je sais, vous allez tirer votre dernière balle : traitez moi de complotiste.

        Mais je dirai quand même ceci :

        La dette est un impôt à l’envers : c’est une redistribution de l’argent de la masse vers les 1% les plus riches.

        Ne pouvant pas s’attaquer directement à la redistribution, l’oligarchie a trouver un moyen détourné. En France, on parle de 1973, ailleurs, ça a d’autres noms mais c’est arrivé à la même époque et ça n’a jamais eu aucun bénéfice pour la population


      • Voxien2011 4 novembre 2011 14:47

        Pourquoi éviter les hausses de salaire ?

        C’est pour plus verser aux actionnaires


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 14:52

        Je ne suis pas du tout prétentieux puisque je suis là pour débattre et apprendre. Ma bonne volonté s’arrête quand on ne veut pas comprendre mon raisonnement de transfert du mode de financement pour les obligations d’états qui ne provoque pas d’accroissement monétaire. Passons.

        Après si je parle de tous ce que j’ai parlé :
        Création monétaire c’est le sujet ?
        destruction monétaire -> Ok inutile
        démantelement Protection sociale -> conséquence de la situation actuelle, n’est ce pas important de le préciser ?
        euro-allemand/liquidité de la BCE/primary dealer -> Et bien l’article parle de la dette libellée en euro et les conséquences de la sortie de l’euro, je vous apporte donc « ma modeste information à ma disposition » pour que vous puissiez comprendre pourquoi notre dette n’est pas tout à fait libellée en euro comme vous l’entendiez au final.

        Si j’utilise des termes dont vous n’aviez pas connaissances (primary dealer), ce n’est pas une raison pour me traiter de bluffer intellectuel. Je vous apporte des faits. Apportez moi vos contre arguments pour me prouvez que vous avez tort. Et s’il n’y pas débat sur cela, c’est peut être que d’abord on laisse pas vraiment parler les gens désireux de sortir de l’euro sur les plateaux (hormis le pen qui utilise trop de raccourci et dont je ne soutiens pas et NDA qui n’a peut être pas vraiment réfléchi à la question ou qui ne s’en est pas rendu compte) et qu’au contraire çà arrange bien de laisser les autres faire peur au francais. Ne pensez vous pas que les états que les état ont pas assuré leurs arrières en cas de fin inéluctable de l’euro ? surtout les allemands toujours très ordonné pour tout ?

        Pour ce qui est de la valorisation d’une monnaie. Oui c’est quelque chose de compliqué qui se détermine par le marché. Aussi bien à l’intérieur de la zone (la consommation) qu’à l’exterieur (balance commerciale). La BCE ne couvrant sa monnaie centrale (qui ne représente déja qu’une partie de la masse monétaire) que part une fraction d’or et de devises, qui joue bien évidemment sur sa crédibilité. Mais la plus grande part de sa crédibilité est dû à la valeur de sa production de biens et services, autrement son activité économique. Aujourd’hui, si l’euro vaut aussi chère, n’est ce pas en partie à cause de la forte demande en obligation (notamment publics) qui appelle ainsi les euros partis à l’étranger à cause du déficit commerciale à revenir en europe ?. Ces dettes étant très rentables, il y a donc une forte demande en euro pour pouvoir en acheter et en toucher les intérêts.
        Sur ce sujet là, je vous le concède, je ne m’y suis jamais vraiment intéresse. Peut être pourriez vous m’éclairer sur mes incompréhension et ses conséquences si nous revenions sur la loi de 73 (sans pour autant plus accroître la masse monétaire actuel, encore une fois).


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 15:03

        Les « primary dealer » sont les banques mandatées par l’agence France Trèsor (le trèsor public si tu prèferes) pour emettre la dette public sur le marché primaire (au moment de l’emission) dans chaque pays (dans certains il peut il y en avoir plusieurs en concurrence). Le marché secondaire n’étant qu’une simple revente par les détenteurs eux mêmes.

        Pour acheter une Obligation Francaise sur le marché primaire (au moment de l’emission par l’état lui même donc), tu dois donc l’acheter à un de ces primary dealer (tel BNP) autorisé à l’emettre en france via les systèmes informatique boursiers. Tu leur verse l’argent qui se retrouve donc dans une banque de la zone « banque de france » avant d’être prêté à l’état qui a donc emprunté en « euro-banque de france ».


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 novembre 2011 01:09

        @ Ke46


        Merci de remettre les pendules à l’heure. Pour la loi Pompidou, c’est le même principe que la FRB américaine, donc une arnaque gigantesque pour donner sa livre de chair à Shylock sur tout ce qui bouge. Il faudrait arrêter. En France, mais surtout aux USA. 

        Ma proposition, parce que je suis vieux et plein de mansuétude, ce serait de rembourser les dettes publiques au prorata des actifs des contribuables et de ne plus faire de déficits. Il n’y a aucune raison valable pour qu’un État n’équilibre pas son budget.... sauf faire gagner un intérêt aux copains qui ont du fric.


        On devrait accepter cette proposition. La prochaine pourrait être faite par un homme sans faiblesse qui dira simplement « moratoire », ce qui sans indexation veut dire confiscation ...


         Et ça pourrait être encore bien pire....


      • Defrance Defrance 5 novembre 2011 15:30

          En imaginant que l’EURO se casse la figure APRES que la France en soit sorti, la dette sera alors AUTOMATIQUEMENT dévalorisée ? 


      • kev46 kev46 4 novembre 2011 09:55

        Ah j’ai également oublié de préciser que ma solution s’affranchit ainsi des agences de notations et tous créanciers étrangers. Nos services publics pourraient donc continuer à fonctionner sans les privatiser tous comme notre protection sociale !

        L’on pourrait également créer un nouveau livret A, destinés aux bons du trèsor qui rémunèrerait tous les citoyens nationaux (les riches ne pourrait pas prêter plus d’une certaine somme, ce qui impliquerait une meilleur répartition des intérêts sur la classe moyenne).


        • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:37

          et encore, et encore, continuer à s’endetter auprès de caisses de pension et ménages sachant que l’état ne pourra jamais leur rembourser ; vous pensez vraiment que c’est raisonnable ???


        • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 10:29

          Ha voila, au moins un borgne dans ce pays d’aveugle !
          Vous nous changez des autres néo-financiers en herbe formés à l’école Youtube par les cours improvisés de Chouard, Grignon, Jorion, Zeitgeist,... sans aucune référence en théorie monétaire élémentaire.  Et merci aussi de nous avoir dispensé de l’éternel rappel sur le système de réserve fractionnaire. Cependant, il vous manque de faire référence au processus de VALORISATION Monétaire car une dette de 500$, 500€, 500£ ou 500¥ est totalement différente en terme de pouvoir d’achat.
          Maintenant, il faut comprendre qu’avant la loi 1973, il était plus contraignant pour l’état d’emprunter directement à la Banque de France car cela créait automatiquement la dévalorisation de la monnaie et donc entrainait l’inflation. Pour quelle raison ? C’est parce que les économiques occidentales s’étaient affranchies de la contrepartie or. Avec une contrepartie or, l’état pouvait effectivement emprunter directement à la banque centrale de France à la limite de la contrepartie détenue. Cela veut dire que l’argent émis sans contrepartie correspondait à la production de richesse du pays.

          Vu que ce n’était plus possible d’emprunter sans conséquence sur la valeur de la monnaie, pour contourner cela, il avait été décidé de valoriser la monnaie par l’économie ; donc, il revenait au marché, par l’intermédiaire des banques privées, de prêter l’argent à l’état moyennant un intérêt. Certain ont de la peine à comprendre ce processus et ils ne vont d’ailleurs pas tarder à réagir.

          Pour le cas de USA, c’est différent car, ils ont réussi à imposer la valeur de leur $ par leur puissance.
          Pour le Japon, ils ont presque 200% du PIB car leur dette est principalement détenue par leurs ménages.
          Pour la Suisse, ils n’ont pas de réels déficits vu que 30% des fonds off-shore sont dans leur pays et leur banque centrale possèdent beaucoup de réserves.

          Enfin, il vous manquerait aussi de comprendre que la proposition de Marine le Pen et tous les autres souverainistes est absurde. Car aucun ne propose une rigueur amenant au retour à l’équilibre. Leur malhonnête populiste fait croire aux populations crédules qu’il faudrait encore et encore continuer à s’endetter à un taux préférentiel. Le jour où on décide d’un retour à la l’équilibre, les gouvernements seront contraints de supprimer les niches fiscales.


          • borowic 4 novembre 2011 10:46

            Merci pour votre compliment enfin si je puis dire puisque vous me traitez tout de meme de borgne.....
            Concernant les propositions de Marine Le Pen elle a le droit de se tromper, ses adversaires politiques se sont trompes aussi sur d’autres sujets mais eux c’est plus grave puisque c’est une fois parvenus au pouvoir . Le populisme de Marine Le Pen est sincere celui de Melanchon non, je refute d’ailleurs la connotation pejorative derriere ce mot.
            Tout a fait d’accord avec vous sur le dernier point : Il faut traiter la quesition des deficits au moins autant par le cote des recettes que celui des depenses.


          • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 12:09

            Le problème avec ce populisme, c’est que cela risque d’être pire et de tout précipiter dans la chaos simplement par avidité du pouvoir. Et quoi qu’il se passera, Marine le Pen ne pourra pas assumer les conséquences en les remboursant (ni aucun autre politique d’ailleurs). Ce qui ne me plait pas dans le populisme, c’est de flotter opportunément dans l’air du temps en proposant toujours des solutions toutes simples dans une problématique aussi complexe ; et quand je dis « complexe » certains comprennent que je veux noyer le poisson ou les enfumer car pour eux tout est simple à comprendre pour tout le monde depuis l’avènement Youtube.

            D’ailleurs, Marine souhaite une dévalorisation ; certes, cela devrait pouvoir favoriser l’exportation de certains produits, mais elle omet toujours de faire mention du coût d’importation (matières premières, pétrole, café, banane,...) qui réduira le pouvoir d’achat en sus de l’inflation. De surcroit, avec une monnaie nationale, cela créera encore un facteur de risque de change considérable pour les PME et créerait encore une opportunité de spéculation sur la devise nationale.

            Marine commencera à devenir intéressante quand elle comprendra enfin qu’on ne peut pas continuer à vivre à crédit. Car, pour 300 milliards dépensés par l’état, il y en a 100 milliards qui sont empruntés... Personne ne trouve ces déficits anormaux et met tout sur le compte des banques.


          • Indyes Indyes 4 novembre 2011 12:59

            Je veut bien croire vos explications techniques M. Cuxac, mais regardez où ce système nous à mené aujourd’hui.

            Au passage, vous balayez d’un revers de main les idées Zeitgeist, branche du Venus Project donc l’idée d’une Économie Basée sur les Ressources. Pouvez vous approfondir sur ce point de manière argumentée ? Je me suis penché sur les idées de Fresco et je suis à la recherche de retours.. votre avis m’interresse.


          • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 13:49

            @ Indyes
            Avec Zeitgeist, nous sommes dans une logique/utopie plus globale que ce thème abordé. Un grand défaut récurrent dans leur critique est de ne pas connaitre suffisamment (je me répète) le principe de VALORISATION monétaire. Car toutes ces critiques reposant sur le mécanisme de la CRÉATION monétaire tritureront dans tous les sens les dysfonctionnement du système à toutes les sauces. Mais aucun ne s’aventurera à expliquer la différence fondamentale entre 500$, 500€, 500£ ou 500¥. Sans avoir des connaissances approfondies, vous penseriez vraiment que l’on peut faire toute une théorie sur le système monétaire sans aborder sa valeur relative ??
            Zeitgeist devrait intégrer que nous ne sommes pas dans un système idéal en vase clos. Notre argent sert de moyen d’échange pour l’économie et pour l’extérieur aussi avec qui nous sommes en concurrence. Et l’opportunisme est une donnée conséquente dans la nature humaine.
            A partir de là, je dirais que les éléments importants sont la maitrise de déficit de la balance commerciale et du déficit budgétaire ; leur combinaison fatidique asphyxient actuellement les économies occidentales. Mais le gros problème reste le système d’exigence des intérêts de la société qui impose une croissance continuelle indépendamment de nos besoins ou notre croissance démographique.

            (En espérant n’avoir pas été trop concis, je vous prierais de patienter car j’aurais bientôt un article qui sort sur ce thème en résumé de mon livre en préparation)


          • foufouille foufouille 4 novembre 2011 11:53

            le bankster recoit 1000 000
            il prete 10 000 000
            le temps qu’on lui rembourse, cet argent circule
            de plus les interets fictifs sont conserves


            • yoananda 4 novembre 2011 12:11

              Ce n’est pas aussi simple ...
              emprunter ou créer de la monnaie, ca revient presque au même au final ... la question est comment répartir les gains et l’effort.
              L’inflation ce n’est pas si terrible : ca répartit l’effort sur tout le monde (mais les pauvres en souffrent plus).
              De toute manière l’inflation existe aujourd’hui ... l’inflation soit disant « jugulée » par la loi Rotschild est un mythe. Les prix des appart ont doublé en 10 ans ...
              ca n’est simplement pas pris en compte dans le calcul de l’inflation, qui est bidonné (car les intérêts en dépendent) de toute manière dans une vaste mesure.
              Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre.

              Pourquoi les déficits et la dette explosent depuis 1980 ?
              en réalité, c’est a cause du pic pétrolier, qui a débuté, ho comme c’est étrange, en 1979 ... (pic pétrolier onshore conventionnel, je précise : pétrole pas cher) et qui s’accélère (pic pétrolier offshore conventionnel) depuis, ho comme c’est étrange, 2005 ... et juste après, on a un crise financière sortie de nulle part ...

              Donc la question est surtout :
              comment on répartit l’effort, comment on récompense le mérite, comment on gère le risque.

              Il faut revenir aux bases de l’économie.
              En fait, reprendre le droit de frapper monnaie, c’est reprendre le pouvoir. C’est la l’objectif de Marine ...
              Les marchés, c’est bien en théorie pour fixer le juste prix. On sait maintenant que ce système, non seulement a des limites intrinsèques (cf les conditions pour qu’un marché soit efficiant : information transparente, etc...) mais en plus, il y a des « tricheurs » qui faussent le jeu (cf Blythe Master & co).

              Donc la question est : a qui est le pouvoir de l’argent, et a qui on donne cet argent, et pourquoi ... ?

              on le donne aux marchands d’armes, d’OGM, de pétro-médicament et de prison privées et aux lobbys nucléaires parce que ca rapporte et ca fait plaisir aux retraités, aux traders, et aux fils a papa qui ont placés leur argent en bon aux trésors ? on récompense la stupidité ou bien on fait de la création monétaire ex-nihilo inflationiste pour construire des écoles, des hopitaux, financer la recherche et trouver des solutions d’urgence au pic pétrolier (isoler les maison par exemple sortir du nucléaire) ?

              voila la vraie question de savoir si on doit reprendre le controle de la création monétaire ou non.

              Evidement, on peut utiliser ce pouvoir faire des guerres avec aussi ... les marchés, c’est la guerre économique garantie. Avec la démocratie on a une chance d’en faire quelque chose d’autre !!!


              • Voxien2011 4 novembre 2011 14:21

                Bonjour

                Yoananda

                Il me semble que vous avez énuméré des arguments très importants, que je considère fort. Il ressort, tout de même presque naturellement, de votre plaidoyer, un sentiment que la monnaie et sa croissance sont un levier sure et certains (j’insiste sur le sure et certains) sur lequel sont basés tous les pouvoirs : pouvoir de création et d’innovation, pouvoir de stabilisation ou de génération d’équilibres, …etc. ; en résumer on lui attribut la capacité (puissance) de canalisation, de manipulation et d’orientation des énergies humaine (l’esclavage éternel pour les peuples comme fatalité ? ). Bref, j’ai l’impression qu’on se base sur la monnaie et sa croissance pour orienter les peuples et leur destin.

                La monnaie : l’instrument d’aliénation suprême ! Celui qui le contrôle, contrôle le destin des peuples.

                Une chose que je considère comme postulat : plus le contrôle et la gestion de la monnaie se complexifie et s’éloigne du peuple, plus il est esclave et aliéné et plus son propre destin lui échappe.


              • bigglop bigglop 4 novembre 2011 19:40

                Bonjour à tous,
                Voxien2011, relire la citation de Mayer Amschel Rothschild :
                « Donnez moi le contrôle de la monnaie, et je me passerai de ceux qui font les lois »

                http://penserrendlibre.wordpress.com/2010/02/03/citation-mayer-amschel-rothschild/


              • yoananda 4 novembre 2011 22:58

                et bien ce n’est pas pour rien qu’il y a MONOPOLE (hors cela devrait être interdit dans un monde libéral) de la création monétaire !!!


              • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 12:25

                Merci à vous, l’auteur, pour votre éclairage sur ce sujet qui me turlupine depuis pas mal de temps. Les avis sur ce thème sont tellement divers et variés qu’il est très difficile de se faire sa propre opinion.
                D’autant plus que le problème avec les discussions d’économistes, ou de ceux qui se prétendent savants en économie, c’est qu’elles finissent toujours par prendre un tour théorico-abscons qui en éloigne définitivement ceux qui cherchent seulement à comprendre les quelques principes incontournables de base. Comme si le but de ces spécialistes, ou soi-disant spécialistes, était de se gargariser d’un faux savoir jalousement préservé entre soi afin de garder un pouvoir - largement imaginaire, mais tant pis, c’est mieux que rien - sur la foule des ignorants.
                Les ignorants en question, souvent contribuables, peuvent cependant, du fond de leur bêtise crasse, constater que la quasi totalité de leur impôt sur le revenu couvre à peine la charge de la dette. Ils peuvent donc légitimement considérer cette ponction comme aberrante, et vicieux pour ne pas dire vicié, le système qui la permet. Ils peuvent donc également, si les spécialistes le permettent, émettre l’avis, qu’en l’occurrence, ils sont bien - et définitivement - les pigeons de la farce.


                • Voxien2011 4 novembre 2011 14:32

                  PhilVite

                  Je pense qu’il faut retenir ceci :
                  La monnaie : l’instrument d’aliénation suprême ! Celui qui le contrôle, contrôle le destin des peuples.

                  Il est très important pour limiter toute sorte de dégâts et pour que le peuple puissent avoir le contrôle sur leur destin de soumettre la monnaie, sa création, sa gestion au contrôle démocratique.

                  L’état aussi à l’état actuel est incapable d’être un garant pour l’avenir du peuple, donc la condition sine qua non reste la démocratisation réelle de toutes des institutions. Bien évidemment, il faudra en inventer et réinventer certaines et en éliminer d’autres.


                • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 12:42

                  Tout cela n’est qu’escroquerie intellectuelle et désinformation.

                  Parler de la loi de 1973 en prenant bien soin d’ « oublier » de mentionner l’indexation, supprimée 10 ans plus tard est déjà assez malhonnête en soi. Si il est indiscutable que dans un système où l’État se prête à lui-même l’inflation est supérieure à ce qu’elle est dans le système actuel, ceux qui en pâtissent le plus sont les gros détenteurs de capitaux. L’indexation protégeait sans aucun souci les smicards et les classes moyennes, tandis qu’elle attaquait le pouvoir d’achat des minorités fortunées. Autrement dit, un tel système était favorable au plus grand nombre.

                  Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une économie réelle (celle où des gens travaillent réellement pour produire des biens ou services réels) en manque de masse monétaire, ce qui provoque un chômage injustifiable et intolérable. En contrepartie nos chers capitalistes sont à l’abri de ce fléau redoutable qu’est l’inflation et peuvent spéculer tranquilles (au lieu par exemple d’investir dans l’économie réelle du pays). Et une dette publique qui à force d’intérêts est devenue odieuse.

                  Ça c’était pour le point 1. Le point 2 est carrément mensonger : en gros vous êtes en train d’essayer de nous dire que ce ne sont pas les méchantes banques qui prêtent à l’État, mais de gentils ménages épargnants, autant dire que vous nous appelez à croire au Père Noël. Ce n’est pas ainsi que ça marche et vous le savez très bien. Ce que vous appelez « épargnants » ce sont en réalité des fonds de pension anglo-saxons, de très gros spéculateurs indépendants (genre Soros), des États tiers (genre Japon, Chine, Arabie Saoudite), des hedge funds ou même des entreprises (genre compagnies d’assurance). Rien que du très catholique. Ce qui rend notre État vulnérable aux pressions extérieures et aux manipulations de toute sorte, tout en grevant le poids de la dette du poids des intérêts. Pourvu que l’un de ces créanciers n’aille pas se plaindre auprès d’une agence de notation genre Fitch ou S&P qui nous ferait perdre notre triple A, évènement dont les conséquences nous sont maintenant bien connues. N’est-ce pas, monsieur l’expert ?

                  Le point 3, au sujet de la « discipline budgétaire », équivaut à poser comme un axiome que les hommes d’État ne sont que des imbéciles incompétents auxquels il convient d’imposer bon gré mal gré de la « discipline budgétaire ». Du grand n’importe quoi que seul un imbécile total pourrait gober, ou peut-être un enfant de 3 ans. Ce que j’ai dit plus haut en réponse à vos points 1 et 2 démontre largement à qui une loi de ce type profite en vérité : à tous ceux qui ont énormément de capital. En réalité, imposer une quelconque « discipline budgétaire » à l’État, c’est le priver de marge de manœuvre. C’est comme si sur une automobile on bloquait l’accélérateur. Et pour effectuer un dépassement ou monter une cote on fait comment, Einstein ?

                  Le point 4 n’est que verbiage technocratique rempli de jargon pour faire genre « je maîtrise trop », apparemment destiné à fustiger la gauche, mais qui n’explique rien en substance. Pour faire simple, l’économie occidentale était un peu en crise à ce moment-là pour des tas de raisons (fin du dollar-or, deux chocs pétroliers, récession américaine, etc), et Reagan avec sa copine Thatcher n’ont rien trouvé de mieux que de faire sauter toutes les barrières à la spéculation planétaire et d’inonder le monde entier de dollars de papier. C’est à cette époque-là que le néo-libéralisme ou l’ultra-libéralisme s’est vraiment déchaîné.

                  Si l’auteur dit vrai quelque part ce n’est que lorsque il avertit que restaurer l’ancien système monétaire pré-1973 ne résoudra pas nos problèmes. Le fond de l’article est donc juste : Mme Le Pen et ses autres collègues NDA ou Mélenchon sont des une bille en économie et ne font qu’ânonner à qui mieux mieux des slogans électoralistes qui ne seraient de toute façon pas tenus si ils étaient élus (ce qui ne se produira de toute façon pas).

                  Pour avoir vraiment un résultat tangible, il faut être beaucoup plus réaliste et radical. Suit ci-après un programme simple en six points qui, au moins, fonctionnerait.

                  1. Sortie unilatérale et rapide de l’UE et donc de la zone euro. Cela aura probablement pour effet - comme le dit l’auteur, rendons-lui justice sur ce point - de désintégrer les dites institutions et entraînera automatiquement une revalorisation (certainement négative) des actifs et passifs libellés en euros.

                  2. Moratoire temporaire sur les intérêts de la dette. Les conséquences, là encore, seront violentes et risquent de ne pas plaire à tout le monde.

                  3. Mise en place immédiate de barrières tarifaires et douanières élevées (cela s’appelle le protectionnisme), et de contrôles à l’entrée et la sortie des capitaux. Il est possible que pour éviter l’effondrement et les paniques bancaires, les sorties dussent être bloquées pour un temps (ce qui équivaut à une presque nationalisation sans en être une).

                  4. Nationalisation immédiate des institutions de la monnaie et des grandes banques du pays (probablement de toute façon déficitaires). Il convient également de procéder à la nationalisation des bourses (hé oui, beaucoup ne le savent pas, mais la bourse de Paris appartient à une entreprise américaine, si je ne me trompe, le NYSE). Et, création d’une banque nationale de crédit et d’investissement. Des réformes financières et fiscales sont à prévoir, mais cela peut être fait dans un deuxième temps.

                  5. Mise en place d’accords d’échange bilatéraux avec les grands partenaires habituels de la France, et tous les pays francophones (ce qui aura le mérite de redonner un peu de contenu à Organisation Internationale, moribonde, de la Francophonie).

                  6. Nationalisation des grandes entreprises stratégiques d’État (par exemple, à 51%) comme Areva, SNCF, Orange, la Poste, etc. Également, réinvestissement des campagnes, qu’il convient de repeupler en ignorant les quotas et en arrêtant d’acheter des tomates en Espagne. En même temps, lancement d’un vaste programme d’industrialisation, de construction ou de rénovation d’infrastructures ainsi que de réarmement. Il va de soi qu’avec un tel programme, les mécontents seront nombreux ; avoir quelques canons supplémentaires de son côté calmera leurs ardeurs.

                  L’effet serait très rapide et très tangible, mais pour proposer un tel programme, il faut avoir des couilles. C’est, à notre époque de femmelettes et de gays, une denrée devenue introuvable.


                  • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 13:05

                    Si je suis bien vos points :

                    1/ indexation de quoi sur quoi ? C’est sympa de citer des mots intellectuels, mais il faudrait commencer par comprendre leur sens surtout si ensuite on a la prétention de proposer une solution...

                    2/ Avant d’attaquer les banques, il faudrait se demander qui a obligé les états à rompre la rigueur budgétaire et à aller emprunter plus que les recettes.

                    3/ Si vous ne comprenez pas la pertinence de la discipline budgétaire, cela ne me donne plus envie de suivre la suite...


                  • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 14:09

                    @Bovinus
                    Il me semble déceler dans votre programme quelques accents Asselinesques. Me trompé-je ?


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 14:19

                    @ Pascal CUXAC

                    1. Oui vous avez raison j’ai oublié de mettre un lien sur l’indexation (ou en jargon techofinancier, l’échelle mobile des salaires). En voici trois :
                    - http://www.centpapiers.com/lechelle-mobile-des-salaires-en-france-une-revendication-oubliee-mais-necessaire/2977
                    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Indexation_%28finance%29
                    - http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_mobile_des_salaires

                    2. La conjoncture, peut-être ? Ou une mauvaise gestion stratégique ? À moins que ce ne soient les charlatans-économistes qui se sont introduits à la cour du monarque et qui lui aient vendu une politique médiocre ? On peut même imaginer un effet de mimétisme européiste : si tout le monde fait de la sorte, alors nous devons faire comme tout le monde. Ou bien tout cela à la fois.

                    3. Si vous ne comprenez pas la pertinence de disposer dans votre auto d’un accélérateur qui ait de la course lorsque vous appuyez dessus, cela ne donne guère envie de dialoguer. Comme je l’explique à la fin de mon post (et comme le dit l’auteur de l’article), une mesure isolée ne fonctionne pas ou s’avère au mieux contre-productive. Le mouvement vers l’ultra-libéralisme était amorcé, avec la perméabilisation des frontières, et la volonté de construire une « certaine » Europe (qui n’était pas celle dont rêvait de Gaulle), la loi de 1973 n’avait plus lieu d’être. L’abolir maintenant n’aurait pas plus d’effet que n’en aurait eu sa mise en œuvre seule à l’époque. On ne réoriente pas tout un système économique avec une seule mesure.


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 14:44

                    @ PhilVite

                    Je m’intéresse en effet à ce que dit M. Asselineau, et il me semble qu’il ne dit que des choses très raisonnables. Néanmoins, il n’a pas le monopole du bon sens. Ce que j’expose plus haut, je l’ai improvisé moi-même au fur et à mesure que j’écrivais. Par exemple, le point 5, c’est à peu près ce que fait la Russie. Comme elle ne fait partie ni de l’OMC, ni de l’UE, elle fait du commerce avec l’Europe de façon bilatérale et y arrive très bien. Parallèlement, elle se construit ses propres espaces (union douanière Russie-Bélarus-Kazakhstan, Union Eurasienne). Pour le point 2, pareil, les Russes avaient déclaré un moratoire sur les intérêts en 1998, lorsque la crise asiatique a fracassé leur économie. Cela dit, ils ont remboursé toutes leurs dettes 3 ou 4 ans plus tard. Le point 3 et le point 6 sont complémentaires (il me semble que Montebourg avait parlé de protectionnisme lors des primaires, mais sans mentionner ce qui va avec - ce que je dis dans le point 6). C’est ce que toute politique raisonnable devrait viser, les États-Unis se sont industrialisés et sont devenus tout seuls plus puissants que tout l’Empire Britannique réuni en menant une telle politique entre 1860 et 1890 (avant d’élire à la présidence le pro-britannique Teddy Roosevelt qui a peu à peu commencé à faire là-bas ce que Giscard a fait chez nous en 1973).

                    L’économie, c’est très simple et ce n’est que du bon sens. On en apprend bien davantage en économie en étudiant l’histoire que l’économie. Les économistes sont quasiment tous des charlatans (les économistes honnêtes comme Allais ou Bernard Maris vous diront la même chose). En conclusion : si il y a trop de termes technoïdes incompréhensibles et si ce n’est pas clair immédiatement, c’est que c’est de l’enfumage.


                  • minidou 4 novembre 2011 14:48

                    Merci Bovinus, d’avoir montré l’aspect totalement mensonger de certains arguments de l’auteur (pas tous mais assez pour biaiser l’honnêteté du raisonnement), je tiens à souligner de plus le caractère anti-démocratique de cet article : il faut soustraire le budget de l’Etat au contrôle démocratique, au profit des « marchés », exactement ce que l’on cherche à imposer à la Grèce.
                    Or si les peuples envoient parfois des personnalités fantasques ou incompétentes au pouvoir, les « marchés », loin d’être « purs et parfaits », sont eux, responsables de la crise systémique que nous vivons. Or entre deux maux, je ^préfère la démocratie.


                  • Manu Manu 4 novembre 2011 15:00

                    @ Bovinus
                    J’aurais presque « plussé », mais patatras !

                    Que vient faire le réarmement dans tout ça ?

                    N’est-il pas plus urgent d’investir dans : l’éducation, la santé, les transports, les énergies renouvelable, le logement, la lutte contre la pollution, la culture ?


                  • Voxien2011 4 novembre 2011 15:04

                    Pascal,

                    C’est simple, sous la double influence des riches nationaux et des riches internationaux l’état s’est endetté et s’est appauvrit.

                    Auprès des riches internationaux, les états se sont endettés avec des taux usuriers, et les riches nationaux ont tellement corrompu nos aristocrates qu’ils ont offert plein de niches et de cadeaux fiscaux.

                    En fait, les riches nationaux et internationaux connaissent bien leurs propres intérêts, c’est pour cela qu’il y a convergence de leurs actions (concertées) qui ont toujours pour objectifs de rendre les peuples esclave.


                  • PhilVite PhilVite 4 novembre 2011 15:22

                    @Bovinus
                    J’avoue que l’équation « économiste = charlatant », vu où nous en sommes aujourd’hui, sonne assez bien à mes oreilles !
                    (Vu aussi que certains sont vraisemblablement moins charlatans que d’autres, si j’avais trouvé sur mon clavier le signe « à peu près équivalent à », je l’aurais de préférence utilisé.  smiley )


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 15:37

                    @ Manu

                    Votre liste de services publics me paraissait implicite et incluse d’office dans ce que j’appelais « infrastructures » - j’aurais pu en effet ajouter le terme de « services publics ». Le réarmement, n’en déplaise aux pacifistes, est générateur d’emplois et d’innovations technologiques. Par ailleurs, un État qui veut être crédible sur la scène internationale se doit de disposer d’arguments crédibles. Si tu veux la paix prépare-toi à la guerre : « Si vis pacem, para bellum » écrivait Végèce il y a deux mille ans de cela.

                    Yéti, ci-dessous, vous donne un excellent exemple : de Gaulle avait envoyé convertir ses dollars en or sur des bâtiments de guerre. Ça fait de suite comprendre qu’il n’avait pas l’intention de marchander ou de plaisanter.


                  • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 15:44

                    @ Bovinus
                    Dans mon effort consenti pour comprendre votre exposé, je vous avais simplement demandé : « indexation de QUOI sur QUOI ? »
                    Vous ne trouvez rien de mieux comme explication que de me coller vos liens ?
                    Quand on assimile son sujet, on est en mesure de faire une phrase pour l’exprimer. Vu que vous vous dispensez de cet effort de base, vous ne me laissez pas d’autres choix que d’ignorer vos liens.


                  • Manu Manu 4 novembre 2011 15:53

                    @ Bovinus

                    Votre réponse a fini de me convaincre de votre manière de penser : justifier le réarmement par l’emploi, quoi de plus bas !

                    Rien ne justifie le maintient de forces armées de l’envergure actuelle.

                    Si l’on veut la paix, on ne fabrique, ni ne vend d’armes !

                    Je peux paraître tatillon, mais cela invalide tout votre discours : c’est au détail qu’on reconnait le fond des gens.


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 16:13

                    @ Pascal CUXAC

                    D’accord, parlons français. L’indexation, dans le cas qui nous intéresse, concerne l’indexation des salaires et des retraites, des loyers, du livret A, des aides sociales, d’à peu près tout ce qui concerne les gens normaux qui ne vivent pas à Wall st. sur l’inflation. Est-ce plus compréhensible ?

                    @ Manu

                    Si ça se trouve, je suis un criminel qui sort de prison, condamné pour un homicide atroce, ou un trader. Est-ce que cela invalide mon raisonnement pour autant ? L’industrie de l’armement génère des revenus et des emplois, et contrairement à ce que vous pensez, elle génère la paix entre États. C’est une loi fondamentale en Relations Internationales (jusque-là elle s’est toujours avérée vraie) : plus on a de canons et moins il y a de chances qu’on vous agresse. Croyez-moi, je sais de quoi je parle : c’est ma spécialité. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, ça ne me pose pas de problème. Bonne journée smiley


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 16:17

                    @ Manu

                    J’ai oublié - sur les ventes d’armements, par contre, je vous donnerais raison. Il faudrait la plupart du temps éviter d’exporter des armements si ce n’est pour aider un pays allié en difficulté.


                  • Manu Manu 4 novembre 2011 17:17

                    @ Bovinus :

                    Il suffit de regarder les États-Unis qui doit être l’un des pays les mieux armés : est-il en paix ?

                    Ça fait dix ans maintenant qu’ils sont en « guerre contre le terrorisme ». Combien de soldats américains morts depuis ce temps ; combiens de morts civils ?

                    Et combien de soldats français tués ?

                    Ce qui est certain, c’est qu’avoir des armes, c’est être tenté de les utiliser. Et comme généralement, le peuple n’est guère demandeur de boucherie, il se trouve toujours des prétextes pour justifier telle ou telle intervention. Vouloir une armée puissante, c’est refuser tout ou tard l’exercice plénier de la démocratie.


                  • flesh flesh 4 novembre 2011 17:32

                    « L’effet serait très rapide et très tangible, mais pour proposer un tel programme, il faut avoir des couilles. C’est, à notre époque de femmelettes et de gays, une denrée devenue introuvable. »

                    Dommage pour cette fin homophobe. J’allais plussé tellement c’était bien, tellement j’étais d’accord, et pis boum ! encore un qu’aime pas les pédés et qui le dit 

                    - et qu’à sucé moins de bites qu’Alexandre le Grand, n’est-ce pas ? 

                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 17:43

                    @ Manu

                    Les États-Unis ont beau être surarmés, ils ne s’en prennent qu’à des nains militaires, et malgré cela se prennent de temps en temps des branlées (Corée, Vietnam, Cuba, Somalie). L’Irak en était un (et en 1991, on a même rameuté tout l’OTAN, pour être sûr), la Libye aussi. Ce qui signifie que si tous ces États que les US ont récemment envahis avaient disposé ne serait-ce que de capacités militaires médiocres eu égard aux standards actuels, on les aurait probablement laissé tranquille.

                    Alors, oui, avoir des armes mène nécessairement à la tentation de s’en servir, mais ne pas en avoir c’est engager le monde entier à vous envahir. J’ignore quel est le mécanisme psychologique exact derrière tout ça (probablement la peur et l’avidité), mais de nombreux chercheurs, de penseurs, de stratèges depuis des milliers d’années ont observé que les pays bien armés sont rarement agressés et en ont tiré une loi qui se vérifie la plupart du temps.

                    L’inverse - avoir une capacité militaire proche de zéro - s’est déjà produit (c’est le cas en Somalie à présent, je crois). En 1918 en Russie bolchévique, par exemple. Le pays a failli être dépecé, et n’est resté relativement entier (bien amputé, toutefois) que de peu. Savez-vous ce que ça signifie, se trouver dans un pays en train d’être dépecé, dans une anarchie totale, avec des troupes étrangères sur son sol, des « révolutionnaires » et des « réactionnaires » libres de vous violer, voler, réquisitionner ou abattre sur place « just because they can » ? Personnellement, l’expérience ne me tente pas.

                    Par ailleurs, je ne vois pas bien le lien entre armée et démocratie. Dans l’antiquité, à Athènes, patrie de la démocratie, les citoyens étaient tous soldats. À présent, la Suisse est probablement l’État le plus démocratique du monde, tout en s’accommodant d’un service militaire très contraignant, et de capacités de défense redoutables (malgré ce qu’on pourrait penser au premier abord...). D’ailleurs, c’est aussi l’un des États les plus pacifiques du monde.


                  • Rudolph 4 novembre 2011 17:56

                    Vous oubliez de faire un audit sur la dette pour ne nationaliser que ce qui nous concerne et laisser mourir les actifs toxiques dans des banques privées (on aura bien entendu fait la séparation « banque d’affaire » et « banque de dépôt »).


                  • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 18:01

                    @ flesh

                    Hah, la Néo-Police de la Pensée Citoyenne veille au grain je vois ? Eh oui, que voulez-vous, je suis un « vieux » réac (et pourtant je ne « date » que de la fin des années 70...) et de mon temps, ils ne s’exhibaient pas de façon obscène en public, ni ne prétendaient fonder des familles. Alors quoi, on va m’embarquer ? Avec le pacifiste bêlant et le défenseur intrépide des minorités sexuelles, il ne manque plus que la féministe castratrice. Dieu merci, on n’a pas parlé de races ou de religion.

                    Je vais être précis : je n’ai rien contre les homosexuels, par contre, je trouve l’espèce particulière d’homosexuel-narcisse et immature, qui réclame des gay pride (et puis quoi encore ?), des droits particuliers que la nature, hélas, ne leur a point octroyé (par exemple, louer les services d’une mère porteuse... enfin, pour ceux qui en ont les moyens) ou je ne sais quoi d’autre, ceux-là, oui, en toute honnêteté, je les trouve particulièrement pathétiques. Et non, je ne vais pas changer ma façon de penser, sous prétexte que les mœurs ont évolué ou qu’une culture étrangère envahit mon pays. Au lieu de m’accuser d’homophobie, demandez-vous plutôt QUI vous a mis dans le crâne qu’il était de bon ton de leur accorder une place « spéciale » dans la société.


                  • flesh flesh 4 novembre 2011 18:31

                    Maintenant vous faites la différence entre les 99% et les 1% qui veulent allaiter et se balladent avec une plume dans le cul, c’est mieux. Un moment je pensais que votre vision des homos ne dépassait pas celle des médias main stream.

                    Bon, si vous le permettez je vais aller combattre le NWO en meilleure compagnie.

                    Cordialement

                  • Manu Manu 4 novembre 2011 18:33

                    @ Bovinus

                    « Savez-vous ce que ça signifie, se trouver dans un pays en train d’être dépecé, dans une anarchie totale, avec des troupes étrangères sur son sol, des « révolutionnaires » et des « réactionnaires » libres de vous violer, voler, réquisitionner ou abattre sur place "just because they can" ? Personnellement, l’expérience ne me tente pas. »

                    Qui peut sérieusement penser que cela puisse arriver en France à moyen terme ?

                    Le rapport entre armée et démocratie, c’est que, comme je l’écrivait plus haut, peu nombreux sont ceux qui souhaiteraient qu’on les envoie trucider leur voisin. Nécessairement alors doit se mettre en place, au nom d’une « raison d’état » ou toute autre excuse aussi peu valable, un système qui légitime l’action armée, l’envoi de troupes, les investissements militaires (mais mon bon monsieur, ça crée des emplois !), etc. C’est en ce sens que tout système militaire mine la démocratie.


                  • bigglop bigglop 4 novembre 2011 19:23

                    Bonjour à tous,
                    Borowic, je ne vous ai ni moinssé, ni plussé car vous n’avancez pas « caché », mais je ne suis pas d’accord avec l’essentiel de votre analyse.
                    Je serai plus proche du commentaire de Bovinus.
                    Vous citez l’exemple des Etats-Unis et du Japon.
                    La limite de votre raisonnement est que ces deux pays possèdent leur propre Banque Centrale, à savoir la FED et la Banque du Japon, mais aussi un endettement record :
                    1600 mds $, 11% PIB pour les USA
                    225% de dette brute par rapport au PIB pour le Japon détenue à 95% par les Japonais avec une note AA qui va être dégradée (S&P)

                    http://www.economist.com/content/global_debt_clock


                  • Christophe Certain Christophe Certain 4 novembre 2011 20:41

                    j’adhère tout de suite !


                  • garisamui garisamui 4 novembre 2011 22:19

                    @ Bovinus

                    Bravo !
                    c’est ce que je me tus à dire dans mes posts : sortir du merdier, mais il faut des « couillus » et ça à notre époque de gay pride et de députés européens qui pointent le matin pour toucher les 280 euros/jour et qui se tirent chez eux après , c’est pas gagné !
                     Vous l’avez dit clairement et explicitement ; en fait ce à quoi nous somme nombreux à vouloir est un programme très Gaullien.
                    De Gaulle et Barre furent les deux derniers hommes politiques français compétents et honnêtes, jaloux de notre indépendance nationale.
                    A cette époque pas si lointaine la France représentait un modèle pour beaucoup de pays.
                    Depuis on a eu la Mitte, le Crédit Lyonnais, Tapie, .............,Bhl et le Nabot.........ça fait peur.


                  • onetwo onetwo 5 novembre 2011 20:20

                    C’est certain que Mélenchon ne rentre pas dans les détails quand il parle de la dette même s’il est le candidat le plus pédagogue.

                    Mais vos propositions pour sortir de la crise ressemblent à celles de Jacques Généreux dans son livre « Nous on peut ! »

                    Et comme il sera le ministre de l’économie du président Mélenchon...


                  • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 22:31

                    onetwo :
                    Mais vos propositions pour sortir de la crise ressemblent à celles de Jacques Généreux dans son livre « Nous on peut ! »

                    Eh bien, c’est très flatteur. J. Généreux est aussi prof d’économie à Sciences Po il me semble. Comme quoi, c’est vraiment pas aussi compliqué qu’on nous le dit, l’économie, si n’importe qui avec un peu de culture historique et de réflexion arrive au niveau du possible futur ministre de Bercy...


                  • oncle archibald 4 novembre 2011 12:45

                    Enfin on y comprend un peu quelque chose et ce que vous écrivez me conforte dans ce que j’ai écrit « par simple bon sens » sur quelques autres posts, à savoir que si la loi de 1973 a pu obliger l’Etat à emprunter aux banques, elle ne l’a pas obligé à voter des budgets en déficit. 

                    Or à moins d’être idiots ce que je ne crois pas du tout, notre personnel politique devait bien visualiser les conséquences à terme du fait de signer année après année un budget en déficit dans ces conditions. 

                    C’est donc bien le personnel politique en principe chargé de gérer nos intérêts qui s’est contenté de gérer sa prochaine réélection en « arrosant » à tout va pour flatter l’électeur dans le sens du poil .. Et il y a eu alternance sur la période sans que les uns ou les autres dénoncent clairement les conneries de leurs prédécesseurs, pire encore continuent à nous enfoncer dans la m... sans la moindre vergogne.

                    • moussars 4 novembre 2011 18:10

                      Il y a mieux que ça :
                      Lorsque l’État emprunte sur le marché, qui lui prête ? Pas vous, pas moi, mais les gros, les rentiers, les hedges funds, les fonds de pension... bref, tout ceux qui militent au MEDEF, financent les principaux partis (avec une prédilection à droite), possède les moyens de communications et les instituts de sondage... et qui ont intérêt à ce que l’État leur empruntent toujours plus !
                      C’est bien ce qui se passe dans les faits.
                      Mieux encore, ce gouvernement rembourse les plus riches d’un trop perçu d’impôts, estime-t-il !!!
                      L’inflation, comme il a été dit, dérange les rentiers et les détracteurs du NAIRU. L’inflation, même à 2 chiffres n’a pas empêché la croissance comme nous l’a démontré l’histoire récente...
                      Alors la loi Delors de 1983 est un autre crime (qui plus est venant de ceux qui osent s’appeler socialistes) : l’arrêt de l’indexation des salaires sur l’inflation.
                      On est jamais si bien trahi que par les siens...


                    • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 15:37

                      Enchanté de vous rencontrer alchimie !
                      Il manquait cruellement de clairvoyance par ici.


                    • Jason Jason 4 novembre 2011 14:04


                      Vous êtes complètement à côté de la plaque en ce qui concerne la création monétaire. Une banque qui prête 100, ne doit avoir que 09 comme fonds propres (Accords de Bâle III). Cette création peut (et elle est) être exponentielle.

                      La création monétaire est partout, et galopante. Nous avons une bulle de crédits à l’échelle planétaire. C’est ça qui est nouveau. Peu importe d’où vient l’argent, ce dernier étant un produit comme un autre, avec ses fabriques et sa distribution.

                      Ce sont les flux incontrôlés, et la surabondance de capitaux errant à la surface de la planète qui posent problème. Pas les lois minables de machin ou chose.

                      Cessez de regarder la pointe de vos souliers et de chercher des électeurs pour parrainer des âneries.


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 15:33

                        @ Jason
                        il est à préciser que :
                         - Les hypothétiques accords de Bâle III ne sont pas encore entrés en vigueur.
                         - La création monétaire n’est pas exponentielle (divergente) mais est plafonnée par la somme des premiers termes d’une suite à progression géométrique de raison 0,9 qui est donc convergente. [je me comprends]

                        Partant de là, d’après vous, qui est à côté de la plaque ?


                      • Jason Jason 4 novembre 2011 17:52


                        Bonjour Pascal Cuxac,

                        Oui, vous avez raison. Ce n’est pas exponentiel c’est une série convergente asymptotique (elle ne devient jamais nulle). Après quelques (combien ?) itérations on peut négliger le résidu epsilon au choix. Mais, ça fait un sacré effet multiplicateur.

                        Bâle III en est à 0,09. On en est à Bâle II qui est à 0,06, je crois. Donc la création de monnaie y est enore plus grande.

                        Mais, puisque vous semblez être du métier, pourquoi à la lumière de l’immense création de capital au niveau mondial il n’y a pas une inflation concomitante importante ?


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 4 novembre 2011 21:34

                        @ Jason
                        Je re-précise encore que :

                         
                        - Il n’y a pas encore d’accord Bâle III adopté, donc cela ne sert à rien d’en parler. Les actuels accords de Bâle II prévoyaient une couverture à 0,08 (ou 8%). Mais c’est adopté avec des variabilités selon les états et investisseurs mêmes si les initiateurs banquiers des ces accords n’ont aucune légitimité (!). Suivant la crise, la banque centrale peut faire varier la réserve obligatoire. Les chinois l’ont monté à 21,5% pour leurs banques privées pour faire face à la crise.

                         - Si vous partez d’une somme initiale Mo et que vous imposez une réserve obligatoire de 8%, vous créez de l’argent scripturale plafonné par la somme des termes d’une suite géométrique de raison (100-8)%. Donc, la convergence établi que vous aurez un plafond de Mo / 8% = 12,5.Mo (la simplification de ce calcul est assez élémentaire).

                        Cette création d’argent scriptural, par effet multiplicateur, est connu dès son départ par la banque centrale ; il n’y a rien de nouveau sauf pour les nouveaux gouroux de la finance qui professent sur Youtube. Mais en même temps, la finance n’est pas si rationnelle. Car, si on prend les USA, ils font marcher la planche à billet depuis 2008 dans une quantité maintenue secret défense.et ses effets ont été amoindris à cause de leur domination économico-politico-militaire. D’ailleurs, vous vérifierez que les agences de notation donnent les meilleures notes aux puissances économiques occidentales qui ont les plus gros ratios d’endettement dont on sait pertinemment qu’elles ne peuvent pas être remboursées.

                        La réponse à votre question se situe dans la domination des grandes puissances qui maitrisent les conséquences de leur balance commerciale déficitaire par rapport aux pays asiatiques (Chine) et qui se créent de l’argent leur maintenant un certain pouvoir d’achat à l’importation (pétrole matières premières,...) alors qu’il n’y a aucune contrepartie à la banque centrale. Donc, pour le moment, l’inflation est contenue vu que la dévaluation de la monnaie est aussi contenue.


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 00:06

                        Excusez moi de m’immiscer sans crier gare dans votre débat de matheux, mais je pense avoir une meilleure réponse à proposer que ce laborieux paragraphe de M. Cuxac somme toute assez peu satisfaisant :

                        La réponse à votre question se situe dans la domination des grandes puissances qui maitrisent les conséquences de leur balance commerciale déficitaire par rapport aux pays asiatiques (Chine) et qui se créent de l’argent leur maintenant un certain pouvoir d’achat à l’importation (pétrole matières premières,...) alors qu’il n’y a aucune contrepartie à la banque centrale. Donc, pour le moment, l’inflation est contenue vu que la dévaluation de la monnaie est aussi contenue.

                        L’inflation serait donc pour le moment « contenue ». Eh bien, détrompez-vous : elle est tout simplement hallucinante, si au lieu de faire des maths on fait appel à son simple bon sens et qu’on compare à quelque chose de réel, à savoir l’or. Vous avez là un graphique très éloquent : http://www.finance-banque.com/cours-or.html

                        Au 25 janvier 2005 l’once d’or s’échangeait contre 327 euros.
                        Au 4 novembre 2011, elle en vaut 1270.

                        Ça nous donne donc une inflation de 388% sur 6 ans, soit 64,6% de perte de pouvoir d’achat par an - ce qui équivaut en théorie à autant d’inflation (même si en pratique, l’effet est amorti par le jeu des changes, du crédit, de la dévalorisation de certains biens du fait de leur surabondance, etc ; mais il est tout de même très perceptible, même au supermarché). Il faut tout de même tenir compte du fait que le cours de l’or est manipulé en permanence et très étroitement contrôlé par quelques instituts très spécialisés, dont notamment le peu euphonique « TLGFML » (The London Gold Fixing Market Limited) qui s’est octroyé le droit de le « fixer » - d’après quels critères ? Ça nul ne le sait, mais vous pouvez faire un tour sur le site. Attention, toutefois, ça rigole pas et on est fermement engagé à lire leur « règlement » : http://www.goldfixing.com/today%27sprices.htm . De tout ceci il ressort comme une évidence au vu de la situation actuelle que le cours de l’or est en fait largement sous-évalué et qu’il se pourrait bien qu’on soit en fait déjà entré en hyperinflation façon République de Weimar. Qui aujourd’hui sait combien exactement de dollars émet le gouvernement américain depuis la fin du dernier Quantitative Easing et la mise en place de leur Super Committee qui de fait condamne le Congrès au statut d’institution défunte (RIP...) ?

                        Pour les plus curieux et persévérants, un article assez sérieux de Adrian Douglas sur le sujet, en trois parties :
                        1. http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-prix-de-l-or-n-est-pas-l-objet-d-un-fixing—mais-d-une-manipulation.aspx?contributor=Adrian+Douglas.&article=3075737074G10020&redirect=False
                        2. http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-marche-de-l-or-n-est-pas-fixe-il-est-supprime-ii.aspx?contributor=Adrian+Douglas.&article=3277859274G10020&redirect=False
                        3. http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=3277849486G10020&contributor=Adrian+Douglas.

                        PS : Au fait, Pascal, si vous voulez bien vous donner la peine de remonter un peu, j’ai donné une réponse claire et intelligible en bon français, sans rien linker à votre question de tout à l’heure sur l’indexation de quoi sur quoi. Je serais très curieux d’avoir votre opinion d’expert sur mon « exposé » (rédigé à la va vite et sans relecture, mais tout de même compréhensible, il me semble). Bonne soirée.


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 00:10

                        Oups ! erratum :
                        L’inflation serait donc pour le moment « contenue ». Eh bien, détrompez-vous : elle est tout simplement hallucinante, si au lieu de faire des maths on fait appel à son simple bon sens et qu’on compare la monnaie à quelque chose de réel, à savoir l’or.


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 5 novembre 2011 11:06

                        @ Bovinus
                        Vous aussi, vous êtes certainement de ceux qui seraient séduits par la beauté du crépuscule et ne pourraient vous empêcher de penser ensuite qu’ils disposent d’une vision suffisamment complète de l’horizon pour conclure avec certitude que le soleil plonge dans l’eau. C’est bien de vous intéresser et de vous initier à la finance ; mais cela ne doit pas vous obliger à penser que vous avez forcément les connaissances suffisantes pour contredire tout le monde jusqu’au delà des limites de vos connaissances. Vous gagneriez à poser des questions. Aussi, je serais assez généreux pour me donner la peine de vous informer que :

                        1/ Vous calculez l’inflation sur la variation du cours de l’or ; ce qui totalement incorrect !! L’inflation est un indice reflétant la variation du panier de ménage (constitué de biens de consommation).

                        2/ Si on passait d’une valeur de 327€ à 1’270€ du panier de ménage (et non pas du cours de l’or !!!), alors, cela correspondrait sur la période considérée à une inflation de 288% [ = (finale-Initiale)/initiale ]. Cela nous fait en moyenne une inflation annuelle de 25,37% car la progression est cumulée sur les 6 ans [ = (finale-initiale)^(1/6) - 1 ].

                        3/ Enfin, j’ai fait référence à la maitrise de l’inflation car si on prend un puissance économique comme les USA, le $ est produit en quantité supérieure aux besoins de leur marché car il sert aussi pour le négoce international. De surcroit, depuis 2008, ils font marcher leur planche à billet dans des quantités maintenues secrètes. Tous ces éléments feraient que dans le cas d’un autre pays du sud, sa monnaie ne vaudrait plus rien du tout et connaitrait une hyperinflation.

                         smiley


                      • Jason Jason 5 novembre 2011 19:21

                        Bovinus,

                        Désolé, mais vous faites fausse route. L’or est une valeur refuge, et sa valeur pas du tout un index d’inflation.

                        Une méthode plus raisonnable pour mesurer l’inflation, il faut comparer les prix des produits de première nécessité (pas l’or) en fonction du temps de travail et donc de salaire pour acheter ces produits. Et ce à différentes périodes.

                        Malheureusement, la plupart des gens qui parlent d’inflation ne savent pas par quelles méthodes elle peut être mesurée.


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 20:18

                        @ Pascal

                        Je n’y connais rien en maths, mais je connais la définition de l’inflation. Celle que vous donnez vient de l’INSEE si je ne me trompe, et elle est inexacte. L’inflation est tout simplement la dépréciation de la monnaie, ce qui se traduit par une augmentation des prix en général (qu’on mesure effectivement au moyen d’un « panier » de biens de consommation typiques - ou plutôt, déclarés comme tels). Mais ce n’est pas une raison pour confondre le calcul avec le concept.

                        1. Si je vous comprends bien, vous considérez l’or comme une marchandise, ce qui vous fait dire que je me trompe. Si on adopte ce point de vue, qui est celui qu’il faudrait adopter si on respecte la doxa économiste officielle, vous avez parfaitement raison. Maintenant, si on considère que l’or est une monnaie, on a une perspective un peu différente. Ce n’est pas l’or qui « monte », mais l« euro » qui descend, ce qui équivaut bien à une « dépréciation de la monnaie », c’est à dire une inflation.

                        L’or n’est pas une marchandise. C’est une monnaie de réserve, une valeur-refuge. Si son cours est manipulé, c’est pas pour rien. Il y a clairement sous roche quelque chose qui approche les dimensions d’une baleine.

                        2. Merci pour les formules. On constate une accélération depuis 2008 - ce qui est logique, mais même 25% d’inflation par an (en supposant qu’on ait une progression géométrique), vous ne trouvez pas que c’est déjà énorme ? Notez par ailleurs qu’il il y a une très nette accélération sur les dernières années (la progression n’est évidemment pas géométrique).

                        3. Ce que vous dites est tout à fait exact, la question serait de savoir si il n’y aurait pas déjà trop de dollars pour le marché, même mondial. Le fait qu’une monnaie nationale soit aussi une monnaie de réserve internationale est anormal (our money but their problem, oui oui bien sûr), et normalement, ce rôle aurait dû revenir au DTS. De plus en plus de pays envisagent d’abandonner le dollar (notamment en Eurasie), ce qui réduirait considérablement l’espace d’échange du dollar. Mais moi, je parlais de la valeur de l’or en euros !


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 5 novembre 2011 20:44

                        @ Bovinus

                         - La variation du cours de l’or est distincte de l’inflation qui mesure UNIQUEMENT la variation des biens de consommations ; il vous est loisible de continuer à polémiquer seul sur cette définition.

                         - Je n’ai jamais dit qu’il y avait un inflation annuelle de 25% !!!! J’ai juste pris vos propres chiffres sur le cours de l’or COMME EXEMPLE pour corriger votre méthode de calcul erronée de l’inflation.


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 21:37

                        Je ne polémique pas, j’essaye de dialoguer, mais avec un sourd, c’est pas évident. J’admets la validité de votre point de vue par ailleurs, je l’ai déjà dit plus haut. Mais alors il n’y a plus de raison de discuter de quoi que ce soit, car tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Laissons le professeur Pangloss et M. Allègre de côté un instant, voulez-vous ?

                        Inflation  : hausse continue du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d’achat de la monnaie. Elle est généralement exprimée par la variation annuelle en pourcentage d’un indice des prix à la consommation tel que l’IPCH.

                        Cette définition vient de la BCE.

                        L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l’économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d’agents. Pour évaluer le taux d’inflation on utilise l’indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n’est pas complète, le phénomène inflationniste couvrant un champ plus large que celui de la consommation des ménages.

                        Voilà celle de l’INSEE. On peut en trouver encore une bonne dizaine, ce qui me fait dire qu’elles sont toutes incomplètes ou inexactes. Ce sujet est d’ailleurs l’un des plus controversés en matière d’économie. En outre, le concept d’inflation est incompréhensible ou inutile si on ignore le concept de valeur. Et on arrive là à la limite de la « science » économique : les diverses théories de la valeur couramment admises (Marx, Keynes, Fridman, Ricardo... choisissez votre champion) sont au mieux complémentaires, au pires incomplètes ou fausses. Je n’ai pas la réponse à cette question de la valeur, j’essaye simplement de réfléchir de façon empirique.

                        Ce que ces définitions ne disent pas clairement, tout en tournant autour, c’est que si votre baguette qui « valait » 3 francs avant en « vaut » maintenant le double (1 eur = 6,56 fr), c’est peut-être que pour rentrer dans ses frais, votre boulanger est obligé de vous demander deux fois plus de francs. Autrement dit, c’est que vos francs « valent » deux fois moins. Et quand on a un doute sur la « valeur » du franc, et des devises papier en général, que fait-on ? Eh bien, on le compare à quelque chose dont la valeur est restée prodigieusement stable depuis des millénaires. On peut aussi choisir de considérer la parole des économistes comme référence absolue en matière de vérité. À chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

                        Loin de moi l’intention de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, désolé si je n’ai pas été assez clair dans mon point 2. Je développais simplement ma pensée suite à ce que je disais au début de mon post.


                      • Defrance Defrance 5 novembre 2011 21:58

                          on peut aussi comparer avec le pain, le carburant, le prix du kilo de beefsteak ..........


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 22:19

                        Defrance :
                        on peut aussi comparer avec le pain, le carburant, le prix du kilo de beefsteak ...

                        Pourquoi pas ? On peut comparer la valeur d’une devise à n’importe quoi, dans l’absolu. Mais au final, il faut bien la comparer à quelque chose. Les trois choses qui me viendraient immédiatement à l’esprit seraient :
                        - l’or (pour son exceptionnelle pérennité en tant que monnaie)
                        - le pétrole (le dollar a été vaguement associé au prix du baril sous le terme de « pétrodollar »)
                        - le travail (c’est l’étalon retenu par Marx)


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 5 novembre 2011 22:47

                        @ Bovinus

                        Arrêtez un peu avec vos pioches sur internet ; tout le monde y écrit tout ce qu’il veut et quand il veut sans avoir apporté la preuve de disposer plus compétence que vous-même et essayez de comprendre ce qu’on vous explique ; à moins que vous n’ayez que ça à faire.

                        Je vous répète encore clairement pour la 3e et dernière fois que l’inflation est juste un indice (=outil mathématique) qui mesure la VARIATION (relative) des prix des biens de consommation. Afin qu’elle ne soit pas biaisée, on la diversifie en divers produits courants ; mais, il n’y a pas de règle fixe imposée sur le choix des produits à inclure dans le panier retenu. La seule importance est que la composition du panier ne change pas dans le temps. Divers indices peuvent être mis en place dans la même économie sans que cela ne cause des différences significatives pour le résultat à partir du moment où c’est bien diversifié. Entre différents pays, le panier est toujours différent et c’est d’ailleurs pour cela que l’inflation est toujours fournie en % vu que c’est une variation relative.
                        La variation du cours de l’or ne peut se substituer à l’inflation car l’attrait pour l’or n’a absolument rien à voir avec les besoins de biens de consommation.

                        Enfin, pour la suite, veuillez patienter que je livre mon article sur le sujet d’ici quelques jours.


                      • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 23:08

                        Vous êtes bien présomptueux, j’ai étudié les bases de l’économie à l’IEP de Toulouse, on m’y a fait lire les ouvrages classiques, et même modernes. J’en connais autant que vous sur les définitions officielles, mais ça fait un bail que j’ai mon diplôme, et je ne suis plus obligé de jouer cette comédie.

                        L’économie n’est au mieux qu’une science « humaine ». Objectivement, depuis Aristote, on n’a pas énormément progressé dans ce domaine. Ça, c’est ce que j’ai découvert par moi-même et que confirment les économistes dits « hétérodoxes » ou « apocryphes » (comme Marx, par exemple).

                        Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord, je ne cherche pas à vous imposer mon point de vue. Ce que je dis, c’est que si on admet le vôtre, qui est celui de la grande majorité des « experts » en économie, la discussion est close, puisque tout « colle » et en ce cas, ce que vous dites est parfaitement valable. Je lirai votre article avec plaisir.

                        Cordialement.


                      • Jason Jason 5 novembre 2011 23:43

                        Bovinus,

                        L’or est aussi une marchandise. Elle sert beaucoup dans l’industrie électronique. La planète en consomme de grandes quantités, comme le platine et l’argent. Comme valeur refuge, on peut aussi acheter des terres rares, elles ont le vent en poupe.

                        Si on mettait une convertibilité des monnaies en or, il n’y aurait pas assez d’argent pour couvrir le centième des transactions dans le monde.

                        Remarquez, on pourrait revenir au troc, aux coquillages, et autres plumes rares.


                      • Pascal CUXAC Pascal CUXAC 6 novembre 2011 00:02

                        @ Bovinus
                        Il n’y a rien de présomptueux de ma part. J’enseigne et suis confronté au quotidien à devoir aider mes élèves à surmonter leurs incompréhensions. Sauf que dans votre cas, vous vous êtes autorisés à intervenir sur ce ton :

                        « ...je pense avoir une meilleure réponse à proposer que ce laborieux paragraphe de M. Cuxac somme toute assez peu satisfaisant... »

                        Je veux bien accepter que mes connaissances ne soient pas absolues ; mais il ne faudrait pas finir par rajouter que vous ne connaissez rien en math et que vous n’avez que le niveau de base en économie qui ne vous permet d’ailleurs pas d’avoir une définition suffisante de l’inflation. Concédez donc qu’à partir de là, la discussion s’engage mal.


                      • Bovinus Bovinus 6 novembre 2011 00:21

                        @ Jason

                        Votre critique est parfaitement légitime, et l’or est également une marchandise, de plus disponible en quantité limitée. Simplement, il n’est pas QUE cela. Je ne suis pas un fanatique de l’or, je m’en suis servi comme exemple parce que c’est la valeur-refuge par excellence, mais je ne crois pas qu’on puisse en faire une monnaie mondiale.

                        Par contre, pour faire tourner une économie locale, par exemple française, avec le cuivre, l’argent, l’or et le platine, ce serait tout à fait possible.

                        En matière de monnaie, la seule chose nécessaire est qu’elle ait par elle-même une valeur intrinsèque (outre les évidentes qualités de transportabilité, pérennité et divisibilité). En Allemagne occupée (période 1945-1950 en gros), les gens ont utilisé les cigarettes comme monnaie. Le problème avec les théories de Keynes et des monétaristes, qui considèrent la monnaie comme un symbole abstrait, basé sur la seule garantie de l’État émetteur, c’est que cette sorte de monnaie s’effondre systématiquement. Il n’y a rien à faire, ça ne « marche » pas (même si ça « marche » en théorie et dans les modèles bien rodés des économistes). Il a fallu forcer les gens (par la coercition) au Royaume-Uni pour qu’ils consentent à utiliser la monnaie papier, il y eut des précédents de confiscation de l’or aux États-Unis, en France aussi d’ailleurs. Le problème est que cette sorte de monnaie symbolique, dite monnaie fiduciaire, est basée sur la confiance. Or, l’État trahit systématiquement cette confiance. C’est pourquoi il faut que la monnaie possède sa propre valeur intrinsèque, ou bien que la monnaie soit garantie par autre chose que l’État (ce qui me paraît difficilement réalisable).

                        Ne mésestimez pas le troc, c’est un système qui a déjà été utilisé très largement et continuera de l’être. C’est ainsi que la Russie commerçait avec l’Allemagne au tout début des années 1990, le temps qu’elle acquière un volume suffisant de devises.


                      • Bovinus Bovinus 6 novembre 2011 00:54

                        @ Pascal

                        Je vous accorde que l’introduction n’était pas très heureuse. Quant aux mathématiques, il y a des gens parfaitement compétents dans ce domaine, par exemple vous. Je n’ai ni le goût ni le temps pour m’y consacrer, aussi je préfère me concentrer sur ce qui m’intéresse - la géopolitique. L’économie, l’histoire, la science politique, la théories des RI, la géographie et même la philo me sont également utiles pour ce champ d’études très complexe, et assez peu étudié en France (même si sur les 10 dernières années, il y a eu des progrès très sensibles). Mais je ne vois pas la nécessité des mathématiques pour être capable d’appréhender la théorie économique, vraiment. Pour la finance et les applications pratiques, ou en microéconomie, incontestablement. Pour le reste, il suffit de comprendre les concepts et d’être capable de les exploiter. Si on n’y arrive pas, même en essayant très fort et que par ailleurs qu’on a de bonnes raisons de croire ne pas être plus bête que les autres, c’est que le concept est foireux, ou que l’information qu’on a est bancale.

                        Sur la théorie économique en particulier, qui peut aujourd’hui prétendre sérieusement avoir dépassé le « niveau de base » ? Il y a eu Smith, il y a eu Marx. Keynes a fait du bon travail. Georghescu-Roegen a eu une intuition géniale. Les travaux d’Allais sur les crises sont intéressants. Stiglitz a bien essayé. Et c’est tout.


                      • Defrance Defrance 6 novembre 2011 08:02

                        @ Bovinus, 

                            Je suis particulièrement d’accord avec vous, je vivais en Allemagne au moment du passage à l’Euro et j’ai constaté comme beaucoup d’allemand que les étiquettes n’ont pas changé. L’Euro étant égal a 2 DM, les petits prix ont doublé presque immédiatement ! La pizza a 3 DM est passée a 3€, maintenant elle en est a 6 ou 7€ ! 

                          Actuellement près de 80% des allemand sont pour un retour au DM, mais la presse veille au grain et si nous sommes des bœufs, eux seraient plutôt des buffles ! 

                         Prenez le temps de lire ma petite réflexion écrite en 2004 et vous verrez que nos idées ne sont pas très eloignées ? 


                      • Jason Jason 6 novembre 2011 09:47


                        Bonjour Bovinus,

                        Vous réclamez une valeur intrinsèque pour la monnaie (fiduciaire, de fidus, confiance, foi), mais cela ne fait que reculer le problème. Car, qu’est-ce que la valeur d’un objet ? Comment cette valeur est-elle formée ? J’ai aperçu récemment le titre d’un livre qui vient de sortir. C’était dans le dernier numéro d’Alternatives Economiques.

                        Le troc, lui, a du bon et se pratique encore aujourd’hui, jusque dans nos campagnes. Mais il faut dire que ce n’est pas pratique. Si j’ai 1 kilo de beurre à échanger contre un sac de blé, le possesseur de blé va attendre que le beurre se dégrade pour l’acheter à vil prix. Non, l’usage de la monnaie a fait ses preuves, et depuis des millénaires. 

                        Quant à la monnaie papier, qui a eu des aventures diverses depuis les expériences de Law au XVIIIème, ça marche, et même bien. Si vous lisez l’Anglais, prenez le livre de Niall Ferguson, « The ascent of money ».

                        La notion de valeur intrinsèque ne mène à rien. C’est plutôt de valeur d’échange qu’il faut parler. Car l’échange reste le tissu de la survie sociale.


                      • Bovinus Bovinus 6 novembre 2011 11:23

                        @ Jason

                        Vous soulevez plusieurs questions intéressantes. À la question de la valeur, je vous renvoie à ce que je disais plus haut à Pascal ou au livre que vous citez : on ne sait pas exactement, et je n’aurai pas la prétention de vous y répondre. C’est l’ultime limite de la science économique. Certaines réponses assez satisfaisantes ont été formulées, mais elles sont toutes également partielles et limitées à un contexte particulier, notamment culturel (voir les travaux de M. Mauss sur le don, qui n’était pas un économiste, mais qui a beaucoup étudié les économies du don caractérisées par l’absence de monnaie ; en un sens, l’argent scriptural est également une sorte de monnaie dématérialisée et s’en rapproche, mais conserve malgré cela une existence réelle quelque part : dans les registres des banquiers et dans la tête des gens).

                        Sur la question de la fiduciarité, toute monnaie est fiduciaire puisque rien ne nous garantit qu’un Napoléon est bien en or sinon le numismate qui nous l’a vendu. La nécessité d’une valeur intrinsèque, vérifiable, et d’une relative rareté cependant est justifiée en ce sens qu’elle soustrait d’une façon ou d’une autre notre argent à l’État et au banquier, c’est à dire aux deux catégories les moins dignes de confiance. Ceci est absolument nécessaire en ce sens qu’une monnaie de ce type peut être thésaurisée et transmise de gré à gré sans figurer nulle part. C’est une protection extrêmement bienvenue de nos jours contre les intrusions de l’État, et en fait, de toute institution tierce. Par ailleurs cela permet de conserver durablement un pouvoir d’achat X, en dépit des crises, des faillites et de l’inflation, des impôts, etc.

                        Enfin, fiduciaire, scripturale ou polymétallique, la monnaie reste un bien. Donc, toute transaction impliquant une monnaie revient à faire du troc. Votre remarque sur la valeur d’échange implique une conséquence qui plaide plutôt en faveur de ma thèse : si la valeur d’échange de l’euro reste relativement élevée, en cas de crise majeure, elle passera à zéro très rapidement. C’est pourquoi la monnaie doit posséder une valeur interne, indépendante de toute institution étatique ou bancaire.


                      • Bovinus Bovinus 6 novembre 2011 12:52

                        @ Defrance

                        J’ai lu votre texte, et y laissé un petit commentaire.


                      • politzer politzer 4 novembre 2011 14:51

                        Tout un jargon technique des « oublis » et de grossières contrevérités pour enfumer les lecteurs, la propagande des banksters fait flèche de tout bois et ça n est que le début ! Comme le disait Mitterrand c ’est la guerre , une guerre sans morts (pour l’instant) . On ne sait pas à qui profite l’europe ni l euro avec notre « expert- banquier » « qui »s’apprête" ,soi disant à voter Le Pen , on reste dans les comptes abstraits . Il y a des classe MR l ’expert ( en anti communisme sûrment !) et l’euro comme il a été dit profite grosso modo aux riches rentiers c est clair et net pas besoin d en rajouter pour faire malin ! Quant à l europe à 27 qui tourne à la dictature elle va éclater , c est non moins sûr. On a vécu longtemps sans la loi Pompidou et un vivra encore mieux demain sans elle . Comme le dit un intervenant il va falloir mettre en oeuvre des mesures qui en effet ne plairont pas à tout le monde oui , tout à fait d accord , et maintenant les mesures prises par nos dictateurs en culotte courte elle exaspèrent qui ? la MAJORITE de la population française. Ne vous déplaise ces idées progressent et vos imprécations ( visent elles aussi notre prix Nobel M.Allais ?) vous savez ce qu’on en fait ! 


                        • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 4 novembre 2011 14:54

                          La dette publique n’est quasiment que la somme des intérêts payés depuis plus de 30 ans (1400 milliards d’euros qu’il a fallu emprunter)
                          Les soldes primaires (sans intérêts), hormis ces deux dernières années, sont sensiblement équilibrés (mon article d’avant hier : soldes primaires des administrations publiques )

                          Un pays n’a strictement aucune raison d’emprunter sa propre monnaie. Les seuls emprunts justifiés sont les devises étrangères qu’il ne peut produire lui-même, conséquence de soldes négatifs des balances des transactions courantes.

                          Quand à votre affirmation comme quoi une dette en euro devrait être remboursée en euros, elle ne tient pas debout... l’euro est notre monnaie. C’est comme dire que la dette en francs d’avant 2001 devait être remboursée en francs.
                          Si nous basculons en francs tous les comptes seront basculé au nominal de 1 pour 1

                          De toute façon la dette est une patate chaude que se transmettent les « zinzins »... elle ne sera jamais remboursée ; le tout est de ne pas être le dernier à l’avoir !


                          • Manu Manu 4 novembre 2011 14:55

                            Un autre détail qui a son importance : puisque la monnaie n’est plus rattachée au réel depuis longtemps (abandon de l’étalon-or), il est important de rappeler que les dettes n’existent plus que dans la mémoire les ordinateurs.

                            Indépendamment de tout ce qui a été dit : une manière radicale de se débarrasser la dette : l’effacer, tout simplement.


                            • sisyphe sisyphe 4 novembre 2011 15:41

                              Un vrai article d’ancien bankster ; empli de mensonges, de contre-vérités, avec de gros morceaux de libéralisme dedans. 


                              je cite : 

                              1/ Le calcul en question suppose que tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie. Or ceci n’a pas d’exemple dans le monde et pour une excellente raison : une telle création monétaire serait extrêmement inflationniste avec les conséquences que vous savez sur le pouvoir d’achat et la stabilité de la monnaie. Le refinancement par la Banque Centrale n’a jamais été autre chose qu’une ressource occasionnelle, d’ailleurs bien avant 1973 il existait des emprunts d’Etat.

                              C’est exactement ce qui se passait jusqu’en 1973, sans une « extrême inflation ». 

                              Le spectre de l’inflation est toujours celui agité par les libéraux, alors que chacun sait que, avec une indexation des salaires , l’inflation ne menace que les revenus dormants, les capitaux, et, qu’en revanche, elle allège le poids de la dette. Une inflation raisonnable est donc tout bénéfice pour la très grande majorité des citoyens. 

                              2/ Dire que du fait de la loi Pompidou ce sont les banques qui refinancent la dette publique est faux. D’une part moins de la moitié de la dette publique est détenue par les banques en nom propre mais surtout c’est un phénomène qui ne date que depuis le milieu des années 80 soit plus de 10 ans après la loi incriminée. 

                              Totalement FAUX ; la dette des états ; et notamment de l’état français commence précisément en 1974 ; c’est à dire l’année qui suit la loi scélérate Giscard-Pompidou. 

                              Par ailleurs, si la moitié seulement de la dette est détenue par les banques, l’autre moitié l’est par des organismes financiers ; assurances, hedge funds, spéculateurs ; bref les usuriers habituels. 

                              La dette des états est une dette totalement ILLÉGITIME ; créée de toutes pièces par les banquiers PRIVES ; à la suite de cette loi scélérate, entérinée, depuis ;

                               1) par les Accords de la Jamaique en 1976, au niveau mondial

                               2) par tous les traités européens depuis Maastricht

                              tout ceci faisant suite à l’abandon de la parité or-dollar de Nixon en 1971. suivi des changes flottants...

                              Le systéme de création monétaire, autrefois détenu par les Banques centrales, leur a été volé au profit des banques privées, mettant, de fait, les Etats sous l’entière dépendance des banques, organismes financiers, marchés et spéculateurs (sauf en Grande-Bretagne, aux USA, où la Banque Centrale continue à faire fonctionner la planche à billets, sans que l’on ait constaté, pour autant, une énorme « inflation », et en Chine, où tout le secteur monétaire et financier est entièrement sous le contrôle de l’état ; ce qui permet, précisément à la Chine, non seulement de ne pas avoir de dette, mais d’avoir, au contraire, un excédent financier, qui la met aujourd’hui en position de dominer et de racheter le monde). 

                              Cet article est un total enfumage ; la seule solution pour stopper cette suite de crises systémiques, qui mettent les citoyens du monde à genoux, au profit d’une mafia d’usuriers, étant, bien évidemment, une réforme monétaire, qui annule les dettes des états, redonne aux états la possibilité d’emprunter aux banques centrales SANS INTÉRÊT, qui empêche aux banques privées toute création monétaire, qui supprime les paradis fiscaux, et interdise la spéculation sur les états, les matières premières, les biens nécessaires à la vie. 

                              Halte à la dictature des mafias financières ; abrogation de la loi de 1973 et de toutes les lois européennes qui l’ont entérinée, REFORME MONÉTAIRE. 


                              • Bovinus Bovinus 4 novembre 2011 17:00

                                @ Sisyphe

                                Ah, je vois que sur le point de l’économie au moins on est d’accord. Je viens plusser votre commentaire, qui en de nombreux points dit la même chose que le mien plus haut. M’auriez-vous plagié ? smiley Non, je plaisantais. Bonne journée.


                              • sisyphe sisyphe 4 novembre 2011 17:17

                                @ bovinus 


                                j’ai également plussé votre intervention ; sans la plagier, puisqu’il y a des mois et des années que je me tue à répéter la même chose...( ici depuis Mars 2008)

                                Content que nous en soyons d’accord. 

                              • Hiromi Hanzo 4 novembre 2011 16:44

                                « Ils la rendent responsable de l’explosion de la dette publique et préconisent de sortir de la zone euro pour récupérer le droit de battre monnaie »


                                Une énorme raccourci mensonger dès le début de l’article, cela commence bien !

                                Evidemment, J.L. Mélanchon est contre une sortie de la zone Euro, mais pour un changement de statut de la BCE. Statut directement hérité de cette loi de 1973, lors du traité de Lisbonne imposé par le dogme libéral et, en grande partie, cause du problème grec et de la spéculation sur les dettes régaliennes.


                                80% de personnes ne sont pas d’accord avec cet article et c’est plutôt rassurant !

                                • non667 4 novembre 2011 16:53

                                  à auteur

                                  "Vous y rajouter une pincée de conspirationnisme – le lien entre la banque Rothschild et Georges Pompidou – "

                                  pour la loi de 73 vous attribuez à pompidou une volonté d’équilibre budgétaire et qualifiez de conspirationnistes ceux qui y voient une fleur faites aux capitalistes !

                                  pourtant jean sur un autre fil avait eu la réaction suivante :

                                  il y a longtemps De Gaulle avait demandé (1965) à son premier ministre un budget équilibré ; ce qui fut fait sans difficulté ; Pompidou (issu du monde bancaire) était ulcéré par cette décision...

                                  Réf. « vivre avec De Gaulle » Plon, pocket page 249

                                  actuellement .

                                  tout le monde sait que la droite c’est les riches

                                   que sarko les favorise il n’y a que les imbéciles pour s’en offusquer !

                                  par contre après 1981 et le ps au pouvoir

                                  -le passage de pierre uri à la télé (expert économico/financier du ps et du bildelberg group ) venu rassurer les financiers leur annonçant des nationalisations « honnêtes » 

                                  - le silence sur la loi de 1973 transformant les dettes d’état en rentes pour les capitalistes

                                  -la désindexation des salaires sur les prix à la consommation en 1982

                                  - la soumission au fmi en 1983 (exactement comme aujourd’hui la grèce ) baptisant ce virage à 180° « politique de rigueur »

                                  -le oui à maastrich

                                  -le oui à schengen

                                  -le oui à l’€

                                  -le oui à lisbonne 

                                  - le :« mon programme n’est pas un programme socialiste » 2002

                                  -le « oui » aux guerres mondialo -américaines irak ,afganistan ,libye , (bientôt iran ,il ne dénonce pas la propagande qui la prépare ! ) 

                                   - bien ramolo sur le génocide palestinien !

                                  qu’il y en ai encore à croire que le ps soit socialiste !

                                  qu’il y en ai encore à ne pas voir que l’ump et ps sont les 2 faces d’une même médaille mondialo-capitaliste ainsi que les faux jetons du front ripoublicain est a désespérer de l’intelligence ! smiley smiley smiley smiley

                                  nb : en politique qui ne dit rien (ne vote pas pour l’auteur ) consent !


                                  • borowic 4 novembre 2011 17:19

                                    je suis a peu pres d accord avec tout ce que vous dites apres

                                    Réf. « vivre avec De Gaulle » Plon, pocket page 249

                                    pourtant je maintiens ce que je dis au debut

                                    dans leur tres grande majorite les commentateurs de mon article l on lu de travers et se laissent emportes par leur passions politiques.
                                    mon article ennonce des faits
                                    son but est de rectifier une erreur commise par MLP qui est mon candidat prefere pour ds tas de bonnes raisons que vous ennoncez d ailleurs

                                    vous faites allusion a un commentaire de Pompidou a l adresse de De Gaulle a propos du dficit budgetaire un commentaire que je ne conteste pas mais que vous interpretez a votre facon.
                                    GP pouvait avoir des tas de raisons de ne pas etre d accord avec la volonte du president de ne pas faire de deficit et pas necessairement celle a connotation conspirationiste que vous suggerez. Notemment GP pouvait etre partisan d une politique de relance keynesienne en l occurence c est probablement ce qui a du se passer


                                     J’ennonce de faits et je m en tiens la


                                    La conspiration bancaire derriere la loi de 73 est une fable
                                    de 73 a 86 les banques n ont absolument pas participe au refinancement de l Etat et encore moins la banque Rothschild
                                    je vous rappelle en plus que BNP+CL+SG+CA soit 80% du total des bilans de toutes les banques etaient nationalisees jusqua la fin des annees 80 voire 90 pour le CL, donc si pendant cette pesiode vouis les comptez dans la conspiration c est donc une conspiration de l Etat contre lui-meme ????? Et dans quel but SVP ?

                                    LEs banques s interessent a la dette publique a partir du milieu des annees 80 et encore plus de la moitie de cette dette est placee dans les fonds d’epargne .......

                                     




                                  • oncle archibald 4 novembre 2011 18:35

                                    .... Pompidou (issu du monde bancaire) était ulcéré par cette décision...

                                    Pompidou était issu du monde paysan et travailleur du cantal. son grand père ne savait pas lire, son père était instituteur, lui il a été agrégé de lettres. Il a enseigné plusieurs années en Lycée à Marseille .. Quel bonheur ce devait être pour ses élèves d’avoir un prof de cette qualité ..Il a fait quelques années en qualité de rédacteur pour de Gaulle, puis quelques années aussi à la Banque Rotchild en qualité de rédacteur, pas de comptable ou de trader .. 

                                    C’était un mec super intelligent et qui avait un sens de l’état fabuleux, c’est pourquoi quand de Gaulle est arrivé aux affaires il l’a prié de revenir à ses cotés .. et heureusement pour ceux qui comme moi avaient une vingtaine d’années en 1968 car de Gaulle lui il voyait une solution avec les paras pour régler le soulèvement étudiant .. Pompidou nous a évité une guerre civile tout simplement... Pompidou a été le meilleur homme politique que j’ai connu depuis un demi siècle.

                                  • non667 4 novembre 2011 18:42

                                    à borowic
                                    vouis les comptez dans la conspiration c est donc une conspiration de l Etat contre lui-meme ????? Et dans quel but SVP ?

                                    le but ?
                                    c’est l’avènement du règne du N.O.M. contre tous les nationalismes ,démocratiques monarchiques ,dictatoriaux .la conspiration quadrimillénaire implicitement contenue dans le chapitre XVII de la genèse arrive a son apogée .
                                    le succès devenant manifeste ,grace au net le masque tombe et les peuples grugés réagissent .


                                  • maddle maddle 4 novembre 2011 17:40

                                    Il me reste 3,25 euro, vous me conseillez quoi ? Too late anyway !


                                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 novembre 2011 00:19

                                      Puisque le système néolibéral empêche les entreprises d’investir dans l’économie réelle et/ou d’augmenter ton salaire, il va te proposer de t’endetter auprès d’une banque pour nourrir ta famille. Et dans un an tes +3€25 deviendront, avec les intérêts, un navrant -325€ en ta défaveur.

                                      Merci le président protecteur du pouvoir d’achat.


                                    • Pyrathome Pyrathome 4 novembre 2011 19:57

                                      L’europe est une dictature.....


                                      • Vipère Vipère 4 novembre 2011 20:23

                                        Pyrathome, permettez-moi d’ajouter : financière !

                                        L’Europe est une dictature financière dirigée non par les Eurocrates de Bruxelles, ou Von R. mais par Berlin.
                                         
                                        La France collabore comme au bon vieux temps ! Hei Frau Merkel 

                                        Les pays du club Med, Grèce, Portugal, Italie, Espagne et France n’ont qu’à bien se tenir.


                                      • Artzamendi Artzamendi 4 novembre 2011 20:20

                                        "La loi Pompidou une loi conçue pour contraindre les gouvernements à plus de discipline budgétaire ne peut pas être rendue responsable de l’effet contraire".

                                        Pourquoi pas ? Il est courant que les lois n’aient pas l’effet escompté ?

                                        La loi devait inciter l’Etat à équilibrer son budget, en lui interdisant le seigneuriage.

                                        Manifestement, c’est un double échec :
                                        - l’incitation n’a pas fonctionné ;
                                        - l’équilibre budgétaire est d’autant plus difficile à atteindre qu’il est augmenté des intérêts de la dette. 
                                         


                                        • robin 4 novembre 2011 21:05

                                          CQFD , ce qui fout par terre complètement les arguments des pro néolibéraux à la solde des banksters


                                        • bobbygre bobbygre 4 novembre 2011 20:46

                                          Bonjour l’auteur,

                                          En fait, la seule question que je voudrais vous poser est celle-là :

                                          Est-ce que le fait de faire payer des intérêts à l’État est la garantie que les déficits ne déraperont pas ? Autrement dit, est ce que retirer le droit de battre monnaie aux États les empêche de creuser les déficits ?

                                          Tout votre texte indique clairement que non puisque les déficits ont déparés à partir du moment où les emprunts d’états ont été soumis aux reformes libérales des années 80-90. Et le fait que l’État paye des intérêts n’a rien empêché !

                                          Donc, à quoi bon ? A quoi bon mettre un boulet aux pieds de l’État, c’est-à-dire nos écoles, nos hôpitaux, nos droits sociaux entre autres, si ça ne sert à rien ! A quoi bon vouloir alourdir nos impôts pour payer des intérêts à des financiers apatrides ?


                                          • robin 4 novembre 2011 21:03

                                            Une question fondamentale savamment éludée aussi c’est :

                                            Quand le peuple a t’il donné son accord pour que l’Etat donne cette prérogative régalienne aux banques privées, même en supposant que cette mesure soit justifiée ?


                                          • borowic 4 novembre 2011 23:47

                                            enfin un commentaire cense vous au moins vous avez lu mon texte les autres ils passent leur temps a m accuser de choses que je n ai jamais dites

                                            bon revenons a votre commentaire comme augmenter le prix du tabac n a pas decourage les plus gros fumeurs de fumer l imposition de taux d interet n a pas empeche l etat de s’endetter c est vrai

                                            alors a quoi bon ?

                                            le credit gratuit systematiques aurait des effets devastateurs sur l inflation et donc le pouvoir d achat

                                            certains le nient sur ce forum et croient ainsi demasquer une conspiration les malheureux !!!!! la vraie conspiration c est celle de nos gouvernements qui nous font croire qu il n y a pas inflation lorsqu il y en a et beaucoup


                                          • Artzamendi Artzamendi 4 novembre 2011 23:57

                                            L’augmentation du prix du tabac n’augmente pas la consommation de tabac, alors que l’imposition systématique d’intérêts augmente la dette.


                                          • borowic 5 novembre 2011 01:53

                                            Vous avez raison la comparaison est imparfaite je voulais seulement souligner l intention dissuasive propre aux deux cas



                                          • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 5 novembre 2011 14:17

                                            Chaque heure nous devons payer 5 millions d’euros d’intérêts (et donc les emprunter puisque nos soldes budgétaires sont négatifs depuis 2 ans et le seront encore au moins 2 ans). En quoi les monétiser augmenterait il notre addiction ?


                                          • bobbygre bobbygre 6 novembre 2011 20:12

                                            « le crédit gratuit systématiques aurait des effets dévastateurs sur l inflation »

                                            Ah, ben non, je vous ai bien lu et ce n’est pas le crédit gratuit systématique en soi qui provoque de l’inflation mais le recours systématique à ce credit gratuit, pour le dire plus clairement, c’est le recours systématique à la monetisation, à la planche à billets qui provoque de l’inflation.
                                            Il peut trés bien exister un état qui a recours modérément à la monétisation (notamment tant que sa croissance le permet si j’ai bien compris) et l’inflation sera alors tout sauf désastreuse, elle est simplement le signe que le pays s’enrichit, du moins consomme davantage (car perso, je ne pense pas que cet « enrichissement » soit finalement très intéressant, mais c’est une opinion).
                                            Et on voit bien qu’il soit gratuit ou pas, que ce recours systématique au crédit a lieu de toute façon... Tout simplement car l’état n’a pas d’autre solution à la fin du mois lorsqu’il doit payer ses fonctionnaires que d’emprunter de l’argent !
                                            Et c’est bien la vision court-termiste, la corruption et la pensée dogmatique de nos dirigeants qui les empêchent de prendre les bonnes décisions pour le budget. Le fait qu’un état ait recours au crédit gratuit ou non n’a pas d’influence. Ou alors, expliquez moi comment car votre texte ne l’explique pas !


                                          • Magnon 4 novembre 2011 20:57

                                            Bravo, si on pouvait se faire prêter de l’argent sans intérêt, donner moi la recette, je prends pour payer mes emprunts !
                                            Autrefois, l’Etat avait cette possibilité, cela s’appelait la planche à billet et depuis Philippe Auguste, cela servait à voler les riches et les pauvres, sans rien donner ni aux uns, ni aux autres.
                                            Depuis que la planche à billets est à Francfort avec pleins d’Allemands autour, viscéralement oppoés à l’inflation, qui leur a amené Hitler, qui leur a fait faire la guerre au monde, qui s’est terminée par la dévastation absolue de l’Allemagne.
                                            J’ai pu emprunté pour l’achat de ma première maison à 12.5%, pour mon appartement à 3.4% 25 ans après, merci l’Euro !
                                            J’ai la reconnaissance du ventre !
                                            Maintenant que je suis retraité, je vois mal des gouvernants démagogiques récupérer à leur profit la planche à billets pour me voler !


                                            • Artzamendi Artzamendi 4 novembre 2011 21:22

                                              1) Il faut comparer les taux d’intérêt réel, pas les taux d’intérêt nominaux ;

                                              2) Vous avez légué 1.700 Mds de dette.


                                            • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 5 novembre 2011 14:36

                                              Entre 2001 et 2007 les banques commerciales ont - en zone euro - augmenté chaque année la quantité de monnaie de plus de 9% par an soit plus de 80% sur la période.
                                              Ne serai ce pas de la « planche à billet privée » ?
                                              L’inflation fut dans les actifs, pas dans « l’IPC »

                                              Cette monnaie crée par les banques privées est de nature plus inflationniste que celle que pourrait créer un Etat via sa Banque Centrale, vu qu’il faudra par la suite créer les intérêts de cette monnaie pour satisfaire les banksters.


                                            • Eddie Constantine Eddie Constantine 7 novembre 2011 08:58

                                              Donc tout va bien, Pépé ?

                                              Non content d’avoir pu vous payer une maison et un appartement, il semble ne pas venir à votre esprit que beaucoup n’ont pas eu cette chance.
                                              De plus, ce que vous n’avez pas payé, ce sont vos petits enfants qui vont devoir l’ apurer. Leur avez vous demandé leur avis ?
                                              Et comme nous sommes en faillite depuis longtemps, l’ Etat n’a pas pu construire les logements nécessaires et grâce à cette pénurie vos biens sont fortement valorisés sur le marché de l’immobilier.
                                              Faites vous petit, au lieu de venir vous vanter de votre réussite.
                                              Il est juste dommage qu’elle ait été faite sur le dos des autres.


                                            • Magnon 7 novembre 2011 23:08

                                              Non je ne tire pas de gloire de mes achats, car ils ont été très dur financièrement, de plus je ne peux spéculer, car je loue cette maison de 160 m², une belle reconstruction de guerre, faite en 47 et rénovée en 81 après mon achat au prix d’un studio de 9 m² à Paris.
                                              De toute façon, je ne peux pas la louer plus cher, car la loi de Robien Scellier a créé là où est installée ma maison, comme sur la moitié du territoire, un large excès de l’offre sur la demande, avec une belle chute des prix de location !


                                            • robin 4 novembre 2011 21:00

                                              A en croire l’auteur, avant 1973 sans la loi Pompidou, on croirait que la France était dans un enfer économico politique extraordinairement mal géré, alors qu’à côté de la ploutocratie d’aujourd’hui ca ressemblait plutôt à un paradis d’ordre et de rigueur (ou quasi)

                                              C’est pas Rockfeller qui disait  :« donnez moi la création monétaire, et je me moque de qui fera les lois ».....tout est dit !

                                              « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

                                              Thomas Jefferson (1802)

                                               

                                               


                                              • logan 4 novembre 2011 21:29

                                                1) et 2) tout est faux, le lien entre création monétaire et inflation est une idée néolibérale éculée évoquée par Milton Friedman qui a largement été infirmée depuis, d’ailleurs plus aucune banque centrale ne fonctionne selon ces théories

                                                vous sous-entendez qu’il n’y a plus de création monétaire hors c’est totalement faux
                                                actuellement ce sont les banques privées qui créent l’essentiel de la monnaie, soit 85%, le système de banques centrales crée les 15 % restant sous forme de monnaie centrale, de billets et pièces

                                                de 2005 à 2007 la taille de la masse monétaire augmentait régulièrement de 10 à 12% par an dans la zone euro et l’inflation était au plus bas
                                                le lien entre inflation et création monétaire est donc beaucoup plus compliqué que ce que ne pensait à tort Milton Friedman, et il n’y a rien de systématique

                                                en réalité quand nous sommes dans une situation de récession économique et de chomage de masse, la création monétaire ne peut pas dutout être inflationniste, elle ne peut qu’aider l’économie à se relancer

                                                donc le débat autour de cette loi de 1973 n’est donc pas « pour ou contre la création monétaire » comme vous le pensez

                                                le débat est : la création monétaire doit elle servir l’intérêt général ou l’intérêt des banquiers et de leurs actionnaires ?
                                                la dette n’est elle pas finalement une arnaque et un racket ?
                                                la dette n’est elle pas finalement une invention pour permettre aux libéraux de justifier leur projet politique de régressions sociales, démocratiques et de privatisaiton des services publics ?
                                                voilà où se situe le débat


                                                • Tythan 5 novembre 2011 12:25

                                                  Il ne suffit pas de dire que tout est faux, il faut le démontrer. Et vous ne l’avez, c’est le moins que l’on puisse dire, pas fait.

                                                  Je ne vois pas où l’auteur sous-entendrait qu’il n’y a plus de création monétaire. Bien sûr que ce sont les banques privées qui créént la monnaie. Mais à ma connaissance, y compris avant 1973, cela a toujours été le cas depuis l’apparition du système bancaire...

                                                  Je pense que vous n’avez pas compris l’objet de l’article de l’auteur, qui n’est pas forcément de défendre bec et ongles la loi de 1973, mais avant tout de démontrer que beaucoup de polémiques et de fantasmes liés à cette loi n’ont pas lieu d’être.

                                                  J’avais moi-même écrit un article sur le sujet http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-mirage-de-la-monetisation-89197 et sur mon blog (j’y ai apporté quelques corrections) http://tythan.blog.free.fr/index.php?post/2010/12/14/La-mon%C3%A9tisation-des-dettes-publiques

                                                  Sur ce sujet, il y a d’énormes fantasmes, certains charlatans voulant faire croire que la loi de 1973 serait une arnaque totale, les banques s’enrichissant sur le dos des français. La réalité est beaucoup plus simple : si la loi de 1973 est effectivement contestable, elle n’est pas non plus à l’origine de tous les problèmes et son abrogation n’en résoudra qu’une partie...

                                                  Bravo à l’auteur pour son article en tous cas...


                                                • Artzamendi Artzamendi 5 novembre 2011 12:39

                                                  « Je ne vois pas où l’auteur sous-entendrait qu’il n’y a plus de création monétaire ».

                                                  Effectivement, il ne le sous-entend pas, il l’écrit explicitement :

                                                  "Ce qu’il faut bien garder à l’esprit, c’est que sous l’empire de la loi Pompidou nous sommes dans un schéma sans création monétaire donc non inflationniste".


                                                • Christophe Certain Christophe Certain 4 novembre 2011 21:56

                                                  Ce sont les plus brillants énarques obéissant à la doxa professée par la crème des prix Nobel américains qui nous ont mis dans la merde économique dans laquelle nous sommes aujourd’hui, aussi sûrement que la boussole mène au pôle Nord.
                                                  Alors aujourd’hui les économistes jargonnants comme ceux qui illuminent les commentaires de ce post ne sont plus une partie de la solution mais une partie du problème ! Si vous y connaissiez quelque chose les gars, c’est avant qu’il fallait le dire ! Maintenant c’est trop tard.
                                                  L’économie qui nous enfume avec ses calculs savants est-elle même une science ? A-t-elle le moindre caractère prédictif ? Non évidemment, si on avait pu prévoir ce qui arrive aujourd’hui on aurait fait autre chose ! Ou alors ses grands prêtres sont incapables de tirer les conclusions de leurs analyses, ce qui revient au même, et renvoie ce domaine d’étude au mieux aux sciences humaines, et au pire aux pseudo-sciences comme l’astrologie.
                                                  Bizarrement pourtant des gens avaient prédit ce qui se passe aujourd’hui, et depuis longtemps, des « économistes de second plan » comme dit dans un des commentaires. Et en écoutant leur raisonnement on pouvait même assez facilement comprendre pourquoi on en est arrivés là, et même prédire sans risquer grand chose ce qui va se passer, à savoir l’écroulement du système monétaire européen et celui des Etats-Unis.
                                                  Alors les gens qui vont s’atteler au changement après la catastrophe qui nous pend au nez (parce que rien ne changera tant qu’il n’y aura pas eu une guerre et/ou une révolution) feront certainement des conneries, ils auront vraisemblablement des connaissances médiocres en économie, mais vu où ça nous a menés jusque là ce ne sera peut-être pas plus mal ! La toute puissance de l’économie a permis essentiellement une chose en 40 années : servir d’écran de fumée pour le transfert au niveau mondial des richesses des classes moyennes vers les plus riches, et la destruction progressive de l’état providence, puis actuellement de la démocratie tout court. Et c’est tout sauf un hasard. Mais maintenant l’écran de fumée s’est dissipé, et on commence à voir les dégâts.


                                                  • Christophe Certain Christophe Certain 4 novembre 2011 22:01

                                                    oui dans les commentaires et dans l’article évidemment !


                                                  • ma pomme 4 novembre 2011 22:03

                                                    arrête NAULLEAU nous t’avons reconnu smiley


                                                  • Eddie Constantine Eddie Constantine 7 novembre 2011 09:10

                                                    Je partage entièrement cet avis.

                                                    La vérité apparait maintenant : les bilans des banques ne sont pas sincères, les patrons des banques ne comprennent même pas comment fonctionnent leurs logiciels, les nouveaux produits financiers sont aussi incompréhensibles, et les magouilles peuvent prospérer.
                                                    Les lobbies financiers règnent en maitres sur les politiques, qui préparent leur reconversion dans des cabinets privés, en attendant de revenir au pouvoir.
                                                    Et parmi nous il en reste qui applaudissent des deux mains.

                                                  • Kuota Kuota 4 novembre 2011 22:53

                                                    Messieurs, je me permet d’apporter ma contribution à cette réflexion.

                                                    Je ne suis pas d’accord avec cet article. Je n’interviens que sur le point 1 : a savoir que le retour sur la loi de 1973 serait inflationniste.

                                                    Ceci est faux :

                                                    • d’une part avant 1973 il y avait de l’inflation, et elle était très forte jusqu’au milieu des années 1980. L’inflation a sensiblement baissé ensuite, en raison d’une politique prévue pour limiter l’inflation en modulant les taux d’intérêts.
                                                    • de plus il faut savoir que plus il y a d’inflation et plus le chomage baisse. L’inflation est fortement corrélé à l’augmentation des salaires des la majorité des travailleurs et au plein emploi
                                                    • la lutte contre l’inflation, permet surtout de protéger les rentiers, qui redoute de voir la valeur de gros tas de billet fondre comme neige au soleil. Il n’est pas étonnant que la BCE, la banque des banques s’impose de contenir l’inflation à 2 %.
                                                    • l’Inflation n’est pas le seul fait de l’augmentation de l’argent disponible. L’inflation est autant la conséquences de la rareté et de l’abondance. Si nous sommes tous riche et qu’il y a que 2 miches de pain à acheter, alors ces miches de pain vont vous couter une fortune. A l’inverse si nous avons bien plus de miche de pain que nous sommes à en vouloir, alors le prix ne va pas grimpe très haut. (désolé pour la miche de pain, j’avais pas d’autre idée sur le coup) smiley
                                                    • De plus nous avons depuis cette loi : de l’inflation et des dettes....ollé.
                                                    Si vous souhaiter aller plus loin....
                                                    http://info-resistance.org/2011/11/le-mythe-de-la-mechante-inflation/

                                                    • titi 5 novembre 2011 00:47

                                                      « de plus il faut savoir que plus il y a d’inflation et plus le chomage baisse »
                                                      Je pense que vous plaisantez ?
                                                      La France a pris 1,8millions de chomeurs entre 1970 et 1980 période d’inflation à 2 chiffres.

                                                      « la lutte contre l’inflation, permet surtout de protéger les rentiers »
                                                      Cela est totalement faux. L’inflation attaque le pouvoir d’achat de toute la population.
                                                      Cela est d’autant plus vrai dans une économie comme la notre ou nous sommes dépendants des nos importations.

                                                       

                                                      Petit rappel historique...
                                                      La France a été gouvernée pendant 15 ans par les hommes de Mitterrand.
                                                      Ces gens sont arrivés au pouvoir persuadés qu’ils pourraient faire marcher l’économie par l’inflation et la dévaluation.
                                                      C’est ce qu’ils on fait pendant moins de 5 ans. Et devant le résultat désastreux de cette politique ils ont finis par faire un virage à 180° en controlant l’inflation et en raccrochant le Franc au Mark.

                                                      Faudrait voir à pas l’oublier...

                                                       


                                                    • Artzamendi Artzamendi 5 novembre 2011 01:51

                                                      Il est absurde d’avoir une monnaie surévaluée : le taux de change doit être le reflet de la compétitivité externe d’une économie. Point barre.

                                                      Tout l’atteste : l’échec de la politique du franc fort, puis de l’euro pour la France, l’échec de l’arrimage du peso argentin sur le dollar à la fin des années 90, l’échec de l’euro pour toutes les économies du Sud de l’Europe...

                                                      L’inflation entre 81 et 83 était liée à une politique de relance par les salaires, pas du tout à la monétisation de la dette.


                                                    • titi 7 novembre 2011 21:23

                                                      « Il est absurde d’avoir une monnaie surévaluée »
                                                      Actuellement l’Euro est au plus bas vs Dollar et CHF... vous avez vu une évolution positive ?

                                                      « le taux de change doit être le reflet de la compétitivité externe d’une économie »
                                                      Il y a une autre réalité : nos importations energétiques. Si demain le gazoil prend 10% vous serez le premier dans la rue.

                                                      « Tout l’atteste : l’échec de la politique du franc fort »
                                                      Le francs fort c’était aussi la politique de Jospin. Je croyais que c’était une réussite ? On m’aurait menti ?

                                                      « L’inflation entre 81 et 83 était liée à une politique de relance par les salaires, pas du tout à la monétisation de la dette. »
                                                      Sachant que l’échelle mobile a été supprimée dès 82, pour ce qui est de la relance par les salaires vous pouvez repasser....
                                                      Et d’ailleurs qu’est ce que cela change ? Si demain on a une inflation de 10%, ce que je payais 100, je le payerai 110. En quoi ma situation c’est elle améliorée ?


                                                    • Christoff_M Christoff_M 5 novembre 2011 00:39

                                                      c’est grace à cette loi et à des complices au pouvoir que nous avons commencer à ,ous faire enculer gentiment par le système des banques mondialistes...

                                                      On voit le résultat désastreux maintenant encore amplifié par Sarkozy et ses sbires, pantins à la solde des grandes banques americano sionistes !!

                                                      D’ici à 2012 Fillon va bien nous trouver d’autres restrictions tout en étant un des premiers ministres les plus payés d’Europe !! Bertrand nous limitera encore les remboursements des médocs tout en augmentant les frais d’hospitalisation !!
                                                      Ils sont capables de nous prolonger encore de deux ans la durée de travail jusqu’à la retraite, si certains n’ont toujours pas compris que ces sous fifres ne travaillent pas pour la France ni pour l’interet des français, que leur faut il, le supplice du Pal ??

                                                      étrange soumissions aux envoyés du mondialisme de la part de français soi disant descendants de révolutionnaires, j’ai de plus en plus de mal à croire à la version scolaire béta de la révolution !!


                                                      • frédéric lyon 5 novembre 2011 01:59

                                                        Dire que la sortie de la France de l’euro entraînerait la fin de l’euro est un non-sens. 


                                                        Si la sortie de l’euro devait entraîner une disparition, on devrait plutôt parier sur une disparition de la France !

                                                        En effet, à la veille de cette disparition, tous les français videraient leurs compte (en euros) pour planquer leurs économies ailleurs en Europe et conserver leurs euros, car ils seraient bien conscient que le nouveau-nouveau franc qu’on leur proposerait en échange ne vaudrait plus rien en quelques semaines seulement.

                                                        Mettez-vous seulement à leur place quelques instants : 

                                                        Est-ce que vous abandonneriez une monnaie garantie en dernier ressort par l’économie allemande et par la Bundesbank, pour l’échanger contre une monnaie de singe émise par un Etat français dont le seul but serait de demander ensuite à sa banque centrale de créer artificiellement de la monnaie pour lui prêter de l’argent pour payer ses dépenses courantes, sans aucune restriction et sur simple appel téléphonique du ministre des finances ?

                                                        Bien sûr que non, car tout le monde verrait que l’Etat français, croulant sous les charges, criblé de dette et impécunieux, ne chercherait qu’à rouler ses créanciers dans la farine en leur proposant d’échanger leur créance libellée en euros contre une créance libellée en monnaie sans valeur !

                                                        C’est bien pour celà qu’on a créé l’Euro et qu’on a établit l’indépendance des Banques centrales : 

                                                        Il s’agissait de dire aux Etats impécunieux qu’ils devront à l’avenir rembourser leurs dettes avec du vrai argent et non avec de la monnaie de singe, fabriquée sur une planche à billet tournant 24 heurs sur 24.

                                                        Il ne faut plus rêver maintenant, bienvenu dans le monde réel, l’Etat providence c’est fini, rien ni personne ne pourra le ressusciter, il est mort sous les dettes.

                                                        Vous avez crû que personne n’oserait le déclarer en faillite ? 

                                                        C’est ce que pensaient les Grecs, sans doute. 

                                                        Et bien vous vous êtes trompé, un Etat peut très bien être déclaré en faillite et la première conséquence de sa banqueroute éventuelle est qu’il ne peut plus payer ses salariés. 

                                                        Les fonctionnaires grecs ont faillit en faire l’expérience et pas plus tard qu’en Décembre prochain.

                                                         

                                                        • Artzamendi Artzamendi 5 novembre 2011 02:35

                                                          L’Etat français n’est pas plus endetté que l’Etat allemand.

                                                          La confiance en l’économie allemande repose in fine sur sa balance commerciale excédentaire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le taux de change de l’euro n’est, ni pour la Grèce, ni pour la France, adapté à la compétitivité externe de leur économie.

                                                          La migration des comptes vers l’Allemagne, qui est déjà en cours, a pour effet de fragiliser le bilan de la Bundesbank, qui se retrouve avec des créances sur des banques centrales nationales à la solvabilité douteuse. Il n’est pas certain que les Allemands apprécient beaucoup...

                                                          C’est très bien expliqué http://www.dailymotion.com/video/xm3sgb_francois-asselineau-sur-radio-notre-dame-02-11-2011_news ici, à 7 minutes 30.

                                                           


                                                        • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 5 novembre 2011 14:43

                                                          Un État a toujours la possibilité ultime d’émettre sa propre monnaie : il ne peut être en faillite dans le sens d’une faillite commerciale. Par contre il peut faire défaut sur sa dette ce que peu difficilement faire une entreprise privée, sauf à être déclarée en faillite .


                                                        • Eddie Constantine Eddie Constantine 7 novembre 2011 09:37

                                                          Quelle montagne de bêtises...

                                                          les fonctionnaires grecs auraient été payés en drachmes pour aller faire leurs courses au super marché en drachmes !
                                                          La banque centrale les avait-elle imprimés pour les dépenses courantes ? Autre question. 
                                                          Le plan Sapir, par exemple, assis sur un QE de 500 milliards de francs ne permettrait pas de relancer l’économie ? Construction, revalorisation du patrimoine, aide à la création et au développement des entreprises, mise en route d’un vrai plan sur la recherche et le développement (85 propositions, d’une commission sénatoriale je crois, sur les secteurs d’avenir) , nationalisation de l’énergie et des transports, nationalisation des banques (1€) et Glass-Steagal.
                                                          La puissance de la France s’appuyait sur trois piliers : l’industrie, l’ agriculture et le tourisme. Que reste-t-il de tout cela ? 250 000 nouveaux emplois dans le secteur bancaire avec 5 millions de chômeurs (Cat A+B+C) et des salaires pour de soi disant experts de l’ ingenierie financière 5 fois supérieurs aux autres ingénieurs.
                                                          Sur le plan international négociations bilatérales sur la base de la « Charte de la Havane ».

                                                        • Christophe Certain Christophe Certain 5 novembre 2011 10:48

                                                          @ l’auteur je ne suis pas trop d’accord avec une bonne partie de votre article pour de multiples raisons, mais je suis par contre tout à fait d’accord avec la fin, la partie sur l’immobilier. Dommage que vous n’ayez pas anglé l’article là-dessus !
                                                           J’en suis arrivé au même constat mais j’attends d’avoir plus de billes pour faire un article sur le sujet. En deux mots, l’immobilier est le premier poste de dépense des ménages. Si on veut faire des réformes d’envergure, il faut évidemment commencer par s’en prendre aux budgets les plus importants, ça me paraît une évidence !
                                                          L’immobilier doit revenir à sa fonction de logement et non de support pour faire de la spéculation. Pour ce faire les prix devraient effectivement être divisés par deux.
                                                          Surtout que si on gratte un peu on s’aperçoit que ce sont les banques qui sont aujourd’hui les plus gros propriétaires fonciers. Evidemment, en organisant à grande échelle la pénurie de logements à bon marché, les ménages sont obligés d’emprunter davantage... aux banques bien sûr.
                                                          La taxation à 100% des plus values est de ce point de vue une excellente idée, mais elle ne sera pas suffisante car il est également possible de spéculer sur les logements en location. Il faudrait donc commencer par supprimer cette niche fiscale débile qui défiscalise les investissements pour de la location.
                                                           Et supprimer ou modifier radicalement également la plupart des aides au logement dont le seul résultat est de faire monter les prix de l’immobilier, tout en nous pompant plus d’argent sur nos impôts, car il faut bien financer ces aides.


                                                          • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 5 novembre 2011 14:39

                                                            " Surtout que si on gratte un peu on s’aperçoit que ce sont les banques qui sont aujourd’hui les plus gros propriétaires fonciers. "

                                                            Ça m’étonne, vous avez une référence là dessus ?
                                                            Peut être voulez-vous parler du CA avec le foncier agricole, mais dans ce cas ça n’a que peu d’incidence sur le logement.
                                                            Ceci dit, je suis d’accord avec vous en ce qui concerne le prix du logement, mais le motif en est simple, c’est l’offre et la demande ; un manque de 900 000 logements en France


                                                          • Christoff_M Christoff_M 5 novembre 2011 17:43

                                                            Ouvrez un peu les yeux vous parlez de chiffres comme s’il y avait encore une logique...

                                                            Le pillage a commencé avec un ministre grec étrangement parachuté d’une grande banque américaine...

                                                            Comme Ouattara ex cadre du FMI qui permet aux séides du mondialisme d’acheter le cacao à un euro le kilo...

                                                            En Europe qui profite et surtout en France, de la spéculation de l’immobilier, surement pas la moyenne des français, mais les fortunes douteuses, issues des nouvelles classes selectionnées et mise en avant par le NOM... d’ou des prix étrangement hauts en période de crise ( la crise est la version pour les neuneus pour ne pas parler des spéculations engendrées et entretenues par le mondialisme le plus sournois qui impose ses conditions depuis ce G20 clairement aux états européens)...

                                                            Obama s’invite chez nous, nous ne sommes plus qu’un état colonnisé par les forces de l’argent les plus néfastes, ouvrez les yeux pendant qu’il est encore temps, au lieu de disserter avec des taux et des termes techniques, discour formattés pour masquer une réalité beaucoup plus simple et beaucoup moins technique...

                                                            Nous sommes dirigés par des pantins à la solde des banquiers mondialistes, tant qu’il n’y aura pas de volonté politique, ou une méchante révolte, rien ne bougera et nous nous enfonceront dans des sables mouvant, tout en voyant notre emploi sacrifié et notre pays transformé en table de jeux pour spéculateurs mafieux ( d’ou le prix de l’immobilier blanchiement facile pour une mafia internationale de la finance et des banques)...


                                                          • RogerTroutman RogerTroutman 7 novembre 2011 02:09

                                                            J’ai arrêté ma lecture à votre point 1). Se prétendre banquier pendant 15 et affirmer que les déficits publics ne sont pas financés par la création monétaire c’est totalement ahurissant. Deux choses l’une : soit vous êtes un charlatant qui n’y connait strictement rien en finance et qui a tenté d’écrire un article avec un onglet wikipédia, soit vous êtes effectivement un banquier qui ment et sur la loi de 73 et sur son supposé soutient à Marine Le Pen pour tenter de la ridiculiser. Je pencherais pour la deuxième solution, sinon vous n’auriez pas eu besoin de préciser votre candidat favori pour les élections de 2012.


                                                            Pour remettre les choses au clair pour tout le monde : « tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie ». Aux USA, la Fed appelle ça le quantitative easing, ou assouplissement quantitatif, qui est une création monétaire ex-nihilo qui est directement injectée dans les organismes de crédit, dont les principales banques, les Federal Home Loan Banks, les Fannie Mae et les Freddie Mac. Les USA camouflent l’inflation galopante en truquant leurs chiffres : les calculs de l’inflation américaine ne prennent délibérément pas en compte les prix de l’alimentation et de l’énergie ! Mais il suffit de regarder comme le cours du dollar n’a cessé de s’effondrer face à toutes les monnaies, sauf l’euro, pour comprendre la farce : regardez les cours historiques du dollar face au yen, dollar aussie, dollar canadien, franc suisse etc...

                                                            En Europe c’est un peu différent car le mandat de la BCE est de réguler l’inflation. Donc la BCE n’injecte pas des liquidités directement dans les institutions de crédits, mais fait tourner la planche à billet de façon détournée en achetant des obligations souveraines à tour de bras. Plus aucune banque ne veut d’obligation grecque, italienne, espagnole, portugaise, irlandaise et française (de moins en moins sûres), donc la BCE a été pratiquement la seule à en acheter depuis 2009 ! Avec quel argent croyez-vous que la BCE achète pour des milliards d’obligations qui ne seront pas remboursées ? Réponse : création monétaire. 

                                                             Dernier point concernant le mensonge de l’auteur concernant les « emprunts d’Etat » d’avant 1973 : il s’agissait de Grands Emprunts directement contractés auprès des citoyens et non pas sur les marchés obligataires. C’était une mesure exceptionnelle qui n’a été utilisée que 5 fois depuis la création de la Banque de France. 

                                                            • Eddie Constantine Eddie Constantine 7 novembre 2011 09:43

                                                              « Réponse : création monétaire. »

                                                              ou garantie des Etats endettés qu’elle vient soutenir ? Je croyais que la BCE n’avait pas un fifrelin...

                                                            • dup 7 janvier 2013 17:42

                                                              pour en finir avec borowic

                                                              article de propagande , pur mensonge de bankster ,aucun interet

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