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Pourquoi le « grand débat national » est un véritable hold-up démocratique ?

 

Annoncé mi-Décembre par le gouvernement pour répondre à l'expansion du mouvement des gilets jaunes, le grand débat national a pour objectif officiel de "redonner la parole aux Français sur l'élaboration des politiques publiques qui les concernent".

Après trois mois de réunions publiques, à l'heure des restitutions et des choix, il est temps de questionner ce qui ressemble plus à une manœuvre politique cynique qu'à un véritable renouveau du jeu démocratique.

 

  • ​​UN « DEBAT » COMME STRATEGIE DE POURISSEMENT

Après avoir investi les ronds-points pendant de nombreuses semaines autour de la question du prix des carburants, le mouvement des gilets jaunes évolue, se structure et s'organise au cours du mois de Novembre avec des actions fortes menées sur le territoire chaque Samedi, ainsi qu'un socle revendicatif beaucoup plus étendu (fiscalité, aménagement du territoire, institutions politiques etc).

Les 17, 24 Novembre, 1er et 8 Décembre sont marqués par une mobilisation très importante et de nombreux heurts, le gouvernement est acculé par ces nouvelles formes de contestation sociale et se retrouve dans l'obligation de réagir.

Le 10 Décembre Emmanuel Macron annonce donc une série de mesures floues destinées à calmer le mouvement, mais le rétropédalage et les cafouillages autour de ces annonces ne réussissent pas à convaincre les manifestants, les sondages sont mauvais, pour le gouvernement il devient urgent de gagner du temps et calmer la contestation.

Ainsi le 18 Décembre le président annonce la tenue d'un « grand débat national » à partir du mois de Janvier, d'une durée de 3 mois il est destiné à recueillir les doléances de la population.

Au delà des intentions annoncées, la stratégie politique est claire : diluer la contestation dans le temps, offrir aux moins radicaux une « alternative » à la rue, institutionnaliser et contrôler le mouvement par une structure officielle capable de canaliser les revendications populaires.

Si dans un premier temps, avec l'effet conjugué des fêtes, la stratégie s'avère relativement efficace, au fur et à mesure des semaines les contestataires sont de plus en plus méfiants au sujet du dispositif, et le gouvernement se retrouve aujourd'hui dans une position risquée : le mouvement des gilets jaunes n'est plus aussi fort qu'au mois de Novembre mais il est toujours vivant, et au tournant des restitutions il va falloir prouver son utilité au travers de choix politiques forts sous peine de voir la colère à nouveau gagner du terrain.

Le hic c'est que pour le gouvernement le grand débat national a toujours paru être plus calibré comme une pure stratégie politique et électorale que comme un vrai enjeu idéologique et démocratique.

 

  • UNE CAMPAGNE ELECTORALE QUI NE DIT PAS SON NOM

Le grand débat national se déroule sur toute la période qui précède les élections Européennes. Une occasion en or pour le président Macron et les membres les plus opiniâtres de son gouvernement de monopoliser de manière déloyale la parole publique et la visibilité médiatique, le tout en pleine période électorale.

En effet à l'approche des Européennes LREM fait face à un problème de poids : la faiblesse et l'étroitesse de sa structure politique et organisationnelle. Emmanuel Macron a été élu plus par sa capacité à fédérer autour de sa seule individualité que par le poids de la structure politique à laquelle il appartient, c'est Macron qui porte LREM et non l'inverse, une configuration inédite après des décennies bipartites globalement monopolisées par les poids-lourds que sont le PS et LR.

L'appareil LREM n'est pas assez fort pour imposer de lui-même des listes aux bases solides qui parlent à l'ensemble de la population, dans un contexte politique bien plus difficile et conflictuel que lors de l'euphorie post-présidentielles de Mai 2017. Dans l'autre sens LREM ne possède en dehors du bloc exécutif que très peu (pour ne pas dire aucune) d'individualités fortes capables de porter sa campagne, sans oublier que les transfuges et alliés les plus illustres de 2017 ont pour beaucoup d'entre eux pris leurs distances avec le parti majoritaire.

Dans ce contexte la force de frappe d'un dispositif comme le grand débat national devient stratégiquement crucial pour LREM, c'est en effet par ce biais là que le bloc exécutif va pouvoir monopoliser l'attention, compenser la faiblesse du parti majoritaire, et s'assurer que ses thématiques fortes seront mises en avant dans les médias. Résultat, mi-Février dernier c'est quasiment l'ensemble des formations politiques d'opposition (FI, PS, LR, RN...) qui vont saisir le CSA et dénoncer publiquement cette utilisation dévoyée du grand débat national à des fins électorales.

Si le CSA rétorque en assurant que le temps de parole du gouvernement et du président sera pris en compte en fonction des dispositions légales (1/3 du temps de parole accordé à l'exécutif, et les 2/3 restants accordés aux diverses formations politiques en suivant une règle proportionnelle de représentativité), on ne peut que constater que le grand débat national parasite très fortement la campagne et laisse à l'exécutif un temps de parole qualitativement bien plus élevé et impactant que l'opposition (pas de contradiction, créneaux d'écoute les plus privilégiés, analyses à posteriori etc...).

Les débats sont diffusés en direct pendant de très nombreuses heures, et les réponses-monologues non-contradictoires d'Emmanuel Macron ou Edouard Philippe sont retranchées sur le compte du bloc exécutif de la même manière que les questions des élus locaux sont comptabilisées pour la formation politique à laquelle il sont affiliés, et ce quelquesoit la nature profondément déséquilibrée de cette configuration.

 

  • UNE CAPTATION A SENS UNIQUE DU DEBAT PUBLIC

La crise des gilets jaunes dénote entre autres choses la volonté d'une certaine partie de la population de se ré-emparer de la chose publique, constat qu'on pouvait déjà faire avec le mouvement nuit debout quelques mois auparavant.

Dans un contexte où le monde politique est vu par une majorité de Français comme de plus en plus opaque et éloigné de la réalité, cette volonté de réappropriation n'est pas étonnante, il va de pair avec un désir croissant pour les structures d'éducation populaire (apprendre à parler en public, à confronter ses idées, à développer son esprit critique...) et pour une verticalisation moins marquée des rapports économiques, politiques et sociaux, notamment du côté des nouvelles générations.

LREM a très bien compris et intégré ce constat, et son tour de force aura été non pas de s'y opposer concrètement mais bien de l'utiliser à son avantage. Le projet et les objectifs vendus initialement sont clairs : donner du temps de parole à tous, créer de nouvelles manières de faire vivre le débat public, ou encore décentraliser les lieux où le pouvoir est questionné. Pourtant après trois mois de « débats » on ne peut que constater le gouffre immense qu'il y a entre ces intentions affichées et les faits, un sentiment de mascarade et de manipulation qui rappelle le prétendu « nouveau monde » que devait incarner LREM en 2017 et qui a finalement abouti aux mêmes vieilles recettes politiciennes rejetées par une majorité de la population depuis plusieurs décennies.

Concrètement, c'est le gouvernement qui a choisi de manière unilatérale les 4 thèmes sur lesquels le grand débat doit porter, à savoir la « transition écologique », la « fiscalité », « l'organisation de l’État et des services publics », et enfin les questions de « démocratie et citoyenneté », de base le champ du débat est arbitrairement limité aux thèmes choisis par LREM pour faire campagne à court et moyen terme. Le logement ? Le travail ? La culture ? Rien de tout ça, on ne touche que ce que LREM a envie de toucher.

Dans la même veine, le questionnaire citoyen censé recueillir les aspirations de la population sur ces différentes thématiques est lui aussi profondément biaisé, les questions sont incomplètes, voire carrément orientées.

En amont de ces questions est présenté un diagnostic, peu exhaustif, teinté d'idéologie politique et économique, choisissant avec soin les informations données et celles qui sont occultées, ce qui constitue par nature une faille méthodologique majeure qui oriente de base les futures réponses. D'autres questions offrent un éventail limité de réponses, en écartant des possibilités qui ne sont pas cohérentes politiquement avec le paradigme macronien : concrètement quand il est question de hausse des impôts il n'est jamais précisé de quel type d’impôt, ce qui sous-entend qu'il est question des impôts de tout le monde, de vos impôts, et pas juste par exemple (et quelquesoit ce qu'on en pense) du retour de l'ISF qui n'entre donc pas à proprement parler dans les « cases » de ce questionnaire, et ce malgré la redondance de cette problématique pendant le mouvement des gilets jaunes.

Certaines questions comme celles sur les services publics laissent comme seule marge de manœuvre le fait de savoir à quelle sauce vous préférez être mangés, il est acquis que vous allez être mangés, resté à savoir comment ! Par exemple à aucun moment il est admis de considérer la possibilité d'augmenter certains secteurs de dépenses publiques, l'idéologie verrouille ici toute possibilité de réel débat.

Les élus locaux eux-mêmes sont directement touchés par cette vision très dirigiste du débat public, les rencontres avec ces derniers se sont en effet soldées par de véritables « shows/marathons » calibrés pour mettre en vedette le président et son premier ministre.

On est donc ici face à un simulacre de débat, où les enjeux, la lumière, les thèmes, et la teneur des propos sont orientés à l'envie, dans ces conditions il va de soit que ceux qui y participent le plus sur la durée et ceux qui y adhèrent le plus ont de grandes chances de ne pas être franchement représentatifs de la contestation sociale qui marque l'actualité du pays depuis quelques temps.

 

  • UNE SOCIOLOGIE EN CONTRADICTION AVEC LES OBJECTIFS AFFICHES

Le grand débat national devait permettre à "tous" de se faire entendre, y compris ceux qui n'ont d'habitude jamais droit à la parole, or quand on se penche un peu plus près sur la sociologie des différentes réunions publiques il se trouve que c'est tout sauf le cas.

Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (le CEVIPOF) a mené une grande enquête d'observation des débats organisés dans le cadre du grand débat national, présent dans plusieurs centaines de rassemblements et bénéficiant du retour de plusieurs milliers de questionnaires l'organisme a pu établir un profil précis des participants au grand débat :

55% sont des hommes, 76% sont propriétaires de leur logement, 77% ont plus de 50 ans, seulement 5% ont moins de 25 ans, 65% possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur, seulement 19% n'ont pas le BAC, 66% déclarent s'en sortir « plutôt facilement » ou « très facilement » avec leurs revenus.

Ce tableau sociologique est tout sauf anodin, très peu de jeunes, une minorité de mal-logés ou de gens en difficulté personnelle, professionnelle ou financière, un profil qui va à l'encontre des objectifs d'inclusivité annoncés.

Toute synthèse faite à partir de ce panel sociologique connoté sera donc par définition biaisé, malheureusement à aucun moment le gouvernement n'a annoncé vouloir prendre en compte ce déséquilibre et cette absence des couches les plus paupérisées de la population.

De la même manière on nous a beaucoup parlé de la France « rurale », « oubliée », « enclavée », or quand on regarde la répartition des participants en fonction de leur lieu d'habitation il y a aussi un déséquilibre plus que frappant : les répondants venaient à 9% de communes de moins de 20 000 habitants alors que cette catégorie représente normalement 23% de la population en France, à l'inverse ceux qui habitent une ville de plus de 100 000 habitants sont sur-représentés (56%, contre 46% de la population normalement).

Comment imaginer par exemple que les réponses reflètent les préoccupations et les problématiques de la France rurale si cette dernière y est représentée de manière aussi minoritaire ?

De plus le grand débat n'est pas le grand succès annoncé par le gouvernement, non seulement il n'a rassemblé qu'une partie spécifique de la population, mais en plus le chiffre de 500 000 contributeurs est à relativiser fortement, parmi ces contributeurs seulement 40 000 ont répondu à tous les thèmes.

Cette adhésion très faible et connotée n'est pas anodine, elle est le signe que la manœuvre politicienne derrière ce dispositif n'est pas passé inaperçue et n'a convaincue que les convaincus.
 

En conclusion et sur tous les plans il convient d'être particulièrement méfiant au sujet de ce grand débat national, que ce soit par son aspect extrêmement dirigiste, partial, biaisé, par son manque de représentativité, ou tout simplement par sa raison d'être tout ce qu'il y a de plus cynique en forme de manœuvre politicienne grossière.

Dans ces conditions l'outil synthétique qui sera régurgité par le gouvernement est lui aussi à prendre avec des pincettes, l'idée d'un tel dispositif aurait été intéressante si il avait été concrétisé de manière plus indépendante, plus respectueuse de la pluralité des opinions, et moins cynique, ce n'est malheureusement pas le cas et il y a maintenant bien peu de chances pour qu'il en résulte quoi que ce soit de positif... excepté bien sûr pour le gouvernement à la manœuvre qui ne sera privera certainement pas de téléguider ses conclusions de la même manière qu'il a téléguidé les « débats ».

Reste à savoir si ce hold-up sur les nouvelles formes d'exercice de la démocratie ne sera pas un peu trop grossier du point de vue des contestataires et notamment du mouvement des gilets jaunes, réponse à suivre dans les prochaines semaines.

 


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66 réactions à cet article    


  • Gasty Gasty 9 avril 09:11

    Dirigiste, partial, biaisé, manque de représentativité,

    cynique, manœuvre politicienne... Qu’à cela ne tienne, les merdias ont déjà commencés a nous présenter cette mascarade comme une réussite totale.


    • Fergus Fergus 9 avril 11:08

      Bonjour, Gasty

      « Dirigiste, partial, biaisé »

      Vrai pour le débat officiel. Mais faux pour les libres contributions dans les cahiers de revendication et pour les très nombreux débats organisés en toute indépendance de thèmes dans les mairies ou à l’initiative d’associations et de... Gilets jaunes.

      « manque de représentativité »

      Vrai, mais pas certainement pas plus que les Gilets jaunes. Qui plus est, chacun a été libre durant des semaines de s’exprimer de la manière qui lui convenait ! 


    • Gasty Gasty 9 avril 12:26

      @Fergus Bonjour Fregus,

      On pourrait dire qu’une l’assemblée nationale s’est déroulé dans la rue en jaune fluo pendant plusieurs mois mais comme celle-ci a été défini comme l’expression d’une bande d’extrémistes, cela restera par conséquent sans valeur et sans représentativité dans le malaise général de la population. Malaise totalement ignoré jusqu’à présent par la majorité gouvernementale dans la véritable assemblée nationale.

      Les libres contributions pas mieux, seul le débat officiel sera la norme.


    • tashrin 9 avril 14:12

      @Gasty
      On pourrait dire qu’une l’assemblée nationale s’est déroulé dans la rue en jaune fluo pendant plusieurs mois

      mais comme celle-ci a été défini comme l’expression d’une bande d’extrémistes

      ben ouais mais c’est quand même un peu le cas.
      Dénier la représentativité des zelites actuelles tout en se revendiquant representatif soi-même, c’est comment dire... le camembert qui dit au roquefort qu’il pue, quoi...
      Ils auraient pu capitaliser sur cette colere latente de la population generale en constituant un parti, ils l’ont refusé... Du coup ne restent que des cendres, même plus de braises


    • tiers_inclus tiers_inclus 9 avril 19:05

      @Fergus

      « pour les libres contributions dans les cahiers de revendication  »

      Un mignon « cause toujours » bien démagogique et tout passera aux oubliettes. Quand ça gêne on passe au « ferme ta gueule » comme on a pu le constater.
      L’onanisme ça peut être jouissif, mais pas très utile pour enfanter.

      « Vrai, mais pas certainement pas plus que les Gilets jaunes. »

      Le GJ sont présents, pourquoi devraient ils être représentés ?


    • Chantecler super ranger 9 avril 09:13

      verbe « débattre », 3ème groupe :

      .

      je débats

      tu écoutes

      il ou elle met un gilet jaune

      nous gouvernons

      vous bossez

      ils ou elles planquent leur pognon en Suisse


      • Arogavox 10 avril 00:27

         Lapsus ! révélateur de la conscience qu’a le gouverne-ment de trahir sa mission démocratique (gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple) ; le site gouvernement.fr avoue ici :

        « Cette concertation d’ampleur nationale a pour objectif de redonner la parole aux Français sur l’élaboration des politiques publiques qui les concernent  »

         Il est trivial de comprendre que si l’on en vient à devoir « redonner » la parole aux Français, c’est bien que les Français n’ont plus la parole !

         Or pour celles et ceux qui prétendent que notre Constitution et notre système politique peuvent être qualifiés de « démocratique » cela sous-entend que si notre Constitution était respectée cette Constitution seule permettrait le bon temps où les Français avaient la parole. 

         Gageons que le respect de l’article 3, et l’utilisation prévue des élus et du référendum sont censés permettre ce miracle :

        La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

        Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

        Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

        Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

        __

        Un prétendu « débat » non explicité loyalement par la Constitution, contrevenant aux formes d’exercice de la souveraineté nationale inventoriées par cette Constitution, et n’impactant de fait qu’une partie du peuple ne peut être qu’outrageusement anticonstitutionnel !


      • Arogavox 10 avril 11:31

        Et puis, les faits confirment parfaitement la pertinence des suggestions de remue-méninges pour un « ramène ta fraise permanent » spontané, autonome, et équitablement partagé et pondéré par chaque Français ...

         «  1% des utilisateurs ont écrit 35% des propositions et 44% des arguments »

        nous signale cette page : https://www.20minutes.fr/politique/2493239-20190410-conclusions-vrai-debat-gilets-jaunes-assez-poches-celles-grand-debat-gouvernement


         >>> il est bel et bien indispensable que le poids d’officialité verbale accordé à chaque citoyen soit rigoureusement le même pour tous.

         (cf « capital citoyen dans le »lexique du socle Kdo" de cette ébauche de document collectif : https://fr.calameo.com/read/003990373f841c36b2be9 )


      • Clocel Clocel 9 avril 09:18

        Bref... On s’est fait baiser ? Encore !!! smiley

        Comment peut-on encore attendre quelque chose de ce système de merde où vous voyez encore de la démocratie !?


        • Attilax Attilax 9 avril 09:22

          Bof... Y’a pas grand-monde qui est dupe.


          • JL JL 9 avril 09:31

            C’était couru d’avance qu’ils se serviraient de ça pour nous infliger encore plus d’austérité.

             

            J’aimerais que tous ceux qui ont fait l’apologie de cette mascarade, en long, en large et en travers suivez mon regard  viennent ici battre leur coulpe.


            • Fergus Fergus 9 avril 09:33

              Bonjour, Frédéric

              J’ai été, et je reste, favorable au Grand débat  j’ai d’ailleurs participé à de réunions très riches en réflexion et en propositions  mais je partage évidemment l’ensemble de vos conclusions. 

              Cette sortie du Grand débat sera riche d’enseignements. Car elle montrera  ou pas  la capacité des Français à réagir aux propositions qui émergeront dans les semaines à venir. 

              Le 17 janvier, j’avais rédigé un article intitulé « Grand débat » : Macron se tend un piège. Je ne renie pas une ligne de cet article. Des réponses de Macron dépendra le climat social des prochains mois, et sans doute l’avenir du quinquennat.

              Mais quelle que soit l’issue de cet épisode politique inédit, il aura été utile à bien des égards car il mettra au pied du mur aussi bien l’exécutif que les Français !


              • JL JL 9 avril 11:01

                @Fergus
                 
                 Napoléon disait : quand on s’est trompé, il faut persister, ça finit par payer.
                Ou quelque chose comme ça.
                 
                Pour l’instant Macron n’a pas trop l’air empêtré, hein !?


              • Fergus Fergus 9 avril 11:10

                Bonjour, JL

                « Pour l’instant Macron n’a pas trop l’air empêtré, hein !? »

                Si, il l’est ! Il a même de belles épines dans le pied, d’où sa lenteur à procéder à des annonces potentiellement dangereuses pour lui si les Français estiment qu’elles ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées !


              • JL JL 9 avril 12:49

                @Fergus
                 
                 nous ne devons pas avoir les mêmes sources d’info. J’espère que vous avez noté qu’il court après plusieurs à la fois. Mais il vous a fait des confidences, peut-être ?


              • JL JL 9 avril 12:58

                @Fergus,
                 
                Macron est embarrassé !
                 
                 smiley
                 
                La preuve.
                 


              • JL JL 9 avril 12:59

                @Fergus,
                 
                 je crois que votre problème c’est un sérieux biais de confirmation.


              • troletbuse troletbuse 9 avril 14:40

                @Fergus
                Cette sortie du Grand débat sera riche d’enseignements.

                Tout à fait. Celui qui n’a plus un radis le 15 du mois sera toujours aussi pauvre le 15 du mois suivant malgré toute la richesse de ces débats. Vous me direz : une chance au moins de février : il ne lui reste que 13 jours à jeûner.


              • Frédéric Brocher 9 avril 14:59

                @Fergus
                Bonjour,

                Pour ma part je suis très favorable à l’idée d’un grand débat national digne de ce nom... le soucis c’est juste ce débat là qui est une vraie mascarade.

                Je rêve de conférences avec des experts au profil hétéroclite, de vulgarisation, d’éducation populaire, de communication et d’événements qui ne sont pas excluant pour une grande partie de la population, de discussions qui osent tout les possibles (dans le cadre de la Loi et du respect de l’autre évidement), qui s’invitent partout, y compris en entreprise ou à la fac, de consultations non-biaisées avec une méthodologie sérieuse, d’un retour transparent et exhaustif des propositions, d’une synthèse construite en toute indépendance des élites politiques et des lobbyistes... c’est à dire tout ce que n’est pas le grand débat national.

                Au final, et malgré ma distance avec le mouvement des gilets jaunes, force est de constater que même si tout n’est pas parfait et que le laps de temps est à mon sens bien trop court les « vrais débats » m’ont paru bien plus sains par nature que ce grand débat officiel. 

                Les shows avec les maires, la consultation en ligne biaisée, les cahiers de doléance remontés sans vraie transparence, les problèmes de doublons et de bourrage massif, tout cela n’aide pas à espérer. Seul point positif, les réunions publiques, mais malheureusement je crains très fort que leur contenu ne remontera jamais au niveau supérieur, et surtout à titre perso j’ai été attristé de n’y voir quasi-exclusivement que des retraités bien propres sur eux (non pas que j’ai un problème avec cette catégorie de la population, juste que c’est difficile d’espérer un vrai retour citoyen dans une configuration aussi peu hétérogène), personne de ma génération et par extension personne pour en porter les problématiques (à commencer par le logement ou encore les études). 

                Il serait aisé de répondre à ça « tout le monde était libre de venir », mais ce serait plus que simpliste et laisserait de côté toutes les explications structurelles qui expliquent ce déséquilibre et ce manque de représentativité, ainsi que le refus manifeste et conscient d’une partie de la population de participer à cette mascarade de grand débat avec le risque que cette participation soit dévoyée de son sens initial et utilisé à l’avantage des gouvernants.

                Dans tous les cas nous sommes en effet à un tournant.

                Pour le gouvernement qui a joué la stratégie du pourrissement en espérant en vain que le mouvement des gilets jaunes s’éteigne avant la fin du grand débat, et pour la population qui va devoir se positionner face aux choix qui seront mis en avant suite à la synthèse gouvernementale (et qui sont surement programmés depuis déjà de nombreux mois, que ce soit avec ou sans grand débat).

                On peut aussi imaginer que le 1er Mai, dans un contexte aussi incertain qu’actuellement, peut vite devenir un enjeu majeur pour tous...

                Bien à vous.


              • machin 10 avril 06:33

                @Fergus

                J’ai été, et je reste, favorable au Grand débat — j’ai d’ailleurs participé à de réunions très riches en réflexion et en propositions....

                Pourquoi le préciser ?
                Tout le monde connait Fergus le Schtroumph à lunette.

                Toujours du côté du manche...

                .
                .


              • machin 10 avril 07:13

                @Fergus le Stchtroumf a lunette

                « Cette sortie du Grand débat sera riche d’enseignements.... »

                effectivement :

                Le Monde :
                Selon les données accessibles à tous que nous avons analysées, plus de la moitié des textes rédigés sont en fait d’exacts copiés-collés des mêmes doléances.

                ....

                https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/08/doublons-contributeurs-frenetiques-les-limites-du-grand-debat-en-ligne_5447578_4355770.html?utm_source=Expresso+News&utm_campaign=b774366265-EMAIL_CAMPAIGN_2019_04_10_05_02&utm_medium=email&utm_term=0_804ffeff04-b774366265-1206189133

                C’est terrible les collabos...


              • Fergus Fergus 10 avril 11:24

                Bonjour, machin

                « Toujours du côté du manche »*

                Affirmation ridicule et mensongère  ! L’intérêt de ce Grand débat  dans ses différentes formes  était précisément de tordre le bras de Macron. Or, pour y parvenir le plus sûrement possible, mieux valait participer en force !!!


              • lala rhetorique lala rhetorique 9 avril 09:36

                N’oublions pas que nous sommes dans un système spéculatif. Donc le grand débat va être utilisé pour supprimer encore du social, sous prétexte que les revendications sont individualistes, et anti impôts. Comme ce fut le cas pour le chômage qui a été exploité pour pouvoir supprimer pas mal d’éléments du droit du travail. Il n’existera dans ce système aucune solution pour remettre en place la démocratie. Il faut donc absolument que le peuple reprenne ses droits, sinon grands débats et autres ne feront que nous coûter de l’argent pour exploitation par les gouvernants et oligarques.


                • lala rhetorique lala rhetorique 9 avril 09:37

                  Il faut comprendre que ce gouvernement nous attend au tournant, chaque respiration du peuple entraînera la suppression d’un acquis au profit du libéralisme à tous crans. Car, et soyons logiques, comment peut-on imaginer qu’un gouvernement félon et voleur, va soudain devenir honnête.


                  • pierrot pierrot 9 avril 09:49

                    Je ne sais pas quelles seront les conclusions et actions à la suite du « grand débat » mais j’observe que c’est un succès qui a permis de vastes débats, réunions, écrits comme nous n’en avions jamais eu en France.


                    • troletbuse troletbuse 9 avril 10:32

                      Pendant que la petite danseuse nous sort un tas de fadaises qui coûte un pognon de dingue payé par les contribuables, Polony nous reparle de l’accord secret entre le gouvernement et les sociétés à qui on a donné les autoroutes, toujours payées par le contribuable. Pour Valls, Micron et tous les salopards qui ont été ou sont au gouvernement, le goudron et les plumes sera une punition bien légère.

                      https://polony.tv/questions-reponses/reponses/-que-contient-l-accord-secret-entre-l-etat-et-les-?autoplay=true&utm_content=image_3&utm_source=NewsletterPolony&utm_medium=email&utm_campaign=nl224555&user_id=594b484a3e3ca14268e8f5be


                      • Le421 Le421 9 avril 20:50

                        @troletbuse
                        En taule, direct, sans passer par la case départ et sans toucher 20.000 !!
                        Pour avoir trahi les intérêts du peuple de France.
                        Tout simplement.


                      • troletbuse troletbuse 9 avril 21:02

                        @Positronique
                        La pal : Pas pour Micron car je pense qu’il aimerait.  smiley


                      • covadonga*722 covadonga*722 10 avril 07:20

                        @Le421
                        dites moi les révolutionnaires au haute conscience de classe , benito qui place son ex compagne son gendre son garde du corps et son chauffeur en position éligible sur la liste lfi européenne ça vous inspires quoi ?

                        ya pas la ripoublique c’est bien lui 


                      • Le grand débat ou THE TRUMAN SHOW PRESIDENTIEL

                        Macron en chemise blanche et tout l’auditoire en gris .

                        Il manquait qu’une ceinture de miroirs, en périphérie de salle, pour qu’il ne manque à aucun moment les reflets de sa posture .


                         smiley



                        • zygzornifle zygzornifle 9 avril 13:59

                          Ce grand débat aura couté un « pognon de dingue » pour en arriver a une soupe a la grimace quand Macron prendra la parole , quel gâchis alors que le gouvernement sait depuis le 1er jour de manif quelles sont les revendications , c’est le grand foutage de gueule destiné seulement a essouffler le mouvement des GJ .....


                          • Fergus Fergus 9 avril 14:22

                            Bonjour, zygzornifle

                            « alors que le gouvernement sait depuis le 1er jour de manif quelles sont les revendications »

                            Euh non ! Vous parlez là des revendications de quelques dizaines de milliers de Gilets jaunes, pas de celles qui ont été exprimées dans les cahiers de revendications des mairies et lors des multiples débats.

                            Si vous aviez lu des cahiers et participé à des réunions de ce type, vous auriez constaté que les attentes divergeaient assez nettement, à quelques rares points consensuels près !


                          • Gasty Gasty 9 avril 15:02

                            @Fergus
                            Les principales revendications étaient clair, le grand débat a seulement permis d’exprimer des revendications sur la mauvaise administration de l’état, rien sur les causes. Est-ce là, la divergence ?


                          • Emohtaryp Emohtaryp 9 avril 18:54

                            @Gasty

                            Oh vous savez, il n’y a guère que des neuneus comme Fergus pour croire encore à la mouche qui pète.....


                          • Le421 Le421 9 avril 20:48

                            @Fergus
                            J’ai participé à une réunion et constaté que la grande majorité des participants étaient tous y compris « mézigue » des SDF, et parfois des multi millionnaires.
                            Dans mon trou du cul du monde de St André-Allas !!
                            SDF, entendez « sans difficulté financière ».
                            Je me suis pointé, tout seul, avec mon gilet jaune sur le dos.
                            Étant connu, plutôt en bien, personne n’a moufté.
                            Ni France Bleu, ni Mme la députée Jacqueline Dubois.
                            Permettez de souligner le côté « pipeau » de la scène.
                            Par courtoisie, je passerais sur le résumé des débats.
                            Un monde de séparation avec les revendications que j’ai recueillies et synthétisées sur les ronds-points du secteur...
                            Du pipeau, je vous l’affirme, haut et fort !!


                          • Le421 Le421 9 avril 20:51

                            @Fergus

                            Euh non ! Vous parlez là des revendications de quelques dizaines de milliers de Gilets jaunes

                            Si vous voulez postuler à BFMTV, il faut parler de quelques milliers seulement.
                            Et de 80.000 flics pour encadrer.
                            Embauché direct !!  smiley


                          • Fergus Fergus 10 avril 09:02

                            Bonjour, Le421

                            La réunion à laquelle vous faites allusion ressemblait fort à une grand-messe régionale. Je parle, moi, de ces très nombreuses réunions organisées dans les mairies (sans présence prégnante du maire), dans des locaux associatifs et même à l’initiative de... Gilets jaunes. Et je vous assure qu’il n’y a rien eu de « pipeau » dans les débats auxquels j’ai participé !


                          • Eric F Eric F 9 avril 15:35

                            Les « thèmes » imposés du « grand débat » et la formulation de certaines questions relevaient d’une tentative manipulatoire. Mais il était possible, même dans le cadre des formulaires en ligne de ne pas se cantonner à l’itinéraire balisé. Tout le monde était invité à participer, c’était l’occasion de dire « on n’est pas dupe de vos tentatives, mais voici nos demandes ».


                            • Frédéric Brocher 9 avril 16:35

                              @Eric F
                              Si c’était aussi simple la « tentative manipulatoire » n’existerait tout simplement pas, elle n’aurait aucun intérêt. Si elle existe c’est pour une raison, et à l’échelle visée par le dispositif ça a une importance capitale, sans oublier toutes les techniques issues du marketing cognitif qui ont pour but de conditionner les comportements et les réponses.

                              On ne peut pas disqualifier ce point simplement en décidant de passer outre, ça ne fonctionne pas comme ça et ça me semble un brin de mauvaise foi, d’autant plus que plus concrètement à part une minorité de champs libres ça ne laisse pas une marge de manoeuvre immense non plus, surtout que derrière il ne faut pas être dupe du fait que ces voix alternatives seront réduites à néant lors de la synthèse, avec un rapporteur réellement indépendant qui ne fait pas à la fois le jeu et les règles du jeu pourquoi pas, mais en l’occurence ce n’est pas le cas ici.

                              Quant au « tout le monde pouvait participer », là aussi c’est une vision très simpliste du problème, tout le monde était libre de voir sa participation dévoyée au profit des gouvernants en effet, la belle affaire...


                            • Eric F Eric F 9 avril 19:16

                              @Frédéric Brocher

                              Je comprends votre point de vue, mais j’ai une autre approche.
                              En effet, les « enregistrements » des contributions, compte rendus, cahiers de doléance, etc. ont été numérisés et archivés, et il y a un nombre suffisant d’intervenants dans le processus pour que s’il y avait trucage, cela « fuiterait » tôt ou tard (de plus, il existe des copies et sauvegardes à la source), cela sera consultable par les journalistes, thésards, historiens, comme ceux de 1789.
                              De ce fait, je pense qu’il fallait (aurait fallu) que tous les courants participent à la consultation, en particulier les protestataires, pour « faire nombre » sur leurs critiques, demandes et propositions, qui n’auraient pu être escamotées. Les gouvernants escomptaient probablement le boycott de certains courants, dommage si le piège a fonctionné, l’occasion ne repassera probablement pas.

                              En fait, une autre approche aurait pu être engagée, à savoir soumettre à « sondage » une liste de quelques propositions clés (RIC, suppression flat tax, indexations des revenus sur l’inflation...), si la presse avait eu un zeste d’indépendance, des média se seraient associés pour le faire, et aurait pour une fois un un rôle constructif.


                            • Fergus Fergus 10 avril 09:09

                              Bonjour, Eric F

                              Je partage totalement vos points de vue. Et notamment sur ceci « il fallait (aurait fallu) que tous les courants participent à la consultation, en particulier les protestataires, pour « faire nombre » sur leurs critiques, demandes et propositions, qui n’auraient pu être escamotées ».

                              C’est très exactement la positions que j’ai défendue depuis la mise en oeuvre du processus. Pas pour sauver Macron, mais pour lui mettre le maximum de pression pour sortir de la crise par des annonces sérieuses et significatives.

                              Si Macron réussit à sortir de la crise par de simples mesures cosmétiques  ce qui, hélas, est possible  , alors tous ses opposants auront perdu la partie faute de s’être donné les moyens de gagner le bras de fer !


                            • Arogavox 10 avril 11:46

                              @Eric F
                               Même si un archivage complet de TOUTES les contributions citoyennes étaient vraiment et honnêtement rendu accessible à tout le monde, il n’en reste pas moins que les censures qui ont été effectuées (par les modérations incontournables mais néanmoins ANTICONSTITUTIONNELLES ...) ont introduit un biais irrecevable dans le processus et les motivations de participation. Vouloir ignorer, minimiser ou tolérer ce biais serait foncièrement malhonnête.


                            • Frédéric Brocher 10 avril 17:47

                              @Eric F
                              Dans une société plus intransigeante sur les manipulations et les mensonges politiques ça pourrait avoir un sens, mais là je suis plus que sceptique.
                              Quand on voit que les manipulations autour de l’affaire Benalla n’ont toujours aucune réelle conséquence alors que dans d’autres pays tout aurait déjà explosé...

                              Nous vivons dans une société blasée et avec la mémoire courte, même si une chose pareille fuitait je mise tout ce que j’ai sur le fait que ça ne provoquerait pas la moindre réaction digne de ce nom.

                              D’ailleurs même pas besoin d’imaginer, voilà ce qui vient de sortir :
                              https://lesjours.fr/obsessions/gilets-jaunes/ep37-grand-debat-arnaque/

                              « Les jours sont en mesure de vous révéler que la moitié des contributions des Français n’ont pas été analysées pour la restitution du grand débat. Parce qu’ils n’ont pas été numérisés à temps par la Bibliothèque nationale de France (BNF) et parce que n’ont été pris en compte qu’une partie des cahiers citoyens, des comptes rendus des réunions d’initiative locale et des lettres envoyées à la mission du grand débat. Mais, pour ne pas gâcher la fête, ni le gouvernement, ni les garants, ni les prestataires ne l’ont avoué ce lundi, lors de la séance de restitution (lire l’épisode 36, « Le petit débit du grand débat »). De la même façon qu’ils n’ont pas dit que la moitié des textes rédigés sur la plateforme en ligne sont des copier-coller des mêmes remarques, ce qu’a mis au jour Le Monde. Conjuguées, ces deux informations invalident totalement les résultats qui circulent depuis quarante-huit heures sur ce que désirent les Français qui ont participé à cette consultation. »



                              Il devient de plus en plus clair que la parole du pourtant maigre nombre de participants n’a même pas été prise en compte. Donc dans ces conditions on aurait pu espérer quoi d’une participation bien plus massive d’après vous ? Il aurait pu y avoir 1 million de participants en plus ça aurait changé quoi vu que ce million n’aurait même pas été lu ? Quel intérêt à part donner un max de légitimité au gouvernement qui aurait pu faire encore un peu plus croire que cette « immense participation » serait venue valider de fait le dispositif, et par extension toutes les décisions prises ? (dont on sait qu’elles étaient déjà déterminées à l’avance, là aussi pas de naïveté)

                              Dans ces conditions là l’équation devient très simple : participer à cette mascarade c’est la cautionner et donner de la force à ce gouvernement, et ce quelquesoit la nature de cette participation, même la plus protestataire possible.

                              Le meilleur moyen de torpiller tout ça reste encore le boycott, pas de participants = pas de légitimité.


                            • Sparker Sparker 15 avril 01:41

                              @Frédéric Brocher

                              Je pencherais plus pour votre analyse ou projection que celle de Fergus mais il y aurait pu y avoir la confrontation réelle, le face à face, relever le défi, ça aurait pu laisser des traces profondes et pas forcément à l’avantage de Macron.
                              Bon tout ça été un peu précipité... ça aurait demandé de la préparation.


                            • ETTORE ETTORE 9 avril 18:05

                              C’était quoi ce « GRAAAAND débat » ?

                              Un simulacre de référendum  ?

                              En finalité, personne n’y retrouveras ni ses idées, ni ses priorités......

                              Il n’y a que les metteurs en scène qui vont se goinfrer de phrases alambiquées, de sois disant « choix » qui ne les arrange que.... eux.

                              Le scénario comprenait déjà cette partie de coup de pied au cul.

                              Les plus simplets ont joué les rôles de figurants. Et vont avoir honte d’avoir fait partie du casting.

                              Les moins cons, ont attendu « pour voir » et en seront à psalmodier des litanies d’analyses, pour prouver leur clairvoyance.

                              En attendant, si les réponses données par cet exécutif, sont de simples jeux de mots.

                              On a pas fini d’entendre que , les Champs, sont la plus belle avenue du monde..


                              • Eric F Eric F 9 avril 19:20

                                @ETTORE
                                Les plus simplets sont peut-être ceux qui ont laissé les autres courants s’exprimer.


                              • Arogavox 10 avril 12:01

                                @Eric F

                                ah bon, laisser autrui s’exprimer ce serait « simplet » ?
                                 Belle philosophie !

                                 Avoir laissé des ’innocents’ faire acte indéniable, factuel, d’un abus, d’un stratagème fallacieux par lequel ils se sont trompés eux-mêmes tout en visant probablement aussi à tromper leurs concitoyens, ce serait nécessairement « simplet » ?
                                  
                                 Chacun, en son for intérieur est pourtant probablement capable de se forger une conviction quant au fait que le célèbre logicien soit ou non « simplet » lorsqu’il remarque :

                                L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes.

                              • Eric F Eric F 11 avril 00:08

                                @Arogavox
                                je rebondissais sur la phrase « Les plus simplets ont joué les rôles de figurants. » en l’inversant


                              • nono le simplet nono le simplet 11 avril 02:22

                                @Eric F
                                en tant que représentant affiché des « simplets » je n’ai pas participé à cette mascarade


                              • Emohtaryp Emohtaryp 9 avril 18:52

                                Après le grand dégât, la grande débâcle.....


                                • Le421 Le421 9 avril 20:42

                                  Hold-up ?

                                  Tiens.

                                  Moi j’appelle cela « une escroquerie ».


                                  • troletbuse troletbuse 9 avril 21:07

                                    Si un président a besoin d’un débat pour savoir ce qu’il fait faire pour améliorer le sort des Français qui ont du mal à joindre les deux bouts, eh bien, c’est qu’il est con et qu’il n’a qu’à démissionner.

                                    Si il sait, il aurait du le faire. Donc ce débat n’est qu’une arnaque et presque tous les participants sont ses complices


                                    • Esprit Critique 9 avril 23:48

                                      Les gilets jaunes au départ sont très largement des provinciaux, les doléances collectées par Macronimbus proviennent majoritairement des villes !

                                      L’enfumage , la manipulation , le foutage de gueule seront total !

                                      Macron est un génie de la manipulation et de la perversion. Il n’est pas sur que la France y survive quand il va s’appuyer sur l’Islam pour passer en 2022 .


                                      • Fergus Fergus 10 avril 09:12

                                        Bonjour, Esprit Critique

                                        « Les gilets jaunes au départ sont très largement des provinciaux, les doléances collectées par Macronimbus proviennent majoritairement des villes ! »


                                        Ah bon ! Et sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ? Rien qu’en Bretagne, sur 1209 communes, 755 ont fait remonter des cahiers de revendications !!!



                                      • Aristide Aristide 10 avril 09:38

                                        @Fergus

                                        C’est exactement ce qu’il a dit : « des provinciaux de vos 755 communes de Bretagne ». 


                                      • Fergus Fergus 10 avril 09:46

                                        Bonjour, Aristide

                                        Pas du tout ! Il a écrit que la majorité des revendications viennent « des villes » !

                                        Y a-t-il 755 villes en Bretagne ? Non. Certes, le nombre des contributions a été plus important dans les villes, eu égard à leur population, mais très nombreux sont les Français qui se sont exprimés dans les petites communes.


                                      • Cyril22 10 avril 10:03

                                        @Esprit Critique
                                        « il va s’appuyer sur l’Islam... »
                                        On peut relever que ni dans le mouvement Gilets Jaunes ni dans le Grand Débat, les questions « ethno-culturelles » ou « sécuritaires » n’ont eu la primeur, c’est l’aspect social et le fonctionnement de la démocratie qui ont prédominé.


                                      • Aristide Aristide 10 avril 10:08

                                        @Fergus

                                        Malheureusement les « débats » ont tous été largement faussés. Des engagés politiques ont réussi à faire passer des hochets constitutionnels, RIC, proportionnelle, VIème, révocation, ... comme des revendications, mêlant dans un foutoir complet les problèmes posés par les premiers GJ.

                                        C’est avant tout une jacquerie contre les impôts, les taxes, le 80, ... et voilà que les LFI, RN et autres activistes sont venus foutre leur bordel, et récupérer un mouvement qu’ils n’avaient pas vu arriver.

                                        Comme à chaque fois, les mouvements sont récupérés, instrumentalisés, ... Mélenchon flattant le leader auto-proclamé a été un sommet dans la récupération, Le Pen itou ... LFI et RN proposant même de l’intégrer dans les listes européennes.


                                      • Fergus Fergus 10 avril 11:19

                                        @ Aristide

                                        « voilà que les LFI, RN et autres activistes sont venus foutre leur bordel, et récupérer un mouvement qu’ils n’avaient pas vu arriver »

                                        Ce n’est pas du tout ce que j’ai constaté dans les débats auxquels j’ai participé : il y avait une grande pluralité des profils politiques, et surtout un grand respect des opinions des différents intervenants !


                                      • Fergus Fergus 10 avril 11:20

                                        Quant à l’épais cahier de revendications de ma commune, il reflétait lui aussi une grande disparité d’attentes et de propositions.


                                      • Aristide Aristide 10 avril 13:41

                                        @Fergus

                                        Une grand pluralité de partis qui ont envoyé leurs militants ou sympathisants ... 


                                      • Esprit Critique 10 avril 15:26

                                        @Fergus
                                        Ce que j’en dit c’est les conclusions d’un statisticien spécialiste des enquêtes d’opinion. Les « répondants » ne sont pas du tout a l’image des gilets jaunes et ils ne sont évidement pas représentatifs de la composition de la population. Mai c’est surement un salaud de l’ultra drouaatte ….
                                        .


                                      • Cyril22 11 avril 13:36

                                        @Esprit Critique
                                        En effet, la sociologie des participants à la concertation est différente de celle des manifestants, puisque ceux-ci l’ont largement boycottée, d’où la difficulté de dire ce que souhaitent majoritairement les citoyens. Les sondages en donnent une indication, mais les protestataires les contestent (alors qu’en l’occurrence les sondages sont favorables au RIC, ISF et indexation des retraites), et les gouvernants les ignorent quand ils ne vont pas dans leur sens.



                                        • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 10 avril 13:27

                                          @SPQR Sono Pazzi Questi Romani
                                           
                                          Une plainte est en cours de rédaction concernant ce que tu n’as pas lu.
                                          Parce que si tu l’avais lu, tu n’aurais pas écrit ce que tu as écrit, à moins d’en être un, de flagorneur...
                                           
                                          Ne mélange pas tentative et avéré.
                                          Et cesse aussi de tenter de stigmatiser avant d’amalgamer.
                                          C’est à force de vous discréditer avec ces techniques que les habitants du village ne vous écoutent même plus quand vous criez au loup.
                                           
                                          Si le procureur de la république ( le ’ parquet ’ ) veut bien confier l’enquête à des juges, et non en confier l’enquête préliminaire à un procureur ’ proche ’ de l’exécutif, nous pourrions même avoir des résultats avant les élections européennes.
                                           


                                        • @seul le contenu compte...

                                          C’est la panique .....Ben ça m’en bouche un coin ... !

                                          Une simple allusion à un article Médiapart et hop ! On s’envole vers des propos vertigineux ..
                                          C’est vrai, le printemps est la saison où l’on ressort les nains de jardin.

                                            smiley


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