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Accueil du site > Actualités > Politique > PPDA-Sarkozy, j’ai une réponse à vous proposer

PPDA-Sarkozy, j’ai une réponse à vous proposer

Réaction à chaud. L’émission politique de TF1 s’est révélée d’une étonnante nouveauté. Aucune personnalité médiatique, journaliste, contradicteur, intellectuel, expert mais juste un face-à-face d’une sobriété à décoiffer un moine bénédictin. Une émission sous de double sceau de l’héroïsme, celui du citoyen venu affronter la bête des sondages autant que le prince des candidats et celui de ce même candidat prêt à en découdre amicalement, en toute sincérité, avec prestance et franchise, aux questions pas toujours amicales de ces Français venus présenter un cahier de doléances censées être résolues par un « Monsieur je sais tout de la vie des Français ». Il faut dire que Sarkozy excelle dans cet exercice et ce n’est pas un reproche car il faut le reconnaître, Sarkozy sait écouter les gens et proposer une solution tel un super joueur de lego politicien sachant trouver la bonne pièce pour bâtir une argumentation face à une question précise et, si l’incompatibilité de valeurs l’exige, déconstruire l’argument du contradicteur. On aura pu le constater, notamment sur les requêtes des homosexuels au sujet du mariage et de l’adoption.

Que retenir de cette prestation inédite dans une émission où un candidat s’est mis dans l’arène (s’est mis, oui...) pour affronter les problèmes de quelques Français choisis pour représenter les problèmes d’autres Français ? La première évidence est que le candidat Sarkozy s’en est très bien tiré et que sa montée dans les sondages n’est pas usurpée. Sarkozy séduit une bonne partie des Français, surtout ceux qui, pragmatiques et concrets, pénétrés du bon sens communs, sont perméables à son discours, ses valeurs prosaïques, ses raisonnements habilement sophistes, son talent à incarner des situations variées, certes avec simplisme mais avec une efficace évidence quant aux soucis majeurs des Français. Pouvoir d’achat. Tout se résume à des questions de revenus. Au cas où cela aurait échappé aux téléspectateur, on n’a parlé pour l’essentiel que d’argent, de salaire, de reconnaissance par le travail, de formation. Et Sarkozy a été excellent. De là à parler d’une connivence entre les organisateurs de l’émission et le candidat. Non, je ne suis pas mécréant. Ces gens de la télé sont parfaitement impartiaux et neutres, nous n’en doutons pas un instant. Cela dit, Sarkozy a été excellent et même si on peut reprocher cette mise en scène faussement libertaire mais habilement construite, Sarkozy a des talents et un sens de la justice et de l’équité dans le champ pragmatique. Bien évidemment, un sens qui, concrètement, nécessite un chiffrage économique car ce qu’il propose a un coût et pour un connaisseur du contexte, ce coût nécessite des amputations, des arbitrages, si bien que Paul ne voudra pas se faire déshabiller pour habiller Pierre ou alors, il faudra qu’ils se battent et c’est là le point faible de Sarkozy. On peut bien être soucieux d’équité et avoir de bonnes intentions, quand il faut trancher dans le gâteau financier, les choses se compliquent. Bref, l’impression générale, c’est que les Français invités à cette émission ne sont pas forcément très sympathiques, plutôt enclins à ressasser ressentiments et revendications matérielles, égoïstement, sans souci de ce qu’est une nation, avec ses valeurs, ses diversités. On dirait que l’émission veut tester l’aptitude d’un présidentiable à solutionner tous les problèmes jugés acceptables par l’intéressé. A ce jeu, Sarkozy a été excellent. Mais l’illusion est aussi excellente. Rien sur la culture, la recherche, l’enseignement, les universités.

En résumé, cette prestation médiatique laisse un goût de fadeur, avec souvent des Français sans saveur mais incisifs et un Sarkozy directif tout en étant à l’écoute. Sarkozy semble parti pour être président. L’éthique de la responsabilité y consent, l’éthique de la conviction s’y refuse mais comme en face on ne voit guère d’alternative, alors autant lui laisser ce fardeau de la gouvernance d’un pays qui progresse en dérivant, progresse sur certains points et décline, démissionne sur d’autres. Ainsi est faite l’Histoire. Il n’y a plus de nation, plus d’esprit public, plus de cohésion nationale, que des intérêts particuliers. Celui qui saura parler au plus grand nombre, tout en incarnant l’illusion de la République, sera élu. Sarkozy est le mieux placé pour répondre à ce déterminisme historique du moment.

Le lendemain, une impression diffuse, comme s’il ne s’était rien passé excepté un exercice de forme et de style auquel le prétendant s’est plié avec talent, à propos, intelligence. Sur le fond, enfin du moins ce qui passe pour être le fond auprès de l’opinion et des journalistes, on aura retenu la défense du mariage entre homme et femme, le seul représentant la substance de la famille selon Sarkozy, et la mise en cause des régimes de retraites spéciaux. Bref, rien de bien nouveau. Et pas de quoi engranger un effet d’ampleur, car ces mesures auront un effet marginal en termes financiers, quelques milliards d’euros, une paille.

Pour finir, on aura retenu la question du travail, mot qu’il n’a cessé de répéter en l’accolant au mot gagner ainsi qu’à l’expression gagner plus. C’est là la marque de fabrique Sarkozy, le volet rupture conservatrice et pour un historien de la chose, un anachronisme car le travail perçu comme valeur est révolu, comme le temps de Jaurès et Blum, et l’essence de l’antagonisme entre patronat et syndicats représentant une classe ouvrière de masse importante. Associer le travail à la gagne est pour ainsi dire trivial. Laisser croire qu’on empêche les gens de travailler est une mythification. C’est la structure du marché et des institutions monétaires qui joue le rôle essentiel car pour qu’on gagne à travailler, il faut trouver de la solvabilité et ce n’est pas gagné en terme de gestion politique. C’est même perdu d’avance. La spéculation immobilière est aussi l’obstacle majeur face à l’acquisition d’un logement. Promettre aux Français qu’ils travailleront plus et deviendront propriétaires est une escroquerie. Ce que Sarkozy promet, c’est la servitude émancipatoire pour ceux qui sont en état de faiblesse sur le marché du travail et dans leur situation sociale. Ce sont les classes supérieurs et les marchés financiers qui déstabilisent la société et sont cause de la pauvreté, non sans que l’Etat soit exempt de responsabilité.

Ma réponse : vous n’avez pas abordé les principales causes de la pauvreté cher Monsieur Sarkozy, ni d’ailleurs évoqué des questions de contenu politique avec nombre de valeurs portées depuis les âges en Occident, la culture, l’art et les sciences notamment. Il y a une vie après le travail, il existe d’autres horizons politiques que l’existence et la reconnaissance par l’activité économique, la croissance... les légataires d’une haute civilisation ne laissent pas aux héritiers uniquement un bâti mais aussi l’art spirituel d’habiter un monde et de l’ouvrir (comme dirait Patocka)

Cher Monsieur Poivre d’Arvor, une émission pour rien donc, qui servira à comparer d’ici une quinzaine la prestation de Madame Royal qu’on pressent moins à l’aise sur cet exercice mais il faudra voir pour juger. Et l’on se gardera d’incriminer plus que nécessaire les candidats car l’exercice est conçu par des médias qui croient bien faire mais dont les formules genre « débat avec les Français » témoignent d’un minimum pédagogique politicien mais ne font pas pour autant des citoyens éclairés. Ah... cette Europe... un long crépuscule. Mais... pas de pessimisme, c’est beau, un crépuscule !


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285 réactions à cet article    


  • Jojo2 (---.---.158.64) 6 février 2007 13:46

    Excellente analyse de la mystification + de travail=+ de richesse (relative).


    • Reinette (---.---.36.204) 6 février 2007 17:10

      « Travailler plus » « Se lever tôt... »

      HEUREUX :

      J’ai trouvé un travail salarié. Le patron me donne un petit peu d’argent, avec lequel j’achète des marchandises au super.

      Je passe les trois quarts de ma vie au boulot, ce qui m’empêche de vivre avec ma femme que je ne peux pas honorer à cause de la fatigue, et de jouer avec mes enfants que je ne vois pas grandir.

      Le soir, je m’endors devant la télé qui me lave le cerveau.

      L’été, je vais en camping jouer aux boules avec mes semblables et attraper un coup de soleil.

      Je suis un homme libre : je peux choisir mes rêves.

      Au boulot, je m’écrase devant le chef mais je regarde de haut les inférieurs. Quand le chef m’humilie, je cogne le chien en arrivant chez moi. J’ai une gastrite à cause que je rentre trop mes aigreurs, comme dit le toubib.

      La banque m’a vendu une carte bleue dont je fais « chauffer le plastique ». Je suis surendetté. Consommer, c’est un bon remède. Ça meuble le vide.

      On me dit que j’ignore que travail vient du latin « tripalium » (instrument de torture) et que « labor » (labeur) signifie « peine » !

      Et alors ? On n’est pas au jeu des 1000 euros. Moi, je donne tout mon temps à ceux qui me torturent. Je suis à eux. Jusqu’à la mort ! Trop con pour réfléchir ? Pas du tout : j’en suis aux grilles difficiles du Sudoku !

      Je suis né sans un rond et crèverai sans héritage.


    • Jules Lebenet (---.---.23.78) 6 février 2007 17:48

      Il faudrait que je regarde un enregistrement, mais ... dans une bouffée délirante du candidat-ministre je crois avoir entendu l’expression « si je suis élu Président, on va donner du travail à tout le monde ... » Ou un machin comme cela.

      C’est franchement plus du tout du ADAM SMITH (qui parlait de la MAIN INVISIBLE). Là, le petit peuple a vu la MAIN. C’est assez troublant.

      Sauf si .... « ON » nous a retiré du TRAVAIL, pour faire élire cet INDIVIDU qui s’engage en CONTRE-PARTIE à quelque-chose ?? Heu, mais à QUOI ?????

      C’est encore assez troublant. A part cela c’est vraiment du POPULISME de bas étage.


    • nordique (---.---.211.237) 6 février 2007 17:58

      Je suis né dans une famille ouvrière. J’avais, selon les statistiques, 80% de chance de finir dans la même situation que mes parents.

      Alors j’ai bossé à l’université publique là où tout le monde glandait. J’ai fait la plonge dans une brasserie pour pouvoir m’acheter un beau costume. Avec mon petit master j’ai démarché les entreprises pendant trois mois et j’ai finalement reussi à m’extraire de la situation ouvrière qui m’était promise.

      Et vous savez quoi ? Je ne me sens pas du tout privilégié. Même à 2000€ par mois. Je me lève toujours avant le soleil, j’ai accepté les boulot « précaires » car j’admets qu’un patron ne mette pas l’avenir de sa boite dans les mains d’un jeune diplomé, et pourtant je ne suis pas un enfoiré libéral favorables aux délocalisations.

      Enfin, tout cela pour dire que ce n’est pas les politiques qui m’ont trouvé du travail. Aide toi et le ciel t’aidera comme disait mon père. La dévalorisation du travail, c’est la dévalorisation de l’homme. Ne pas aimer son travail, c’est ne pas aimer sa vie.

      Les Français doivent retrouver la confiance en eux-mêmes. Ils faut leur dire que s’ils veulent sortir de la merde, ils leurs faudra mettre les mains dedans.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 6 février 2007 18:26

      Bonsoir,

      L’occasion de remercier tous ceux qui, en postant leurs commentaires, ont enrichi ce débat très participatif d’où il ne sera tiré aucune synthèse. Je ne suis pas candidat smiley

      Sur la question du travail, il y a la production réelle et la production chiffrée en valeur économique. Un travail en tant qu’activité censée participer à l’échange se doit d’être convenablement rémunéré. Tout ceux qui le souhaitent doivent accéder à un revenu convenable du travail et c’est le role du politique que de créer les conditions pour ce faire

      Et puis il y a des tas d’activités, soit bricolage, hobby ou travail au black qui émancipent en restant invisible aux yeux de la comptabilité étatique.

      Enfin, on peut relativiser et dire que l’économie c’est prélever des richesses. L’impôt sur le revenu est un impôt sur ce que les richesses acquises et non pas créées.


    • Johan Livernette (---.---.73.87) 6 février 2007 19:50

      Excellente analyse . Aussi, c’est bien de reconnaître la bonne prestation de Sarkozy -toujours très à l’aise dans le verbe- quand on est de gauche comme vous. A titre personnel, j’ai fait le même constat sur la comparaison à venir avec Royal qui ne sera assurément pas aussi à l’aise et convaincante. Sinon, je n’ai pas trouvé ce genre d’exercice inutile mais plutôt salutaire.

      http://livernette.noosblog.fr


    • M9999 (---.---.62.32) 6 février 2007 21:49

      J’ai trouvé nullissime l’espèce de talk show unilatéral à l’américaine que nous à servi sarkozy sur tf1.

      Toujours le même discours écrit par des petits génies de la communications qui ne connaissent rien de la vraie vie des vrais gens, déblatérés avec l’assurance d’un VRP qui vend une encyclopédie à un retraité. Bien joli tout ces principes à 4 sous « travailler + pour gagner + », mais quand on a travaillé quelques années au moins dans sa vie on sait très bien que ca n’est pas si simple, et que ca se traduit souvent plutot par « travailler + pour pas être viré » !

      Je viens de regarder « le grand journal » sur canal+, , une edition spéciale ou bayrou devait présenter les sujets et amener ses invités, et franchement, je doute très fort que sarko et ségolene fasse aussi bien (ils passeront eux aussi dans cette émission). Trop de communication TUE la communication...il faut ETRE et non PARAITRE, et cà seul bayrou semble l’avoir comprit. En tout cas je prédit une forte montée en puissance de ce dernier, au grand dam des 2 « super communiquants » professionels smiley


    • Milla 6 février 2007 23:22

      Je suis dans le même cas,

      Sauf que je suis en maladie alors j’ai 50% de mon salaire, je crève déjà mais quitte à crever plus vite, faut que je bosse, même si j’ai un handicap chronique je dois être comme tous le monde...

      Milla smiley


    • dégeuloir (---.---.164.223) 7 février 2007 00:10

      Peu de temps avant sa première entrée au gouvernement italien, Gianfranco Fini déclarait encore en 1994 que « Mussolini a été le plus grand homme d’Etat du 20ième siècle ».

      Mais peu de temps après, M. Fini commença à prendre ces distances avec Mussolini et les néo-fascistes. C’est lors du congrès de Fiuggi (25-29 janvier 1995) qu’il change le nom du parti en Alliance nationale et en prend la présidence. Gianfranco Fini a recentré son parti, abandonnant peu à peu toute référence au fascisme et faisant d’Alliance nationale un parti de droite modérée. L’aile la plus dure de l’ex-MSI a abandonné le mouvement pour se regrouper dans d’autres formations.

      Toutefois les propos plus ouvert de M. Fini continuent à secouer de temps à autre son parti dont les membres non pas tous complètement oubliés leur ancien courant de pensées. Alessandra Mussolini (petite-fille de Benito Mussolini et membre d’Alliance nationale jusqu’en 2003) quitta le parti avec quelques éclats peu après les propos en Israël de Gianfranco Fini qui déclarait alors que le fascisme « fut le mal absolu » du 20ième siècle et que le règne de Mussolini fut « un chapitre honteux de l’Histoire de notre peuple » (italien).

      Certains de ses opposants, comme Francesco Storace alors leader de la région du Latium, décrivent cet éloignement comme une manœuvre politique et médiatique, mais que dans le fond l’opinion de M. Fini d’avant 1995 est restée inchangée.

      Reprise d’un commentaire anonyme sur le Web (à vérifier, donc :

      La version italienne du livre de Nicolas Sarkozy “Témoignages” a été préfacée par Gianfranco Fini.

      Cela avait déjà été le cas pour son livre”La République, les religions, l’espérance” ...

      Nicolas Sarkozy a donc accepté 2 fois une préface du leader post-fasciste, dirigeant de l’ Alliance Nationale...


    • Sophie (---.---.160.176) 7 février 2007 03:54

      « Enfin, tout cela pour dire que ce n’est pas les politiques qui m’ont trouvé du travail. »

      Même s’il n’a tenu qu’à toi de réussir tes études, l’accès pour tous à un enseignement public de qualité fait partie des choix politiques, il me semble ?

      « Ne pas aimer son travail, c’est ne pas aimer sa vie. »

      Waow... alors je peux te dire qu’il y en a un paquet qui n’aiment pas leur vie. Et pour les consoler, on leur dit qu’il n’y a pas de sot métier.


    • chantecler (---.---.4.90) 7 février 2007 09:13

      Bonjour Bernard : je salue ton article que je viens seulemnt de lire et les premiers commentaires, y compris le tien... Naturellement la façon dont s’est faite le show est plus compliquée que cela, et plus tordue, disons mois spontanée, et on commence à en entendre parler....Br, j’ai un peu froid....


    • parkway (---.---.18.161) 7 février 2007 12:58

      chère milla,

      tu n’as pas compris que le travail c’est la santé, le travail rend libre.

      Si tu ne travailles pas ou peu, tu consommes moins que les autres, donc tu payes moins d’impôts, donc tu n’es pas solidaire et tu profites abusivement des largessses de notre société, tu comprends ?

      c’est pour ça que l’on parle des salauds de pauvres, car ces gens sont des asociaux, des racailles comme l’a dit je ne sais quel ministre.

      il faut karcheriser tout cela et M. Dugue n’est pas contre, car il voit très bien, sans gros problèmes, le nain hongrois arriver président de la république.

      J’ai regardé les 5 dernières minutes de l’émission du gros salopard de ppda et cela m’a suffit. j’y ai pu voir le journaleux protéger le copain des USA contre les questions trop pertinentes.

      Ca m’a donné l’envie de gerber...


    • parkway (---.---.18.161) 7 février 2007 13:06

      entièrement d’accord, nordique, mais tu oublies un peu ceux qui nous ont mis dans la merde.

      la volonté et la capacité de travail ne manquent pas chez les français, même au chômage, mais dis moi comment faut faire quand on te dit qu’on embauche pas parce qu’il n’y a pas suffisamment de travail ?

      les entreprises délocalisent non pas parce qu’il n’y a pas de main d’oeuvre sur place, mais parce qu’il gagne plus d’argent à l’étranger !

      ce n’est donc pas une question de travail mais bien une question de finances.

      et les politiques ne sont pas fous, ils ont bien compris comme l’avocat hongrois qu’il vaut mieux être de la partie civile et culpabiliser les travailleurs, plutôt que le contraire.

      Ton commentaire a dû faire plaisir à tout un paquet de nantis...


    • JL JL 7 février 2007 14:24

      Deuxième article à la gloire du génie des Carpathes, et qui n’évoque même pas ce dont tout le monde parle aujoud’hui.

      Probablement écrit, non pas à partir de la diffusion en direct mais de la version censurée mise en ligne.

      Agoravox est en dessous de l’événement sur ce coup là, abusé par ses auteurs les plus sarkolatres. smiley


    • dégeuloir (---.---.135.90) 8 février 2007 00:47

      Pour info :

      Nicolas Sarkozy

      Ministre de l’Intérieur

      Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

      « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

      « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

      « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

      « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

      « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

      « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

      M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

      « Le monde » du 17 novembre 2006

      « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

      « Le matin » du 27 janvier 2007, article de Ian Hamel

      « Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l’UMP », s’étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément « le lanceur de boules puantes » »

      Autres liens

      à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

      autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage)


    • d.kemp (---.---.149.35) 10 février 2007 16:48

      Vous avez le sens de l’observation votre texte est celui d’un slameur j’adore vous avez résumé la vie de million de personne...


    • jps (---.---.97.180) 10 février 2007 22:54

      Dans l’émission de TF1 « j’ai une question à vous poser » le 5 février dernier sarkozy portait une oreillette ainsi une équipe à l’extérieur lui donnait certaines réponses, notamment des chiffres et des détails

      preuve sur http://poly-tics.over-blog.com/


    • citoyen (---.---.112.26) 6 février 2007 13:54

      Regardez dans les autres pays ceux qui savent « jouer des médias » : Poutine, Berlusconi. A bon entendeur...

      ps : j’ai également posté ce commentaire sur le site de TF1, qui, étonnament ne l’a pas repris.

      lien : http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3389751,00-sarkozy-sur-tf1-internautes-reagissent-.html


      • David972 (---.---.39.186) 6 février 2007 14:50

        Sauf que Poutine et Berlusconi se sont fait élire. Ainsi donc Sarkozy sera élu...


      • jul (---.---.46.186) 6 février 2007 15:09

        Tiens tu me cites quelqu’un qui n’ai pas passé dans ces mechants medias et qui se trouve président ou dictateur ou simple roi...enfin les rois pas trop besoin...


      • bobos (---.---.175.199) 6 février 2007 17:11

        Je ne crois pas que les français ont envie d’un Poutine ou d’un Berlusconi. Mais si vous pensez que ce sont les modèles de Sarkosy, alors nous avons du souci à nous faire.


      • Len (---.---.170.19) 6 février 2007 13:54

        Une émission qui aurait pû s’appeler « J’ai réponse à tout ». Toutefois, durant ce flot interminables de promesses dans tous les domaines : retraites, accession à la propriété, etc. une seule question n’a pas été abordée :

        Comment financer tout ça ?


        • David972 (---.---.39.186) 6 février 2007 14:56

          Le Président n’a aps à s’occuper des financements. Quand Bush annonce un programme, quand Blair le fait, quand Harper le fait, quand Merkel le fait, ils ne parlent pas Finances. Ils parlent de projets. Vous croez qu’on peut se faire élire en disant comme Bayrou que la France n’a plus les moyens de ses actions, qu’il faudra se serrer la ceinture te bleblabla ? Non, il faut faire ’rêver’ les gens, leur parler de sa vision du pays. Et puis, en tant qu’économistes, le programme de Sarkozy réduira sans doute le mauvais déficit au profit du bon déficit. Or, le bon déficit est parfaitement justifié et parfois même souhaité !


        • Voltaire Voltaire 6 février 2007 15:44

          Je me suis fait la même remarque : Monsieur « Moi je » a fait son show. J’ai fait ceci, j’ai fait cela, j’ai décidé que... Nicolas Sarkozy, le Mac Guiver de la politique, a une réponse à tous vos problèmes, à tous vos maux, et rase gratis.

          S’appropriant au passage quelques mesures populaires des autres candidats (notamment de François Bayrou), Nicolas Sarkozy a pu présenter sa vision d’un gouvernement qui se réduit à une seule chose : lui.

          Bien aidé par un PPDA qui avait selectionné à l’avance les questions (deux-tiers de questions lui permettant de se valoriser, un tiers de questions « dérangeantes » pour avoir l’air d’être neutre, mais ne représentant que des tendances minoritaires), Nicolas Sarkozy a donc pu dérouler sa vision de la société sans contradiction réelle : rien sur l’Europe, l’éducation, le coût des promesses, sa promesse de ne pas privatiser Gaz de France, l’absence de logements sociaux dans les villes UMP, et bien sûr rien sur le fait qu’il ait été pendant 5 ans le président de l’UMP ayant tous les pouvoirs (on se demande toujours pourquoi toutes ces belles mesures n’ont pas été prises par ses députés...).

          Bref, Nicolas Sarkozy a été brillant jusqu’à l’écoeurement.

          Domage. Domage car, au delà de ce constat, Nicolas Sarkozy a une vision de la société qui mérite d’être discutée. En particulier, sa volonté de relancer un ascenceur social en panne aurait mérité d’être approfondie. Je le crois sincère sur ce thème qui est à mon avis un point fort de son projet politique, mais cela mérite un vrai débat contradictoire, et pas une énième emmission de communication.


        • (---.---.185.253) 6 février 2007 18:01

          Pourtant il a dit comment financer : la SCNF qui cotise 2.5ans de plus pourra aider les petites retraites. Les heures sup ne coutent rien. Le salaire d’un retraite mis-temps revient a 50% dans l’economie en taxe+TVA et permet d’ameliorer la condition de vie des parents qui peuvent laisser leur gamin a l’ecole et aller a leur loisir. Plus les riches restent en France, plus l’etat gagnera.

          La question est comment creer des richesses pour ensuite pouvoir les donner. Sarkozy est le premier a l’avoir compris apres 30 ans de politique


        • Milla 6 février 2007 23:27

          Voltaire, désolée, j’ai ajouté un point mais que nenni, de 53 t’es resté à 53, mais bon, t’es pas à un point près...

          ciao Milla


        • michel (---.---.139.171) 6 février 2007 23:37

          Le déficit ce serait donc comme le cholestérol, il y aurait le mauvais et le bon.

          Que ça peut être con un militant.

          Connaissez vous aussi con qu’un ségolatre ? Un sarkolatre voyons !


        • Milla 6 février 2007 23:37

          Bravo,

          On s’est pas tous fait avoir par hazard, on a fait l’audimat de Tf1, de PPDA surtout, quand même !!

          Et dire que je viens seulement d’ acheter la télé, uniquement pour le lecteur dvd incorporé, je le regette amèrement, mais je pense que je vais la vendre...

          Ce qui manque à NS, c’est la dialectique, voilà pourquoi il n’est pas crédible...

          Milla là c’est au moins -18


        • parkway (---.---.18.161) 7 février 2007 13:12

          bon commentaire voltaire !

          quand à la sincérité de sarko.. j’ai du mal à positiver avec ce type, quand j’entends son nom, j’ai envie de gerber...


        • Philou (---.---.53.78) 6 février 2007 13:55

          Analyse très intéressante qui ne tombe pas dans la trop classique et trop simpliste déification ou diabolisation du candidat Sarko.


          • jfh (---.---.5.195) 6 février 2007 14:01

            Bravo pour l’ortograf ! Pluriel ... souvent avec s... On se relit et on utilise les outils modernes ...


            • G3R (---.---.228.189) 6 février 2007 14:02

              Rien sur la culture, la recherche, l’enseignement, les universités : Je ne suis pas complètement d’accord avec cette affirmation. Il y avait dans les réponses de N. S. quelques touches sur certains de ces points. Se reproche est à faire au public présent. N.S. ne pouvait répondre qu’aux questions posées.


              • (---.---.185.253) 6 février 2007 18:02

                la recherche est un petit probleme pour beaucoup des francais donc il est normal que certain sujets passent a la trappe


              • Sophie (---.---.160.176) 6 février 2007 19:38

                La recherche, justement, c’est l’innovation et l’avenir. Si la recherche n’est rien pour les Français, elle devrait pourtant signifier quelque chose pour un homme politique soit-disant averti... sauf s’il ne cherche qu’à racoler.


              • parkway (---.---.18.161) 7 février 2007 13:18

                g3r « Il y avait dans les réponses de N. S. quelques touches sur certains de ces points. »

                tu as eu un paquet de commentaires positifs, grâce à ces « quelques touches » !!

                Sur des problèmes essentiels, quelques touches, et voilà la bande à sarko qui éjacule...


              • Gwendal (---.---.73.200) 7 février 2007 18:42

                G3R : « Se reproche est à faire au public présent. N.S. ne pouvait répondre qu’aux questions posées. »"

                Parce que vous ne savez pas comment ça se passe ! A part trois ou quatre jeunes courageux smiley, le reste faisait ce qu’on attendait de lui. Spectacle lamentable smiley

                « Qui éjacule en masse sur ce blog, voir les scores obtenus par les commentaires vides d’un texte aussi vide que redondant avec l’autre, Sharko Show ».

                Ces deux auteurs n’ont même pas noté l’essentiel, la séquence hors piste, censuré par TF1 dans la soupe réchauffée à leur intention et mise en ligne aussitôt.

                Amis qui gardez votre jugement, ne sentez vous pas comme un énervement de la part des idolâtres ? A mesure que la VRAIE campagne approche ?


              • Stephane Klein (---.---.19.227) 6 février 2007 14:03

                Au moins on ne pourra jamais lui reprocher de caresser l’electeur dans le sens du poil, tel le refus poli oppose au pere demandant une intervention aupres des juges pour voire son enfant.

                A gauche par contre, on ne se prive pas de promettre la lune et de distribuer l’argent des autres. Il n’y a pas tres longtemps, on y soutenait mordicus qu’on pouvait travailler moins et gagner autant sans consequence sur notre competitivite, on voit aujourd’hui le resultat : 9% de chomage la ou les autres en ont 4. Et puis a gauche, on s’y connait pour monter les Francais les uns contre les autres, qu’un probleme survienne et on invective les riches, les patrons, les multinationales qui s’entendent dans un complot capitaliste (juif) mondial pour exploiter les gentils ’pauvres’ de la douce France.

                Pas etonnant que les Francais en aient marre de cette indigence intellectuelle et choisissent la rupture.


                • haiker (---.---.124.107) 6 février 2007 15:25

                  >>> Il n’y a pas tres longtemps, on y soutenait mordicus qu’on pouvait travailler moins et gagner autant sans consequence sur notre competitivite, on voit aujourd’hui le resultat : 9% de chomage la ou les autres en ont 4. <<<

                  La compétitivité horaire des français n’a pas chutée, au contraire. Je vous laisse chercher sur Google pour le vérifier. Les 35h ont été l’occasion pour bon nombre d’entreprise de réorganiser leur façon de fonctionner afin d’être plus/aussi efficace avec moins d’heures travaillés. Et tout le monde s’accorde à reconnaitre que cela aurait créer environ 350000 emplois. Créer, comme dans « nouveau emploi », à ne pas confondre avec les contrats signés (cf CNE signés vs emplois « créer », aka 10% max).

                  Le chomage, lui, augmente non pas parce que la productivité français baisserait mais parce qu’elle est 10x plus chère qu’à l’étranger, en particulier pour les qualifications basses. Avec une telle différence, y’a aucun moyen de rester compétitif sur les marchés à faible valeur ajoutée. A la place, on pourrait investir pour former les gens aux qualifications à plus forte valeur ajoutée, par exemple. Mais non, à la place on a choisit de re-qualifier les chomeurs en... fainéants, assistés, loosers et autres parasites. Enterrant au passage la notion même de solidarité sociale dont pourtant chacun apprécie(ra), le moment venu, le coup de pouce quand ça va mal.

                  Et pendant ce temps là, les secteurs à forte valeur ajoutées nous échappent aussi, au profit d’autres pays investissant plus massivement dans la recherche et développement et les hautes-technologies.

                  >>> Et puis a gauche, on s’y connait pour monter les Francais les uns contre les autres <<<

                  Et dire que c’est la gauche qui monterait les français les uns contre les autres, c’est pas monter les français les uns contre les autres non plus !?!

                  Pfff, faite ce que je dis, pas ce que je fais...

                  Ce qui est sûr au moins, c’est que l’individualisme reigne en maitre dans cette campagne présidentielle, en effet. Chacun pour soi et après moi le déluge.

                  >>> Pas etonnant que les Francais en aient marre de cette indigence intellectuelle et choisissent la rupture. <<<

                  Continuer avec les mêmes qui sont actuellement au pouvoir (pour rappel, c’est pas la gauche au pouvoir depuis déjà 5 ans), c’est pas opérer une rupture, c’est jouer la continuité. Comme dans « encore ». La rupture, c’est plutôt « stop », d’habitude. C’est pourtant pas le choix en candidats n’ayant pas actuellement le pouvoir depuis 5 ans ou plus qui manque. Mais non, « la rupture » c’est continuer comme maintenant, encore et encore.

                  Vive la magie de la réthorique politicienne !


                • Max POWER (---.---.164.192) 6 février 2007 15:51

                  « Rupture ? »

                  - M’enfin, où est la rupture ? C’est actuellement la droite qui est au pouvoir.. L’élection de Sarkozy ne risque pas de provoquera pas de rupture..

                  Max POWER


                • cyrkar (---.---.89.20) 6 février 2007 17:10

                  je pense sincèrement que tu as mal cerné le personnage qui au contraire ne fait que des promesses et ne fait que caresser dans le sens du poil sauf s’il sait qu’aller à contre poil à un moment donné sera perçu comme positif par une majorité de votants (exemple pour les homosexuels). Mais je t’accorde par avance ton objection ; ils le font tous.

                  Quant à sa rengaine sur le « travailler plus gagner plus », tout le monde je pense a bien compris qu’aujourd’hui, et à fortiori dans le futur de sarkozy, ce n’est pas le travail qui fait gagner de l’argent.

                  Enfin, l’argent, le salaire, la richesse, la fortune... ne sont tout de même pas les seuls chances d’être intégré, accepté voire même apprécié de ses congénères ; enfin je l’espère, même si pour beaucoup aujourd’hui, la « réussite » est forcemment une réussite financière. Moi je pense qu’un « pauvre » peut réussir sa vie, si tant est que cette notion de réussite vaille pour une vie.

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