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Accueil du site > Actualités > Politique > Quand les souverainistes font du Tsipras sur l’Europe

Quand les souverainistes font du Tsipras sur l’Europe

Depuis quelques mois, c’est la débandade parmi les opposants à l’UE et l’euro. Entre les deux tours de la présidentielle, NDA et Marine Le Pen avaient fait machine arrière après pourtant sept années à défendre le retour à une monnaie nationale. Que penser de cette grande hésitation à afficher une volonté de quitter la monnaie unique européenne, voire même l’Union Européenne  ?

 

Souverainistes en peau de lapin ?
 
Les annonces de l’entre deux tours de Marine Le Pen et NDA semblent ne pas avoir été dues au hasard. La sortie de l’euro semble bien ne « plus être un préalable  » pour les deux candidats à la présidentielle. Le FN est en pleine refonte de sa stratégie, le principal défenseur de la sortie de l’euro, Florian Philippot ayant tout juste quitté le navire. Et NDA ne saute pas vraiment sur l’occasion pour créer un pôle souverainiste alternatif, soulignant au contraire, que « contrairement à Philippot, il a évolué sur l’euro  », et voit Marine Le Pen. Ce faisant, ils sacrifient la souveraineté nationale sur l’autel de l’opinion, ce qui en dit sans doute long sur leurs motivations premières et la réalité de leurs convictions.
 
Car il faut être clair, un président élu qui resterait dans l’UE et l’euro n’aurait que des marges de manœuvre très limitées après son élection. A minima il serait condamné à n’être qu’une variante à peine différente des politiques du passé. Certes, il y aurait sans doute la possibilité de mettre sur pause les politiques antisociales menées depuis des décennies, mais il n’y aurait pas les moyens de partir dans une autre direction, comme le montre Tsipras. Et la monnaie unique joue un rôle central. Sans banque centrale nationale, l’Etat perd son arme la plus puissante. C’est ce que nous a bien montré Londres après le référendum de 2016, amorti par les mesures de la Banque d’Angleterre.
 
Je crois qu’un véritable changement est conditionné à une sortie pleine et immédiate de l’UE et l’euro. Il n’y a pas de délai qui vaille car, dans l’euro, Paris a les mains bien plus liées que Londres. En cela, même les 2 ans de négociations avancés par l’UPR me semblent être bien trop précautionneux et contre-productifs. Et comment croire qu’en masquant cette volonté pendant la campagne, il serait possible de faire après ce que l’on n’a pas annoncé avant ? Le cas de la Grèce de Tsipras le montre bien. Sans un débat préliminaire clair et tranché démocratiquement, il est difficile de s’engager dans cette direction. Ne pas le dire avant, c’est sans doute se condamner à ne pas pouvoir le faire après.
 
Bien sûr, une large majorité des Français continuent de rejeter la sortie de l’UE et de la monnaie unique. En mars dernier, seulement 28% soutenaient la dernière idée. Mais cela amène plusieurs réflexions. D’abord, ne peut-on pas considérer que la piètre avocate qu’a été Marine Le Pen pénalise fortement ces idées  ? Ensuite, faut-il trahir ce à quoi on croit parce que cela n’est pas populaire ? Plus avant, je crois au contraire que c’est peut-être, outre la nullité crasse de sa première avocate médiatique, le manque de clarté dans le message qui pénalise ces idées, malgré le score de l’UPR (au discours critiquable sur l’article 50). J’ai la conviction qu’un avocat solide et tranché pourrait l’emporter.
 
Plus étonnamment, un débat existe auprès de certains compagnons sur l’opportunité, ou non, de prendre position clairement sur le sujet. Ils semblent partir du postulat qu’il ne sera jamais possible de rassembler une majorité de français sur la sortie de l’UE et l’euro, dans un raisonnement parfois machiavélique. Mais cela n’est-il pas également faux ? D’abord, les référendums sur les traités européens démontrent le goût peu prononcé des français pour ce projet. Ensuite, comment espérer émerger avec un discours sans aspérité ? Enfin, plus grand monde ne parle aux 20 à 30% des français favorables à la sortie de l’UE et l’euro, avec le virage de NDA et Le Pen et l’ambiguité de Mélenchon.
 

Je crois que c’est d’abord le manque de clarté et de rigueur qui pénalise nos idées européennes. En outre, je crains que l’absence de transparence ne rende pas possible le changement que nous souhaitons. Et même, certains stratèges devraient se demander si le paysage politique actuel ne donne pas, au contraire, une opportunité majeure à un discours clair de sortie de l’UE et l’euro.


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136 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 6 octobre 09:20

    Pourtant l’euro fait de plus en plus de chômeurs et de pauvres en Europe ?

    22/2017 - Le taux de chômage à 9,6% dans la zone euro...
    Plus de 120 millions d’Européens au bord de la pauvreté...

    • sahb 6 octobre 14:22

      s’ils sont si sûrs que ça de leur arme de destruction massive des peuples, l’euro !! qu’ils fassent donc un référendum !!! bande de trouillottes !


    • doctorix doctorix 6 octobre 16:47

      Pourquoi les Français ne veulent pas sortir de l’euro ?

      Pour la même raison qu’ils sont attachés aux vaccins.
      Et cette raison, c’est qu’on leur a mis de la merde dans la tête, qu’on y a instillé la peur, et que, comme les vaccins, l’euro ça ne se discute pas.
      Mais la plupart des Français ne connaissent rien ni à l’un ni aux autres (encore que ça commence à bouger).
      Pourtant si. L’Euro, comme les vaccins, ça se discute.
      C’est même une question de vie ou de mort d’en discuter.
      Et tous deux sont mauvais pour la santé.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 octobre 09:42

      « les référendums sur les traités européens démontrent le goût peu prononcé des français pour ce projet. »


      Et l’adoption du traité de Lisbonne après le non au référendum sur la constitution européenne a convaincu les Français que ce projet allait se concrétiser de plus en plus, que leur goût soit prononcé ou pas. 



      • francois 6 octobre 10:23

        le FN est un parti qui aspire à l’élitocratie et est PRO UE EURO


        • Eric F Eric F 6 octobre 10:42

          Les français étaient davantage hostiles à l’euro il y a dix voire même cinq ans (en 2012, un sondage montrait que les Français auraient voté contre l’instauration de l’euro http://www.lexpress.fr/actualite/societe/vingt-ans-apres-les-francais-voteraient-contre-la-creation-de-l-euro_1161901.html). ans, Il faut prendre en considération que la politique de la BCE a fortement évolué, les taux d’intérêt sont extrêmement faibles, les parités sont plus raisonnables, et l’essentiel de l’effort pour réduire le déficit budgétaire a été effectué. Donc les griefs se sont estompés. Reste la question de la dette cumulée, mais elle se posera quelle que soit la monnaie en vigueur.


          • lejules lejules 6 octobre 16:02

            @Eric F
            « .......les parités sont plus raisonnables......, » en fait elles se creusent de plus en plus 1 euro allemand est garanti par la bundesbank et ne vaut pas la mème chose qu’un euro grec garanti par le trésor grec complétement vide. d’après ce que j’ai compris le système « target » est sensé rétablir les déséquilibres, mais en réalité il ne fait que creuser les déficits .
            « .....et l’essentiel de l’effort pour réduire le déficit budgétaire a été effectué.... » une restriction budgétaire est une vaste connerie en temps de crise. un pays n’est pas un ménage et fonctionne sur d’autre critères. si vous diminuez les dépense de l’état vous provoquez du chômage ce qui provoque en retour un manque de revenu fiscal ce qui fait en définitive augmenter les déficits.
            «  ......Reste la question de la dette cumulée, mais elle se posera quelle que soit la monnaie en vigueur ».sous de Gaulle avant la loi Pompidou Giscard il n’y avait pas de cumule de dettes. l’état empruntait a 0% a la banque de France et remboursait en dévaluant la monnaie. ce qui faisait renforcer la compétitivité et permettait d’exporter d’avantage. le concorde, le bateau « France » la bombe atomique etc furent financés par une légère dépréciation de la monnaie vite comblée par le plein emploi.


          • Eric F Eric F 6 octobre 19:30

            @lejules
            on peut certes imaginer que les choses auraient pu être autrement dans un autre contexte (quoiqu’en fait le budget était quasi à l’équilibre avant la crise pétrolière, l’état empruntait peu à la BDF), mais nous sommes obligés de tenir compte des réalités : les plus de 2 000 milliards d’euros de dette sont là, et le resteront même si on quitte l’euro. On pourrait théoriquement convertir la dette et faire tourner la planche à billet et rembourser en monnaie de singe, mais l’impact d’une sur-dévalorisation serait une sur-inflation, et il pourrait en outre y avoir des rétorsions économiques.


          • Ar zen Ar zen 7 octobre 21:53

            @Eric F

            N’importe quoi ce commentaire. Les Français ont un retour d’expérience de l’UE à travers les médias dominants, tous, sans exception, « pro » U.E. L’U.E, la solution à tous nos problèmes !

            L’UE c’est une merde pour la France. Regardez un peu le « déficit » commercial de notre pays et celui des pays du club med. Examinez ensuite les excédents commerciaux de l’Allemagne, les plus élevés du monde, devant la Chine. 


            Mettez ceci en perspective avec la politique européenne d’équilibre de la balance commerciale qui tient compte des déficits et des excédants des 27-28 pays. L’Allemagne, pratiquement à elle seule, équilibre les déficits commerciaux des pays du club med. 


            Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut signifie que la valeur de l’euro est sous évaluée pour l’économie allemande et sur-évaluée pour les pays du club med. En temps « ordinaire », si l’Allemagne avait eu sa « propre » monnaie, celle ci se serait très fortement appréciée sur les marchés financiers. Mais, en présence de l’Euro, rien de tout ceci. L’Euro reste immuable. Les mesures de protection du marché européen sont prises en considérant la balance commerciale globale de l’UE et non pays par pays. La donne est totalement faussée. Les droits des douanes et les quotas sont décidés au niveau européen, la monnaie est inamovible, les Etats de l’UE ont l’interdiction de subventionner les entreprises nationales à l’export. Que reste t-il pour être « compétitif ? La diminution des salaires, la diminution des »charges sociales", la démolition du droit du travail. Merci qui ? Merci l’UE, une affaire qui roule pour les puissances de l’argent. 

          • HELIOS HELIOS 7 octobre 22:41

            @Ar zen
            ... vous savez tres bien que ce n’est pas la valeur de l’Euro qui est directement la cause de nos problèmes.

            Vous parlez comme si passer de 1 litre ou a 2 pintes (mesure anglaise des liquides) changeait la quantité de liquide dans la bouteille.

            Le problème vient des règles de l’UE !

            UNE des solutions, globales pour un pays, dans le cas d’un regroupement de pays utilisateurs d’une monnaie partagée serait d’avoir une unité de compte nationale servant de base aux echanges internationaux.
            Ce que n’a pas su expliquer Marine le Pen. ... et pourtant... comme la terre tourne, elle avait raison si nous persistons dans l’UE.

            Dans cette solution donc, la banque de France pourrait creer cette unité de compte, evaluée sur divers criteres nationaux... et donnerait une valeur interne a la France pour l’achat d’UN Euro.
            Les entreprises et les français auraient toujours des Euros dans leur porte monnaie et les entreprises auraient plus de facilités concurrenteilles pour exporter Y COMPRIS a l’interieur de la zone Euro.

            Cela dit, ce n’est toujours pas L’Europe qui plombe la France, ce sont les pratiques financieres qui s’en chargent... et ces pratiques ne dependent en rien de l’Europe qui n’est qu’un ecosysteme qui permet tout et n’importe quoi.


            Revoir entierement l’ecosysteme europeen, ce qui s’appelle abusivement certes « renégociation » devient de plus en plus urgent. Sortir de l’Euro va devenir une obligation urgente si nous ne mettons pas en place des mesures correctives.

            Ce que je ne vous dit pas, mais j’ai ma petite opinion aussi, c’est comment on sort du merdier dans lequel on s’est fourré ! L’article 50 est une option, mais une parmi d’autres.

          • Ar zen Ar zen 8 octobre 20:53

            @HELIOS


            Il est évident que l’euro est sur-évalué par rapport à la compétitivité française. Cette compétitivité est intrinsèquement lié à la monnaie d’échange du pays. Mais l’euro est bien une sorte de « règle européenne ».

            Vous essayez de noyer le poisson avec votre discours sur une monnaie partagée tout en considérant une monnaie nationale par ailleurs. Cette monnaie d’échange partagée c’est de la gnognote. Parce que dans votre commentaire vous ne pouvez pas faire l’économie d’une monnaie « nationale », pleine entière et indépendante. La monnaie « partagée » c’est rien sinon un certain « confort » dans une part du commerce. Cette monnaie partagée c’est un trompe l’oeil, c’est une couillonnade. 

            L’UE a été bâtie sur les 4 libertés de circulation : des personnes, des biens, des capitaux et des services. L’UE est supranationale et vise à la disparition des Etats Nations. Il n’y a rien d’autre à dire. Si l’on veut être dirigé par une oligarchie financière, si l’on souhaite que le bien commun, le bien collectif passe après les intérêts particuliers des grandes firmes, alors il faut rester dans l’UE. Dans le cas contraire il faut en sortir le plus vite possible, avec ou sans monnaie partagée.

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 11:01

            Réflexion salutaire, sachant que malheureusement, je pense que c’est NDA, dont la campagne était complètement brouillonne, qui a influencé négativement MLP entre les deux tours.

            à trop vouloir jouer au plus malin on se prend les pieds dans le tapis.

            Imagine-t-on un Trump français dire « Oui, mais euuh, vous comprenez, l’euro, j’suis pas complètement contre ??? »

            La réponse est évidente


            • francois 6 octobre 11:24

              @Olivier Perriet
              Le NDA n’a rien influencé. Bien avant des cadres FN se disaient euro-philes.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 12:03

              @francois

              Pas tous, sinon il n’y aurait pas eu de psychodrame sur Philippot.
              Et MLP était bien plus claire avant cet entre deux tours.



            • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 octobre 14:33

              @francois

              Oui, et alors ? On parlait pas de juillet 2017


            • Cateaufoncel 6 octobre 11:29

              "Ce faisant, ils sacrifient la souveraineté nationale sur l’autel de l’opinion, ce qui en dit sans doute long sur leurs motivations premières et la réalité de leurs convictions."

              A moins qu’ils n’aient compris qu’il est inutile de pisser contre le vent et de secouer le pommier, tant que les pommes ne sont pas mûres.

              Mais profitons-en, puisqu’on en est dans les motivations premières et la réalité des convictions, si vous vous interrogiez à propos de votre Séguin, accusateur talentueux et « passionné » du traité de Maastricht, arrosant la défaite au champagne, en compagnie de Pasqua - dont rien n’étonne, en revanche
              - , au soir du 20 septembre 1992 :

              « On l’a échappé belle. Qu’est-ce qu’on aurait pu faire si on avait gagné ? On aurait été bien emmerdés » Eric Zemmour, Le suicide français, pp. 360-361

              « Putain, si on avait gagné, on aurait été bien emmerdés. »Philippe de Villiers, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, p. 155

              Vous auriez peut-être quelque chose à ajouter à propos de souveraineté nationale et d’autel de l’opinion ? Non ?


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 11:44

                @Cateaufoncel

                C’est ce que devait se dire Marine cette année :

                « Avec la bande de bras cassés qui m’entoure, j’aurais été bien em.... si j’avais gagné »


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 12:01

                @Cateaufoncel

                C’est marrant, parce que gagner un référendum sur la ratification d’un traité n’a pas d’implication politique directe, à la différence de gagner une élection, qui implique de gagner le droit d’exercer le pouvoir.

                Mitterrand n’avait pas annoncé qu’en cas de victoire du Non, il céderait sa place à Séguin.

                à première vue - je n’ai pas lu les livres, et j’en ai pas très envie smiley c’est assez ridicule ; on dirait que c’est écrit par des journalistes qui n’y connaissent rien smiley


              • Cateaufoncel 6 octobre 15:37

                @Olivier Perriet


                « ... on dirait que c’est écrit par des journalistes qui n’y connaissent rien. »

                Vous devriez vous y mettre. Quand on comprend que les autres n’y connaissent rien, c’est qu’on y connaît mieux soi-même.

                Je vous fournis donc quelques repères que vous puissiez vous lancer sans trop attendre :

                5 mai 1992 : Séguin fait son numéro à la Chambre
                20 septembre 1992 : S sabre le vin de la défaite, devant un Philippe de Villiers consterné, qui y croyait, lui
                2 avril 1993 : il est élu président de la Chambre
                6 juillet 1997 : S. est élu président du RPR, parti européiste
                2002 : niqué par Chirac, il perd l’élection à la mairie de Paris et se retire de la politique (à 59 ans)
                21.4.2004  : S. est nommé premier président la Cour des Comptes
                7.1.2010 : il meurt à l’âge de 66 ans


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 octobre 14:45

                @Cateaufoncel

                Au fond le numéro de Séguin en 92 serait à peu près semblable à celui de Fabius en 2005.

                Mais nous n’en sommes plus là, et Séguin est décédé.


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 octobre 18:46

                @Olivier Perriet

                Comme Emmanuel Todd disait : « Séguin a appris la trahison à toute une génération d’hommes politiques » (càd ceux qui étaient aux commandes en 2007, Sarkozy, Fillon, Guaino, Karoutchi, etc... ). Certes, mais l’analyse n’est plus d’actualité, ce qui m’importe plutôt c’est de savoir si NDA ou MLP ne vont pas en faire autant maintenant.


              • Fergus Fergus 6 octobre 11:44

                Bonjour, Laurent

                Cela montre tout simplement que les partis souverainistes prennent peu à peu conscience qu’ il n’y aura pas de salut économique hors de l’Union Européenne. Dans le paysage mondial qui se dessine, aucun pays ne pourra en effet prétendre à jouer en solo un rôle de premier plan face aux blocs existants ou émergents. C’est une simple évidence !

                Et de grâce, que les militants de l’UPR ne viennent pas nous ressortir les cas de la Suisse et la Norvège dont la richesse est hors-normes UE, et cela en grande parti du fait de son statut pour le premier, et de ses considérables ressources halieutique, pétrolières et gazière pour le second. Tous les autres pays hors Union ont un objectif prioritaire : entrer dans l’UE, et cela même si celle-ci est très loin, avec son modèle libéral, d’être conforme aux attentes des peuples.

                Mais des traités, cela se modifie en fonction de l’évolution des majorités au pouvoir et de la pression des peuples. Et un nombre croissant de dirigeants est conscient de la nécessité d’évoluer, ce qui pourrait se faire autour de la zone Euro en cas de blocage au niveau des 27. Un processus qui demanderait sans doute de longues années. Mais l’Europe ne peut se construire en quelques décennies seulement. La France elle-même, de même que l’Allemagne et l’Italie, ont mis des siècles à bâtir leur identité nationale et leur modèle social !


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 11:58

                  @Fergus

                  mort de rire, c’est beau l’aveuglement.

                  et sinon l’indépendance de la Catalogne, je suppose que le Breton n’y est pas hostile ?


                • Roberto 10 6 octobre 12:02

                  @Fergus

                  Tous les autres pays hors union ont un objectif prioritaire  : entrer dans l’UE ......

                  LESQUELS ????

                • Fergus Fergus 6 octobre 12:44

                  Bonjour, Roberto 10

                  La Biélorussie, la Géorgie, les pays balkans !


                • Fergus Fergus 6 octobre 12:53

                  Bonjour, Olivier Perriet

                  Je ne suis pas breton. Je vis en Bretagne.

                  Quant à l’indépendance de la Catalogne, je n’y suis pas vraiment favorable : je préfèrerais qu’elle dispose de la même autonomie que le Pays basque au sein de l’Espagne. L’idéal serait de dessiner progressivement une structure réellement fédérale.


                • Attilax Attilax 6 octobre 13:19

                  @Fergus


                  « il n’y aura pas de salut économique hors de l’Union Européenne »

                  Ahahaha ! Sacré Fergus ! C’est vrai que ça va tellement bien partout en UE ! Les grecs, les italiens, les portugais, les irlandais, Malte, Chypre, tous connaissent une magnifique propspérité, un plein emploi et un bonheur inespérés depuis des années, et puis ça va de mieux en mieux, c’est vrai ! Et il est bien connu que tous les pays ne faisant pas partie de l’UE sont condamnés, évidemment... D’ailleurs la preuve qu’on peut avoir confiance, c’est la bonne foi totale avec laquelle ils ont accepté le résultats des référendums français, hollandais, irlandais, un bel exemple de démocratie que vous défendez âprement à chaque post, bravo pour cette superbe tenacité.
                  A ce stade d’aveuglement, ce n’est plus du raisonnement : c’est de la foi.
                  Ah et au fait : l’allemagne et l’Italie existent depuis moins de 150 ans en tant que pays, donc les « siècles » qu’ils auraient mis à ériger leur modèle social me paraissent un tantinet exagérés...
                   smiley

                • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 13:35

                  @Fergus

                  Un truc que vous ne voulez pas comprendre :

                  les pays qui « veulent l’UE » le font...par intérêt national.

                  Le Portugal et l’Espagne ont reçu énormément de subventions et ne peuvent pas réellement rejeter le machin.

                  La Grèce a voulu se mettre à niveau grâce à l’euro, et le paye maintenant mais elle reste car elle ne désespère pas de faire annuler ses dettes.

                  Les pays de l’Est bénéficient de subventions, de délocalisations, et peuvent envoyer leurs travailleurs détachés excédentaires. Le beurre et l’argent du beurre.

                  L’Allemagne ne voudra jamais payer pour les autres.

                  Par contre, il n’y a qu’un truc, c’est la France :
                  je ne vois pas ce qu’elle veut. Les déclarations de Macron sur le saut fédéral sont assez risibles.

                  Être le seul à vouloir (?) jouer collectif quand tous les autres ne pensent qu’à eux, c’est se faire plumer à coup sûr.

                  C’est la situation dans laquelle nous sommes en ce moment.


                • Croa Croa 6 octobre 14:27

                  À Olivier Perriet,
                  Non pas de « subventions » (ou si peu) mais de prêts. Ce n’est pas la même chose et c’est pour ça qu’ils sont dans la merde maintenant !


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 octobre 14:31

                  @Croa

                  si il y a pas mal de subventions, l’histoire des contributeurs nets, des bénéficiaires nets, et du chèque de Thatcher


                • Doume65 6 octobre 15:40

                  @Fergus
                  « il n’y aura pas de salut économique hors de l’Union Européenne. »
                  J’ai deux amis, un norvégien et un suisse qui me disent la même chose... en rigolant.

                  PS : Le gras n’apporte pas davantage de véracité à ce qu’on écrit.


                • Fergus Fergus 6 octobre 16:26

                  Bonjour, Doume65

                  Le gras ne sert pas à renforcer la véracité mais à souligner les points importants. Je ne le faisais pas avant, mais je me suis rendu compte que nombre de commentaires étaient lus en diagonale. Ce qu’il m’arrive de faire moi aussi de temps à autre. Pas vous ?


                • Cateaufoncel 6 octobre 16:28

                  @Fergus

                  « Cela montre tout simplement que les partis souverainistes prennent peu à peu conscience qu’ il n’y aura pas de salut économique hors de l’Union Européenne. »

                  On ne devrait pas peiner à en trouver qui pensaient la même chose à propos de l’U.R.S.S.

                  Et quand on songe à la manière dont l’U.E. s’y prend pour assurer son « salut » économique, on en conclut qu’il serait mieux qu’elle s’occupe d’autres choses. Et vite. Avant qu’elle ne commette vraiment trop de dégâts.

                  Tiens ! comme la promotion d’une fierté européenne pour souder tous les peuples ensemble...On pourrait commencer, par exemple, avec des billets de banque à l’effigie de Shakespeare, Cervantès, Pascal, Rembrandt, Nietzsche, Mozart, Palladio, Praxitèle...

                  Rien qu’une petite brochette comme celle-ci, n’a son équivalent nulle part ailleurs sur Terre, ni dans l’espace (réduit) ni dans le temps (limité). Mais qui dit fierté européenne dit, à l’égard de ce qui n’en est pas, amusement, dans le meilleur des cas, au pire, mépris. Etre fier de ce qu’on est, sans condescendance pour ceux qui n’en sont pas, ça n’a pas de sens. Or, c’est clairement un genre qui n’est pas dans l’air (méphitique) du temps.. .

                  J’ai, pour en revenir à l’ex-URSS, l’impression que Poutine doit assez bien faire ça dans son coin.


                • Ar zen Ar zen 6 octobre 16:34

                  @Fergus

                  Pas de salut économique en effet hors de l’Union européenne. Rendons grâce à l’UE de nous mener vers la croissance, le plein emploi et la paix. 

                  Regardons avec horreur ce que sont devenues la Suisse et la Norvège en dehors de l’UE. Une catastrophe. De si beaux pays livrés à la concurrence mondiale, qui échouent lamentablement dans le concert des Nations. Des niveaux de vie dignes de pays émergents et un chômage de masse. 

                  Ces deux pays sont bien trop stupides pour rejoindre le giron de l’UE où ils retrouveraient la prospérité. Heureusement que la France a su rester dans l’Union. Le chômage, la dette, la croissance, l’industrie, la pêche, l’agriculture, le niveau de vie vont beaucoup mieux. Il faut dire que l’euro est spécialement taillé pour accompagner l’économie française. 

                  Mais s’il y avait encore plus d’Union, s’il y avait encore un peu plus de transfert de souveraineté vers l’UE, la situation devrait être encore meilleure. Faisons confiance à cette Commission qui détient le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Au moins elle sait ce qu’elle fait, en prenant toujours et tout le temps l’intérêt des peuples, l’intérêt général et l’intérêt collectif en considération. D’ailleurs, « l’Europe sociale » est sur la ligne de départ et ne devrait pas tarder à se mettre en place. tant de bonheur à la fois, tant de perspectives heureuses qu’il est étonnant de ne pas voir d’autres pays se lier comme ceux de la vieille Europe pour tenir un rang mondial de premier plan. C’est assez déconcertant de ne pas voir un aussi beau modèle que l’UE ne pas être répété quelque part. On se demande bien pourquoi ? 

                • Cadoudal Cadoudal 6 octobre 16:36

                  @Cateaufoncel
                  La moindre référence aux racines Chrétienne de l’Europe donne des nausées aux supporters de Benito...

                  Alors des billets de banque avec des indigènes dessus ?


                • doctorix doctorix 6 octobre 16:53

                  L’Europe, c’est comme le mariage.

                  Ceux qui sont dehors veulent y entrer, et ceux qui sont dedans veulent en sortir.

                • Cateaufoncel 6 octobre 17:10

                  @Cadoudal

                  « Alors des billets de banque avec des indigènes dessus ? »

                  De la provoc’ ! De la pure provoc’, je vous dis. A 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euros !

                  Encore une chance qu’ils n’aient pas osé y mettre des ponts de liane, des ponts de singe et des tyroliennes smiley


                • Fergus Fergus 6 octobre 17:38

                  Bonjour, Ar Zen

                  La Suisse et la Norvège, c’est le leitmotiv de l’UPR que j’ai évoqué dans mon premier commentaire. Il devrait y avoir une sorte de point Godwin pour cette référence à ces deux pays dont les spécificités sont telles qu’ils peuvent effectivement vivre et prospérer hors de l’UE.

                  Hélas, la France, comme l’écrasante majorité des pays de l’UE ne dispose pas des mêmes atouts, et c’est pourquoi tous ces pays entendent bien rester dans cette Union, aussi imparfaite soit-elle !


                • Ar zen Ar zen 6 octobre 18:16

                  @Fergus

                  C’est vrai, la France ne dispose pas des mêmes atouts que la Suisse. La France est nulle et n’ a aucun savoir faire. C’est d’ailleurs pour cela que son industrie est transférée dans d’autres pays plus compétents. La France se suffira bien du tourisme n’est-ce pas ? 

                  Elle est tellement nulle qu’elle ne survit que grâce à l’Union européenne. Un si petit pays comme la France à une chance inouïe d’appartenir à l’UE parce qu’ensemble nous sommes plus forts et que les pays membres se serrent les coudes. Ainsi le marché européen est bien protégé et la France tire son épingle du jeu grâce à ses partenaires de l’UE qui dès qu’ils ont des rames de TGV à acheter ou des avions, achètent évidemment français. Par ailleurs les grandes entreprises des pays membres créent des coopérations ensemble pour lutter contre les entreprises hors UE. C’est ça qui est bien. 

                  La balance commerciale de l’UE est bien équilibrée. Il y a les champions de l’excédent commercial et les champions du déficit commercial mais les deux s’équilibrent et tout va bien. 

                  La France tire un bénéficie extraordinaire de son appartenance à l’UE. Cela se voit de jour en jour, de semaine en semaine, d’année en année. Heureusement que la France participe à cette grande aventure qu’est l’UE parce que l’on se demande dans quel état de déréliction elle serait aujourd’hui sans l’UE ? 

                  L’UE c’est bon pour la France, l’UE booste l’économie française, ses emplois, sa croissance, ses acquis sociaux, son droit du travail. C’est formidable de voir combien l’Union européenne est un vecteur de bien être en France. On peut même dire que c’est un exemple de démocratie. 

                  Il y a un type complètement nase, un hurluberlu en quelque sorte, qui voit dans l’Union européenne une entreprise de liquidation de l’Europe comme civilisation et comme projet. Il n’a pas compris la même chose que vous il me semble. Aussi si vous pouviez m’expliquer aussi bien que lui pourquoi l’UE est bénéfique à la France vous passeriez votre point godwin. 









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