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Accueil du site > Actualités > Politique > René Rémond et « ses » droites

René Rémond et « ses » droites

« À l’heure où les croyants, dénigrés par la bouillie nihiliste-scientiste et post-moderne, à l’heure où les chrétiens sont la proie d’un antichristianisme français, radical, caricatural, agressif, et aussi haineux qu’inculte, il manque un porte-parole, un repère, un analyste, principalement dans les milieux universitaires et intellectuels. Ce repère, cet appui, cette intelligence debout au milieu des tempêtes de la société, et aussi ce conteur sur qui l’on pouvait compter, c’était René Rémond. Il manque. Il nous manque, et manque à l’intelligence chrétienne. » (Gérard Leroy, théologien laïc, le 29 août 2013).



Ce week-end, c’est le centenaire d’un grand universitaire, grand historien, politologue et chrétien engagé : René Rémond est né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier. À la fois "mandarin" et homme d’écoute, il fut l’un des spécialistes de l’histoire politique de la France républicaine. Il a rédigé près d’une quarantaine d’ouvrages de référence, tant sur la vie politique contemporaine, que sur les extrémismes, que sur l’Église et le christianisme. Selon l’expression de l’académicienne Florence Delay le 19 avril 2007 : « maintenant jusqu’au bout sa double vocation : d’historien engagé dans le temps et de chrétien dégagé du temps ».

"Madarin" ? Peut-être pas vraiment si l’on en croit Mgr Claude Dagens, (ancien) évêque d’Angoulême, qui, le 14 mai 2009, le décrivait ainsi : « René Rémond n’avait rien d’un "mandarin", au mauvais sens du terme. Lui qui croyait aux vertus de l’intelligence raisonnable appliquée à l’histoire des idées, il ne cherchait pas à séduire ou à dominer. Il faisait confiance à la liberté de l’esprit. Il acceptait les critiques. Cette façon de pratiquer l’art de l’enseignement, à travers des débats réels, l’a certainement beaucoup aidé quand il eut à exercer des tâches de gouvernement. Il l’a lui-même raconté : à l’Université de Nanterre, dans des moments difficiles, lorsque la salle des conseils était envahie par des groupes contestataires, il faisait baisser la tension, en obligeant les perturbateurs à expliquer leurs raisons, s’ils le pouvaient. Et lui gardait son calme, au moins en apparence. Ce professeur, qui savait maîtriser sa pensée, savait aussi moduler son expression. Il avait incontestablement des talents d’écrivains, qu’il était heureux d’exercer. ».

Normalien en 1942 après avoir été résistant, agrégé d’histoire, docteur ès lettres sur "les États-Unis devant l’opinion française entre 1815 et 1852", collaborateur de l’historien très réputé des relations internationales Pierre Renouvin à la Sorbonne, professeur à Sciences Po Paris, René Rémond a créé la première chaire d’histoire du XXe siècle en 1964 à l’Université de Paris-Nanterre qu’il présida de 1971 à 1979. Il a accumulé les engagements universitaires, comme cette fonction importante de président de la Fondation nationale des sciences politiques de 1981 à 2007, aussi premier président de l’Institut d’histoire du temps présent de 1979 à 1990, président du Conseil supérieur des archives de 1988 à 2007, président du Centre catholique des intellectuels français de 1965 à 1976, etc.

Proche de l’Église catholique, il fut chargé par le cardinal Albert Decourtray, archevêque de Lyon, d’enquêter sur la fuite et clandestinité du milicien Paul Touvier après la guerre, grâce à la protection de responsables religieux. Comme René Rémond estimait la vérité historique plus importante que tout autre considération, notamment que ses propres positions personnelles, il s’était retrouvé contesté par ceux qui ne souhaitaient pas faire toute la lumière sur cette affaire.

Autre reconnaissance qui l’a beaucoup honoré : il a été élu à l’Académie française le 18 juin 1998, et pas pour n’importe quelle succession, celle de François Furet, grand historien de la Révolution qui n’a pas eu le temps d’être reçu sous la Coupole (ancien fauteuil de Michel Debré, Louis de Broglie, Émile Picard, Charles de Freycinet, Nicolas Boileau…). Ce fut Hélène Carrère d’Encausse, l’actuelle secrétaire perpétuelle, qui a reçu René Rémond le 4 novembre 1999.

Le 20 avril 2007, Hélène Carrère d’Encausse a décrit l’apport important de René Rémond à la science politique : « J’ai connu René Rémond à Sciences Po au début des années soixante et, depuis, nous y avons toujours œuvré ensemble. En ces années, un éblouissant quatuor de jeunes normaliens, Jean Touchard, René Rémond, Jean-Baptiste Duroselle et Jean Meyriat, avait alors entrepris de bousculer la vénérable école de la rue Saint-Guillaume, où les études avaient quelque air de fantaisie, pour en faire un haut lieu d’innovation, de création intellectuelle, de recherche. Sous la double étiquette de Sciences Po et de la Fondation nationale des sciences politiques, ces jeunes universitaires, presque des aventuriers, auxquels s’étaient joints Maurice Duverger, Jean Meynaud, Alfred Grosser, Raoul Girardet, hissèrent une science politique encore balbutiante au rang de discipline épanouie et respectée, rénovèrent l’histoire en réconciliant l’étude du passé avec celle du temps présent et ajoutèrent à leur palmarès les relations internationales enrichies des apports de ces deux disciplines. René Rémond, alors, était avec Jean Touchard au centre de ces mutations. Il a parachevé son action (…) en présidant la Fondation nationale des sciences politiques. Grâce à son expérience, à sa sagesse, à son art d’équilibrer le rêve et le possible, mais aussi d’imposer des règles en recueillant le consentement de tous, il aura puissamment contribué à faire de Sciences Po un établissement universitaire de statut international. ».

Si René Rémond était bien connu des Français, c’était parce que pendant une quarantaine d’années, il était invité sur les plateaux de télévision lors des soirées électorales pour commenter les résultats. Infatigable travailleur, adorant autant créer de nouveaux concepts que transmettre sa passion et son savoir, il était encore très actif l’année universitaire 2005-2006, en prononçant encore soixante-quatre conférences, alors qu’il avait déjà… 87 ans !

Sa mort le 14 avril 2007 à Paris (à l’âge de 88 ans) a ému toute la classe politique, et en particulier ceux dont il se sentait le plus proche, les centristes, les démocrates-chrétiens… Le 20 avril 2007, François Bayrou et Valéry Giscard d’Estaing, entre autres, assistèrent à son enterrement. Son épouse l’a rejoint le 27 mai 2018.

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Sa réputation professionnelle, René Rémond l’a acquise très tôt, à l’âge de 35 ans, en publiant un livre qui a révolutionné la science politique : "La Droite en France de 1815 à nos jours. Continuité et diversité d’une tradition politique" (éd. Aubier-Montaigne, 1954). Il a publié trois autres éditions en le mettant à jour avec le déroulement de l’histoire récente, en 1963 (début de la Cinquième République), en 1968 (crise de mai 1968) et en 1982 (victoire de la gauche et la droite relayée dans l’opposition, une première sous la Cinquième République). Le titre a légèrement évolué : "Les Droites en France". En 2005, René Rémond a publié également une mise à jour pour répondre à certaines critiques.

En gros, René Rémond explique qu’il n’y a pas une droite en France mais trois droites. La "droite légitimiste" issue de la Restauration, qui réfute tout apport de la Révolution française, c’est un courant réactionnaire ; la "droite orléaniste" issue de la Monarchie de Juillet, plus libérale et démocrate et dont le but est la prospérité économique ; enfin, la "droite bonapartiste" issue du Second Empire, qui souhaite un pouvoir concentré et autoritaire autour du souverain.

Ces courants ont évidemment évolué au fil des décennies depuis le début de la Troisième République. Même la définition de la "droite" est évidemment évolutive. Sous la Révolution, on pouvait cliver entre révolutionnaires (gauche) et contre-révolutionnaires (droite) mais déjà, l’arrivée de Napoléon Bonaparte a un peu bouleversé les choses puisqu’il reprenait la monarchie tout en gardant les apports révolutionnaires. Sous la Troisième République, on pourrait séparer entre dreyfusards (gauche) et antidréfusards (droite) après avoir séparé entre républicains (gauche) et monarchistes (droite).

Néanmoins, cette évolution peut aussi se faire dans les courants politiques voire les acteurs politiques eux-mêmes. Adolphe Thiers était, sous la Monarchie de Juillet, du "centre gauche", comme monarchiste parlementaire et libéral. Il serait placé plutôt à droite maintenant, car passé de monarchiste progressiste à républicain conservateur (l’un des rares acteurs politiques à avoir anticipé la victoire définitive de la République en France, le plaçant dans une dissidence sous le Second Empire).

Léon Gambetta, lui, était considéré comme à l’extrême gauche, pour ses revendications républicaines. Mais très vite, il s’est fait supplanter par sa gauche… par le "radical" George Clemenceau devenu pourtant l’un des Ministres de l’Intérieur les plus "à droite". On les appelait "radicaux" justement pour cette raison, la "gauche radicale", mais celle-ci fut poussée vers le centre de l’échiquier politique au moment de la naissance du socialisme avec Jean Jaurès… socialisme lui-même devenu plus centriste avec la séparation du congrès de Tours et le développement du communisme. Avec Léon Blum, les socialistes ont même acquis une expérience de gouvernement. Mais même le communisme peut évoluer, puisqu’un ancien chef du PCF, Robert Hue, est devenu un soutien de …Emmanuel Macron.

Les personnes évoluent parallèlement. Le socialiste Alexandre Millerand fut le représentant du Bloc national. Un seul a évolué à l’envers, François Mitterrand, proche de l’extrême droite maurassienne qui a dévié vers… le socialisme et l’anticapitalisme ! Mais le sens normal, c’est gauche jeune et droite vieux ! Manuel Valls, attaché au Parti socialiste, part à la conquête de la mairie de Barcelone… contre la gauche sortante et soutenu par le centre droit catalan.

Sous la Cinquième République, René Rémond avait tenté de perpétuer son analyse initiale en considérant le gaullisme comme une résurgence de la droite bonapartiste, le libéralisme économique voire la démocrate-chrétienne comme une résurgence de la droite orléaniste, et peut-être l’extrême droite actuelle, qui n’a rien de fasciste, comme une résurgence de la droite légitimiste, avec ce côté réactionnaire et passéiste. En d’autres termes, l’UDR puis le RPR puis l’UMP comme bonapartistes (Charles De Gaulle, Georges Pompidou, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy), l’UDF, le MoDem, le PR (Parti républicain de François Léotard) ou Républicains indépendants (de Valéry Giscard d’Estaing) ou encore Raymond Barre, comme orléanistes, et le FN de Jean-Marie Le Pen (au tempérament bonapartiste) comme légitimiste.

En fait, les situations sont beaucoup plus complexes. René Rémond avait même nuancé ses propos concernant la tendance politique de Charles Maurras, proche de la droite légitimiste (véritable réactionnaire) mais qui était, dans l’action, plutôt comme une droite bonapartiste (tous derrière le chef) et il avait même prouvé quelques relations avec la droite orléaniste.

De même, le catholicisme d’origine maurrassienne et la ligne démocrate-chrétienne pouvaient apporter à De Gaulle, considéré comme bonapartiste (moi ou le chaos) des composantes légitimistes (finalement quasi-inexistantes, qu’on pourrait retrouver dans la loi Debré sur l’aide à l’enseignement privé sous contrat) et surtout des composantes orléanistes (droit de vote aux femmes, institutions parlementaires, bicamérisme, légalisation de la pilule contraceptive, politique de croissance économique, etc.) dans son exercice du pouvoir.

En quelques sortes, chaque droite, chaque parti, possède une part pondérée de chacune de ces droites d’origine. Comme un espace vectoriel à plusieurs dimensions, en l’occurrence, trois ici.

Alors, aujourd’hui, en 2018, ces schémas sont-ils toujours capables de décrire correctement la réalité ? Et déjà, qu’est-ce que la droite ? Le gouvernement actuel, dirigé par un Premier Ministre "de droite" mais dont les deux seuls ministres d’État sont "de gauche" (l’un socialiste, l’autre écologiste), est-il "de droite" ? Le Président Emmanuel Macron est-il "de droite" alors que sa seule expérience ministérielle, il l’a eue dans un gouvernement "de gauche" ?

On pourra toujours parler de "fausse gauche", mais d’autres parlent aussi de "fausse droite". Qui parle de "fausse droite" ? Ceux qui se sentent plus à droite que le gouvernement actuel. Emmanuel Macron est "de droite" pour quelqu’un de gauche concernant l’immigration et la politique économique. Mais il est considéré comme "de gauche" pour quelqu’un de droite concernant l’immigration et la politique sociétale (exemple, le soutien à la PMA).

René Rémond se méfiait du clivage gauche/droite. Dans la dernière édition de son fameux livre, en 1982, il rappelle avec force et évidence : « Ceux qui rendirent par une froide et pluvieuse soirée de novembre 1970 un dernier hommage au Général De Gaule aussi bien que ceux qui firent cortège le 21 mai 1981 au Président Mitterrand dans sa marche vers la montagne Sainte-Geneviève font partie d’un même peuple et écrivent des chapitres d’une même histoire. Le déclarer n’est pas approuver toute politique, ni justifier toutes les décisions : c’est tout simplement reconnaître ce qu’il y a de grand, de noble, de généreux dans l’engagement des uns et des autres. ».

Les clivages, aujourd’hui, sont en plusieurs dimensions. L’un des clivages, mis en avant par le pouvoir et par certains de ses opposants, c’est pour la construction européenne et contre la construction européenne (européen ou souverainiste). L’autre, c’est pour le libéralisme économique et contre le libéralisme économique (en rappelant que le libéralisme, ce n’est pas 57% du PIB en dépenses publiques !!). Ou alors ceux qui sont pour réduire le déficit public et ceux qui s’en moquent. Autre clivage : pour la PMA et contre la PMA, ou encore pour le mariage pour tous et contre le mariage pour tous. Clivage aussi sur la générosité qui doit l’emporter ou pas sur le nationalisme (immigration, frontières, etc.). Clivage entre la laïcité et le communautarisme. Clivage entre la centralisation étatique et la décentralisation et déconcentration.

Une première approximation donnerait ceci :

Droite légitimiste : RN (Marine Le Pen), DLF (Nicolas Dupont-Aignan), une partie de LR (Laurent Wauquiez), Patrick Buisson.

Droite bonapartiste : une partie de LR (Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi).

Droite orléaniste : une partie de LR (Jean-Pierre Raffarin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Alain Juppé), UDI, MoDem (François Bayrou), LREM (Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jean-Michel Blanquer), et évidemment Emmanuel Macron.

Mais Emmanuel Macron a aussi pour modèle de gouvernance la droite bonapartiste. Pas étonnant, puisque les deux empereurs des Français ont chacun cassé le paysage politique de l’époque, comme l’a fait Emmanuel Macron, plongeant la grande partie de la classe politique dans un océan de perplexité. Seuls surnagent ceux qui sont sûrs de leur positionnement, à savoir les extrêmes : RN, FI, PCF.

Je termine sur cette ultime réflexion de René Rémond dans "Les Droites aujourd’hui" (éd. Louis Audibert) sorti le 1er mars 2005, après avoir expliqué que la droite légitimiste n’avait plus de traduction politique aujourd’hui : « La distinction entre les deux autres droites, orléaniste ou libérale, et bonapartiste ou autoritaire, est plus vive que jamais : toute l’histoire de la Ve République s’ordonne autour de leurs rapports (…). De surcroît, le moment n’est-il pas venu d’enregistrer la naissance ou de prendre acte du passage à droite d’autres composantes du spectre politique et idéologique ? La question se pose pour la démocratie d’inspiration chrétienne comme pour tel rameau du radicalisme. ». Et peut-être aussi pour le macronisme ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 septembre 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
René Rémond.
La disparition de René Rémond.
Jean d’Ormesson.
Pierre Miza.
Jean-Baptiste Duroselle.
Georges Duby.
Hannah Arendt et la doxa.
Max Gallo.
Michèle Cotta.
Philippe Alexandre.
Elie Wiesel.
Henri Amouroux.
Jean Lacouture.
Édouard Bonnefous.
Alain Decaux.
Gonzague Saint Bris.
Claude Estier.
Jean-Jacques Servan-Schreiber.
Jean-François Deniau.
Jean Boissonnat.
Étienne Borne.
Pierre-Luc Séguillon.
Françoise Giroud.
André Glucksmann.
Noël Copin.
Maurice Duverger.
Bernard Pivot.
Michel Polac.

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4 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 29 septembre 12:38
    @Sylvain Rakotoarison

    Votre article, très bien documenté, comme d’habitude, est fort intéressant, même si je n’ai jamais été particulièrement persuadé de la pertinence des analyses de René Rémond.

    En ce qui concerne Macron, je ne sais pas s’il faut appliquer les grilles d’analyse ordinaires, et encore moins celles de René Rémond. C’est un cas qui m’en rappelle quelques autres, dont celui du pauvre président Deschanel, mais à chaque fois, il s’agit de particularités très singulières qu’on aurait le plus grand mal à retenir pour définir une classe politique.

    Les portes des trains, désormais -et je ne parle pas de celles des avions !-, sont munies, Dieu merci, de systèmes de fermeture entièrement automatiques, et il y a longtemps que ceux « qui ne sont rien » disposent de baignoires qui leur permettent d’avoir toujours « les pieds propres ».

    • foufouille foufouille 29 septembre 12:47
      « Mais il est considéré comme »de gauche" pour quelqu’un de droite concernant l’immigration et la politique sociétale (exemple, le soutien à la PMA)."
      assez mort de rire.

      • Ciriaco Ciriaco 29 septembre 20:30
        Oui, il est grand temps de se poser la question ce qui est en train de se passer à droite, y compris chez les libéraux ; d’une part, il est idiot de croire les vieux dangers terminés, et d’autre part je vois aussi bien des économismes prendre lieu et place de la pensée, et ceci jusque dans la sphère où s’exerçait une certaine tradition.

        Sur la question de « l’évolution » ou de « l’extrémisme » à gauche, il serait bon d’ajouter à la réflexion la notion d’échelle : tout en bas, nous ne vivons pas un choix où l’évolution serait une possibilité. Des représentations comme celle de la FI conservent un intérêt à une réalité plus terrienne et réelle, et c’est en cela qu’elle dénote à l’échelle du pouvoir, où s’exerce traditionnellement des souplesses connues de tout esprit raisonnable.

        Mais le concept n’est pas transposable d’une échelle à une autre. Résumer la France insoumise à une extrême, c’est prendre le bas du social pour négligeable - ou vulgairement dirigeable, sans volonté d’émancipation : c’est une tendance forte, et en cela ce n’est pas un service rendu à l’intelligence que vous défendez ici.

        • Franck ABED Franck ABED 1er octobre 20:16

          Très mauvais article notamment sur la classification des courants dits de droite... Vous devriez lire :


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