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Séquence électorale : un grand gagnant, un petit gagnant, et de très nombreux perdants

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Ouf ! Après les deux tours de la primaire de la droite, les deux tours de la primaire socialo-radicale, les deux tours de la présidentielle et les deux tours des législatives, voici venu le temps des bilans de cette interminable séquence électorale. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elle a réservé d’innombrables surprises. Avec, à la clé, des résultats sur lesquels personne n’aurait misé la moindre pièce...

Le 19 novembre 2016, à la veille de la primaire LR-UDI, Sarkozy pensait encore être en mesure d’être désigné par son camp pour reprendre ce qu’il estimait être son bien : la présidentielle de la République, usurpée à ses yeux par Hollande le temps d’un quinquennat. De son côté, conforté par les enquêtes d’opinion qui en faisaient le grand favori de cette consultation interne, Juppé affichait sa sérénité. À l’évidence, c’est lui qui allait sortir vainqueur de de scrutin avant de devenir en mai le prochain chef de l’État : une formalité, eu égard à la décrépitude du parti socialiste. Quant à Fillon, il était bien décidé à jouer sa partition, mais dans un rôle d’outsider sans réelle chance de l’emporter. On a vu le résultat : Sarkozy éliminé dès le 1er tour, c’est Fillon qui a surclassé Juppé le 27 novembre et obtenu de ce fait l’investiture de la droite pour la présidentielle.

Exit Sarkozy, ex-Président de la République ! Exit Juppé, ex-Premier ministre !

Le 21 janvier 2017, à la veille de la primaire PS-PRG, c’est Valls qui tenait la corde après que Hollande eût été empêché de se représenter en raison d’un bilan jugé très négativement par les Français et qui aurait, à n’en pas douter, conduit à un cinglant échec du Président sortant. Son principal adversaire, Montebourg, était quant à lui assuré sur le papier d’une présence au 2e tour face à l’ex-Premier ministre, et bien malin celui qui aurait pu dire lequel possédait les meilleures chances d’investiture dans un parti fracturé par des idéologies contradictoires et des ambitions antagonistes. Or, contre toute attente, c’est un troisième larron, en l’occurrence le falot Hamon, qui est sorti vainqueur de ces deux tours en forme de jeu de dupes.

Exit Hollande, ex-Président de la République  ! Exit Valls, ex-Premier ministre !

Dès lors, c’est « un boulevard » qui s’ouvrait pour Fillon dont le profil rassurant de notaire provincial ancré sur des valeurs catholiques de bon aloi – dont une exemplaire probité en rupture avec les pratiques de Sarkozy – était de nature à rassembler une majorité de Français sur son nom lors de la présidentielle, puis une solide majorité de députés issus des rangs de la droite LR-UDI comme le voulait la tradition d’alternance de la Ve République.

C’était compter sans le Canard enchaîné : le 25 janvier 2017, le volatile satyrique lâchait une bombe contre Fillon en révélant comment le M. Propre des Républicains avait, durant des années, fait prospérer sa PME familiale en salariant à prix d’or sur des fonds publics son épouse Penelope pour un emploi (présumé) fictif d’assistante parlementaire. Deux autres bombes, larguées les 1er et 8 février, étaient venues compléter le tableau nauséabond d’un système d’enrichissement à diverses facettes parfaitement bien rodé et dans lequel étaient impliqués également deux des enfants du couple – Marie et Charles – ainsi que le patron de la Revue des Deux mondes, Ladreit de Lacharrière.

Exit Fillon ? Pas encore, mais ce n’était plus, affirmait-on dans la médiasphère, qu’une question de semaines, voire de jours.

Du moins le croyait-on car l’on voyait mal comment un candidat plombé par d’aussi graves accusations pouvait se maintenir dans la course électorale. Poussé de toutes parts, le candidat LR avait fini par admettre qu’il se retirerait s’il était mis en examen par les magistrats du Parquet national financier. Début mars, Fillon était même au bord du renoncement, et sans doute se fût-il retiré pour éviter un crash sans précédent à son parti s’il n’avait bénéficié du soutien déterminé des ultra-cathos de Sens commun et de l’activisme en coulisse de Sarkozy, bien décidé à savonner jusqu’au bout la planche de Juppé, le plan B de LR. C’est ainsi que lors du rassemblement du Trocadéro le 5 mars 2017, organisé par les caciques de Sens Commun, s’affichèrent ostensiblement à la tribune en soutien de Fillon des proches de l’ex-Président, manifestement plus enclin à favoriser la défaite de son camp avec le Sarthois que la victoire de son ennemi juré bordelais qui eût sapé ce qu’il lui restait d’influence et rejeté ses « amis » hors du jeu politique. 

Le Trocadéro aurait-il pu n’être qu’un baroud d’honneur pour le candidat de LR ? On aurait pu le croire, car le 14 mars 2017 Fillon était de facto mis en examen pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». Des chefs d’accusation auxquels étaient venues s’ajouter le 21 mars de nouvelles mises en examen pour « escroquerie aggravée » et pour « faux et usage de faux  ». Jamais dans l’histoire de la Ve République on n’avait vu un candidat à la présidence affublé par la Justice – sous couvert, cela va de soi, de la présomption d’innocence – d’une telle batterie de casseroles.

Exit Fillon ? Définitivement non.

Reniant sa propre parole et fort du soutien de Sarkozy, le candidat LR avait décidé de se maintenir au lendemain du Trocadéro en provoquant le renoncement définitif de Juppé qui, jusqu’au 5 mars, s’était tenu prêt à revenir dans la course au cas où Fillon aurait jeté l’éponge. Qui plus est, la date limite de dépôt des candidatures pour la présidentielle – le 17 mars – était dépassée : les jeux étaient faits, rien n’allait plus à la table du grand casino politique. Rendez-vous le 23 avril pour le 1er tour de la présidentielle.

L’EXCEPTIONNEL PARCOURS DE MACRON

De son côté, Macron avait parfaitement mené sa barque et d’autant mieux profité de la conjonction d’éléments favorables à ses ambitions qu’il a bénéficié de nombreux soutiens médiatiques. En lançant son mouvement En Marche ! le 6 avril 2016, le ministre des Finances n’imaginait pourtant pas pouvoir se qualifier dès 2017 pour le 2e tour de la présidentielle. À l’évidence son objectif n’était pas là, mais consistait – en vue de 2022 – à préempter le centre orphelin de candidat indépendant, et à capitaliser sur sa candidature – annoncée le 16 novembre – les intentions de vote des nombreux Français en rejet des partis de gouvernement afin de disposer pour l’avenir d’un socle électoral solide. Macron n’était alors qu’un candidat de réserve qui se voyait en successeur de Juppé après l’unique mandat de celui-ci.

En quelques jours, tout ce scénario a été balayé par les électeurs de la primaire LR-UDI qui ont rebattu toutes les cartes en éliminant Juppé et en désignant en Fillon un candidat d’une droite dure qui ouvrait tout grand un espace au centre pour celui qui se revendiquait « ni de droite ni de gauche ». On connait la suite : plus que jamais soutenu par une majorité des médias, porté par une réelle curiosité d’une part croissante de nos compatriotes, et servi par les déboires judiciaires de Fillon, Macron s’est progressivement imposé comme le favori de cette présidentielle encore réputée « imperdable » par les Républicains début janvier 2017. Et cela en faisant taire tous ceux qui, dans une partie de la presse et sur de nombreux blogs et sites citoyens du web, n’ont longtemps vu en lui qu’une « bulle » prête à éclater ou une « baudruche » sur le point d’exploser.

Macron vainqueur de la présidentielle face à Le Pen le 7 mai 2017, encore fallait-il qu’il soit en mesure de gouverner en s’appuyant sur une majorité de parlementaires acquise à sa cause et aux réformes qu’il entendait mettre en œuvre. En nommant la transfuge LR Philippe au poste de Premier ministre le 15 mai, le nouveau Président a fait exploser l’unité des Républicains et jeté les bases d’un très large rassemblement. Pour autant, là encore, de nombreux journalistes et blogueurs ont émis de sérieux doutes sur la capacité du tandem exécutif à obtenir une majorité de députés LREM-Modem, a fortiori absolue, et cela en parfaite méconnaissance de l’histoire de la Ve République au cours de laquelle un Président nouvellement élu a toujours disposé de cette majorité.

Comme l’on pouvait le penser, il n’y a pas eu la moindre difficulté pour Macron et son gouvernement lors des deux tours de scrutin des 11 et 18 juin 2017 : avec 350 élus, les députés LREM et Modem offrent à l’exécutif une majorité absolue très large, malgré un recadrage entre les deux tours né de la crainte d’un pouvoir trop hégémonique. Compte tenu des résultats, l’apport du Modem n’est même plus une nécessité pour le Président et son Premier ministre. Dès lors et compte tenu des déchirements de LR et de la décomposition du PS, la seule réelle opposition à la volonté de réforme libérale de l’exécutif ne pourra venir que de la rue. Encore faudrait-il que les Français soient déterminés à se mobiliser en masse, ce qui est loin d’être acquis. Réponse probablement en septembre au moment où devrait être finalisé le texte de la nouvelle loi Travail.

LES PARTIS A L’HEURE DES BILANS

En termes de bilan, cette longue séquence électorale n’aura fait que deux vainqueurs : Macron et le parti LREM, mais aussi le Modem à un degré moindre. Élu à la présidence de la République, Macron, inconnu des Français il y a encore 3 ans, aura réussi le plus spectaculaire « hold-up » politique de l’époque politique contemporaine, pour reprendre sa propre expression, empruntée au langage sportif lors d’un meeting angevin* tenu le 28 février. Chef d’État à 39 ans, et doté d’une majorité absolue de députés acquis à sa cause, Macron est évidemment le grand vainqueur de cet interminable marathon électoral.

Mais le Modem tire également son épingle du jeu : en rejoignant LREM au sein d’une alliance pour la majorité présidentielle, le parti de Bayrou enraye le processus de disparition qui le menaçait ; avec 42 députés, le Modem pourra même disposer à l’Assemblée Nationale d’un groupe parlementaire et des importants moyens qui vont avec, notamment en termes de temps de parole et d’habilitation à déposer des propositions de loi.

Tous les autres partis sont perdants, exception faite de la France Insoumise qui, avec 17 députés, disposera d’un groupe, ce dont Mélenchon s’est publiquement réjoui. Mais on est loin des perspectives qu’avait pu laisser entrevoir le score du 1er tour de la présidentielle, perspectives qui avaient amené le leader de la FI à rêver d’un premier rôle dans l’opposition assis sur des dizaines d’élus. En réalité, il n’y a ni défaite ni victoire pour la FI, mais une base de développement qui pourrait faire augurer des lendemains prometteurs pour ce parti populaire.

Inutile de s’attarder sur le cas du Parti Socialiste : non seulement le PS aura perdu 90 % de ses élus au terme de 5 années de hollandisme et près des trois-quarts de son financement public, mais il n’a plus ni chef ni ligne politique. A-t-il seulement un avenir ? Ou subira-t-il le sort du Parti communiste, réduit à sa dizaine de députés et quelques bastions locaux de plus en plus rares qu’il tente de conserver au gré d’alliances à géométrie variable selon les scrutins.

Autre parti en crise, le Front National. Et ce ne sont pas ses 8 députés qui éviteront les règlements de compte internes qui marqueront les prochaines semaines. Car le FN est très en deçà de ses objectifs affichés en début d’année, et la déplorable image d’incompétence laissée par Le Pen lors de son débat face à Macron n’est pas pour rien dans cet échec. Pire encore : le parti ne sait plus quelle position adopter sur l’Union Européenne et l’euro. Or, cette clarification sera nécessaire, mais elle risque de créer une fracture entre le clan Philippot et celui de ses adversaires.

Chez Les Républicains l’heure est également à la soupe à la grimace. Malgré un sursaut de leur électorat entre les deux tours des législatives, des dizaines d’élus sont passés à la trappe, et les caisses du parti vont se ressentir douloureusement de la claque infligée par LREM au vieux parti droitier. D’ores et déjà, c’est une dangereuse fracture qui est en germe : D’un côté, les élus Macron-compatibles : sous la houlette de Solère, ils pourraient former leur propre groupe parlementaire avant, probablement, de créer leur propre parti politique. D’un autre côté, les anciens sarkozystes : emmenés par Wauquiez, ils resteraient sur une ligne droitière dure qui, à terme, pourrait devenir compatible avec l’aile modérée du FN. Il risque d’y avoir des réunions tendues au siège de LR dans les prochains jours, et cela d’autant plus que la formation du gouvernement Philippe II pourrait accélérer le processus de schisme. 

En l’état, nul ne peut évidemment dire ce que sera le quinquennat de Macron. Mais une chose est sûre : ce marathon électoral, même s’il a pu paraître interminable, aura été passionnant de bout en bout. Mais il aura également débouché sur une évidence : en l’absence d’une réforme significative de la loi électorale, c’est la démocratie qui sera de plus en plus bafouée. Il est en effet devenu intolérable qu’une formation politique ayant recueilli 15 % des inscrits aux législatives puisse se retrouver avec une confortable majorité absolue alors que des partis dont le candidat a fait quasiment jeu égal lors de la présidentielle avec le Président élu ne bénéficient que d’un groupe modeste pour l’un (La France Insoumise), voire pas de groupe du tout (Front National). Ne pas réformer la loi électorale serait une faute majeure, possiblement vectrice de grands désordres à venir. Macron ferait bien d'y penser très rapidement. 

* « Est-ce que quelqu'un peut penser raisonnablement que, élu Président, il aura une majorité présidentielle uniquement avec son parti  ? Moi je n'y crois pas. Non seulement ce n'est pas possible, mais ce n'est pas souhaitable ! Parce que ce serait un hold-up ! » (lien)


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153 réactions à cet article    


  • Graal 20 juin 17:42

    S.Rakotoarison n’aurait pas fait mieux. Bravo !


    • Fergus Fergus 20 juin 20:28

      Bonsoir, Graal

      Ah bon ? Cet article vous a semblé partisan ?


    • Onecinikiou 20 juin 21:52

      @Fergus


      Comme d’innombrables commentateurs et tartuffes (pour les sachants malhonnêtes) vous semblez ne pas vouloir comprendre qu’il ne peut y avoir d’alliance, de rassemblement, entre le Front National et les « Républicains », pour deux raisons majeurs dont chacune se suffit à elle-même pour expliquer cette impossibilité :

      1/ la première de ces raisons est que le Front National est fondamentalement un parti patriote et souverainiste, quand le second est objectivement (depuis la trahison qui suivit l’appel de Cochin) un parti européiste acquis à tous les préceptes néolibéraux, otanesques et mondialistes, 

      2/ la seconde est que le Front National est frappé d’une mise à l’index depuis le début des années 80 (aussi pour la raison précédente) par le surpuissant lobby sioniste international, à travers sa loge maçonnique mondiale - interdite aux non-juifs (souvenons-nous des récriminations lors du bal de Vienne faussement interdit aux juifs...) - le B’nei B’rith.


    • Fergus Fergus 20 juin 22:09

      Bonsoir, Onecinikiou

      Si vous avez été attentif à mes propos, vous aurez noté que je n’ai jamais parlé d’une alliance LR-FN, mais d’un possible rapprochement entre la droite dure et une partie des caciques du FN sur une base qui reste à définir.

      « Patriote », je ne sais pas ce que cela veut dire car il existe des « patriotes » dans tous les partis, l’adhésion à l’idée européenne n’étant en aucun cas incompatible avec les valeurs de la patrie. A toutes fins utiles, je vous informe même que chez moi en Auvergne on nomme « compatriotes » les autres natifs de la région. smiley

      Quant au souverainisme, même au sein du FN beaucoup ne savent plus sur quel pied idéologique danser.

      Je me refuse à commenter le point 2.


    • Graal 20 juin 22:54

      @Fergus
      Pas du tout ! Je vous taquinais un peu. Mais votre article est excellent et suffisamment objectif, de mon point de vue, pour un auteur dont les convictions sont bien affirmées.
      Si je me suis permis cette facétie (qui n’avait rien de méchant), c’est précisément parce que vous êtes, habituellement, excessivement sévère, voire virulent, envers S.Rakotoarison.


    • Onecinikiou 20 juin 23:17

      @Fergus


      Le point numéro 2 est pourtant incontournable pour comprendre et rendre intelligible la dernière séquence historique quant à la politique intérieure (et extérieure) française. Que craignez-vous ? Vous pensez qu’oblitérer sciemment la réalité rend service à vos lecteurs ?

      Ensuite, il est logiquement incohérent de soutenir qu’un patriotisme d’échelon national serait compatible avec une fédéralisation politique, soit une externalisation progressive des centres de décision, d’échelon continental. Non seulement c’est anti-patriotique, mais anti-démocratique puisque il ne peut y avoir de démocratie sans souveraineté, pas plus qu’il ne peut y avoir de souveraineté (populaire et nationale en tout cas) sans peuple ni nation. Or il n’existe de nation et peuple européens que dans les chimères discursives d’idéologues bornés. 

      Je sais bien que votre mentor Mélenchon a cru jadis en l’avènement d’un patriotisme européen. Ce faisant cet homme qui se croit érudit et cultivé n’a, à ce sujet tout le moins, jamais fait que la démonstration de sa bêtise et de son aveuglement idéologique crasses, qui par ailleurs se fracassent chaque jour sur le mur des réalités. 

    • Lugsama Lugsama 21 juin 09:04

      @Onecinikiou

      Surtout que personne ne veux s’allier avec un parti petainiste qui souhaitent ruiner les épargnants français et dirigé par une hystérique.

      Il y a d’un côté un parti pseudo-patriote pour gogo racistes et de l’autre de vrai patriotes.


    • Fergus Fergus 21 juin 09:14

      Bonjour, Graal

      Bien noté.

      Il m’arrive en effet d’être virulent avec Rakotoarison, mais plus sur des questions sociétales que politiques. Sur ce dernier plan, il est figé dans une posture très partisane dont il ne bougera pas.


    • Fergus Fergus 21 juin 09:19

      Bonjour, Onecinikiou

      « votre mentor Mélenchon »

      Je n’ai jamais eu de mentor en quelque domaine que ce soit, et surtout pas en politique. Et si vous voulez mon avis sur Mélenchon, sachez que je le considère comme un mal nécessaire de la France Insoumise car il peut être brillant et rassembleur. Mais il peut également se montrer insupportable - à mes yeux - lorsqu’il se laisse dominer par son ego.


    • Graal 21 juin 09:50

      @Fergus, bonjour
      En tout cas, pour ce qui est de la qualité rédactionnelle et analytique, certains, sur ce site, qui se prétendent même écrivains et/ou journalistes, pourraient très avantageusement prendre exemple sur lui.
      Bonne journée. Je vous laisse vous débattre sur le lobby sioniste !!!


    • Layly Victor Layly Victor 22 juin 09:14

      @Onecinikiou

      Je ne suis pas d’accord. Mélenchon n’est ni bête ni aveugle idéologiquement. C’est un businessman, et comme chez tous les businessmen, la malice fait office de culture, et l’idéologie n’est qu’une façade marketing
      Son business, c’est la destruction des valeurs de la nation, dont le patriotisme, et la destruction de l’économie nationale et de l’industrie. 
      Son créneau prioritaire, c’est la destruction des valeurs de la classe ouvrière et leur effacement au profit de l’idéologie bobo.
      Par une démagogie abjecte, déguisée en égalitarisme, il propose le remplacement des élites (déjà fort peu nombreuses) par un processus de tirage au sort.
      Il a réduit à néant ce qui restait des idéaux du PCF.
      Sa haine féroce de la France n’est plus à démontrer.
      Je ne crois pas que ce soit de la bêtise. Il occupe le créneau que le système lui a confié, l’anesthésie du monde ouvrier. Il faut s’attendre à quelques effets de manche et à un peu de désordre dans les rues en Septembre, pour faire bonne figure.

    • Onecinikiou 22 juin 09:52

      @Layly Victor


      La démagogie du tirage au sort est en effet totale. A quand Mme Michu ministre de l’économie... ?

      Outre qu’il n’y a pas pire culte du chef que chez nos « soumis » au grand timonier. Ultime contradiction de nos démagogues.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 juin 17:50

      Merci pour votre article qui montre bien l’obsolescence des vieux partis, la lassitudes des électeurs vis-à-vis des ténors d’opéra aussi sclérosés que l’opéra lui-même et surtout l’efficacité des techniques de marketing politique dont fait partie la « communication » (euphémisme pour propagande et manipulation). L’illusion de démocratie entretenu par les anciens hypnotiseurs disqualifiés est en train de disparaître, et tout le monde, même les électeurs et les élus REM, est en train de comprendre que tout s’achète, comme aux Etats-Unis. Le prochain président français sera peut-être un clone de Trump : depuis 1945, nous avons toujours cinq ans de retard.

      Votre espoir semble se situer dans l’action des salariés en Septembre. J’aimerais partager votre optimisme, mais les derniers développements des luttes syndicales et le rôle joué par la CFDT assombrissent mon horizon.
      Bien sûr, la tension sociale et les injustices provoqueront un séisme de la structure, mais je crains qu’il faille davantage compter sur les Chinois, les Indiens, les Brésiliens et les citoyens d’Afrique du Sud pour que s’opère une redistribution des cartes et disposer d’une donne plus équitable.

      • Cadoudal Cadoudal 20 juin 17:58

        @Jeussey de Sourcesûre
        Concernant les permis de port d’armes accordés aux terroristes, le nouveau chef des bourgeois trouve la situation insatisfaisante...

        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/06/20/97001-20170620FILWWW00052-philippe-pas-satisfaisant-qu-un-fiche-s-beneficie-d-une-autorisation-d-arme.php

        malgré son assignation à résidence, Adam Dzaziri aurait effectué pas moins de trois voyages en Turquie en l’espace de cinq mois, entre mars et août 2016.
        https://francais.rt.com/france/40007-sejours-turquie-permis-port-arme-fiche-s-terroriste-champs-elysees

        Une commission d’enquête bourgeoise va se pencher sur le problème.


      • robert 20 juin 18:02

        @Cadoudal
        attention, il y a confusion , il ne s’agit pas d’un « port d’arme » quasiment jamais accordé, mais d’acquisition et de detention, ici surement catégorie 4.


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 juin 18:04

        @Cadoudal

        pourriez-vous aller pisser ailleurs que sur mes chaussures, s’il vous plait ?

      • francesca2 francesca2 20 juin 18:09

        @Jeussey de Sourcesûre


        Ou alors vous pouvez vous ouvrir un blog pour vous tout seul. 

      • Cadoudal Cadoudal 20 juin 19:41

        @Jeussey de Sourcesûre
        Elles ont un truc de spécial vos chaussures ?

        Tannées en peau de Vendéens, semelles en liberté d’expression et dédicacées par Merluchon ?

        Est-ce que moi je vous demande d’aller disserter sur le charme discret de la bourgeoisie et les bienfaits de la bonne conscience consensuelle ailleurs que dans mon pays ?


      • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 20 juin 20:04

        @Cadoudal

        elles sont en peau de chagrin

      • Cadoudal Cadoudal 20 juin 20:25

        @Jeussey de Sourcesûre
        C’est décidément une mauvaise habitude chez les soixanthuitards que d’être mal chaussés :

        Si j’avais des sabots électriques, je pourrais aller à Roscoff, à Marrakech ou à Kerlouan, j’en aurais pas pour longtemps. Avec mes sabots électriques, je n’aurais pas besoin de drogue ni d’alcool, il me suffirait de frapper le sol pour voler au firmament... Gant va botoù-koad dre-dan...

        http://www.kubweb.media/page/documentaire-les-sabots-electriques-soazig-daniellou/


      • Fergus Fergus 20 juin 20:43

        Bonsoir, Jeussey de Sourcesûre

        « Votre espoir semble se situer dans l’action des salariés en Septembre »

        J’aimerais y croire, mais je suis très dubitatif sur les chances d’une mobilisation massive et efficace. D’autant plus que je crois que la CFDT et FO accepteront le deal proposé par le gouvernement moyennant deux ou trois petites carottes pour compenser les effets du gros bâton.


      • Onecinikiou 20 juin 21:57

        @Fergus


        Dur aussi de soulever les masses pour manifester contre un pouvoir pour lequel on a appelé à voter et faire élire (CGT, CFDT, UNSA...) !!

        Pour paraphraser l’adage trotskiste : social-traitre un jour, social-traitre toujours.

      • Cadoudal Cadoudal 20 juin 22:03

        @Onecinikiou
        Certains ont la vocation de la traitrise..

        Faudrait voir aussi au niveau de la génétique si il n’y a pas un tradition familiale dans certaines familles bourgeoises...


      • Layly Victor Layly Victor 22 juin 09:20

        @Jeussey de Sourcesûre
        félicitations, ça, c’est de l’argumentation de premier plan !

        Les bobos sont tous les mêmes. Quand ils n’ont rien à dire, ils sortent le pulvérisateur de moraline.

        Moi, j’essaie de me servir d’arguments. Exemple : Monsieur Cadoudal, je le soutiens car c’est un vrai patriote.

      • leypanou 20 juin 18:23

        En réalité, il n’y a ni défaite ni victoire pour la FI, mais une base de développement qui pourrait faire augurer des lendemains prometteurs pour ce parti populaire.  : je ne crois pas.

        Je crois au contraire que la FI a atteint son maximum, vu le segment politique qu’elle veut occuper. Toutes les petites gens qui sont à la limite financièrement -et susceptibles de voter FI- ne vont pas soutenir un mouvement qui, jouant les humanistes, propose d’« accepter » tout malheureux « climatique ».

        Et le segment humaniste, il y a suffisamment de partis politiques qui l’occupent : le PS, les écologistes.l’UDI, même Macron hypocritement.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 juin 20:35

          @leypanou
          C’est bien dommage que Mélenchon n’ait pas été élu Président !
          En quelques jours, la BCE aurait fermé le robinet bancaire comme en Grèce, et on aurait été débarrassé de lui, de ses poèmes et de ses discours lénifiants ...


          Mélenchon, à l’Assemblée, va faire ce qu’il sait faire de mieux, vendre des illusions pendant 5 ans à une Gauche divisée et déboussolée, pour sauver son cher rêve européen !

          Soutenir les luttes syndicales sans jamais parler des Traités européens, et de la sortie de l’ UE et de l’euro, aura les mêmes effets qu’au NPA : démobiliser les militants. Car les Mamamouchis européens se fichent bien des manifs, les Grecs en ont fait plus de 20 000, en pure perte ! Ils sont ruinés, et les retraités viennent de voir leurs pensions baissées pour la 12e fois.

          Comme le programme de Macron, c’est le même que celui appliqué en Grèce ...., « la France va subir le même sort que la Grèce ! »

        • Fergus Fergus 20 juin 20:48

          Bonsoir, leypanou

          Tôt ou tard, les partis sont contraints de faire évoluer leur ligne politique s’ils veulent élargir leur électorat. Ce sera forcément le cas de la FI, et notamment - vous avez raison - sur le problème de l’immigration qui pénalise ce parti au profit du FN. Sans renier des principes humanistes auxquels il convient de rester attachés, sans doute faudrait-il avoir une approche un peu plus pragmatique. Mais je reconnais que c’est plus facile à dire qu’à faire.


        • Cadoudal Cadoudal 20 juin 21:29

          @Fergus
          L’électorat de Mélenchon s’élargit de jour en jour, simple question de démographie et d’immigration massive, quel intérêt électoral pour lui de vouloir se rapprocher de la future minorité blanche ?

          Tout les élus FI sont fonctionnaires et viennent de territoires musulmans, rien à gratter pour lui chez les prolos indigènes.

          http://www.fdesouche.com/863803-avec-daniele-obono-les-indigenes-de-la-republique-fait-leur-entree-lassemblee-nationale

          Ceux qui souffrent de la colonisation au jour d’aujourd’hui, ce sont les Européens.
          Nous sommes les seuls, en tant que peuples natifs autochtones, à l’heure actuelle, à être légitimes pour employer le terme d’oppresseurs envers :
          - Les médias, qui sont les oppresseurs des peuples natifs en leur niant toute existence, légitimité territoriale, ou légitimité à transmettre une culture et un savoir.
          - Les groupes de mouvance de gauche, d’extrême gauche et«  »«  »écologistes«  »«  »«  » (un véritable écologistes défend l’idée d’adéquation entre l’espèce et le biotope, ceux qui le nient sont des négationnistes) qui accompagnent notre élimination physique de notre territoire ancestral par le biais de politiques familiales et de submersion migratoire à grande échelle
          - Les groupes politico-religieux, qui se retrouvent tous sous une même bannière : la haine du blanc et sa volonté de l’éliminer de son territoire, tout en conservant ses infrastructures ( ce qui est amusant , puisque c’est en fait une redite de la pensée anti coloniale, qui à mené tous les peuples la réclamant à la misère.)
          Nous sommes sous le joug des oppresseurs.
          Cela peut paraitre excessif, c’est une réalité qu’il faut endosser et faire valoir.


        • Fergus Fergus 20 juin 21:58

          Bonsoir, Cadoudal

          Le fait est que les 17 élus de la FI ne sont pas représentatifs du pays, mais sans doute ni plus ni moins que dans les autres partis, même si les csp n’y sont pas les mêmes.

          Parler d’« oppression » me semble excessif en effet. Non qu’il n’y ait pas des problèmes aigus dans certains bassins exposés tout à la fois à un chômage élevé et à une densité de personnes d’origine étrangère située au delà du seuil de saturation ressenti par les habitants. C’est d’ailleurs pour cela que je me suis toujours refusé à stigmatiser les électeurs du FN qui vivent dans les cités les plus exposées.

          Il est évident qu’ici et là la situation est potentiellement explosive et qu’il n’est plus temps de « faire la part du feu » en abandonnant ces lieux à leur sort, quitte à laisser s’y développer des économies parallèles.


        • Cadoudal Cadoudal 20 juin 22:22

          @Fergus
          Vous soutenez un parti qui soutient le PIR de Bouteldja...

          Vous pensez vraiment que quiconque d’un peu censé puisse accorder le moindre crédit à
           vos propos concernant le sentiment de dépossession des prolos indigènes ?

          Vous avez choisi votre camp, celui de l’envahisseur musulman, celui de Soros et de Moscovici, les raisons de ce choix ne regardent que vous, mais ayez au moins la courtoisie de cesser vos prêches de jésuites...

          On ne peut pas tout le temps et en tout lieu avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière..

          Vous avez fui les territoires musulmans invivables pour vous réfugier en Bretagne, assumer votre choix.

          Vous préférez vivre loin des musulmans, c’est votre droit...

          Alors pourquoi Nom de Dieu devrions nos subir vos prêches sur la défense de l’Imam de Brest et la richesse de l’immigration musulmane ?

          Il serait un bon un jour que vous soyez honnête, essayez, vous verrez, on peut survivre en dehors du troupeau et sans l’assentiment de la masse beuglante.


        • Fergus Fergus 20 juin 22:50

          @ Cadoudal

          Je n’ai jamais soutenu totalement ni un parti ni un candidat, mais une partie plus ou moins importante des idées qu’ils portent.

          « Vous avez fui les territoires musulmans invivables pour vous réfugier en Bretagne, assumer votre choix. »

          C’est reparti dans ce délire récurrent, et c’en est pathétique ! Je n’ai jamais « fui » l’un des lieux où j’ai habité, pas plus Paris pour Morlaix que Morlaix pour Dinan. Et si j’avais voulu vivre « loin des musulmans », j’aurais pu aussi bien opter pour le sud de l’Auvergne d’où je suis originaire ou le bassin d’Arcachon d’où ma femme est originaire, deux endroits peu exposés à l’immigration maghrébine ! Mais il se trouve que j’ai toujours été amoureux de la Bretagne et que, tant ma femme que moi-même y avons une petite partie de nos origines, sans oublier de la famille à Rennes et en pays bigouden.

          Et arrêtez vos âneries diffamatoires avec l’imam de Pontanézen que je n’ai évidemment jamais soutenu, mais au contraire condamné pour ses scandaleux propos.

          S’il y a de nous deux quelqu’un de malhonnête, c’est vous et seulement vous !


        • Cadoudal Cadoudal 20 juin 23:12

          @Fergus
          Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je ne suis ni membre de l’exécutif ni parlementaire. Je n’ai donc pas plus de pouvoir que vous sur l’évolution des lois
          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-extraordinaire-diversite-des-179388?debut_forums=100#forum4543014

          Comme Boris Le Lay, me voila dans l’obligation de faire des fiches...

          Les gens se feront leur opinion sur un amoureux de la Bretagne, souhaitant que l’Imam de Brest cesse d’endoctriner les petits Bretons, mais ayant si peu d’imagination qu’il en vient à voter pour le seul parti soutenant ouvertement le PIR de Bouteldja...

          Vous pouvez donc continuer à nous seriner votre douce musique sur l’impuissance des citoyens dans le processus de modification des lois...

          Vous n’avez rien d’un honnête homme, vous n’êtes qu’un hypocrite...

          Moi je suis con, honnête et droit, un vrai Breton fier de l’être qui ne voterait jamais pour les ennemis de la Bretagne et des Bretons...

          « J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam3.
          […] L’idéologie selon laquelle les couples mixtes, la rencontre entre deux cultures c’est beau, est vraiment pourrie […]
          […] on ne reconnaît pas un juif parce qu’il se déclare juif mais à sa soif de vouloir se fondre dans la blanchité32. »
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Houria_Bouteldja

          Moi je risque 4 ans de prison ferme, moi je risque l’interdiction bancaire, Bouteldja comme l’Imam de Brest sont fonctionnaires d’état payés par mes impôts...

          Tout le reste n’est que littérature et lavage de cerveau..


        • Layly Victor Layly Victor 22 juin 09:39

          @leypanou

          Mélenchon a absorbé les débris du PCF. J’avais prévenu depuis longtemps mes amis communistes, mais ils ont tenu absolument à se précipiter dans la gueule du loup, pour « barrer la route au FN ».
          Il a ajouté à cette boule alimentaire quelques écolos à la dérive, quelques frondeurs en mal de niche parlementaire et recalés à leur examen d’urine pour entrer à En Marche, et tous les européistes insoumis (qui se veulent insoumis au gouvernement de la France mais totalement soumis à celui de Bruxelles).

          Avec l’appui décisif de la presse, tout ceci a créé une dynamique. Mais vous avez raison, il n’ira pas plus loin. Nous sommes dans la phase de digestion. Suivra la phase de défécation.

          Quand vous parlez de Mélenchon humaniste, c’est pour plaisanter, j’espère.
          Je dois vous quitter, car un humaniste est en train de battre une vieille dame sous mes fenêtres.

        • Le Panda Le Panda 20 juin 18:36

          Fergus,

          Bonjour Fergus,

          Un article à la taille de tes écrits habituels. Je n’ai pas eu le plaisir d débattre avec toi ces jours ci. Il est indéniable et je le pense vu les départs des ministres en postes actuellement, il va y avoir plus de modifications que chacun peut penser. Je suis en cours non sur un article similaire, ni celui qui est ici, mais les Républicains tous les socialistes seront à mon avec les plus grands perdants dans cette salade. De là à déduire que nous avions tort l’un comme l’autre sur nos articles précédents nous sommes en plein dans le vrai. En Marche aura bien des difficultés face à F.I.. ainsi qu’au F.N. Nous allons nous diriger vers une forme de coup d’Etat qui sous jacent et que les électeurs auraient bien mieux fait de voter blancs ou nuls pour tirer la réelle synthèse. Ils vont se dévorer comme jamais ce n’et pour rien qu’il y aura trois groupe des Républicains, Bayrou ira dans un autre ministère que celui de la Justice. Nous constatons l’heure que au minimum trois ministres en place sont sortants. Ferrand même s’il est disposé à répondre à La Justice sur des casseroles à priori indéniables. Edouard Philippe aura bien des problèmes à constituer un nouveau gouvernement sans faire une casse plus qu’importante. Les ordonnances, ne seront pas aussi faciles que cela à passer. Mais il faudra que Macron ne se monte pas le MoDem à dos. Nous assistons à diverses fractures nous ne serons fixés que ce jeudi à venir donc je me dois d’attendre. Bravo pour ton analyse qui avec ton style donne bien la même surprise que les vainqueurs des 24 h du Mans. lorsque l’on constate la valse de certaines possibles futurs, nous allons vers une salade russe. Il faudra attendre la rentré et là en septembre octobre nous constaterons les vraies valeurs de la France et de ces citoyens. La prise en position de la CGT par rapport à la CFDT ont ne les achètera point avec des bonbons. Lorsque nous parlions de conflits il fera réellement faire de la transparence. 

          Amicalement

           


          • Fergus Fergus 20 juin 21:21

            Bonsoir, Le Panda

            Qu’il y ait de grandes difficultés pour LR et le PS dans les mois à venir, c’est une certitude.

            Pour ce qui est de l’opposition au gouvernement, je ne crois pas que le FN soit en ordre de bataille avant qu’il ait réussi à clarifier sa ligne et purgé les rivalités internes qui le minent.

            Du côté de la Fi, pas de problèmes de cette nature, mais ses moyens sont très limités, et il faudrait que Mélenchon évite de tirer la couverture à lui pour effectuer des numéros médiatiques comme celui d’aujourd’hui, un tantinet trop matamore, avec à la clé une ridicule attaque contre Villani.

            Du reste, je crois Macron suffisamment intelligent pour tenter de doser ses réformes de façon à tutoyer la ligne rouge sans toutefois la franchir carrément. A suivre...

            Côté Modem, je crois que les ministres savent qu’ils vont être mis en examen et que leur portefeuille est derrière eux. Y compris Bayrou qui ne pourra pas, quoi qu’il arrive, rester place Vendôme. Son intérêt serait de négocier avec Macron un poste prestigieux moins médiatiquement exposé.

            Pour finir, j’ai été très peu présent depuis vendredi pour cause de voyage à Paris. D’où cette absence de dialogue entre nous.

            Bien à toi !


          • Le Panda Le Panda 20 juin 21:30

            @Fergus
            Bonsoir Fergus,

            mais j’ai été absent et si tu vas sur mon article en ligne encore ce jour puis il part, tu comprendras, dans le reste de ton commentaire j’ai trouvé Mélenchon que je connais personnellement vouloir la jouer à la BAYROU car s’il n’est pas mis dehors immédiatement il ne peut perdurer dans un gouvernement en n’oubliant que comme je l’avais écris une enquête peut toucher MACRON J4EN PARLE DANS mon article alors faire un copié / collé ne servirait pas à grand chose et viendrait perturber nos échanges ici et autres intervenants. A bientôt Bien à toi aussi, et bravo pour ton analyse.....


          • CN46400 CN46400 20 juin 19:25

            « il n’y a ni défaite ni victoire pour la FI, »

             29 députés (avec le PC) après avoir totalisé 19,5% à la présidentielle et perdu plus de la moitié des 7 millions de voix un mois après.... Alors qu’il suffisait de sceller une entente avec le PC pour quintupler (x5) le nombre de députés, quel gâchis. Surtout quand on pense ce que le macronisme triomphant prépare contre les prolos.


            • leypanou 20 juin 20:59

              @CN46400
              Alors qu’il suffisait de sceller une entente avec le PC pour quintupler (x5) le nombre de députés : cela veut dire quoi, qu’il n’y ait pas de candidat de la FI là où un communiste veut/peut être présent ?

              La FI a pu être présente dans de nombreuses circonscriptions malgré la présence de candidat du PCF (la 17è circonscription de Paris par exemple, gagnée finalement de justesse par D Obono) ; le PCF est un parti en voie de déliquescence, sans avenir. Le plus tôt il disparaîtra du paysage politique, le mieux ce sera. Ce que veut le PCF est que là où il a un élu, il garde la circonscription même après plusieurs mandats. Or la roue tourne, et c’est entre autres pour çà que des gens comme JP Brard en Seine St Denis a été battu avant.

              De même, une présence au 2ème tour de candidat FI a été empêchée par la présence de candidat communiste (exemples 93(6è), 76 (4è - 7è), 62 (3è) 94 (9è)).


            • Fergus Fergus 20 juin 21:27

              Bonsoir, CN46400

              Je cois qu’il faut être réaliste, le nombre des députés FI + PCF aurait au mieux pu être doublé dans le meilleur des cas. Le principal problème rencontré a d’ailleurs été la forte chute de la participation des électeurs FI de la présidentielle, et ce phénomène devra être analysé.

              .

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