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#sondage Pour 7 français sur 10 #Macron est le président des riches

A propos de la « remontée » attribuée à Macron par certains sondages, Par Georges Gastaud

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Même s’il faut pratiquer le doute méthodique à l’égard des instituts de sondage, dont les modes de questionnement et les liens avec le capital sont souvent peu discrets (de fait l’institut CSA vient ainsi d’être racheté par le milliardaire Bolloré, déjà la tête de Canal+, I Télé, direct8 etc..) , la remontée sondagière récente attribuée à Macron après son effondrement estival n’est pas sans interroger : comment ce « président des riches », dont l’arrogance de classe éclate à tout propos, peut-il voir sa popularité repartir à la hausse après des mesures aussi odieuses que les ordonnances, qui brisent le Code du travail, ou que la contre-réforme fiscale qui abolit l’essentiel de l’ISF ?

Certes, la mainmise du capital sur les médias privés et la confiscation des médias publics par le président-monarque ne sont pas pour rien dans le rebond macronien, réel ou apparent. Elles sont cependant insuffisantes pour l’expliquer car, globalement, elles étaient les mêmes dans la période précédente où Macron ne cessait de baisser. Bien entendu, il faut aussi prendre en compte le fait que la politique thatchérienne de Macron rallie les « fillonistes » qui n’avaient pas encore compris que la politique de Macron ne différait en rien sur le fond de celle de leur poulain initial. Mais au-delà de cette convergence réactionnaire relevée par certains observateurs, il existe en fait deux raisons très politiques au regain de popularité présidentiel.

Faire le lien entre casse sociale, politique de guerre et casse nationale 

La première raison, c’est qu’à l’international, Macron parle haut et fort et qu’il semble dignement remplir les devoirs de sa charge. Bien entendu, ce n’est qu’une apparence trompeuse car jamais président n’aura été aussi dépendant à l’égard des Etats-Unis (l’ex- « Young Leader » Macron prévient tous les désirs de la Maison-Blanche en matière d’augmentation – vertigineuse ! – des crédits destinés à l’OTAN), de l’Europe allemande (Macron a officialisé le drapeau et l’hymne européen refusé par les Français en 2005, il travaille à une « souveraineté européenne », à un « gouvernement de la zone euro » et à une « défense européenne » qui mènent tout droit à la fin de la souveraineté nationale et à l’idée même d’une défense nationale), voire des pétromonarchies du Golfe dont il est l’empressé courtisan, du Qatar à Ryad sans oublier les banquiers libanais et l’Etat colonialiste israélien.

Seulement, qui explique aux travailleurs le contenu antinational et impérialiste de cette politique étrangère de classe devant les travailleurs en lutte ? Quelle confédération syndicale, fût-elle anciennement « de classe et de masse », fait méthodiquement le lien entre les guerres impérialistes, la « construction » européenne, l’Europe allemande d’une part et, d’autre part, l’euro-austérité à l’infini, l’écrasement des salaires, des services publics et des acquis sociaux, la destruction du produire en France industriel et agricole ? Au contraire, le nouveau dogme syndical, hypocritement réaffirmé par tous les responsables confédéraux CGT incluse durant l’automne, est qu’il « ne faut pas mélanger syndicalisme et politique » (sic). Résultat, les travailleurs ne font pas le lien spontanément entre la CASSE NATIONALE, la marche aux guerres impérialistes et la démolition des conquêtes sociales de 1936, 1945 et 1968… C’est tout bénèf pour Macron qui peut jouer aux « présidents jupitériens » incarnant la Nation alors même qu’il DEMOLIT NOTRE PAYS et qu’il est incapable de prononcer six phrases sans polluer notre langue d’innombrables anglicismes « managériaux »…

La demi-résistance et l’euro-complaisance nourrissent l’esprit capitulard

La seconde raison, plus forte encore, est que lorsque les gens ne voient plus comment s’opposer à une politique néfaste, ils ont tendance, soit à se résigner en se repliant sur leurs affaires privées (tant que la mauvaise politique capitaliste ne vient pas les chercher dans leur lit !), soit, pire encore, à l’applaudir ; car à tout prendre, les passagers d’un navire évoluant par grosse mer préfèreront toujours un pirate qui sait où il va et qui fait preuve de détermination (et incontestablement, Macron est « en marche » vers le sabordage national), à des « bizounours » inconsistants qui perdent conflit social sur conflit social, qui radotent sans fin sur l’introuvable « Europe sociale » (dont la masse des ouvriers a compris depuis longtemps, contrairement à Mmes et MM. Mailly, Chérèque, Rolet, Groison et Martinez, qu’elle est un leurre grossier) et qui, lorsqu’une occasion se présente d’organiser un bras de fer avec le pouvoir, se relaient sur les ondes pour déclarer que « la grève générale ne se décrète pas » ou que « la CGT n’a pas vocation à bloquer le pays » (Thibault, 2004). Surtout hélas quand, à l’arrière-plan de ces éternelles journées « saute-mouton » syndicales sans perspective, les forces politiques progressistes (faut-il dire que nous ne parlons pas du PS ?) ont, depuis des dizaines d’années, abjuré tout idée de rupture progressiste claire avec l’UE, qu’elles ne disent plus mot sur la nécessité de nationaliser le CAC 40, ou qu’elles poussent des hauts cris quand une force franchement communiste propose une stratégie patriotique, sociale et révolutionnaire de sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme… Au fait, le moindre débat démocratique a-t-il été organisé par les confédérations affiliées à la C.E.S. à propos de la manifestation de combat sur les Champs-Elysées que J.-L. Mélenchon avait proposé aux syndicats, en acceptant de défiler derrière eux, pour lancer le bras de fer national sur l’ordonnance Macron ?

En clair, l’un, Macron-Thatcher, avance (vers le gouffre, certes, mais qui le voit ?) avec sa cohérence euro-libérale et atlantico-patronale de dissolution de l’Etat-nation français et d’arasement des acquis sociaux ; et de promettre que pour prix des « sacrifices » consentis, il y aura « un jour » des contreparties positives sur le retour du produire en France. A l’inverse, le camp progressiste défend mollement les acquis, il hésite à revenir aux méthodes de lutte qui ont fait leurs preuves : ses chefs de file syndicaux et politiques ne proposent majoritairement plus que de semi-changements excluant la sortie de l’UE-OTAN, l’expropriation du grand capital et le pouvoir des travailleurs. Dans ces conditions, les hésitants – et en particulier les « couches moyennes », pourtant massivement précarisées – tombent spontanément du côté du plus résolu et du plus cohérent.

Pour gagner, reconstruire une cohérence sociale et politique franchement révolutionnaire et 100% euro-critique !

C’est pourquoi vous, travailleurs, vous, communistes et progressistes qui étouffez dans le climat crépusculaire qui s’abat sur le pays, vous qui voulez résister et GAGNER pour que revivent la France républicaine et l’espoir d’une vie meilleure, vous devez vous interroger sans tabou ni retard : et si le PRCF – qui ne fait qu’adapter à notre temps la ligne historique gagnante du véritable communisme – avait raison ? Et si les germes de la défaite n’étaient pas d’abord dans NOTRE propre camp et dans notre propre « QG », dans ces états-majors euro-assagis qui poussent des cris d’orfraie à l’idée d’opposer à Macron une autre cohérence, qu’il s’agisse d’une plate-forme revendicative nationale, d’un programme politique de transition révolutionnaire ou d’un plan de lutte visant enfin à gagner et non pas à « demander au gouvernement de revoir sa copie » ? Et si l’un des problèmes majeurs qui nous est posé était la résistance obstinée que certains syndicalistes, qui se disent pourtant « de classe », opposent à toute idée de coordination interprofessionnelle des syndicats de lutte en prétendant enfermer chacun dans « son » syndicat et dans « sa » branche professionnelle ? Histoire d’abandonner la STRATEGIE SYNDICALE NATIONALE aux états-majors arrimés à la C.E.S. et, par elle, à l’UE supranationale… Et si l’anti-léninisme tonitruant du PCF, son euro-rallié, son réformisme rosâtre travesti en « anti-stalinisme », n’étaient pas « la solution », mais le problème lui-même ? Et si l’incapacité de certains d’entre nous de rompre, politiquement d’abord, organisationnellement ensuite (et le temps presse, car la France se défait à grande vitesse !) avec les directions euro-réformistes, donc avec l’UE et avec la social-eurocratie dont elles sont les satellites, contribuait lourdement à cette tergiversation générale du camp progressiste qui donne des ailes, non seulement aux LREM (Les Ravis d’Emmanuel Merkel ?), mais à l’extrême droite, aux communautaristes religieux, aux euro-séparatistes régionalistes et à tous ceux qui avilissent notre pays ?

Conclusion : Reconstruire l’avant-garde, c’est décisif pour GAGNER !

Reconstruire l’avant-garde, c’est décisif pour GAGNER ! – En théorie comme en pratique, il faut oser reposer la question des avant-gardes politiques, culturelles et sociales. « Si le sel perd sa salure, qui la lui rendra ? », interroge un passage de l’Evangile qui soulève à sa manière, à propos de l’engagement tiédissant des Apôtres, l’éternelle question de ce qu’on nommait jadis l’avant-garde ? Alors, retrouvons notre « salure », amis et camarades, reconstruisons l’avant-garde léniniste en rompant avec les endormeurs de la fausse gauche, du syndicalisme euro-apprivoisé et du « communisme » décaféiné. Aidons le PRCF, rejoignons les JRCF, engageons-nous dans construction d’un large front syndicaliste rouge qui n’aura plus pour premier souci de ménager les appareils distributeurs de prébendes, mais de porter une stratégie gagnante. Il y a urgence à le faire avant que le mot « France » ne désigne plus qu’une expression géographique, en anglo-américain qui plus est… Regarder les choses en face n’a rien de démoralisant pour de vrais révolutionnaires qui se souviennent des deux devises favorites d’Antonio Gramsci :

« la vérité est révolutionnaire », et… « pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté » !

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/sondage-7-francais-10-macron-president-riches/


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31 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 30 décembre 2017 08:40

    Les sondages sont à la vie politique ce qu’est l’audimat à la télévision : si le public ne s’y intéresse pas, les journalistes doivent se creuser les méninges pour trouver un nouveau jouet afin de récupérer l’attention volatile des électeurs comme le font les chaines pour. les téléspectateurs<<>. 

    Ce qui compte, c’est le taux d’écoute ou de popularité ; c’est une peu pareil. Cela n’a rien à voir avec le contenu ou la qualité de la production.

    • Pere Plexe Pere Plexe 30 décembre 2017 11:36

      @diogène
      Reste qu’on peut penser que 3 personnes sur dix n’ont pas compris la question...


    • Fergus Fergus 30 décembre 2017 09:01

      Bonjour, PRCF

      Si Macron remonte dans les sondages tout en étant perçu comme un serviteur des élites privilégiées, les raisons en sont évidentes, et il suffit d’écouter ce qui se dit autour de soi sur ce président en rupture avec ses prédécesseurs sur bien des points :

      1) Macron bouge et réforme la société avec détermination, ce que n’ont pas fait - ou si peu - les velléitaires qui l’ont précédé.

      2) Macron séduit par son style et son dynamisme qui ringardisent les présidences précédentes.

      Vous comme moi regrettons qu’il en soit ainsi car les réformes conduites sont en réalité des régressions du droit du travail et conduisent à une précarisation accrue du marché de l’emploi.

      Mais ce n’est pas ainsi que le perçoivent globalement les Français : tout en sachant plus ou moins consciemment cela, ils créditent Macron d’un mouvement inédit et d’une application des engagements pris durant la campagne. Avec l’espoir qu’au final cela débouchera sur une baisse significative du taux de chômage...


      • Diogène diogène 30 décembre 2017 09:14

        @Fergus

        Bonjour Fergus.
        Je partage Votre analyse sauf la dernière phrase.
        L’arrivée dans notre vie quotidienne de l’« économie du partage » (sic) n’est pas pour rie dans ce que vous écrivez.
        Nombreux sont ceux qui considèrent que le confort ou la facilité apportés par Amazon, iPhone et Uber sont des progrès et voient en Macron une représentation symbolique de cette évolution.
        Macron, c’est l’Uber de la politique.
        Le problème, c’est que, globalement comme vous dites, ce n’est pas une baisse significative du taux de chômage qu’espèrent les Français !
        C’est « comment m’en sortir le mieux possible, même si c’est en enfonçant les autres ».
        Le matraquage médiatique sur les vertus de la « libre-concurrence » et les jeux vidéo ont fini par faire triompher la loi de la jungle.


      • Fergus Fergus 30 décembre 2017 09:20

        Bonjour, diogène

        Je suis d’accord avec vous : l’individualisme qui prédomine n’est d’ailleurs pas pour rien dans ce constat.

        Concernant le chômage, il est évident que les Français qui se satisfont de la précarisation croissante font le pari qu’elle touchera les autres et pas eux-mêmes !

        Une attitude non solidaire qui est du pain béni pour Macron.


      • pipiou 30 décembre 2017 15:40

        @Fergus
        Maintenir 10% de chomeurs de manière stable c’est lutter contre la précarisation selon vous ?

        La régression du chômage déstabiliserait beaucoup de « révolutionnaires ».


      • Fergus Fergus 30 décembre 2017 16:35

        Bonjour, pipiou

        Je pense que vous n’avez pas conscience - ou vous faites semblant ! - de ce qu’est le projet de Macron : il consiste certes à faire baisser le chômage mais, du fait de la précarisation accrue, en recréant un sous-prolétariat inspiré des pires modèles allemands et britanniques.

        Tout cela dans un contexte de baisse des indemnités et de stigmatisation de rares abus qui pénalisent infiniment moins l’état français que la fraude fiscale et l’optimisation auxquelles se livrent sans vergogne un part importante des nantis de notre pays !

        Ce n’est pas une question partisane de « révolutionnaires », mais un constat de simple bon sens ! 


      • pipiou 31 décembre 2017 00:15

        @Fergus
        C’est vous qui fantasmez un « projet Macron ».

        Le risque de ce projet c’est de faire sortir les chômeurs du chômage durable .
        Car c’est cela aussi la situation française : le chômage n’est pas précaire, il s’installe dans la durée.

        Or votre discours entérine la durabilité du chômage notamment chez les jeunes.

        En quoi votre projet est-il mieux ? Votre projet consiste à créer une sous-catégorie des travailleurs, les travailleurs qui ne travaillent pas et touchent un sous-smic, contre lesquels se protègent ceux qui travaillent. Votre sous-prolétariat existe déjà.
        Votre bon sens il a bon dos ! Quand on parle d’économie invoquer le bon sens ne suffit pas !
        De même qu’invoquer la fraude, ou encore la pluie ou la fatalité.

        Le chômage est une maladie endémique en France, le bon sens devrait vous dire : il faut au moins essayer quelque chose que rester les 2 pieds dans la glue !


      • Croa Croa 30 décembre 2017 09:48

        Donc trois français sur dix sont des imbéciles heureux. À mon avis c’est pire que ça mais bon, s’imaginer qu’on est majoritairement conscients de notre servitude ça aide à mieux la supporter.


        • Hector Hector 30 décembre 2017 11:00

          @Croa
          Non je pense que c’est ça. 3/10 sont des imbéciles heureux, 6/10 sont des imbéciles malheureux et 1/10, des nantis.


        • Choucas Choucas 30 décembre 2017 10:26

           
           
          et des petits colons qui jouent au foot
           
          et du client préféré de Rothschild
           
          et de la guignole chez Bolloré
           
           
          « L’établissement des colonies [banlieues] est peu dispendieux pour le prince [c’est le souchien qui paie...] ; il peut, sans frais ou du moins presque sans dépense, les envoyer et les entretenir ; il ne blesse que ceux auxquels il enlève leurs champs [26m2/s de bétonnage immigratoire] et leurs maisons pour les donner aux nouveaux habitants [white flight]. » Machiavel, Le Prince


          • leypanou 30 décembre 2017 10:32

            @Choucas
            je suis sûr que vous allez adorer çà.


          • zygzornifle zygzornifle 30 décembre 2017 11:16

            @leypanou
             on l’a pas vu dans la presse celle la ni sur BFM-Macron


          • leypanou 30 décembre 2017 11:23

            @zygzornifle
            il ne faut pas choquer les patriotes : moins ils en savent, mieux c’est.


          • zygzornifle zygzornifle 30 décembre 2017 11:14

            Seulement 7 ? 


            • zygzornifle zygzornifle 30 décembre 2017 11:15

              Macron est le gourou de la secte du veau d’or .....


              • tartemolle 30 décembre 2017 14:47

                Les français n’ont rien compris. Macron n’est pas le président des riches, il est le président des milliardaires en euros (une douzaine) et de l’oligarchie qui détient le pouvoir depuis des décennies (hauts fonctionnaires, politiciens, médias...).
                Les riches (les millionnaires en euros) et les classes moyennes ont vocation à être laminés par la politique de Macron et être ravalés au rang de pauvres, comme les RMIstes, RSA, immigrés et classes populaires etc.
                Les français propriétaires immobiliers (en priorité), les retraités et tous les ménages qui gagnent plus que le salaire médian de 2500e/mois seront systématiquement appauvris.


                • tartemolle 30 décembre 2017 14:58

                  Article d’un communiste (eh oui ça existe encore malgré 100 millions de morts au 20ème siècle et un échec absolu partout où ils ont sévi et continuent à sévir) donc aucun intérêt à le commenter car émanant d’une secte avec laquelle toute communication intelligente est quasiment impossible.
                  Par contre, nous nous retrouverons partiellement pour démasquer Macron et sa politique.
                  Macron a fait exploser les partis politiques ; ça ne l&#8217;empêchera pas dexploser en vol avant 2022 ..//..


                  • pipiou 30 décembre 2017 15:38

                    Comment on dit déjà ? Les chiens aboient et la caravane passe ...


                    • JP94 30 décembre 2017 16:31

                      On est effectivement dans une situation paradoxale : Macron est vu pour ce qu’il est. Dans les 3 sur 10 qui ne le verraient pas comme le président des riches, il faut compter les riches ( de mauvaise foi, pour qui ce Macron oeuvre pour le bien du pays - leur profit étant pour eux le bien du pays).


                      Macron n’y va pas avec le dos de la cuillère en osant placer sa maman-épouse et sa fille dans les tribunes de l’ONU qui n’est pourtant pas une garderie pour que les mamans y surveillent leur bambin.
                      On a l’impression qu’il n’y a plus aucune limite à ce que les représentants du Capital et de l’Etat affichent leur indignité : Sarkosy, sur le yacht à Bolloré puis avec sa chanteuse, Hollande en scooter et ses diverses poupées.

                      Mais malgré tout cette bassesse,évidente (on n’est pas loin d’un nouvel épisode des Damnés) la casse,du droit du travail se fait, finalement, sans heurts et se poursuivra jusqu’au tout-libéral si l’état de sidération reste la règle.
                      Qui voit vraiment une perspective ? Mélenchon ne convainc que ses partisans - et puis il représente quoi qu’on pense un politicien. Le PCF peine à convaincre ses propres partisans, mais a déjà connu des hauts et des bas dans son histoire : seulement, seules des circonstances historiques exceptionnelles l’ont mis en avant : 1920 , « guerre à la guerre » et Révolution russe ; Résistance : même son implication dans le combat antifasciste avant guerre ne l’ont pas mené au firmament à la veille de celle-ci. Ensuite combat anti-colonialiste.
                      Or, même si nous sommes dans une phase de déliquescence sociale et politique inédite, pour autant, l’époque semble peu favoriser l’émergence d’une idéologie forte, rassembleuse pour renverser cet ordre social pourri. 
                      La Bourgeoisie n’a pas besoin encore de montrer comment son concept de démocratie ici aussi est élastique : elle le manifeste ailleurs en soutenant les fascistes au Donbass, en se taisant face à la politique américaine et israelienne.- et bien sûr sur ses connivences avec ces Etats et les Islamistes qu’ils ont forgés à coup de millions de dollars. 
                      Mais on en viendra peut-être à des manifs à la mode sud-coréenne : 62 000 policiers armés face à 150 000 manifestants déterminés et pacifiques, le 1er mai !

                      Mes collègues, eux, se rappellent avec nostalgie le doux temps où le PS historique était au pouvoir (*)...et rêvent d’un Hamon qui le ressusciterait : bref, avec ça Macron a les coudées franches.
                      (*) authentique !

                      • William 30 décembre 2017 18:07

                        @JP94
                        « ... le PS historique était au pouvoir » : en 1981 : réduction du temps de travail hebdomadaire, 5ème semaine de congés payés, retraite à 60 ans...
                        Mais la semaine de 35h en 2002 a été un coup (cout) de trop pour l’économie, la mondialisation était passée entretemps, ça a boosté les délocalisations davantage que pour les pays voisins.


                      • leypanou 31 décembre 2017 11:00

                        @JP94
                        où le PS historique était au pouvoir (*)...et rêvent d’un Hamon qui le ressusciterait  : les mots manquent pour qualifier des gens prêtes à suivre quelqu’un qui a dit publiquement « je me refuse à hiérarchiser entre la lutte contre Daesh et celle contre Bachar al-Assad ».

                        Pour moi, ce genre de propos disqualifie à vie quelqu’un pour avoir des responsabilités nationales.


                      • William 30 décembre 2017 18:01

                        Il faut préciser qu’il est le président des très riches dont la fortune est essentiellement dans les placements financiers. Mais il s’est acheté une popularité dans les catégories modestes et intermédiaires avec la suppression de la taxe d’habitation.


                        • William 30 décembre 2017 19:42

                          @Vraidrapo
                          c’est ce qui est annoncé, et qui commencera par la diminution du tiers en 2018. Après ça, par quoi ce sera remplacé, c’est nébuleux, mais il sera difficile au gouvernement de retaxer demain
                          ceux qu’il exempte aujourd’hui. En tout cas à court terme, ça joue pour sa cote de popularité.


                        • rhea 1481971 30 décembre 2017 20:45
                          • Un président qui va parler des droits de l’homme, hypocrisie !
                          • La population est tenue par la manipulation de l’acuité visuelle.
                          • Nous sommes manipulés par les écrans lumineux qui ne sont
                          • pas neutres.

                          • Ken_le_sous-vivant Ken_le_sous-vivant 31 décembre 2017 01:07

                            Et pour 9,5 français sur 10, le communisme est « has-been »...

                            Mais bon, l’espoir fait vivre paraît-il... bonne chance...


                            • jeandumoullin 31 décembre 2017 11:33

                              Oui  pour bien faire  Poutou aurait fait l’ affaire . 


                              Là au moins la France rayonnerait dans les rayons . 

                              Vive le communisme vive Staline  et vivent les camarades  ! 

                              • jeandumoullin 31 décembre 2017 11:34

                                Au minimum il faudrait un Président comme ce Monsieur Hollande  . 


                                Un type qui a tout réussi , lui .

                                • exocet exocet 1er janvier 22:46


                                  13:49Sur le live Présidentielle

                                  Le PCF appelle à voter Macron puis à le combattre après l’élection

                                  Second tour.

                                  Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (qui avait soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon), a déclaré aujourd’hui, à l’occasion d’une conférence de presse, que son parti « appelle à battre Marine Le Pen..."

                                  .

                                  Bah, de quoi vous vous plaignez les communistes, votre chef, Pierre laurent a appelé à votre Macron au deuxième tour des présidentielles (en son temps, Pierre Laurent avait aussi, comme Laurence Parisot du Medef, appelé à ne pas baisser les allocations familiales des foyers fortunés...)

                                  Alors, heureux ?



                                  • exocet exocet 1er janvier 23:03
                                    Le Parti communiste appelle à voter Rothschild Ou comment trahir le peuple jusqu’au bout

                                    Le PCF a dénoncé, à l’issue du premier tour, « une situation extrêmement grave pour notre pays » et appelle à poursuivre la lutte lors des prochaines élections législatives.

                                     

                                    Dans une déclaration, le Parti communiste a dénoncé a l’issue du premier tour « une situation extrêmement grave pour notre pays. » Pour le PCF, soutien de Jean-Luc Melenchon, le second tour de l’élection présidentielle « opposera la candidate de l’extrême droite populiste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans. »

                                    Le PCF considère cependant, que « Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. »

                                    Les communistes, « conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, à barrer la route de la présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé pour le faire. »

                                    Lire la suite de l’article sur humanite.fr


                                    • exocet exocet 1er janvier 23:04
                                      Les autres appels à voter Macron

                                      Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice. Un appel à voter pour Emmanuel Macron « sans atermoiement » et à mener ensuite « le combat pour les idées » lors des élections législatives.

                                      Myriam El Khomri, ministre du Travail. « Plein soutien à Emmanuel Macron pour porter les valeurs progressistes et imposer la défaite la plus lourde au FN » a-t-elle déclaré sur Twitter.

                                      Cécile Duflot, ex-ministre Europe Écologie Les Verts. "Je voterai sans hésiter pour Emmanuel Macron. Il ne gagnera pas sur son projet mais sur un message qui devra être envoyé à l’ensemble de notre pays. Nous sommes à un moment carrefour, très douloureux finalement, très dangereux aussi.« 

                                      Pierre Laurent, secrétaire du Parti communiste.  »Nous prenons nos responsabilités parce que l’accession à l’Élysée de Marine Le Pen serait trop grave pour le pays, pour la sécurité du monde«  disant néanmoins sur France 2  »ne pas se reconnaître" dans le programme du candidat d’En Marche.

                                      Ceux qui votent blanc ou ne se sont pas prononcés

                                      Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, arrivé en 4e position, a indiqué qu’une consultation sera disponible sur son site, qu’il donnera une consigne de vote en fonction des résultats. Clémentine Autain, une de ses soutiens, avait, quelques minutes plus tôt, lancé un « appel à battre l’extrême droite […] si les résultats sont confirmés ». Mais sans appeler à voter pour Emmanuel Macron, indiquant ne pas « trouver (s) on compte dans ce deuxième tour ».

                                      Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), s’est abstenu de donner une consigne jugeant que le candidat d’En Marche  ! n’était « pas un rempart contre le FN ». « Au soir de ce premier tour, l’avenir reste bien à la contestation de ce système » conclut-il dans un communiqué.

                                      Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, votera blanc.

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