• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Taxe d’habitation, pouvoir d’achat et autres fariboles

Taxe d’habitation, pouvoir d’achat et autres fariboles

Si vous lisez la presse écrite, les placards du Ministère de l’action et des comptes publics consacrés au gain de pouvoir d’achat suite à la baisse de la taxe d’habitation ne vous auront pas échappé.

Si on analyse les choses de plus près, c’est à dire si on sort de la communication politique, quelle est la réalité ?

Remettre les choses en perspectives

Tout d’abord en rappelant que le pouvoir d’achat, c’est ce qui reste une fois les charges soustraites des revenus d’une personne ou d’un foyer.

On ne peut donc pas dire que le pouvoir d’achat augmente suite à telle ou telle largesse (taxe d’habitation, cotisation salariales,…) sans avoir analysé l’augmentation de l’inflation générale, par exemple, ou d’autres mesures d’augmentation des taxes (taxes sur l’essence, le diesel, le gaz, le fuel ou l’électricité…).

Actuellement, avec une inflation à 2 %, il est clair que « l’avantage » de la baisse actuelle de la taxe d’habitation peut se trouver complètement annulé selon la situation du contribuable.

Taxe d’habitation et énergie

Si l’on reprend le placard de pub du Ministère, 8 foyers sur 10 auront un « gain de pouvoir d’achat » de 180 euros suite à la baisse de 30 % de la taxe d’habitation mais ces calculs à la cornecul et très généralistes ne donneront jamais un tableau précis de la situation de chaque foyer.

Par exemple, un contribuable qui habite dans une petite commune rurale ou périphérique, dont la taxe d’habitation est peu élevée et qui fait deux pleins de diésel par mois pour se rendre au travail à 10 euros de plus à chaque fois, est déjà perdant en terme de pouvoir d’achat réel.

S’il se chauffe au fuel ou au gaz ou à l’électricité, il devra payer en plus (comme tout le monde) la taxe sur l’énergie (destinée à nous rendre plus vertueux, bien sûr..) son pouvoir d’achat réel sera carrément en baisse.

Pourquoi le choix de la suppression de la taxe d’habitation ?

Oui, pourquoi ne pas avoir choisi de baisser des taxes ou impôts perçus par l’Etat lui-même au lieu de supprimer un impôt perçu par les communes et les intercommunalités ?

Pour trois raisons, parce que la taxe d’habitation est un bâton merdeux que se refilent tous les gouvernements depuis trente ans et que cet impôt n’est pas facile à réformer sans craindre des « retours de terrain » importants, du genre explosion de la fiscalité en zone rurale et faible baisse en zone urbaine.

Macron savait le risque politique qu’il y avait à réformer cet impôt, alors même que les conclusions d’une énième simulation dans trois départements était sortie. Il a fait le choix de la facilité. Voilà pour la première raison.

La seconde est plus politique et vise à faire rentrer les collectivités locales dans le rang de la rigueur en leur supprimant le droit de fixer l’impôt (avec les risques politiques que cela comporte).

La troisième coule de source : il vaut mieux supprimer un impôt perçu par d’autres que de baisser la TVA ou les taxes sur l’essence. Dans le premier cas, la visibilité est énorme et les inconvénients seront à la charge des élus locaux, dans l’autre, la baisse des taxes ou de la TVA ne se verra pas et pour cette dernière taxe, les commerçants et la grande distribution se feront tirer l’oreille pour répercuter la baisse.

Mine de rien, Macron est en train de mettre fin à la décentralisation en France en rétablissant la tutelle financière sur les collectivités locales. 

La face cachée du « pouvoir d’achat redonné » au Français

Le gouvernement s’est mis en tête d’augmenter le pouvoir d’achat des français, alors que cette fonction relevait traditionnellement, soit d’augmentations générales du SMIC ou d’accords de branches et dans les deux cas c’était l’entreprise qui procédait à l’augmentation des salaires. Aujourd’hui, les entreprises peuvent donc se sentir exonérées de cette fonction et consacrer leurs bénéfices soit à la rémunération des dirigeants ou des actionnaires, soit à l’investissement, le tout sans créer d’emplois malgré les milliards du CICE, les baisses de charges et autres « assouplissements » du code du travail. L’augmentation des chiffres du chômage, du montant des dividendes versés et les 260 000 millionnaires en plus en France sont là pour illustrer les effets néfastes de cette politique.

En sus de la baisse de la taxe d’habitation, il faut aussi considérer la suppression des cotisations salariales sur la maladie et le chômage qui doivent également « redonner du pouvoir d’achat » aux salariés, en fonction de leurs salaires bien entendu, c’est-à-dire qu’un cadre « gagnera » in fine deux ou trois fois plus qu’un smicard. Où est la justice sociale dans ce genre de mesure généraliste qui de plus exonérera les entreprises de toute mesure d’augmentation salariale générale, voire individuelle ?

Où nous mène cette politique ?

Le gouvernement, dans sa communication, considère que ces mesures généralistes, ces grandes masses, règleront tous les problèmes d’en bas - une autre forme de théorie du ruissellement - mais qui va aggraver la situation de millions de salariés, de retraités, de chômeurs et conforter les plus riches qui bénéficient eux de réelles baisses d’impôts (rappelons que la Ministre du Travail du Gouvernement Macron a ainsi bénéficié d’un gain annuel de plus de 50 000 euros suite à la suppression de l’ISF !)

On donne à penser qu’il a moins besoin de remplir les caisses de l’assurance chômage parce que – c’est sûr – le chômage baisse ou il va baisser (alors que cela ne se vérifie pas) et que le très précaire équilibre de la Sécurité Sociale permet ce genre de « cadeau ».

On donne à penser que les prothèses auditives, dentaires et les lunettes seront gratuites, alors même qu’il s’agit d’un tour de passe-passe avec les mutuelles qui ne manqueront pas d’augmenter leurs tarifs, voire de proposer des contrats spécifiques pour couvrir ce genre de risque pour les plus aisés.

On donne à penser que les collectivités territoriales sont des dépensières invétérées (ce qui peut parfois s’avérer exact) et que, par conséquent, restreindre leur autonomie fiscale est bon pour les français qui ne paieront plus de taxe d’habitation. La compensation de cette taxe par l’Etat aux collectivités locales nécessitera de trouver de nouveaux financements (taxes, CSG ?...). Préparez-vous !

On donne à penser, en surfant sur le sentiment anti-fonctionnaires bien présent dans la société qu’il faut supprimer des postes dans les administrations d’Etat et locales et dans les hôpitaux et que tout marchera mieux quand on aura privatisé le tout.

Avant de se réjouir, il faut se demander comment les services publics (écoles, crèches, voirie, restauration collective, maisons de retraite, police, justice, hôpitaux publics,…) fonctionneront, ou non, dans quelques années. Il faudra bien que les citoyens mettent la main à la poche. Pour compenser tous les « cadeaux » faits par le Gouvernement et toutes ces « réformes indispensables »

On donne à penser enfin que les retraites servies sont trop élevées, surtout qu’elle sont versées de plus en plus longtemps, mais comme il est électoralement difficile de reculer l’âge de départ en retraite, on nous vend une retraite à points qui obligera bon nombre de futurs retraités à continuer à travailler au-delà de l’âge de départ, sans compter les incertitudes qui pèsent sur les pensions de réversion, autre trappe à pauvreté.

Un avenir tout tracé

La communication gouvernementale sur le pouvoir d’achat est une escroquerie intellectuelle.

Ce qui nous est présenté comme « gain de pouvoir d’achat », est en réalité une régression sans précédent du modèle social du pays pour les moins aisés bien entendu, les plus riches étant hors système.

La boîte de pandore des assurances privées, des fonds de pension pour les retraites et de l’acceptation de tous les emplois mal payés est ouverte.

En mettant fin aux cotisations sociales des salariés et en redessinant le paysage de la fiscalité locale, l’Etat recentralise des financements qui sont l’essence même du paritarisme et du contrat social actuel et du lien entre élus locaux et citoyens. Il reprend la main de manière très ferme en distribuant quelques miettes au bon peuple ébahi et prié d’applaudir.

L’Etat s’arroge donc le droit de tout reprendre en mains et de pouvoir dire, le moment venu qu’il ne peut plus compenser l’intégralité de la taxe d’habitation aux collectivités, qu’il doit diminuer les allocations chômage ou les remboursements de santé.

Cela ne saurait tarder, et le contexte spéculatif des marchés financiers ouvre la voie à une nouvelle crise financière et économique, comme en 2008, qui justifieront de « réformer » encore plus vite et laisseront à nouveau des dizaines de milliers de salariés et leurs familles sur le carreau.

Vos enfants et petits-enfants ne vous remercieront certainement pas d’avoir voté Macron. 

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (33 votes)




Réagissez à l'article

49 réactions à cet article    


  • math math 31 octobre 08:18

    Notre ministre de l’Économie l’a dit et répété la semaine dernière : il n’y aura pas de nouvel impôt pendant ce quinquennat ; en omettant cependant de préciser qu’avaient d’ores et déjà été instaurées pas moins de huit contributions et taxes en huit mois...

    Les 8 nouvelles contributions et taxes du quinquennat sont :

    • les deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés aux taux de 15% -qui peuvent se cumuler et donc atteindre 30% ;
    • la taxe sur l’exploration d’hydrocarbures9 ;
    • la taxe sur l’exploration de gîtes géothermiques à haute température10 ;
    • la taxe pour le développement des industries de fabrication du papier, du carton et de la pâte de cellulose11 ;
    • la taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules de tourisme12 ;
    • la taxe sur les plus-values réalisées à l’occasion des cessions de logements par les organismes d’habitations à loyer modéré et par les sociétés d’économie mixte agréées13 ;
    • la taxe Gemapi.

    Plus les augmentations du gaz de l’électricité de l’essence..etc !

    Nous croulons sous les charges, mais les riches comme toujours s’en sortent bien...


    • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 09:16

      @math
      Sans oublier la CSG...


    • ASTERIX 31 octobre 16:54

      @Michel DROUET

      que FOUTOIR CE PAYS !!!!!!!!!!!!!!!!!

      SUPPRIMER 50000 FONCTIONNAIRES D5 ETAT DONC DES hopitaux ET écoles

      les embaucher en tant que contractuels (ca sent la PRIVATISATION GALOPANTE ) voir L’ agcs ACCORD GENERAL SUR LE COMMERCE des SERVICES

      C EST DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE AUTOUR DES ELUS QU IL FAUT DEGRAISSER LES OU DE SENATEURS maitresses neveux cousins frere et soeur des ELUS LOCAUX  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ENFANTS D eLUS DU MEME PARTi LR RIPOUX ET LREM MARCHE ARRIERE

      CE SONT VRAIMENT DES INCOMPETENTS NACRON DARMANIN GRIVAUX LEMAIRE DE RUGY SECONDE A L ECOLOGIE DE WARGON DEFENDERESSE
      DES HUILES DE PALME ET OGMPENICAULT BUZYN BORNE WAGON ET PLEIN D AUTRES SURTOUT DES DPUTES DE VRAIS GAMINS INCOMPETENTS

      LA PIRE MME BUZYN CORRESPONSABLE AVEC TRAVERT( viré de l’agriculture) lobbyiste de l "agriculture BUZYN des labos pharmaceutiques
      des victimes du mediator du gardesil du levothyrox et de la naissance de 30 bébés sans mains les MEDOC ET PESTICIDES SONT FABRIQUES AUSSI PAR LES LABOS PHARMAS UNE HONTE !!!!!!!!!!!

      GARDER BUZYN WEIL LEVY (INSERM ) Un CRIME CONTRE L HUMANITE !!!!


    • JL JL 31 octobre 09:09

      Excellent constat.

       

      Mais que peut-on attendre d’autre, de la part de cette « ploutocratie élue », un comble !!!


      • JL JL 31 octobre 09:10

        Un grand bravo au dessinateur.


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 09:19

        @JL
        Bientôt le retour au suffrage censitaire ?


      • JL JL 31 octobre 10:04

        @Michel DROUET
         
        ’’ Bientôt le suffrage censitaire ? ’’
         
        Bah ! De n’avoir le choix qu’entre Macron et Le Pen, est-ce que c’est mieux ?


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 10:14

        @JL
        Non ,effectivement. Avec le vote censitaire les riches votaient pour des gens de leur caste. Aujourd’hui, la caste des possédants, du monde économique et financier mettent en avant quelques idiots utiles qui font croire au bon peuple qu’ils vont les protéger et que la démocratie existe encore. On connait la suite...


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 10:40

        @JL
        Oui. Avec un peu de mal, j’ai retrouvé la source et il est important de la citer
        http://www.cartooningforpeace.org/dessinateurs/elchicotriste/


      • aimable 31 octobre 14:13

        @Michel DROUET
        Des chanteurs de berceuses comme le montre la caricature , qui reflète bien la réalité et qui ne demande pas de bulle de la part du caricaturiste .


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 15:06

        @aimable
        Le dessin parle de lui-même.


      • Buzzcocks 31 octobre 10:55

        Le but de la BCE est de juguler l’inflation, car les allemands étant de gros épargnants et ayant des excédents monumentaux, il ne faut pas que cet argent s’érode par une inflation trop forte.

        Donc tous les présidents de la BCE ont eu pour tache de combattre l’inflation, ce qui poussa notre JL Trichet national à dire qu’il ne fallait pas augmenter les salaires sauf pour lui bien sur (et ses petits amis). 

        Partant de là, le pouvoir d’achat ne peut pas augmenter puisque la politique menée par l’UE ne le souhaite pas.


        • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 11:28

          @Buzzcocks
          Vous avez raison d’élargir la question avec la BCE, maintenant, il faut bien observer que l’inflation en France va sans doute franchir la barre des 2 % en 2018. Ce serait à cause du renchérissement du baril de pétrole, nous dit-on. Malgré cette inflation, il n’est pas question d’augmenter les salaires et les pensions autrement que par les artifices que je dénonce, mieux même, puisque les retraités vont perdre environ 1.7% de leurs revenus. Pour les salariés, à part quelques hauts salaires, on peut prévoir, sans grand risque de se tromper que les seules « largesses » gouvernementales suffiront à peine à maintenir leur pouvoir d’achat (sans parler de l’augmenter)


        • Cadoudal Cadoudal 31 octobre 11:32

          @Michel DROUET
          Allocation du demandeur d’asile revalorisée de 1,6%, retraites et allocations familiales, seulement de 0,3%... Cherchez l’erreur et bon courage à la majorité pour expliquer cette injustice à nos retraités ! Et accessoirement, je suis la seule dans l’hémicycle à l’avoir dénoncé !

          https://twitter.com/menard2017/status/1056213731175215106


        • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 12:13

          @Cadoudal
          Comme je le dis plus haut, raisonner en pourcentage sans parler des montants concernés, ni du nombre de personnes qui perçoivent les allocations ou pensions, ne veut rien dire.
          Pour votre info, le montant de l’allocation journalière pour un demandeur d’asile s’il n’est pas hébergé est de 14.60 € et 76100 demandeurs d’asile bénéficiaient de la totalité ou simplement de la partie sans l’hébergement fin 2016 (source : .gouv.fr).
          Pour les retraités, je ne vous fais pas de dessin, il sont environ 15 Millions et la pension moyenne est bien supérieure à l’ADA.
          C’est un peu la recette du pâté d’alouette que vous nous proposez avec votre comparaison (un cheval une alouette).
          Cela n’enlève en rien au scandale de la non revalorisation des pensions en fonction de l’inflation, mais il est des comparaisons qu’il vaut mieux ne pas faire.


        • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 12:21

          Merci pour le lien. Si je comprends bien votre propos (« je suis la seule dans l’hémicycle à l’avoir dénoncé »), vous êtes la Députée Ménard ?


        • Cadoudal Cadoudal 31 octobre 12:21

          @Michel DROUET
          « mais il est des comparaisons qu’il vaut mieux ne pas faire.  »

          Pourquoi ?

          Les colons seraient plus méritants que les retraités indigènes ?

          C’est votre point de vue, c’est pas le mien...


        • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 12:23

          @Cadoudal
          Pas un point de vue, simplement une question d’honnêteté intellectuelle.


        • waymel bernard waymel bernard 1er novembre 22:30

          @Michel DROUET 1,7% de hausse de la CSG prélevée sur le brut, c’est environ 1,85% de baisse de la retraite.


        • chantecler chantecler 31 octobre 11:22

          Désolé les taxes locales dans les faits explosent .

          Vous habitez une demi ruine à Trifouilli les Oies ?

          Pas un commerce , pas un service ?

          +15 %


          • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 11:45

            @chantecler
            Les +15 % dont vous parlez s’appliquent, en campagne ou en périphérie, sur des valeurs locatives beaucoup plus basses qu’en ville. C’est pour cela qu’il vaut mieux avoir une maison à 15 Kms qu’un trois pièces dans la ville centre.
            Le raisonnement en pourcentage n’est donc pas le bon et l’augmentation doit être comparée en valeur absolue entre un bien en ville et un autre à la campagne afin de mesurer l’écart. C’est cette anomalie que voulaient corriger les gouvernements précédents et qui aurait eu pour effet d’augmenter considérablement la TH en campagne, d’où sa suppression par Macron.
            Il ne faut pas se réjouir trop vite : les 18 ou 20 milliards de perte de recettes suite à la suppression de la TH, il faudra bien les trouver quelque part... Préparez votre porte monnaie...


          • chantecler chantecler 1er novembre 05:20

            @Michel DROUET
            Non,
            Avec les regroupements de communes Trifouilli les Oies est autant taxé que la petite ville de référence .
            Et ça ne fait qu’augmenter .
            Je n’étais pas soumis à la T H , faute de revenus suffisants ,donc pas imposable , aujourd’hui je le suis .
            La TH devrait être supprimée ?
            Oui, mais avant la fin du quinquennat !
            Si tout va bien .
            Apparemment pour les finances publiques tout va mal .
            Mais dans les médias on en parle comme si elle n’existait plus .. !
            Quant aux taxes foncières elles explosent même si vos bâtiments sont des demi ruines .
            Nous sommes dans le monde magique de Disneyland .


          • Michel DROUET Michel DROUET 1er novembre 08:30

            @chantecler
            Il faut s’entendre sur ce qu’on appelle « Ville ». A10000 habitants on est en zone rurale ou périurbaine. Pour établir une comparaison, je prends plutôt en référence des chefs lieux de département ou d’arrondissement qui payent des charges de centralité (services publics, parking, voirie, transports en commun, salles de sports, piscine, établissements culturels,...) dont les habitants de petites communes situées aux alentours peuvent profiter, sans en payer le prix réel dans leurs impôts locaux ;
            Les impôts locaux dans ces villes sont plus élevés que dans les plus petites communes en raison essentiellement d’une valeur locative plus importante sur laquelle s’applique le taux communal et le taux intercommunal de TH. Comparez les valeurs locatives entre Trifouilli les oies et la petite ville de référence et vous constaterez sans doute déjà un écart entre Ces valeurs. Enfin comparez Trifouilli les oies avec le chef lieu de Département et vous verrez que l’écart sera encore plus important.


          • chantecler chantecler 2 novembre 06:03

            @Michel DROUET
            Soyons sérieux :
            Je connais quelqu’un qui est « propriétaire » de deux bâtiments :
            l’un dans un hameau , qu’il habite (70 m2 habitable) en état très moyen, qu’il pourrait louer peut être 200, 00€ /mois .
            l’autre proche , en demi ruine où d’énormes travaux de base sont à faire dans un petit village dépourvu de tout commerce /service , non habitable , non louable bien entendu dans l’état .
            Pour chacun de ces bâtiments les taxes foncières sont de l’ordre de 900,00€ l’an ... !
            Ce quelqu’un est profondément préoccupé car il lui est impossible de boucler son budget sans vivre sur quelques menues réserves qui bientôt auront fondu .
            Il tente de se séparer du second bâtiment à prix bradé mais il n’y arrive pas .
            Il estime que la valeur de ses « biens » au total ne peut excéder 45,000 € sous réserve qu’il puisse les vendre , qu’il trouve acheteur ...
            Voilà les données d’un problème concret .
            Qu’en pensez vous ?


          • Michel DROUET Michel DROUET 2 novembre 09:07

            @chantecler
            Je n’en pense pas grand chose car je ne connais pas ce cas particulier , ni la commune dans laquelle se situent ces biens. A priori, s’il paye 900 € de taxes foncières, il doit alors payer beaucoup plus pour la taxe d’habitation, non ? Si cette personne estime trop payer, il faut qu’elle se retourne contre la commission communale des impôts locaux, présidée par le Maire qui procède au classement des biens, ce classement en catégories correspondant à une valeur locative sur laquelle s’appliquent les taux de TH et de TF qui aboutissent à la détermination de l’impôt à payer. Lors de sa demande, il devra demander à un nouvel examen du classement de ses biens et le Centre des Impôts procèdera alors (ou non) à un dégrèvement.
            Après, l’impôt important peut découler d’un taux très élevé voté par la commune...  


          • foufouille foufouille 2 novembre 09:31

            @chantecler
            les taxes sont calculées pour une certaine date, celle de la déclaration ou la construction. ton ami doit donc faire changer de catégorie ses ruines aux impôts. il peut aussi louer à un agriculteur, pas de taxes foncières pour un bâtiment agricole.


          • chantecler chantecler 2 novembre 09:35

            @foufouille
            Salut !
            Pas de terrain lié au bâtiment en « ruine ».
            Mais au centre d’un petit village .
            Cdt.


          • foufouille foufouille 2 novembre 10:10

            @chantecler
            si tu peux mettre un tracteur, c’est bon. sinon la vendre pas cher genre 5000 ou juste 1000 si c’est une grosse ruine. quand ça revient trop cher de garder, il faut bazarder.


          • Jason Jason 31 octobre 11:26

            Nous subissons un matraquage permanent selon lequel seules les taxes et impôts seraient le levier incontournable agissant sur le pouvoir d’achat. C’est la doctrine la plus solidement ancrée dans l’esprit des responsables politiques. La démarche des gouvernements qui se sont succédé consistant à baisser la fiscalité touchant les ménages afin de doper leur pouvoir d’achat est à revoir en profondeur. Ce mécanisme est en partie vrai, mais écarte complètement le fait que les ménages sont soumis à des prélèvements par le biais des rentes.

            On peut y voir là une solution de facilité puisque les lois de finance sont annuelles, donc rapides et jouissent d’une très grande publicité avec les effets d’annonce qui l’accompagnent. La consommation, elle, restant en retrait. Mais la politique y trouve son compte. Trop d’impôt tue l’impôt dit-on ; la rente, elle, étouffe lentement, et tout ce qui est lent et bien caché n’intéressant pas les politiques.

            Cette énorme intoxication des esprits dissimule de façon honteuse le fait que ces gouvernants évitent soigneusement de s’adresser à la rente. Une des définition est donnée par Wikipedia : “En économie, c’est une notion centrale (liée à celle de profit) mais qui a de multiples définitions selon les auteurs ». Excluons les rentes provenant d’emprunts d’Etat, les revenus annuels des pensions, ou les rentes viagères. Penchons-nous sur les rentes de situation soigneusement dissimulées dans divers contrats souscrits par les consommateurs.

            Concernant l’économie des ménages, j’avais indiqué plusieurs domaines dans lesquels une action pouvait être envisagée à court terme. Il s’agit des assurances habitation (33 millions de contrats et 9,4 milliards d’encaisse) et automobile, de l’encadrement des prix du propane à usage domestique (700000 usagers) et de la révision des Contrats de Construction de Maisons Individuelles (300 à 400 mille maisons par an), le CCMI. Une politique générale touchant le logement privé est aussi à mettre en oeuvre. On a pu voir la corruption et le lobbying qui règnent grâce à une récente émission télé sur Vichy et Béziers. Le gouvernement se tait. Lobbies trop puissants.

            J’ai publié sur ce site un article concernant les assurances habitation qui n’a eu que très peu d’échos. La rente cachée de ces contrats est la suivante. Grâce à une clause de vétusté (dépréciation d’un bien mobilier ou immobilier au cours du temps) les assureurs indemnisent les sinistres comme bon leur semble en l’absence de grilles ou de projections. Au fil du temps les biens se déprécient. Le risque financier pour l’assureur diminue. Mais les primes restent constantes et augmentent suivant l’inflation ou les dépenses dues aux sinistres (on pense aux catastrophes naturelles). Le résultat, c’est l’effet de ciseau, diminution des risques, augmentation des primes. Voilà un bel exemple de rente ! Les banques auxquelles ces assureurs sont adossés, s’en réjouissent.

            Pour le propane, un foyer sur deux en zone rurale, pas question de l’inclure auprès de la Commission du Contrôle de l’Energie (CRE). Ce même propane vendu 40% moins cher en Allemagne ou au Benelux. De plus, chaque usager doit verser un “abonnement” de 100 € chaque année aux propaniers, droit de cuissage oblige.

            Les contrats de construction de maisons individuelles, c’est plusieurs milliards d’avance de trésorerie à l’industrie du bâtiment de la part des souscripteurs, grâce à une subtile interprétation des appels de fonds.

            Voilà où on en est. Députés et ministère contactés n’ont jamais répondu sur le fond.

            Alors, le pouvoir d’achat, il en est où ?


            • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 11:52

              @Jason
              Bonjour Jason
              Merci d’avoir élargi le débat à ces rentes indolores, parce « qu’inévitables » pour le commun des mortels. A quand un gouvernement qui agira sur ces leviers pour « augmenter le pouvoir d’achat des Français » ?
              Non, je rigole, il vaut mieux faire croire au bon peuple qu’en supprimant la TH il gagne en pouvoir d’achat, sauf qu’on ne lui dit pas que les 18 à 20 Milliards de recettes perdues, il faudra bien les trouver dans la poche du contribuable. Pas question de déplaire aux lobbies que vous citez.


            • Jason Jason 31 octobre 14:36

              @Tous,

              P.S. Les rentes que je viens d’indiquer seront in fine en partie financées pour les particuliers par les baisses de taxes. Moins de taxes, plus de pouvoir d’achat qui sera utilisé pour alimenter les rentes > assurances (habitation, auto) obligatoires, et propane. Plutôt que de faire baisser les services, le gouvernement alimente les bénéficiaires des rentes évoquées ci-dessus dans un processus de transferts habiles.
              Ce sont donc les revenus les plus faibles qui seront impactés.

            • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 17:48

              @Jason
              Il y a une autre rente qu’il faut citer, c’est la rente bancaire qui repose sur le pari que beaucoup de titulaires de comptes ne regardent leurs relevés sur internet qu’en fin de mois, ce qui laisse le champ libre à des découverts chèrement payés.


            • zygzornifle zygzornifle 31 octobre 13:31

              En supprimant la taxe d’habitation le gouvernement a calculé combien cela allait lui rapporter .....


              • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 13:42

                @zygzornifle
                Sur le plan électoral, uniquement...


              • bernard29 bernard29 31 octobre 17:04

                Mais enfin, il faut bien débuter un jour ou l’autre la décroissance. Ce qui en effet, ne sera pas une mince affaire dans notre « pays de cocagne » puisque à cette aulne bien entendu, chacun est plus précaire que le voisin. 

                La difficulté réside évidemment dans le fait de décroître et en même temps de réduire les inégalités, c’est le défi d’une société durable comme on dit.


                • Michel DROUET Michel DROUET 31 octobre 17:46

                  @bernard29
                  Bonjour
                  Le problème, c’est que ce gouvernement, comme tous les autres, ne veulent pas entendre parler de décroissance : c’est mauvais pour le PIB et les affaires. Et pourtant, on commence à observer une baisse de la consommation (c’était le cas au 1er trimestre) conséquence sans doute d’une part de prise de conscience mais également de la CSG. Il n’y a pas grand monde pour croire que le gouvernement va améliorer le pouvoir d’achat des français (sauf les plus riches).


                • velosolex velosolex 31 octobre 18:56

                  @bernard29
                  Je ne crois pas une seconde les déclarations de ce gouvernement la main sur le coeur, jurant que tout cela est lié à la transition écologique. On se moque totalement des rapports alarmants sur les pesticides. Qui sait que le nombre de cancers des testicules dans les zones les plus agricoles explosent, surtout chez les jeunes. Le Remera est sur la sellette pour la deuxième fois. Les enfants sans bras sans jambes n’ont pas d’explication, alors que ce problème est connu et récurent. 
                  Personnellement je ne soutiens pas la bagnole, surtout le diesel, mais force est de constater qu’on a tout fait pour que les ruraux s’équipent en diesel, et que celui leur soit indispensable....
                  Le passage à l’électrique est loin d’être neutre d’ailleurs. les batteries sont une aberration écologique. ( raffinage, métaux rares, recyclage)
                  L’indignation n’existe que quand elle se conjugue avec des bénéfices. La non condamnation de l’arabie saoudite, ( on suit le dossier, mais rien de probant nous dite on sans rire) alors que la plupart des pays européens, comme l’allemagne ou l’angleterre condanme et prennent des sanctions est révélateur. 


                • Michel DROUET Michel DROUET 1er novembre 08:45

                  @velosolex
                  C’est ça la démocratie... Hélas ! Le couvercle sur la marmite, le royaume des lobbies et le copinage commercial avec des théocraties.


                • Eric F Eric F 1er novembre 10:40

                  @bernard29
                  il y a une sensible décroissance depuis des années en France, c’est celle de la production industrielle


                • velosolex velosolex 31 octobre 18:45

                  Quelques questions. : Qui va payer les dettes des communes, parfois considérables. Les ménages français vont ils mettre à contribution ?

                  Sachant qu’un centimes d’augmentation du gas oil génère 350 millions pour l’état ; ( https://bit.ly/2JuCAiPon peut penser que celle d’essence rapporte autant) calculez combien l’état devra augmenter chacun de ces carburants pour arriver à 22 milliards, qui est le montant total des impôts locaux en france https://bit.ly/2x9ORl3

                  Réponse : Environ 30 centimes. 

                  Le gouvernement a décidé d’une forte augemtation de la TICPE* jusqu’en 2022.
                  Prévision de l’évolution du prix des carburants : https://bit.ly/2P2QY7R

                  Année201720182019202020212022TICPE Gazole0.540.590.650.700.750.78TICPE SP 950.660.660.690.710.730.76Prix/L Gazole1.231.311.411.511.601.67Prix/L SP 951.381.401.471.521.591.64
                  On le voit, le total des augmentations entre 2017 et 2022 compense très largement l’ardoise. Il reste même un pourboire pour le pompiste..Mais je dois avoir l’esprit tordu. L’état qu’à du coeur ne pense qu’à la terre. Même bourrée de pesticides. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès