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Accueil du site > Actualités > Politique > The Economist prévient les français : Gare à vous !

The Economist prévient les français : Gare à vous !

Dans son édition du 31 mars 2012, l’hebdomadaire britannique The Economist a fait sa couverture sur ce titre “France : le déni”, l’élection la plus frivole du monde occidental. L’article est disponible en ligne sur http://www.economist.com/node/21551478

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Le déjeuner sur l’herbe

Le numéro a fait du bruit dans le landerneau des commentateurs français. Rappelons ici que The Economist est un des journaux les plus influents de la planète. Tirant à 1,5 millions d’exemplaires, 50% de plus qu’en 2000, le journal défie la crise de la presse écrite. Lu par les décideurs économiques mais aussi politiques, vous le trouverez en bonne place dans la plupart des aéroports du monde au même titre que Cosmopolitan et Psychologies. Fondé en 1843 pour promouvoir la liberté du commerce (Free-trade), l’hebdomadaire est une des voix des “marchés” au même titre que son actionnaire à 50%, le Financial Times ou encore le Wall Street Journal. 

Que nous dit The Economist ?

  1. Les réformes en cours en Europe revigorent l’observateur. MM. Monti en Italie et Rajoy en Espagne s’attaquent au marché du travail (entendez par là qu’ils démantèlent le droit du travail et les droits syndicaux) et les Grecs malgré leurs problèmes ont compris que le temps de la dépense sans limite et de l’évasion fiscale est fini.
  2. Seule la France n’a pas compris que les temps ont changé. Les fondamentaux sont mauvais : dette publique à 90% du PIB et en augmentation, exportations stagnantes alors que celles de l’Allemagne progressent.
  3. Les politiciens français sont face à une population qui, quasi-seule dans ce cas dans le monde développé, croit que la mondialisation est une menace aveugle plutôt qu’une source de prospérité. Donc, les politiques font des promesses extravagantes. Beaucoup de patrons français s’accrochent à l’espoir, qu’une fois élu, le nouveau président, quelque qu’il soit, se rendra à la raison, oubliera ses promesses et poursuivra le même programme de réformes que les autres gouvernements européens. The Economist doute toutefois que cela sera possible.
  4. En fait, le journal voit une possibilité encore plus inquiétante que le manque de sincérité, c’est celle que MM. Sarkozy et Hollande croient vraiment ce qu’ils disent (sic). Et avec M. Hollande, le vainqueur le plus probable, ceci pourrait avoir des conséquences dramatiques. The Economist rappelle le précédent de 1981. Il fallut deux dévaluations et des mois de “punitions” par les marchés pour forcer M. Mitterrand à faire marche arrière. Or, The Economist ajoute qu’à l’époque, il y avait le contrôle des changes, un marché commun beaucoup moins intégré et pas de monnaie unique. En mai 2012, quelques semaines, non des années seraient suffisantes aux investisseurs pour assécher le marché des titres de la dette souveraine française. Même avec M. Sarkozy, ce risque ne disparaitra pas bien qu’il ne propose rien d’aussi stupide qu’un taux d’imposition à 75%. Et le journal de conclure en déplorant qu’aucun candidat ne propose les réformes radicales et la réduction structurelle des dépenses dont la France aurait besoin.

Il est tout de même remarquable que des vues aussi biaisées soient la vulgate de la pensée économique et politique actuelle. Commentons les quatre affirmations que nous avons relevées :

  1. La réforme-démantèlement du droit du travail et des droits syndicaux en cours en Italie et en Espagne a été effectué dans les années 1980 par Mme Thatcher et M. Reagan. Donc, le Royaume Uni et les Etats-Unis ont accompli les “bonnes” réformes que l’Europe continentale, à l’exception de l’Allemagne, tarderait à faire. Par conséquent, les deux pays que séparent un océan et la même langue devraient avoir des résultats bien meilleurs que ceux de la France.

  2. Or, qu’en est-il ?
    * Déficit public en pourcentage du PIB cumulé à fin 2010 : Etats-Unis, 89%, France, 84%, Royaume-Uni, 79% et Allemagne... 79%.
    3 Déficit public annuel en 2012 en pourcentage du PIB selon les propres statistiques de The Economist : Etats-Unis -7,8%, Royaume-Uni, -7,6%, France -4,7%... Sauf erreur de ma part, les dettes publiques des deux pays anglo-saxons croitront en 2012 encore plus vite que celle de la France et sont à un niveau comparable voire supérieur pour les Etats-Unis.
    * Pour les déficits de la balance courante prévus en 2012, indicateur qui mesure ce que le pays doit emprunter à l’étranger, les Etats-Unis sont en pourcentage du PIB à -3%, le Royaume-Uni à -1,4% et la France à -2,1%. Pas de quoi pavoiser donc pour les soit-disant bons élèves. Tout le monde semble logé à la même enseigne.
    * Quand on compare l’évolution de la dette publique entre 2006 et 2010, mesurant ainsi une sorte de cout de la crise, on voit que la dette publique du Royaume-Uni est passée de 43% à 77% du PIB soit une augmentation de 34%. Celle des Etats-Unis est passée de 65% à 89% soit 24% de plus alors que celle de la France a cru de 17%. Notons que l’Italie de l’infâme Berlusconi a augmenté sa dette publique de 11% pendant la crise. Bien sûr, l’Italie était beaucoup plus endettée en 2006. Il reste que la France fait plutôt mieux que les anglo-saxons. On voit donc que The Economist utilise les données macro-économiques de façon sélective, sans les mettre en perspective et sans les comparer. Le but est d’asséner son message qui est clairement idéologique. Source : CIA factbook 


  3. Selon The Economist, la mondialisation est par définition bonne et apporte la prospérité. Les Grecs et les Argentins qui vivent ou ont vécu un désastre social, les Russes dont la transition vers l’économie de marché aura couté dix ans d’espérance de vie apprécieront. Il en va de même des pays du Sud qui restent exportateurs nets de capitaux vers le Nord. La Chine elle-même paie un lourd tribut en termes écologiques et sociaux pour ses excédents commerciaux. Entre 2000 et 2010, les salaires allemands ont baissé en termes réels, c’est-à-dire déduction faite de l’inflation, de 2,5%. Cette baisse a atteint 20% pour les bas salaires.2 L’espérance de vie des 15% les plus pauvres a baissé en Allemagne sur la dernière décennie. Comment mesurer ces “externalités” de la mondialisation ?
     
  4. Enfin, et ce me semble le plus intéressant, The Economist ne nous promet pas les chars soviétiques à Paris en cas de victoire de M. Hollande mais plutôt les traders de Goldman Sachs. Sans fard, le magazine annonce que quelques semaines suffiront aux marchés pour faire capituler n’importe quel gouvernement français. Dans son style assez inimitable, The Economist se demande crument comment il se fait que les électeurs français et leurs responsables politiques soient assez stupides pour ne pas s’en rendre compte. Pour ce dernier point, nous pouvons faire toute confiance au journal. Il soutiendra et justifiera de toute sa crédibilité pseudo-scientifique ce qui sera une attaque spéculative coordonnée.

 

En fait, il me semble que, sans doute involontairement, l’hebdomadaire britannique conforte les candidats souverainistes. En effet, Mme Le Pen et M. Dupont-Aignant vont répétant que l’Euro ne donne pas de marge de manoeuvre à la France. La politique proposée par M. Mélenchon est encore plus anathème pour The Economist et pourtant Jean-Luc Mélenchon n’en tire pas la conclusion que, pour la mener, il faudrait sortir de l’Euro. C’est ce que M. Mitterrand avait finalement décidé de ne pas faire en choisissant de rester dans le Système Monétaire Européen (SME) en 1983. S’il y a une frivolité des hommes politiques français, c’est celle de ne pas dire qu’en effet, les marchés financiers vont se déchainer si on ne se comporte pas comme ils le souhaitent. Il faut excepter des frivoles M. Sarkozy qui est le candidat désigné par les marchés et par ses pairs en Europe. Les autres candidats, M. Hollande en tête, me semblent manquer de clarté en ne préparant pas l’électorat au fait qu’il y a un prix à payer pour mener la politique qu’ils proposent. Relancer par la consommation sans intervenir sur le commerce aux frontières, c’est-à-dire par des mesures protectionnistes incompatibles avec les règles européennes, creusera le déficit commercial comme en 1981. Et alors, ne pas changer les règles du jeu monétaire rendra très difficile le financement de la dette publique et coutera beaucoup plus cher. Les capitaux fuiront en masse. Ce scénario est déjà à l’oeuvre en Hongrie qui elle, n’est pas dans la zone Euro. Promettre du sang et des larmes est britannique, pas électoraliste.

Par ailleurs, on voit que, sous couvert d’expertise économique, The Economist ne se gêne pas pour intervenir sans complexe de manière partisane et biaisée dans le débat politique. Cette utilisation de la science économique à des fins idéologiques est bien connue et a fait l’objet de nombreuses publications récentes.3

1 Le classement des dettes publiques proposés par Wikipedia est celui du CIA factbook :http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique

2 http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-bas-salaires-allemands-en-chute-libre-depuis-dix-ans_259011.html

3 Pour la situation en France, lire Laurent Mauduit, Les imposteurs de l’économie, Avril 2012. Pour les Etats-Unis, voir le remarquable documentaire de Charles Fergusson Inside Jobs (2010) et pour une analyse universitaire, lire “The Puzzle of Modern Economics, Science or Ideology ?”, Roger E. Backhouse (2010). 


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70 réactions à cet article    


  • Buddha-dassa 16 avril 2012 10:05

    un humain se dirige par la peur et l’espoir...saut ceux qui ont un cerveau 
    y a t’il dans le monde une volonté de vivre ensemble collectivement en partageant ? pas du tout..

    le reste est combat...


    • xray 18 avril 2012 16:40


      Le vote utile 

      « Voter utile », c’est voter pour un candidat qui propose des solutions pour échapper au désastre européen qui vient après les élections. 
      Non pas de voter pour les candidats ultra médiatisés asservis aux intérêts étrangers. 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

      Les tueries de Montauban-Toulouse 
      (Une tricherie électorale à l’américaine) 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2012/04/10/mohamed-merah-une-tricherie-electorale-a-l-americaine.html 




    • kot begemot kot begemot 16 avril 2012 14:57

      à qui appartien « The Economist » ? M.Rotschild ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 avril 2012 22:41
       La vraie question, c’est : la provocation des Anglais vise-t-ellle : 

      1) à instrumenter la France pour lui faire prendre l’odieux des premiers gestes nécessaires de confiscation de la monnaie bidon en circulation - une mesure que les autres imiteront ensuite en disant qu’ils n’ont plus le choix.... ou

      2) à lancer une attaque économique massive contre la France en profitant de son moment de plus grande faiblesse entre Sarkozy... et sans doute rien tout.

      La spéculation sur la dette - qu’on vient de rendre possible - va va vite nous informer sur ces deux hypothèses.

      Dans un cas comme dans l’autre, ce devrait être le signal clair qu’il faut renverser les alliances. Nos ennemis ne sont ni à l’Est ni au Sud. Pourrons nous lutter contre l’hégémonie anglo saxonne qui a la perversité des pouvoirs veillissants ?

      Nous ne sommes pas les plus forts, mais les Anglais devraient pourtant se souvenir que les déclarations « à la Brunswick » créent en France les conditions pour des Valmy.





    • JL JL1 16 avril 2012 23:05

      PJCA,

      vous pourriez SVP préciser ce que vous entendez par « rien du tout » dans cette phrase : "lancer une attaque économique massive contre la France en profitant de son moment de plus grande faiblesse entre Sarkozy... et sans doute rien tout."  ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 avril 2012 07:09

      @ JL 1


      Je le puis, mais c’est sans plaisir. 

      Quand Sarkozy parle de changer les regles du jeu avec la BCE on peut être sceptique, mais Hollande, lui, semble en être satisfait, ce qui est enore plus loin d’une solution. La politique de Serkozy sur la question des retraites a été infâme, mais je ne comprends même pas celle que voudrait suivre Hollande.

      Ce que je vois des engagemenns que semble prendre et des principes que semble défendre Hollande, me laisses perplexe. J’ai parlé de « rien’ », mais j’’aurais pu parler de ’vide", ou d’inconsistance. Je ne vois pas du tout comment il en sortira une politique cohérente autre que réactive. 

      Ce n’est pas un hasard si ceux qui veulent un changement à Gauche vont vers Melenchon.

      Pierre JC Allard

    • JL JL1 17 avril 2012 09:16

      PJCA,

      quand vous postez sans plaisir, seriez vous plus lucide ? Je ne reconnais pas là celui qui depuis un moment fait campagne pour l’abstention et démotive avec talent hélas, je dois le dire, les électeur français.

      Oui, ceux qui veulent du changement vont vers Jean-Luc Mélenchon ! Et alors !? Où est le problème ? Dites le, ça nous intéresse.


    • lagabe 17 avril 2012 09:32

      oui , c’est clair que les anglos-saxons ont de très gros problèmes
      Au niveau du déficit annuel , il est supérieur aux grecs
      Et il suffit d’aller la , pour comprendre
      http://fortune.fdesouche.com/271631-50-chiffres-incroyables-sur-leconomie-des-etats-unis-en-2011#more-271631

      3. Si le nombre d’américains « ayant ou désirant un emploi » étaient aujourd’hui le même qu’en 2007, le taux de chômage officiel selon le gouvernement serait de 11%.

      4. La durée moyenne de chômage entre 2 emplois pour un actif américain est de 40 semaines.

      5. Une étude récente a montré que 77% des PME ne prévoient pas d’embaucher.

      6. Il y a aujourd’hui moins d’emplois salariés aux USA qu’en 2000, alors que la population a augmenté de 30 millions de personnes.

      30. La crise des retraites aux USA continue à empirer. Selon le Employee Benefit Research Institute, 46% des actifs ont moins de 10 000$ d’épargne pour leur retraite, et 29% des actifs ont moins de 1000$ d’épargne retraite.

      31. Aujourd’hui, 1 personne âgée sur 6 vit sous le seuil de pauvreté.

      Si j’avais à choisir ou vivre en Grèce ou en France ou dans US ou Angleterre , mon choix est fait



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 16 avril 2012 10:51

      À l’auteur :
      « En fait, le journal voit une possibilité encore plus inquiétante que le manque de sincérité, c’est celle que MM. Sarkozy et Hollande croient vraiment ce qu’ils disent (sic). Et avec M. Hollande, le vainqueur le plus probable, ceci pourrait avoir des conséquences dramatiques. The Economist rappelle le précédent de 1981. Il fallut deux dévaluations et des mois de “punitions” par les marchés pour forcer M. Mitterrand à faire marche arrière. »

      Qui, de la Droite ou de la Gauche, a le plus endetté les Français(e)s de 1974 à 2010 inclus ?



      • bigglop bigglop 16 avril 2012 18:36

        Bonjour à tous,
        Merci à l’auteur pour cet excellent article qui pose bien le décor.
        Pour le compléter, je vous suggère la lecture de deux articles :
        du site d’Olivier Berruyer
        http://www.les-crises.fr/geab-64/

        et le commentaire de @Wesson sur Avox :

        bonjour Ariane,

        "Il faudra que Hollande vende sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci étant dans la lettre de Chevreux aux marchés."

        Et pour ceux qui auraient des doutes, voici la fameuse lettre de Cheuvreux, datée du 8 mars 2012 et signée de Pascal Perrineau (professeur à Science Po Paris) et Nicolas Doisy (Chef économiste chez Cheuvreux).

        http://www.reporterre.net/IMG/pdf/Chevreux-Hollande.pdf

        Voici la traduction de la 1ère page effectuée par mes soins, j’ai essayé de garder la mise en forme (gras, souligné :"

        Hollande devra clarifier sa position sur le marché du travail et les réformes fiscales lorsqu’il sera probablement élu président le 6 mai prochain. Bien entendu, il est resté évasif sur la question pour des raisons purement électorales : S’il clarifiait maintenant sa position, il pousserait les électeurs vers les extrêmes, ce qui complexifierai l’équation politique.

        Mais Hollande a déjà fait savoir aux électeurs centristes qu’il ne reviendrait pas sur les mesures utiles de son prédécesseur, à commencer par l’adoucissement du régime infâme des 35 heures.

        Jusqu’à présent, il n’a pas annoncé non plus un accroissement substantiel de l’interventionnisme de l’état, à commencer par son engagement de ne pas augmenter le nombres de fonctionnaires.

        Dans tous les cas, Hollande devra déplaire soit au marché financiers, soit à ses électeurs comme il l’a fait avec Mitterand en 1981-83, alors qu’il était son conseiller économique. Mais, son euro-pragmatisme devrait éveiller en lui la menace d’attaque du marché sur la dette Française, dû notamment à cause de la colère que suscite la France à ses pairs Européens concernant son inaction (à réformer le code du travail et la fiscalité).

        Par conséquent, et dans le cas du pire scénario (mais pas le plus probable), le marché le forcera à effectuer un demi-tour comme en 1983. Bien entendu, Hollande devra gérer sa Gauche, notamment celle du référendum raté de 2005 sur la constitution Européenne. Ses partenaires Européens seront alors bien avisés de lui laisser prétendre qu’il a obtenu quelques concessions de leur part sur sa politique de croissance, même si cela est faux.

        "C’est un monument de cynisme qui en dit long sur ce qui nous attends. Les marchés ont déclarés une guerre aux peuples d’Europe, et ont décidé de leur imposer une dictature financière. C’est très exactement ce que ce document explique !

        Conclusion :

        Entre ses déclarations au Guardian et son discours de Vincennes, Hollande reste un faux-cul comme sous la Mitterrandie

        http://www.arsin.fr/pages/billets-d-actualite/hollande-guardian-ce-qu-il-a-vraiment-dit.html

        http://www.youtube.com/watch?v=168FnNyNJKE

        ACTA - Mélenchon

        http://www.youtube.com/watch?v=zgC91MnBA_w&feature=related




      • medialter medialter 16 avril 2012 10:56

        Non mais j’y crois pas smiley La City, principal artisan de la mise en place d’Hitler au pouvoir, qui vient donner des leçons aux français, déjà suffisamment débiles pour reconduire l’UMPS.

        Mais des leçons, non pas parce que l’UMPS représente les caporaux parfaits pour faire le relais de la finance internationale et de son bras armé l’OTAN, mais parce que ils ne sont pas suffisamment alignés. A quoi aurait-on eu droit dans les merdias s’ils l’avaient été ?

        Cet article de « the economist » prouve au moins une chose, c’est que nos candidats ont atteint une telle perfection dans le domaine du mensonge qu’ils arrivent même à tromper la presse financière. Oui, français, vous êtes vraiment dans une sacrée merde

        Info-medialter


        • Krokodilo Krokodilo 16 avril 2012 11:39

          C’est un torchon, où des articles anonymes répandent depuis des dizaines d’années la bonne parole ultralibérale, moins d’Etat, moins de régulation nationale et internationale. Laurent Joffrin l’a joliment surnommé « la pravda du capitalisme »


          • noux noux 17 avril 2012 01:15

            Faites tourner ce reportage censuré en France svp :

            http://www.youtube.com/watch?v=BfDdSTK6lBs&feature=share


          • Cocasse Cocasse 16 avril 2012 11:46

            Ca donne l’impression d’un chantage de mafieux.


            • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 13:25

              Ce n’est pas une « impression » ; c’est EXACTEMENT ce qui se passe.
              The Economist, la Pravda de l’ultralibéralisme, ardent défenseur des mafias financières, rameute ses traders et spéculateurs, pour « punir » un pays qui ne se plierait pas à ses diktats.

              D’ailleurs, le processus est enclenché :

              Les premiers contrats à terme sur la dette française sont lancés

              Extraits :

              Face à la polémique, François Baroin, le ministre des finances, a expliqué, vendredi 13 avril, que Bercy « n’avait aucun pouvoir d’autorisation ou d’interdiction concernant l’initiative d’une plate-forme boursière privée ». L’Autorité des marchés financiers (AMF) avait fait savoir, un peu plus tôt, qu’elle n’avait pas non plus cepouvoir.

              « Si j’avais pu interdire ce contrat, je l’aurais interdit, explique Jean-Pierre Jouyet, le président de l’AMF. Ce dossier révèle une faille politique, avec l’absence depouvoir européen permettant d’interdire ou de suspendre ce genre de produits lors de périodes délicates. Mais ce dossier a aussi une dimension symbolique, il démontre l’insuffisante solidarité européenne en ces temps de crise. »

              (...) A l’Agence France Trésor (AFT), chargée de gérer la dette de l’Etat, on expliqueavoir été prévenu par Eurex très peu de temps avant l’annonce du lancement du produit, le 21 mars. « Si l’AFT considère que le produit d’Eurex est nocif, elle pourrait le dire haut et fort, juge l’eurodéputé Pascal Canfin (EELV). Elle aurait aussi les moyens politiques de le freiner, par exemple en faisant pression sur les banques plaçant la dette française pour qu’elles ne participent pas à ce marché. »Interrogés pour savoir si ce contrat était ou non une bonne chose, l’AFT et le cabinet du ministre des finances n’ont pas donné suite.

              et le meilleur pour la fin :

              Chez les banquiers spécialisés, on juge toutefois que ceux intervenant sur le marché de la dette avec de gros moyens avaient déjà accès aux autres outils. « ’Future’ ou pas, si des gens veulent vendre la France, ils la vendront », glisse l’un d’eux.

              On ne saurait mieux signifier que le sort de la France est à la merci des mafias financières, si aucune réelle mesure de protection contre ces mafias n’est adoptée.


            • Montagnais Montagnais 16 avril 2012 13:05

              Entre ses leçons de morale à l’Inde, ses titres pour ridiculiser l’Italie (l’Italie trouillarde), ses naïfs émerveillements style Science & Vie année 50 (the Flying car.. pour bientôt.. en avant les jeunes..on s’ra sauvés par la techno..), j’en passe et des meilleures, the Coneaumisse is the journal le plus con crétinisé que la presse collabo ait inventé. 


              Merci à l’Auteur de nous l’avoir rappelé. 

              Et si je n’avais pas peur de voir mon commentaire plié, je dirais qu’on lui p.. joyeusement au c.. à se torchec.. Vous me suivez ?

              The coneaumass devrait lire www.adbusters.org tiens.. ça leur ferait du bien..

              Et ça leur éviterait de plagier bêtement sans rien comprendre. Tenez, leur dernière sortie sur le sujet : 


              Y parlent même pas d’Adbusters ces graciosos.. CQFD. 

              • Jason Jason 16 avril 2012 13:23

                Comme le répondait un général français à un diplomate britannique au début du siècle précédent, qui lui disait : « Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas. » Le français lui répondit, « Oui, c’est le pas de Calais ».

                Remarque tout à fait d’actualité envers ce père fouettard, donneur de leçons, dans sa suffisance nauséabonde de petit canard britannique.

                Que cette misérable feuille de chou fasse d’abord la liste de crétins, d’incapables et de corrompus qui ont peuplé les gouvernements britanniques de ces 30 dernières années, et on parlera.


                • Lamouet 16 avril 2012 13:29

                  The Economist peut raconter ses âneries. 
                  Pour ce qui est des programmes, il est sûr que celui du FDG va susciter un véritable appel d’air aux candidats à l’immigration :
                  Régularisation systématique des sans papiers, simplifications des procédures de naturalisation, établissement d’un titre de séjour unique pour dix ans.
                  Il a été fort justement dit par des hommes politiques de droite comme de gauche que la FRANCE ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
                  Plusieurs événements récents ont posé les problèmes des sociétés multiculturelles (il ne s’agit bien sûr pas de "hiérarchiser ces cultures)
                  Ce programme signe la faillite économique et culturelle du pays.


                  • Inquiet 16 avril 2012 14:10

                    Quand le philosophe montre la lune, l’idiot regarde son doigt.


                    Alors, Lamouet, vous pariez sur quoi : l’index, le majeur ou l’auriculaire ? Ou devrais-je dire entre : l’halal, le niqab ou le permis de conduire ?


                  • Roubachoff 17 avril 2012 02:12

                    Quand Lamouet survole un sujet, il pleut des chiures d’oiseau. Tous aux abris !


                  • Cocasse Cocasse 17 avril 2012 10:45

                    Autant je suis d’accord concernant cette analyse du programme FDG en matière d’immigration, autant je suis outré par vos copié-collés récurrents.
                    Et surtout vous vous permettez d’intervenir de la sorte ici, alors que vous êtes totalement hors-sujet.


                  • Pandy Pandy 16 avril 2012 13:57

                    La France en plein déni économique :
                    —>
                    http://www.youtube.com/watch?v=Hl8-v9r0tZI


                    • sisyphe sisyphe 16 avril 2012 14:13

                      Illustrer la « prophétie » de « The Economist » par l’ultralibéral Mathieu Laine, c’est demander à Bush si le flacon exhibé par Colin Powell à l’ONU était bien la preuve « d’armes de destruction massive » !
                       smiley

                      Trop fort !


                    • Tristan Valmour 16 avril 2012 14:24

                      Le temps de la diplomatie est terminé. Le temps des menaces est révolu. Place à la guerre contre les banquiers, les financiers, les traders, les marchés. Il faut frapper.

                      Merde, la France, c’est la France ! Elle n’a pas à se laisser dicter sa politique par qui que ce soit ou quoi que ce soit. On va où là ?

                      Halte au chantage. Mieux vaut mourir libre que vivre enchaîné.

                      Il y en a marre des gens qui font de l’argent sur du vent. Marre des esclavagistes. Place aux vrais entrepreneurs et aux vrais travailleurs.

                      Il faut cesser d’avoir peur. Que le peuple se lève et crie à l’unisson : ASSEZ !

                      Assez des profiteurs, des corrompus, des magouilleurs, des hâbleurs.

                      Il faut se rendre compte qu’on menace la France quand même ! Des gens menacent tout un pays, des citoyens et la démocratie. Ce sont des terroristes.

                      Les financiers sont de véritables terroristes.

                      Et contre le terrorisme, on ne négocie pas, on ne parlemente pas. Il faut se radicaliser et aller jusqu’au bout pour lancer un message clair : HALTE.

                      Tous ces connards d’affameurs sont allés trop loin. Si on n’agit pas maintenant, il n’y aura plus de lendemains.

                      Votons Melanchon ou Le Pen ou pour tout autre candidat qui combat ce système inique, ce système dépravé qui conduit la Terre et les peuples à la ruine.


                      • colza 16 avril 2012 16:29

                        @ Tristan Valmour
                        Entièrement d’accord, je préfèrerais crever que de céder au chantage.
                        Pour ma part, je voterai JL Mélenchon (avec un E, SVP), j’ai certaines « réticences » à l’encontre du FN smiley


                      • paul 16 avril 2012 14:34

                        Le terme « déni » employé par The Economist a été vite repris par les adeptes du serrage de ceinture, du tout de vis et de la règle d’or, notamment par Copé .
                        The Economist, c’est tout simplement la voix de la City dont un excellent documentaire sur LCP a montré comment elle dirigeait en réalité la politique économique anglaise .Le réseau des paradis fiscaux en particulier y est clairement démontré : c’est là le vrai déni .

                         www.publicsenat.fr/ lcp/ politique/ city-finance-eaux-troubles


                        • colza 16 avril 2012 16:31

                          Normal, la City, sorte de vatican bancaire, assure la survie de la Grande Bretagne.
                          Anéantissez la City et les Anglais n’existent plus !


                        • c.d.g. 16 avril 2012 14:38

                          The economist est un journal liberal, qui ne cache pas ses opinions. Vous critiquez le fait qu il donne son avis sur nos 2 principaux politiciens mais ce n est pas la premiere fois qu il le fait. C est eux qui ont ecrit que Berlusconi etait indigne de diriger l italie

                          Ils ont quand meme raison de signaler que nos 2 candidats font comme s ils pouvaient depenser sans compter et non pas comme s ils vont heriter d une economie en perdition

                          Sinon je ne crois pas comme vous qu il y aura une attaque speculative coordonnee. Aucune coordination n est necessaire car les marches sont assez moutonniers. Et si la France ne veut pas dependre de traders anglo saxon, c est simple : il lui suffit de ne pas vivre au dessus de ses moyens (autrement dit soit d augmenter les impots (mais c est pas populaire) soit de baisser les depense (mais ca aussi c est pas populaire, mais ca s appelle gouverner))

                          PS : vu comme vous depeignez l Allemagne, je suppose que vous y avez jamais mit les pieds. C est un pays bien plus prospere que la france. On n y trouve pas partout des gens dormant dans la rue comme en France


                          • Blé 16 avril 2012 17:31

                            Les français ont payé et payent tous les jours la crise subprimes.

                            Au fait, elle vient d’où cette « Dette » de la France ? De l’ augmentation des salaires dans le privé et le public ?

                            Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les français s’appauvrissent un peu plus chaque année pendant que les millionnaires et milliardaires s’enrichissent. Ces derniers vont remplir les coffres des paradis fiscaux, construire des villas dans les îles, acheter des bateaux de luxe, et des avions, etc... Si l’économie est en perdition en France, elle ne l’est pas pour l’ oligarchie qui nous gouverne.

                            Les pauvres en Allemagnes sont aussi peut entendu qu’en France. Il y a de la misère mais ce pays la cache et surtout n’en parle jamais.


                          • karina 16 avril 2012 14:39

                            Nicolas Sarkozy promet une autre BCE aux français , sauf qu’il évite soigneusement de le dire devant Angela Merkel .



                            • lejules lejules 16 avril 2012 15:00

                              bonjour a tous

                              la propagande naziberale en a rien a f... de la democratie, du social ou de la liberté elle continue son travail de sape en s’arogeant le droit d’etre le parti des honnetes gens, des gens responsables et respectable.qui y croit encore ?

                              alors pour qui voter ?

                              http://www.youtube.com/watch?v=0vQ6D1Wm8A8&context=C4c30d79ADvjVQa1PpcFPbgR6CyRpEjVs0uDti93AqOUIZzCDS9NY=

                               

                               


                              • ph11 19 avril 2012 05:04

                                De qui est cette citation ?

                                « La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation [...] pour son indépendance et sa liberté économique. »

                                De Hollande ? De Montébourg ? De Mélenchon ? De Poutou ?


                              • Wàng 19 avril 2012 21:30

                                C’est pas de Hitler ? smiley

                                Brom Bawerk a démontré depuis longtemps l’erreur d’Aristote et de Marx sur le caractère illégitime des prêts à intérêts, et je dis ça en étant un grand admirateur d’Aristote.

                                Mais le problème c’est que 150 ans après que le marxisme ait été réfuté au plan théorique puis pratique (Lénine, Mitterrand, inexistence des cartels exploitant le travail), on a encore des gens qui veulent croire au socialisme aujourd’hui !


                              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 avril 2012 07:30

                                Ce qui est surréaliste, c’est le montage en épingle des déclarations de Melenchon et de ses avancées dans les sondages, alors que l’on sait très bien que le centre de gravité des opinions politiques en France reste au centre-droit et que les deux-tiers des Français voteraient pour le diable plutôt que pour Melenchon ! 


                                Si vous voulez Melenchon à l’Elysée, il faudra qu’un million de Français aille l’y conduire par les rues et que vous ayez convaincu l’armée et la police de ne pas s’en mêler.... Et il ne faudrait pas appeler ça une élection.

                                PJCA



                              • JL JL1 17 avril 2012 09:26

                                « les deux-tiers des Français voteraient pour le diable plutôt que pour Melenchon ! » (PJCA)

                                Peut-être, mais quand les foules acclament Mélenchon, ces deux tiers-là sont paralysés devant leurs télévisions qui leur parlent d’amour et de leurs peurs, guérissent les blessures par des propos qui les rassurent !

                                 smiley


                              • ph11 19 avril 2012 04:52

                                « Peut-être, mais quand les foules acclament Mélenchon, ces deux tiers-là sont paralysés devant leurs télévisions qui leur parlent d’amour et de leurs peurs, guérissent les blessures par des propos qui les rassurent ! »

                                Et voilà : on commence à considérer que ces 2/3 ne sont pas le « vrai » peuple et devra être rééduqué, surveillé, contraint pour être socialement correct.


                              • JL JL1 19 avril 2012 11:47

                                Ouiiii ?

                                Bof !


                              • ph11 19 avril 2012 04:50

                                Super, la Corée du Nord, ce sacré pays décroissantiste et nationaliste, c’est une perspective d’avenir réjouissante…


                              • regul7 16 avril 2012 16:54

                                Ce rapport confirme ce que je vous ai dit il y a un mois !!! Que Sarko peut sauver la France personne d’autre. ?? ça fait mal mais il n’y a pas d’autres possibilités ! Amitiés amis Français.


                                • Jason Jason 16 avril 2012 17:22

                                  @ regul7

                                  C’est de l’humour.... britannique ?


                                  • Karash 16 avril 2012 19:09

                                    La Chine est en déficit de sa balance commerciale.


                                    Conclusion : La mondialisation est morte, et the Economist peut ferme son clapet.

                                    Le problème, c’est que tout le monde va se prendre le revers de bâton dans la face. Tout le monde, y compris the Economist. J’espère juste qu’ils n’auront pas le toupet de mettre ça sur le dos des seuls gouvernements et des politiques dites socialistes ...

                                    • millesime 16 avril 2012 20:40

                                      Messieurs les anglais, occupez-vous de vos affaires et laissez-nous faire notre « cuisine »
                                      la City est le centre de blanchiment le plus important du monde, faites donc une enquête et un bon reportage sur le sujet çà changera un peu pour une fois.
                                      les discours du candidat Sarkozy sont ponctués du  :
                                      « aidez-moi, aidez-moi à conduire cette France qui entraînera le monde sur la voie du nouvel ordre mondial » 
                                      on sait ; mais les BRICS par exemple ne sont pas d’accord avec cette « votre » vision de sorte que je l’espère ce n’est pas pour demain... !
                                      http://millesime.over-blog.com



                                        • Pyrathome Pyrathome 16 avril 2012 21:52

                                          Ah oui ?

                                          Hollande à Londres = je ne suis pas dangereux...
                                          Mélenchon = I am very dangerous.....
                                           
                                          Choisissez maintenant, déchoir ou résister....et je ne parle même pas du traitre à talonnette !!


                                          • BA 16 avril 2012 22:52
                                            Dimanche 15 avril 2012 :

                                            Paul Krugman fait le bilan de la crise en zone euro :

                                            Europe’s Economic Suicide.

                                            So it’s hard to avoid a sense of despair. Rather than admit that they’ve been wrong, European leaders seem determined to drive their economy — and their society — off a cliff. And the whole world will pay the price.

                                            Le suicide économique de l’Europe.

                                            Il est donc difficile d’éviter un sentiment de désespoir. Plutôt que d’admettre qu’ils ont eu tort, les dirigeants européens semblent déterminés à conduire leur économie - et leur société - au bas de la falaise. Et le monde entier en paiera le prix.


                                            Il a raison, Paul Krugman.

                                            Les dirigeants européens sont des lemmings qui galopent vers la falaise.

                                            Et les peuples européens sont un grand troupeau de lemmings qui galope derrière eux.

                                            Galopons, galopons.

                                            Galopons vers la falaise.

                                            • benyx benyx 17 avril 2012 00:14

                                              Très bien, commençons à ressortir les guillotines et aiguiser les lames, on va faire les tests sur ces pseudo-journalistes !



                                                • Ah mon Dieu, je croyais que la guerre de cent ans était terminée.
                                                  Quand même ces english !!! Comme fouteurs de m.... à travers le monde et depuis longtemps !!!
                                                  Qui nous renseignera sur l’identité réelle des détenteurs de la fameuse « dette française » ?


                                                  • BA 17 avril 2012 11:12
                                                    Deux économistes étatsuniens parlent de l’Europe. D’abord Paul Krugman le 15 avril 2012. Ensuite Joseph Stiglitz le 16 avril 2012.

                                                    Paul Krugman fait le bilan de la crise en zone euro :

                                                    Europe’s Economic Suicide.

                                                    So it’s hard to avoid a sense of despair. Rather than admit that they’ve been wrong, European leaders seem determined to drive their economy — and their society — off a cliff. And the whole world will pay the price.

                                                    Le suicide économique de l’Europe.

                                                    Il est donc difficile d’éviter un sentiment de désespoir. Plutôt que d’admettre qu’ils ont eu tort, les dirigeants européens semblent déterminés à conduire leur économie - et leur société - au bas de la falaise. Et le monde entier en paiera le prix.


                                                    Pour Joseph Stiglitz, l’Europe va droit dans le mur.

                                                    « La seule bonne chose de l’année 2011, c’est qu’elle a été meilleure que ne le sera 2012 », estime le prix Nobel d’économie. Si l’Europe poursuit ses programmes de restriction, « les années à venir seront vraiment dures ».

                                                    La situation en Europe préoccupe Joseph Stiglitz. « Les chances de résoudre le problème par de nouvelles économies sont proches de zéro », relève-t-il dans une interview donnée au Tages-Anzeiger. L’Europe est même « menacée à court terme d’une deuxième récession ».

                                                    La plupart des gouvernements européens épargnent, ce qui accentue le ralentissement économique, constate le chercheur et économiste américain. Et contrairement aux promesses faites, « on ne voit toujours pas poindre la lumière au bout du tunnel ».

                                                    « Il n’y a au monde pas un seul exemple qui montre qu’il est possible d’assainir un Etat malade en réduisant les salaires, les rentes et les prestations sociales », poursuit l’ancien prix Nobel. La croissance ralentit, les recettes fiscales baissent et la question de l’endettement n’est pas résolue, ajoute-t-il en substance.


                                                    • musashi 17 avril 2012 17:59

                                                      Ces 2 économistes ont raison mais la rigueur (notamment si elle est fait au bon moment) ne veut pas dire forcement baisse des salaires ou des prestations sociales. Rigueur ou bonne gestion ça peut vouloir dire diminuer le nombre de députés ou sénateurs, baisser le budget de l’Elysée, baisser les salaires du président et ministres, fin du cumul des mandats et des conflits d’intérêt, optimisation des dépenses de l’état, etc... et réorienter les fond ainsi récupérér vers des investissement plus « productifs »....


                                                    • Annie 17 avril 2012 11:38

                                                      Si seulement la City était le vrai problème.
                                                      Non le danger, beaucoup plus insidieux est celui de la privatisation des services publics. Le gouvernement en place, qui je le rappelle n’a pas été élu puisqu’il est issu d’une coalition, prévoit la privatisation de 75% du service de santé national, et la confie à des multinationales comme Atos (lisez mon article à ce sujet) et bientôt Serco, qui fabrique des armes et gère des centres de détention en Australie, et qui a été condamné pour les mauvais traitements infligés aux immigrants dans ces centres. Dernièrement Virgin a passé un marché pour gérer le service de traitement des personnes souffrant du sida, Virgin qui n’arrive même pas à faire partir un train à l’heure. Ces multinationales s’immiscent dans l’éducation, en faisait accréditer certaines formations universitaires
                                                      Le problème de la city pourrait être solutionné par la réglementation, mais ces multinationales sont comme Godman Sachs des pieuvres tentaculaires qui sont en train de vampiriser le monde entier. 


                                                      • Magnon 17 avril 2012 12:52

                                                        @L’auteur
                                                        Vous oubliez le principe de base, les états mettent leur dettes aux enchères !
                                                        Ils donnent un taux d’intérêt le plus faible possible, si les préteurs ont le sentiments de ne pas prendre de risque !
                                                        S’il n’y en a pas assez, il faut appâter avec plus de taux d’intérêts !
                                                        Le problème n’est pas qu’il y ait des méchants spéculateurs appâtés par les gains possibles sur le dos des états, le problème est que par frilosité ou inquiétude, (les dettes grecques ont été ratiboisées de 70%) il n’y en a pas assez !


                                                        • ph11 19 avril 2012 04:44

                                                          Le problème, c’est que ces méchants spéculateurs ne font rien d’autre que mettre leur argent disponible pour l’état en l’échange d’engagements de remboursement et d’intérêts. Ceux-ci sont mêmes plutôt gentils, car ils ont donné leur argent pour permettre à l’état de mettre en place des gentilles politiques sociales afin d’acheter les voix des électeurs. Cependant, comme vous dites, l’offre est limitée et le crédit ne peut gonfler indéfiniment. Et lorsque le prêteur n’est plus certain de la qualité d’emprunteur de l’état, il devient plus hésitant à prêter.

                                                          On parle souvent de dictature des marchés, mais une dictature est un régime imposé de force alors que rien ni personne n’a obligé l’état d’emprunter. Il lui suffisait simplement de ne pas faire de déficit, de prévoir correctement la croissance avec un impôt simplifié permettant de prévoir plus facilement les recettes afin que le budget tombe juste.


                                                        • musashi 17 avril 2012 17:55

                                                          Quand la France va devoir faire comme l’Italie ça va nous faire tout drôle...


                                                          • musashi 18 avril 2012 11:18

                                                            Le retour au franc quelle bonne idée pour avoir tous les prix augmentés de plus de 20% au moins ça serait cohérent avec la hausse du smic de 21%


                                                          • ph11 19 avril 2012 04:36

                                                            Je me demande bien ce que fera Méluche lorsque les taux s’envoleront suite à son élection.
                                                            Mélenchon étant dans la place de celui qui sait qu’il ne sera pas élu, il peut tout dire et tout promettre.
                                                            Or ce type, dès qu’il perd sa popularité, tend à rentrer dans les rangs du PS sur lequel il crachait, les traitant de vils suppots du grand kapital lorsqu’il est populaire.
                                                            Je suis certain qu’à la moindre tension, il se couchera, la queue entre les jambes comme un bon toutou.

                                                            S’il ne le fait pas, il lui reste le défaut. Cependant, il n’aura plus les moyens de financer sa politique démagogique. Ah oui, il compte taxer les ju… riches, dont une bonne partie sera parti à l’étranger et devra se rabattre sur les classes moyennes, sombrera dans une fiscalité de plus en plus oppressante et un système de plus en plus autoritaire et liberticide, idéal pour ce type qui considère Cuba comme une démocratie…


                                                          • BA 17 avril 2012 22:29

                                                            Mardi 17 avril 2012 :

                                                             

                                                            Lagarde propose une entité paneuropéenne de recapitalisation des banques.

                                                             

                                                            La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a proposé mardi de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté. La Française n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.

                                                             

                                                            http://www.romandie.com/news/n/_Lagarde_propose_une_entite_paneuropeenne_de _recapitalisation_des_banques19170420122107.asp

                                                             

                                                            Pour sauver le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne de leur surendettement, les neuneus ont eu plein d’idées, toutes plus géniales les unes que les autres.

                                                             

                                                            1- La BCE a surchargé son bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

                                                             

                                                            2- Le FMI a prêté des milliards au Portugal, à l’Irlande, à la Grèce. Le FMI a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

                                                             

                                                            3- La BCE a prêté 1018 milliards d’euros aux banques européennes. Avec cet argent, les banques européennes ont surchargé leur bilan d’obligations d’Etat pourries. C’était une idée géniale.

                                                             

                                                            4- Les neuneus ont créé un nouveau truc, le FESF, qui n’a pas d’argent. Le FESF a emprunté des milliards d’euros sur les marchés internationaux. Ensuite, le FESF a prêté cet argent aux Etats européens surendettés. Le FESF a rajouté des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasaient déjà les Etats surendettés. C’était une idée géniale.

                                                             

                                                            5- Les neuneus ont encore une fois créé un nouveau truc, le MES, qui n’a pas d’argent. Les Etats de la zone euro, qui sont tous endettés ou surendettés, se portent garants de ce nouveau truc pour qu’il prête de l’argent aux Etats européens surendettés. C’était une idée géniale.

                                                             

                                                            6- Aujourd’hui, le FMI a besoin de 600 milliards de dollars pour sauver les Etats européens surendettés. Alors le FMI va emprunter de l’argent. Les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, ont prévenu qu’ils n’apporteraient pas un seul dollar. Finalement, le Japon va prêter 60 milliards de dollars au FMI. Pour sauver les cinq Etats européens surendettés, c’est le pays le plus surendetté du monde, le Japon, qui va prêter 60 milliards de dollars au FMI. C’est une idée géniale.

                                                             

                                                            7- La reine des neuneus vient d’avoir une idée géniale mardi 17 avril. La reine des neuneus veut créer encore une fois un nouveau truc, l’EPRB, qui n’a pas d’argent. L’EPRB signifie "Entité Paneuropéenne de Recapitalisation des Banques". La reine des neuneus n’a pas davantage creusé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée, ni à quelle occasion elle interviendrait.


                                                            Je sens que ça va encore être une idée géniale.


                                                            • Jean-Louis CHARPAL 17 avril 2012 23:57

                                                              The Economist pour moi n’est qu’une feuille de choux ultra libérale et ne m’impressionne nullement.

                                                              L’ultra libéralisme, le capitalisme de casino, la dictature des spéculateurs ne sont pas invincibles et peuvent être facilement mis en déroute.

                                                              La Malaisie (en 95) puis l’Argentine, l’Equateur, l’Islande l’ont fait.

                                                              La France avec le Front de Gauche ferra barrage à l’offensive des spéculateurs et des banksters, et annulera en grande partie la « dette bidon » artificiellement créée pour obliger les français à renoncer à leurs services publics et à leur protection sociale !

                                                              Que se vayan todos !


                                                              • chantecler chantecler 18 avril 2012 10:09

                                                                Les gouvernements anglais ont libéralisé à mort depuis 35 ans ...
                                                                Ils ont bradé l’ensemble de leurs actifs au privé .
                                                                Ils sont à poil .
                                                                Ne leur restent que la city et la spéculation qui font 60 % du PIB .
                                                                Leur monnaie qu’ils peuvent aménager .
                                                                Et leur société de classe , imbuvable .
                                                                J’espère que nous allons enfin tourner le dos à leur modèle et leurs pratiques financières .
                                                                C’est essentiel pour le maintien de nos sociétés à un niveau vivable .
                                                                Il est temps de comprendre que leur libéralisme est synonyme de prédations à un niveau jamais atteint sauf sans doute juste avant 29 .


                                                                • BA 18 avril 2012 13:50

                                                                  Mercredi 18 avril 2012 :

                                                                   

                                                                  Espagne : le secteur bancaire a besoin de 350 milliards d’euros pour être assaini et pour ne pas s’effondrer.

                                                                   

                                                                  El sector financiero necesita 350.000 millones de euros para sanearse y no colapsar.

                                                                   

                                                                  http://www.elconfidencial.com/vivienda/2012/04/17/el-sector-financiero-necesita-350000-millones-de-euros-para-sanearse-y-no-colapsar-96327/

                                                                   

                                                                  En ce moment, sous nos yeux :

                                                                   

                                                                  Effondrement de la Bourse de Madrid.

                                                                   

                                                                  Effondrement des Bourses européennes.


                                                                  • Wàng 18 avril 2012 18:49

                                                                    Tout les Français ne sont pas aussi bêtes à manger du foin que ceux qui sont décrits par l’économiste, qui au passage se situe au centre gauche dans le monde anglosaxon (libéral sur les moeurs).

                                                                    En tout cas, il y a un fait : mis à part ceux qui, par envie et haine de la réussite, ont délibérément choisi d’être bêtes, méchants et malheureux, beaucoup de Français ne comprennent rien, mais alors rien du tout, à l’économie, et aucun des candidats n’arriverait à la cheville de quelqu’un qui serait à la hauteur des enjeux.

                                                                    Tout ce qu’on entend est inepte et digne du canniveau, entre projets d’inquisition fiscale planétaire, grande bureaucraties pour susciter de la croissance, hausse des dépenses, hausse des prélèvements marginaux, mais tout ça est sensé « relever notre pays » ; et les journalistes ont leur part de responsabilité en ne posant pas les questions précises qui s’imposent devant une telle indigence et en se contentant de réponses débiles.

                                                                    L’Economiste ne représente pas les libéraux, il représente lui même : un article doit être critiqué pour ce qu’il avance, et non en faisant diversion sur le fait qu’il n’avait pas prévu la crise. Les libéraux qui n’ont pas vu venir la crise existent, mais ceux qui l’on bien vue venir aussi, dès le début de la bulle en l’an 2000 (Marc Faber, Peter Schift, Jim Rogers, Eric Sprott). La plupart sont des investisseurs formés à l’analyse autrichienne. Il y a aussi l’homme politique Ron Paul aux Etats-Unis.

                                                                    Sur le concept de rigueur. Ce qui peut tuer la production dans un pays (et qui de fait tue la Grèce où auparavant on ne payait pas d’impôts), ce n’est pas la baisse des dépenses, mais la hausse des impôts ; la baisse des dépenses ne fait que faire maigrir le secteur communiste. D’après la loi de Bitur Camember, la redistribution politique correspond en tendance à une destruction équivalente à ce qui est prélevé. Baisser les dépenses, c’est relancer la production dans les mêmes proportions. Ce que critique l"économiste, c’est précisemment l’absence de début de plan sérieux qui parle de couper dans les dépenses, ce n’est pas du tout une apologie de la rigueur à la sauce UE-FMI, concept qui d’ailleurs ne veut rien dire.

                                                                    Autre chose : la Russie n’est pas du tout un pays « libre » économiquement, voir les classements internationaux. La liberté économique, c’est la règle du Droit.

                                                                    Pour l’analyse des pays anglosaxons, vous choisissez délibéremment certains pays au détriment d’autres, qui marchent très bien, comme l’Australie et la Nouvelle zélande, qui sont plus libéraux que les Etats-Unis. Thatcher en son temps a fait un véritable miracle en Grande-Bretagne, par exemple. Les Etats-Unis sont sous la coupe d’un crypto-communiste depuis 4 ans, et la Grande-Bretagne sort de plus de 10 ans de travaillisme. Les mécanismes qui ont mené à la crise aux Etats-Unis ont été instaurés par les démocrates.

                                                                    Je ne vois pas du tout où la science économique est utilisée à des fins politiques. L’article dit que tous les candidats sont à chier, après il est évident qu’il y en a qui sont pires que d’autres (comme Mélenchon), mais attaquer l’analyse de l’article là dessus, c’est ni plus ni moins que du nihilisme de gauche.

                                                                    Et en attendant, la voix du libéralisme classique est devenue interdite en France, les débats hémiplégiques, et le résultat est inespéré : le parti communiste en décongélation. Quand la gauche aura gagné on aura droit à une nouvelle épuration à venir dans les médias, les universités et les administrations, sans parler du désastre économique qui s’annonce, une multiplication des pauvres et des assistés qui sont le fond de commerce du socialisme, une société en délitement et du malheur pour tout le monde.


                                                                    • ph11 19 avril 2012 04:27

                                                                      1/ Thatcher et Reagan, c’était il y a 25 ans. depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, de nouvelles réglementations ont été mises en place, des milliers de pages au cours de la décennie précédente. Les dépenses ont fortement augmenté.
                                                                      De plus, ce qu’ils ont fait du bon et du moins bon. Leurs mauvaises politiques ne signifient pas que les bonnes politiques sont à jeter.
                                                                      Concernant l’emploi, il est toujours question de prix d’équilibre dans les salaires, la réglementation, etc, qui permettent à l’offre de rencontrer la demande. Un emploi dont le salaire est supérieur ou inférieur à ce prix d’équilibre n’existera pas. Un emploi qui coûte plus qu’il ne rapporte ( que ce soit financièrement ou par les externalités pour l’entreprise) n’existera pas. Si le coût du travail est trop élevé, il y aura du chômage, qui sera financé par la production restante et verra la charge augmentée, et donc, aura plus de difficultés à survivre. Ce qui aboutira alors à de fortes tensions politiques, un risque d’insurrection, de guerre civile, voire de guerre externe que les politiciens utiliseront pour détourner l’attention du peuple. Il est conseillé d’aller vivre à la campagne, avoir des terres cultivables, de posséder des armes et d’apprendre le survivalisme, car la ville pourrait devenir dangereuse et l’acheminement de la nourriture difficile.

                                                                      2/ La mauvaise situation des USA et de UK ne justifie pas des politiques irresponsables. De plus, en UK, des politiques de réduction des dépenses sont mises en place avec bien plus de vigueur. Les USA sont mal barrés, mais possèdent la planchabillet, qui est une lame à double-tranchants. De plus, la facilité d’entreprendre aux USA est toujours meilleure qu’en France.
                                                                      Il ne faut pas oublier que nous parlons de 2 pays qui ont connu une bulle immobilière suite à des politiques d’incitation à la propriété et des politiques monétaires irresponsables, des politiques de financiarisation criminelles.

                                                                      3/ La mondialisation est en effet bonne. C’est un phénomène économique qui existe depuis des siècles (Cf la route de la soie)Ce qui est mauvais, c’est le mondialisme, qui est une idéologie voulant converger les nations, supprimer les frontières, mettre un ordre mondial. Concernant l’Argentine, il s’agit d’une politique néfaste de Peso surévalué qui a rendu le travail déséquilibré, de la conséquence d’une politique publique irresponsable, qui a fini par s’effondrer. Les Argentins, par la dévaluation du peso ont connu une inflation de 40% qui aura agi comme une baisse de salaire, une forme d’austérité. La Grèce, son problème, est un manque de légitimité, d’identité nationale ; pas de légitimité de l’état et donc une culture de la fraude énorme. Depuis que la Grèce existe, ce pays a connu défaut sur défaut.
                                                                      Concernant la Russie, on ne guérit pas 70 ans de communisme avec seulement 10 ans d’économie de marché. Lorsque je suis malade et que je prend une aspirine, je n’accuse pas l’aspirine d’être la cause de la maladie.
                                                                      La Chine mène une politique mercantiliste qui finira par leur nuire. Lorsqu’on exporte, c’est dans le but d’importer ; la monnaie n’étant qu’un intermédiaire, le but de l’échange sera toujours d’échanger une marchandise contre une autre ou un service. Pareil pour les Allemands. Le problème est le mercantilisme, une idéologie de l’exportation et de la compétitivité alors que ce qu’il faut, c’est l’équilibre. Les salariés allemands sont sous-payés et donc, ne jouissent pas de leur travail comme ils le devraient.

                                                                      4/ Les acteurs du marché (c-a-d les épargnants, les fonds de pension, les assurances vies, les classes moyennes) ne font pas confiance en Hollande pour garantir leurs droits et ceux-ci se méfieront de la France. Personne ne prête d’argent à quelqu’un qui le menace de le spolier.
                                                                      Concernant la stupidité des électeurs français, ceux-ci ont vécu durant 40 ans d’état providence, ont eu une véritable lobotomisation concernant la réalité économique, veulent toujours plus d’état pour les protéger du risque de la vie.

                                                                      Il suffit de comparer un cour d’économie allemand et français.
                                                                      http://www.youtube.com/v/Q97gW-BK6kE
                                                                      http://www.youtube.com/v/Lmeo2UNo4hE

                                                                      « Un régime démocratique ne peut pas perdurer. Il subsiste jusqu’au moment où les électeurs découvrent qu’ils peuvent se voter des largesses aux dépens du trésor public. Dès ce moment, la majorité élit toujours les candidats qui promettent le plus de cadeaux aux frais du trésor public, avec pour conséquence que la démocratie croule sous le poids d’une politique fiscale immodérée, toujours suivie par une dictature. » AF Tytler

                                                                      Je rappelle en plus que l’euro fut le fruit de la volonté de Mitterrand, suite à la réunification allemande, afin d’empêcher la domination du mark allemand en europe, qui aurait empêché de dévaluer en paix.


                                                                      • Wàng 19 avril 2012 21:26

                                                                        Dans l’ensemble moi qui suis (un authentique nostalgique de Thatcher et de Rigane comme leurs peuples respectifs qui les ont réélu massivement et qui les regrettent encore aujourd’hui) , je sais que tout est très loin d’être parfait chez eux et je partage vos analyses.


                                                                      • ph11 19 avril 2012 05:17

                                                                        J’adore voir les critiques des pro-mélenchons, qui supportent naïvement un individu excentrique (anecdote très fréquente chez les militants d’idéologies collectivistes) sans rien savoir de lui, qui leur promet mondes et merveilles, leur dit ce qu’ils veulent entendre, leur promet de punir les méchants pour assouvir une jalousie refoulée… On est en plein délire.

                                                                        Et le pire, c’est que malgré leur nombre, malgré l’antilibéralisme des médias, de tous les leaders politiques, de la quasi-totalité des intellectuels, des artistes, de pas mal de grands patrons, après le sauvetage de banques, suite à des politiques de déséquilibre des marchés par des interventions de l’état par l’injection des liquidités, après le risque de défaut du à des politiques dépensières boulimiques, ils considèrent encore vivre dans un monde ultra-libéral…


                                                                        • Wàng 19 avril 2012 21:22

                                                                          Voici le clipe d’un « candidat » authentiquement libéral et qui aurait mérité d’être présent :

                                                                          http://www.youtube.com/watch?v=MxYQb-WmB3g&feature=share


                                                                          • Claudec Claudec 22 avril 2012 06:51

                                                                            « Il est des victoires qui exaltent, d’autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d’autres qui réveillent. » C’est ce qu’écrivait Saint-Exupéry (La Pléiade 1999, p. 209) au retour d’une mission il y a près de 70 ans, durant cette défaite dont la France ressent encore la honte et qui fut due aux mêmes que ceux qui refusent encore aujourd’hui le combat, au nom d’une idéologie qui a partout fait la preuve qu’elle ne sait donner que le contraire de de qu’elle promet.


                                                                            • JL JL1 22 avril 2012 08:12

                                                                              Vous parlez de l’idéologie libérale, je suppose ?


                                                                              • Inquiet 22 avril 2012 09:27

                                                                                Depuis plusieurs jours, voir plusieurs mois et même années, j’entreprend une analyse de fond étayée par de nombreux articles, autres analyses, actualités (non dissimulées) et toutes sortes de débats constructifs.


                                                                                En pesant le pour et le contre, en ayant de s’extraire de « l’animal spontané » que je suis potentiellement au même titre que mes concitoyens, en menant une lutte contre moi même afin d’être autant que possible objectif, 
                                                                                j’arrive aujourd’hui à une analyse hyper cohérente que se défient de toute contradiction (rien que cela) que la solution finale pour s’extraire de la main mise des marchés dans toute décision qui concerne le mieux être de l’Humain est : 

                                                                                DE LEUR PETER LA GUEULE, SANS FAIRE DE PRISONNIER.
                                                                                Leur donner une chance d’échapper à leur sentence, c’est leur donner une chance « de se refaire ».
                                                                                Que ce soit les décideurs financiers, ou ceux qui prennent parti pour eux, en défendant le caractère ’« factuel » de leurs décisions (entendre qu’ils n’ont rien contre nous mais c’est comme ça), ce sont de dangereux sociopathes qui ne pourront jamais remettre en cause le fait qu’ils soient au dessus de nous.
                                                                                Il faut tellement leur foutre les jetons pour qu’ils puissent enfin connaitre le sens du mot « remord », étant entendu que ce mot s’appliquerait à eux par crainte de représailles ultérieurs.

                                                                                Ils sont le dernier étage, le sous-sol, de l’humanité. Il ne suffira pas à ce qu’on oeuvre à l’égalité des droits, mais aussi à faire en sorte qu’ils en ait moins que les autres.
                                                                                J’ai conscience de la hargne de mes propos, mais il faut comprendre que la moindre liberté d’action de ces odieux personnages entraînera indubitablement un malheur pour la majorité d’entre nous.

                                                                                Et pour être honnête avec vous : ça fait du bien de se défouler, ça évite les complications cardiaques notemment. smiley

                                                                                • eric 22 avril 2012 10:29

                                                                                  Le point le plus important a mon avis dans cet article, si on le prend au pied de la lettre, c’est qu’il montre bien que Sarkozy a su proteger les francais au coeur d’une crise sans precedent......


                                                                                  • jacques lemiere 22 avril 2012 16:16

                                                                                    Ouaip le problème, c’est que quand on se pointe pour emprunter de l’argent, on est en position de faiblesse, aussi les dits créanciers peuvent demander ce qu’ils veulent demander moins de fonctionnaires ou repeindre les camions de pompiers voire les pompiers en violet....et ils ont parfaitement le droit de se mêler de la vie politique française..


                                                                                    Il en va de même pour l’annulation de la dette...au poil si on ne doit pas demander de l’argent pas la suite ..

                                                                                    Bon les riches doivent preter pour ne pas perdre leur argent, mais si seule la france adopte une position de refus, ils preteront à d’autres..

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