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Accueil du site > Actualités > Politique > Un plan de relance inspiré par les lobbies patronaux ?

Un plan de relance inspiré par les lobbies patronaux ?

 

100 Milliards, ça claque ! Pensez donc, il n’y a pas si longtemps, on justifiait les « réformes par des déficits qu’il fallait impérativement combler au prix de sacrifices sur les retraites, sur les APL, sur les indemnités de chômage et là, hop, tour de magie, on a réussi à trouver 100 milliards pour la relance !

100 Milliards, ou presque…

Presque, car il y a déjà 20 milliards de garanties ou de participations dans les entreprises par conséquent des sommes qui ne nécessitent pas de décaissements ou bien qui sont investies dans les entreprises.

Presque, car par ailleurs, comme tout gouvernement qui se respecte, celui-ci a tendance à mélanger les carottes et les choux et à intégrer des mesures déjà votées dans le budget 2020 comme les 5 milliards de soutien aux collectivités locales, les 6.5 Milliards du plan « un jeune, une solution », annoncé fin juillet.

Ajoutons à ce tour de passe-passe les 533 millions de la majoration de rentrée scolaire versée en Août et on aura une idée du montant réel des dépenses réelles nouvelles du plan, soit une fois enlevées les sommes ci-dessus, un montant de 67 milliards d’euros…

Le tout sans impôt supplémentaire !

De vrais artistes, nos gouvernants, qui ont trouvé de l’argent magique, notamment les 40 Milliards en provenance de l’Europe, qu’il a fallu, après avoir convaincu Mme Merkel, négocier âprement avec les pays « radins », notamment les Pays Bas, qui au passage est un paradis fiscal dans lequel sont domiciliées des sociétés françaises. Tout cela est très moral, bien sûr !

Pour revenir aux 40 Milliards européens, on ne peut pas croire un seul instant que cela soit un cadeau. On notera qu’il n’y a aucun consensus pour la création d’un impôt européen destiné à financer cette dépense. Par conséquent, il faudra bien cracher au bassinet à un moment ou à un autre et les pays « vertueux » nous rappellerons fermement la nécessité de « faire des réformes » pour faire partie pleinement du club. Il n’est pas exclu que Macron dans ses éléments de langage futurs reprenne l’argument de « l’Europe nous aide mais nous avons une ardente obligation à réformer » afin de faire oublier ses propres échecs.

Le plan de relance européen est uniquement là pour enfoncer le clou de la doxa financière néolibérale et affaiblir un peu plus les Etats qui devront « s’intégrer ».

Hormis ces 40 Milliards, il faudra bien financer le reste du plan et là, notons avec attention et retenons la phrase de Bruno Le Maire « Le rétablissement des comptes publics passe après la relance économique » : On verra combien de temps cette nouvelle doctrine tiendra.

A part ça, quoi de neuf dans ce plan de relance ?

On a l’impression que le Gouvernement ne s’est pas aperçu des changements en cours, accélérés par la crise, sur les modes de vie, d’épargne, de consommation et de déplacements, et que la crise n’avait pas touché tout le monde. Aucune évaluation des échecs passés des politiques publiques n’a été faite. On nous propose un arrosage massif en plein soleil inefficace vu la déperdition due à l’évaporation ou la confiscation de la ressource, comme pour le maïs, gros consommateur de liquide.

La « relance » consiste donc à injecter massivement de l’argent sans se soucier de l’efficacité de ces perfusions ou des difficultés de mise en œuvre et, par ailleurs, sans remettre en cause les modèles existants, parfois obsolètes, et sans évaluer précisément les besoins de chaque secteur économique.

On s’apercevra très vite que les mesures en matière d’économies d’énergies vont se heurter à des problèmes administratifs, des normes et des délais qui vont plomber l’efficacité des mesures ou encore une dénaturation des choses par la présence « d’entreprises » qui vont essayer de se faire un maximum de blé, comme on l’a vu avec les crédits d’impôts ou l’isolation à 1 euro.

Pour l’agriculture, le commerce ou la relocalisation d’industrie, il y a fort à parier que les changements seront invisibles à l’œil nu, que les agriculteurs cornaqués par la FNSEA ne sortiront pas du système qui les tue, que les commerçants prisonniers des chaînes qui les alimentent en textile made in Bangladesh, n’auront pas les moyens de s’en sortir autrement qu’en continuant leur marche vers le dépôt de bilan, et que les relocalisations en France en matière d’industrie seront largement amoindries par la « bienveillance » gouvernementale vis-à-vis des industriels…

Ah si, tout de même, il y a une mesure dont l’efficacité totale est acquise, c’est celle de la diminution des impôts à la production. Nous sommes là dans le droit fil des exonérations et autres crédits d’impôts accordés par les gouvernements précédents comme le fameux CICE de Hollande dont les effets en matière d’emplois se font toujours attendre… On pourrait même dire, à la manière des exorcistes, en regardant Macron : « Hollande, sort de ce corps » !

Enfin, on suivra avec intérêt la consommation des 6.6 Milliards consacrés à la formation des jeunes, à l’embauche des moins de 26 ans et des personnes handicapées ainsi qu’à l’emploi des apprentis avec les inévitables effets d’aubaine que cela va provoquer, ce qui peut d’ores et déjà expliquer la faiblesse des 160 000 emplois nouveaux, induits par le plan, annoncés par le gouvernement.

En économie, il y a des mots magiques : prospective, évaluation,…

Ce plan n’est pas là pour répondre à une quelconque réflexion prospective de la part du gouvernement (plus tard, peut-être avec le nouveau haut-commissaire…). La réflexion prospective a donc été faite par les entreprises en fonction de leurs besoins et revendications propres comme la profitabilité pour les actionnaires et les cadres dirigeants, notamment (cf diminution des impôts à la productivité, par exemple) et mise en musique par le Gouvernement.

L’évaluation se fera par la Cour des Comptes (après les présidentielles…) dans un gros rapport qui servira, comme d’habitude, à caler une armoire, et qui n’empêchera pas les gouvernements futurs de reproduire les mêmes erreurs.

En France, donner de l’argent aux entreprises est noble. En vérifier la bonne utilisation n’est pas dans les gènes des Ministres et des patrons des administrations de l’Etat (pareil pour les collectivités territoriales) et le contrôle de gestion vise surtout les bénéficiaires des régimes sociaux ou les moyens consacrés à la santé. C’est ce qui s’est passé récemment avec le rapport de la Cour des Comptes qui met l’accent sur le nombre de cartes vitales en circulation supérieur à la totalité de la population française.

On aimerait que la Cour évalue aussi l’efficacité des aides aux entreprises (baisses de cotisations sociales, CICE, Crédit Impôt recherche, baisse des impôts à la production,…) sur l’économie et l’emploi dans notre pays en n’oubliant pas de parler de l’évolution des dividendes et de la rémunération des dirigeants… On peut rêver !

Ce serait bien aussi que la Cour étudie la fraude fiscale et sociale (notamment celle au chômage partiel) ainsi que l’évasion fiscale. On nous parle fréquemment d’une perte de 60 à 80 Milliards, une broutille,… simplement un plan de relance qu’on aurait pu financer sans se mettre sous la coupe de l’Union Européenne qui ne manquera pas de nous demander bientôt des comptes.


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33 réactions à cet article    


  • Arogavox Arogavox 12 septembre 08:47

    Hors sujet ? :

    Arcelor Mittal, fusion inversée de Mittal Steel Company dans Arcelor, est dirigée depuis Rotterdam sur le plan opérationnel en dépit d’une incorporation au Luxembourg et de la résidence effective londonienne de Lakshmi Mittal, premier actionnaire.
    ...
    ArcelorMittal aurait « transformé le système des droits d’émission en une technique pour obtenir des subventions gratuites », bénéficiant d’une « montagne de quotas » de CO2 de 202 millions d’euros ...

    cf https://fr.wikipedia.org/wiki/ArcelorMittal


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 16:53

      @Arogavox
      Non, pas hors sujet : le financier prend le pas sur l’industriel dans un cadre mondialisé.


    • Captain Marlo Captain Marlo 12 septembre 18:35

      @Michel DROUET
      le financier prend le pas sur l’industriel dans un cadre mondialisé.

      .
      Les industries existent toujours et de plus en plus, mais plus chez nous !
      En 20 ans, la France a perdu 40% de ses usines.
      .
      Après 7 ans de palabres, la mondialisation a été décidée en 1994 par le Gouvernement américain et la Commission européenne.
      .
      La mondialisation a été voulue et organisée. Cette analyse de l’UPR est confirmée par le journal économique Les Échos du 7 Janvier 1994 sur l’Uruguay Round :

      • "Sept années de pourparlers, d’invectives, de propagande, de récupérations politiques enfin, entre les principales puissances commerciales, auront été nécessaires pour finaliser ce qu’il est convenu de qualifier de « plus vaste libéralisation du commerce mondial jamais entreprise ».

      Cette formulation est fausse, le libre échange est à sens unique et pas mondial.
      I
      l ne concerne que les USA & l’Europe, qui ont supprimé toutes les lois qui protégeaient nos entreprises et nos emplois. Il a été mis en place pour favoriser les délocalisations industrielles et des services, dans des pays à bas salaires...

      « Il est à sens unique », car les autres pays du monde, y compris la Chine, ont continué à protéger leurs patrimoines et leurs entreprises ! C’est bien ce que Trump reproche à la Chine, de mettre des taxes et des quotas quand les Chinois importent des produits occidentaux ! La mondialisation leur a été imposée, ils en ont profité.
      .
      Du coup, la Chine, le Qatar et tous les autres, viennent acheter le patrimoine français, immeubles, hôtels, vignobles, sans que le Gouvernement ne puisse rien dire, puisque les capitaux doivent circuler librement...
      .
      Le résultat de cette arnaque dont les Français payent le prix avec le chômage massif depuis 30 ans, se trouve inscrit dans le marbre des Traités : liberté de circulation des capitaux, des marchandises, des hommes et des services.
      .
      Mais les proeuropéens ignorent tout ceci, ils croient la propagande qui leur explique « que la mondialisation est inévitable, et que c’est bon pour les européens... ! »



    • tonimarus45 12 septembre 18:53

      @Michel DROUET-sans augmentation d’impots oui mais augmentation ou mise en place de taxes ??En effet une taxe covi19 va etre mise en place sur les mutuelles qui elles meme declarent qu’elles seront obligees de les repercuter.Naturellement ce ne sont lors des emissions de teles « embedees » que l’on vous le diras


    • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 19:07

      @tonimarus45
      Vous avez raison, c’est impôt et/ou taxe, comme celle sur les mutuelles.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 septembre 23:06

      @assouline

      Tout à fait et la filière turbines d’Alstom en est la preuve .


    • Captain Marlo Captain Marlo 13 septembre 08:20

      @assouline
      la libre circulation des capitaux n’est pas la libre acquisition des éléments d’actifs européens par des capitaux étrangers...
      .
      Que nenni ! La libre circulation des capitaux, c’est l’article 63 du TFUE, voici le document officiel européen, fiches thématiques.

      "Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers doivent être levées, sauf circonstances exceptionnelles. La libre circulation des capitaux est la pierre angulaire du marché unique et complète les trois autres libertés ...etc« 
      .
       
      Cette liberté de mouvement des capitaux permet fermer les usines et les services ici, pour sortir des fonds afin de délocaliser les productions vers des pays à bas salaires. Exemple : PSA va délocaliser la conception de sa prochaine gamme en Inde.
      .
      En sens inverse, les capitaux étrangers peuvent acheter en France tout ce qu’ils souhaitent. Macron a vendu 49,9% de l’aéroport de Toulouse aux Chinois.



      Avant Maastricht, les mouvements de capitaux n’étaient pas interdits, ils étaient régulés en fonction des intérêts stratégiques définis par les Gouvernements. Il fallait l’accord du Ministre des Finances + l’accord du Directeur du Trésor public.
      .
      Depuis Maastricht, c’est la grande braderie, y compris dans des secteurs stratégiques de pointe, comme Alstom.
      Cf UPR : Les OPA américaines contre la France »
      .
      Le gros mensonge des européistes est de faire croire que l’UE est indispensable pour nous protéger des USA et des Chinois, alors que ce sont eux qui achètent librement le patrimoine industriel, agricole et immobilier français !

    • Pcastor Pcastor 12 septembre 09:16

      J’ai longtemps cru que l’UE était une nasse de laquelle il était impossible de sortir autrement que par une crise qui la fasse exploser.

      En fait , en y regardant de plus près, la gouvernance économique de l’UE , via le semestre européen , reste jusqu’à ce jour , assez largement un leurre. De l’aveu même de la Commission 6% de ses recommandations dans ce domaine sont mises en oeuvre intégralement, pour 46% il y a certains progrès et pour 27% des progrès limités.

      En fait l’UE n’est que la caisse de résonance de la mondialisation néolibérale à laquelle les Etats, dont la France, adhèrent volontairement.

      C’est bien pour cette raison que le fameux plan de relance européen a un vice caché : l’octroi des aides du plan de relance sont liées au respect du du semestre européen et le non respect des recommandations par un pays pourra dorénavant entrainer le REJET des versements des aides octroyées par le plan de relance.

      C’est à l’aune de cette contrainte nouvelle qu’il faut par exemple examiner le projet de réforme des retraites ( vivement recommandé par la Commission), qui se fera donc...

      Bref, l’UE profite d’une crise pour asseoir son emprise, la nasse se referme !


      • Et hop ! Et hop ! 12 septembre 14:13

        @Pcastor : «  le non respect des recommandations par un pays pourra dorénavant entrainer le REJET des versements des aides octroyées par le plan de relance »

        Ce ne sont pas des aides, c’est de l’argent imprimé par la BCE, prêté par des banques privées avec garantie et conditions de l’UE, comme lors du Plan Marchal.


      • Pcastor Pcastor 12 septembre 15:02

        @Et hop !
        L’UE ( la Commission) EMPRUNTE 750 milliards d’euros sur les MARCHES FINANCIERS. A partir des fonds empruntés , elle devrait accorder à la France une subvention de 40 milliards d’euros. Comme toutes les subventions de l’UE, elle fait l’objet dans un premier temps d’une décision de principe et dans un second temps du versement des fonds correspondants , à condition que l’action subventionnée et réalisée corresponde à la décision de principe.


      • Pcastor Pcastor 12 septembre 15:23

        @Et hop !
        Pour info, ce sont les banques centrales de l’euro-système qui émettent de la monnaie ( en France la Banque de France pour les billets et le Trésor pour les pièces)


      • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 16:52

        @Pcastor
        Bonjour Pcastor
        Votre analyse conforte le fait que Macron s’est volontairement inscrit dans la démarche d’un plan de relance européen avec la complicité de Merkel nouvellement conquise à la mutualisation d’une dette, uniquement pour pouvoir nous opposer les impératifs de la commission en matière de « réformes ».


      • Captain Marlo Captain Marlo 12 septembre 17:27

        @Michel DROUET

        Bonjour, le Figaro annonce « que les 40 milliards ne seront pas versés avant la mi- 2021 », si tout se passe comme prévu, évidemment.


        D’abord, il faut trouver de par le monde suffisamment d’investisseurs assez ballots pour investir dans la zone euro, la plus plombée de la planète, rien ne dit qu’ils se précipitent. Voici quelques détails sur les non dits de l’affaire, car on ne nous dit pas tout, surtout Macron !
        .
        Macron a dit : « L’Europe paiera ». Mais comme le budget européen, c’est nous qui le remplissons avec nos impôts, c’est nous qui paierons, car il s’agit d’un emprunt sur les marchés financiers !

        "(...) Bruxelles prévoit que la France percevrait ainsi 39 milliards d’euros. Ledit plan s’est inspiré d’une proposition franco-allemande rendue publique le 18 mai, celle-là même dont parle le chef de l’Etat français : cette proposition suggérait notamment un emprunt commun que la Commission réaliserait sur les marchés financiers au nom des Etats membres.

        •  

        Ensuite il y a le remboursement, sur lequel Macron a été d’une discrétion de violette, nous allons rembourser pas seulement sur les 40 milliards, mais sur les 750 milliards du Plan !
        .
        "(...)Mais, en tant qu’État membre co emprunteur sur les marchés financiers, la France devra ensuite rembourser une part des 750 milliards. Or le principe est que chaque pays rembourse non à hauteur des sommes qui lui seront versées, mais en fonction de sa richesse.

        Autrement dit, le remboursement devrait se faire en fonction d’une clé proche des contributions au budget communautaire. Après l’Allemagne, la France est le deuxième « contributeur net » de l’UE, c’est-à-dire qu’elle verse plus au pot commun qu’elle n’en reçoit.Elle contribue à hauteur de 11% au budget communautaire.


        Elle pourrait donc avoir à rembourser plus de 82 milliards – sans compter les intérêts qui seraient dus dès 2021 (Berlin, de son côté pourrait rembourser 106 milliards, pour 29 milliards reçus via Bruxelles).

        La seule chose qu’Emmanuel Macron ait donc dite à propos de l’UE est que cette dernière paierait. En omettant de préciser que la France devra rembourser le double des sommes perçues."



      • Ruut Ruut 16 septembre 08:21

        @Et hop !
        Dans ce cas rien n’interdit au dit pays de sortir de l’UE et de l’Euro et de battre lui même sa monnaie au Niveau National.
        De redevenir Souverain.

        (tant qu’il n’y a pas d’armée Européenne sous commandement direct de l’UE)


      • Montagnais Montagnais 12 septembre 12:05

        100 Milliards ? c’est que dalle ...

        A lui tout-seul, le Bernard, bien de chez vous, il en a 160 de Milliards .. Pas beoin d’aller au bobinard ..

        .. de Bruxelles je veux dire

        Bien bon article, mais, moi qui tente d’écrire aussi, tout ce qu’on dit, spa ? .. c’est pipi de chat dans l’océan des Atlantes


        • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 16:55

          @Montagnais
          Ouais, ma ça fait du bien, parfois...


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 12 septembre 12:39

          S’il existe un « état profond » (comme dit Fripounet), ce n’est pas le corps diplomatique ni celui des hauts fonctionnaires (quoi que les inspecteurs des finances dont il fait partie comme c’était le cas pour Giscard n’est pas tout-à-fait impuissant), mais cet « état profond » dans une république bourheoise, c’est la grande bourgeoisie (qui est en train de ruiner la petite sans en avoir l’air).


          • Et hop ! Et hop ! 12 septembre 14:33

            @Séraphin Lampion : " S’il existe un « état profond »

            « état profond » est un euphémisme pour ne plus parler de « classe dominante », ou de « pouvoir occulte ».

            Il s’agit des anciennes 200 familles qui ont été en partie renouvelées, c’est-à-dire des 
            quelques centaines de personnes les plus riches, qui possèdent tous les médias, et toutes les sources de financement.

            Elles se réunissent secrètement pour définir la politique de réforme de la France pour augmenter leur richesse et leur pouvoir, ce sont eux qui choisissent le futur président et les futurs députés, en ayant des candidats achetés dans les deux camps susceptibles de gagner, et en ne faisant pas accorder d’investiture à des candidats non alignés.

            Les désigner, dénoncer leur existence et leur pouvoir est du complotisme : en principe en démocratie, il n’y a plus de classe dominante, c’est le peuple qui est au pouvoir, donc il n’y a plus de lutte des classes.

            C’est une véritable Mafia, ils tiennent tous les hommes politiques et tous les hauts fonctionnaires avec de l’argent, des avantages, et surtout en les compromettant, et en les terrorisant, en faisant peser sur eux des menaces, du chantage. 


          • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 16:57

            @Séraphin Lampion
            On remonte d’un cran à chaque fois. Bientôt il arriveront à se manger entre eux.


          • Captain Marlo Captain Marlo 12 septembre 17:42

            @ et hop !
            Il s’agit des anciennes 200 familles qui ont été en partie renouvelées,


            .
            Les décisions ne sont plus prises en France, elles sont prises à Bruxelles, à Francfort, à Berlin et à Washington. Les 200 familles françaises sont loin derrière les Gafas, la finance, BigPharma et autres puissances financières qui disposent d’un budget parfois plus important que les états eux mêmes.
            .
            En 2019, Bruxelles est devenue la 1ere concentration mondiale de lobbies.
            .
            "11 801 à 11 641, Bruxelles bat Washington sur le fil. En 2019, selon le Corriere della Sera, quotidien centriste, 11 801 groupes de pression disposeraient d’un siège dans la capitale belge. C’est plus que les 11 641 lobbies qui opèrent à Washington, la capitale fédérale des États-Unis.(...) “L’objectif est de rencontrer des commissaires et des eurodéputés, indique le Corriere della Sera. Cela pour faire en sorte que les directives de l’UE coïncident ou ne mettent pas trop à mal les intérêts que ces groupes représentent.”

            Parmi ceux-ci figurent des industries et des entreprises privées, mais aussi des syndicats, des ONG et des associations...

            .

            Voici le texte et les données en italien


          • titi 12 septembre 13:36

            « on a réussi à trouver 100 milliards pour la relance !  »

            Bah non on les a pas trouvé.

            Le plan de relance il est à croum.


            • Yaurrick Yaurrick 12 septembre 20:50

              @titi
              Ce plan de relance n’est rien d’autre qu’une fumisterie d’inspiration keynésienne qui n’aura pour conséquence que d’augmenter encore un peu plus le poids de la fiscalité, tout en ne corrigeant pas les faiblesses structurelles de l’économie française.
              Rien de nouveau sous le soleil.


            • titi 13 septembre 03:06

              @Yaurrick
              « tout en ne corrigeant pas les faiblesses structurelles de l’économie française.  »
              Nous sommes bien d’accord.
              Le recours à la dette pour gérer la crise de 2008, ou cette crise du Covid elle est tout à fait normale.
              Le problème c’est que, hors crise, la France recourt déjà au crédit.


            • gouzier gouzier 12 septembre 14:02

              Dans notre monde actuel le fric ne représente plus rien de concret.

              Il n’est plus indexé à l’or depuis belle lurette.

              Vu les disparités des salaires dans le monde, il ne correspond pas davantage à une durée de travail.

              Même le papier-monnaie (la planche à billets) est devenu obsolète.

               

              Le fric n’est plus qu’une idée virtuelle à laquelle s’accrochent, bien obligés, les pauvres.

              100 milliards, ce n’est finalement qu’un doigt qui reste appuyé un peu plus longtemps sur le 0 d’un clavier.


              • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 16:58

                @gouzier
                Sauf que pour les pauvres, le remboursement est une réalité.


              • sylvain sylvain 12 septembre 14:09

                un plan de relance inspiré par les lobbies patronaux


                J’aurais plutot dit rédigé . De toutes façons de qui un type comme macron pourrait il s’inspirer ?? Franchement je ne l’ai même pas lu, ce n’est plus la peine depuis un moment, on connait très bien la logique sous jacente .


                • Michel DROUET Michel DROUET 12 septembre 17:00

                  @sylvain
                  C’est tout de même intéressant de le lire. On y voit bien qui profitera de l’argent au final et aussi qui devra se serrer la ceinture à coup de reformes.


                • sylvain sylvain 12 septembre 19:33

                  @Michel DROUET
                  oui c’est sur, et je salue le travail . Mais ceux qui devront se serrer la ceinture sont ceux qui n’ont déja plus de crans, et ceux qui vont se goinfrer auront déja le bide qui déborde de partout . C’est toujours comme ça .
                  En lisant Thomas piketty, qui en dehors d’une analyse un peu molle a fait un super travail de compilation de données, on se rend compte que les seuls moments du capitalisme ou il y a redistribution réelle des richesses, ce sont les guerres


                • zygzornifle zygzornifle 12 septembre 16:24

                  100 milliards et on est obligé de payer ses masques et son gel ....


                  • zygzornifle zygzornifle 12 septembre 16:25

                    Le tout sans impôt supplémentaire !

                    L’impôt n’est qu’une petite partie des rentrées d’argent du gouvernement , c’est le reste qui va flamber .....


                    • Captain Marlo Captain Marlo 12 septembre 18:06

                      @zygzornifle
                      L’impôt n’est qu’une petite partie des rentrées d’argent du gouvernement ,

                      .
                      Il s’agit de l’argent de l’Etat, pas du Gouvernement ! Ce n’est pas tout à fait ce qu’a déclaré Bruno Le Maire, il a dit « que la croissance permettrait de rembourser ». On peut toujours rêver, vu les résultats du CICE, il est permis d’avoir quelques doutes...

                      •  

                      Quand aux impôts, c’est l’impôt sur le revenu qui ne représente plus qu’une faible partie, le reste, c’est la CSG et la TVA. La CSG, c’est 115 milliards en 2019.

                      "Parmi tous les prélèvements directs, la contribution sociale généralisée (CSG) rapporte un sacré pactole dans les caisses de l’État. Cet impôt, qui finance la protection sociale, permettra à l’Etat d’obtenir 115,5 milliards d’euros en 2019. La CSG, qui n’est pas progressif mais proportionnel, pèse principalement sur les classes moyennes, comme l’explique le quotidien Le Parisien.

                      Les plus bas revenus, qui ne sont pas éligibles à l’impôt sur le revenu, payent la CSG, qui s’applique sur tous les revenus sauf ceux liés à la famille. Cet impôt, créé par Michel Rocard, premier ministre de François Mitterrand en 1991, a vu son taux sensiblement augmenter. Il est passé de 1,1% à 9,2%. Le taux est moindre pour les retraités (8,3%). Cela fait maintenant plus de 20 ans que les recettes liées à la CSG dépassent celles de l’impôt sur le revenu....etc

                      .
                      Quant à la TVA, elle représente quasiment la moitié des rentrées fiscales.


                    • Michel DROUET Michel DROUET 14 septembre 12:30

                      @assouline
                      Toujours dans l’injonction et la leçon cher « Jeune homme très content de lui »
                      Je pense que c’est plutôt à vous d’élargir vos sources au lieu de réciter votre bréviaire néoliberal.


                    • troletbuse troletbuse 15 septembre 11:08

                      Plus de loi, même plus de décret, chaque ministre aux ordres de Tarlouzette 1er décide comme il veut. Ca s’appelle une dictature, non ?

                      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-la-naturalisation-francaise-acceleree-pour-les-etrangers-en-premiere-ligne-14-09-2020-8384751.php

                      Le Parisien, comme la plupart de nos merdias est un bon organe de propagande.

                      Pour Micron, c’est pas lui qui décide, ce sont ses ministres. Lui, blanc comme neige.

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