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Une Histoire d’un mois de mai

Une leçon d’Histoire d’un mois de mai 

Paris, 1er mai 2019 : fête des travailleurs et des travailleuses. Une occasion de rendre hommage dans l’allégresse à ceux et à celles qui, par leurs efforts au quotidien, permettent à la nation de vivre et de prospérer. Le 1er mai, une journée de reconnaissance envers ces millions de gens qui se lèvent tôt pour vaquer à des occupations souvent pénibles accomplies cependant, avec dignité et beaucoup de fierté. Au 1er mai de chaque année ces millions de gens saisissent cette occasion festive et joyeuse pour rappeler, à ceux qui veulent bien les entendre et à ceux qui leur tournent la sourde oreille, leur seule et éternelle revendication : vivre de son travail. Comprendre par cela toute la dimension socio-culturelle et économique attachée à la vie d’aujourd’hui. Telle est la vision romantique du 1er mai. Actuellement, le 1er mai est différemment célébré. Journée de contestation, d’opposition à un système qui ne fait qu’élargir la fracture sociale. Journée où, un peuple en manque d’audience, manifeste sa colère. Une colère foncièrement juste, mais une colère qui s’exprime violemment. La responsabilité incombe à un pouvoir étatique qui n’a rien vu venir, qui n’a rien su faire. Si : occulter le malaise exhalé par ce vaste mouvement social du 1er mai en le traitant de manifestation ‘’antisémite’’, ‘’homophobe’’ et ‘’xénophobe’’ ; détourner l’attention de l’opinion publique des véritables enjeux à l’origine, depuis plusieurs mois, de ce soulèvement populaire ; mettre l’accent, focaliser, à travers une propagande médiatique bien orchestrée, sur les actes marginaux de violence conduisant à la détérioration de mobilier urbain et à la destruction de quelques symboles du capitalisme (magasins de luxe, vitrines de banques, MacDo…). Répondre ainsi à cette situation de crise par un État qui prétend défendre, dans le pays des droits de l’Homme, les valeurs républicaines de démocratie, de liberté et d’égalité, est honteux. Un État qui refuse de regarder en face et de reconnaitre que les vrais problèmes de la France ce ne sont pas ses ‘’Ultras’’ gauches, rouges ou jaunes, est indigne. Surtout que ces groupes, socialement radicalisés, sont nourris par l’arrogance, le mépris voire les dérives d’un pouvoir déconnecté de la difficile réalité vécue par une large partie des Français. Sans oublier les inégalités fiscales et l’inefficacité des services publics. Et dans cette tourmente, que propose l’exécutif, acculé par la rue, exaspéré par un mouvement qui peut à tout moment prendre une ampleur insurrectionnelle, donc incontrôlable ? De la poudre aux yeux. Quelques miettes fiscales supposées contenir la colère citoyenne. Mais pour combien de temps ?  Sachez M. Macron que les ‘’Ultras’’, sous la Révolution française, ce sont eux qui ont tranché la tête du roi et instauré un régime de terreur. Pourtant, tout avait commencé, toujours au mois de mai, par un simple appel à une réforme fiscale, à une justice fiscale. Une leçon d’Histoire qui mérite réflexion. Non ?

 

Ghassan Hélou

Montréal, 5 mai 2019

 


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1 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 6 mai 16:38

    Le 1er Mai 2019 était le premier anniversaire de Benalla ....

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