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Une loi mémorielle contre la mémoire

Interrogée sur l'étrange oubli des traites arabe et intra-africaine, Christiane Taubira déclara qu'il ne faut pas trop évoquer la traite arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes »

Dans le cadre des lois dites « mémorielles », fut votée le 21 mai 2001 une loi qui stipule en son article 1 :

« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Interrogée sur l'étrange oubli des traites arabe et intra-africaine, Christiane Taubira déclara qu'il ne faut pas trop évoquer la traite arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes », selon le journaliste Eric Conan (le 4 mai 2006 dans l'Express). Ce déni de la vérité historique amène à se poser des questions sur la probité intellectuelle de la flamboyante indépendantiste guyanaise.

 

Bien qu'il n'y ait pas consensus en la matière, il semble bien que le terme esclave, autre forme de l'ethnique « slave », se soit imposé chez les Européens par l'intermédiaire de la langue arabe. En effet, c'est dès le Xe siècle, dans l'Espagne et la Sicile arabes, que nous constatons l'emploi du terme saklabi (slave) au sens d'esclave. Ce vocable désigne tout d'abord les esclaves slaves balkaniques transitant par l'Empire byzantin, où ils sont nommés « sklaboï » en grec, et revendus aux Arabes de Méditerranée occidentale. 

 

Le christianisme considère maîtres et esclaves comme des égaux devant Dieu. À la fin de la Rome antique correspond donc le passage progressif de l'esclavage à une forme « adoucie », le servage, généralisé à partir du VIIIe siècle. Cependant, l'affaiblissement du magistère de l'Eglise à partir de la Renaissance, autorise les puissances chrétiennes à recourir à nouveau à l'esclavage dans leurs colonies. Quant à l'Islam, l'esclavage étant tacitement autorisé dans le Coran, le processus d'abolition s'avère très tardif et incomplètement observé. Voici une chronologie sommaire de l'interdiction de l'esclavage : 

316 : Édit de Constantin, premier empereur romain chrétien, en faveur des esclaves : il devient interdit de les tuer et de les marquer au fer rouge au visage.

441 : Le Premier concile d'Orange accorde l'asile aux esclaves et réprime ceux qui les poursuivent.

626-680 : Bathilde, épouse de Clovis II roi des Francs interdit l'esclavage.

1315 : Louis X le Hutin, roi de France, publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc (libre) ». Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l'esclave qui le touche ».

1462 : Le pape Pie II qualifie l'esclavage de « crime énorme » (magnum scelus).

1526 : Charles Quint interdit l'esclavage des Amérindiens.

1537 : le pape Paul III condamne à son tour toute forme d'esclavage présente et à venir, toute mise en doute de la pleine humanité des Amérindiens et toute atteinte à leurs droits à la liberté et à la propriété (encyclique Veritas ipsa) 

1570 : Sébastien Ier de Portugal interdit la réduction des Amérindiens à l'esclavage.

1794 : la Convention nationale française décrète l'abolition de l'esclavage dans toutes les colonies.

1833 : l'esclavage est aboli dans les colonies britanniques.

1846 : l'esclavage est aboli en Tunisie.

1848 : l'esclavage est aboli dans les colonies françaises.

1863 : l'esclavage est aboli aux États-Unis durant la guerre de sécession.

1876 : l'esclavage est interdit en Turquie.

1926 : la Convention internationale sur l'esclavage demande l'interdiction de l'esclavage.

1929 : l'esclavage est interdit en Iran.

1952 : l'esclavage est aboli au Qatar.

1968 : l'esclavage est aboli en Arabie saoudite.

1970 : l'esclavage est interdit en Oman.

1980 : l'esclavage est aboli en Mauritanie.

2007 : l'esclavage persistant en Mauritanie (Haratines noirs : 15% de la population) est criminalisé.

 

La traite arabe suivit quatre itinéraires différents au Moyen-Âge :

- saharien de l'Afrique noire vers le Maghreb et l'Egypte ;

- oriental par l'océan Indien de l'Afrique noire vers l'Arabie, l'Iran et l'Inde islamisée ;

- méditerranéen occidental, où les Barbaresques du Maghreb capturaient des esclaves européens ; 

- méditerranéen oriental, où les Abbassides puis les Turcs vendaient Slaves, Grecs et Arméniens.

Elle alimenta en esclaves noirs le monde musulman qui, à son apogée, s'étendait sur trois continents, de l'océan Atlantique à l'Inde. Elle commenca dès le Moyen Âge et s'arrêta au début du XXe siècle : le dernier marché aux esclaves fut fermé au Maroc en 1920. Serge Daget évalue la traite saharienne à 7,4 millions et la traite orientale à 4,3 millions. Luiz Felipe de Alencastro annonce 8 millions d'esclaves africains déportés du VIIIe siècle au XIXe siècle par la traite arabe. Christian Delacampagne propose le chiffre de 11 millions. Olivier Pétré-Grenouilleau avance, en 2004, le chiffre de cette traite à 17 millions de Noirs, avec une marge d'erreur de 25 %. Pour Ralph Austen et Jean Sévilla, 12 millions d'Africains ont été déportés par la traite arabe. Paul Bairoch avance le chiffre de 25 millions de Noirs ayant subi cette traite. Aujourd'hui, l'impact génétique de l'esclavage se traduit dans l'ADN des populations arabophones. Selon le « Dodecad Ancestry Project », les proportions d'ADN autosomal subsaharien sont les suivantes :

Maroc 16%

Yémen 22%

Arabie Séoudite 12%

Entre 1880 et 1900, au Mali actuel, les colonels français Gallieni et Archinard détruisirent les sultanats djihadistes, libérant ainsi les populations noires sédentaires des raids esclavagistes (razzia). Dans le sud du Tchad et jusqu’au centre de l’actuelle Centrafrique, la traite dura jusqu’en 1911, à la mort du chef esclavagiste Snoussou, tué par les troupes françaises. 

Cette traite saharienne est à ce point inscrite dans la mémoire des populations noires qu’elle explique largement la réaction des milices dites anti-balaka de Centrafrique pour lesquelles les musulmans du Séléka sont vus comme les successeurs des esclavagistes d’hier. Elle explique aussi la longue guérilla (un demi siècle !) qui aboutit à l'indépendance du Soudan du Sud en 2012. Selon Malek Chebel dans son livre "L'esclavage en terre d'islam", il existerait encore 3 millions d'esclaves dans le monde musulman.

 

La traite atlantique (et subsidiairement à Maurice et à la Réunion) fut effectuée au profit d'Européens aidés par certains chefs africains des zones côtières. Elle débuta en 1441 par la déportation de captifs africains vers la Péninsule ibérique pendant plusieurs décennies. Les premiers esclaves africains arrivèrent en Amérique, à Cuba, dès 1513.

L'historien américain Patrick Manning estime à 14 millions le nombre des déportés aux Amériques. En 1969, Philip Curtin propose 9 566 100 déportés par la Traite atlantique. Paul Bairoch estime que 11 millions de Noirs ont subi la traite des Européens. En 1997, Hugh Thomas estime à 13 millions le nombre d'esclaves ayant quitté l'Afrique lors de la traite atlantique, dont 11,3 millions arrivés à destination. En décembre 2008, David Eltis lance la plus large base de données consacrée à la traite atlantique, « The Trans-Atlantic Slave Trade Database », et fait état de 12 521 336 déportés entre 1501 et 1866. En 1982, Joseph Inikori estime à 15 400 000 le nombre de déportés par la traite atlantique. Paul Lovejoy propose, en 1989, 9 778 500 débarqués pour 11 863 000 ayant quitté l'Afrique. L'historien Serge Daget, en 1990, donne le chiffre de 11,7 millions. Olivier Pétré-Grenouilleau estime la traite atlantique à 12 millions de personnes. La capture proprement dite d'esclaves (ensuite vendus aux Européens) était une affaire quasi exclusive des Africains. L'écrivain américain Daniel Pratt Mannix (1911-1997) estime que seuls 2 % des captifs de la traite atlantique furent capturés directement par des négriers européens.

 

La traite intra-africaine est la plus ancienne et la plus obscure, car la moins documentée. Elle remonte au moins au XIe siècle et a été stimulée par les deux autres, mais n'est devenue prédominante qu'au XIXe siècle. Pour l'essentiel, cet esclavage est un produit des guerres entre tribus noires subsahariennes.

Patrick Manning estime à 14 millions le nombre d'esclaves négro-africains victimes de cette traite. Olivier Pétré-Grenouilleau évalue aussi la traite intra-africaine à 14 millions de personnes, dont une partie revendue à des Européens ou à des Arabes.

 

Selon l'Organisation internationale du travail, près de 21 millions de personnes dans le monde sont encore victimes de l'esclavage et du travail forcé. Plus d'un quart du nombre d'esclaves d'aujourd'hui sont des enfants (Bulletin quotidien de l’ONU du 30 novembre 2012).

 

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55 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 mai 2014 11:24

    Tous les esclavagistes doivent assumer leur crime y compris les Arabes.


    • bourrico6 13 mai 2014 12:36

      Et certains grands patron aussi ?

      Ah non, celui la est autorisé, il est même promu et encouragé.
      On peut même l’affubler du slogan : « vu à la télé ».

      Tout est question de sémantique en fait.


    • Pere Plexe Pere Plexe 13 mai 2014 19:57

      La logique de l’auteur est plutôt « Notre passé esclavagiste n’a pas à être assumé puisque d’autres ont commis des crimes similaires »


    • Julien30 Julien30 14 mai 2014 11:00

      Non la logique de l’auteur est de dénoncer cette repentance à deux vitesses, accabler le noir et l’arabe, pas bien, accabler le blanc, pas de souci, c’est même bien vu.


    • holodomore holodomore 14 mai 2014 20:09

      Non la logique de l’auteur est d’être contre toutes formes d’esclavages à l’exception du travail salarié.


    • holodomore holodomore 14 mai 2014 20:10

      Non pas du tout. Mais je n’ai pas lu l’article alors ...


    • bourrico6 13 mai 2014 11:37

      Rien à foutre de leur « lois mémorielles ».

      On verra ce qu’il restera de ces singeries dans 50 ou 100 ans.


      • bnosec bnosec 13 mai 2014 14:19

        Ces « singeries » sont justement là pour infléchir les consciences et modifier l’histoire pour que dans 50 ou 100 ans ce qu’il reste du peuple français ne soit plus qu’un ramassis d’incultes ignorants de la vraie histoire.
        Notre civilisation se meurt de ces « singeries ».


      • mmbbb 13 mai 2014 20:24

        @ Par bnosec les socialistes ont une facheuse tendance a se reapproprie l’histoire Tout le monde sait que les arabes ont pratiques la traite des noirs recememment ( Ce qui est dit dans l’article) Tout le monde sait que Ferry fut le chantre de la colonisation francaise et a entendre les bonnes ames de gauche se sont les vilains de droites qui sont la source de tout les maux Par ailleurs Hollande a mis l’etouffoir sur cette affaire lors de l’hommage a cet homme Si ferry avait ete un politique de droite nous aurions eu droit a une protestation afin de debaptiser rue college Que dire de Vichy .... C’est ce que je ne n’apprecie pas de la part des politiques de gauche Ce qui les rends peu credibles comme les professeurs de gauche en charge d’enseigner l’histoire


      • bourrico6 14 mai 2014 10:50

        ignorants de la vraie histoire.

        la Vraie Histoire .... rien que ça .... tout est dit en effet, fermez le ban !

        portnawak, comme d’hab ici.


      • el cogno 14 mai 2014 17:33

        les socialistes ont une facheuse tendance a se reapproprie l’histoire

        Et les autres non ? smiley

        Mais qu’est ce que vous êtes ringards.

        Vous avez quel âge pour sortir des arguments aussi infantiles ?


      • bnosec bnosec 15 mai 2014 07:38

        La vraie histoire, c’est ce qu’il s’est réellement passé. Dès lors qu’on travestit les faits des années plus tard, ce n’est plus de la vraie histoire, mais de l’idéologie. C’est pourtant simple...


      • bnosec bnosec 15 mai 2014 07:44

        Par exemple, ceux qui nient la traite des esclaves par les peuples arabo-musumans (comme Mme Taubira par exemple), nient les faits (la vraie histoire). Exactement comme ceux qui nient l’existence des chambres à gaz, non ?
        Pourtant une négation est condamnée, l’autre approuvée par notre gouvernement, n’est-ce pas choquant ?


      • bnosec bnosec 20 mai 2014 07:48

        Ou comment avoir le « moinssage » comme seul argument.
        Bande de larves intellectuelles...


      • rocla+ rocla+ 20 mai 2014 07:54

        je demande un peu de compassion pour les moinsseurs , 

        avec leur léger QI ils font ce qu’ ils peuvent . 

      • bnosec bnosec 21 mai 2014 07:58

        certes...

        et puis au moins ils ne vocifèrent pas leurs conneries habituelles.


      • etrange etrange 13 mai 2014 11:38

        ...Et que tous les esclavagismes actuels, et quelles que soient leurs expressions, soient également dénoncés, notamment ceux créés par le capitalisme outrancier et mortifère à travers la planète et qui fait travailler pour quelques euros par jours (et parfois moins) des enfants par millions ! Ah, c’est sûr c’est plus commode et surtout infiniment moins dangereux de dénoncer les tortionnaires esclavagistes d’hier (et encore pas tous) en oubliant l’Oligarchie d’aujourd’hui qui agit par conséquent en toute quiétude !


        • Garance 13 mai 2014 12:00

          Pour Madame Taubira , l’esclavagisme est français ; les autres esclavagismes en sont la résultante : c’est son opinion et je la respecte


          Donc il est normal qu’elle demande une repentance générale aux descendants des esclavagistes fondateurs

          Le premier qui postera une critique sur mon analyse sera illico taxé de raciste, d’homophobe et de fâcho

          A bon entendeur : salut

          • Pere Plexe Pere Plexe 13 mai 2014 20:02

            Pour Madame Taubira , l’esclavagisme est français

            Ah....Et qu’est ce qui vous permet d’affirmer ça ?
            En tout cas la loi qui porte son nom ne dit pas ça.
            la loi dit la France à une responsabilité dans l’esclavage qui est une abomination..

            Sans doute pouvez vous comprendre la différence..

          • yesroll 13 mai 2014 12:22

            Juste une question que je me pose et qui mérite sans doute réflexion :
            Quel profond mouvement sociétal a mis fin dans la loi ici et ailleurs à l’esclavage si ce n’est la révolution industrielle et son corollaire, celle de l’énergie disponible massivement et à bon marché.
            Et dans le contexte du réchauffement climatique et de l’épuisement annoncé des ressources fossiles, quelle perspective peut on voir apparaître à plus ou moins brève échéance ?
            Quoi qu’il en soit, votre article est intéressant et pousse à réfléchir.


            • bourrico6 13 mai 2014 12:37

              Intéressant ..... smiley


            • popov 13 mai 2014 13:40

              @yesroll

              On compenserait l’épuisement des ressources fossiles par un retour à l’esclavage ?

              Non merci, comme disait Renaud, « ya moins de risques avec le nucléaire ». smiley


            • yesroll 13 mai 2014 14:29

              Je rapproche juste deux évènements majeurs du passé proche.
              L’avenir ne peux que se s’envisager et / ou se préparer.


            • Akerios 13 mai 2014 16:04

              Avec le nucléaire on est toujours ..... radieux................................ !


            • antyreac 13 mai 2014 12:47

              Il faut signalé que l’esclavage arabe est bien antérieur à l’esclavage européen (la traite des noirs) et ce dernier n’a repris que les habitudes de l’esclavage arabe.


              • Akerios 13 mai 2014 16:08

                C’est exact et il est bon de le signaler pour mieux comprendre et ne pas se laisser tromper par des propagandes actives jusqu’ a nos jours .


              • Pere Plexe Pere Plexe 13 mai 2014 20:06

                ...on dirait l’enfantine disculpation des mioches : « C’est pas moi qu’a commencé.. »

                 

              • Xenozoid 13 mai 2014 13:04

                Il faut signalé que l’esclavage arabe est bien antérieur à l’esclavage européen (la traite des noirs) et ce dernier n’a repris que les habitudes de l’esclavage arabe(dixit beaucoup de connards).il est pas seul ici, a dire si les arabe ont fait ca, pourquoi pas nous ?les antireac et autres cesar et helios se vanitur....aiment donner une raisons a l’esclavage,qui n’est pas seul,je vous laisse a vos conclusion


                • antyreac 13 mai 2014 13:08

                  Le boeuf a parlé


                • Xenozoid 13 mai 2014 13:10

                  au moins je suis pas kapo,ehe ? defend ton stalag,oui vas y.....MEUHHHHH


                • rocla+ rocla+ 13 mai 2014 13:09

                  Vous pourriez m’ arracher l’ autre jambe ?


                  • popov 13 mai 2014 13:26

                    Madame Taubira veut culpabiliser les Français d’aujourd’hui pour ce que certains de leurs ancêtres ont fait il y a quelques siècles.

                    J’aimerais pouvoir lui dire que mes ancêtres étaient des paysans qui n’ont jamais quitté leurs villages.

                    Si quelqu’un a des ancêtres français esclavagistes, c’est bien elle.


                    • LE CHAT LE CHAT 13 mai 2014 13:33

                      bon rappel , tous les peuples ont été plus ou moins esclavagistes à un moment ou un autre de leur histoire , pourquoi les français devraient ils avoir une repentance particulière ?


                      de plus , ce sont des pays africains ou arabes qui pratiquent encore de nos jour l’esclavage , tant qu’à s’indigner , autant le faire pour des choses actuelles et pas des faits datant de plusieurs siècles !

                      • Xenozoid 13 mai 2014 13:39

                        « ils » font ca(cédille) ,car diviser est plus facile a controler,et « ils » savent que les gens tombent dedans a chaque fois,c’est simple


                      • Xenozoid 13 mai 2014 13:41

                        et autre chose, un salaire n’est pas plus libre qu’un esclave libre......


                      • bourrico6 14 mai 2014 12:21

                        esclave libre

                         smiley


                      • Xenozoid 14 mai 2014 15:14

                        la liberté peut elle etre esclave ?


                      • el cogno 14 mai 2014 17:05

                        Ah oui, la beauté peut être moche, et le mort vivant aussi.

                        A part pour le plaisir de jouer sur les mots et faire le malin avec un détail ou une définition toute personnelle, je ne vois pas l’intérêt de ce genre d’association de mots.

                        Tu veux jouer ?

                        Trouves moi une seule personne de libre sur Terre.... mais commence par donner ta propre définition de la liberté, il semble que ce soit ça que tu attendes, alors va y , balances, impressionnes nous.


                      • Xenozoid 15 mai 2014 13:00

                        a qui tu parles cogno ?


                      • rocla+ rocla+ 13 mai 2014 13:38

                        Mon ancêtre Jean-Paul Rocla  né en 1496 mort 53 ans 

                        plus tard pendant la guerre de 300 ans d’ une flèche tirée 
                        par un Indien  Sioux au bord de la rivière Orénoque 
                        dans l’ Ariège disait «  t’ en fais pas , tous les jours il se lève
                        un autre couillon pour semer sa merde  » 

                        • Xenozoid 13 mai 2014 13:43

                          surtout si il cherche des sardine en ariege ,les merdes serait déja fossilisé


                        • rocla+ rocla+ 13 mai 2014 13:50

                          Les Sardines d’ Ariège , 


                          Une marque déposée à l’ Institut National des Marques Déposées .

                          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 13 mai 2014 14:49

                            Il faut bien se dire que toutes ces lois mémorielles sont pour la plupart un simple show médiatique étant donné que la rétroactivité ( incriminer des faits antérieurs à l’existence d’une loi ) est proscrite en droit pénal sinon on viole volontairement la déclaration universelle des droits de l’Homme.


                            Et pour le reste, la plupart d’entre nous de même que leurs parents, grands parents et arrière grands parents n’ont pas participé de près ou de loin à la traite transatlantique ce qui fait que nous ne devrions pas éprouver la moindre culpabilité si tant est que nous soyons responsables des agissements de nos ancêtres alors que c’est une fois de plus contraire au code pénal.

                            Je ne serais pas plus étonné que ça qu’il s’agisse d’une histoire de pognon à nous extorquer malgré que nous n’y soyons pour rien.

                            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 13 mai 2014 15:01

                              Outre le fait que le seul moyen de réparer les séquelles de la déportation hors d’Afrique consisterait à leur payer un aller simple en avion vers les pays où ils ont été vendus aux Blancs pour clore définitivement cette histoire.


                            • Prudence Gayant Prudence Gayant 14 mai 2014 15:27

                              Auriez-vous les registres appropriés ? les renvoyer oui peut-être mais à la condition que l’on sache où. 


                            • Akerios 13 mai 2014 17:03

                              L’esclavagisme débute depuis l’existence des premières colonies humaines soit bien avant les pharaons.
                              ............................................................
                              Il existe encore aujourd’hui encore comme le rapt de plus de 200 jeunes fille sénégalaises que des islamistes menacent de mettre en esclavage..... (ils pratiquent , savent ou et comment pratiquer aujourd’hui encore l’esclavagisme !
                              .............................................................
                              Dans nos sociétés occidentales par exemple en France en 1870 le temps de travail en usine était de 70 heures par semaines.
                              Un ouvrier qui ne se rendait pas au travail ou faisait gréve pouvait être arrêter par la police ! 
                              Aujourd’hui la forme moderne de l’esclavagisme c’est la mise en place d’un empire financier qui sans rien produire force des peuples a obéir a leur besoins de consommation et a adopter des règles de vies sociétales.
                              ........................................
                               La grande finance demande a la France de renoncer a ses acquis sociaux sous peine de sanctions. Notre gouvernement PS avec a sa tête F. Hollande appliquent en son nom les mesures économiques demandés.
                              ..........................................
                              Un pays endetté a plus de 2000 milliards d’euros comme le notre doit obéir a ses créanciers ou bien leur déclarer la guerre en demandant la fermeture des paradis fiscaux .
                               Ensuite il faut contrôler au niveau mondiale la finance et appliquer des taux de taxation justes.
                              ...............................................

                              Nos enfants qui héritent de nos 2000 milliards de dette sont les nouveaux esclaves car ils doivent en naissant rembourser par du travail une dette qu’ils n’ont pas contractée et qui est non remboursable !


                              • Donquichuchote 13 mai 2014 18:35

                                @ scylax
                                Merci pour cet article si bien documenté. Je viens de poster sur l’article « L’esclavage n’a pas existé... » avant que d’avoir lu le vôtre... il eut été plus à sa place ici, ce pourquoi je le remets :

                                Esclave est un mot formé sur la racine « Slaves », car avec les Baltes ils constituaient le plus gros des contingents d’esclaves capturés en Europe notamment par les Tatars qui les vendaient de l’autre côté de la Méditerranée. Ce sont ces mêmes anciens spécialistes du slave’s trade qui nous sont maintenant présentés comme les pauvres victimes. Au temps de l’empire Ottoman, les Turcs pratiquaient le devsirme : il s’agissait du ramassage des petits garçons chrétiens des provinces conquises, l’Europe méditerranéenne, qui étaient ensuite déculturer dans des fermes anatoliennes et parmi lesquels on choisissait, passé l’adolescence, les meilleurs spécimens pour entrer dans le corps d’armée des janissaires ou des fonctionnaires de l’empire . Pour la France, ce furent les razzias sur terre dépeuplant par à coup le littoral méditerranéen et d’une façon chronique l’attaque de navires marchands ou pêcheurs dont équipage et passagers se retrouvaient esclaves sur l’autre rive de la Méditerranée. Vincent de Paul par exemple fut un célèbre esclave mauresque.

                                Mais pour nous cantonner à la seule traite négrière donc hors des millions d’Européens vendus comme esclaves, les historiens estiment la quantité d’Africains à environ 43 millions se répartissant ainsi :
                                17 millions pour la traite orientale, à destination du monde arabo-musulman
                                14 millions pour la traite intra-africaine
                                12 millions pour la traite atlantique des colonies européennes
                                A voir ces chiffres on peut se rendre compte que les Européens sont loin d’avoir eu l’exclusivité de l’esclavage,
                                A l’heure actuelle, on estime le nombre d’esclaves sur notre planète entre 12 et 30 millions principalement d’origine asiatique et africaine avec un prix moyen à l’achat en complet effondrement de 70€ contre 30 000€ il y a 200 ans. Ce prix est si dérisoire qu’il n’est même pas rentable actuellement pour l’esclavagiste d’acheter des médicaments pour soigner un esclave malade. Cet esclavagisme présent n’est pas un vain mot ni même une figure de style pour dénoncer par l’analogie certaines conditions de travail du capitalisme, c’est une réalité sociologique dans laquelle le maître a droit de vie et de mort sur un autre être humain.
                                Pendant ce temps là on ne s’occupe pas d’eux, on ne manifeste pas pour eux, on s’occupe que de la mémoire de la seule traite négrière et pour un seul quart de surcroit, l’européenne, et ce pour ne pas avoir à parler des trois autres quarts ni d esSlaves et autres Européens


                                • Analis 16 mars 2015 12:18

                                  @Donquichuchote

                                  Je n’avais pas remarqué cette contribution et la discussion qui s’en était ensuivie à l’époque, je le regrette car il y figure des amalgames habituels depuis une douzaine d’années, à but clairement relativiste, qu’on retrouve dans l’article aussi bien dans certains messages.

                                  Pour la traite négrière à vraiment parler, les chiffres sérieux varient entre 9 et 16 millions d’esclaves débarqués, mais il y a d’énormes incertitudes au niveau de ceux embarqués, les pertes étant souvent importantes au cours de la traversée. Il faut aussi tenir compte de ceux morts dans les caravanes de captifs avant d’être embarqués.

                                  Le chiffre de 17 millions pour la traite arabe (en fait arabo-perso-ottomane) africaine est exagéré. Et parler de traite négrière est de toute façon un non-sens dans ce cas, car elle n’était pas basée sur le fait d’être noir ou non mais sur la religion. La majorité des esclaves du monde arabo-musulman venaient en fait du nord, y compris au Maghreb jusqu’au XVIIIème siècle ; les esclaves du marché de Crète, le principal du monde ottoman, étaient blancs en grande majorité. De nombreux berbères en Afrique du nord et anatoliens ont aussi servi d’esclaves avant que ces contrées soient islamisées. Les vénitiens ont aussi vendu durant des siècles des esclaves européens, germains puis est-européens aux arabes puis aux turcs. Par ailleurs, il ne faut pas oublier les esclaves malais et indiens, dont le nombre était important.

                                  Quant à l’apport génétique subsaharien dans le monde arabe, les quotas donnés par l’auteur sont basés sur des erreurs de raisonnement : le sang « noir » est présent de toute antiquité au Maroc et au Yémen, avant même que ces pays ne blanchissent, il est donc inutile de s’en servir afin de quantifier l’impact de l’esclavage subsaharien (les esclaves étant en fait généralement castrés). D’ailleurs, au vu de l’apparence des populations de l’Atlas marocain et du Yémen côtier, ces proportions de 16 et 22% paraissent insuffisantes.

                                  Parler de traite négrière pour les circuits intra-africains est également un tour de propagande grossière. Le fait d’être noir n’entrait là non plus pas en ligne de compte (et signalons le fait crucial que le trafic d’esclave entre sud et nord du Sahara était à double sens). Il s’agit simplement de l’esclavage d’une société traditionnelle non mécanisée, le même que dans le monde gréco-romain antique - ou dans le monde arabo-musulman... Cette propagande ne prend d’ailleurs qu’en France, son but transparent étant de relativiser les méfaits des occidentaux, les auteurs anglo-saxons ne tombant pas dans ce piège et faisant au contraire ressortir que les circuits internes et à direction de l’Arabie ont été développés par l’action néfaste des européens, et ont du être continués à être alimentés une fois que ceux-ci avaient cessé de les utiliser (Zanzibar était d’abord un centre servant aux portugais et français). Et ce chiffre de 14 millions confond des situations très diverses, de la servitude pour dettes au servage en passant par le travail forcé pénal.

                                  À ce sujet, s’il est exact que très peu d’esclaves noirs africains étaient capturés directement par des négriers, les européens ont bien obligé les Etats subsahariens à leur vendre des esclaves et à développer une économie de razzias afin de les fournir, allant jusqu’à renverser les dirigeants qui étaient réticents (c’était la mise en place du colonialisme commercial, ressemblant beaucoup au néo-colonialisme moderne). La traite négrière était vraiment spécifique, parce qu’elle supposait la réduction en esclavage de personnes uniquement en raison de leur appartenance raciale, et ce à grande échelle, dans des conditions effroyables inconnues de la pupart des formes de servitude, et qu’elle a résulté en la déstabilisation politique d’une grande partie d’un continent. Chose dont elle ne s’est toujours pas vraiment remise.

                                  Et il ne faut pas réduire l’esclavagisme européen post-1500 à la traite négrière, même en rajoutant les colonies africaines et l’océan Indien. Si on tient compte du servage, de l’asservissement des amérindiens (pratiqué en masse par les espagnols au début, puis dans les colonies portuguaise et britannique jusque très tard), de l’esclavage traditionnel en Europe méditerranéenne (parce qu’il n’y avait pas que le servage à avoir subsisté au Moyen-Âge, mais aussi les formes antiques gréco-romaines dans ces pays, esclavage dont étaient aussi victimes les barbaresques, cela jouait à double sens), de l’esclavage des indiens, malais et arabes dans l’océan Indien (puisque tous les non-blancs étaient « éligibles »), du travail forcé des galériens ou des bagnards et autres formes de servitude telle celle pour dettes (puisqu’après tout Pétré-Grenouilleau les amalgame en Afrique subsaharienne), cela fait vraiment beaucoup. Même en ne s’en tenant qu’à l’aspect légal, car à côté de ça, il y a eu de nombreuses pratiques illégales, qui se prolongent parfois de nos jours. Et encore n’est-il pas là question de la pratique massive du travail forcé par les colonisateurs européens dans leurs colonies. L’Occident de l’expansion coloniale a vraiment été le pus grand producteur d’esclavagisme de tous les temps. Donc, non il n’a certes pas l’exclusivité de l’esclavage, mais il a bien une spécificité dans l’ampleur et la systématisation, qui dépasse de loin le cadre du simple esclavage traditionnel.


                                • Frédéric MALMARTEL Le Kergoat 13 mai 2014 21:39

                                  L’Histoire n’est pas la Mémoire avait écrit Alain Decaux.

                                  Les lois de la physique ne se discutent pas au parlement, pas plus que les faits historiques.

                                  Il faut arrêter avec cette culpabilisation permanente qui frise désormais l’imbécilité.


                                  • Remi 13 mai 2014 23:26

                                    "Un pays endetté a plus de 2000 milliards d’euros comme le notre doit obéir a ses créanciers ou bien leur déclarer la guerre en demandant la fermeture des paradis fiscaux ."

                                    La dette est illégitime. Nous devons refuser de la payer. Ce ne sera ni la première ni la dernière fois dans l’Histoire.


                                    • MuslimADieu MuslimADieu 14 mai 2014 11:12

                                      AH AH AH !

                                      Ce cher scylax qui nous la joue droits de l’homme et belle âme. 
                                      Mais quand on parle de traite négrière par les « Arabes » et qu’on oublie de parler le rôle important des juifs dans ce genre d’activité commerciale, mon côté soupçonneux me dit qu’il y a, au minimum, au meilleur des cas, une mauvaise foi évidente.

                                      Qu’il y ait eu des arabes ou des musulmans qui ont fait de la traite négrière, c’est bien possible. Les imams de Satan ne sont pas à une connerie près. Mais, les jeunes « arabes » ont beaucoup moins de raison d’être choqué que les jeunes juifs qui risquent carrément d’être écrasé par « le poids de l’héritage des méfaits des juifs » en matière de traire négrière, traire de blanches et autres. Ceci dit, s’ils sont imprégnés de Talmud, ils risquent de ne pas être choqué du tout du tout.

                                      un peu de copier coller :
                                      ****************************
                                      A propos des »nègres« , Maïmonide écrit dans son Guide des égarés : »Leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n’atteignent pas au rang d’êtres humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l’homme mais supérieurs au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l’image et la ressemblance de l’homme.«  Selon Wikipédia, »Maïmonide est considéré comme le philosophe juif le plus marquant du Moyen Age, et son Guide comme l’œuvre philosophique juive la plus importante de tous les âges... Le Guide des égarés a influencé toute la pensée philosophique juive ultérieure, qui s’y est constamment référée.« (Bon à savoir...) 

                                      Israël Shahak, professeur à l’Université Hebraïque de Jérusalem et rescapé des camps nazis (décédé en 2001), écrit dans son livre Histoire juive - Religion juive (1994 - pdf - 380 ko) : 

                                       »J’ai à maintes reprises dénoncé en termes très durs le sionisme et l’oppression des Palestiniens, mais ce qui m’a attiré les pires attaques, c’est un de mes premiers articles sur le rôle des juifs dans le trafic des esclaves, où je signalais, exemple vérifiable à l’appui, que ce trafic durait encore en 1870 ! Cet article a été publié avant la guerre des Six Jours (1967) ; aujourd’hui, il serait impossible de le faire paraître.«  (page 37) 

                                      Bon, je vais pas trop insister. Je vais peut être faire un article sur »la loi mémorielle contre la mémoire« . Euh, peut être même un bouquin, parce qu’il y a trop de matière.

                                      ***********************
                                      Pour les impatients, j’ai trouvé un filon ici : http://wotraceafg.voila.net/escl.htm

                                      une autre :

                                      Abraham Léon, militant trotskiste juif, mort à Auschwitz, écrit dans son ouvrage La Conception matérialiste de la question juive (pdf - 1,4 mo) : 

                                       » Pour de longs siècles, les Juifs seront [au Moyen-Age] les uniques intermédiaires commerciaux entre l’Orient et l’Occident. Le centre de la vie juive s’établit de plus en plus en Espagne et en France. Le maître de poste arabe Ibn Khordadhbeh (IXe siècle), parle dans son livre des routes des Juifs radamites qui, dit-il, « parlent le persan, le latin, l’arabe, les langues franque, espagnole et slaves. Ils voyagent d’Occident en Orient et d’Orient en Occident, tantôt par terre et tantôt par mer. Ils apportent de l’Occident des eunuques, des femmes esclaves, des garçons, de la soie, des pelleteries et des épées. » « (page 71) 

                                      Finalement, il se peut que s’il y avait des esclaves chez les arabes c’est peut être parce qu’elle donnait refuge à une autre religion moins regardante qui acceptaient de prendre en charge les »aspects logistiques« . 

                                      C’est une hypothèse à étudier. Et il y a des pistes sérieuses :
                                      L’archevêque de Lyon, Agobard, dans sa lettre De Insolentia Judaeorum, se plaint que les Juifs vendent des esclaves chrétiens en Espagne. » (page 71) 

                                      Heureusement qu’il y a de bon juifs qui sont justes et honnêtes et que l’on peut citer pour s’opposer au lavage de cerveau sioniste sans risquer de se faire traiter d’immonde antisémite par les « experts en lois mémorielles ».

                                      Vive le Judaisme vrai de vrai purifié du Talmud, des sionistes et des rabbins de Satan.

                                      • el cogno 14 mai 2014 17:08

                                        Pitoyable tentative de détourner le sujet ...


                                      • MuslimADieu MuslimADieu 14 mai 2014 11:30
                                        Loin de moi l’idée de nier l’existence de l’esclavage chez les « arabes » et chez des musulmans. Mais je me dois de relever les exégèses à la con du coran.

                                        Le coran n’autorise pas tacitement l’esclavage. Qu’est ce que ça veut dire ça encore « autoriser tacitement ». Le coran, il est vrai, n’interdit pas cela (c’est loin d’une autorisation tacite). Le coran recommande, à plusieurs reprises, de donner la liberté à un esclave (c’est même une forme d’expiation de divers pêché) et je « défie » monsieur scylax de trouver un verset dans le coran qui montre « comment » on peut faire des esclaves. Le coran, quand il a été révélé, a trouvé une situation de fait, n’autorise aucun moyen de faire de nouveaux esclaves et recommande de les libérer en « les achetant ».

                                        J’attire aussi l’attention du lecteur que l’expression coranique « malakat aimanoukom » fait références à des concubines et non à des esclaves. Les traductions sont souvent pourries mais les futés remarqueront qu’il est souvent question de mariage avec les malakat aimanoukom (voir ici où « l’exégète » se fait avoir comme un bleu). 
                                        Malakat Aimanoukom signifie littéralement « possédées par engagement verbal »

                                        Le mot arabe pour esclave est abd. 


                                        • Niht 27 octobre 2014 10:25

                                          Ce n’est pas la traite arabe, mais la traite transsaharienne et orientale, le nombre d’acteurs et de bénéficiaires étaient beaucoup plus large que pour la traite européenne dominé par seulement quelques pays occidentaux (tous les esclaves n’avaient pour direction l’orient, traite éthiopienne, soudanaise, swahlis), de plus les chiffres avancés ici sont pour la plupart faux.

                                          Le chiffre de 14 millions d’esclaves pour la traite intra-africaine n’existe pas, il a été inventé par grenouilleau, pareil pour les 17 millions qui viennent de ralph austen, ce dernier à rejeté ces chiffres qui sont passés à un peu plus de 11 millions et demi, grenouilleau n’a jamais produit aucun chiffre, il compile des données parfois rejetées par leurs auteurs et fabrique son discours.
                                          Patrick manning pour la traite orientale a considérablement divisé ses estimations, les faisant descendre jusqu’à 3 millions (quant à bairoch il n’a jamais mené d’études scientifiques sérieuses sur le sujet, pourquoi ne pas prendre en compte les avis de certains auteurs africains qui peuvent faire monter le nombre de victimes des européens jusqu’à plusieurs centaines de millions).
                                          Pour l’ensemble des esclaves déplacés en 13 siècles, on a entre 3 millions et 7/8 millions (projections mathématiques à la hausse) d’esclaves transportés, répartis entre l’afrique du nord, la méditerranée, le moyen-orient et l’extrême-orient.
                                          On peut le voir par exemple avec les chiffres de la traite maritime est-africaine qui était compris entre un peu moins de 2000 et 5000 entre le 16ème siècle et les années 1770 (première période de hausse).
                                          Par la suite, la traite a été multiplié parfois par plus de 20, les plus gros acteurs étaient européens quand la traite atlantique a commencé à être détourné vers l’afrique de l’est, et aussi les swahilis avec des pics entre 1840 et 1880 où le nombre d’esclaves variaient entre 10000 et 19000, à la même période les esclaves envoyés effectivement en direction de pays arabes, ottomans, perses et l’océan indien ne totalisaient en moyenne que 3000 à 6000 esclaves importés chaque année avec un pic entre 1850 et 1870.
                                          Les arabes par exemple n’ont jamais eu d’empires négriers en afrique noire contrairement aux européens qui avaient encerclé le continent.
                                          Pendant tout le moyen-âge et jusqu’au 16ème/17ème siècle, les pays africains étaient largement maîtres de leurs destins et contrôlaient leurs commerces.

                                          La traite en direction du nouveau monde selon les auteurs anglo-américains qui minimisent le nombre de victimes (notamment les pertes pendant la traversée) parlent de 12.5 millions à 15.4 millions.
                                          De nombreux colloques ont été fait rassemblant des auteurs européens et africains, où on estime à un minimum de 16 millions les esclaves envoyés en amérique.
                                          Hors, il y a aussi la traite en direction de l’europe (voir alessandro stella par exemple qui parle de plus de 800000 noirs déportés rien que pour la péninsule ibérique entre 1450 et 1750), les esclaves utilisés par les européens en afrique et morts en esclavage sur ce même continent.
                                          Les esclaves de la colonie du cap, ceux du mozambique et d’afrique de l’est, la traite en direction des archipels, la traite dans l’océan indien où on trouvait aussi de nombreux arabes, indiens et asiatiques mis en esclavage.
                                          La traite européenne a fait quand on cumule toutes les données un nombre de victimes plus proche des 30 millions en seulement un peu plus de 3 siècles.
                                          Aussi, il ne faut pas oublier l’esclavage pendant le colonialisme qui a souvent fait pire, surtout en afrique centrale (carnage aux congo belge, vers la région des grands lacs...)

                                          De plus l’esclavage dans l’europe médiévale est totalement ignorée, or il a existé de manière importante, des peuples germaniques, les khazars, les vikings qui encerclaient l’europe, les francs, les anglais et les saxons étaient de gros fournisseurs d’esclaves.
                                          Les principales victimes étaient en europe centrale, en europe de l’est, sur l’île britannique, dans les balkans, les hongrois, les bulgares.
                                          Les italiens comme les vénitiens et les génois étaient surtout des marchands spécialisés dans l’exportation.
                                          Les juifs avaient mis en place les plus longues routes commerciales pour les trafics d’esclaves européens, avec des routes pouvant aller jusqu’en chine.
                                          Londres, bristol, paris, rouen, mayence, cologne, ratisbonne, arles, narbonne, pavie, prague, kiev, novgorod, bolgar, rome, amalfi, pise, naples, venise, olbia, constantinople, thessalonique étaient d’importants centre de négoces d’esclaves.
                                          De gros centres de castration ont existé à verdun, prague, itil, khwarezm, derbend.
                                          Après le 12ème siècle, il y a aussi eu une traite des hérétiques, des chrétiens orthodoxes, une traite des musulmans pendant les croisades.
                                          La piraterie était aussi principalement dominée par des européens, il a fallu attendre la renaissance pour que les pays d’afrique du nord et du proche orient s’investissent plus sérieusement dans le corso et la piraterie.
                                          Les européens enlevaient autant de nord-africains, de turques que les ottomans en faisaient pour les européens.
                                          Aussi à la différence des pays musulmans, les européens chrétiens se razziaent entre eux et envoyaient leurs prisonniers dans leurs bagnes, choses très rare entre pays musulmans pendant la guerre de course.
                                          La guerre de course n’a été aboli que par le traité de paris en 1856, les états-unis n’avaient pas signé le traité (cependant la course et la piraterie n’étaient qu’une méthode pour détruire l’économie de son adversaire, et se procurer des rançons pour les esclaves-captifs).

                                          La seule religion qui a clairement lutté contre l’esclavage c’est l’islam, mais l’asservissement a fini par continuer, l’auteur de cet article raconte n’importe quoi.
                                          En islam, le abd (serviteur et non esclave comme le définit le larousse) a vu sa condition progressivement évolué, il est devenu un frère ou une soeur qui devait être traité de la même manière que tous les hommes (fin de la relation d’exploitation et d’humiliation).
                                          Il n’y avait plus de différence entre les maîtres et eux, les serviteurs ne devaient plus servir de subalternes.
                                          Maltraiter un esclave était interdit, l’islam a aboli les sources de l’esclavage, interdiction d’asservir un homme libre, le vendre et récolter des fruits de cet asservissement.
                                          Il y a eu par la suite l’affranchissement volontaire et gratuit qui a été demandé aux musulmans.
                                          C’est la bible qui autorise l’esclavage, le talmud l’a codifié, il n’y a que dans le nouveau testament qu’on peut interpréter les choses autrement.

                                          Par la suite, l’asservissement traditionnel a continué à partir de la période omeyyade, mais les captifs devenus serviles en orient n’avait rien à voir avec les esclaves considérés comme des biens cheptels/bétails en europe et aux amériques, puis des biens meubles.
                                          En afrique noire, il y avait des castes pour organiser les sociétés (il est difficile de connaître le statut des esclaves dans ces sociétés), dans le monde arabe les serviteurs avaient des droits civiques et individuels, ils pouvaient posséder des terres, un commerce, ils avaient la possibilité de se marier et pouvaient s’engager de leur propre volonté dans l’armée.
                                          Les serviteurs les plus tenus étaient les domestiques dans les palais, mais ces derniers avaient un niveau de vie élevé.
                                          Dans le contexte de l’époque, beaucoup d’entre eux qu’ils soient fonctionnaires, marins, soldats, domestiques, dockers avaient des conditions de vies meilleures que des pauvres paysans.


                                        • Allexandre 4 février 2015 15:21

                                          C’est vrai que si « les Arabes l’ont fait, les Européens avaient toute légitimité pour le faire à leur tour ». Ce genre d’argument ne peut émaner que d’esprits malfaisants et stupides, qui ne comprennent rien à l’Histoire de l’Homme et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. C’est pitoyable. Quant aux spécialistes européens de l’histoire africaine, on peut leur faire confiance les yeux fermés

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