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Accueil du site > Actualités > Politique > Une page de notre histoire : 60 ans de combat laïque par Guy (...)

Une page de notre histoire : 60 ans de combat laïque par Guy Georges

Guy Georges, dirigeant syndical de premier plan, décédé il y a quelques jours m’a accordé il y a plusieurs année un entretien exclusif pour la tendance Emancipation.

Souhaitant que cette contribution au débat soit connue, je la reproduis ici même

Rencontre avec Guy Georges : 60 ans de combat laïque

Propos recueillis par Jean-François Chalot
pour L'Émancipation syndicale et pédagogique - 4/03/2009

Guy Georges : Secrétaire départemental du syndicat des instituteurs de la Haute-Marne, succède à Jeanne Lordon comme responsable du secteur pédagogique et devient secrétaire général (de 1976 à 1983) du SNI-PEGC.
Dans son livre : La bataille de la laïcité 1944-2004, il nous livre une analyse fine, sans faux-fuyant, n'hésitant pas à dénoncer les politiques qui ont failli et regretter que les dirigeants laïques n'aient pas su faire obstacle à l'offensive cléricale. En accordant un entretien à la revue d'un courant qui s'est opposé fermement à l'orientation défendue par la direction du SNI PEGC, il s'inscrit dans une démarche qui privilégie l'unité des laïques dans le cadre d'un débat franc et fraternel. Merci à Guy Georges pour son accueil.

L'Émancipation : J'ai beaucoup aimé ton livre, La bataille de la laïcité 1944-2004 et je conseille sa lecture à toutes celles et à tous ceux qui veulent aujourd'hui poursuivre la lutte que plusieurs générations de militants ont menée. Au-delà de cette lecture intéressante et édifiante, nous avons voulu en savoir plus et rencontrer son auteur pour qu'il puisse nous apporter quelques éclairages supplémentaires.
Je tiens au nom de la revue Émancipation, avant de te poser la première question, à te remercier d'avoir accepté de répondre à mes questions. Comment t'est venue cette idée d'écrire un tel livre ? S'agit-il pour toi, acteur de premier plan du combat laïque, de témoigner ?

Guy Georges : Nous avions au centre Henri Aigueperse, centre d'histoire sociale de l'enseignement comprenant d'anciens militants et des historiens, des appréciations différentes au sujet de l'action laïque telle qu'elle a été menée depuis la Libération. Ce sont les historiens qui m'ont incité à reprendre tout ce qui a été écrit sur le sujet dans L'École Libératrice et L'Enseignement Public depuis cette date. J'ai été conduit aussi à chercher d'autres sources pour y voir plus clair. Je me suis arrêté à 2004, date de cette loi insuffisante sur les signes religieux, considérant que la tension, surtout politicienne, retomberait ensuite, laissant au travail obscur de démolition de l'école laïque le loisir de se poursuivre. C'est donc un travail de synthèse qui traduit bien les forces et faiblesses des deux camps, pour que cela nous serve de leçon, je l'espère.

L'Émancipation  : Le livre commence avec la Libération et l'alliance entre la gauche et le MRP, parti de la démocratie chrétienne, et l'impossibilité pour les laïques d'obtenir un retour à la situation d'avant-guerre. Peux-tu nous livrer quelques éléments de compréhension et d'analyse ?

G. G. : L'alliance entre la SFIO et le MRP date de 1951, avec les appartements électoraux. À la Libération, le gouvernement dirigé par le général De Gaulle comprend les trois partis qui se réclament de la Résistance, le PCF, la SFIO et le MRP. L'urgence est de remettre en route le pays. Dans ce cadre, nos anciens sont persuadés que le retour à la législation scolaire d'avant guerre est par principe acquise. Il leur faudra deux ans pour se rendre à l'évidence, la gauche ne tape pas sur la table et le MRP soutient la Hiérarchie Catholique qui exige le maintien des subventions du régime de Pétain à ses établissements privés. Très vite aussi apparaît la divergence idéologique entre la droite (MRP et RPF qui se crée peu après) et la gauche, en particulier, lors du débat constitutionnel sur la "liberté de l'enseignement" que la droite veut inscrire dans la constitution. La droite invoque le "droit du père de famille" pour justifier l'inscription et la gauche lui oppose le "droit de l'enfant" pour la refuser ; celle-ci ne gagnera que de deux voix, ce qui excitera la hargne du parti clérical et des représentants de la religion catholique. On s'aperçoit dans le même temps que la droite entend changer le statut de l'école laïque telle que les lois de 1882 et 86 l'ont organisée. Tous les ingrédients des 40 ans de bataille ultérieure sont déjà sur le terrain. Je pense, avec le recul que ce que nos anciens n'ont pas pu voir car ils sortaient d'une période de forte unité avec le Conseil National de la Résistance et ses résolutions idylliques, vite oubliées par la droite, c'est que sur le terrain de la laïcité de l'État et de l'École, cette droite poursuivait la lutte menée conjointement avec la Hiérarchie catholique contre les lois Ferry et celle de séparation des Églises et de l'État, sans discontinuer depuis leur vote. Dès lors, l'épisode de l'État français de Pétain était dans la continuité de ce point de vue et avait même ouvert une brèche qu'il ne fallait surtout pas laisser se refermer.

L'Émancipation  : Tu montres que durant de très nombreuses années, le SNI-PEGC, la FEN et le CNAL (Comité National d’Action Laïque) militent inlassablement pour l'abrogation des lois anti laïques et contre l'offensive de l'Église qui part à la conquête de la République... Peu à peu la loi du 9 décembre 1905 est détricotée et encore une fois la gauche n'est pas au rendez-vous... jusqu'au fameux sursaut des années 1959-1960 et le serment de Vincennes. Comment une telle mobilisation des laïques a-t-elle été possible après cette accession au pouvoir de la droite gaulliste ?

G. G. : J'y vois deux raisons qui s'additionnent. La première est la grande confiance de l'opinion et des parents dans l'école laïque, surtout après le piteux épisode de l'enseignement pétainiste (tentation d'embrigadement, programmes scolaires réduits). La campagne de dénigrement de cette école ne démarrera qu'avec les années 70, quand l'enseignement confessionnel aura obtenu ce qu'il voulait. Il est donc tout naturel de défendre l'école. La seconde raison, c'est la restriction qu'imposent les gouvernements de droite qui refusent les moyens de fonctionnement nécessaires, ne serait-ce que pour l'accueil des enfants du baby-boom. Les classes de plus de 40 élèves sont monnaie courante ; j'ai connu des CP de 45 élèves, des écoles rurales à deux classes de plus de 70 élèves. Faute de constructions scolaires, les municipalités installent à la hâte des "préfabriqués", sortes de wagons où il fait froid l'hiver et trop chaud l'été. Pendant ce temps, l'enseignement confessionnel se pose en complément indispensable de l'enseignement défaillant et engrange les fonds publics de plus en plus juteux à partir de la loi Barangé de 1951. Il sera naturel que la majorité des citoyens proteste et que le CNAL trouve des militants pour organiser les ripostes. C'est ainsi que la pétition contre la loi Debré obtiendra en quelques mois plus de 11 millions de signatures, avec une organisation méthodique dans toutes les communes de France, sans exception.

L'Émancipation : Le CNAL avait-il une autre réalité que d'être un cartel d'organisations fonctionnant au consensus et les comités départementaux (CDAL) avaient- ils une existence réelle ? Comme beaucoup de lecteurs, j'ai été impressionné par la puissance de cette mobilisation qui a conduit au serment de Vincennes et je souhaiterais savoir si le CNAL avait envisagé des suites pour que ce temps fort ne soit pas un point d'orgue.

G. G. : Les secrétaires généraux du CNAL, en même temps secrétaires nationaux du SNI, ont été écoutés par les partis de gauche jusqu'en 1981. Clément Durand et Michel Lasserre ont su, par leur "autorité" intellectuelle et j'ose dire morale, réunir ces partis à un moment où, ailleurs, ils se déchiraient, et leur faire partager l'objectif commun du rétablissement de la laïcité. Sincères ou pas, c'est une autre histoire. J'étais dans ma campagne au moment de la pétition et j'ai, comme tout le monde fait le porte-à-porte pour recueillir les signatures. Le gouvernement s'est assis sur l'engagement de plus de la moitié des électeurs, véritable référendum. Ce que je sais, c'est que l'action s'est poursuivie, dans l'attente de jours meilleurs dès lors qu'il n'y avait rien à attendre de raisonnable de ce régime. J'ai le souvenir de CDAL actifs. D'ailleurs, j'ai découvert que certains poursuivent leur action, ce qui est une bonne chose.

L'Émancipation : Peu de laïques connaissent cette rencontre secrète qui a lieu à plusieurs reprises en 1969 entre la direction épiscopale de l'enseignement privé et le CNAL. Penses-tu qu'il s'agissait là d'une tentative visant à contenir l'offensive des cléricaux ou du début d'un renoncement programmé du côté de la direction du CNAL ?

G. G. : Il est évident que le CNAL veut gagner du temps. La loi Debré a prévu qu'elle devra être révisée au bout de neuf ans. Les événements de mai 68 ont obligé le pouvoir à reporter cette révision. Les projets du ministre Peyrefitte sont publics. Il veut "améliorer" cette loi en pérennisant, notamment, les contrats simples moins intéressants financièrement pour le privé. S'il obtenait le report, le CNAL espère que la gauche accéderait au pouvoir et supprimerait la législation anti-laïque. E. Faure a des relations des deux côtés (il a voté contre ces lois). Il prend l'initiative de ces rencontres. Le Premier Ministre Chaban-Delmas acceptera de proposer un report de 20 ans. Le Président de la République, G. Pompidou s'y opposera... Ce sera loin d'être un renoncement du CNAL puisqu'il organisera le plus important colloque de mai 1972 en définissant la nationalisation laïque de l'enseignement et obtenant l'accord des partis politiques de gauche.

L'Émancipation : Après 23 ans de règne sans partage, la droite est battue en 1981. "Tout est possible" ou presque pour les laïques qui attendent beaucoup de la gauche. Malgré une mobilisation très forte, les laïques voient à la fois un gouvernement tergiverser et des directions laïques semer des illusions... Le CNAL a-t-il été miné par ses divisions, ou sa direction a-t-elle remis en cause les principes d'indépendance par rapport au gouvernement et aux partis au pouvoir ?

G. G. : Ce serait bien long de répondre à cette question. Je ne pense pas avoir oublié quelque chose d'essentiel dans mon livre. Au risque de schématiser je peux dire qu'il n'y a pas au CNAL de divergence de fond, mais une divergence de méthode est apparue au Congrès du SNIPEGC de Toulouse, en juillet 1981. Mais ce sont surtout les tergiversations des membres du gouvernement, cette recherche impossible d'un accord entre des positions inconciliables, donc leur refus de trancher, qui surprennent le camp laïque, redonnent espoir au camp clérical et aboutissent à l'échec.

L'Émancipation : Après les échecs du camp laïque de 1984, le CNAL se recentre sur des questions de société et la Ligue de l'enseignement commence à développer une orientation en faveur d'une laïcité ouverte ou plurielle... Peu à peu les laïques se divisent et c'est ainsi qu'ils se trouvent en ordre dispersé devant l'offensive du communautarisme... Quel est le bilan que tu tires de ces premières années du 21ème siècle ?

G. G. : J'aurais envie de reprendre le "bilan" qui conclut La bataille de la laïcité. Le parti clérical et les religions majoritaires ont le vent en poupe et en profitent. Le Chef de l'État est leur sûr soutien. Cela signifie que la loi de séparation des Églises et de l'État est constamment bafouée. Le rapport de la commission Stasi, qui n'a soulevé aucune protestation, officialise en quelque sorte le communautarisme en prônant , au sujet des religions, "l'espace public partagé". C'est donc bien le retour des religions dans le débat public et les décisions qu'il entraîne pour la société. La République "une et indivisible" glisse ouvertement vers la république communautaire. Et l'organisation de l'enseignement en est, comme toujours, la tête de pont. Le CNAL s'est battu pendant 60 ans. Il a échoué. Chacun porte sa part de responsabilité. Mais l'école laïque continue de résister, malgré les campagnes de dénigrement. La bataille pour la laïcité n'est pas dissociable de celle de la qualité de l'école laïque. Je reprendrai volontiers la phrase de Denis Forestier alors secrétaire général du SNI, à Alfortville, en avril 1958 : "Le vrai terrain de lutte est le pays". C'est plus que vrai aujourd'hui.

L'Émancipation : Aujourd'hui le gouvernement (et ses alliés) veut s'en prendre à l'école publique et remettre en cause la séparation des Églises et de l'État. Face à une offensive menée conjointement par la droite et les communautaristes, il est nécessaire et indispensable que les laïques se rassemblent... Le CNAL qui paraît divisé et paralysé est-il encore un outil fiable et solide ou faut-il construire un autre cadre unitaire ?

G. G. : La mission initiale du CNAL s'est objectivement achevée en juillet 1984, de la manière qu'on sait. Il existe toujours mais n'est pas audible. Pourquoi la presse ne reproduit plus ses prises de position ? Ce qui était une force incontestée n'est plus considéré ainsi. La force syndicale qui le pilotait s'est éparpillée ; le mouvement des parents d'élèves s'est restreint. Quel cadre ? Il faudrait un organisme leader. Historiquement, ce fut le rôle de la Ligue de l'enseignement. Le peut-elle encore ? Elle s'est fourvoyée en 1988. Le collectif éphémère qui a émergé après la grande manifestation du 16 janvier 1994 s'est vite embourbé et Bayrou en a profité. Je ne veux pas être pessimiste. Si, déjà, les acteurs, nombreux et souvent dynamiques sur le terrain, parvenaient à fédérer leurs actions en vue d'un même objectif, ce serait une bonne avancée. Je vais l'essayer en étant en charge d'organiser un colloque, probablement en mai, dont le thème sera "Laïcité, la reconquête".

 


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15 réactions à cet article    


  • Et le résultat, c’est la ruine de l’école publique, la perte des valeurs morales en matière d’éducation, l’islamisation des quartiers populaires et le citoyen transformé en consommateur : merci à Chalot et à ses frères de loge !


    • CHALOT CHALOT 8 février 09:33

      Quand on n’y connait rien on n’insiste pas :

      Que ce soit sur les questions éducatives ou le refus de l’intégrisme, ni Guy Georges, ni moi même n’avons baissé les bras.
      Quant aux loges, je ne suis pas et je n’ai jamais été maçon


      • mmbbb 8 février 11:57

        @CHALOT certes je n y connais rien mais en outre vous ne pouvez pas nier que la laicté a la francaise celle qui me fut apprise a l ecole à savoir « en dehors de la laicite point de salut »
         est un lointain souvenir. Lorsque vous vous réjouissiez il y a un an quand le conseil d etat abrogea l arrête municipal contre le port du burkini, ( ce vetement n est pas un vetement neutre ) il faudrait déja avoir une cohérence dans ses idées, avoir une honnêteté intellectuelle et cessez de nous prendre pour des cons Je l avais écrit si un mouvement catho avait ete pris l initiative de porter des vetements et des croix ostentatoires dans le domaine public, vous seriez devenu hystérique . Quant dans ce medi Alinea ecivit un long article en faveur de ses femmes voilees , quand Mme Aubry reserve des horaires particuliers a des femmes arabes a l acces de piscine municipale, quand la mairie de paris offre un repas hallal a la fin du ramadan aux dignitaires religieux , vous vous prétez a l émergence de cette religion . Tout le monde le sait que la franche gauche et l ultra dure , est de connivence avec cette religion . En conclusion cessez de nous prendre pour des cons et nous nous faire accroire que vous porter l habit du hussard de la republique. In fine voila ce qu il adviendra
        http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/4592162/.html


      • CHALOT CHALOT 8 février 12:14

        Que de confusion :
        la rue et la plage ne sont pas concernées par la laïcité.
        L’école et les services publics, oui
        J’ai participé à toutes les mobilisations contre le port de signes religieux à l’école en 2003, j’ai même affronté les islamistes et il y a deux ans à Saint Denis nous avons tenu une réunion laïque que nous avons défendu contre les islamistes et les gaucho-islamistes.


        • mmbbb 8 février 12:41

          @CHALOT vous feignez de ne pas voir qu il n y a pas de perméabilité entre l espace public et privé Je doute qu une femme portant le burkini soit a attachée aux valeurs républicaines. Je doute lorsque je vois dans le bus un arabe en tenue traditionnelle ânonnant son Coran porte lui aussi les valeurs de la république. Comme on le dit a la campagne, vous n êtes pas franc du collier. vous louvoyez
          Allez vous entretenir avec ce proviseur de Marseille , le mal est la ancre desormais dans la sociéte francaise Dans certains quartiers c ’est un autre monde. vous devriez relire les territoires perdus de la republique préface par M Bensoussan Quand a Aubry la mairie de Paris etc n est ce point de la confusion . Vous savez tres bien que les mouvements radicaux quels qu ils soient ont pris naissance dans la rue. dans l espace public justement . Vous savez tres bien qu il y a de multiples prieres de rue en France etc ect Donc prenez votre bâton de pèlerin et allez prônez la laicite là ou les flics et les pompiers ne veulent plus aller. Chalot et vous verrez s il y a de la confusion 


        • zygzornifle zygzornifle 8 février 12:52

          On est entrain de se faire dépouiller par Macron et toute sa clique de crotales , si vous voulez combattre voila de quoi vous faire les poings ....


          • Parrhesia Parrhesia 8 février 14:15
             En dernière analyse, l’exploitation de la laïcité à la française à eu pour principale conséquence religieuse l’invasion d’une France préalablement « déspiritualisée » par des religions ayant conservé intact leur prosélytisme basique !!!




            • CHALOT CHALOT 8 février 14:31

              mmbbp

              Je ne vous ai pas attendu. Notre local est au coeur du quartier Montaigu de Melun et nous intervenons dans les collèges des quartiers populaires.
              La laïcité ce n’est pas un étendard contre les rejigions mais des principes intangibles, clairs


              • mmbbb 8 février 20:50

                @CHALOT allez dans les quartiers a risque la ou ça cogne dur comme a Marseille ou comme je vous le suggère la ou les pompiers refusent d aller désormais . Melun n a jamais ete cite par les medias comme cité a tres haut risque N entretenez pas ce double langage vous honoriez de la decision du conseil d etat concernant le burkini ( ce vetement n est pas un vetement neutre ) et vous vous faites le chantre de la laicité . Quant au principe intangible alors pétionnez contre la mairie de paris qui a desormais instaure cette coutume d offrir un repas afin de celebrer une fete religieuse a une communauté dans un lieu public . Votre parti pris sur la décision du conseil d etat vous décrédibilise Nous sommes dans soumission d Houllebecq la laicte a ete devoyée , nous en serions pas la , donc arrêtez de jouer les preux chevalier et de brandir l étendard de cette laicte qui n est plus normative 


              • rugueux 8 février 15:39

                Ah les cocos !

                En dehors du fait que Guy Georges évoque pour moi un sérial killer plutôt qu’un obscur et insignifiant militant communiste, je voudrais rappeler à l’auteur que lui et ses camarades ne sont au mieux que les idiots utiles de l’entrisme islamique et au pire des collaborateurs zélés du salafisme.

                Comment se prévaloir des valeurs républicaines et laïques lorsque l’on accepte le burkini ou le port du voile à l’université...Vous oubliez que les lois Combes ont été prises CONTRE le catholicisme, la laïcité des origines n’était pas neutre, elle était contre la religion, contre les curés, contre l’église catholique...pas contre les juifs ou les sikhs mais CONTRE les catholiques, rappelez-vous le fameux « A bas la calotte » !!!

                Lisez cet extrait du Larousse :
                Lors de la consolidation de la IIIe République, les Français se sont profondément divisés : d’un côté, les catholiques, qui jugeaient l’Église spoliée et les « droits de Dieu » bafoués par les lois de la séparation ; de l’autre, les républicains – et parmi eux les protestants et les israélites –, qui saluaient l’officialisation de la liberté de conscience et de la neutralité de la société en matière religieuse....

                Dès cette époque les Juifs et les Protestants avaient intégrés cette notion et ne faisaient pas chier la société avec des demandes aussi inacceptables que ridicules...Aujourd’hui le problème c’est l’islam, pas le judaïsme ou le boudhisme qui ne demandent rien à personne, ne font pas de prosélytisme et n’emmerdent pas les communes et les écoles parce le menu ne leur convient pas ou qu’ils veulent discuter du contenu des programmes scolaires.

                La laïcité c’est un combat contre les superstitions et l’ordre moral que veulent nous imposer une minorité de crétins décérébrés dont vous vous faites complaisamment le complice.


                • mmbbb 8 février 21:06

                  @rugueux j acquiesce en totalité Chalot nous prend pour des cons il devrait relire les propos d Elisabeth Badinter Par ailleurs il feint d ignorer que les franges dures de la gauche ont ete le porte voix de cette religion qui prend peu a peu place dans l espace public . Il y a dix ans il n y avait pas de femmes voilées dans l espace public a Lyon par exemple Sa géneration s est battu pour que la femme occidentale sorte de l emprise de la religion catholique et il ne trouve pas choquant le port du burkini . Sa position est intenable point barre Qu il arrête avec ses « combats héroiques » .


                •  C BARRATIER C BARRATIER 8 février 18:46

                  Tres interessant historique. Le combat des pétainisyes qui ne disent pas leur nom pourrit la situation et de grignotage en grignotage la laïcité est affaiblie cependant que les parents d’élèves restent attachés à leur école publique où les enseignants dont elle est le gagne pain doivent améliorer encore la qualité de leur travail et le faire savoir. S’ils « s’embougeoisent » et ne militent plus, ils ont en face des enseignants d’école catholiques qui, eux, militent et font souvent du bon travail qu’ils font connaitre par les bulletins municipauw auxquels les enseignants du public feraient bien d’envoyer des textes....

                  Quand De Gaulle a demandé à son ministre DEBRE une loi de financement puissant qui desormais s’impose à l’Etat et aux collectivités territoriales, il espérait lutter contre la déchristianisation de la France. Je ne sais pas s’il l’a ralentie, mais aujourd’hui les ecoles catholiques qui ont relancé à l’interne leur proséslytisme arrivent à quelques resultats.
                  Ils ne sont plus seuls, la religion qui monte est musulmanne, et ses ecoles se multiplient en utilisant la loi faite pour l’école catholique. Le multiculturalisme se developpe et on va vers des ghettos.

                  J’observe que les politiques laissenl la loi de 2004 faire ses ravages sur l’accompagnement des sorties scolaires....le voile qui peut être islamique commence à etre accompagné d’autres signes, et les directeurs d’écoles sont démunis. J’ai envoyé (naïvement) mon texte à BLANQUER, ministre actuel de l’éducation nationale.

                  Voir en table des news :
                  Accompagnement scolaire, élus faites vitre travail

                  http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=295

                  • eric 8 février 21:44

                    Je me souviens aussi ! Une étape de ma prise de conscience politique. Habby avait présenté une réforme. La position de Guy Georges et de ses petits copains était d’être contre avant même que le texte ne soit publié, au motif « qu’on ne pouvait pas changer l’école avant d’avoir préalablement changé la société ».
                    Après, il y a eu 81 ou ces castes sont arrivé au pouvoir. On a vu comment elles ont changé la société et donc l’école.
                    Je pense que si on me demande mon avis, mes enfant auront été la dernière génération de notre famille a faire confiance à l’école publique. SI je dois avoir des petits enfants et qu’il faut aider pour leur payer du privé confessionnel, je n’hésiterai plus.

                    Du reste, je vous l’ai déjà faite, mais je l’aime bien. Deux année de suite, j’ai été aux remises des prix du concours général pour mes gosses. Tous les prix techniques, manuel, étaient raflé par les curés. Seuls les cathos s’intéressent vraiment à l’école du peuple.
                    Du reste, depuis le rapport Obin, on sait que l’école catho est l’école de la mixité sociale par opposition au public qui a partout organisé des ghettos.

                    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-rapport-obin-courageux-mais-peu-15843

                    Et cela, on le doit à cette génération de laïque, plus préoccupée d’éradiquer l’enseignement qui échappait à son contrôle idéologique que de continuer à faire de l’école de la république une école du peuple.


                    • eric 8 février 22:37

                      Bref, cette génération n’a pas perdu la bataille pour la laïcité. Elle a obtenu que 80% des gosses lui restent livrés, alors que cela va contre les désirs les plus profonds des populations. ( accord ministère syndicat sur le maxi finançable privé, face à sondage libé sur les désir profond des rares prolos de gauche qui rêvent d’abord et avant tout d’école privé pour leurs enfants)..

                      Elle n’a pas vraiment perdu la bataille pour l’école publique. Celle-ci est devenu un formidable instrument d’ascension sociale...pour les enfants de profs...

                      Elle n’a même pas perdu la bataille pour le peuple, car elle ne l’a pas livrée. Elle a perdu le peuple.

                      La bonne question est celle du type au monde de l’éducation. Est ce que cela été volontaire ou le fruit d’une formidable incompétence.

                      Pour ma part, je pense que c’est les deux. Oui, ils ont été incompétent pour les gamins défavorisés, mais oui ils auraient vraiment pu faire mieux quand on voit comment ils se sont débrouillé avec leurs propres enfants, et oui, entre leur mépris des « bac moins 4 » et le désir d’épargner la concurrence à leur rejeton, il y a eu aussi, sans dote, de la mauvaise volonté.

                      N’oublions jamais que Guy George et ses copains syndicalistes ont toujours été contre des sur-salaires pour les volontaires en zone difficile, au nom de l’égalité entre prof.alors que toutes les études internes EN montrent que les profs. par ailleurs progressistes, répugnaient à « aller au peuple ».
                      N’oublions jamais que c’est eux qui envoyèrent au casse pipe en zone difficile des profs gamin avec des expérience de 2 ans en moyenne, pendant que les pédagogues avec ancienneté se réservaient les lycées bourgeois de centre ville.

                      Si les plus défavorisés en France votent FN, c’est parce qu’ils ont vu pendant toute leur scolarité, que les enfants de leurs profs progressistes, échappaient eux à la carte scolaire


                      • Crab2 9 février 15:07
                        Palindrome

                        Plus de 60 % de nos compatriotes sont sans religion sauf que devant un Bourdindont la passivité est légendaire à la télévision ou dans les mondes de « touche pas à ma religion », ce vendredi 09 Février,Gérard Colomb,sans être contredit ou questionné différemment,peut tranquillement répondre qu’il est favorable à l’enseignement critique des religions * à l’école car, dit-il," il est bon que les élèves sachent quelles ont les mêmes racines et peu de différences" en se gardant bien de préciser si les enseignants seront de la trempe de l’athée Michel Onfray ou des platoniciens ou encore des aristotélitiens dont la tendance déiste affirmée est si importants aux yeux des hiérarchies monothéistes et des croyants de toutes les religions abrahamiques – silence radio –

                        http://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/02/palindrome.html

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