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Accueil du site > Actualités > Politique > Vers un retour du « conseiller territorial » ?

Vers un retour du « conseiller territorial » ?

Si l’on en croit les éditorialistes, la question est clairement posée dans les arcanes du pouvoir. Il se dit même dans les rédactions des grands médias que Macron y serait très favorable…

Malgré les tensions qui règnent dans le pays depuis des mois et les débordements auxquels, samedi après samedi, l’on assiste en marge des rassemblements de Gilets jaunes, les Français continuent, à juste titre, d’être très largement opposés à la politique néolibérale conduite par Macron pour servir les intérêts de l’oligarchie au détriment des classes populaires et moyennes. Et, si l’on prend comme indicateurs de la volonté présidentielle les propos tenus ici et là par des caciques de la majorité au pouvoir, il est peu probable que les réponses socioéconomiques qu’apportera l’exécutif aux revendications majoritaires exprimées lors du Grand débat – notamment dans les cahiers remontés de plus de 16 000 mairies ou à l’issue des réunions citoyennes – soient à la hauteur des attentes de nos compatriotes.

Sarkozy : une réforme avortée {JPEG}​​​​​​​

Qu’en sera-t-il sur le plan institutionnel ? Personne ne le sait à ce jour. Mais, dans le lot des annonces présidentielles à venir, l’on pourrait voir renaître de ses cendres le conseiller territorial, institué sous Sarkozy afin d’assurer une « meilleure coordination des assemblées départementales et régionales » avant d’être supprimé par Hollande dès le début de son mandat. C’est dans le cadre de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 portant réforme des collectivités territoriales que les conseillers territoriaux devaient remplacer les conseillers régionaux et les conseillers généraux (devenus depuis départementaux). Les premiers conseillers territoriaux auraient dû être élus en 2014 si Hollande ne les avaient définitivement fait torpiller par l’Assemblée nationale le 17 mai 2013 au terme de plusieurs navettes parlementaires (lien).

Quels avantages attendre de la création effective du conseiller territorial ? En premier lieu – mais ce n’est pas le plus important – une diminution significative du nombre des élus qui passerait de 6000 (soit le total actuel des conseillers régionaux et départementaux) à 3500. Mais surtout une plus grande harmonisation des compétences entre les régions et les départements qui les composent. Avec, à la clé, l’assurance pour les maires d’avoir un interlocuteur unique, quel que soit le sujet à traiter alors que les élus locaux ont actuellement affaire à deux types de conseillers distincts, y compris sur des dossiers transversaux relevant des compétences des deux assemblées. Enfin, cette réforme permettrait, malgré la fusion desdites compétences, de pérenniser l’existence des départements, si importants dans le sentiment identitaire de nos compatriotes.

Au chapitre des possibles inconvénients, rien ne garantit que les économies réalisées soient au rendez-vous. L’histoire des réformes territoriales nous a en effet trop souvent montré que les collectivités locales sont très douées pour pérenniser les gabegies malgré la mise en place de nouvelles structures censées diminuer les coûts de fonctionnement. Quid en outre de l’action sociale ? Dans son excellent article de lundi*, Michel Drouet écrivait ceci : le « volet "action sociale" qui, comme chacun sait, coûte "un pognon de dingue" […] devrait être recentralisé à l’Etat. Au moins, Macron prendrait ses responsabilités auprès des bénéficiaires et ne les ferait plus assumer par des élus locaux démunis ou bien soucieux de trouver des "contreparties au versement des aides". » Un avis de bon sens dont il est malheureusement à craindre qu’il ne soit pas pris en compte par l’exécutif.

Si le retour du conseiller territorial est confirmé dans les prochaines semaines, cela signifiera qu’il n’y aura pas deux scrutins – l’un régional, l’autre départemental – en 2021, mais une seule élection qui désignera les nouveaux conseillers territoriaux. Encore faudra-t-il, d’ici là, que soit déterminé le mode électoral. Actuellement, les conseillers régionaux sont élus dans le cadre d’un scrutin proportionnel de liste à deux tours et les conseillers départementaux dans le cadre d’un scrutin binominal (un homme, une femme) majoritaire à deux tours. Quelle option pourrait être choisie par l’exécutif ? Un scrutin uninominal majoritaire à un tour dans des cantons redécoupés comme cela était prévu dans la loi électorale de Sarkozy avant que Hollande ne fasse avorter ce projet ? Ou bien un autre schéma ? Nul ne peut le dire.

Mais dans l’immédiat une chose est d’ores et déjà avérée : les chapeaux à plume de droite solidement installés dans des sièges de prestige y sont résolument opposés (cf. lien), à l’image de Morin, président de l’ARF (Assemblée des régions de France), de Bussereau, président de l’ADF (Assemblée des départements de France) et – à un degré moindre – de Baroin, président de l’AMF (Association des maires de France). Étonnant de la part d’hommes qui ont, peu ou prou, soutenu les réformes de Sarkozy il n’y a pas si longtemps. À moins qu’il ne faille voir dans leur prise de position une posture clientéliste dictée par les suppressions de postes qu’une telle réforme entraînerait au détriment d’amis politiques ?... À chacun d’en juger !

Plus de décentralisation pour résoudre la crise ?


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88 réactions à cet article    


  • Arthur S Arthur S 20 mars 08:45

    Jusque là, on a toujours ajouté des tranches au mille-feuille. En retirer reviendrait à se priver de sinécures pour ceux qui sont justement en mesure de prendre la décision de le faire. 

    A moins que cette décision n’intervienne sans autre forme de procès que celle de la volonté de sa majesté ?

    Dans ce cas, un grand débat pourrait demander aux citoyens s’ils n’auraient pas vu, des fois, quelque part, des postes budgétivores et des emplois un petit peu fictifs...


    • Fergus Fergus 20 mars 09:21

      Bonjour, Arthur S

      Si, au moins sur le plan de l’administration territoriale, Macron pouvait limiter le nombre des « sinécures », ce serait une avancée positive. Mais il en reste tant, notamment dans les différentes formes d’intercommunalités !


    • Arthur S Arthur S 20 mars 09:35

      @Fergus

      exact
      ça fait des emplois dont le financement est compensé par les économies faites grâce à la suppression de postes d’autres fonctionnaires (utiles, eux) : une sorte de transfert, même si l’on sait que les affectations des dépenses ne sont pas liées à celle des recettes (ce qui rend ridicule toute nouvelle taxe soi-disant destinée à financer telle ou telle opération). 
      ce que je veux dire, c’est qu’il est dérisoire de déshabiller Machin pour habiller Truc.


    • Fergus Fergus 20 mars 09:39

      @ Arthur S

      « il est dérisoire de déshabiller Machin pour habiller Truc »

      Vu l’état des finances de notre pays et des collectivités locales, il est même devenu urgent de rompre avec les pratiques du passé. Et cela passe par une répartition claire, équitable, et si possible pérenne, des compétences et des moyens.


    • Et hop ! Et hop ! 20 mars 19:54

      @Fergus

      C’est très simple de supprimer tous les « machins » qui ont été ajoutés depuis 1960, et de ne garder que les départements, les communes, et les conseillers généraux (qui regroupent les conseillers d’arrondissements de chaque canton), 1 député et 1 sénateur par département, avec pour chacun un suppléant qui sera son adjoint.

      On peut envisager un conseil régional qui soit composé des conseilers généraux des départements de la région, sans création de postes conseillers régionaux distrincts, et de leur donner des attributions dans des domaines précis qui sont mieux traités au niveau de la région, comme par exemple les transports ferroviaires, ces attributions étant alors perdues par les niveaux inférieurs.

      Donc supprimer les conseillers régionaux, les aglomérations, les intercommunalités, les pays, etc.. et leurs innombrables présidents et vice-présidents, avec leurs indemnités, leurs chargés de communication et leurs notes de frais.

      Les communes ont tout-à-fait la possibilité pour un objet précis à vocation intercommunale (piscine, aménagement d’une rivière, ligne de bus, etc..), de créer des syndicats intercommunaux avec les autres communes, ces syndicats étant pilotés par les communes membres sans avoir de personnalité politique autonome.

      Il faut que les élus aient une profession dont ils vivent et qui ne soit pas la haute fonction publique, empêcher la professionalisation de la politique, autoriser le cumul des mandats, mais pas celui des indemnités, au-delà de certains seuils.

      Un retraité de la fonction publique (comme Jupé) qui reçoit un mandat ou une mission devrait être considéré comme bénévole, ou renoncer à sa retraite.


    • Fergus Fergus 20 mars 20:11

      Bonsoir, Et hop !

      « On peut envisager un conseil régional qui soit composé des conseilers généraux des départements de la région, sans création de postes conseillers régionaux distrincts, et de leur donner des attributions dans des domaines précis qui sont mieux traités au niveau de la région »

      C’est précisément l’objet de la fusion envisagée avec les conseils territoriaux.

      Pour ce qui est des intercommunalités, elles ont vocation à disparaître avec les fusions de communes. Les syndicats intercommunaux sont justement l’un des problèmes actuels.

      Sur le non cumul retraite-indemnité de fonction, je suis d’accord avec vous : l’un des deux doit être supprimé ou a minima plafonné. 


    • Aristide Aristide 21 mars 07:44

      @Fergus

      Sur le non cumul retraite-indemnité de fonction, je suis d’accord avec vous : l’un des deux doit être supprimé ou a minima plafonné. 

      Les LFI ou sympathisants ont une obsession surprenante, limiter les revenus des salariés ou des retraités qui bénéficient d’un salaire différé, ... après le Melenchon et sa limitation des rémunérations des dirigeants voilà qu’il faudrait interdire le cumul retraite et indemnité de fonction. Revenus du capital ou du travail, tant qu’à faire tapons sur le travail, j’hésite entre bêtise et ignorance, je n’ose penser à une vraie intention. 

      J’attends avec impatience la proposition qui consistera à interdire le cumul de toutes les sources de revenus avec cette indemnité de fonction. Voilà donc que le retraité qui s’investi dans ces fonctions devrait abandonné son indemnité, mais le rentier mobilier ou immobilier en serait exonéré. Mélenchon ne manquera pas d’évoquer la limitation de TOUTES les sources de revenus dans la nouvelle version de son bréviaire.. 

      On perçoit bien l’inanité de telles propositions qui illustrent assez bien le ... peu de crédibilité que l’on peut donner à cette succession de poncifs que constitue l’Avenir en Commun.

      On ne peut que regretter l’ancien Melenchon, lui aussi ... compétent quand il défendait pied à pied les droits des salariés au Sénat, démontait le budget et dénonçait ses injustices, ..... Depuis, le voilà obligé de racoler l’extrémiste de gauche en manque d’Olivier et d’Arlette, tenir des propos incendiaires sur ceux qui gagnent plus en bossant, ... enfin jouer dans une politique fiction ... dont justement il a voulu se démarquer en quittant le PS.


    • Fergus Fergus 21 mars 09:06

      Bonjour, Aristide

      En réalité, je ne suis pas pour une interdiction totale de cumul, mais pour un plafonnement sur des bases raisonnables à définir.

      « cette succession de poncifs que constitue l’Avenir en Commun »

      Voilà une affirmation qui montre clairement que vous n’avez pas lu ce document !


      « racoler l’extrémiste de gauche en manque d’Olivier et d’Arlette »

      N’importe quoi ! L’électeur actuel du NPA ou de LO est ancré dans un projet de révolution prolétarienne qui n’est pas compatible avec le projet de LFI.

      La seule chance de LFI d’élargir son électorat est de rallier les électeurs progressistes du PS, de Génération.s ou de EELV, pas de se tourner vers l’extrême-droite !


    • Aristide Aristide 22 mars 08:29

      @Fergus

      Une limitation ?

      Qui ne concernerait que les revenus salariés ou retraites ? 

      Ne répondez surtout à la question sur la constante désignation des seuls salariés dans les mesures que prônent LFI concernant la limitation de revenus, je ne sais quel facteur assez ridicule. Jamais, non jamais rien sur les rentiers immobiliers et mobiliers, la cible de ces salariés riches est un choix populiste de LFI. Ces personnes qui gagnent très bien leur vie sur leur travail, LEUR TRAVAIL sont désignés comme des profiteurs alors que les rentiers de toutes natures sont laissés hors du sujet.

      Sur l’Avenir en commun, une multitude de poncifs sans le début du commencement d’un financement autre que la lutte contre l’évasion fiscale et la défiscalisation, alors que l’on connait avec quelle dextérité et la difficulté à rattraper ces rentiers dissimulent ou placent leur revenus pour échapper à l’impôt.

      Sur FO et NPA, vous cofondez les militants révolutionnaires et les électeurs plus surement attirés par les propos de tribune et les solutions yaqua, que Mélenchon a su très bien reprendre. Regardez les chiffres, ces lecteurs ne se sont pas évaporés ... 


    • Aristide Aristide 20 mars 08:45

      les Français continuent, à juste titre, d’être très largement opposés à la politique néolibérale conduite par Macron pour servir les intérêts de l’oligarchie au détriment des classes populaires et moyennes.


      J’apprécie à leur juste valeur vos affirmations gratuites. Vous avez une source autre que votre sentiment personnel qui corroborerait cette allégation.

      Selon le dernier sondage IFOP des européennes , seul sondage à même de juger du soutien au partis néolibéraux, le vote est la seule expression claire.

      Analysez les résultats, au mieux quelques 35% au max d’électeurs qui voteraient pour des partis opposés à la politique néolibérale. 


      Allez voir le détail : 

      Extrême gauche 2%

      PCF          3%

      LFI           7,5%

      GeneS        3,5%

      PS            6%

      EELV          9%  

      Un total de 31 % en intégrant le PS que vous ne jugez pas anti-libéral.

      LREM         24%

      PR et UDI      12%

      Soit 36%.

      RN et DLF et PH  27,5%

      J’ignore les autres UPR et Lasalle.


      • Laulau Laulau 20 mars 09:04

        @Aristide
        Combien d’abstentionnistes ? 50 ¨% ou 60 % ?


      • Fergus Fergus 20 mars 09:19

        Bonjour, Aristide

        Vous me donnez les résultats d’une enquête Ifop sur les intentions de vote aux Européennes  qui confirment d’ailleurs à peu de choses près les résultats des instituts concurrents  et je parle, moi, de soutien ou pas à la politique conduite par Macron.

        Or, et vous pourrez aisément le vérifier si vous compilez les données issues des instituts de sondage, à la question « Soutenez vous la politique du président Macron ? » ce sont bel et bien 70 % des Français en moyenne qui se déclarent peu ou prou opposés  !


      • foufouille foufouille 20 mars 09:37

        @Laulau
        c’est sans vote blanc ni abstention.


      • Fergus Fergus 20 mars 09:41

        Bonjour, foufouille

        En effet ; et les taux de l’abstention et du vote blanc risquent d’être très élevés aux Européennes. Il est vrai que ce scrutin n’est habituellement pas le plus mobilisateur, ce qui est une erreur, eu égard au poids de l’Union Européenne.


      • Aristide Aristide 21 mars 06:53

        @Fergus

        Peut-être un lien sur ce « aisèment le vérifier » et ces 70%.

        Sur le fond « Soutenez vous la politique du président Macron ? » . Les 70% de personnes opposés ne déclarent pas être anti-libéraux , ils sont opposés à sa politique, trop à gauche, trop à droite ? On peut être opposé à la politique de Macron pour de multiples raisons, de l’électeur RN qui trouve que les impôts cela suffit et la redistribution aussi aux républicains qui souhaitent un libéralisation de l’économie,..., en passant par les PS qui admettent l’économie de marché et un libéralisme à « visage humain », etc, etc ...

        Vous avez tout de même l’aplomb de transformer une opposition très diverses à la politique de Macron en opposition au néo-libéralisme. C’est une manipulation. Il n’y a pas que des personnes de votre gauche opposés à sa politique !


      • foufouille foufouille 21 mars 07:14

        @Aristide
        non, c’est que pense un libéral esclavagiste comme toi. d’ailleurs aucun ne dit qu’il est libéral avant d’être élu. la diminution des allocations logement n’était pas au programme comme la baisse des retraites moyennes. on ne voit jamais le nombre de sans emplois diminuer ni tes offres magiques d’emploi.


      • gruni gruni 20 mars 09:20

        Bonjour Fergus

        Ce « bon » François Hollande savait se faire des « amis » politiques. Ce qui ne l’a pas sauvé du naufrage. Faut dire qu’il a mis plein de bonne volonté à se faire torpiller. Je ne sais pas plus que toi si le conseiller territorial renaîtra de ses cendres. Ni même si nous aurons moins de députés et avec quelle dose de proportionnelle. En ce moment notre navigateur en chef semble dans la purée de pois. Merci pour l’article.


        • Fergus Fergus 20 mars 09:36

          Bonjour, gruni

          C’est en effet par pur clientélisme que Hollande a fait capoter cet aspect de la réforme territoriale. 

          « En ce moment notre navigateur en chef semble dans la purée de pois. »

          Effectivement, et il navigue à vue, sans trop savoir quel cap suivre, ce qui est ennuyeux quand on est à la barre car ce ne sont pas les écueils qui manquent !

          J’attends avec intérêt et curiosité ses décisions.

          Merci pour ton commentaire. 


        • ZenZoe ZenZoe 20 mars 09:47

          Bonjour Fergus

          Il n’y aurait pas lieu de créer un poste de conseiller territorial si chaque collectivité avait une feuille de route bien délimitée, savait ce qu’elle doit faire et s’y tenait.

          Pour avoir brièvement mis un pied dans la fourmilère jadis, je sais que chaque collectivité, chaque instance publique ou parapublique fait un peu de tout et surtout n’importe quoi, l’objectif étant de récupérer un maximum de subventions pour un projet donné, peu importe qu’il rentre ou non dans les attributions de la collectivité.

          Il nous faut impérativement une réforme de toutes les fonctions publiques, faire le tri de toutes les missions et les distribuer clairement, tout le monde le dit. Mais plus facile à dire qu’à faire, les oppositions restant fortes dans le milieu.


          • Fergus Fergus 20 mars 10:02

            Bonjour, ZenZoe

            « si chaque collectivité avait une feuille de route bien délimitée, savait ce qu’elle doit faire et s’y tenait »

            Comme l’a souligné lundi Michel Drouet, il y a eu des clarifications entre les compétences des régions et des départements. Mais c’est nettement moins le cas entre les mairies et le différentes formes d’intercommunalité.

            « Il nous faut impérativement une réforme de toutes les fonctions publiques, faire le tri de toutes les missions et les distribuer clairement, tout le monde le dit. Mais plus facile à dire qu’à faire, les oppositions restant fortes dans le milieu »

            Effectivement. Mais il faudra bien en arriver là, et mettre un terme pour cela aux pratiques clientélistes. La création du conseiller territorial est une avancée, et l’émergence de communes nouvelles en lieu et place d’intercommunalités en est une autre, mais ce dernier processus est trop lent.


          • Michel DROUET Michel DROUET 20 mars 15:53

            @ZenZoe
            La feuille de route bien délimitée n’intéressera jamais les élus parce que dans ce cas on serait dans la gestion administrative de dossiers et pour cela une administration suffit largement.
            Pour les élus, il faut des actions en dehors des compétences obligatoires, des projets avec coupe du ruban tricolore, photo dans la presse et reportage télé permettant la réélection...


          • Michel DROUET Michel DROUET 20 mars 15:54

            @Fergus
            Bonjour Fergus
            Nos deux articles se complètent très bien. Merci pour la pub !


          • Fergus Fergus 20 mars 16:23

            Bonjour, Michel DROUET

            Pas de quoi ! J’ai lu votre article avec beaucoup d’intérêt.


          • Le Panda Le Panda 20 mars 10:50

            Fergus bonjour

            Il me semble qu’autant que dans l’opposition s’il en existe une qui tienne la route l’unité ne se fera pas, la nation France sombre pour tomber dans l’anarchie des complices du pouvoir en place. La mise en place d’un poste de conseiller territorial ne servirait qu’à apporter plus de puissance à Macron et Cie. Ton article a le mérite de soulever un contexte que nous voyons se dévoyer de semaines en semaines. Oui la création du conseiller territorial serait efficace s’il est indépendant de l’état et possède un moyen de mettre en application ses constats. Il me semble que la vision politique à ce stade par le marasme que nous traversons ne changera pas le fond, il faut une refonte globale.

            Cdt

            Le Panda

             


            • Fergus Fergus 20 mars 11:18

              @ Le Panda

              Désolé, j’ai répondu plus bas.


            • Le Panda Le Panda 20 mars 13:36

              @pepino
              C’est pas un site de…..quoi que vu l’origine de votre pseudo tout est possible quelle classe…..


            • CN46400 CN46400 20 mars 11:04

              En fait, remplacer 6000 amateurs par 3500 professionnels, où est le plus ?.... 


              • Fergus Fergus 20 mars 11:14

                Bonjour, CN46400

                Votre commentaire relève du procès d’intention. Car nombre des « amateurs » actuels sont d’ores et déjà des « professionnels » de la politique, ou peu s’en faut.


              • Michel DROUET Michel DROUET 20 mars 15:55

                @Fergus
                Je confirme, d’autant que les 6000 perçoivent des indemnités...


              • Fergus Fergus 20 mars 11:11

                Bonjour, Le Panda

                « La mise en place d’un poste de conseiller territorial ne servirait qu’à apporter plus de puissance à Macron et Cie »


                En quoi ? J’avoue que je ne comprends pas. Il appartiendrait de toute manière aux électeurs de 2021 de départager les candidats, et je ne vois pas quel éventuel découpage cantonal pourrait se révéler plus favorable à Macron


                Cela dit, il est vrai que LREM n’ayant que peu d’élus obtiendra les siens  comme aux Européennes  au détriment de LR et du PS. Mais cela serait vrai également dans la cadre d’élections régionales et départementales si celles-ci étaient maintenues.


                « Oui la création du conseiller territorial serait efficace s’il est indépendant de l’état et possède un moyen de mettre en application ses constats »


                C’et normalement déjà le cas pour les assemblées territoriales en termes d’action, si l’on met de côté les litiges existants au plan des transferts budgétaires. Le problème qu tu poses est plutôt celui de la dépendance politique  voire idéologique aux appareils, et là c’est un changement de mentalité qu’il faudrait induire.




                • Le Panda Le Panda 20 mars 11:41

                  @Fergus
                  En quoi ? J’avoue que je ne comprends pas. Il appartiendrait de toute manière aux électeurs de 2021 de départager les candidats, et je ne vois pas quel éventuel découpage cantonal pourrait se révéler plus favorable à Macron.
                  ==========
                  Il me semble facile à comprendre et savoir d’où viennent les fonds, puis lorsque l’on sait que la majorité des communes sont surendettées, l’idée par elle-même reste une idéologie à mon sens irréalisable par les temps qui courent. 
                  Quelles que soient les élections mises en place l’argent reste roi, le plan des transferts budgétaires a été coupé...Ce n’est pas pour rien que sont nés l’unité des régions.
                  Tu penses produire un changement de mentalité face à la puissance financière jamais LREM n’aurait une perspective aussi ouverte aux européennes si l’argent n’était pas liée au pouvoir, cela me semble couler de source non ?


                • Fergus Fergus 20 mars 16:27

                  @ Le Panda

                  Mais je ne vois toujours pas le rapport entre la situation que tu décris et les Territoriales vs les Régionales & les Départementales. Ce qui doit se produire au plan électoral dans le 1er cas se produirait dans le 2e de manière analogue.


                • troletbuse troletbuse 20 mars 13:00

                  Fergus

                  On voit bien que Sarko vous manque et cela depuis 7 ans : une photo avec Sarko. Ah Il en a de bonnes idées Micron, hein ?

                  Spéculer sur du vent, ce serait pas un peu de la désinformation pompée sur le discours de nos merdias aux ordres ?


                  • Fergus Fergus 20 mars 16:37

                    Bonjour, troletbuse

                    Je ne « spécule » pas « sur du vent », mais sur des probabilités avancées par différents éditorialistes et par Le Canard enchaîné qui n’a rien d’un « média aux ordres » !

                    Je vous signale, à propos de « spéculation » que vous êtes vous-même un champion de l’exercice si l’on se réfère au nombre de fois où  sauf à vous confondre avec un autre Cassandre du web vous avez prédit la fin prématurée du pouvoir de Hollande ou de Macron !  smiley


                  • troletbuse troletbuse 20 mars 17:51

                    @Fergus
                    Oui il y a 44 000 000 d’électeurs qui attendent impatiemment ce projet dont que tous les GJ Et cela fait 7 ans que ca traine. Un leurre, ca revient de temps à autre pour détourner les vrais problèmes.
                    Pour la fin du pouvoir, vous avez du vous tromper.


                  • izarn izarn 20 mars 13:16

                    Comme vous l’avez dit, le projet est de diminuer le nombre de representants de la nation.

                    Heil UE !

                    Aprés, le reste, ils s’en branlent...

                    De dire que la France est à la traine à cause de son organisation territoriale...

                     smiley

                    Wahouu ! Le foutage de tronche intergalactique !

                    En 2008, quand la plupart des banques étaient en faillite, et que Sarko a sorti 400 milliards des caisses de l’Etat (Des dettes en plus...)

                    ...C’était parcequ’il n’y avait pas de « conseillers territoriaux » ?

                    Dites, ils sont meilleurs que Dieudo dans leurs gags !

                    Nous vivons une époque de dingues !


                    • izarn izarn 20 mars 13:20

                      @izarn
                      La France à la traine c’est :
                      Airbus, Ariane 5, Rafale, Hélicos, Bombe H, Satellites de com, d’observations, etc...
                      Sois disant « européen »... smiley
                      100% français, oui !
                      Alors, les autres européens...Ils nous emmerdent !


                    • Fergus Fergus 20 mars 16:40

                      Bonjour, izarn

                      Non, la France n’est pas « à la traine à cause de son organisation territoriale »  qui a affirmé cela ?  mais le millefeuille ne contribue pas à l’administrer au mieux, c’est une évidence !


                    • Et hop ! Et hop ! 22 mars 00:04

                      @Fergus

                      Il faut supprimer des échelons, 3 c’est suffisant, au-delà c’est contre-productif : État, commune, et entre les deux le département avec une instance régionale pour certaines questions bien précises.

                      Avec 3 ça fait en réalité 6 parce qu’il y a à chaque échelon une instance élue et délibérative (parlement, conseil général, conseil municipal) et une instance exécutive (ministères, préfets, directions départementales).


                    • Fergus Fergus 22 mars 09:24

                      @ Et hop !

                      « le département avec une instance régionale pour certaines questions bien précises »

                      C’est d’une certaine manière ce que devrait le Conseil territorial s’il voit le jour. Et cela avec des élus portant la double casquette départementale et régionale, ce qui contribuerait à la cohérence des décisions prises !

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