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AgoraVox et le Bouddhisme

 Je consulte assez régulièrement Agoravox et j’ai constaté que parfois il y était question de Bouddhisme : il y a eu quelques articles et une personne qui publie régulièrement se présente comme étant Bouddhiste… Ayant lu certains textes de cette personne je pense qu’il y a une contradiction entre l’esprit qui se dégage de ceux là et l’enseignement fondamental du bouddhisme. Ce qui peut avoir pour conséquence de donner une vision erronée de ce qu’est réellement le Bouddhisme à ceux qui ne le connaissent pas. Je vais donc essayer, à partir de ma modeste expérience (voir mon profil), d’expliquer ce qu’est réellement le Bouddhisme.

 Le Bouddhisme n’est pas une doctrine monolithique. Il est subdivisé en trois grands courants : le « Theravada », voie des anciens (ou « véhicule inférieur »), qui s’est développé dans le sud-est asiatique, le « Mahayana » (ou « Véhicule supérieur »), qui s’est développé en Chine au Japon, en Corée et au Viêt-Nam, et le Vajrayana ou « Véhicule de diamant » vécu essentiellement au Tibet et en Mongolie. Ces trois grands courants se subdivisent eux-mêmes en de nombreuses écoles… Mais toutes ces écoles se réclament de l’enseignement de base de Bouddha qui est résumé dans son premier sermon dit « Sermon de Bénarès » ou des « Quatre Nobles Vérités » (Dhamma-Cakkappavattana-sutta ». Dans celui-ci Bouddha fait le constat suivant :

 1ère Vérité Il existe en tout être humain un « mal être », une « insatisfaction existentielle » (Dukkha en sanskrit, mal traduit par « Souffrance »)
 2ème Vérité : Ce « mal être » a son origine dans « la Soif » (tanha, en Pali ou trishna en sanskrit). Cette « Soif » est l’avidité insatiable que nous possédons tous en nous et qui est le moteur de la vie humaine (c’est un aspect du samsara et aussi ce qui active le karma).
 Cette « Soif » est à l’origine de que Bouddha désigne par « les Trois Poisons » : la haine, l’avidité, et l’ignorance.
 L’avidité et la haine sont provoquées par notre ignorance de ce que nous sommes réellement, de ce qu’est réellement l’existence. Nous nous prenons pour un ego, un « moi », permanent, autonome et unique, chacun de nous se vivant comme quelque chose d’absolu et séparé des autres. Pour entretenir cette illusion nous cherchons sans cesse à nous approprier, à vouloir tout maîtriser, a chercher pouvoir et puissance, ce qui engendre individualisme, égoïsme, orgueil et arrogance. Cette course à « l’Avoir », au « toujours plus », au « Profit » nous conforte et nous rassure ! Mais cela nous échappe continuellement et fait naître en nous une insatisfaction permanente qui entretient ce cycle infernal et provoque une fuite en avant. Nous avons peur de perdre ce que nous avons, de ne pas obtenir ce que l’on désire, peur du lendemain incertain, peur de l’autre qui, par sa différence, pourrait contrarier notre « moi » et ses « désirs » incessants.
 Voila ce que Bouddha désigne par la « Soif » Cela explique en particulier l’origine de la violence, des conflits, le rejet de l’autre et la haine. Et explique bien le fonctionnement de la civilisation occidentale : son désir de puissance, de domination, son arrogance et son consumérisme, dont les valeurs sont la recherche du profit, la compétition, la réussite individuelle, l’individualisme, la richesse matérielle et qui ne conçoit le monde qu’en termes utilitaires. D’ailleurs toutes les « grandes civilisations » se sont, sans doute, construites sur cette « Soif ».
 3ème Vérité : On peut se libérer de cette « soif », donc de la « Souffrance », et ainsi trouver sagesse, sérénité et bonheur…
 4ème Vérité : C’est le « Noble Octuple Sentier » qui nous procurera cette libération si nous le mettons en pratique dans notre vie quotidienne. Celui-ci se décompose en huit Voies : la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste. Juste signifiant que l’intention qui est à la source du comportement est mue par ce que l’on nomme les « Quatre Nobles Comportements » : bienveillance, compassion, joie partagée et l’équanimité ; par ce que l’on appelle les « Six Paramita » : la générosité, l’éthique, la patience, la force (dans le sens de courage ou détermination), la méditation et la sagesse ; et aussi par un certain nombre de règles éthiques : 10 dans le Bouddhisme zen. Règles que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les grandes traditions humaines : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, etc.… (Tout cela faisant l’objet d’autres enseignements=Sutra)…
 Ce « Sermon de Bénares » est le fondement de l’enseignement de Bouddha auquel adhèrent toutes les écoles bouddhistes. Puis d’autres Sutra ont développé, explicité, détaillé ce premier enseignement (il en existe plusieurs centaines) Ils essayent de décrire ce qu’est la nature profonde des individus, de l’existence et du monde et leurs relations. Voici donc très schématiquement les principaux éléments de cet enseignement :

 I] La personnalité.
Elle est composée de ce que l’on appelle les cinq agrégats (Skanda = ensemble des phénomènes) où sont englobés tous les phénomènes mentaux et physiques de l’existence. Ce principe se comprend à deux niveaux : 1) Au niveau général les « agrégats » constituent l’ensemble des phénomènes existant dans l’univers. 2) Au niveau de l’individu, ils sont à la base de la personnalité (à la base de l’idée d’un « moi », d’un ego). Ils se décomposent ainsi :-1) le corps et les phénomènes d’ordre physiques, 2)-les sensations : les expériences sensible du corps au sein de son environnement, 3)-les perceptions ou représentations mentales (reconnaissance des choses dont on fait l’expérience), 4)- la volition, l’aspect décisionnel, intentionnel, 5)-La conscience qui réunit les informations des autres agrégats, c’est le « connaisseur » : conscience visuelle, auditive, mentale, etc.

 II] L’impermanence. Tout ce qui existe dans l’univers, au niveau physique, biologique, psychologique, spirituel est impermanent. Tout les phénomènes qui apparaissent finissent par disparaître, ils portent en eux les causes de leur disparition. Pour le Bouddhisme il n’y a pas d’âme immortelle et éternelle, le « Soi » est aussi quelque chose de transitoire. La nature même de l’existence est ce flux d’apparitions et disparitions, naissances et morts. Cela rejoint le premier principe de la thermodynamique : « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme ».

 III] L’interdépendance (ou coproduction conditionnée) et le « non-soi ».
Non seulement tout est impermanent et en incessantes transformations, mais tout les éléments qui composent l’univers, y compris les êtres vivants, n’existent pas par eux même mais par relations réciproques d’interdépendances. Celui qui écrit ces lignes n’existerait pas si deux gamètes ne s’étaient pas rencontrés un certain jour, s’il n’y avait pas l’air qu’il respire, le soleil qui le chauffe, la terre et son humus qui produit les aliments, les paysans qui les cultivent, etc., etc. Donc nous existons en fonction de causes et de conditions, rien n’existe sans causes… C’est la signification de « non soi », on dit aussi « vacuité » qui signifie vide d’existence par soi-même. Ceci nous permet de revenir à la deuxième Noble Vérité qui nous dit que notre « mal-être » vient du fait que nous nous considérons comme un « moi » autonome et indépendant, ce qui ne correspond pas à la réalité…Toute existence, toute vie est relation. Tout phénomène, tout être vivant n’existe qu’en relation, tout est relatif. Nous ne pouvons être sans les « Autres ». Pour le Bouddhisme les « Autres » ne sont pas seulement nos proches, ceux que nous aimons, mais aussi ceux que nous n’aimons pas, ceux qui sont différents, ceux que nous considérons comme nos « ennemis », les animaux, tous les êtres vivants, et finalement toute chose… Comprendre que tout n’est que relation, que nous n’existons que par les « Autres » et avec « les Autres » nous donne le sens de nos responsabilités dans nos rapports avec ceux-ci et avec notre environnement car tout ce que nous faisons, tout notre comportement ont des conséquences sur autrui, positives ou négatives… Bien comprendre ce qu’est l’interdépendance développe l’esprit de solidarité…

 IV] Le Karma
Notion très importante. Difficile à expliquer en quelques mots. En simplifiant on peut dire que le Karma est le fait que tout ce que nous faisons, disons, pensons intentionnellement nous influence et nous conditionne, cela laisse des « traces » au plus profond de notre conscience qui engendreront tendances et habitudes, donc nos actes futurs. Une phrase du Bouddha résume très bien ce qu’est le karma : « Si tu veux comprendre ta situation présente regardes tes actions passés, si tu veux connaître ta situation future observes tes actions présentes »… C’est aussi le karma qui détermine la nature des renaissances…

 La finalité de la pratique de la Voie de Bouddha c’est de prendre conscience de tout cela. C’est à dire « s’éveiller » à la compréhension de ce qu’est réellement l’existence, de ce que nous sommes réellement (c’est se libérer de « l’ignorance »). Ce qui implique nécessairement un travail sur soi. La pierre d’angle de ce travail sur soi est la méditation (zazen dans le Bouddhisme zen). Cette pratique nous ouvre l’esprit et change notre vision sur le monde, donc influence notre comportement dans la vie concrète. Comment vouloir transformer le monde si je ne me transforme pas moi-même ? On retrouve là la célèbre phrase inscrite sur le fronton du temple de la Pythie à Delphes : «  Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » et dont Socrate a fait sa devise. Ce qui fait écho aussi à ce qu’a écrit un grand maître Bouddhiste zen japonais du 13em siècle (Me Dogen) : « Etudier la Voie de Bouddha c’est s’étudier soi-même, s’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même, s’oublier soi-même c’est être en communion (ou unité) avec toutes les existences de l’univers, c’est abandonner la barrière entre soi et les autres ».
 Dans le Bouddhisme on parle de « Nature de Bouddha ». Cette expression désigne le potentiel d’éveil qui habite en chaque être humain qu’il soit un criminel ou un sage… Mais il existe aussi dans le même être humain les « trois poisons » : l’avidité, la haine et l’ignorance, qui ont leur origine dans la « Soif »comme il a été expliqué plus haut. Cela signifie qu’en chacun il ya ces deux potentialités et donc qu’on ne peut pas diviser l’humanité en deux : d’un coté les « bons », de l’autre les « méchants ». Le « Bien » et le « Mal » existent en chacun de nous, la ligne de partage entre eux passe au travers de moi et de chacun d’entre nous.
 Le bouddhisme se veut universel. C'est-à-dire que non seulement il s’adresse à tous, mais aussi il se veut « au dessus » et « au-delà » des lois humaines, des croyances, des idéologies, des opinions car tout cela est éphémère, transitoire, impermanent et ne sont que des artefacts… Il n’est pas non plus une théorie abstraite mais la description de la réalité. Il se veut expérimental : l’impermanence, l’interdépendance, le karma, chacun peut l’observer dans sa propre vie… Bouddha disait d’ailleurs : « Vous n’êtes pas obligés de croire ce que je dis, mais expérimentez-le et vous verrez par vous- même ».
 C’est pour toutes ces raisons que lorsque l’on « suit la Voie de Bouddha », et que l’on a compris profondément et intimement la réalité de l’impermanence, de l’interdépendance, du Karma et le sens du « Sermon de Bénarès », on ne peut avoir une attitude de rejet, de discrimination, de stigmatisation ou de haine envers ceux qui ne pense pas comme nous, qui n’ont pas les mêmes comportements que nous, ne s’habillent pas comme nous, n’ont pas le même style de vie que nous... Avant d’être français, allemand, chinois, catholique, musulman ou bouddhiste, catégories qui ne sont que des artefacts éphémères et transitoires (Impermanence), nous sommes d’abord des êtres humains, catégorie plus vraie car non artificielle… Être dans une attitude de rejet et de discrimination est en contradiction avec ces grands principes de l’enseignement de Bouddha que je viens d’évoquer trop succinctement… Le principe du « bouc émissaire » est complètement étranger au Bouddhisme… Un Bouddhiste se tient dans le non-jugement de l’Autre. Il ne porte aucun jugement sur ce qu’il est, sur ses opinions ou son style de vie. Mais il observe seulement les actes. Car dans la relation à l’autre qui tisse notre existence ce qui est important ce sont les conséquences de nos actes sur soi-même (karma) et sur autrui (interdépendance). Ce qui est important c’est ce que l’on fait et comment on le fait… Les valeurs premières du Bouddhisme sont le respect de l’autre, la bienveillance et la compassion envers tout ce qui vie… Il y a une incompatibilité totale entre le Bouddhismes et les idéologies extrêmes qui sont discriminatoires, nationalistes, intolérantes, racistes et qui mettent toute leur énergie à élever des barrières entre soi et les autres et qui ne voient les relations humaines qu’en termes de conflits ! (Le Bouddhisme est la « Voie du milieu »). Motivé par la compassion et l’ouverture à l’autre, le bouddhiste est interpelé par l’injustice, la misère et la souffrance que subit une grande partie de l’humanité, mais aussi par les souffrances infligées aux animaux et par la destruction de notre environnement et dont les causes profondes ont été développées plus haut (La Soif »…
 Le Bouddhisme n’est pas tellement un savoir théorique, il est surtout une pratique, un style de vie, une « façon de faire qui résulte d’une manière d’être…

 Voici quelques citations pour illustrer ce qui vient d’être dit.
 Le Bouddha : « Jamais la haine n’éteint la haine en ce monde, Par l’amour seul la haine est éteinte ». (Dhammapada, 5).
 Shantideva : « Toutes les joies de ce monde proviennent du désir du bonheur d’autrui, tous les malheurs de ce monde proviennent du désir de son propre bonheur ».
 Thich Nhat Hanh : « La compassion est le combustible de toute action sociale. Si on ne parvient pas à ressentir la souffrance d’autrui, on n’est pas vraiment humain… ».

 J’arrête là, ce texte est long pourtant il y aurait encore beaucoup de chose à développer, mais il me semble avoir résumé l’essentiel. Si vous pensez que ce que j’ai écrit n’est pas conforme au Bouddhisme, consultez les enseignements de Bouddha (les Sutra). On en trouve un certain nombre en librairie ! ». Voici des ouvrages qui me semblent importants pour une approche du Bouddhisme : « L’enseignement du Bouddha » de Walpola Rahula ; « Sermons du Bouddha » traduits et présentés par Môhan Wijayaratna ; il y a aussi « Le dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme ». Vous pouvez aussi consulter les Sites bouddhistes, ils sont nombreux mais de valeurs inégales. Et si vous pensez que j’ai fait des entorses à la doctrine merci de me le faire savoir en apportant références et arguments. Je vous en remercie !


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154 réactions à cet article    


  • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 10:26

    « Vous n’êtes pas obligés de croire ce que je dis, mais expérimentez-le et vous verrez par vous- même ».

    C’est là une différence avec le christianisme paulinien qui dit en gros « si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas l’expérimenter ». Mais le Bouddha proposait-il réellement une expérience « gratuite », contrairement à Paul qui affirme que celle-ci est forcément « payante » (l’immense effort de la foi en contrepartie du Salut) ? Pas si sûr... Il serait naïf de croire que suivre la voie du Bouddha pour l’expérimenter serait facile-on prend un tour d’essai et puis on revient si on est satisfait. En réalité, il arrive un moment dans le Bouddhisme où le pratiquant doit parvenir à se « tuer » soi-même (voir le Siddharta de Herman Hesse) : il doit renoncer à contrôler sa propre expérience, il doit abandonner l’illusion de son propre Moi, il doit laisser « ça » agir au travers de lui. Parvenir à cet état de non-agir n’est certainement pas quelque chose qu’on peut faire légèrement, en expérimentant à l’essai. Il s’agit d’une implication complète, d’un sacrifice, d’un renoncement, à la fois extrêmement simple et extrêmement difficile. Ce que Saint Paul propose de faire, c’est de prendre le raccourci de la foi : par elle annihiler toutes les résistances mentales qui font obstacle au plein développement de l’énergie spirituelle. Suivre la voie du Christ (en tant que personnage historique mais aussi en tant que Personne avec un P majuscule), comme les bouddhiste suivent le Bouddha (en tant qu’entité et non en tant que personnage historique, car le Bouddha, contrairement à Jésus, n’a pas montré l’exemple politiquement et n’est pas allé jusqu’à sacrifier sa vie), afin de retrouver la connexion qui n’aurait jamais dû être perdue entre nous-même et le cosmos.


     Le principe du « bouc émissaire » est complètement étranger au Bouddhisme


    A noter qu’il l’est également au judaïsme et au christianisme, et qu’il y est même dénoncé en permanence.


    Il ne porte aucun jugement sur ce qu’il est, sur ses opinions ou son style de vie. Mais il observe seulement les actes.


    Très bon point. Cela serait tellement agréable si tout le monde adoptait ce principe. Il n’y a qu’à voir comment la bien-pensance actuelle fustige non les actes, mais les opinions. Pour certaines personnes, il est déjà criminel d’avoir des préjugés défavorables sur l’homosexualité (par exemple), même si ces préjugés ne conduisent nullement à des actes de violence. La voie du Bouddha pourrait assainir les débats en désamorçant les passions liées aux opinions.


    Très bonne présentation dans l’ensemble.


    • yoananda 15 septembre 2011 11:08

      « expérimentez par vous même » :
      a ceci près que le Bouddha nous a donné une méthode, vipassana pour expérimenter ...
      Si l’on se contentait de « faire des efforts pendant des vies et puis pouf a un moment on se libère », soit je comprendrais. Mais vipassana, tu sais (en exagérant je dirais presque) dès les premières minutes si ca fonctionne ou non et si ca vaut le coup de continuer.
      Disons au max quelques jours de pratique intensive suffisent a convaincre.


    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:22

      A yoananda : Il existe dans le Bouddhisme un principe que nous appelons « mushotoku » dans le bouddhisme zen, qui signifie :« être sans esprit de profit »., On pratique la Voie sans « but » pour soi-même. Ce qui rejoint la parole de Guillaume d’Orange : « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».


    • gaijin gaijin 15 septembre 2011 11:29

      attention a la lecture du bouddhisme avec des lunettes judéo chrétiennes ça ne donne pas de bons résultats
      il n’y a pas de notion de sacrifice où de renoncement au sens ou on l’entend habituellement
      si on prend conscience que le soi est une illusion a quoi renonce t’ on ?
      c’est la différence
      dans le christianisme « de base » on vous propose de renoncer au profit de l’ acquisition d’une place dans un paradis futur
      rien de cela dans le bouddhisme même s’il y à eut des dérives a certaines périodes
      le fait qu’il existe une tradition ascétique a souvent induit les gens en erreur : ce n’est qu’une question de choix individuel pas une nécessité


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:31

      Je dirais que pour « essayer », il faut déjà être dans une disposition d’esprit favorable. Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique (« voyons-voir si ça marche ou pas »), il est certain qu’on obtiendra aucun résultat. Essayer, c’est essayer complètement, c’est un investissement total et profond, pas une expérimentation critique, sinon ça ne donne rien.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:47

      dans le christianisme « de base » on vous propose de renoncer au profit de l’ acquisition d’une place dans un paradis futur
      rien de cela dans le bouddhisme même s’il y à eut des dérives a certaines périodes


      Dans le Bouddhisme que je serais tenté de qualifier « de base » également, il y a la promesse. Pas de renaître dans une vie meilleure, puisque la réincarnation est déjà le substrat de base des traditions au sein desquelles le bouddhisme a fleuri, mais d’être libéré.
      Il n’y a que dans le bouddhisme que je serais tenté d’appeler « ésotérique » que ces considèrations de vie future sont évacuées. Mais dans le christianisme « ésotérique » également, le paradis ne désigne pas un lieu où l’on se retrouve, mais plutôt un petit coin d’éternité qu’on parvient à se creuser dans le présent, une fois qu’on a pris conscience que, hors de Dieu, l’individu n’est que néant et vanité.

      Je suis conscient qu’il y a un risque à rapprocher comme je l’ai fait le bouddhisme du christianisme. Je ne voudrais pas laisser croire que je suis tenté par un quelconque syncrétisme. Les deux traditions contiennent des points inconciliables si l’on reste à un certain niveau d’interprétation, et il est nécessaire que ces points de divergence existent. Cependant, j’estime également nécessaire d’intervenir ainsi pour dire que la dimension spirituelle très profonde qui se trouve dans le bouddhisme peut également se trouver dans le christianisme. Il est dommage de venir chercher dans les traditions étrangères ce qu’on aurait pu trouver dans des traditions plus accessibles car faisant partie de notre héritage culturel. Beaucoup de gens ignorent cela, et font des détours susceptibles de leur faire perdre du temps et de l’énergie.


    • dawei dawei 15 septembre 2011 14:18

      ah quelle gnose adhere tu ?
      Rose Croix ?
      Je demande ça par simple curiosité.


    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 14:29

      Cependant, j’estime également nécessaire d’intervenir ainsi pour dire que la dimension spirituelle très profonde qui se trouve dans le bouddhisme peut également se trouver dans le christianisme.


      C’est si vrai que bon nombre de chrétiens pratiquent la méditation assise aujourd’hui. Dans cette recherche de ponts entre Orient et Occident quant à l’essence de la spiritualité on peut citer le moine trappiste Thomas Merton. Ainsi qu’un moine anonyme auteur d’un très intéressant ouvrage, désormais classique. Bien évidemment, les pisse-froids plus ou moins intégristes ne verront dans ces approches rien d’autre que l’œuvre de Satan... tant ils sont désespérément attachés à la lettre.. vous savez celle qui tue l’Esprit. smiley

    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 14:33

      Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique (« voyons-voir si ça marche ou pas »), il est certain qu’on obtiendra aucun résultat.


      Par contre je ne suis pas d’accord avec ça. Pratiquer la méditation assise avec ce genre d’approche, si la pratique est correcte, apporte un résultat. C’est bien là l’intérêt de la méditation.
      Elle est d’ailleurs abondamment utilisée en Chine notamment pour ses effets médicaux incontestables...

    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 14:35

      ah quelle gnose adhere tu ?

      Je suis a-gnose-ique ! Non, sincèrement, je ne sais pas répondre. Je me définirais comme catholique hétérodoxe et ouvert.
      Et je ne sais rien des Rose-Croix.


    • dawei dawei 15 septembre 2011 14:36

      interessant ce que tu dis.
      Mon analyse, c’est que les satanistes sont ceux qui n’ont que Satan à la bouche, et donc lui donnent de l’importance (voire même lui apportent une certaine energie cf egregore, concept dont je connais l’existence, mais pas les détails) or la plupart se disent religieux chretiens, juifs, musulmans ou autre. Ils sont omnibulés par le mal tout en feignant d’en être écœuré, alors qu’ils pourraint se concentrer à tenter de faire le bien, y compris en pensée .


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 16:10

      Par contre je ne suis pas d’accord avec ça. Pratiquer la méditation assise avec ce genre d’approche, si la pratique est correcte, apporte un résultat.

      Mais quel résultat ?



    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 16:26

      Sinon pour en revenir à l’approche du bouddhisme par certains moines chrétiens, on peut consulter ici : http://www.buddhaline.net/spip.php?article747


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 16:46

      Attendez, ce que je dis, c’est que l’état d’esprit qui motive la pratique doit être à la base ouvert et attentif. Si l’on pratique en étant réfractaire, avec un état d’esprit critiqueou sceptique, on n’arrivera bien sûr à rien.
      De plus, quand je demande « quel effet », ce n’est pas pour que vous me donniez une réponse, mais pour demander si c’est le but ultime qui est atteint ainsi. Dans mon commentaire initial, je disais que l’Illumination n’est pas gratuite, qu’elle ne vient pas toute seule si l’on pratique sagement, mais qu’il faut payer, c’est à dire fournir un effort. Beaucoup de récits d’expériences mystiques font état d’une longue phase d’obscurité, de stagnation, où le pratiquant ne sait plus comment avancer. Cette traversée du désert se termine quand le pratiquant lâche franchement prise et s’en remet à la grâce divine. C’est ça que j’appelle « payer ». Si l’on n’est pas prêt à faire cela, alors on pratique une méthode de bien-être, mais on ne va pas plus loin.
      J’espère que je me suis mieux fait comprendre.


    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 18:24

      Attendez, ce que je dis, c’est que l’état d’esprit qui motive la pratique doit être à la base ouvert et attentif. 

      Oui c’est bien comme ça que j’avais compris. 

      Si l’on pratique en étant réfractaire, avec un état d’esprit critique ou sceptique, on n’arrivera bien sûr à rien. 

      Bien évidemment mais vous aviez écrit : « Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique ( »voyons-voir si ça marche ou pas« ) »

      Or si on pratique avec une approche « voyons-voir si ça marche ou pas », cette approche est neutre, donc favorable à d’éventuels effets...


      De plus, quand je demande « quel effet », ce n’est pas pour que vous me donniez une réponse, mais pour demander si c’est le but ultime qui est atteint ainsi. 

      Bien évidemment qu’au début l’on ne va pas atteindre le satori, cela va de soi...

      Dans mon commentaire initial, je disais que l’Illumination n’est pas gratuite, qu’elle ne vient pas toute seule si l’on pratique sagement, mais qu’il faut payer, c’est à dire fournir un effort.

      En ce qui concerne la méditation le seul effort à fournir est la constance dans la pratique. Avec le temps, celle-ci devient de plus en plus profonde et facile. Le Satori s’il doit survenir prend le méditant par surprise quand il lâche définitivement prise. Certains méditants sont pris de panique devant la prise de conscience qu’ils sentent approcher, que tout est vacuité.

       Beaucoup de récits d’expériences mystiques font état d’une longue phase d’obscurité, de stagnation, où le pratiquant ne sait plus comment avancer. Cette traversée du désert se termine quand le pratiquant lâche franchement prise et s’en remet à la grâce divine. 

      Effectivement. Toutefois, ne pas confondre les mystiques chrétiennes avec les pratiques orientales qui partent à la base d’une philosophie différente. Les ascètes chrétiens sont souvent assez rudes, recherchent souvent une souffrance intense. Rien de tel dans le bouddhisme qui a en horreur les pratiques ascétiques extrêmes. Pour un bouddhiste, il faut pratiquer la Voie du Milieu, à mi-chemin du laxisme et de l’ascèse extrême. De plus, surtout dans le Vajrayana, on fait grandement appel à l’intelligence et à la finesse d’analyse du pratiquant. Le rôle du maître (lama) est central, alors que le mystique chrétien est bien souvent livré à lui-même.

      C’est ça que j’appelle « payer ». Si l’on n’est pas prêt à faire cela, alors on pratique une méthode de bien-être, mais on ne va pas plus loin.
      J’espère que je me suis mieux fait comprendre.

      Je pense qu’en gros on est à peu près d’accord... smiley



    • amipb amipb 15 septembre 2011 21:35

      Cela fait plaisir de voir enfin des discussions intéressantes sur la religion en général, et sur le bouddhisme en particulier.

      Comme Gollum, je ne suis pas d’accord quant au manque d’esprit critique, qui serait « nécessaire » à la bonne pratique de la méditation. Il me semble, au contraire, et Matthieu Ricard ne le démentirait pas, que l’approche du Bouddha est profondément scientifique et seul l’attachement au maître semble nécessiter la foi. Une foi, d’ailleurs, qui ne nécessite ensuite pas forcément d’objet pour être efficace.

      La science s’efforce d’ailleurs, depuis quelques années, de comprendre les mécanismes ainsi que les effets (psychiques et physiologiques) de la méditation et de certaines autres pratiques (projections, développement de la compassion, etc.) sur le corps et le cerveau. Ses découvertes récentes sont pour le moins intéressantes : sensibilité plus faible à la douleur, défenses immunitaires renforcées (PDF ici), élimination de l’insomnie, stabilité de l’humeur, modification profonde du cerveau (ici) et production d’ondes de forte intensité (ici)

      Quant au thème de l’article, je ne puis qu’être d’accord, pour m’être moi-même un peu accroché avec « Catherine Ségurane ». Le bouddhisme a malheureusement été très adapté par les occidentaux et permet parfois le développement d’un égoisme tout à fait opposé à la doctrine originelle. Sans parler de tout l’environnement New Age qui entoure parfois certaines célébrations ou conférences.

      On ne peut se qualifier de « bouddhiste » si l’on ne suit pas les enseignements du Bouddha, qui réclament : de prendre refuge, de respecter les 5 préceptes et de suivre le sentier octuple.

      Être bouddhiste est extrêmement difficile surtout dans notre monde moderne.


    • Lorelei Lorelei 16 septembre 2011 00:20

      La mot buddhisme est une invention occidental, il s’agit du dharma pour commencer et enfin
      dans cette philosophie spirituelle, il s’agit d’expérimenter soi même les choses et non de croyances, par ailleurs on arrive à comprendre que tout le savoir du monde est en vous, et non dans une autorité, où une croyance qui vous dicte votre vie, enfin le monothéisme est une invention tire des tablettes de sumer

      Lucifer : La légende du paradis perdu...
      à mediter...

      Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite,

      ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’antiquité,

      ni aux « on dit » en tant que tels,

      ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits,

      ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un Déva

      ( et que nous croyons être une inspiration spirituelle ) ,

      ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire,

      ni à ce qui parait être une nécessité analogique,

      ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres ;

      mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation

      lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

      C’est pourquoi,

      je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit,

      mais conformément à votre expérience personnelle,

      et puis à agir en conséquence et généreusement.

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’un sage le dit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est d’usage,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est écrit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est réputé être divin,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’autrui y croit.

      Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous

      BOUDDHA ” ” ” ” ” ” ”

      Il existe une chose très simple pour répondre à la propagande négative voir ce site http://www.huyghe.fr/actu_304.htm et mon billet précédent « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ». Mais aussi tout simplement aux drames de la vie, c’est la prospérité, c’est la réponse la plus appropriée…

       

       Corne d’abondance

       

      La meilleure des choses que vous ne puissiez jamais faire c’est d’obtenir l’abondance en toute chose, c’est de vous mettre dans l’état d’esprit que vous êtes le maitre de votre propre richesse, que votre production se doit d’être récompensée à sa juste valeur. Soyez maître de votre prospérité car c’est la clé pour être le maitre de son destin, le capitaine de son âme…

      A partir de là il en découle une conséquence refuser toujours peu importe le motif fussent-ils travestis des meilleurs intentions du monde que l’on diminue vos capacités à prospérer, peu importe si pour vous c’est d’écrire, de jouer au théâtre, de danser ainsi de suite, prospérer tout simplement dans votre couple dans votre pays votre groupe etc…et n’oublions pas que cette prospérité ne peut pas s’atteindre si on détruit toutes les capacités à l’homme d’être prospère, or toutes les propagandes noirs ont ce but et ce seul but.

      Son corollaire positif est alors tous discours de relation publique proposant une vision la possibilité de laisser à la majorité d’avoir de la richesse sans pour autant tomber dans l’excès.

      En appliquant quelques principes, ces quelques outils de reconnaissance de la désinformation, en restant éveillé, car la vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort dixit Buddha. Et selon Thomas Jefferson c’est le prix de la liberté et c’est peu payé en réalité.

       

      Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite,

      ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’antiquité,

      ni aux « on dit » en tant que tels,

      ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits,

      ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un Déva

      ( et que nous croyons être une inspiration spirituelle ) ,

      ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire,

      ni à ce qui parait être une nécessité analogique,

      ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres ;

      mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation

      lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

      C’est pourquoi,

      je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit,

      mais conformément à votre expérience personnelle,

      et puis à agir en conséquence et généreusement.

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’un sage le dit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est d’usage,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est écrit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est réputé être divin,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’autrui y croit.

      Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous

      BOUDDHA ” ” ” ” ” ” ”

      Il existe une chose très simple pour répondre à la propagande négative voir ce site http://www.huyghe.fr/actu_304.htm et mon billet précédent « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ». Mais aussi tout simplement aux drames de la vie, c’est la prospérité, c’est la réponse la plus appropriée…

       

       Corne d’abondance

       

      La meilleure des choses que vous ne puissiez jamais faire c’est d’obtenir l’abondance en toute chose, c’est de vous mettre dans l’état d’esprit que vous êtes le maitre de votre propre richesse, que votre production se doit d’être récompensée à sa juste valeur. Soyez maître de votre prospérité car c’est la clé pour être le maitre de son destin, le capitaine de son âme…

      A partir de là il en découle une conséquence refuser toujours peu importe le motif fussent-ils travestis des meilleurs intentions du monde que l’on diminue vos capacités à prospérer, peu importe si pour vous c’est d’écrire, de jouer au théâtre, de danser ainsi de suite, prospérer tout simplement dans votre couple dans votre pays votre groupe etc…et n’oublions pas que cette prospérité ne peut pas s’atteindre si on détruit toutes les capacités à l’homme d’être prospère, or toutes les propagandes noirs ont ce but et ce seul but.

      Son corollaire positif est alors tous discours de relation publique proposant une vision la possibilité de laisser à la majorité d’avoir de la richesse sans pour autant tomber dans l’excès.

      En appliquant quelques principes, ces quelques outils de reconnaissance de la désinformation, en restant éveillé, car la vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort dixit Buddha. Et selon Thomas Jefferson c’est le prix de la liberté et c’est peu payé en réalité.

       


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 05:39

      Amiqpb écrit :


      Quant au thème de l’article, je ne puis qu’être d’accord, pour m’être moi-même un peu accroché avec « Catherine Ségurane ». Le bouddhisme a malheureusement été très adapté par les occidentaux et permet parfois le développement d’un égoisme tout à fait opposé à la doctrine originelle.

      ____

      Ma réponse :

      1) sur le fait que les Occidentaux aient adapté le bouddhisme, je réponds que c’est leur droit ; tous les autres peuples l’ont adapté aussi ; le bouddhisme tibétain ne ressemble pas au bouddhisme théravada ; les occidentaux ont parfaitement le droit de conserver leur culture et leurs valeurs (émancipation de l’individu, méfiance vis à vis des "maîtres) quand ils deviennent bouddhistes ; ils en ont d’autant plus le droit que le bouddhisme comporte, dans son code génétique, une bonne part de philosophie grecque (voir mes articles)

      2) les accusations d’égoïsme sont idiotes ; les occidentaux ne sont pas plus égoïstes que les autres ; quand on voit, en orient, dans les pays traditionnellement bouddhistes, comment les femmes sont traitées, on ne peut que constater que l’égoisme masculin s’y porte fort bien ; avec la bénédiction des autorités bouddhistes, qui réservent aux hommes l’autorité en matière spirituelle (prédominance des moines, qui sont des hommes, sur les laïcs et sur les rares nonnes).


    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 08:56

      Bien évidemment mais vous aviez écrit : « Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique ( »voyons-voir si ça marche ou pas« ) »

      Or si on pratique avec une approche « voyons-voir si ça marche ou pas », cette approche est neutre, donc favorable à d’éventuels effets...

      Oui, je m’étais mal exprimé. Je voulais en fait parler d’un état d’esprit plus refractaire. « Voyons voir si ça marche ou pas » est en effet déjà une attitude ouverte et ne correspond pas à ce que j’ai voulu exprimer. Pour bien faire comprendre à quoi je pensais, je vais prendre l’exemple de l’esprit sarcastique qui anime pas mal d’athées de ce site qui trouvent le moyen de railler dès qu’il est question de choses spirituelles. Ils sont une illustration de l’état d’esprit dans lequel il est impossible d’essayer en escomptant des résultats.


    • Gollum Gollum 16 septembre 2011 09:24

      Le chrétien qui recherche la souffrance est un crétin.

      Pas forcément. Tout dépend de la motivation intérieure. Si la motivation intérieure est bonne, cela peut se justifier. Beaucoup de mystiques chrétiens recherchèrent la souffrance pour s’identifier au Crucifié par amour. St François d’Assise, Catherine Emmerich, Yvonne Aimée de Malestroit, Marthe Robin, Padre Pio, toutes et tous des mystiques stigmatisés, dont la vie entière fut un calvaire sur le plan physique, mais qui manifestèrent nombre de manifestations quasi miraculeuses au regard de la science moderne. A savoir : pertes de sang au delà de la normale devant entraîner normalement la mort du sujet, absence de prise de nourriture (Marthe Robin), bilocation (Padre Pio), perception directe de l’état d’une âme, etc... le tout accompagné bien souvent d’une imputrescibilité du corps après la mort, celui-ci dégageant un parfum suave...


      Je ne pense pas qu’avec de tels fruits on puisse balayer tout cela d’un revers de main..


      Voir l’ouvrage d’Aimé Michel sur ce sujet.



    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 09:27

      Voir l’ouvrage d’Aimé Michel sur ce sujet.

      Il est introuvable, ce bouquin ! Ou alors à des prix exorbitants.


    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 09:29

      Ah si, sur le lien que vous donnez, il est trouvable d’occasion...


    • De la hauteur 16 septembre 2011 10:25

      il faut dire loreleï que vous avez une lecture de la réalité des chose un peut naïve et que vous voulez vois que vous voulez voir au point que dans de vos écrits vous prêtez foi à cela :
      <Il y a 2500 ans le Bouddha a découvert l’atome, non pas intellectuellement, mais en l’expérimentant sur lui-même : ces particules élémentaires il les nommait attha kalàpà(en PALI) : la plus petite particule de matière, indivisible, composée de quatre éléments et de leurs caractéristiques.>


       Heureusement que le Bouddha n’est plus dans tombe,car il y a pas de doute, vous le retournées.
       

    • Gollum Gollum 16 septembre 2011 15:36

      Il y a une différence entre rechercher la souffrance pour ressembler au Christ (orgueil) et l’ accepter car elle est une voie de délivrance « le poids est la voie ».

      Accepter la souffrance si l’on est assez adulte est relativement facile. Quant à vouloir souffrir pour ressembler au Christ, cela peut être motivé par l’orgueil... ou l’Amour.

      La souffrance est messagère, que messagère. Pas un but en soi, elle doit disparaître.

      Tout à fait. Mais pour ces mystiques précisément, la souffrance n’est qu’un outil : elle sert à faire grandir son amour pour le Christ. Ste Thérèse de Lisieux a dit : souffrir passe, avoir souffert ne passe jamais.

      Le Chrétien n’ est pas un maso. Voir du masochisme dans le comportement de ces mystiques serait de faible psychologie. Ces gens ne souffrent pas pour leur plaisir, mais par amour pour le Christ. 

      Notons que la souffrance est aussi utilisée chez beaucoup d’ascètes yogin en Inde. Là aussi, nul masochisme. La souffrance est utilisée pour transcender la condition humaine et atteindre des états divins. 




    • Tarouilan Tarouilan 18 septembre 2011 15:47

      Et le Bouddhisme...... support de la guerre géopolitique US du Dalaï-lama..... ?

      Édifiant ; http://www.dailymotion.com/video/x6eia7_le-vrai-dalai-lama_news?start=0#from=embed Et c’est d’une chaine de TV française alignée sur le système atlantiste en plus !

       


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 10:48

      Ben si, justement...


    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:02

      Oui il y a des convergences entre les traditions spirituelles.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:22

      Il dit bien que la Bible contient la description du processus de bouc-émissarisation, à travers, entre beaucoup d’autres, la crucifixion du Christ, mais il explique aussi en quoi cette description est une dénonciation complète de ce processus, puisque, contrairement aux autres mythes contenant également des récits de rituels sacrificiels, la victime est présentée comme innocente, ce qui désamorce totalement la violence du phénomène. Donc c’est bien ce que je dis : le principe du bouc-émissaire est étranger au judaïsme et au christianisme (car montré, mais du point de vue des victimes), et il en est même la dénonciation.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:49

      Votre argument est spécieux.

      Ce n’est pas mon argument mais celui de René Girard. Il est exposé en détail dans Des choses cachées depuis la fondation du monde. Même si la crucifixion est sans doute possible l’acmé de la description du processus victimaire, l’Ancien Testament fourmille également d’exemple de la même sorte.


    • Lorelei Lorelei 16 septembre 2011 13:10

      le principe du dharma est de prendre responsabilité de ses actes et idées et donc ça n’a rien à voir avec vos propos en realité...si on fait attention, là c’est du squirelle...


    • tikhomir 15 septembre 2011 11:01

      « Le Bouddha : « Jamais la haine n’éteint la haine en ce monde, Par l’amour seul la haine est éteinte ». (Dhammapada, 5). »

      Cest ça qui m’interpelle beaucoup car dans le fond c’est très juste. Néanmoins pour y adhérer totalement, il faut savoir ce que l’on met sous le mot « amour »...

      @L’auteur (ou quelqu’un qui verse dans le bouddhisme), deux questions, au moins pour commencer :

      Qu’est-ce que l’amour pour un bouddhiste ? Quel est le plus grand amour ?


      • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:05

        « Amour » n’est certainement pas une très bonne traduction. Bouddha parle surtout de bienveillance et de compassion.


      • tikhomir 15 septembre 2011 11:14

        Dommage... La mauvaise traduction serait donc à mes yeux un meilleur enseignement que la réalité prêchée.

        Ceci dit cela ne change rien aux questions : Qu’est-ce que l’amour pour le bouddhisme ? Quel est le plus grand amour ?


      • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:30

        A tikhomir : Tu aimeras ton prochain comme toi même« . »ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse ne le fait pas non plus à autui« et ce que tu aimerais qu’on te fasse fait le aussi à autui ».


      • tikhomir 15 septembre 2011 11:51

        Cela ne répond pas vraiment... Dommage...

        Ceci dit, sans cautionner tout l’article, l’article est bien et contient de vraies sagesses qui devraient être appliquées plus largement.

        Merci à vous.


      • Gilbert Gilbert 15 septembre 2011 14:25

        Salut tikhomir

        L’amour pour un bouddhiste est à la foi infini et inconditionnel. Il s’adresse à tous les êtres, et donc bien sûr à soi même. Il résulte notamment de la compréhension des causes du bonheur et de la souffrance.

        On peut retrouver un peu de cet amour durant les premiers instant qui suivent le coup de foudre. Malheureusement, il est rapidement parasité par l’attachement. L’objectif est donc de parvenir à séparer amour et attachement, puis d’étendre cet amour à tous les êtres. La sensation de bien-être qui en résulte en devient d’autant plus puissante.

        Si tu veux en savoir plus, trouve des enseignements d’un maître authentique (qui a réalisé l’éveil), ça sera bien mieux que toutes les explications que tu peux trouver ici (les miennes y compris).


      • tikhomir 15 septembre 2011 15:35

        Ah, un début de vraie réponse. Merci @Gilbert pour cette réponse partielle que j’avoue trouver surprenante.

        Pour le maître, il faut que je trouve le temps mais pourquoi pas. Cela nécessitera certainement que je me déplace dans une autre ville car des gens comme ça, ça ne doit pas courrir les rues dans ma ville.

        Si d’autres bouddhistes ont leur avis (ou un avis), je suis preneur.


      • amipb amipb 15 septembre 2011 21:41

        Comme le dit Gilbert, l’amour bouddhiste est inconditionnel et sans attachement. Il est, c’est tout.

        L’une des missions du bouddhisme est d’éliminer le parasitage de l’égo dans l’expérience du « réel ». En effet, c’est notre attachement ou notre répulsion aux choses qui sont à l’origine de la plus grande part de nos souffrances.

        Le vrai bonheur n’a pas d’attachement, mais n’est pas pour autant « détaché ». Il est...


      • gaijin gaijin 16 septembre 2011 11:46

        le thème de l’amour n’est pas central dans le bouddhisme ce qui ne signifie pas qu’il n’ait pas de place dans la vie d’un bouddhiste
        mais pour bien comprendre ce point il faut comprendre que les mots n’ont pas le même sens selon les contextes
        dans le bouddhisme c’est la compassion qui est le terme central mais ce n’est pas la compassion des chrétiens
        pour un chrétien la compassion signifie partager la souffrance de l’autre pour un bouddhiste cela signifie aider a faire cesser la souffrance
        contrairement a une certaine image répandue y compris chez les bouddhistes la voie de la libération n’est pas uniquement la libération de soi mais la libération de tout les êtres un bouddhiste s’engage a ne pas quitter le cycle des incarnations avant d’avoir aidé tous les êtres a se libérer de la souffrance
        c’est la différence entre le boddhisattva et l’arhat ( celui qui ayant atteint l’éveil quitte le monde )
        comme dit la chanson : « si ça n’est pas de l’amour ça y ressemble.... »
        le non attachement est souvent a tord compris comme un enfermement a cause d’une part de l’image du moine occidental qui « renonce au monde » et d’autre part de l’existance d’une voie ascétique dans le bouddhisme qui n’en est que la partie émergée
        il existe d’ innombrables bouddhistes laïcs qui vivent une vie sociale normale tout en s’efforçant de manifester leur compassion au quotidien
        j’ ajouterai que l’amour détaché du bouddhiste est exempt des marchandages du genre je t’aime et j’ attend quelque chose en retour .....
        pas de « donne nous notre pain quotidien » mais : je vais me démerder pour le pain et aussi pour faire en sorte qu’il puisse aussi il y en avoir pour d’autres ....sans conditions


      • gaijin gaijin 16 septembre 2011 16:40

        jean
        oui c’est réducteur j’en suis bien conscient
        mais je ne sait pas comment ne pas l’ être sur un tel sujet
        de grace ne regardez pas le doigt


      • Betov 15 septembre 2011 11:03

        Les religions sont des perversions criminelles de la mystique. Les deux choses sont totalement incompatibles. Soit on plonge dans l’expérience et on s’abstient de toute dérive sociale, soit on glisse dans la perversion.

        http://betov.free.fr/wordpress/


        • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:04

          Les religions sont des perversions criminelles de la mystique.

          Il s’agit plutôt d’une vulgarisation, selon le mot de Bergson.


        • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:08

          Je ne pense pas que ce soit les religions qui sont en cuase, mais les humains se réclamant (à tort) de celles-ci.


        • Betov 15 septembre 2011 13:28

          Guy, cette réponse me fait penser aux reproches qu’il est de bon ton de faire aux « traiders », comme s’ils étaient responsables du système qui les fait exister. Sans vouloir déresponsabiliser les individus, c’est confondre la cause et l’effet.

          Les religieux sont comme les exécutants d’une mafia à laquelle ils appartiennent. Ils ne sont pas pas la cause de départ. A l’origine de tout, il y a la prétention inouïe à l’enseignement d’autrui, typique de tout prosélytisme. Seule la voie occidentale, pour des raisons historiques très particulières, a totalement échappé à cette perversion et n’est jamais devenue une religion. Cela démontre qu’il est possible de ne pas verser dans l’abject et de maintenir la mystique vivace, sur des siècles - quatre siècles, en France -, sans la détruire par la perversion religieuse.

          Par certains côtés, je me considérerais moi-même comme bouddhiste, si le bouddhisme n’était qu’une méthode et pas du tout une religion. Le simple fait de méditer en groupe, vêtus de façon identique est juste... ridicule et totalement inacceptable. Pour le mystique réel, être un... c’est déjà un de trop. La mystique réelle a pour objectif de n’être rien et le trajet vers ce rien est une expérience qui ne se partage pas. Éminemment pas. Les monastères sont des lieux de perdition au sens très usuel du terme.


        • dawei dawei 15 septembre 2011 14:25

          le christianisme aussi le dit, car il considère que seul ton corps est le temple ... il n’est donc pas faire de pierre.
          http://www.regard.eu.org/0Bible.Segond/1Corinthiens6-10.html#6.15
          Jésus avait d’ailleurs une colere non dissimulée à la vue de ce qui se passait en relation avec les synagogue, notamment les affaires d’argent.


        • Mammon 15 septembre 2011 15:37

          A l’origine de tout, il y a la prétention inouïe à l’enseignement d’autrui, typique de tout prosélytisme.

          Des parents qui éduquent leurs enfants font-ils preuve également de prétention ?

          Seule la voie occidentale, pour des raisons historiques très particulières, a totalement échappé à cette perversion et n’est jamais devenue une religion.

          C’est quoi, la « voie occidentale » ??? Pourriez-vous développer ? Est-ce que cela sous-entendrait que les voies « non-occidentales » seraient « perverses » par nature ?

          Cela démontre qu’il est possible de ne pas verser dans l’abject et de maintenir la mystique vivace, sur des siècles - quatre siècles, en France -, sans la détruire par la perversion religieuse.

          C’est quoi cette « mystique » qui existe depuis quatre siècles en France, bien avant la Révolution donc, sans être pervertie ?

          Par certains côtés, je me considérerais moi-même comme bouddhiste, si le bouddhisme n’était qu’une méthode et pas du tout une religion. 

          il faut bien plus qu’une simple mode d’emploi pour trouver un sens à sa vie. Ceci dit, le bouddhisme n’a pas la prétention de se considérer comme une « religion »...

          Le simple fait de méditer en groupe, vêtus de façon identique est juste... ridicule et totalement inacceptable.

          il ne l’est pas plus que d’endosser un maillot du PSG et de « communier » à 48000 au Parc des Princes... Ceci dit, personne ne vous oblige à assister à des séances de méditations... et puis, il y a en général bien moins de boucan que dans des rave parties bien athées, elles....

          Pour le mystique réel, être un... c’est déjà un de trop. La mystique réelle a pour objectif de n’être rien et le trajet vers ce rien est une expérience qui ne se partage pas. Éminemment pas. Les monastères sont des lieux de perdition au sens très usuel du terme.

          Pour un mystique, être un avec l’Absolu... c’est le but ! L’objectif n’est pas d’être ... zéro !!!! Si pour vous c’est tendre vers le zéro, donc le néant, une bonne bouteille de gnôle peut vous mener au même objectif en bien moins de temps et d’efforts...


        • Betov 15 septembre 2011 16:02

          Mammon, si j’ai donné un lien vers mon blog, c’est que j’y répond à quelques unes de ces questions. Concernant le bouddhisme, c’était mon tout premier article.

          Pour le reste... je pense que... tu penses que... aucun intérêt... en dehors de l’expérience.


        • Betov 15 septembre 2011 16:34

          J’ai été un peu cassant. Mes excuses.

          « Des parents qui éduquent leurs enfants font-ils preuve également de prétention ? »

          C’est bien l’image et c’est bien le problème. Dans la relation sado-maso maître-disciple, éminemment perverse, l’un joue le rôle du parent et l’autre le rôle de l’enfant. Cette relation est totalement impossible en mystique. Personne ne peut initier personne. On meurt seul ou on ne meurt pas.

          « C’est quoi cette »mystique« qui existe depuis quatre siècles en France, bien avant la Révolution donc, sans être pervertie ?
           »

          L’alchimie.

          « il faut bien plus qu’une simple mode d’emploi pour trouver un sens à sa vie »

          D’accord.

          « Ceci dit, le bouddhisme n’a pas la prétention de se considérer comme une »religion«  »

          Que cela plaise ou non, il y a des temples et des gens qui brûlent de l’encens. On connait ça par cœur. Derrière le tableau, il y a des prêtres et des victimes de leurs sornettes.

          « Pour un mystique, être un avec l’Absolu... c’est le but ! »

          Bonne chance.

          « L’objectif n’est pas d’être ... zéro !!!! Si pour vous c’est tendre vers le zéro, donc le néant, une bonne bouteille de gnôle peut vous mener au même objectif en bien moins de temps et d’efforts... »

          N’être rien n’est pas ne pas être. Le vide est plein, mais il est infructueux de le présenter sous cet angle. Ce type de formulation ne peut aller que vers le délire de puissance et donc à l’exact inverse des conditions requises pour la mort mystique.


        • amipb amipb 15 septembre 2011 21:52

          « Il n’y a pas de guerres de religions, seulement des guerres de religieux » : cela est vrai également pour tout ce qui a trait à l’« église », qu’elle soit chrétienne, musulmane, juive, etc. ou bouddhiste. Le pouvoir écarte souvent même les âmes les mieux intentionnées.

          Le mystique ne cherche évidemment pas à enseigner, il est l’enseignement. Mais si quelqu’un désire être son disciple, il ne dira pas non, et fera passer l’aspirant au travers d’épreuve difficiles et multiples. Ce fut notamment le cas du premier disciple de Bodhidarma (branche Ch’an ou Zen).

          Les maîtres ne sont pas là pour apporter une expérience toute faite de l’Absolu, sur un plateau, mais doivent permettre au disciple d’éviter les embûches qu’eux-mêmes connaissent d’expérience. Pour être efficace, un bon maître ne doit pas seulement avoir expérimenté l’éveil, il doit également être fin psychologue pour savoir quel chemin est le plus approprié pour chaque personne.


        • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 05:45

          « Les religions sont des perversions criminelles de la mystique.  »

          ___

          + 10 000


        • De la hauteur 16 septembre 2011 10:53

          < « Les religions sont des perversions criminelles de la mystique.  »>

          La littérature latine de l’Antiquité a transmis deux étymologies de religion : relegere signifiant « relire » et religare signifiant « relier ».

          L’étymologie relegere (relire) se trouve dans le traité De la nature de dieux rédigé par Cicéron en 44 av. J.-C[1]. Pour Cicéron une attitude authentiquement religieuse devait être comparable à une attitude philosophique, attentive et consciencieuse. Le religieux est celui qui « relit » les rites effectués lors d’un culte, puis estime en être quitte, contrairement au superstitieux qui passe son temps à les refaire. Cicéron oppose ainsi la religion à la superstition comme la mesure à l’excès ou une vertu à un vice. Indiquant cette étymologie, il précise que la religion est pour lui de l’ordre de l’« intelligence », de la « diligence » et de l’« élégance », termes formés sur le verbe lego/legere, comme relegere[2].


        • dawei dawei 16 septembre 2011 11:03

          @betov
          « 

           »C’est quoi cette « mystique » qui existe depuis quatre siècles en France, bien avant la Révolution donc, sans être pervertie ?
          "

          L’alchimie.

          "

          Sauf erreur de ma part, il me semble que l’alchimie a été pervertie par certaines autres mouvances.

          - le nazisme est née (entre autre) de dérives des rosecroix eux memes heritiers de l’alchimie, le nazisme a aussi perverti le boudhisme d’ailleurs. Beaucoup de nazis et SS etaient des mystiques, notamment Hitler

          - la maçonnerie aujourd’hui decadente car speculative, dogmatique, sur-administrée, ultrahierarchique, paradoxaelement ultraclericale dans son fonctionnement, proselyte, instrusive, omnipresente et surtout affairiste est heritiere aussi de l’alchimie.

          Comprenez bien que je ne dis pas que l’alchimie est perverse ou malsaine, à vrai dire je suis trop profane pour le savoir, mais je sais que cette mystique a été détournée par des religions et ideologies decadentes. Donc elle ne deroge pas à la règle smiley


        • Walden Walden 15 septembre 2011 11:28

          « Si vous pensez que ce que j’ai écrit n’est pas conforme au Bouddhisme... si vous pensez que j’ai fait des entorses à la doctrine merci de me le faire savoir... »

          Au contraire ! Cet article me paraît résumer pertinemment les notions essentielles du bouddhisme, de manière pédagogique et sans aucun prosélytisme.

          Il propose une approche claire de la dimension dite « philosophique » de la doctrine, tout en glissant sur l’aspect proprement « religieux », source éventuelle de polémique inutile : par exemple la croyance populaire en la réincarnation.


          • Lorelei Lorelei 18 septembre 2011 15:31

            humm c’est dans les vedas et la reincarnation c’est dans le coran la bible et toutes les religions donc...


          • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:38

            Dans le bouddhisme on parle plutôt de « renaissance » et non de réincarnation qui suppose l’existence d’une « âme » éternelle... Dans le Bouddhisme zen nous n’insistons pas beucoup sur ce principe. Ce qui est important c’est ce que nous faisons « ici et maintenant »...


            • Betov 15 septembre 2011 15:12

              Renaissance, réincarnation, âme, ce sont toujours des mots vides de sens attendant qu’on veuille bien les définir. A loisir.

              Seule importe la méthode et, à ce niveau là, le Zen - partie à peu près intelligente du bouddhisme -, en est notoirement dépourvue. Aucune théorie de la perception. Aucune description des masques de l’auto-perception. Pas même l’explicitation de ce qu’est le corps-montagne, et encore moins de ce qu’est la mer d’huile ou le pétale de lotus. Rien, si ce n’est, parfois, l’allusion pour bobos-culcul-bizounous qui prendront aisément la forme pour le fond.

              La seule méthode réellement explicite est l’occidentale.


            • gaijin gaijin 15 septembre 2011 17:56

              betov
              vous comprenez mal le zen
              l’absence de théorie explicative n’est pas une absence de méthode
              la méthode du zen est basée sur l’ expérience directe et la « plongée » dans l’instant présent
              par ailleurs le vide du bouddhisme n’est pas un néant mais une plénitude de l’ être en l’absence du soi
              ( bon ok ça veut pas dire grand chose mais c’est tout a fait inexprimable .....)
              pour un aspect « méthode » il faudrait plutôt regarder du coté du bouddhisme tantrique
              et retenir au final cette citation du bouddha çakyamuni : le discours sur le dharma ( la voie ) est semblable a un radeau .....( c’est a dire a utiliser quand il est utile et a laisser tomber ensuite )


            • Betov 15 septembre 2011 20:13

              « bon ok ça veut pas dire grand chose mais c’est tout a fait inexprimable »

              C’est exprimable, Gaijin. Le problème est que ça n’est de toute évidence pas compris des divers adeptes du bouddhisme. On en a la démonstration ici même, par le simple fait qu’aucune des perches que puisse tendre ne trouve de main pour la saisir.

              Comme mes propres articles sont refusés ici, je me permet de poster le dernier passage de mon article sur « Le lisse » :

              Dans l’expérience mystique, sens du toucher et sentiment intérieur fusionnent sur le lisse, le dense, le doux, le rien.

              • Le Bouddha se trouvait près d’un lac, sur le Mont Grdhakuta. Il se préparait à prononcer un sermon devant ses disciples assemblés.
              • Tandis qu’il attendait que tous fussent assis, il aperçut tout près une fleur de lotus d’or éclose de l’eau boueuse. Il tira la plante de l’eau, fleur, tige toute entière et racine. Il l’éleva bien haut pour que chacun pût la voir. Et longtemps il se tint ainsi sans prononcer une parole. Il tenait la fleur en l’air, silencieux, considérant les visages vides d’expression de son auditoire.
              • Soudain, un disciple, Mahakashyapa, sourit. Lui et lui seul avait compris.
              • Xu Yun - Le Sermon de la Fleur du Bouddha -

              Comme disaient les commentateurs anciens, note ce mont, note ce lac, note cette assemblée. Ce mont est la perception énergétique du corps-montagne. Ce lac est le sentiment intérieur. Cette assemblée est la multitude des tendances, diversions et dispersions. Note cette fleur blanche rosissante extraite entière de l’eau boueuse. Note cette élévation, ce silence, ce sourire de compréhension et cette nécessairement unique unicité de celui dont le pétale blanc viendra caresser la joue.


            • amipb amipb 15 septembre 2011 22:01

              Vous avez raison, Betov, mais votre analyse ne se situe pas au même niveau que celle de Gaijin, à mon humble avis.

              Bouddha Shākyamouni ainsi que Mahakashyapa sont 2 êtres ayant passé la « frontière » de l’Eveil, pour lesquels plus aucune méthode n’existe, le « but » ayant été atteint (je mets quelques mots entre guillemets car, pour l’être éveillé, ils n’ont plus aucune réalité).

              Les disciples n’ayant pas encore atteint ce stade nécessitent une méthode ou, pour le Zen, une non-méthode (car il s’agit plutôt de dés-apprentissage).

              Et comme dit plus haut, cette méthode peut ensuite être laissée de côté lorsque la rivière séparant le Samsârâ du Nirvâna a été traversée.


            • MKT 15 septembre 2011 13:05

              Je vous remercie pour cet article de présentation très clair et « dieu sait » (litote) si le sujet est délicat.

              Je vous rejoint dans l’idée que le bouddhisme est « au delà ». C’est en effet plutôt une philosophie qu’une religion. Il ressemble par ailleurs un peu à l’épicurisme dans sa vision des dieux qui ne sont pas dans le plan humain et non rien à( y ) faire d’une part et dans sa vision des choses (le pouvoir et l’accaparement comme chose particulièrement inutile au bonheur).

              Il va au delà je crois, des religions car il propose un vrai cadre explicatif que chacun peut appréhender ; la relation « causes / conséquences ». De plus il ne ferme pas le temps humain (fin de vie et fin de partie avec comme sortie enfer ou paradis) ni le temps cosmique avec une hypothétique fin des temps.

              Cordialement.


              • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 13:30

                En majorité et quelque soit la religion que chacun épouse , tous trahissent leur croyance en s’adonnant à une autre divinité , le saint pognon

                Pourrait-on savoir d’où vous tirez cette affirmation ? Je note que vous dites bien « tous ».


              • dawei dawei 15 septembre 2011 14:29

                Soulmanfred, La bible aussi parle beaucoup de ce que tu constate. Il est dit qu’on ne peut pas accepter à la fois Dieu et Mammon, il faut choisir.
                http://www.bibliquest.org/Laugt/Laugt-nt01-Richesses_Dieu_et_Mammon.htm


              • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 14:58

                Et donc ? C’est une raison pour accepter la marche du monde sans protester ? Pour se laisser aller à l’abjection régnante ? Les religieux devraient plutôt vénérer le veau d’or, par défaitisme ?


              • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 15:48

                Encore une fois, j’aimerais que votre réponse soit un peu plus développée, que vous développiez des arguments, quoi.


              • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 16:35

                J’ai surtout l’impression que vous confondez tout.
                Vous regardez tout ce qui ne va pas, et puis vous l’imputez arbitrairement aux religions. De l’analyse ? Pas la peine, il suffit d’affirme que les religions dirigent le monde depuis toujours, et puis ceci explique cela, automatiquement ! Les pays occidentaux ont eu pour religion dominante le christianisme pendant des siècles, il n’y a qu’à parler de « pays chrétiens », et puis comme ça tout ce qu’on y trouve de mal, on dira que c’est la faute au christianisme, le raccourci passe presque inaperçu. En fait c’est facile, il n’y a qu’à distribuer les bons points et les mauvais points en suivant ses propres petites haines personnelles, et on n’a plus à s’embêter à prendre en compte la complexité du monde.

                Le problème c’est que à la base vous confondez la religion et les clercs. La religion est une doctrine, qui condamne toujours l’attachement matériel, l’avidité, le meurtre, le mensonge. Les clercs sont des êtres humains qui prennent en charge la diffusion de cette doctrine, et en tant qu’êtres humains ils sont soumis aux tentations de ce monde, et donc agissent souvent à l’encontre des préceptes qu’ils sont censés enseigner. Faites déjà le distingo, et ensuite on parlera des idéologies, qui ne sont pas des doctrines religieuses, mais qui combattent ces dernières et empoisonnent le monde bien mieux que les clercs ont jamais su le faire. Le XXème siècle est là pour en témoigner.


              • amipb amipb 15 septembre 2011 22:09

                L’importance de la nuance est là, soulmanfred : « mille moines, mille religions »

                Attribuer aux religions tous les maux de la planète est un point de vue, mais pourquoi ne pas l’attribuer à :

                • L’argent : si l’on suit votre raisonnement, c’est plutôt lui le coupable
                • Le temps : celui-ci a un gros impact sur les cultures, et peut provoquer des guerres en très peu de temps
                • Le Soleil : soit on adore sa lumière, soit on la déteste. Et les uns feront la guerre aux autres pour prouver qu’ils ont raison.
                • L’ignorance : n’est-ce pas en son nom que tous les crimes et toutes les horreurs sont commises ?
                • Etc...

                J’ajouterai que le communisme, ou du moins un certain communisme pratiqué en URSS, en Chine et en Corée du Nord, bien qu’athée, a fait au moins autant de victimes que l’ersatz de christianisme qui a sévit dans nos contrées durant le Moyen Âge.

              • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 15:37

                Justement, le XXème siècle montre avec éloquence que les hommes n’ont pas besoin de la religion pour se comporter très mal. A la limite, si l’émergence des sociétés non religieuses (République laïque, communisme, nazisme) avait provoqué un soudain apaisement des conflits et une diminution des atrocités, on aurait pu dire qu’effectivement il y avait corrélation. Mais comme ce n’est pas le cas (et que c’est même l’inverse !), on est obligés d’admettre que c’est la nature humaine qui est en cause.


              • apopi apopi 15 septembre 2011 13:56

                 Vive le bouddhisme franco franchouillard ! Celui qui donne aux bobos l’illusion que leur existence est autre chose qu’un néant absolu. Quant au « vrai » bouddhisme c’est sûrement par hasard qu’il prospère dans des pays ou l’immensité de la population crève de faim tout en étant soumise à des dictatures effroyables.

                 Comme disait un certain la religion c’est l’asservissement de l’homme par l’homme et le communisme c’est exactement le contraire.....


                • Catherine Segurane Catherine Segurane 15 septembre 2011 14:20

                  @ L’auteur

                  Vous écrivez :

                  « Je consulte assez régulièrement Agoravox et j’ai constaté que parfois il y était question de Bouddhisme : il y a eu quelques articles et une personne qui publie régulièrement se présente comme étant Bouddhiste… Ayant lu certains textes de cette personne je pense qu’il y a une contradiction entre l’esprit qui se dégage de ceux là et l’enseignement fondamental du bouddhisme. Ce qui peut avoir pour conséquence de donner une vision erronée de ce qu’est réellement le Bouddhisme à ceux qui ne le connaissent pas. »

                  Ma réponse :

                  L’honnèteté voudrait que vous articuiez des griefs précis contre les articles que vous critiquez ; que vous les citiez précisément ; et que vous donniez les liens nécessaires pour que le lecteur puisse rapprocher votre article de ceux qu’il critique et se faire sa propre opinion.

                  Votre prétention à déclarer erronnée, du haut de votre seule autorité inexistante, la vision d’une autre personne (alors même qu’il n’y a ni dogme ni vérité révêlée dans le Bouddhisme") est quelque peu puante.

                  Fin de la discussion avec moi.


                  • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 14:25

                    Elle est fâchée, la bouddhiste.


                  • dawei dawei 15 septembre 2011 14:31

                    Le chemin de la sagesse et du zen un jour, Catherine trouvera.
                     smiley
                    Je la sentais plutot bien partie pourtant .


                  • Guy Raynaud 15 septembre 2011 15:36

                    Je n’attaque pas votre personne. Vous avez le droit d’avoir les opinions que vous voulez et de les publier.

                    Ce que je pense c’est que dans certains de vos articles vous stigmatisez certaines catégories de population pour leur origine, leur religion, leur style de vie leur tenue vestimentaire... et cela est contraire à l’enseignement de Bouddha...


                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 15 septembre 2011 16:17

                    Arrêtez de dire ce qui est ou n’est pas contraire à l’enseignement du Bouddha.

                    Il n’est plus là pour vous contredire.

                    Peut-être qu’il serait le premier à s’indigner de ce que des femmes soient stigmatisées par un vêtement (le voile) qui les marque comme inférieures.

                    Et, s’il oubliait de s’en indigner, he bien moi, je n’oublierais pas de me démarquer de lui sur ce point.

                    Le bouddhisme est d’ailleurs loin d’être irréprochable sur le chapitre de l’égalité homme/femme, comme je l’ai dit dans un de mes articles.

                    Chercher à développer la compassion, ce n’est pas se rendre volontairement idiot.

                    Ce n’est pas s’interdire de voir qu’il y a des vraies victimes et des fausses victimes.

                    Et ce sont généralement les fausses victimes qui obtiennent le plus de relai médiatique.

                    En France, l’islam n’est victime de rien. Au contraire, il croule sous les privilèges indus : mosquées financées par le contribuable, halal imposé dans des cantines y compris à des non musulman, voiles affirmant en toute liberté l’infériorité de la femme, car, oui, figurez vous : le racisme est condamné, mais le sexisme s’étale à loisir.

                    Et je ne suis pas fière du tout que le Dalai Lama ait récemment signé un texte, avec des représentants des autres religions, allant dans le sens de la campagne internationale de l’OCI pour faire pénaliser le « blasphème ».



                  • LeGus LeGus 15 septembre 2011 16:45

                    @Guy Raynaud,

                    Il existe une autre possibilité, que la « bugadiera » qui se sent visée n’ait de bouddhiste que le faux-nez.

                    Un élément dans le sens de cette hypothèse, qui est Catherine Ségurane ? Tout simplement l’égérie des identitaires niçois de « nissa rebela », eux mêmes issus d’unité radicale, faction dissoute après l’attentat du 14 juillet contre le président Chirac.
                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nissa_Rebela

                    Faux-nez donc mensonge et islamophobie donc haine, deux éléments incompatibles avec l’enseignement que vous nous présentez.

                    Bien à vous, et merci pour cette utile mise au point.


                  • OMAR 15 septembre 2011 20:58

                    Omar 33

                    La Saugrenue, :" Arrêtez de dire ce qui est ou n’est pas contraire à l’enseignement du Bouddha.

                    Merci à l’auteur d’avoir confondu cette fausse bouddhiste.....
                    Non seulement elle se la jouait savante et probre, mais aussi altière suffisante..

                    Et pourtant, je me disais bien que Bouddha dans sa grande sagesse, ne detestait pas, ne detestait personne, encore moins les croyants d’une religion qui n’existait pas en son temps.

                     Maintenant c’est certain, au F. Haine, certaines confondent bouddhisme et islamophobie....


                  • MILAREPA 15 septembre 2011 23:52

                    Et beh vous êtes bien susceptible vous !!!
                    N’essayez pas de contrecarrer monsieur Raynaud vous êtes d’un niveau bien trop inférieur.
                    Nonobstant cela l’auteur est resté très courtois et compréhensif avec vous.
                    Enfin parler du dalaï lama c’est parler de quelqu’un qui représente à peine 4% des bouddhistes du monde entier.
                    Apprenez l’humilité et enrichissez vous de connaissances avec des personnes comme l’auteur.


                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 05:58

                    Milarepa :


                    Et beh vous êtes bien susceptible vous !!!
                    N’essayez pas de contrecarrer monsieur Raynaud vous êtes d’un niveau bien trop inférieur.
                    Nonobstant cela l’auteur est resté très courtois et compréhensif avec vous.
                    Enfin parler du dalaï lama c’est parler de quelqu’un qui représente à peine 4% des bouddhistes du monde entier.
                    Apprenez l’humilité et enrichissez vous de connaissances avec des personnes comme l’auteur.

                    ____

                    De quel droit me donnez-vous des ordres ?

                    De quelle hauteur parlez-vous pour me juger inférieure ?

                    De quelle science vous targuez-vous pour juger mes connaissances insuffisantes ?

                    Je suis bouddhiste, mais je ne suis pas aveugle.

                    Je conserve mon droit de voir que les religions sont dangereuses. L’islam plus que les autres. Le bouddhisme un peu moins que les autres. Mais toutes sont à surveiller.

                    Vous voyez bien quels Tartuffes s’expriment : ils n’ont que le mot « égoïsme » à la bouche quand les Occidentaux essaient de concilier bouddhisme et droits de la femme, ou bouddhisme et émancipation de l’individu ; mais ça ne les dérange pas de voir la situation dramatique dans laquelle se trouvent les femmes dans les pays traditionnellement bouddhistes.

                    Il y a, sur ce site, de vrais faux-culs qui voudraient avoir le monopole de la parole bouddhiste.

                    Désolée, mais, pour moi, l’humanisme d’abord. Toute doctrine qui ne défend pas l’humain (TOUS les humains, quel que soit leur genre) n’a aucune crédibilité quand elle se gargarise des mots amour, compassion, et gna gna gna et gna gna gna.



                    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 16:34

                      Je ne me fie qu’à l’enseignement de Bouddha (les sutra) ou des maître authentiques et non à ce qu’écrivent les uns et les autres sur le Bouddhisme, qui par ailleurs peuvent être interressants comme ceux que vous avez écrit.


                    • LeGus LeGus 15 septembre 2011 16:55

                      4 articles pour parfaire votre faux nez et des dizaines d’autres pour jeter à la mer les français pas assez saucisson pinard à votre goût.

                      Un peu de poésie bouddhiste...

                      Dites donc on ne vous reconnait plus Philippe Vardon, trop de socca ?


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 15 septembre 2011 17:38

                      @ Guy Raynaud


                      Moi, je ne considère comme authentiques que les textes évalués comme tels par les méthodes universitaires modernes.

                      Donc :

                      Tout ce qui est supposé écrit avant Açoka, je considère que la légende y a sa part.

                      Je considère les inscriptions d’Açoka comme le premier texte dont la datation soit certaine (texte contemporain de son support matériel)

                      Je me méfie comme la peste des « grands maîtres » et de leurs enseignements oraux supposés authentiques.

                      Je considère le canon pali comme écrit à une époque relativement reculée (arguments d’ordre stylistique).

                      Je considère les textes Mahayanistes comme écrits à des époques diverses par des personnes diverses.

                      Je considère Bodhidharma comme possiblement légendaire.

                      Ce qui précède traite de mon appréciation sur les conditions d’écriture du texte.

                      Quant à mon appréciation sur sa valeur intrinsèque, elle ne dépend ni de la date du texte ni de qui l’a écrit. Elle ne dépend que de l’opinion que je me forme moi-même.



                    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 18:09

                      A Catherine

                      Effectivement l’existence des personnages comme Bouddha, Jésus, Moïse et d’autres n’est pas certaine historiquement. Ce qui importe c’est la valeur de l’enseignement apporté : est ce que c’est une philsophie de vie qui peut libérer l’humain de ses carcans ? Pour comprendre une voie spirituellement il faut la vivre concrètement de l’intérieur : comment vivre « ici et maintenant.

                      Les Sutra, l’Evangile, la Bible, les Upanishad, ect. ne sont pas des livres d’histoire mais des enseignements de vie (une voie, une doctrine,une philosophie, on peut l’appeler comme on veut ce n’est guère important) . Personne n’est obligé d’y adhérer c’est un choix personnel, et chacun peut expérimenter si cela le transforme ou non. C’est pour cela que l’existence de Bouddha en tant que personne historique importe peu. Le critère est : ce que je fait »ici et maintenant" et qu’en sont les conséquences.

                       


                    • amipb amipb 15 septembre 2011 22:20

                      Catherine, comme toujours, vous vous proclamez bouddhiste mais n’en respectez même pas le fondement même. On peut dénoncer des pratiques qui nous semblent irrespectueuses d’une personne, d’un sexe, d’une ethnie, etc sans s’attaquer directement aux gens qui en usent.

                      Je dirai même que le simple fait d’attaquer est déjà une marque de défaite, car l’attaque provoquera nécessairement une réaction contraire, un durcissement.

                      Si vous voulez voir grandir le respect pour les femmes autour de vous, pratiquez l’écoute plutôt que l’enseignement, et argumentez votre position sans vous mettre en porte-à-faux.

                      Ainsi, vous arriverez à vos fins, même si une vie ne vous suffira peut-être pas.


                    • Jean Eymard-Descons 15 septembre 2011 23:20

                      Ca part en eau de buddha...


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 06:02

                      Amiqpb à moi :


                      « Si vous voulez voir grandir le respect pour les femmes autour de vous, pratiquez l’écoute plutôt que l’enseignement, et argumentez votre position sans vous mettre en porte-à-faux. »
                      ____

                      J’adore cette façon de me dire que les femmes doivent se taire pour être respectées.

                      C’est ce que les machos nous disent depuis 2000 ans.

                      Désolée, mais je continuerai à parler.

                      Et je continuerai à comprendre le bouddhisme en usant de mon propre cerveau, sans permettre à des « maîtres » (des hommes en général, comme c’est bizarre !) de penser à ma place.


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 06:13

                      Amiqpb à moi :


                      Ainsi, vous arriverez à vos fins, même si une vie ne vous suffira peut-être pas.

                      _____

                      Qui êtes vous pour juger du nombre de vies dont j’aurai besoin pour atteindre la libération ?

                      Sur quels critères vous jugez-vous supérieur à moi ?

                      Vous êtes puant.


                    • gaijin gaijin 16 septembre 2011 10:17

                      catherine
                      « si on crache le sang sur les autres c’est d’ abord la bouche qui est souillée »

                      par ailleurs :

                      la question n’est en aucun cas de comprendre le bouddhisme mais de le vivre a l’ intérieur de soi
                      de la façon dont vous en parlez j’ai l’impression que vous confondez compréhension et conscience ....

                      de la même manière quoi que vous ayez raison de dénoncer les abus liés a la religion et a la position de certains « maître » il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain
                      la religion peut être utile a certains et la relation a un maître aussi : le dharma est comparé a un radeau que l’on abandonne quand on a traversé la rivière .......mais pas avant.

                      il y a un autre type d’erreur dangereuse :
                      rester sur la rive en croyant être arrivé
                      cela vient de la formulation paradoxale de certains points de vue : on peut en effet se dire que puis qu’ il n’y a pas de but il n’y a nulle part ou aller et que par conséquent on est arrivé.
                      c’est la réalité du point de vue d’un bouddha mais si de notre point de vue ce n’est qu’un jeu verbal alors ce n’est pas du tout notre réalité

                       


                    • amipb amipb 16 septembre 2011 23:48

                      Où ai-je parlé des femmes ? Je parle de vous, et cela vaut pour les hommes comme pour les femmes, pour les enfants, comme pour les adultes ou personnes âgées.

                      Si vous pouviez mettre ce sentiment de persécution de côté de temps en temps, nos discussions s’en trouveraient apaisées.


                    • amipb amipb 16 septembre 2011 23:49

                      Où ai-je parlé des femmes ? Je parle de vous, et cela vaut pour les hommes comme pour les femmes, pour les enfants, comme pour les adultes ou personnes âgées.

                      Si vous pouviez mettre ce sentiment de persécution de côté de temps en temps, nos discussions s’en trouveraient apaisées.


                    • amipb amipb 16 septembre 2011 23:52

                      Catherine, je reprends votre texte car le système de réponse bégaie :

                      ---

                      Qui êtes vous pour juger du nombre de vies dont j’aurai besoin pour atteindre la libération ?

                      Sur quels critères vous jugez-vous supérieur à moi ?

                      Vous êtes puant.
                      ---
                      2 mots étaient essentiels dans ma phrase : « peut-être ». Il n’y a donc aucun jugement de valeur, mais uniquement le fait que, d’expérience, vouloir changer le monde est une tâche titanesque.

                      Et promis, je changerai d’eau de toilette.


                    • De la hauteur 15 septembre 2011 15:08

                      j’ai une question qui me taraude depuis qu’elle que temps qu’est l’intérêt de se bouddhisme militant que l’on observe depuis quelque temps en Europe et dans le Monde ?

                      Le Christianisme est à se point déformé, pour que l’on nous présentes comme seul alternative soit le Bouddhisme où l’Islam ?

                      Il est vrais que pour beaucoup de personne le Christianisme se définit par ses différentes confessions religieuses, qui est en réalité bien réducteur, car le véritable Christianisme ne peut êtres enfermé dans des confections dogmatiques.

                      Et que de personnes réalise que le Christianisme est toujours en devenir, et que le Bouddhisme à joué un rôles important dans l’histoire de l’humanité c’est lui qui à apporté à la conscience humaine la compassion et à ouvert à la compréhension de l’Amour qui c’est réalisé dans le mystére du Golgotha pour l’ humanité entière.

                      Ceci dit je n’es pas d’opposition aux véritables Bouddhistes, je suis simplement rétif aux discours des néo - Bouddhistes Occidentales qui font une soupes infâmes de réalités Spirituelles et de théorie quantiques de la physiques modernes en faisant fis qu’il y a une inconséquences évidentes que se sont deux sujets qui ne peuvent pas se réunir dans le Boutisme.

                      Un des messages que l’Orient doit apporté à l’Occident, c’est la conscience du Karma et de la réincarnation, et les conséquence du Kama que l’on produit à chaque instant.

                      Cette idées est sous-jasant dans la pensé chrétienne par l’idée de la prédestination et du destin, est une forme déguisé de parler du karma. Et une lecture attentive des Évangiles le confirme notamment dans les récits des miracles de Jésus- Christ.

                      il y a plus d’un point commun entre le Bouddhisme et le Christianisme si l’on s’intéresse véritablement aux textes Spirituelles et non pas à la spéculation théologie qui embrouille le tous.

                        


                      • amipb amipb 15 septembre 2011 22:25

                        La réincarnation n’existe pas dans le bouddhisme, il s’agit d’une mauvaise traduction. Ou alors, nous nous réincarnons à chaque souffle...

                        Le bouddhisme, l’islam ou n’importe quelle religion ne sont pas des « alternatives », mais des chemins à part entière. Et tous ces chemins sont respectables. Aucun n’a plus de valeur que l’autre.


                      • gaijin gaijin 16 septembre 2011 09:54

                        amipb
                        « Et tous ces chemins sont respectables. Aucun n’a plus de valeur que l’autre. »
                        je me permet d’ajouter que l’on ne choisit pas son chemin ou en tout cas pas sur des critères intellectuels et rationnels
                        la nature de l’ incarnation fait qu’a l’image d’un diapason chacun « vibre » a sa propre fréquence et entre en résonance avec certaines fréquences voisines
                        au delà chacun peut s’accorder a toutes les fréquences de manière indifférenciée


                      • De la hauteur 16 septembre 2011 10:12

                         -La réincarnation n’existe pas dans le bouddhisme - vous avez une vision un peut étroite que veux dire avoir accès au rang Bodhisattva pour êtres Bouddha . Ce n’est que par les réincarnations que cela peut se réaliser.

                        Il y a eux plusieurs individualités qui on eu accès aux rands de Bouddha, il vont êtres 12.

                        Connaissez vous les états de : Dhyani - bouddha, - Any- Bouddha, Bouddha, Maitreya Bouddha qui s’incarne aux rythmes de tous les 3500ans ? et avant d’êtres Bouddha,
                        Ils sont aux rangs de Bodhisattva et pendant 3500ans, Ils remplissent leurs missions de Bodhisattva en s’incarnent tous les cent ans. Il y a eux plusieurs individualités qui on eu accès aux rands de Bouddha

                        il ne faut pas détermine le Bouddhisme exclusivement par sa branche Chan, et Zen qui est un syncrétisme avec le Taoïsme , il faut se basé sur le bouddhisme primordial celui qui est directement issue du Bouddha.


                      • amipb amipb 16 septembre 2011 23:29

                        Non, De la hauteur, ce n’est pas au travers des réincarnations, mais au travers du Karma, à l’image d’une bougie qui en allume d’autres.

                        Y a-t-il une âme passée entre ces bougies ? Y a-t-il une essence ?

                        Il peut arriver qu’un maître fasse germer (c’est une image) plusieurs petits maîtres à sa mort.


                      • De la hauteur 17 septembre 2011 00:14

                        cela m’empêche pas qu’il y a réincarnation pour la raison simple, une vie ne suffit pas pour compensé ses erreurs du présent , alors que l’on vie dans le présent ont vie les conséquences de son karma du passé.

                        Comment expliqué qu’il y a des êtres de génie alors que ses géniteurs sont insignifiant ?

                        Comment comprendre que le sort s’acharne sur soi alors pour d’autre, c’est une vie sans soucie ?

                        Il y n’a pas que l’explication matérielle des fais qui réponde à ces questions, il y aussi ce que l’on appelle l’économie Spirituelle ? et elle a une grande influence dans notre destin plus que les causses physiques.


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 15 septembre 2011 15:24

                        Bonjour l’auteur,

                        le Bouddhisme il a foiré parce que en rentrant d’Inde les Hippies ne parlaient que de chakras, Bagagista autres...vous êtes parti pour faire la même bêtise avec vos charabias. On s’en fout de ces termes techniques et autre scientifiques illuminés qui les manipulent, on peut résumer le Bouddhisme en quelques mots, sinon, ça devient vite du Botulisme...il suffit de se dominer soi même, alors on devient plus fort que celui qui de Paris cherche à dominer le monde entier, Simple.

                        J’aimerais avoir votre avis sur ma propre approche : http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/ames-rigides-s-abstenir-52317


                        • Guy Raynaud 15 septembre 2011 16:14

                          Il faut faire attention, au ne peut comprendre le Bouddhisme à travers des voies qui mélangent un peu tout. Les hippies en particulier qui ont fait du syncrétisme avec les diverses traditions orientales. Vous dites « il faut se dominer soi-même », c’est la finalité de toute les traditions spirituelles. Mais cela ne se fait pas tout seul, il faut une méthode et une pratique. Le Bouddhisme en propose une, mais on peut en, trouver ailleurs dans d’autres traditions. Et cela ne se fait pas en un jour, il y faut toute une vie, et c’est toujours à recommencer ! Ce qui fait la difficulter c’est que nous vivons au sein d’une culture dont les valeurs sont en opposition avec les valeurs présentées par Bouddha (entre autre). J’irai consulter votre site pour connaître votre approche.


                        • Betov 15 septembre 2011 17:18

                          « il faut une méthode et une pratique. Le Bouddhisme en propose une »

                          Justement pas et c’est bien dommage. C’en est à un tel point de nullité que l’attitude la plus courante chez les bouddhistes est de déclarer tout de go qu’ils leur faudra encore plusieurs réincarnations pour venir à terme. Quelle pitié !!!


                        • Guy Raynaud 15 septembre 2011 17:21

                          Votre article est interressant, il parle de végétarisme, d’ascese, c’est a dire de vie simplifiée. Le Bouddha disait que la vraie richesse n’était pas de posséder beaucoup mais d’avoir peu de besoin. Vous parlez aussi de ceux qui cherche par eux-même de se libérer de ce monde fait de violence et de brutalité, c’est très bien. Mais le Bouddhisme ne prône pas l’individualisme : on ne peu s’en sortir seul sans les autres. le bouddhisme demande solidarité et coopération...

                          Merci de m’avoir fait partager cette expérience.


                        • Guy Raynaud 15 septembre 2011 17:23

                          ce message s’adressait à SION 2


                        • MILAREPA 16 septembre 2011 00:21

                          @ Lisa sion 2
                          Waouh !Votre intervention dénote une grande méconnaissance du bouddhisme...
                          Parler de l’article comme de charabia démontre bien votre inculture,vous n’êtes pas prêtes d’écrire des mots aussi sensés de spiritualité et de logique bouddhiste que Mr Raynaud !
                          C’est bien de lire mais après il faut travailler sur soi même sinon l’on reste aussi idiot/e mais avec en plus un égo surdéveloppé croyant connaître plein de choses.
                          C’est quoi bagagista ?Vous vouliez certainement plutôt évoquer la Baghavad-Gita ,sommité spirituelle de la doctrine du védanta.
                          Bonne continuation dans votre évolution spirituelle.


                        • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 08:42

                          Décidément, Milarepa, vous vous faites une spécialité de traiter de haut les femmes du forum.

                          Moi, j’ai parfaitement compris ce qu’a voulu dire Lisa par « bagagista » : elle déforme pour s’en moque les mots « Baghavad Gita ».

                          Elle se livre à des moqueries, si vous préférez. Elle se fout de la gueule des calotins en tous genres en les mettant dans le même sac.


                        • MILAREPA 16 septembre 2011 13:42

                          à Catherine segurane
                          Pas du tout madame je n’ai rien contre les femmes et si Mr raynaud était une femme je l’aurai encensé de la même manière.
                          C’est juste qu’il vaut mieux éviter d’écrire des contre vérités que ce soit spirituelles ou dans tous autres domaines,d’autant plus lorsque l’on publie sur un site tel agoravox avec beaucoup de lecteurs/lectrices.
                          Bon aprés midi madame.


                        • De la hauteur 15 septembre 2011 16:27

                          Il y a un très beau parallèle entre le chemin octuple du bouddha et le Sermon sur la montagne du Christ.

                          • A « Prajñā ; paññā » : la grande sagesse parfaite :
                            • 1 « samyag-dṛṣṭi ; sammā-diṭṭhi » : vision juste ou compréhension juste (de la réalité, des quatre nobles vérités) ;
                            • 2 « samyak-saṃkalpa ; sammā-saṅkappa » : pensée juste ou discernement juste (dénué d’avidité, de haine et d’ignorance) ;
                          • B « Śīla ; Sīla » : la moralité, la discipline, l’éthique :
                            • 3 « samyag-vāc ; sammā-vācā » : parole juste (ne pas mentir, ne pas semer la discorde ou la désunion, ne pas tenir un langage grossier, ne pas bavarder oisivement) ;
                            • 4 « samyak-karmānta ; sammā-kammanta » : action juste (respectant les Cinq Préceptes) ;
                            • 5 « samyag-ājīva ; sammā-ājīva » : moyens d’existence justes ou profession juste ;
                          • C « samādhi », la discipline mentale, la concentration ou la méditation ;
                            • 6 « samyag-vyāyāma ; sammā-vāyāma » : effort ou persévérance juste (de vaincre ce qui est défavorable et d’entreprendre ce qui est favorable) ;
                            • 7 « samyak-smṛti ; sammā-sati » : attention juste, pleine conscience ou prise de conscience juste (des choses, de soi - de son corps, de ses émotions, de ses pensées -, des autres, de la réalité) ;
                            • 8 « samyak-samādhi ; sammā-samādhi » : concentration, établissement de l’être dans l’éveil (vipassana).

                          Il y a huit Béatitudes évangéliques :

                          1 Bienheureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux leur appartient.

                          2 Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre.

                          3 Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

                          4 Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

                          5 Bienheureux les miséricordieux, car ils trouveront miséricorde.

                          6 Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu.

                          7 Bienheureux les pacifiques, parce qu’ils seront appelés enfants de Dieu.

                          8 Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour l’amour de la justice, car le royaume des cieux leur appartient.

                          et la synthèse avec Saint François d’Assise.

                          Prière de St François d’Assise !

                          Seigneur,

                          Faites de moi un instrument de votre paix.

                          Là où est la haine, que je mette l’amour.
                          Là où est l’offense, que je mette le pardon.
                          Là où est la discorde, que je mette l’union.
                          Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
                          Là où est le doute, que je mette la foi.
                          Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
                          Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
                          Là où est la tristesse, que je mette la joie.

                          Faites que je ne cherche pas tant à être consolé que de consoler,
                          D’être compris que de comprendre.
                          D’être aimé que d’aimer.

                          Parce que
                          C’est en donnant que l’on reçoit,
                          C’est en s’oubliant soi-même qu’on se retrouve
                          C’est en pardonnant qu’on obtient le pardon.
                          C’est en mourant que l’on ressuscite à l’éternelle vie.


                          • Guy Raynaud 15 septembre 2011 16:37

                            C’est interressant ce que vous dites, merci.

                            Je connais la prière de St François d’Assise, elle très belle.


                          • amipb amipb 15 septembre 2011 22:29

                            Merci, « De la hauteur », pour cette analyse intéressante ainsi que ce joli texte.

                            Permettez-moi d’y répondre par un poème du maître zen vietnamien, Thich Nhat Hanh, « Appelez-moi par mes vrais noms » :

                            Ne dites pas, je serai parti demain,
                            car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.

                            Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde
                            bourgeon sur une branche printanière,
                            oisillon aux ailes encore fragiles,
                            apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
                            chenille au coeur d’une fleur ;
                            bijou caché dans une pierre.

                            Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer :
                            Mon coeur est rythmé par la naissance et
                            la mort de tout ce qui est vivant.

                            Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière,
                            et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps pour manger l’éphémère.

                            Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire,
                            Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.

                            Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique,
                            aux jambes pareilles à des bambous fragiles,
                            et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.

                            Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation,
                            Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate,
                            et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :

                            Je suis un membre du Politburo,
                            et je suis l’homme qui doit acquitter sa « dette de sang » envers mon peuple,
                            mourant lentement aux travaux forcés.

                            Ma joie est comme le printemps, chaude,
                            au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie.
                            Ma peine forme une rivière de larmes, débordante,
                            au point d’emplir les quatre océans.

                            S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms,
                            Que j’entende ensemble mes cris et mes rires,
                            Que je voie ma joie mais aussi ma peine.

                            Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms,
                            Que je m’éveille, et ouvre pour toujours la porte de mon cœur,
                            la porte de la compassion.


                          • De la hauteur 15 septembre 2011 23:19

                            Merci pour ce texte, je voudrais vous faire partagé une citations de Angelus Silesius

                            Homme, ne montre pas trop haut et ne tire gloire de rien d’autre :

                            La plus belle sagesse c’est de ne pas être sage.

                            (Le Pélerin chérubinique)


                          • gaijin gaijin 16 septembre 2011 09:38

                            merci a tous pour ces textes très beaux
                            conscience compréhension et compassion ne devraient jamais nous quitter
                            a l’époque du sermon sur la fleur unique parmi l’assemblée des disciples une seul sourire
                            aujourd’hui tout le monde et son voisin se prétend maitre de zen
                            d’où cela vient t’ il ?
                            il y a 700 ans déjà :

                            « enseigner la loi et le zen
                            par recherche d’une réputation
                            prononcer des mots rabaissant l’autre
                            tout cela me suffoque
                            si dialogue raison et générosité manquent
                            il n’y a que combat démoniaque
                            et l’ inscience augmente »
                            IKKYU

                            et l’augmente


                          • babadjinew babadjinew 15 septembre 2011 18:22

                            Tout n’est qu’illusion.......


                            Omnamashivaya pour le Gange, pour Shiva, pour l’hindouisme, assez loin du Bouddhisme......

                            Au Mane Padme Aum pour un joyaux né à Lumbini (Peut être......)

                            Amen pour d’autres......

                            Mais bon est ce si important de situer l’essence ou l’origine de certaine choses ? La méditations, la prière le recueillement, voilé, à poils, en pantoufle ou en guenilles si son énergie est orienté vers la création de lumière (penser ou ondes positives) cela ira forcement vers un mieux pour tous le monde.....

                            Point besoin de dogme, point besoin de grand discours, point besoin de chercher les différences ou le ressemblances, Être tendu vers la lumière est suffisant pour changer le monde. En soutane, en jean même sous un voile si on le porte de son plein grès.....

                            Les boites à conneries du monde entier se chargent déjà bien assez de ne diffuser partout ténèbres et désastres..... 

                            Il suffit d’y croire comme un certain Peter Pan, et le plus drôle c’est que cela fonctionne.....

                            Om Shanti Om



                             

                            • la_gata la_gata 18 septembre 2011 17:16

                              en tant que restera des gens comme vous , on sait que l’espoir d’un mieux pour le monde n’est pas vain ...
                              je suis d’accord que le plus important c’est de se rendre compte des trois etats que explique l’auteur de l’article :
                              -les êtres humains ne sont pas seulement que matière.
                              -tout est impermanent
                              -tout est interconnecté
                              .
                              comment on arrive a cette connaissance (religion, méditation , EMI , entheogene ) ce n’est pas relevante .
                              par contre une fois que on le sait , (cas de mystiques de partout dans le monde ,independement de son religion ,ou absence de) c’est presque naturel de pencher vers la lumière et faire de son mieux pour agrandir le bilan du coté positif .

                              mais malheureusement , surtout dans le cas des religions , ce ne sont que quelques uns que ont ces connaissances DIRECTES par le vecu, , le reste .. continuera encore , a se chamailler , pour un voile ou une nudité , ou etc etc etc ..


                            • Ptetmai 15 septembre 2011 20:16

                              On ne peut que féliciter l’auteur d’avoir souligné ceci :


                              « Il existe en tout être humain un « mal être », une « insatisfaction existentielle  » (Dukkha en sanskrit, mal traduit par « Souffrance) »

                              Quoique le « tout être » soit excessif. 

                              Et pourtant de doctes auteurs très réputés et pratiquants parfois, hélas, commettent cette erreur foncière à propos de Dukkha. 

                              Effectivement il n’y a probablement qu’un fond de vérité dans l’histoire de ce bouddha-là, ce qui est un peu ennuyeux.

                              Il y a un regret majeur à exprimer et à conscientiser : sauf erreur le bouddhisme initial et toutes ses « chapelles » depuis sont athées et ça c’est une erreur insensée, surtout si la méditation ne finit pas par faire revenir dessus

                              Mais une vie de bouddhiste peut constituer une épreuve enrichissante dans l’évolution spirituelle dont l’aboutissement finale est la retour à/dans la Source Eternelle Bienveillante (ou Aimante ?) de tout. 

                              Parce que notre Source à tous ne pouvait rien nous souhaiter de mieux comme raison d’être : s’efforcer chaque jour vie après vie d’être de plus en plus altruiste, ce qui suppose de s’efforcer donc chaque jour d’être plus équanime et sage.

                              Sans dogmes, sans prophètes (celui qui parle pour et inspiré par ... sa grande imagination) , sans maîtres (qu’il peut néanmoins être intéressant de lire, sans textes sacrés (qui servent parfois à justifier des crimes), sans cultes (qui relèvent quelque peu du grégarisme) , quoique , ça va de soi modestement, ouvert au dialogue sans le moindre prosélytisme, mais sans perdre une occasion d’offrir de partager une conviction. 

                              Faut-il préciser à qui en douterait que l’auteur de ces lignes pense être à peine au tout début du début du chemin ?



                              • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 06:10

                                Le Dalai-Lama s’associe à une déclaration tendant à inscrire l’interdiction du blasphème au rang des droits de l’homme :





                                • Betov 16 septembre 2011 08:21

                                  Ce n’est pas la première association glissante à laquelle se soit livré ce personnage nauséabond. De nos jours, on voit clairement à quoi sert ce type de pourrissement de l’esprit, en politique.


                                • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 08:44

                                  Si on voulait remonter plus haut dans le temps, on pourrait aussi parler de la façon dont le bouddhisme zen a été associé au militarisme japonais durant la seconde guerre mondiale.


                                • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 08:54

                                  On pourrait aussi parler des affaires d’abus sexuels de disciples par leur « maître », qui commencent à sortir :

                                  http://bouddhanar.blogspot.com/2009/02/larbre-des-refuges.html

                                  http://www.la-question.net/archive/2007/09/20/les-ignobles-verites-du-bouddhisme-par-zacharias.html


                                  • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 08:55

                                    Evidemment, quand on fait taire les bouddhistes femmes, ces sâles histoires sortent moins !


                                  • amipb amipb 16 septembre 2011 23:33

                                    J’imagine que vous avez sciemment oublié la volonté du Dalaï Lama de renaître en femme ? Pourquoi ?


                                  • Guy Raynaud 16 septembre 2011 09:21

                                    A Catherine,

                                    Je suis au courant des faits que vous rapportez, j’ai lu les livres les rapportant. Mais cela n’infirme en rien les enseignements spirituels. Comme je l’ai dit en réponse à un commentaire, ce ne sont pas les traditions spirituelles qui sont en cause mais les humains qui pour justifier leurs méfaits s’appuient à tort sur celle-ci. Les huimains sont « imparfait » ils sont mus par ce que Bouddha appelle la « soif », ce que j’explique dans mon texte, et celle-ci existe en chacun de nous, vous comme moi. Le premier pas à faire est d’en prendre conscience.


                                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 10:15

                                      Finalement, je dois vois remercier, toi et Amipb, de toute la merde que vous avez déversée sur moi, car elle m’a inspiré un article qui vient de paraître :

                                      http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/des-religieux-dalai-lama-compris-100802


                                    • amipb amipb 16 septembre 2011 23:38

                                      Votre article est biaisé, comme démontré dans les commentaires et prouve une nouvelle fois que votre attachement au bouddhisme n’est que formel.

                                      Quand donc pensez-vous pratiquer et tenter d’échapper à la haine de l’autre qui vous taraude ?

                                      Vous présenter comme bouddhiste tout en répandant des idéologies fascistes me semble bien plus grave que les nombreux appels à la raison que d’aucuns, dont moi, ont pu lancer.

                                      Est-ce ce sentiment de persécution qui vous pousse à vouloir persécuter les autres ?


                                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 17 septembre 2011 01:01

                                      Encore une fois, je ne hais personne.


                                      Simplement, l’islam est incompatible avec une société humaniste. Il doit être combattu politiquement, et je m’y emploie.



                                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 septembre 2011 07:13

                                      En Al Andalus comme dans toute société musulmane, l’esclavage existe, les sociétés non musulmanes voisines sont victimes de razzias, les femmes sont les esclaves des hommes, les juifs et chrétiens sont réduits au statut inférieur de « dhimmi », les païens et athées ont le choix entre la conversion et la mort.



                                    • Surya Surya 16 septembre 2011 10:40

                                      Bonjour Guy Raynaud,

                                      Et dire que, par manque de temps pour me connecter sur internet hier, j’ai failli passer à côté de votre excellent article !
                                      Je n’ai pas une connaissance très étendue ni très profonde du Bouddhisme, mais j’ai l’impression que tout est dit et remarquablement synthétisé dans votre texte. Je prends bonne note des lectures que vous avez conseillées.
                                      Très bonne journée à vous,


                                      • cousin 18 septembre 2011 06:31
                                        Les 4 nobles vérités du Bouddha

                                        La vérité de la souffrance,
                                        la vérité de l’origine de la souffrance,
                                        la vérité de la cessation de la souffrance,
                                        la vérité du chemin de la cessation de la souffrance.

                                        Sommes-nous heureux et libres, chaque jour, à chaque instant ?

                                        Ou sommes-nous esclaves des circonstances et de nous-mêmes ?

                                        Nous cherchons à survivre, flottant au grès des circonstances, guidés par la peur de la mort.

                                        Si nous sommes seuls, au bout d’un certain moment, un trouble nous affecte, minés qu’on est par nos pensées et nos fantasmes. courant sans fin après nos désirs et même après le Désir. Nous cherchons à prouver quelque chose, mais quoi ? On cherche le plaisir par une action, un divertissement, une conversation et ne trouvons, rien, que la souffrance finalement. Nous sommes toujours malades.

                                        Nous sommes esclaves de nos désirs.

                                        Les idées, la culture, la science, toutes ces constructions du domaine intellectuel ne sont qu’une création ou actualisation des désirs.

                                        Mais sans désirs sommes nous rien ?

                                        Tout est dans le Désir.

                                        Il faut le regarder car nous sommes le Désir.

                                        Dans le désir il y a le voyant, l’être, la félicité, la puissance et la liberté.

                                        Pourquoi nos désirs sans cesse renaissants et insatisfaits ?
                                        Parce que nous ne voyons pas.

                                        Nous refusons l’être.

                                        Nous avons perdu la félicité qui n’est que la béatitude de la liberté infinie et éternelle.

                                        Nous sommes impuissants le jouet de nos idées, émotions, croyances, évènements et perceptions.

                                        Nous en sommes les esclaves.

                                        Quand serons-nous libérés des choses qui nous entravent ?

                                        Mieux encore, quand nous les trouverons savoureuses, merveilleuses, infinies et que nous les créerons comme la parure du plumage de la queue du Paon. Étant elles et dansant dans cette pure lumière consciente qui crée ce qu’elle voit, une création sans limite. Pure énergie de vie et de joie. Pure vibration de joie de se sentir à l’infini, sans lassitude, sans cesse tout nouveau et sans fin, une plénitude incomparable. Il n’y a qu’une puissance consciente infinie qui rêve l’univers, reflet infini, et nous sommes cette unique puissance car il n’y à rien d’autre qu’elle.

                                        Et tout n’est que lumière consciente toujours toute nouvelle et pourtant sans commencement et sans fin.

                                        La trame des efforts étant mise en pièces, l’ambroisie flue de l’océan de la Conscience qui, bien qu’elle vibre à l’intérieur de toute chose, est scellée par un grand sceau ; gloire au héros qui après avoir totalement soulevé le sceau par des moyens appropriés, jouit de l’ouverture interne, source de parfaite plénitude.

                                        Gloire à lui, ce héros maître de l’énergie.

                                        plus ici

                                        la source ici

                                        bouddhisme tibétains ici


                                        • Old Dan Old Dan 18 septembre 2011 07:36


                                          Il lisait par-dessus mon épaule et :
                                          - Qu’est-ce qu’il y a comme gens compétents en bouddhisme !
                                          Puis il est reparti s’assoir devant le mur
                                          comme il le fait chaque jour pendant 30 à 50 minutes
                                          depuis 52 ans...


                                          • gaijin gaijin 18 septembre 2011 08:18

                                            il était une fois
                                            trois moines qui avaient décidé de faire une retraite en silence dans une grotte
                                            a un moment l’unique bougie s’ éteint
                                            un moine dit : « la bougie s’est éteinte »
                                            un autre : « silence on ne doit pas parler »
                                            et le troisième : « vous êtes d’ ignorants imbéciles il n’y a que moi qui n’ai pas parlé »

                                            véritable maitre du zen
                                            la bougie s’est éteinte ....vraiment !


                                          • Betov 18 septembre 2011 09:13

                                            Le fait que cet article sans intérêt, écrit par un personnage qui ne connait manifestement rien de l’expérience mystique soit toujours là est confondant.

                                            Dans le même temps, l’intéressant article de Catherine au sujet de l’agression sur le thème du blasphème, paru postérieurement à celui-ci et davantage commenté, semble avoir disparu. La politique d’édition laisse rêveur.


                                            • gaijin gaijin 18 septembre 2011 11:19

                                              curieusement si la situation avait été inversée j’aurais fait la même remarque .......


                                            • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 septembre 2011 11:30

                                              Je ne me plains pas.


                                              Mon article est toujours parmi les plus lus sur Agoravox, et il a été repris sur l’excellent blog de Sami Albeed :


                                              Sans compter les multiples envois à Facebook et autres instruments de buzz.


                                            • Betov 18 septembre 2011 12:16

                                              Je remarque juste que le mode collecto-collaboratif tire clairement vers le bas. Il s’en suit que, comme on l’a vu ici même, la quéquette à Strauss-Kahn fait recette à plein, alors que, à l’opposé, des articles d’une certaine tenue seraient de toute évidence non publiés.

                                              C’est triste. Plus l’article est stupide et vulgaire, plus il a de probabilité de passer.


                                            • Catherine Segurane Catherine Segurane 18 septembre 2011 13:01

                                              @ Betov


                                              Salut, et merci de tes encouragements.

                                              En fait, c’est surtout au puant Gaijin que je répondais.

                                              Mon message visait à lui dire que sa faible appréciation de mon article n’empêchait pas son succès.

                                              Bien cordialement.




                                            • Betov 18 septembre 2011 13:49

                                              Oui, javais compris, en fait.

                                              Ce qui me tarabuste tient à la philosophie politique générale. D’un côté, la droite fascisante avec ses absurdes concepts d’élites formées à l’idéologie de la meute, de l’autre la triste platitude dite « démocratique » du nivellement par le bas. D’Artagnan d’un côté, la Ferme célébrités de l’autre. smiley

                                              On dit qu’un sage chinois s’est jeté dans le fleuve avec une pierre au coup quand l’empereur l’a fait mander...


                                            • Amelia Amelia 18 septembre 2011 15:51

                                              La droite fascisante elle est juste à côté de vous, représentée par Segurane. Celle qui se prétend bouddhiste pure et dure, tout en étant favorable à la guerre contre l’Iran : « Si l’Iran se faisait attaquer, je serais d’accord... » (l’auteur de l’article nous dira peut-être si c’est concevable d’être à la fois bouddhiste et favorable à la guerre). 
                                               Avant d’être bouddhiste, Segurane fait surtout partie de la droite fascisante sioniste... 
                                               

                                            • chapoutier 18 septembre 2011 16:11

                                              amelia

                                              vous avez parfaitement cerné le seguran (le masculin est volontaire)


                                            • mahatma mahatma 18 septembre 2011 16:33

                                              Certains portent des déguisements,
                                              première fois que je vois utiliser ainsi Bouddha et sa philosophie,
                                              pour donner un semblant de lumière à des « murmures assombrissants »

                                              La lumière aura toujours ceci de supérieur à l’ombre, c’est que si vous faites entrer une source de lumière dans une pièce obscure, c’est toujours l’ombre qui recule, qui prend la fuite, jamais l’inverse
                                              l’ombre n’est qu’absence de lumière,


                                            • jaja jaja 18 septembre 2011 16:51

                                              « Segurane fait surtout partie de la droite fascisante sioniste... » Ce qui fait qu’on peut voir à quel point ces gens du FN sont « anti-mondialistes » alors qu’ils sont en fait alignés sur l’impérialisme américain et sa marionnette sioniste tout en faisant semblant (parfois) de s’en démarquer.
                                              La campagne raciste et islamophobe du FN servant idéologiquement au mieux la politique US d’agression des peuples arabes...


                                            • Yohan Yohan 18 septembre 2011 16:54

                                              Jajait partie de l’extrème gauche antisémite et islamophile


                                            • jaja jaja 18 septembre 2011 16:57

                                              Je fais partie d’une extrême gauche qui t’emmerde et qui comprend aussi de nombreux juifs qui sont mes amis...


                                            • Guy Raynaud 18 septembre 2011 17:42

                                               A Amélia

                                              Bouddha à toujours dit que toutes les guerres sont injustifiables. Il y a deux Sutra (discours du Bouddha) qui parlent de ça. Un bouddhiste ne peut être que contre toutes guerre et vivre dans la non-violence. Pour un bouddhiste il ne peuit y avoir de guerres justes...


                                            • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 06:27

                                              Amelia écrit :


                                              La droite fascisante elle est juste à côté de vous, représentée par Segurane. Celle qui se prétend bouddhiste pure et dure, tout en étant favorable à la guerre contre l’Iran : « Si l’Iran se faisait attaquer, je serais d’accord... » (l’auteur de l’article nous dira peut-être si c’est concevable d’être à la fois bouddhiste et favorable à la guerre). 
                                               Avant d’être bouddhiste, Segurane fait surtout partie de la droite fascisante sioniste... 
                                              ____

                                              Je réponds :

                                              La citation est tronquée.


                                            • Hermes Hermes 17 octobre 2011 11:34

                                              Pour un bouddhiste ....

                                               Pour un être humain aussi tout simplement.

                                              Amicalement.


                                            • mahatma mahatma 18 septembre 2011 13:47

                                              Remerciement pour cet article, 
                                              même s’il n’y a rien, ni personne et qu’il ne s’est jamais rien passé ... smiley


                                              • Guy Raynaud 18 septembre 2011 14:13

                                                Pour en terminer, en ce qui me concerne. Je remercie tous ceux qui par leurs commentaires ont apporté des précisions, des prolongement, et des éclairages sur le texte que j’ai publié. Merci à ceux qui par leur critiques ont permis de maintenir un débat... Je rappelle que ce que je viens d’écrire ne sont pas mes opinions personnelles, j’ai essayé de présenter simplement (et trop succinctement) ce qu’était réellement le Bouddhisme à ceux qui ne le connaissent pas ou le connaissent peu, afin qu’il n’y ait pas de confusion à ce sujet !. Y suis-je parvenu ?, je ne sais.


                                                • Betov 18 septembre 2011 14:53

                                                  Pour expliciter ce qu’est une chose donnée, il ne suffit pas d’endosser l’habit de celui qui sait de quoi il parle, Guy.

                                                  Tu ne sais manifestement rien de l’expérience mystique, puisque je t’ai tendu la perche plusieurs fois sans aucune réaction de ta part. Tu ne sais donc pas du tout à quoi je fais allusion et tu n’est donc en rien qualifié pour écrire sur la chose. Tu n’est qu’un religieux ordinaire qui, comme tout religieux, tu prends la forme pour le fond.

                                                  C’est toute la problématique des Maîtres à penser. Est fait Maître à penser celui qui prétend l’être, par ceux qui savent qu’ils ne le sont pas. La double escroquerie est en place avant même de commencer.

                                                  Il ne peut pas exister d’individu qui expliquerait ce qu’est l’expérience, à autrui. Pas d’initiateur pour la simple raison que personne ne peut initier personne. On est radicalement seul face au vide et sans parachute. Soit la peur fait reculer, soit on plonge dans le rien. C’est tout pour le premier pas, et ce premier pas, toi qui a l’immense prétention de vouloir enseigner autrui, non seulement tu ne l’a pas fait, mais tu n’a pas même conceptualisé la problématique de la dissolution.

                                                  Apprend à danser au bord du précipice. Un jour viendra peut-être, par inadvertance...


                                                • mahatma mahatma 18 septembre 2011 17:18

                                                  Merci à vous ...
                                                  Peut-être pourriez vous en publier d’autres ... ?


                                                • mahatma mahatma 18 septembre 2011 17:20

                                                  @Guy Raynaud

                                                  Merci à vous ...
                                                  Peut-être pourriez vous en publier d’autres ... ?


                                                • gaijin gaijin 19 septembre 2011 10:06

                                                  votre article était très clair et très juste
                                                  continuez
                                                  il est urgent que les personnes qui souhaitent aller au delà de la polémique politicienne se fassent entendre ......

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