• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Religions > Antisémitisme et Théologie chrétienne

Antisémitisme et Théologie chrétienne

Quand on évoque l’antisémitisme dans certains milieux chrétiens, il est courant d’entendre que c’est un problème du passé : désormais, les chrétiens - et les catholiques en particulier - ne persécutent plus les juifs, Vatican II a supprimé l’épithète infamante de « peuple déicide » attribuée aux juifs et qui a été la toile de fond de tant de persécutions. Pourtant le problème de fond lié à la perception très différente de la personne de Jésus par les Juifs et les Chrétiens reste. Seul un Christianisme qui comprendra pleinement la dimension juive de Jésus et un Judaïsme réalisant clairement sa dimension messianique permettront d'aller plus loin dans la voie de la réconciliation. 

Un problème du passé ? 

Pour beaucoup de chrétiens, la bonne entente prévaut aujourd’hui entre Juifs et Chrétiens, nous vivons dans une époque de droits de l’homme, toutes les religions sont reconnues et respectées, l’antisémitisme existe peut-être encore dans certains groupes musulmans ou fascisants mais pas chez les bons chrétiens.

Pourtant, l’actualité semble régulièrement réveiller d’anciennes blessures et à diverses occasions, une certaine incompréhension semble ressurgir entre juifs et chrétiens.

Ainsi, la proposition de canonisation du pape Pie XII a suscité de vives réactions de la part de la communauté juive pour son rôle au cours de la deuxième guerre mondiale. Ceci fait suite aux réactions face au retour dans le giron de l’Eglise d’un évêque révisionniste, Mgr Williamson. Auparavant un film, « La Passion » de Mel Gibson a été très bien accueilli par de nombreux chrétiens et a même suscité des expériences de conversion tout en étant perçu par certains juifs comme une œuvre réveillant les divisions entre juifs et chrétiens en mettant l’accent sur la responsabilité des juifs dans la passion et la crucifixion du Christ. Bien sûr, on ne peut demander aux chrétiens de renier leur foi et quand des juifs font allusion à l’antisémitisme supposé de certains passages du Nouveau Testament, ils touchent un terrain très sensible et heurtent de nombreux chrétiens pour lesquels les écrits du Nouveau Testament sont inspirés par Dieu.

Dans les années précédentes, l'installation du Carmel à Auschwitz, et spécialement d’une grande croix dominant le camp de la mort, a été une source de tensions importantes jusqu’à ce que Jean-Paul II demande de retirer la croix pour calmer la situation. « Après tout, disaient les catholiques polonais, les sœurs du Carmel prient pour les morts et la croix est un symbole essentiel du christianisme. » Mais les milieux juifs percevaient l’installation de cette croix comme une désacralisation d’un lieu où un million de juifs étaient morts.

Il faut aussi noter dans les années 90, la tentative de canonisation par des milieux catholiques espagnols d'Isabelle Ire la Catholique, reine d'Espagne qui avait décidé d'expulser les juifs d'Espagne ou de les forcer à se convertir avec l'aide d'inquisiteurs sous l'influence de Torquemada. Cette tentative montrait un manque de sensibilité flagrant de certains milieux catholiques à l'égard des juifs.

Un point important pour avancer sur ce sujet : reconnaître que l’antisémitisme chrétien a été une source majeure de l’antisémitisme en Occident. Entre autres l’historien juif Jules Isaac, co-auteur des célèbres manuels scolaires « Mallet et Isaac », a montré dans son Histoire de l’antisémitisme combien cet antisémitisme était présent chez les pères de l’Eglise et le clergé tout au long du Moyen Age.

Aux sources de la division entre les communautés juives et chrétiennes

Pour mieux comprendre les causes de l’antisémitisme chrétien, il nous faut retourner aux origines, à la mission de Jésus et aux débuts du christianisme.

Le message de Jésus n’était pas en rupture totale avec l’enseignement de l’Ancien Testament. Jésus ne paraissait pas être un extra-terrestre pour ses contemporains mais se situait bien dans la lignée des grands prophètes quand il dénonçait l’hypocrisie des pharisiens et des responsables du Temple, et qu’il annonçait la venue du Royaume de Dieu.

En fait l’annonce de la venue du Royaume des Cieux par Jésus, loin d’abolir la Loi, requérait une plus grande exigence, une intériorisation de cette Loi. Ainsi, Jésus nous dit qu’il ne faut pas se contenter de ne pas commettre l’adultère, mais ne pas commettre « l’adultère dans son cœur », qu’il ne faut pas simplement ne pas tuer, mais ne pas se mettre en colère et maudire son frère, qu’il ne faut pas simplement jurer en vain mais ne pas jurer du tout « Que votre oui soit un oui, votre non un non, tout le reste vient du malin ».

Toutefois, après la crucifixion, le Christianisme et le Judaïsme vont suivre des chemins toujours plus divergents.

En effet, si l’annonce du Royaume par Jésus était difficile à accepter, un messie crucifié était simplement, selon Paul, « un scandale pour les juifs » (1 Co 1.23). Pour eux, le Messie était celui qui devait libérer Israël, monter sur le trône de David et mettre fin à la domination du mal. Un messie crucifié qui laissait Israël sous la domination romaine avant que Jérusalem et le Temple ne soient rasés en 70 par les légions de Titus semblait contraire à une certaine attente du « Jour du Seigneur ».

De plus, avec la mission de Paul, « l’apôtre des païens », des tensions vont rapidement s’élever entre les juifs convertis au christianisme respectant les traditions juives comme la circoncision, le refus de manger des mets impurs (animaux consacrés aux idoles, étranglés ou considérés comme impurs par la Bible) et les païens ou gentils convertis qui, suivant l’enseignement de Paul, ne se considéraient pas comme soumis à ces obligations. Les Actes des Apôtres et les Épîtres de Paul retracent ces tensions ou conflits qui opposaient d’une part Paul, et d’autre part, Pierre et les chrétiens de l’Église de Jérusalem, Église dirigée par Jacques, « le frère du Seigneur ».

Au-delà des questions soulevées par la loi juive, la bonne nouvelle selon Paul reprenait des concepts bibliques juifs en leur donnant un nouveau sens. Ainsi, le salut, le sens de l’histoire d’Israël ou la mission du Messie étaient éclairés par Paul selon un angle différent de celui sous lequel ces mots étaient traditionnellement compris.

On peut dire que le christianisme de Paul était plus difficile à accepter par un juif religieux que celui des chrétiens de l’Église de Jérusalem ou que le message de Jésus qui, bien sûr, à cause de son aspect prophétique et messianique pouvait être une « occasion de chute » pour beaucoup mais était néanmoins dans la continuation des textes prophétiques vétérotestamentaires.

Cette distance accrue entre le christianisme de Paul et le judaïsme aide à comprendre, sans les justifier, les persécutions dont Paul a été l’objet de la part des communautés juives à travers l'Empire Romain, persécutions retracées aussi bien dans les Actes des apôtres que dans les lettres de Paul. Ainsi Paul a 3 fois été condamné à être battu par les verges, été une fois lapidé sans compter des arrestations et emprisonnements divers. Dans l'une de ces lettre, l'épître aux Thessaloniciens, considérée comme l'une des plus anciennes, Paul exprime son amertume face aux communautés juives qui le persécutent parlant des « juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu et qui sont ennemis de tous les hommes » (I Thess. 15-16). Le Christianisme à ses débuts a ainsi eu le double privilège d’être persécuté par les juifs et les romains montrant ainsi qu’il était bien au centre de la providence de Dieu. En effet, celui qui persécute, montre par son usage de la force physique qu’il préfère utiliser les armes de la chair (pour reprendre la terminologie de Paul) à celle de l’Esprit, l’amour et la vérité et ainsi témoigne de son infériorité face à celui qui est persécuté. C’est pour cette raison que l’on a qualifié de témoins, en grec martyrs, les chrétiens persécutés jusqu’à la mort.

Le rôle de Saint Paul

Certains historiens juifs comme Hyam Maccobby , auteur de « Paul et l’invention du christianisme » (titre originel en anglais « The mythmaker Paul and the invention of Christianity ») font des critiques très virulentes à l’égard de Paul qu’ils voient comme un pharisien, ce qu’il a d’abord été à l’école de Gémaïel, qui s’est éloigné ou a trahi le judaïsme de ses pères. Maccoby insiste sur l’opposition entre l’Église de Jérusalem dirigée par Jacques et Paul. Selon lui, Jésus était plus proche des pharisiens que Paul sur la question du respect du Sabbat. Il rappelle aussi que c’est Jacques, « le frère du seigneur », et non Pierre qui a pris la tête de l’Église, selon lui dans une optique de famille royale juive.

Toutefois, il convient de rendre justice à Paul. A la suite de la révélation qu’il a reçue, il a transmis le message du christianisme au monde païen de façon à le rendre acceptable ou même simplement compréhensible par les habitants de l’Empire romain, ce qui n’est pas un mince accomplissement. Derrière la critique de Paul, il semble que l’auteur, qui ne représente pas un cas isolé, en veut au christianisme de s’être développé en dehors du judaïsme. Or, si le christianisme était resté basé à Jérusalem dans le respect des traditions juives, il n’aurait ni gagné pacifiquement l’Empire romain ni eu l’extraordinaire rôle civilisateur et l’impact historique et providentiel qui a été, et reste, le sien. Un rabbin comme Jacquot Grunewald, auteur de « Chalom Jésus ! » (Éditions Albin Michel) rappelle dans ce livre que, par l’intermédiaire du christianisme et malgré les erreurs et crimes commis par des chrétiens au cours de l’histoire, « les paroles entendues dans le désert du Sinaï ont été diffusées dans le monde entier ».

Le symbole de la croix

Cet éloignement entre les communautés juive et chrétienne ira en s’accentuant au fil des ans au niveau théologique et des symboles et pratiques religieuses. Ainsi, un symbole fort comme celui de la croix, qui est étranger au judaïsme, n’était pratiquement pas représenté par les premiers chrétiens où l’on représentait plutôt Jésus en gloire ou ressuscité un peu dans le genre du grand Christ qui domine Rio les bras ouverts. On retrouve dans les catacombes remontant au début du christianisme ou dans les tombes des premiers siècles des symboles comme le poisson indiquant qu’il s’agit de tombes chrétiennes, mais pas de croix. La croix prend de l’importance avec Constantin qui lors de sa bataille avec son rival Maxence eut selon le théologien Eusèbe une vision d’une croix portant l’inscription « Par ce signe, tu vaincras » (In hoc signo vinces) alors qu’il n’était pas encore converti (Constantin ne se fera baptiser que sur son lit de mort) puis gagnera en importance tout au long du Moyen Âge pour finir par dominer la plupart des édifices religieux du christianisme.

Le Royaume de Dieu et la vallée de larmes

Progressivement, le christianisme se spiritualisera, repoussant l’espoir d’un monde idéal dans un au-delà atemporel ou dans un éternel présent bien que Jésus demande de prier, avec le Notre Père, pour que la volonté de Dieu soit faite « sur la terre comme au ciel » et ce monde-ci sera de plus en plus considéré comme « une vallée de larmes » alors que le judaïsme dans la diaspora attendait toujours le rétablissement d’Israël sur terre et la venue du Messie. Le messianisme judéo-chrétien, l’attente imminente du Royaume, sera graduellement remplacée par une religion de salut avec ses mystères et son attente d’un au-delà où les bons seront récompensés et les méchants punis. Bien sûr, il ne faut pas simplifier, l’attente d’un au-delà meilleur existait dès l’origine et l’attente messianique est toujours restée vigoureuse dans certains groupes chrétiens minoritaires comme le montrent les travaux de l’historien catholique Jean Delumeau (voir son intervention dans l'ouvrage collectif "Entretiens sur la fin des temps"). Mais on peut dire avec le théologien Hans Küng (« Christ sein ») que l’on est passé de la religion de Jésus à une religion sur Jésus.

Pour résumer en quelques mots, le centre du message de Jésus était l’annonce de la bonne nouvelle, « Repentez-vous car le Royaume des Cieux est proche » ; alors que le christianisme deviendra une religion prenant comme centre plutôt la crucifixion et la résurrection de Jésus que l’annonce du Royaume et nécessitant l’acceptation de divers sacrements (sept chez les catholiques) et d’un credo qui sera source de division entre les chrétiens d’Orient et ceux d’Occident suite à la querelle du « Filioque ». Bien sûr, la reconnaissance de la crucifixion et la résurrection est fondamentale, évènements sans lesquelles, sans même parler de foi, l’existence historique du christianisme est difficilement explicable mais il s’agit de montrer que d’une certaine façon l’attente pleine d’espoir du règne de Dieu avec le retour du Christ, règne qui a une dimension collective et dont il s’agit de hâter la venue, a été remplacée par la recherche d’un salut d’ordre individuel.

Les conciles du IVe siècle, en faisant une synthèse entre des concepts hérités de la philosophie grecque et l’Évangile avec les notions d’essence et de personne vont encore plus éloigner les juifs du message chrétien.

Le Moyen Âge et le développement des persécutions contre les juifs

On arrivera ainsi au Moyen Âge à une double incompréhension, les catholiques considérant les juifs comme bien endurcis et bornés pour ne toujours pas accepter Jésus et les juifs considérant l’Église catholique, le pape, les saints, le culte des reliques et finalement l’Inquisition comme appartenant à un monde éloigné de la Bible telle qu’ils la comprenaient.

Une série de discussions entre juifs et chrétiens, discussions qui étaient motivées à l’origine par une vraie recherche de dialogue de part et d’autre, éclaire cet éloignement réciproque.

Il s’agit des rencontres de Tortose (petite ville au sud de Tarragone) entre érudits juifs (des érudits et rabbins d’Espagne) et chrétiens (des dominicains et autres membres du clergé) en 1414, rencontres qui partaient d’un bon désir de dialogue de la part des catholiques mais qui finalement ont abouti à exiger des juifs une série de conditions tout à fait inacceptables pour eux telles que :

1) Le Messie devait naître d'une vierge ;

2) Le Messie doit être Dieu véritable et Homme véritable ;

3) Le Messie devait mourir pour sauver le genre humain ;

4) Le Messie devait donner une nouvelle Loi ;

5) Les juifs ne retrouveront jamais leur terre.

Cette dernière condition a une saveur ironique quand on considère l’histoire récente. Ces conditions ne pouvaient qu’être rejetées par des juifs fidèles à leur foi et n’étaient acceptées que sous la peur de la persécution ou du bûcher.

Illustrant ce désir de dialogue, toujours en Espagne, à l’époque de la Reconquista (la reconquête du territoire espagnol sur les musulmans culminant avec la prise de Grenade en 1492), des milieux catholiques ont commandé à Moïse Arragel, un rabbin renommé, de faire avec la coopération d’autres érudits juifs, une Bible pour la famille d’Albe dans laquelle Arragel mettrait côte à côte l’interprétation juive et chrétienne de différents passages clés de la Bible et choisirait les illustrations ce qui lui permettait de faire passer le point de vue juif. Cette Bible a été conservée comme un témoin de cette volonté de dialogue entre les deux communautés mais on n’est pas allé plus loin dans cette direction et, bien au contraire, les conversions forcées et persécutions ont succédé à ces tentatives.

Les persécutions contre les juifs à travers l’Europe au temps des croisades, les pogroms, massacres lors de la semaine sainte ou au début d’une croisade sont des faits bien connus sur lesquels nous ne nous étendrons pas.

La diminution de l’antisémitisme chrétien

Une lecture optimiste de l’histoire pourrait faire penser que la séparation entre juifs et chrétiens après avoir atteint son point culminant au Moyen Âge s’est réduite au fil des siècles.

Ainsi la Réforme protestante suscita un regain d’intérêt pour les études de l’hébreu, une nouvelle approche de l’Ancien Testament et une meilleure compréhension du Jésus historique avec le renouveau des recherches sur la Bible allant du XVIIIIe siècle à notre époque. On peut citer dans ces travaux entre autres « À la Recherche du Jésus historique » d’Albert Schweitzer, écrit au tout début du xxe siècle, les écrits de Dietrich Boenhoffer et jusqu’aux travaux d’Hans Küng pour le monde catholique qui tous allaient dans le sens d’un rapprochement entre le judaïsme et le christianisme même si le but était simplement de mieux comprendre le message biblique dans son contexte historique.

Il faut aussi noter dans cette période moderne, l’intérêt des pères fondateurs de la jeune République des États-Unis pour l’hébreu, plusieurs des auteurs de la Déclaration d’indépendance américaine connaissant l’hébreu et se nourrissant dans leurs réflexions de textes de l’Ancien Testament ainsi que le retour des juifs en Angleterre sous l’influence des puritains qui accompagnaient Cromwell, de nombreux puritains ayant étudié la Bible en Hollande en bénéficiant des explications de rabbins.

Bien sûr l’antisémitisme restait vivace chez de nombreux chrétiens, protestants ou non. Luther a fait des déclarations tonitruantes contre les juifs. Luther insistait sur l’opposition entre le salut par la foi et la loi entre l’ancienne et la nouvelle alliance alors que Jean Calvin a développé une théologie plus philosémite, mettant l’accent sur la continuité entre l'Ancien et le Nouveau Testament, la continuité des alliances et la continuité de l'élection du peuple juif en se basant sur les passages de St Paul dans le chapitre 11 de l’épître aux Romains qui vont dans ce sens. Certains historiens expliquent que de ce fait, les protestants français qui sont plus les héritiers de Calvin que de Luther, ont fait beaucoup d'efforts pendant la guerre pour protéger les juifs contre la persécution et qu’il y a eu en France des liens privilégiés entre protestants et juifs. En Angleterre, l’arrivé de Cromwell a permis le retour des juifs après un long exil forcé remontant aux croisades et en Hollande, l’étude des textes bibliques a rapproché des responsables protestants de rabbins. Du côté catholique, l’évolution sera moins sensible et Pascal, dans les Pensées, explique que les juifs sont un peuple spécialement choisi par Dieu à cause de sa nuque raide et de sa fermeture aux choses spirituelles pour qu’ainsi ils rejettent le sauveur et que le salut soit transféré aux Gentils.

Que ce soit dans le catholicisme ou le protestantisme, il restait, et reste des points de friction. Ainsi, comme lors des discussions de Tortose, lorsque les chrétiens insistent que la vie, la crucifixion et la résurrection de Jésus sont clairement et intégralement prédits par les prophètes, ils placent les juifs dans une position difficile. Soit ces derniers, qui étudient ces prophéties de plus près que la majorité des chrétiens depuis plus de vingt siècles, sont bien bornés, soit ils font preuve de mauvaise volonté à ne pas reconnaître ce qui, selon les chrétiens, est clair comme de l’eau de roche. Mais on peut dire qu’après la Réforme, on s’éloigne en Europe occidentale des sommets de l’antisémitisme chrétien sous l’Inquisition.

Nouvelles formes d’antisémitisme

Toutefois, alors que, particulièrement dans le monde protestant, l’antisémitisme chrétien perdait de sa vigueur, on voit apparaître à partir du XVIIe siècle d’autres formes d’antisémitisme. Cette fois-ci les attaques ne viennent pas de milieux religieux mais de milieux rationalistes, des philosophes des Lumières (en particulier Voltaire) ou même au XIXe siècle de milieux athées, socialistes et nationalistes. On atteint un degré supplémentaire avec l’antisémitisme d’inspiration raciste des nazis (socialistes -nationaux) qui mènera à la Shoah.

Ainsi, pour ne citer qu’un exemple significatif, on ne peut qu’être surpris de la vigueur des attaques de Karl Marx contre les juifs dans son ouvrage « La Question Juive ». Marx explique dans cet opuscule que le Dieu qu’adorent les juifs n’est pas un esprit mais est bien matériel et qu’il s’agit en fait de l’argent, du capital, de Mammon.

De telles phrases sous la plume d’un auteur français actuel lui vaudraient immédiatement des poursuites pour antisémitisme mais Marx étant lui-même juif, on peut difficilement lui faire un tel reproche.

De même, on peut voir dans « Moïse et le monothéisme », ouvrage du docteur Sigmund Freud, lui aussi juif, un véritable brûlot contre le judaïsme. Selon cet ouvrage, la Loi mosaïque correspond au complexe de culpabilité résultant du meurtre du père (Moïse), prince égyptien massacré par les juifs dans le désert du Sinaï, selon les schémas de la psychanalyse. Ces idées du père de la psychanalyse ne reposent sur aucune base historique et ne peuvent que choquer des religieux, juifs ou chrétiens.

Concernant la religion, le premier de ces deux auteurs a écrit qu’elle était « l’opium du peuple » et le second « la névrose obsessionnelle de l’humanité » (Freud, « Malaise dans la civilisation »). Ils faisaient ainsi tous deux preuve d’une même incompréhension du rôle civilisateur des religions et en particulier du courant judéo-chrétien concernant le respect de la dignité humaine, la recherche de fraternité universelle et de liberté vis-à-vis des différentes formes d’oppression en incluant les plus subtiles, celles qui proviennent du mal en l’homme lui-même et non de l’extérieur.

On peut faire ici une remarque. Certaines formes d’antisémitisme moderne, en tant qu’opposition au judaïsme en tant que religion, ne sont pas spécifiquement tournées contre les juifs en tant que peuple, mais correspondent à une attaque plus générale contre les valeurs judéo-chrétiennes visant tout autant les chrétiens que les juifs. Déjà Pascal dans les Pensées montrait l’opposition entre le Dieu des philosophes et le Dieu des prophètes (le sien). Les conceptions rationalistes, matérialistes, nationalistes et racistes vont s’opposer à la fois au judaïsme et au christianisme, ces attaques provenant de personnes indifféremment d’origine juive ou chrétienne ayant rejetées ou n’ayant pas compris leur tradition spirituelle respective.

Ainsi, on ne peut oublier que le communisme a terriblement persécuté les chrétiens tout en s’attaquant aux juifs religieux, de nombreux intellectuels juifs, pour la plupart athées, ayant pris part aux mouvements révolutionnaires communistes du début du 20ème siècles, et que le nazisme, s’il s’est particulièrement attaqué aux juifs, a aussi persécuté les minorités chrétiennes (témoins de Jéhovah, adventistes, évangélistes) et plus particulièrement tous les chrétiens qui avaient le courage de dénoncer cette idolâtrie de la race et de la nation, au premier rang desquels il faut citer, en Allemagne, Dietrich Boenhoffer, pasteur tué par ordre personnel d’Hitler en 1945, responsable de l’Eglise Confessante qui refusa de prêter serment de fidélité à Hitler.

Voies pour une authentique coopération entre juifs et chrétiens

Pour conclure cette présentation rapide de 2 000 ans de relations entre juifs et chrétiens, nous allons explorer quelques pistes de réconciliation entre juifs et chrétiens.

Premièrement au niveau théologique et religieux, les chrétiens doivent s’efforcer de redécouvrir le vrai Jésus historique et ne pas se satisfaire de concepts théologiques remontant au haut Moyen Âge qui ont justifié un rejet et une incompréhension du monde juif. De plus, ils doivent faire preuve de plus de sensibilité dans leurs relations avec les juifs en ayant clairement à l'esprit l'histoire de 2 000 ans d'antisémitisme.

Il faut voir que les relations entre juifs et chrétiens ne se résoudront pas par la conversion des juifs au christianisme ou l’inverse. Ainsi, quand en 2000 Jean-Paul II est allé en Israël, il a clairement fait comprendre qu’il ne s’agissait pas de convertir des juifs au catholicisme mais de chercher en commun les voies de la paix. En fait, il faudrait une conversion mutuelle, les chrétiens doivent se ressourcer dans l’espérance messianique du judaïsme et les juifs écouter la voix de Jésus sans s’arrêter aux persécutions de gens qui se proclamaient chrétiens mais dont les actions trahissaient l’Évangile.

Un autre terrain de coopération entre juifs et chrétiens est la défense des valeurs familiales et religieuses face aux attaques sans précédent qu’elles subissent, la dernière en date étant la volonté, des deux côtés de l’Atlantique d’instaurer des mariages entre homosexuels. Cela inclut la lutte contre la pornographie et le développement d’une véritable éducation sexuelle qui ne soit pas coupée des valeurs de fidélité, d'engagement et d'amour authentique. Cette coopération semble très prometteuse aux États-Unis mais reste encore à un niveau limité en France. Il s’agit d’une action essentielle pour le rassemblement des enfants d’Abraham car si nous voulons réaliser la grande famille des enfants de Dieu, encore faut-il que les valeurs familiales n’aient pas été corrompues dans nos différentes petites familles.

Nous arrivons à une époque pleine d’espoir pour la réconciliation interreligieuse mais les défis sont aussi grands que les espoirs suscités.

 


Moyenne des avis sur cet article :  1.37/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

158 réactions à cet article    


  • diogène diogène 28 juin 10:01

    Même les juifs athées sont fiers d’être juifs, mais ils sont les seuls à avoir le droit de le proclamer.

    Si moi je dis qu’un juif auto-proclamé est juif, je suis aussitôt taxé d’antisémitisme.
    Question de légitimité, sans doute ? Ou de supplément d’âme ?

    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 10:53

      @diogène J’ai du mal à comprendre.


    • diogène diogène 28 juin 12:11

      @Bernard Mitjavile

      ça ne m’étonne pas

    • non667 28 juin 19:16

      @diogène

      @Bernard Mitjavile

      ça ne m’étonne pas

      en effet bernard n’a pas fait la synthèse du judaïsme et succombe à la propagande /embrouille juive !
       je vais essayer de l’éclairer sans illusion n’ayant pas son talent d’écrivain  !

      en 2 mots : « l ’antisémitisme » ,pogroom ....etc... est une saine et naturelle réaction à l’agression du judaïsme qui est une déclaration de guerre contre tout ceux qui ne sont pas juifs c’est à dire qui ne descendent pas d’abraham et de sarah (peuple élu ). ( moins 4500 ans ) et pas -2000 .

      plus en détail !
       

      article d’enfumage pro-juif

      l’antisémitisme n’est pas apparu sous hitler mais date logiquement depuis la naissance du judaïsme ( plus de 4500 ans ) comme en témoigne son histoire , la bible (ancien testament ) !

      il est une réaction naturelle d’autodéfense des nations face  a l’agression (par leur arrogante réussite ...) interne d’une communauté étrangère .

      exemple  : déjà 1000 ans avant J-C- pharaon  voyant les juifs prendre le pouvoir en Égypte décida de génocider cette communauté en tuant les nouveau nés mâles  d’où moïse sauvé des eaux , d’où la fuite d’Égypte d’ou la pâque juive principale commémoration etc.......................... d’où la Shoah  !

      les juifs ne savent pas ce qu’est le judaïsme vu de l’exterieur ,n’admettent pas par calcul ou par égocentrisme  l’impression qu’ils font sur les autres non juifs (shoa =gentilles victimes innocentes = elles peuvent tout se permettre ! ) !

      alors les non juifs= goïm ) que savent -ils du judaïsme ??? rien !

       résumé pour les non juifs en bref :
       le fondement du judaïsme démarre au CHAPITRE XVII de la genèse  qui établi une relation EXCLUSIVE  entre dieu et LA DESCENDANCE  d’ABRAHAM (l’épisode d’ismaël est révélateur à ce sujet )
      c’est donc une religion singulière :ethnique (raciale au sens le plus étroit du terme !) mais aussi une « race » droit du sang (par la mère pour être plus sûr ) mais aussi une politique communautaire .
      que les chrétiens et les musulmans,prône l’universalisme , contestent l’exclusivité (élection :peuple élu par dieu !) ne change rien au fait que pour les juifs ce soit ça ! s’ils là nient ils s’excluent de facto de l’alliance fondamentale ORIGINELLE ET ÉTERNELLE .

      dieu leur à promit d’en faire un peuple supérieur ,un peuple de rois !

      -pour ce faire il ne faut pas rester entre juifs car forcément il y aurait des juifs rois et des frères esclaves d’où la DIASPORA (dictée par dieu : 400ans d’exil ! )

       bien que le judaïsme soit une déclaration de guerre au reste du monde (goïm )il ne s’agit pas non plus pour eux de conquérir les autres peuples par la force à 1 contre 1000 on ne peut s’imposer durablement ! (des siècles ) mais par la ruse (complot )

       la solution est donc de s’introduire dans les autres peuples ,d’y vivre caché comme des COUCOUS , comme des D.S.K. qui tout les matins se demande ce qu’il peut faire pour israël !, leurs intérêts communautaires passant avant .celui des pays d’accueil même si celui -ci doit en mourir , ils sont toujours prêt à le quitter (or ,diamant.... ,relais ) !

      -le sionisme : nécessité pour les juifs d’avoir une terre
       1° - base de repli en cas de « Shoah » et en cas de poursuites judiciaires,fiscale ..etc..
       2°- siège de l’état -major de la politique mondiale juive .  (bibi )
       - rappel religieux de la solidarité ( alya ) communautaire qui aurait tendance à s’estomper/se dissoudre avec la paix et la tolérance dans le monde , d’ou rappel appuyé a la Shoah , au rn +lhlpsdnh (un petit coup ,un petit coup de Carpentras , un petit coup de faux attentats (de 9-11 ), déformation de propos pour les rendre " antisémites«   »négationnistes «    »exterminationnisme " ( almaïnejad ) ....etc ..

       3°lieu sécurisé  de rassemblement ,de synthèse ,d’exploitation de toutes les informations scientifiques (nucléaires ) ,techniques ,économiques, politiques ...etc... transmises par les espions D.S.K. infiltrés dans tout les points stratégiques du monde entiers .(monika lewinski ! )

      diaspora ou sionisme ? le problème est réglé : les 2 mon colonel !

      la diaspora assure le financement et la sécurité d ’israël (en 1967 la guerre des 6 jours n’aurait pu être gagné sans la complicité /aide (militaro-financière des usa )

      le sionisme assure la perpétuation du judaïsme !

      mais voilà tant va la cruche à l’eau qu’a la fin elle se casse , et à force de trop en faire (palestine ) et avec la crise , le complot QUADRI- MILLÉNAIRE INTRINSÈQUE au judaïsme risque d’être découvert , surtout qu’avec internet la chape de plomb installée par les merdias à leur ordres va se fissurer . et la riposte revenir . !

      il serait temps pour eux de s’intégrer dans l’universalisme en acceptant les mariages mixtes (= renier leur religion , le 1 °  commandement !)

       



    • La mouche du coche La mouche du coche 28 juin 20:19

      Comme souvent chez les athées, l’auteur passe son temps à écrire des articles haineux sur les catholiques. Il est furieux parce que l’Eglise avait prédit il y a 2 000 ans qu’une société athée est une société en décomposition et c’est EXACTEMENT ce que nous vivons en ce moment. La haine des athées est ainsi très bon signe : elle valide intégralement les positions de l’Eglise et nous montre que l’athéisme vit ses derniers jours. Tout va bien. smiley


    • sarcastelle sarcastelle 28 juin 21:38

      @La mouche du coche

      .
      Ouais. Les Américains sont majoritairement chrétiens croyants et ne se gênent pas pour mentir effrontément en racontant être allés sur la lune. C’est pas de la décomposition, du mensonge comme ça ? 

    • La mouche du coche La mouche du coche 28 juin 21:51

      @sarcastelle
      Vous confondez les américains de base, qui sont eux en effet majoritairement chrétiens croyants, et l’oligarchie mondialiste qui les parasite et qui est elle, absolument incroyante, satanique antichrétienne et qui ment effrontément sur tout, notamment en racontant être allé sur la lune. 


    • La mouche du coche La mouche du coche 28 juin 21:54

      ... La décomposition de notre société vient évidemment de l’oligarchie satanique athée comme l’est l’auteur de cet article, et non des américains moyens qui vivent leur religion paisiblement et maintiennent comme ils peuvent les valeurs humaines. 


    • francesca2 francesca2 28 juin 22:07

      @La mouche du coche 


      Pourquoi ne seraient-ils pas allés sur la lune ? Quels faits vous permettent de le nier ?

    • La mouche du coche La mouche du coche 28 juin 23:13

      @francesca2

      @Tous

      .

      Et bien c’est plutôt l’absence des faits qui me gène. 

      .

      La NASA en a perdu toutes les preuves de sa présence sur la lune :

      - Elle a perdu les échantillons qu’elle avait récolté là-haut.C’est ballot. Les complotistes vont dire qu’elle n’y est jamais allé.

      - Elle a perdu la vidéo historique du premier homme alunissant sur la lune C’est embarrassant. Les complotistes vont dire qu’elle n’y est jamais allé.

      Mais soyez indulgent avec la NASA. Vous aussi vous perdez des trucs, alors pourquoi pas elle. smiley




    • babelouest babelouest 29 juin 07:47

      @La mouche du coche
      Je suis athée, et je laisse les religions se battre entre elles : surtout que souvent elles reposent sur des bases faussées.

      Ainsi la religion inventée par Saül de Tarse se base-t-elle sur un syncrétisme entre deux hommes, celui qui a dit tant de belles paroles universelles dont le sermon sur la montagne repompé de Zazathoustra, et qui était maître de justice des Esséniens (dont le « nouveau testament » ne parle jamais), et celui qui était descendant de David, prince, opposant à l’occupant romain, et brigand à l’occasion pour vivre avec sa suite dont ses frères et sœurs charnels, c’est lui qui s’appelait Ieshouah (bar Juda). Robert Ambelain a fait de belles recherches là-dessus. C’est dire combien « le christianisme » ne pèse pas lourd en tant que tel. En revanche il a permis de transmettre de belles idées déjà présentes chez les Assyriens ou les Babyloniens.

      Ainsi la Genèse revisitée par la science de la fin du XXe siècle se lit-elle comme une véritable et précise relation de ce qui s’est passé à partir du Bereschit, c’est Jean Sendy qui a pris la peine de décortiquer ces versets intéressants. Il est dommage que ce qu’on appelle la Bible soit une agglomération de textes extrêmement différents et inégaux. C’est vrai de l’ancien testament. C’est encore plus vrai du nouveau, qui a été tout-à-fait arbitrairement composé de textes qui avaient l’heur de plaire aux princes du temps. Au contraire, ceux qui LES contrariaient étaient rejetés.

      Tout le reste, rituels, interdits, c’est de la simagrée, à part le fait que le jeûne pour des gens qui ne vivaient que de gibiers, cela ne peut pas faire de mal de temps en temps, et que autrefois, manger du porc surtout mal cuit pouvait apporter des parasites peu amusants (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui).


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 29 juin 08:28

      @La mouche du coche
      Je ne pense pas que mon article est haineux à l’égard des catholiques (d’abord il faudrait définir quels catholiques, le monde catholique est divers et tous les catholiques ne pensent pas la même chose) et je ne me considère pas comme athée.


    • zzz999 29 juin 09:59

      @La mouche du coche

      J’attends toujours que vous m’expliquiez les massacres demandés par Dieu notamment dans nombres 31


    • Zolko Zolko 29 juin 11:52

      @non667 : « l’antisémitisme [...] est une réaction naturelle d’autodéfense des nations face a l’agression (par leur arrogante réussite ...) interne d’une communauté étrangère . »
       
      Ben, vous en avez du courage de dire des choses comme-ça !


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 juin 16:37

      @Bernard Mitjavile

      Vous ne pensez pas être haineux. Vous ne pensez pas être anticatholique. Vous ne pensez pas être athée. 
      Mais nous nous le pensons bien assez. Parce que nous vous lisons. 

    • La mouche du coche La mouche du coche 29 juin 22:18

      @zzz999

      .
      Vous confondez Dieu et le Dalaï-Lama. Dieu n’est pas un mignon petit garçon venu donner des conseils de vie new-age façon coach pour femmes dépressives. Non, le Dieu du Premier Testament peut être si la situation l’exige, un Dieu de colère et des armées. Si cela vous choque, lisez plutôt le Second Testament, où le Christ a une attitude plus douce. smiley

    • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 juin 08:36

      @La mouche du coche

      On oublie trop que le Nouveau Testament conte avant tout l’histoire d’un fervent croyant juif tentant, jusqu’à accepter d’en mourir, de convaincre ses coreligionnaires que Dieu n’est pas « un Dieu de colère et des armées » mais un Dieu qui vient enseigner aux humains que seuls l’amour et la paix sont de nature divine, et qu’ils doivent devenir les idéaux des hommes.


    • Daniel Roux Daniel Roux 28 juin 10:02

      Marre de ces combats en sectes religieuses qui font des millions de morts !

      Marre de l’obscurantisme encouragé par la présence régulière des principaux hommes politiques aux dîners communautaires !

      Marre de ces pays théocratiques qui refusent la liberté de conscience à leurs sujets !

      Vive les états laïques et démocratiques !


      • Layly Victor Layly Victor 28 juin 18:15

        @Daniel Roux
        Vous répétez toujours, inlassablement, à chaque occasion, vos anathèmes anti-religieux.


        Et je vous répète inlassablement que ce sont les régimes athées qui ont fait, sans aucune comparaison possible, le plus de victimes dans le monde (70 millions de morts en 70 ans dus au communisme et au nazisme, sans compter les Khmers rouges et autres).

        Les pays théocratiques, ce sont de nos jours Israël et les pays arabes sunnites, héritiers directs du judaïsme. Vous le savez, mais par une perversion bien rodée, vous essayer de mettre la France et les pays qui n’ont pas rendu l’athéisme obligatoire dans le même sac.

        De nos jours, il y a un fort mouvement des politiques et de la presse appointée pour rendre l’athéisme obligatoire. Voyez ce que ça nous promet : la mort totale, la destruction totale de l’être humain et du monde animal, la transformation de l’être humain en une machine à transformer les ressources en excréments. Un programme génial !

      • Claude Simon Claude Simon 28 juin 21:14

        @Daniel Roux


        C’est vrai que l’idéocratie, c’est finalement un peu blanc-bonnet et bonnet-blanc. Car putain, quelle peine dans le cul à mettre en place la laïcité, au sens coexistence pacifique entre croyances.

        Exporter ce modèle, c’est hégémon, piège à cons.

        Les faits divers d’autres pays, Daniel, ça ne me concerne pas.


      • babelouest babelouest 29 juin 07:55

        @Daniel Roux, la démocratie, on en reparlera. On l’a connue dans des cas souvent brefs comme la Commune Insurrectionnelle de Paris, ou comme aujourd’hui la ZAD de Notre Dame des Landes. La Révolution française, la vraie, celle du 10 août 1792 au 28 juillet 1794, en a donné une idée. Pour le reste, c’est du pipeau, et c’est volontaire, comme l’avait proclamé l’abbé Siéyès le 7 septembre 1789.

        Pour une vraie démocratie, il faudrait se diriger vers un truc comme ça, sans doute.
        http://ti1ca.com/fi8wo8py-Anarchie-A5-2016-08.pdf.html


      • Albert123 28 juin 10:45

        « De plus, ils doivent faire preuve de plus de sensibilité dans leurs relations avec les juifs en ayant clairement à l’esprit l’histoire de 2 000 ans d’antisémitisme. »


        non merci et je dirais même stoppons là l’hémorragie.

        ça fait 70 ans que l’on bouffe de la shoa mythifiée 3 x par semaine juste pour être bien sur que les goys soit bien sensibilisés au sentiment de persécution, 

        rajoutez y la sensibilisation aux soucis des noirs, des jaunes , des gris, des verts, des femmes, des homos, des trans, ... et vous aurez obtenus un champ de mines intraversable où chacun y va de sa petite souffrance pour mieux valoriser ses cartes dans la grande compétition victimaire globalisée.

        Les chouinasses peuvent également apprendre à passer outre leur susceptibilité pour apprendre le vivre ensemble dans le respect de l’égalité de droit de chacun, 

        tout le reste n’est que manipulation et volonté d’instrumentalisation.





        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 10:58

          @Albert123
          Je comprends que vous soyez parfois saturé par notre culture médiatique de la victimisation mais je ne cherche pas à donner dans la victimisation ou à accuser les uns ou les autres mais à réfléchir à des pistes de rapprochement qui pourraient être bénéfiques pour tous. 


        • petit gibus 28 juin 11:40
          @Bernard Mitjavile

          si tu veux la seule piste «  
           »de rapprochement qui pourraient être bénéfiques pour tous. "
          conserve toutes tes religions dans leurs seules chambres à coucher 

        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 11:47

          @petit gibus Il faudrait déjà que vous soyez capable de définir le terme de religion que vous employez, ce qui dépasse sans doute vos moyens intellectuels.


        • Albert123 28 juin 11:49

          @Bernard Mitjavile


          « vous soyez parfois saturé » 

          le « parfois » a été dépassé depuis un bail, il est juste question de saturation totale qui amène au rejet tout aussi total,

          le bail des chouinasses du quotidien, cette masse de dégénérés que Jacques Attali désigne ( à juste titre c’est suffisamment rare pour être noté) les « résignés réclamant » n’a aucun avenir et ne constitue absolument rien d’intéressant pour l’humanité.

          Vous voulez croire à un avenir avec ce genre de trous du cul : il n’y en a aucun.

          la piste j’en aie une : renvoyer dans les cordes tous ceux qui voudraient instrumentaliser leur souffrance ou celles des autres pour contraindre et castrer les autres.

          la piste c’est de mettre fin au politiquement correct pour laisser la place au parler vrai et laisser tous les manipulateurs du quotidien désarmés.

          aussi soit on sanctionne les manipulateurs et les comportements victimaires avec toute la dureté nécessaire soit ceux qui en subissent les conséquences depuis trop longtemps déjà feront le ménage eux même, 

          ce qui, ont le sait, se passe à chaque fois mal pour ceux qui ont tiré si longtemps sur la corde.

          baisser sa culotte pour donner raison aux trous du culs ne donne par ailleurs jamais de bons résultat.

          faire dans le consensus non plus (lune pathologie qui convient parfaitement aux manipulateurs communautaristes).

          l’humanité est comme le vin, il y a une lie et elle est impropre à la consommation, chose que la masse neurotypique si prompte à se faire entuber ferait bien de comprendre assez rapidement.



        • petit gibus 28 juin 12:06
          @Bernard Mitjavile

          étant parfaitement conscient de mes moyens limités 
          le mot religion se définit principalement pour moi
          par l’association de trois monothéismes 
          sources depuis la nuit des temps de nos guerres
          passées présentes et avenir 
          Mais comme je ne suis pas un historien
          aussi compétent comme toi de la chose 
          Je ne fait que constater simplement 

        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 12:06

          @Albert123 C’est vrai qu’il ne faut pas chercher un consensus mou ouvrant la porte à toutes les manipulations.


        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 12:13

          @petit gibus D’accord. Je te ferais simplement remarquer que des guerres, il y en a eu sur toute la terre depuis la nuit des temps avant l’apparition de ces monothéismes et dans des régions qui ne les ont pas connus ou dans l’histoire moderne, chez des gens radicalement opposés à ces monothéismes comme les pays communistes, donc on ne peut simplement dire qu’ils sont la source de toutes les guerres passées, présentes et à venir.


        • Albert123 28 juin 12:23

          @Bernard Mitjavile

          un consensus est forcément mou et pathologique.

          il est juste question de remettre à leur place les choses, ce qu’une population qui renie sans cesse la Nature des choses est incapable de faire.

          et cela fait bien 60-70 ans que dans tous les secteurs de l’activité humaine on observe cette dérive.

          vous voulez trouver une solution, il va falloir pour cela casser l’horreur qui nous enferme depuis si longtemps avec tout ce que cela implique, 

          ente autres de devoir lutter contre une population qui se complet désormais dans cette médiocrité car elle baigne depuis sa plus tendre enfance dans ce jus malsain.



        • petit gibus 28 juin 12:30
          @Bernard Mitjavile

          et là ,
          je n’ai pas dit que les guerres
          étaient le fait uniquement des religions monothéistes 
          mais quelles en étaient une des principales causes 
          Nuance qu’un historien quelque peut sérieux aurait du comprendre 

        • Layly Victor Layly Victor 28 juin 18:23

          @Bernard Mitjavile

          La seule piste de rapprochement, dans notre pays en train de disparaître, ce serait que les Juifs et les Chrétiens unissent leurs forces pour sauver ce qui peut encore l’être.
          Je le dis à mes amis juifs. Ils comprennent, mais ils ne sont pas motivés, car ils sont muselés par la hasbara qui leur enseigne que l’intérêt d’Israël est prioritaire.
          Je le dis aux Chrétiens, et là c’est bien pire : ils ne comprennent même pas de quoi je parle. Le Christianisme, la France, la civilisation, ils s’en foutent. L’important pour eux, c(est le nouveau smartphone pour photographier leur nombril.

        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 18:52

          @Layly Victor Ne vous découragez pas !


        • Zip_N Zip_N 28 juin 19:57

          @Bernard Mitjavile

          « réfléchir à des pistes de rapprochement qui pourraient être bénéfiques pour tous »

          Des pistes venant pas de dieu ? Vous servez d’intermédiaire entre dieu et la religion ? 

          Le rapprochement c’est que les juifs athées et chrétiens athées (les forcés de naissance repenti de la religion nécessitant pas de débaptisation nécessaire pour les croyants d’un jour) ont travaillé et fait naitre ensemble. Moins ils croient plus ils sont proches. Plus ils croient moins ils sont proches et plus ils s’éloignent. La raison est simple dès lors qu’ils ont un 1er enfant vas-t’il être juif ou chrétien ? la relation s’arrête au travail ou à l’infertilité religieuse.


        • Zolko Zolko 29 juin 12:25

          @Albert123 : « Vous voulez croire à un avenir avec ce genre de trous du cul : il n’y en a aucun. [...] ceux qui en subissent les conséquences depuis trop longtemps déjà feront le ménage eux même, ce qui, ont le sait, se passe à chaque fois mal pour ceux qui ont tiré si longtemps sur la corde. »
           
          On a vu apparaître les « Odin’s Army » déjà. N’oublions pas que l’Europe est aussi le pays des Vikings, des Huns, des Romains, des Templiers ... et que nous sommes connus pour notre barbarie. Les pleurnichards vont avoir un réveil pénible. 


        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 10:51

          « Vive les états laïques et démocratiques ! » Pourquoi pas, tant que l’on a à faire à une laïcité tolérante à l’égard des différentes convictions. Cela n’a pas toujours été le cas, loin de là, ce qui fait que la laïcité des pays communistes n’est pas allé de pair avec la démocratie mais souvent avec un athéisme obligatoire comme c’est toujours le cas en Corée du Nord. Même la laïcité de Najat Vallaud Belkacem était loln d’être tolérante à l’égard de ceux qui ne pensait pas comme elle (encore moins celle de Peillon qui voulait créer une religion de la République et expliquait que l’Eglise catholique était incompatible avec la démocratie. Sur le rôle du christianisme dans le développement de la démocratie, il est largement reconnu (voir Tocqueville) que les pays de culture protestante ont joué un rôle clé dans le développement de la démocratie (Angleterre, USA) et ont installé des institutions démocratiques stables (par exemple la constitution américaine).


          • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 28 juin 11:00

            @Bernard Mitjavile
            Ce post était une réponse à Daniel Roux


          • Daniel Roux Daniel Roux 28 juin 13:01

            @Bernard Mitjavile

            La morale n’est pas l’exclusivité des religions.

            Pas plus que la vilénie est l’exclusivité des politiques.


          • njama njama 28 juin 11:00

            Les Juifs sont devenus un peuple déicide seulement à partir du moment où un Concile a fait de Jésus le « Fils de Dieu », c’est à dire trois siècles après la vie de ce brave galiléen.
            On ne peut pas faire l’impasse sur cette question qui divisait profondément les premiers chrétiens, ce qui reviendrait à faire passer le dogme pour une vérité absolue.

            La question n’était peut-être pas tant les Juifs et leurs Talmud de Jérusalem ou de Babylone, c’est à dire les interprétations rabbiniques (la Halakha) que la non-reconnaissance du dogme chrétien.

            « En 325, Constantin, le premier empereur chrétien déclara ne vouloir avoir « aucun commerce avec ce peuple odieux »10. Il intensifia donc les actions visant à ostraciser et paupériser les Juifs. [...] De plus, tout effort ultérieur devait être réduit à néant lorsque Théodose II supprima l’institution du Patriarcat, destitua le Sanhédrin et interdit l’ordination formelle des Rabbanim. Le Judaïsme demeura pourtant la seule religion autorisée dans l’Empire romain avec le Christianisme, les cultes païens étant interdits à partir de 391. »
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Talmud#Le_Talmud_de_J.C3.A9rusalem


            • njama njama 28 juin 11:07
              A l’origine il y a un anti-judaïsme clairement de nature étatique, l’antisémitisme étant peut-être sa conséquence populaire (?)

              A Profession Of Faith From The Church Of Constantinople in the year 325 C.E.(A.D.) Under The Emperor Constantine

               
              I renounce all customs, rites, legalisms. unleavened breads & sacrifices of lambs of the Hebrews,and all other feasts of the Hebrews, sacrifices, prayers, aspersions, purifications, sanctifications and propitiations and fasts, and new moons, and Sabbaths, and superstitions, and hymns and chants and observances and Synagogues, and the food and drink of The Hebrews ; in one word, I renounce everything Jewish, every law, rite and custom and if afterwards I shall wish to deny and return to Jewish superstition, or shall be found eating with The Jews, or feasting with them, or secretly conversing and condemning the Christian religion instead of openly confuting them and condemning their vain faith, then let the trembling of Gehazi cleave to me, as well as the legal punishments to which I acknowledge myself liable. And may I be anathema in the world to come, and may my soul be set down with Satan and the devils.

              Source : Parks, James The Conflict Of The Church And The Synagogue Atheneum, New York, 1974, pp. 397 - 398.

              http://www.totalrestitution.com/articles/ConstantinesProfessionoffaith.html

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires