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Brèves : « le Monde » fait la charité... ; Zemmour déplore les effets... ; Il faudrait pécher...

Le « Monde » ou Zemmour, veulent décider, d'une manière ou d'une autre. Or, si cela est logique de la part d'un éventuel candidat à la présidentielle, cela l'est moins de la part d'un journalisme prétendu objectif – mais le « Monde » n'omet pas ses racines réputées socialistes, même quand il est financé Bill Gates, d'autant plus que ça arrange ses orientations politiques mondialistes (c'est-à-dire affairistes). Hélas alors, qu'il s'affiche comme journalisme d'opinion. [...] Où l'on découvre que le péché – sur la base du biblisme évidemment (dont Coran donc) – est la terrible crainte de déplaire aux plaisirs du dieu prétendu unique (les fameux « tremblements en face de Dieu » décrits dans les textes sanctifiés).

 

1. « Le Monde » fait la charité au peuple

Quand ça l'arrange, « le Monde » sait ne pas être imposant et conditionnant dans la démarche, comme on a pu le voir lourdement, avec l'incitation à la vaccination et au passe sanitaire. C'était peut-être de bonne lutte contre le complotisme, mais c'était surtout anticiper la réflexion et confisquer le débat véreusement. Cette vérosité aurait-elle changé ? « Le Monde » est-il devenu populiste ?

Extraits :
 

Cent journalistes du « Monde », accompagnés par cent reporters-photographes, se sont rendus dans autant de villages, de quartiers, de vallées, d’établissements scolaires, d’usines, d’associations, de cafés ou de salons de coiffure, pour donner la parole à nos concitoyens, raconter leurs doutes, leurs rêves, leurs peurs, leurs oppositions, leurs solidarités.
Ce recours massif au reportage, l’un des genres fondamentaux du journalisme que nous défendons, nous est apparu nécessaire pour déverrouiller les enfermements de la période en cours, et nous éclairer collectivement. Après la distanciation, si longtemps imposée par la pandémie, il permet l’échange direct, à hauteur de femmes et d’hommes.
Aux grilles de lecture obsessionnelles des commentateurs et idéologues, qui prétendent organiser le débat public autour d’un thème ou d’une cause unique, il oppose des fragments qui sont autant de nuances, d’approfondissements, de contradictions parfois, qui composent la réalité de notre pays. […]
Que nous disent donc ces cent « Fragments de France », à paraître dans [divers auto-promotions] ? Que si l’on veut bien s’éloigner des plateaux télévisés et des chaînes d’opinion, si l’on veut bien laisser les sondages et les réseaux sociaux à leur place, si l’on veut bien ouvrir les yeux, la société française paraît infiniment plus complexe, plus composite, plus riche que le portrait qui nous en est habituellement dressé.


Voici que « le Monde » joue les rebelles dissidents contre la télévision et les sondages, mais aussi contre les réseaux sociaux, à proposer son bon vieux format papier (largement numérisé)… c'est-à-dire son bon vieux format texte, au peuple. Pour un journal qui d'habitude critique « les réacs », sa pratique est clairement réac. Et puis, il nous réinvente l'eau chaude avec la poudre, en croyant venir ainsi nous sauver christiquement de la folie du monde (le monde réel, pas le sien nominatif) selon des proximités et des rejets typiquement populistes : il faut croire que « le Monde » vient au secours des présentateurs et animateurs-TV, qui ne savent plus comment contrer leurs méchants « idéologues et enfermements ». Le tout, en prétendant détenir un échantillon représentatif de la population – 100, valeur symbolique de plénitude – grâce à ce bon vieux retour au terrain : quelle charité devers le peuple ! Qui vient hélas trop tard, et qui mime néanmoins la logique des sondages qu'elle prétendait rejeter.

Comme Emmanuel Macron il faut le dire, « le Monde » a un cœur quand ça l'arrange, et son journalisme n'est que l'idéologie qu'il prétendait rejeter aussi, sous couvert d'objectivité. Les complotistes peuvent danser : ces
Fragments ne sont qu'une opération de comm'. De la poudre de perlimpinpin, caractéristique des mentalités œcuméniques qui nous saisissent toujours en ce monde epicheirocratique.

 

 

2. Zemmour déplore les effets dont il chérit la cause

Comment cet homme si astucieux (c'est dans cette qualification-miroir attribuée aux Français donc à lui aussi, qu'il croit saisir le caractère national, dans son Destin français)… comment cet homme, si astucieux donc qu'on ne saurait plus l'éviter médiatiquement (or, astucieux, il l'est bien, à défaut de tous les Français)… comment cet homme si astucieux, ter repetita, peut-il déplorer les effets dont il chérit la cause ?… Expliquons-nous.

De toute évidence, pour Eric Zemmour, la France est d'abord un
hapax qui se déploie à partir de Clovis le Franc dane, et sa conversion au christianisme et à l'administrationnismeromainspour le meilleur et pour le pirefaisant la synthèse entre toutes les Frances à se les assimiler à travers le temps. Spécialiste de sciences politiques, et concepteur cinglant comme on en manquait depuis Jean-Paul Sartre (si, si !) Eric Zemmour râle comme un Français, quelque peu piteux et quelque peu garque, en quoi il est bien l'émanation du pays, jusqu'à sa dépressivité dans le Suicide français, dépressivité magistralement exprimée par Alexandre Astier à travers Kaamelott, aussi. Enfin qu'on me comprenne bien : la comparaison Zemmour/Astier est psychodynamique sur ce point de la narquoiserie qui nous ronge les sangs, et narquoiserie qui est tout autant celle des rictus d'Emmanuel Macron. C'est juste qu'en effet, à un moment donné, on est en France ou on ne l'est pas.

Alors dans ce contexte, Eric Zemmour, bien que la France actuelle rende irréligieux, veut nous réapprendre que nos racines sont – en un mot – gréco-chrétiennes : les Romains récupérés par les Danes, s'inspirant culturellement des Grecs, Grecs dans la langue desquels furent d'abord écrits les évangiles, qui répandirent leur foi dans toute l'Europe à travers le saccage des païens…

Eh bien, pour quelqu'un d'astucieux, c'est tristement avoir l'horizon temporel bouché aux premiers siècles de l'ère du crucifié, alors que l'éon européen s'étale sur cinq millénaires minimum bien avant le christianisme. Et les chrétiens se répandirent à travers des saccages anti-païens massifs, un peu comme leur messie vandalisa les marchands du temple dans le fameux épisode biblique… saccages que reproche désormais Zemmour aux musulmans, qui sont partie de la même dynamique spirituelle que le monothéisme chrétien, mais saccages qui sont évidemment bien moindres qu'à l'époque de l'expansion chrétienne, et qui sont avant tout de pression socioculturelle (certes contestable, mais…). Etrange de s'avancer en Sauveur du débat public en cela.

Bossuet disait que « Dieu », ce prétendu dieu unique, suprême, total et absolu… « Dieu » se rirait des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. Mais quand la cause est « Dieu »-même, faut-il rire de « Dieu » ou de Zemmour ?… Finalement, le combat zemmourien ne choquait bien qu'une certaine morale contemporaine, qui adore s'enivrer – comme toujours – de mirages d'extrême-droite et de fantasmes de haine projetés sur ses adversaires.

 

 

3. Il faudrait déplaire au Père, c'est-à-dire « pécher »

Une considération théologique pour terminer, inspirée par les deux brèves précédentes : que ce soient les gestions communicationnelles du « Monde » ou la contradiction fondamentale d'Eric Zemmour, on a toujours affaire à une émanation décisionnelle (du journalisme ou d'un intellectuel) qui se veut décisive.

Le « Monde » ou Zemmour, veulent décider, d'une manière ou d'une autre. Or, si cela est logique de la part d'un éventuel candidat à la présidentielle, cela l'est moins de la part d'un journalisme prétendu objectif – mais le « Monde » n'omet pas ses racines réputées socialistes, même quand il est financé Bill Gates, d'autant plus que ça arrange ses orientations politiques mondialistes (c'est-à-dire affairistes). Hélas alors, qu'il s'affiche comme journalisme d'opinion.

Dans l'ensemble, à vouloir une décisivité – cartellocratique dans le cas du « Monde », statocratique dans le cas d'Eric Zemmour – nous nous retrouvons face à des enjeux paternels, qui ne sont pas sans rappeler à quel point le monothéisme est paternaliste (la notion de
patriarcat, avant tout, désigne la dignité de patriarche biblique : le reste peut être questionné)…

Tout le monde (le monde réel, par le journal nominatif)… tout le monde s'affronte ici à la fonction paternelle, comme dirait Jacques Lacan : c'est dire à quel point nous faisons face à mille clowneries œdipiennes, tant de la part du peuple que des gérants des puissances en cours, et autres aspirants au pouvoir plus ou moins en lice pour l'élection présidentielle à venir. Ceci étant, Emmanuel Macron, que ses partisans avaient comparé pêle-mêle au titan Atlas, au dieu Jupiter et au messie Jésus… Emmanuel Macron avait mis le processus
En Marche, la République en Marche, lui dont on disait qu'il avait « épousé sa mère » tandis que Marine Le Pen avait « tué le père ». Pas étonnant, à l'époque, que le syndrome de Vichy refaisait durement surface, jusque dans la gestion de la covid : en souhaitant qu'on l'ait enfin liquidé, à la fin du présent quinquennat !

Pour nous en tenir à l'esprit monothéiste, bibliste, de toutes ces histoires (
le Coran ne se veut jamais que le troisième cycle de la Bible, n'est-ce pas ?) on observe bien que le monde (le monde réel, par le journal nominatif)… on observe bien que le monde est saisi par mille frustrations – 1 000, valeur symbolique d'infinitude. Ces frustrations ces frustrations sont inhérentes aux craintes toujours prégnantes, mais inconscientes, du péché.

Où l'on découvre que le péché – sur la base du biblisme évidemment (dont
Coran donc) – est la terrible crainte de déplaire aux plaisirs du dieu prétendu unique (les fameux « tremblements en face de Dieu » décrits dans les textes sanctifiés).

Ou bien, dans le monde post-monothéiste que nous vivons beaucoup – malgré les caisses faites autour de certains excités entre les monothéistes (notamment : les pédophiles chrétiens et les terroristes islamiques) – les gens éprouvent par ambiance, les affres de déplaire à quelque père, car ils escomptent toujours son secours. Au hasard, Emmanuel Macron face à Marine Le Pen…

Notre malsain désir d'amour, duquel découle notre besoin d'être sauvés, nous tuera.

Il faudrait pécher, il faudrait déplaire, il faudrait se laisser désaimer voire haïr... et le truc bien c'est que ça ne pourra plus être un péché alors, selon la même dynamique que le blasphème ou l'apostasie, valables uniquement quant on aime toujours la religion.

Et si c'était une femme, que l'on élisait enfin ?
Maugrédiou !

 

 

À lire : Avoir le courage de ne pas être aimé
 

 

SOUS CE TITRE PROVOCATEUR QUI VA À L’ENCONTRE DE TOUT CE QUE L’ON NOUS APPREND DEPUIS NOTRE ENFANCE, ce livre, très accessible et profond, nous explique comment débloquer le pouvoir qui est en nous et qui ne demande qu’à s’épanouir pour que nous soyons la personne que nous souhaitons vraiment être. Et cela, sans tenir compte du regard des autres, sans nous soucier de leur approbation. En s’appuyant sur les théories d’Alfred Adler, l’un des trois géants de la psychologie du début du xxe siècle aux côtés de Freud et de Jung, ce livre suit une conversation éclairante entre un philosophe et un jeune homme. Le philosophe explique à son élève comment chacun d’entre nous est capable de déterminer sa propre vie, sans les entraves des expériences passées, des doutes et des attentes des autres. C’est une façon de penser profondément libératrice, nous permettant de développer le courage de changer et d’ignorer les limites que nous et les personnes qui nous entourent peuvent nous imposer.
VÉRITABLE PHÉNOMÈNE DE LIBRAIRIE EN ASIE, CE LIVRE A DÉJÀ CHANGÉ LA VIE DE MILLIONS DE PERSONNES.

 

 

 

 

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6 réactions à cet article    


  • Gégène Gégène 19 octobre 09:22

    c’est ça, un article destructuré ?


    • Ariovis Venamis Ariovis 19 octobre 13:51

      C’est ça, un commentateur qui ne sait pas lire un titre où se laisse lire au pluriel Brèves ? Cordialement


    • Ariovis Venamis Ariovis 19 octobre 13:53

      Mais pardon, vous vouliez sûrement suggérer que pour des brèves, au contraire, ça faisait structuré quand même, parce qu’il y a un fil rouge... haha.


    • Ariovis Venamis Ariovis 21 octobre 13:33

      ERRATUM A L’ARTICLE
      Sur la séquence « à un moment donné on est en France ou on ne l’est pas », il manque ce lien : https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/la-reputation-de-politesse-et-de-218738


    • zygzornifle zygzornifle 20 octobre 09:22

      Le Monde ou l’Immonde ?

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