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Des Druides et celtisants contemporains parlent, à nouveau

Au début de l'été dernier, paraissait un entretien-fleuve de druides et celtisants contemporains – français, plus une Italienne – où l'on découvrait les richesses, les cheminements, les divergences et les cahots plus ou moins explicites ou intestins … d'une constellation spirituelle païenne, de nos jours. Tous les mouvements sont pétris par de tels phénomènes, on ne voit pas pourquoi le celtisme ferait exception. Spoiler : ce nouvel entretien-fleuve ne change pas la donne.

Au juste, il se divise en
deux entretiens : le premier reprend les questions de l'année passée, avec quatre nouveaux participants – dont un Étasunien ; le second, pose des questions plus pointues et actuelles, avec quelques anciens participants – français.

À chaque fois, les druides ont la primeur, suivis par un ou plusieurs celtisants non-druides. Comme l'année dernière, les druides sont choisis sur la seule foi de leurs initiations plus ou moins transmises et/ou associatives (certains sont plus isolés, voire prétendus, que d'autres : à vous d'en juger) ; les celtisants sont choisis pour l'acuité de leur
conscience païenne (c'est-à-dire leur implication et/ou leur réflexion par les réseaux païens et sur le paganisme contemporain, sans qu'ils cumulent nécessairement les deux – implication et réflexion : à vous d'en juger).

D'aucuns hâtifs et/ou sensibles, concluront volontiers à la déception voire au dégoût, surtout par les errances internautiques qui courent. C'est normal : nous (pré)jugons tous pour nos petits comptes en clic, pour le meilleur et pour le pire ; c'est humain, trop humain …

… mais les intrépides et les endurants, prendront la mesure des communications voire communautés en place, par joie de vivre et esprit de suite. Car ces entretiens n'ont pas vocation à dévaluer : ils ont vocation à
réaliser, dans tous les sens du terme.

Quant aux notes de la rédaction –
ndr, elles n'engagent que votre serviteur : jamais ses interlocuteurs.
 

 


Source : dragon à deux têtes.

 

 

0. Bonjour ! Avez-vous un nom druidique ? Lequel ?

Celui du pays de l'Ours : Bonjour … Oui, bien sûr, j’ai un nom druidique. Il m’a été donné par Myrdhin, mon sanglier, le harpeur Rémi Chauvet, au début de mon initiation, en 1993. Mais je ne me sers pas de mon nom druidique publiquement. Je n’en dirai donc rien [publiquement, retrouvez-le sous Jean-Claude Capelli, par exemple sur YouTube – ndr] … Par contre, j’ai un surnom, un nom de plume si vous préférez : Celui du Pays de l’Ours, et qui n’est pas sans rapport avec le précédent …
 

Drum : Drum [druide étasunien, dont le nom se traduit par « tambour » – ndr].

Kadith : Mon nom druidique est Kadith /|\.
Hu Kadarn apparaît tantôt en divinité, tantôt en simple héros géant, combattant les forces des ténèbres. Il épouse la déesse Cerridwen, dont il a deux jumeaux. Avandh dhu (le castor noir) et Kadith (le combattant). Un déluge a été provoqué et Hu Kadarn a toutes les peines du monde pour canaliser l'eau et récupérer la terre. Il se fait aider par deux bœufs qui tirent la boue.

Kerzher : Mon premier nom initiatique était Dagolitus. Il me fut donné par la C.D.A. Mon parrain était Odaccos (Yvon Lozarc’h). Ensuite j’ai rejoins la C.C.C. qui m’a nommé Talosectos, puis après initiation Cingedanios. Mon parrain était Matolitus.
Ayant renié ces différentes obédiences néo-druidiques et para-maçonniques, j’ai définitivement pris le nom de Kerzher, qui signifie comme Cingedanios  : « marcheur audacieux », mais en breton.
[Le druide Kerzher diffuse aussi des vidéos sur YouTube – ndr.]

Domias Arverne : Bonjour ! Non, je n'ai pas de surnom celtique ni druidique [Domias Arverne est celtisant, non druide, auteur de ce blog régionaliste – ndr]. Cela dit, une connaissance à des amis, extérieure aux milieux paganisants, m'appelait Celtillos, comme le père de Vercingétorix, parce que j'étais déjà passionné par la période celtique en Auvergne, et lui ne s'y était jamais intéressé avant de me croiser … Et il a adoré le sujet.
Sinon je me sers souvent de Domias comme pseudonyme, simplement parce que contrairement à mon prénom, je suis sûr qu'il n'est jamais utilisé. C'est une référence à Mercure Dumias, le dieu tutélaire des Arvernes pendant la période Gallo-Romaine, Domias étant sa forme autochtone supposée.


1. Avant tout, qui êtes-vous dans la vie civile ? Comment vivez-vous, habitez-vous et expérimentez-vous votre aventure en tant que citoyen ? Quelle est votre trajectoire ?

Celui du pays de l'Ours : J’ai 66 ans. Je suis marié, depuis 45 ans, et père de trois enfants, qui sont largement adultes maintenant. Je suis retraité de l’Éducation Nationale. Je n’étais ni prof d’Histoire, ni prof de Philosophie, mais prof d’Étude des Constructions dans un lycée technologique. J’ai aimé faire ce métier, auquel je suis arrivé par hasard. En effet, au début des années 80, n’étant pas dégagé de mes obligations militaires, le seul employeur qui a bien voulu me donner du travail (un poste de prof en l’occurrence), ce fut l’État français, justement celui qui me demandait de faire mon service militaire, ce à quoi je me refusais catégoriquement, sortant de quatre ans d’École militaire et estimant que c’était bien assez. Mis à part mon activité d’auteur et de conférencier, consacrée toute entière à la tradition des druides et des Celtes, je vis mon « aventure » en toute discrétion, sans ostentation, avec quelques proches, dans le sein privé, comme il se doit, comme tout citoyen digne de ce nom, sans ennuyer personne …

Drum : Dans ma vie séculière, je travaille dans les IT [« Information Technologies » – ndr]. Dans ma vie spirituelle, je suis un prêtre, un auteur et un druide.

Kadith : Je suis retraité et réside dans un village de Corse.

Kerzher : Dans la vie civile je suis marié, j’ai 4 enfants : 2 filles et 2 garçons de 14 à 29 ans. Marié à ma douce épouse Irvina, je suis également un homme d’affaires. J’aime les challenges, j’ai dans ce domaine entre autre eu une brasserie, créé un magasin de matériel médical, créé une marque de jeans fabriqués en France, etc. … Pour ce qui est du citoyen, j’ai eu des engagements politiques mais j’en suis revenu, peut-être y reviendrai-je un jour. Je privilégie aujourd’hui un mode de vie urbain bien qu’ayant vécu un certain nombre d’années à la campagne. C’est juste un choix pratique, l’idéal étant d’avoir les deux : une habitation en campagne et l’autre en ville, c’est vers quoi je tends aujourd’hui. Après avoir travaillé pour un grand groupe médical, j’aspire à l’indépendance (c’est le cas aujourd’hui).

Domias Arverne : Dans la vie civile je ne suis qu'un Français trentenaire parmi tant d'autres. J'ai passé plusieurs diplômes dans des lycées professionnels et depuis quelques années je suis un ouvrier polyvalent travaillant dans une usine de l'agroalimentaire qui fait des produits locaux … D'Auvergne, bien entendu ! J'habite une ville du Puy-de-Dôme avec ma compagne, sans enfants dans l'immédiat. Rien de bien épique, en fait.


2. Depuis quand avez-vous une sensibilité païenne ? Comment s'est-elle développée devers votre vie civile ? Qu'a-t-elle changé ?

Celui du pays de l'Ours : Je suis né dans une famille de catholiques « tièdes ». C’est-à-dire que mes parents, selon la formule consacrée, étaient croyants mais pas pratiquants. Par contre, moi et mes sœurs, nous étions astreints à un certain minimum « syndical » en matière de religion : baptême, petite communion, communion solennelle, catéchisme bien sûr, enfant de chœur pour le garçon que j’étais, et puis après la confirmation, à 13 ans, nous étions libres de continuer ou pas dans cette voie. Je l’ai donc lâchement abandonnée dès ce sacrement reçu, pour devenir, à mon tour, un catholique « tiède », voire complètement « froid ». En fait deux choses m’ont entraîné vers le paganisme : mes instituteurs de la 5e République, en me fourrant dans la tête que mes ancêtres étaient gaulois [ce qui n'est pas faux : lire cet article de votre serviteur – ndr] et ma découverte du Mont Beuvray. De la cour de mon école et de celle de la maison de mes parents, on pouvait le voir se détacher sur l’horizon. En fait, je suis né à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau du Mont Beuvray, à Beaulon, dans le département de l’Allier. Je l’ai découvert et j’ai foulé ses pentes pour la première fois alors que j’avais une dizaine d’années, dans les années 60. Cela a été une véritable révélation pour moi. Et aujourd’hui, à chaque fois que je m’y rends, c’est toujours la même émotion qui m’étreint. J’aimerais que mes cendres y soient répandues. Ma sensibilité païenne s’est développée tout naturellement, sans ostentation, sans manifestation, ni pratique particulière, si ce n’est dans ma façon de me nourrir (je précise que je ne suis pas végétarien) et de me soigner. Ce qu’elle a réellement changé c’est mon rapport à l’Univers, à ma conception du Divin, c’est que je suis devenu panthéiste …

Drum : Ma sensibilité païenne s'est réveillée au 8ème grade [en 4ème équivalent français, quoi que les établissements scolaires n'embrassent pas les mêmes tranches d'âge entre la France et les USA – ndr] après avoir lu Mythologie, d'Edith Hamilton.

Kadith : J'ai recherché très jeune la Tradition. Élevé dans une famille catholique, j'ai commencé par chercher à approfondir cette religion. Ne trouvant pas ce que je recherchais, dès l'âge de 16 ans, j'ai commencé à étudier le Talmud et le Coran. Étant toujours insatisfait, je me suis tourné vers des groupements ésotériques. Ces derniers ont plus répondu à ma Quête. Et parmi tous ces groupements, j'ai trouvé dans le Druidisme l'approche, qui m'a le mieux convenu, de la Tradition Primordiale [concept guénonien ; René Guénon au sujet duquel votre serviteur a rédigé cet article – ndr].

Kerzher : À vrai dire depuis tout jeune, s'il faut mettre un âge je dirais 14 ans pour la prise de conscience, mais sûrement l’ai-je toujours été … Dans la vie civile ce sont essentiellement les fêtes familiales qui en ont été le plus chamboulées, bien que finalement la tradition chrétienne de ma famille a ses fêtes calquées sur les nôtres, donc le changement se fait essentiellement dans l’intention qu’on y met et sur le décorum. Cela n’a pour moi pas changé grand-chose dans le sens où je suis païen depuis ma tendre enfance, c’est plus mon entourage, comme mes parents qui ont eu à « subir » cette pratique religieuse qui leur était inconnue.

Domias Arverne : J'ai toujours eu une sensibilité spirituelle. Mes parents écoutent beaucoup de musique celtique et médiévale, et ont les t-shirts ainsi que les tentures assortis à ce genre de passion. J'ai toujours vu des entrelacs partout, mais je ne comprenais pas encore pourquoi. J'ai passé ma primaire dans une école Catholique où j'assistais au catéchisme, ce que je trouvais ennuyeux quand j'étais gamin. L’Église avait vraiment des difficultés à capter l'attention des jeunes gens, et je crois que c'est encore pire aujourd'hui ! Puis au collège les cours d'Histoire ont commencé à m'intéresser, surtout la partie sur le Moyen-Âge, parce que j'adorais les films de chevaliers comme Excalibur. Sauf que les manuels scolaires étaient très critiques de cette période, ce qui m'a un peu déçu au premier abord.
C'est là que ma famille, qui a une bibliothèque bien fournie à la maison, m'a conseillé de lire de vrais livres sur l'histoire de France et de ne pas toujours prendre pour argent comptant ce que racontait l’Éducation Nationale. C'est ce que j'ai fait. Suite à cela, j'étais fasciné par la Chevalerie, l'Occident Chrétien, les Croisades, les Empires … J'avais presque la foi ! Alors j'ai commencé à lire la Bible. Et c'était ennuyeux, pas autant que le catéchisme, mais quand même ! Je sentais comme un décalage entre les hauts-faits de la Chrétienté, et le message d'amour des Évangiles … En plus ça ne parlait ni de Gaule, ni de France et presque pas d'Europe … Je ne pouvais pas m'identifier à ça. L'Ancien Testament était plus intéressant, mais ce n'était clairement pas la même culture. Bref, je ne me retrouvais pas dans les Saintes Écritures.
J'en ai parlé à mes proches, ce à quoi ils m'ont répondu : « Tu sais, le rite Chrétien a beaucoup emprunté aux cultures païennes de l'Antiquité, c'est pour ça que ça ne correspond pas toujours à ce qui est écrit dans la Bible. » C'était le déclic ! À partir de là, je me suis intéressé aux Celtes et aux Germains. Ce me semblait logique, vu que j'étais un Gaulois qui vivait dans le pays anciennement gouverné par les Francs. Et avec mes faibles connaissances d'adolescent j'ai analysé tout et n'importe quoi dans les traditions, la culture moderne, les jeux vidéos, je cherchais des symboles bizarres dans les églises où j'entrais … Je voulais trouver des trucs païens nordiques partout, même là où il n'y avait rien. Et j'en parlais à mes camarades de scolarité, mes amis … Parfois ça les intéressait, souvent ça les saoulait. Je me suis mis aussi à porter des vêtements qui faisaient « Celtique » : maillots, boucles de ceinture, pendentifs … à croix, entrelacs, triskels …
Maintenant que je suis un peu plus cultivé j'arrive à faire la part des choses, mais je reste fasciné par toute cette culture ancestrale qui a traversé les siècles jusqu'à nous, et j'en découvre encore. En soi, ça n'a pas beaucoup changé le passionné de culture médiévale que j'étais. Cela je n'ai jamais été pratiquant d'aucune spiritualité … Même si ma perception des choses a probablement changée, mon quotidien n'a pas été bouleversé pour autant.


3. Depuis quand êtes-vous celtisant ou druidisant ? Comment cela vous est-il arrivé, avec quel organisme, et qui en particulier ? Qui étiez-vous dans la vie spirituelle pour commencer cette démarche, qu'êtes-vous devenu ensuite, et que devenez-vous ?

Celui du pays de l'Ours : Je suis entré en druidisme le 28 avril 1991. À cette époque, il y avait bien longtemps que ma vie spirituelle était en jachère. J’étais en recherche et j’avais beaucoup lu, des livres d’historiens, mais aussi de néo-druides, des livres complètement nuls, notamment celui de Bouchet : Les druides, Science et Philosophie, mais je sentais néanmoins que ce que l’on appelle aujourd’hui « druidisme » était ma Voie. C’est donc ce 28 avril 1991, jour anniversaire de mes 36 ans, que j’ai participé à ma première fête celtique, celle de Beltaine, au sein d’un petit groupe nommé Ceux du pommier, qui était dirigé par Gwenc’hlan Le Scouezec, alors Grand Druide de la Gorsedd de Bretagne. C’était dans les Monts d’Arrée, au pied de la montagne Saint-Michel de Brasparts. À l’époque, j’habitais dans le centre de la France, dans le Berry, tout près de Bourges. Pour les Celtes, l’ours étant le symbole du pouvoir temporel, j’avais baptisé le Berry, le pays des Bituriges, le pays des Rois du Monde : Le Pays de l’Ours, ce qui avait bien fait marrer les gens des Pyrénées ! [Gens dont ressort votre serviteur, mais ça lui fait plaisir plus que marrer – ndr.] Ce que j’ai vécu ce 28 avril 1991, dans les Monts d’Arrée, m’a complètement retourné, et pour la vie entière, c’est pourquoi, pour marquer ma fidélité à Ceux du pommier en même temps qu’au Berry, j’ai décidé de prendre moi-même le surnom de Celui du Pays de l’Ours, que j’évoquais tout à l’heure, notamment pour signer mes livres [distribués par différents éditeurs et évidemment les grandes plateformes – ndr] … En fait, je ne devais fréquenter Ceux du pommier que pendant un an. Contrairement à la Gorsedd, c’était, au début, un groupe assez ouvert, qui accueillait toutes les nationalités. Il n’était pas nécessaire d’être breton ou de parler breton pour pouvoir en faire partie. Mais début 92, il fit l’objet d’une certaine « épuration ». À peu près tous les Français en furent exclus. Je fus de ceux-là. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Rémi Chauvet, alias Myrdhin. C’est lui qui m’a conféré ensuite, sur plusieurs années, l’ensemble de l’initiation, dans la lignée de John Toland, de « marcassin » à druide sacerdotal … Ce que je deviens ? Ce que je suis depuis des années maintenant : un témoin de ce que nous, Français et Européens, sommes profondément …

Drum : Je suis devenu Druide ou Celtiste, après avoir découvert les RDNA et ADF, après avoir lu Drawing Down the Moon en 1981 [une traduction du titre pourrait être « décrocher la lune », littéralement « tirer bas la lune », « descendre la lune » – ndr]. J'ai rejoint ADF en 1984 en tant que son huitième membre. J'ai toujours honoré le changement des saisons ; ADF m'a aidé à découvrir et poursuivre ma pratique.

Kadith : Je suis membre du Collège Druidique Traditionnel.

J'ai été élevé au Druidicat le 28 Septembre 1975 par le Druide PER U'I /|\, en présence du Druide GWEND'HLAN /|\ représentant la Confraternité Philosophique des Druides. Le Druide PER U'I /|\ a été élevé au Druidicat en 1972 par les Druides KER ARVOR /|\ et KER OWL /|\ de la Gorsedd de Bretagne. Il a, en outre, reçu le 17 août 1975, l'initiation bretonne des mains de KOARER KALONDAN /|\, Grand Druide de la Confraternité Philosophique des Druides. Cette cérémonie a eu lieu sur la colline MANE GWEN (près de Genin, dans le Morbihan) et a été filmé par France 3.

Kerzher : À l’âge de 21 ans je suis rentré dans mon premier collège druidique, scission de la KG : la C.D.A. (qui lui aussi a splitté). J’ai d’abord été reçu par Alain Le Goff « Gobanogenos  » puis Serj Pineau « Esunertos » et ensuite initié avec comme parrain Yvon Lozarc’h « Odaccos ». C’était mon introduction dans le monde des néo-Druides, en tant que néophyte j’étais plutôt exalté et assidu jusqu’au moment ou mon groupe (la CDA) se sépare en deux suite à des divergences d’ego, Alain d’un coté et Serj de l’autre. À l’époque j’ai choisi de suivre Alain perdant du même coup mon parrain qui lui à suivi Serj, bref j’étais dans le fond assez dégoûté …
Suite à un déménagement pour raison professionnelle en Normandie je me séparais progressivement de mon groupe car très déçu par ces pseudo-Druides. Ensuite j’ai cheminé seul puis le besoin d’appartenance est revenu me tirailler et je décidai de recontacter des groupes druidiques, j’ai essuyé d’abord un refus de la part d’un groupe qui me trouvait trop « identitaire », puis je fus finalement intégré dans un groupe que j’aimais particulièrement pour le coté vraiment Druidique et pas para-maçonnique comme beaucoup d’autres.
J’intègre donc la C.C.C. et plus particulièrement le Temple du Druide Matolitus, très bonne expérience très bon Druide et ami qu’est Matolitus, encore aujourd’hui même si on a eu une période de friction qui est loin derrière nous maintenant. Suite au départ de Matolitus du groupe de la C.C.C. j’ai été moi aussi remercié à distance sans débat contradictoire, par Auetos le grand druide de la C.C.C.
Donc deuxième coup de massue, mais qui m’a permis de laisser de côté ma naïveté concernant les hommes qui forment tous ces groupes, en définitive ils m’ont fait grandir. Aujourd’hui je suis dans une quête plus authentique, je renie mes initiations dans ces groupes néo-druidiques para-maçonniques issus de John Toland, Iolo Morganwg, Henry Hurle, etc. … que du fake à mon sens, mais malheureusement ce sont ces gens-là qui occupent le devant de la scène Druidique. Bref pour conclure je me rapproche de plus en plus des Druides Odinistes de la lignée de Chartres. [Jean Markale inspire cette lignée, celtisant critiqué par le monde universitaire des études celtiques. L'idée contre-historienne d'un druido-odinisme est, entre autres, diffusée par des nordicistes dans les milieux païens contemporains – ndr.]

Domias Arverne : Je n'ai jamais été vraiment Druidisant. Peut-être au début où je m'intéressais à la culture celtique je mélangeais tout : Gaulois, Bretons, Druides, Néo-Druides, Germains, Vikings, Runes … Et au fil de mes lectures je me suis rendu compte que le Druidisme authentique n'existait plus, et que la plupart de ceux qui s'en revendiquaient sortaient de loges maçonniques universalistes bizarres … Mais pas grand-chose de Druidique en fin de compte, même s'ils essayaient de s'en inspirer. Bien que je vois que certaines personnes honnêtes se sont lancées dans le « reconstructionnisme » et essaient de manière objective et scientifique de comprendre ce qu'était réellement la religion de nos ancêtres. Je ne me revendique donc pas comme Druidisant, Celtisant me conviendrait mieux.
Je serais plutôt un genre d'Agnostique, je ne pratique pas de religion mais ça ne veut pas dire que je ne crois en rien. En plus j'ai déjà fait des cérémonies et des bûchers comme le Solstice d’Été avec des amis Nordisants, mais pas avec des organismes. Les spiritualités Celtiques et Gallo-Romaines, même tout ce qui est vaguement d'origine Indo-Européenne me passionnent tellement que si un jour je sautais le pas, ce serait probablement vers ce genre de tradition que je me tournerait. En fait plutôt Gallo-Romaine, puisque le Druidisme n'existe plus et qu'il s'agit d'une tradition orale … et que la plupart de mes connaissances sur le sujet sont issues de bouquins et non de coutumes vivantes. En gros, Celtisant mais sans Druides et sans tabou de l'écriture, c'est ça que j'appelle Gallo-Romain. Les cultes Gréco-Latins en tant que tels m'intéressent moins, mais il est malheureusement compliqué de connaître la spiritualité Gauloise en dehors des prismes classiques, Chrétiens ou modernistes qui les analysent et les commentent.
Quand on gratte un peu le vernis Romain de Mercure, Apollon, Minerve, Jupiter … On retrouve souvent Lug, Bélénos, Bélisama, Taranis … On peut dire la même chose de certains saints Catholiques, la plus flagrante étant sainte Brigitte d'Irlande. Aussi certains fêtes ou rites comme Noël, la Chandeleur, Pâques, les Rogations, les Saints-Jean d’Été et d'Hiver, la Toussaint … Presque tout le calendrier liturgique occidental est transposable sur celui des anciens païens.


4. Qu'est-ce que le druidisme ? Pour quoi faire, et à quelle fin ? Comment se déploie-t-il spirituellement ? Et comment vivez-vous les cérémonies, ainsi que les adeptes non-druides ? Qu'avez-vous à dire de son image publique ?

Celui du pays de l'Ours : Pour moi, c’est assurément une philosophie et, à ce titre, le druidisme cherche à comprendre le Monde, l’Homme, et leurs rapports, mais avec une sensibilité qui est propre à une terre, celle de l’Europe occidentale. Pour quoi faire ? Pour faire ce pourquoi nous sommes tous nés, à mon avis, être des ouvriers – certains diraient sûrement des « œuvriers » – au service de l’Univers, de la Vie, ce qui, pour moi, est strictement la même chose, la seule divinité qui me paraît valoir vraiment la peine d’être révérée … Je vis nos cérémonies comme un moyen de régénérer le lien qui m’y relie. L’image publique du druidisme ? Elle me paraît assez pitoyable en vérité … On nous prend pour des guignols … Et il y en a parmi nous qui font d’ailleurs tout pour ça … Je sais, je sais, on va me dire : « Vous en êtes un autre »…

Drum : Pour moi, le Druidisme consiste à construire une pratique dévotieuse et des relations avec les Ancêtres, les Esprits de la Nature, et les Lumineux [en anglais, Drum écrit « Shining Ones », littéralement « les Brillants » – ndr] (les Dieux et les Déesses), et moi-même.

Kadith : Le Druidisme est une des plus magnifiques doctrines métaphysiques qui se soient perpétuées jusqu'à nos jours. Les Druides sont toujours vivants, et de plus en plus présents. Le Druidisme est une des expressions de la Tradition Universelle. Il en est l'expression, répondant aux génie de la Gaule et des Celtes, celui de nos ancêtres, qui se réveille en nous. Une Tradition restée toujours vivante car elle se nourrit de l'apport de l'expérience de chacun … Se pencher sur le Druidisme, c'est honorer ses ancêtres et en découvrir les qualités. La Tradition des Druides est porteuse d'études philosophique et spirituelle de l'ensemble du patrimoine qui se transmettent depuis des millénaires dans notre inconscient collectif [concept jungien, Carl G. Jung sur lequel votre serviteur a écrit cet article – ndr].
Être druide c’est être en recherche constante. La Tradition druidique est un enseignement qui est vivant et intemporel. Nous sommes les héritiers de nos Ancêtres, directement ou indirectement, nous allons sur les mêmes lieux, nous prions les mêmes Divinités, nous nous nourrissons des mêmes énergies et des mêmes symboles.
Le Druidisme est adogmatique, il ne cherche pas à fixer l'esprit des Dieux dans une seule expression. Il admet volontiers la pluralité et la richesse des expériences spirituelles tout en reconnaissant ce qui fait de lui une voie unique et authentique, qui se suffit à elle-même.
Et si le Druidisme redevenait la solution actuelle pour appréhender au mieux la Divinité ?
Il est dommage que certains groupes actuels, se réclamant du druidisme, mélangent plusieurs traditions, souvent pour compenser leur manque de recherches, ou parce que leurs recherches sont polluées par d'autres intérêts. D'autres groupes servent de refuges à ces groupes d'extrémistes.

Kerzher : Pour moi le Druidisme n’existe pas !!! C’est une appellation ridicule pour parler de rite ou de croyance Celtique … Mais cela montre à quel point ses adeptes sont auto-centrés et qu’ils tournent en rond au point de se scissionner en permanence [une dynamique poursuivie par Kerzher, qui a choisi la sienne – ndr]. La croyance ou le rite Celtique doivent avoir comme ciment la communauté Celte, sans communauté il n’y a pas de Druide. Donc l’important aujourd’hui est de redonner cette appartenance aux Celtes/Païens qui se reconnaissent comme tels par des cérémonies de passages pour les enfants, mariage, enterrement, célébrer nos fêtes, etc. … Redonner une vie réelle au paganisme et non pas une vie fantasmée ou de reconstitution historique.

Domias Arverne : Le Druidisme, pour moi, est la religion d'une partie des peuples Celtes de l'Antiquité et du Moyen-Age. Une spiritualité vivante dépendante d'un clergé constitué. C'est ce qui organisait les sociétés des temps anciens sur le plan tant moral que social, comme la féodalité dépendra en partie de l’Église quelques siècles plus tard. Sauf que le Druidisme était une culture orale dont on a perdu l'essentiel, et que le système socio-politique actuel est différent de celui de l'époque.
Ce que certains pratiquent aujourd'hui est du Néodruidisme, donc un système qui tente de s'inspirer du Druidisme mais qui n'en n'est pas. De plus il est minoritaire et essaie d'évoluer dans des sociétés occidentales laïcardes, voire athées, où beaucoup de gens ont déjà du mal à comprendre pourquoi il y a encore des personnes croyantes et pratiquantes dans les systèmes monothéistes qui, pourtant, ont encore du poids dans le monde contemporain. Une spiritualité aussi peu représentée que celle des Druides passe de fait pour une secte, de surcroît auprès des masses qui revendiquent suivre seulement la rationalité scientifique ou la tradition de leurs parents. La religion est devenue une affaire de foi personnelle. J'ajoute que le peu de personnes qui font des recherches sur les spiritualités celtiques pour leur culture personnelle tombent quasi-systématiquement sur des livres ou des sites bizarres de Wicca ou de Franc-Maçonnerie qui brouillent les pistes.


5. Le druidisme contient-il de sombres secrets, ou merveilleux ? Si oui, pouvez-vous nous en donner un avant-goût ? Et confère-t-il des « pouvoirs », naturels et/ou surnaturels ? Si oui, lesquels ? … Ces questions sont-elles influencées par l'image publique du druidisme ?

Celui du pays de l'Ours : Aucun secret, aucun pouvoir naturel ou surnaturel. Peut-être une capacité, totalement naturelle et à la portée de tout un chacun : celle de savoir encore s’émerveiller en contemplant l’Univers malgré le marasme ambiant … « Ces questions sont-elles influencées par l'image publique du druidisme » dites-vous ? Oui, ces questions me semblent malheureusement influencées par l’image du druide véhiculée de nos jours : magicien, magnétiseur, géobiologue, phytothérapeute, voire coach en développement personnel, etc. … recouvrant tous les fantasmes actuels.

Drum : Nous vivons dans un monde à trois plans [probable référence à l'arbre : à la fois souterrain, terrestre et céleste – ndr]. La Magie et/ou les Dieux et Déesses nous permettent d'influencer l'Univers.

Kadith : Je ne crois pas que le druidisme contienne de sombres secrets.
Panoramix nous a rendus populaires au plus grand nombre. À nous de rechercher la potion magique, la pierre philosophale, notre Graal (hum, plutôt le chaudron) par l'étude, la méditation et la pratique.

Kerzher : Oui et non, les secrets sont liés au pouvoir. Pouvoir sur le destin, pouvoir sur les individus ce sont à ma connaissances les seuls vrais secrets. Il y a aussi des secrets dits de connaissances, la vraie filiation par exemple, les codex pour transmettre ce savoir [les anciens druides n'écrivaient pas leurs connaissances, uniquement transmise par voie orale – ndr]. Mais à la vérité très peu voir aucun groupe ne possèdent ces secrets …

Domias Arverne : Le Druidisme antique a certainement eu des secrets formidables, malheureusement ils ne nous sont pas parvenus. Peut-être ont-ils influencé les sciences de l'époque, comme les Pythagoriciens avec lesquels ils ont eu des échanges, peut-être même que certaines nous sont parvenues mais nous ne savons pas qu'elles viennent d'eux.
Ne connaissant pas de Druides ou Néodruides, je ne saurais dire s'ils revendiquent posséder des pouvoirs, mais ayant croisé de vrais rebouteux et autres personnes avec des dons de guérisons diverses, des gens se revendiquant médiums ou sentant le pouvoir des pierres dans une forme avancée de lithotérapie … et j'en oublie certainement … je ne serais pas surpris que certains aient des compétences surnaturelles, ou au moins prétendent en avoir.
Vivant dans une petite ville proche de la périphérie, il n'est pas rare de discuter avec des gens qui connaissent des guérisseurs, et il peut arriver que le sujet du Druidisme soit évoqué dans des phrases du genre : « C'est sûrement comme ça que faisaient les Druides et les Sorcières avant la médecine moderne. » Mais le lien avec les Néodruides contemporains n'est jamais fait, je ne saurais donc affirmer que toute cette thématique ait une influence sur l'image publique du Druidisme contemporain.


6. Pourquoi les Français ont-ils tant de mal à se fédérer et/ou faire reconnaître ? Comment sont-ils fédérés et reconnus pour le moment ? … mais, à Drum en particulier : Comment les druidismes sont-ils fédérés et reconnus aux USA pour le moment ?

Celui du pays de l'Ours : Le néo-druidisme, parce que, quoi qu’on en dise, c’est bien de cela qu’il s’agit, en France, comme ailleurs, est en pleine crise d’adolescence. Il est âgé d’à peine plus de 300 ans. Pour une nouvelle philosophie, une nouvelle spiritualité ou une nouvelle religion, c’est encore jeune. Alors on ne peut pas vraiment lui en vouloir de présenter une image si peu crédible. Avant de penser à se fédérer ou à se faire reconnaître, les Français devraient accepter de faire tout d’abord table rase de toutes les vieilles lunes enseignées et transmises depuis trois siècles, de tous les fantasmes et les délires du New Age, pour pouvoir enfin réellement entreprendre le chantier de reconstruction de leur mémoire historique, philosophique et spirituelle, en s’intéressant, notamment aux travaux des historiens et des archéologues. À ma connaissance, il n’existe pas de fédération qui soit vraiment digne de ce nom et digne d’être reconnue, et nous ne sommes pas prêts, à mon avis, de voir une quelconque reconnaissance de la part de l’État français.

Drum : Aux États-Unis, ADF et une Église à but non-lucratif, complète avec clergé.

Kadith : Je crois que c'est très Gaulois.
Peut-être est-ce une question d'ego qui est dissimulé sous le masque de la « lignée ». J'en veux pour preuve les créations multiples de nouvelles « lignées » par des personnes désirant enseigner leur propre théorie.
Pour moi, être Druide, c'est avoir été reconnu comme druide par d'autres véritables druides.
La loi de 1901 me permettrait de m’autoproclamer druide et de créer ma propre « église », qui, j'en suis sûr, va finir par avoir de nombreux adeptes prêts a jurer que « je suis – le seul et véritable druide ! » …
HEUREUSEMENT QUE LE RIDICUEL NE TUE PAS !

Kerzher : Mes réponses précédentes sur les groupes actuels sont assez explicites.

Domias Arverne : Ce n'est pas propre aux Païens ni aux Néodruides, je crois que les Français en règle générale ont du mal à se fédérer, que ce soit au niveau religieux mais aussi syndical, politique, social … Nous avons un gros problème d'ego dans ce pays, et ça nous empêche de nous réunir pour quoi que ce soit. Chacun aime avoir son petit avis sur tout, sa petite originalité et surtout nous aimons tous avoir raison, contre vents et marées. Et le Druidisme contemporain n'échappe pas à la règle, rien qu'en observant les échanges sur les forums en ligne ou en voyant le peu de reportages dédiés à la télévision, on se rend compte qu'ils ont chacun leur doctrine personnelle, leur propre interprétation de la spiritualité qui devrait les rassembler. C'est, à mon avis, pour cette raison qu'ils ne dépassent pas vraiment le stade de sectes ou de groupuscules. Pourtant il y a bien des assemblées qui essayent de se rapprocher pour travailler ensemble, mais je n'ai pas l'impression qu'ils arrivent à créer de grosses communautés.
De même, il n'y a pas de reconnaissance officielle de la part de l’État ni de quiconque de ces groupes. Cela contribue certainement à ce qu'ils soient méconnus du grand public. Paradoxalement, je trouve que ce n'est pas plus mal … L'administration Française et Européenne a trop tendance à fourrer son nez partout pour mettre des réglementations débiles, ce qui arrivera certainement à ces groupes si elle les reconnaît officiellement. Et puis le peu de Chrétiens restants seraient trop occupés à chercher à les faire dissoudre. C'est d'autant plus idiot que jusqu'à présent ce ne sont pas les Néodruides qui les attaquent dans leurs églises, mais bref …


7. Que souhaitez-vous dans l'avenir, pour le druidisme ? Comment voyez-vous le druidisme dans votre pays, sur votre continent et dans le monde ?

Celui du pays de l'Ours : Ce que je lui souhaite, au risque de me répéter, c’est que ses adeptes se mettent réellement et rapidement au travail. Pour l’instant, que ce soit en France ou en Europe, l’avenir du druidisme me paraît bien compromis … Dans le Monde ? Il n’a rien à y faire, sauf à être à sa place en Europe occidentale. Il y a quelques années on a vu émerger un Ordre Druidique Mondial, ce qui était quand même du grand n’importe quoi ! Pourquoi irions-nous imposer notre point de vue au Monde entier ?

Drum : Je souhaite que les gens deviennent éveillés au Druidisme afin qu'ils puissent choisir leur cheminement, le Druidisme est l'un de ces choix.

Kadith : On ne peut que lui souhaiter la réussite et surtout la reconnaissance de son sérieux et de la pertinence de son offre spirituelle.
POURQUOI MONDIAL ?
Une boussole est un instrument de navigation constitué d’une aiguille magnétisée qui s’aligne sur le champ magnétique de la Terre. Elle indique ainsi le Nord magnétique, à distinguer du Pôle Nord géographique. La différence de directions est la déclinaison magnétique terrestre. Observé depuis la France en 2016, les deux directions sont sensiblement identiques.
Dans l'hémisphère nord, l'extrémité nord de la boussole est donc attirée vers le bas. Pour compenser ce phénomène, l'extrémité sud de l'aiguille de la boussole est légèrement lestée.
Quand on utilise une boussole « hémisphère nord » dans l'hémisphère sud, l'extrémité sud de l'aiguille est attirée vers le bas par le champ magnétique, alors qu'elle est déjà pourvue d'un contrepoids. Résultat, la pointe sud de la boussole accroche sur le fond de la cavité dans laquelle elle est logée, et fonctionne donc beaucoup moins bien.
En serait-il de même pour les divinités locales ? Faire du druidisme dans l'hémisphère sud serait une aberration même pour des personnes qui voudraient retrouver leurs origines européennes.

Kerzher : Pour le « druidisme » rien. Par contre pour la communauté Celto-Nordique, je souhaite quelle se constitue en de véritables noyaux communautaires. C’est à mon sens la seule façon de résister aux années de fer qui nous attendent …

Domias Arverne : J'espère que dans un avenir plus ou moins lointain, les historiens et les reconstructionnistes en sauront beaucoup plus sur ce qu'était le Druidisme antique, et que cela mette les Néodruides définitivement d'accord sur un projet commun, un peu comme le rassemblement dans le forêt des Carnutes que décrivait César dans la Guerre des Gaules. Mais dans un futur proche je ne vois pas de perspectives, il y a trop peu de païens et encore moins de Celtisants, de plus la plupart sont dans la pratique plus ou moins groupusculaire voire individuelle.
Personnellement je ne vois pas l'intérêt d'avoir une espèce de clergé, pas dans l'immédiat en tous cas. Quand il y aura plus de personnes intéressées par les cultes Celtes et qu'ils auront envie d'avancer en tant que communauté soudée, là ils auront probablement besoin de personnes calées sur la question qui puissent les aiguiller sur un chemin à prendre. Peut-être que dans ces conditions, une forme de Druidisme constitué pourrait naître. Mais quand ? Je ne sais pas. Les Occidentaux d'aujourd'hui ne sont pas très portés sur la religion, et quand ils le sont c'est souvent plus par tradition qu'autre chose, ce qui est déjà mieux que rien.
En attendant, ce que je souhaite c'est que l'on en apprenne toujours plus sur les anciennes traditions, que l'on continue de pratiquer celles qui nous sont parvenues (Toussaint, Chandeleur, etc), et que chacun continue à faire ses propres recherches sur la question, histoire de ne pas se faire mener en bateau par les pseudo-druides francs-macs ou wiccans universalistes. Tous ces nouveaux Celtes cultivés finiront naturellement par se réunir d'eux-mêmes.


8. Une anecdote à raconter dans le milieu ?

Celui du pays de l'Ours : Aucune qui vaille le coup d’être racontée …

Drum : Puisque le feu est essentiel à la pratique Druidique, je voudrais dire que nous sommes tous des Druides assis autour du feu. Une main sur la Terre et l'autre tendue vers le ciel [en anglais, « reaching for the sky », littéralement « cherchant à atteindre le ciel » – ndr].

Kadith : J'ai eu l'occasion de célébrer sur Paris. Les célébrations sont toujours publiques. À la fin d'une d'elles, plusieurs membres de l'assistance sont venus me trouver, se sont signalés comme étant francs-maçons. Ils ont apprécié la cérémonie et m'ont précisé que : je faisais en cinq minutes ce qu'ils mettaient une demi-heure à construire !

Kerzher : Les Druides belges disent : « Vous mettez deux Druides français dans une clairière, ils vont en créer trois … »

Domias Arverne : Oui, pas très épique mais symptomatique du Néopaganisme ! Des amis avaient organisé une petite randonnée en forêt suivie d'une petite cérémonie. L'un d'entre eux avait été choisi pour être en quelques sortes le prêtre ou maître du culte, je ne sais pas comment on pourrait dire. En effet c'était un Nordisant très cultivé sur la mythologie Viking et qui semblait prendre le polythéisme Indo-Européen très au sérieux. C'était la personne qui semblait idéale, même s'il ne s'agissait que d'une petite vénération sans prétention. La cérémonie était de bonne foi, pourtant il y avait un petit côté caricatural que je n'étais pas le seul à ressentir, avec consécration d'une massette devant faire office de Mjollnir, sermon sur la société moderne à la façon d'un pasteur luthérien, libation et partage d'une corne à boire. C'était bizarre. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais une personne extérieure se serait probablement moquée.
Plus tard, ces amis m'ont raconté que le gars en question en faisait des tonnes en racontant partout à qui voulait l'entendre que c'était le prêtre officiel du groupe … Aujourd'hui ils en rient mais sur le moment cela provoquait plutôt le malaise général.


9. Qu'aimeriez-vous ajouter librement ? Au revoir !

Celui du pays de l'Ours : Il faudrait aussi en finir avec cette idée que le néo-druidisme d’aujourd’hui est une construction de la franc-maçonnerie. D’ailleurs, la plupart de ceux qui prétendent cela ne connaissent pas la franc-maçonnerie de l’intérieur. C’est plutôt la franc-maçonnerie qui doit tout à la tradition celto-druidique et à la tradition indo-européenne. C’est du moins mon avis. La franc-maçonnerie comme le christianisme est un coucou. Sous prétexte de rassembler ce qui est épars, elle fait son nid dans celui des autres … Mais ceci est une autre histoire … Au revoir et merci de m’avoir donné la parole ici …

Drum : Contrées, océans et cieux définissent notre monde et notre pratique.

Kadith : Juste une petite phrase à méditer. Vous m’excuserez de ne pas avoir retenu son auteur : « On l'appelait maître, et il méritait parfaitement ce titre, car il était, désormais, incapable d'apprendre ! »

Kerzher : Merci pour ce questionnaire, vous l’aurez compris à travers mes propos. L’important ce n’est pas le Druide mais la communauté … Pour info je suis en train d’écrire un livre qui retrace en détail mon parcours ;-)

Domias Arverne : Je rajoute volontiers qu'à mon sens, le meilleur moyen de mettre en avant nos cultures ancestrales n'est pas de parler de Paganisme ou autres à des gens qui ne s'y intéressent pas. Cela n'évoque malheureusement pas grand chose à nos compatriotes. Mais lisez bien les statistiques, l'écrasante majorité des Français fêtent Noël, la Galette des Rois, la Chandeleur, Pâques, la Saint-Jean d’Été, Halloween … et j'en oublie. Or tous ces gens pensent à Jésus dans la crèche ou aux cloches de Rome, beaucoup n'y croient pas mais le font parce que c'est la tradition et que ça permet de se voir en famille.
C'est plutôt là-dessus qu'il faut lancer les conversations. Quand un athée durant le Réveillon dit : « Quand je pense qu'on fête Jésus qui n'existe pas ! », il ne faut pas hésiter à lui rappeler que les anciens fêtaient Jul, les Saturnales, la naissance de Mithra [à lire aussi, cet article de votre serviteur – ndr] … Cela pourrait lancer une conversation intéressante autour de la table et chacun y apprendrait alors quelque chose sur nos racines. Le but n'est pas de jouer l'intello de service, mais de rappeler que beaucoup de nos anciennes coutumes ne sont pas mortes et qu'au contraire elles ont évolué en même temps que nous. Quand on a affaire à une personne extérieure aux traditions païennes, il est plus pertinent pour elle de comprendre qu'elle les pratique aujourd'hui sans le savoir, plutôt que d'essayer de la faire adhérer à un système spirituel dont le clergé n'existe plus depuis environ 2000 ans.
Ce n'est que mon opinion, mais je crois fermement que la priorité est de préserver le peu de traditions qu'il nous reste, et dans un second temps, pourquoi pas, réhabiliter d'autres qui ne sont plus réellement pratiquées, avant qu'elles ne tombent définitivement dans l'oubli.

 

 


Source : imagination des armoiries d'Uther Pendragon.

 

 

0. Bonjour ! Pouvez-vous présenter à nouveau, que nos lecteurs sachent à qui ils ont affaire ?

Druvis ananmatis [Druide anonyme, en celtique ancien reconstitué – ndr] : Peu importe qui nous sommes, nous ne sommes que de passage, seule l'empreinte laissée dans la glaise de l'Histoire importe. [Un druide vivant actuellement du côté de Toulouse – ndr.]

Eikthyrnir Odinson : Je suis Eikthyrnir Odinson, un Druide breton qui chemine seul en suivant les Divinités du Panthéon Nordique et certaines Gaéliques [sans rapport avec le druido-odinisme de Kerzher, ci-dessus : c'est qu'il y a eu des échanges culturels dans les îles – ndr]. À l’époque de la première interview je venais de rejoindre ADF [Eikthyrnir Odinson appartient au réseau du druide Drum, ci-dessus : il a redirigé vers lui votre serviteur, encore merci – ndr].

Lugvidion : Bonjour, depuis une vingtaine d’années, je poursuis mon cheminement dans un collège druidique, au sein duquel j’ai été intronisé Druide en 2013. J’appartiens à une Clairière qui, à Lyon et dans sa région, participe au maintien de la tradition druidique.

Penseur d'Odin : Bonjour à tous, Grégory Chanfreau écrivain et poète ou barde, je préfère ce titre. Pyrénéen de sang et d'esprit, peut-être me connaissez-vous sous le pseudonyme du penseur d'Odin.

Yann Mab Beltan : Salutations ! On m’appelle généralement « Yann Mab Beltan » dans ces milieux, mais je ne suis pas druide. J'habite en Bretagne.
Yann est un de mes noms. Mab Beltan (Ab-Beldan en orthographe bretonne moderne) signifie « fils du feu de Bel » : c’est sur ce tantad (feu de joie, littéralement « feu-père »), allumé dans la nuit de Kala-Hañv (du 30 avril au 1er mai), que nous avons juré notre fraternité. Ce qui, pour les francophones, s’appelle un « clan » (gouenn en breton, fine en gaélique, uenios en gaulois).
J’écris également sur le journal en ligne Un Tiers Chemin – Arts, Rites et Savoirs Traditionnels.

Mervis Nocteau [votre serviteur, ndr] : Rédacteur AgoraVox à l'initiative de ce questionnaire. L'année dernière, je me présentai comme seiðanos, que je traduisai en souriant par « sorceleur » – on pourrait dire plus sobrement sorceur. Cela dit, sorceleur est très bien, car j'ai rajouté l'exercice du métier d'agent de prévention incendie, de premiers secours et de sécurité, à mon violon d’Ingres professionnel : je combats les monstres contemporains.
Mais puisque l'euskara fut parlé à travers ma région pyrénéenne encore après l'antiquité, notamment sous la Garonne en France et au-dessus de l'Ebro en España, morroia fait aussi l'affaire.
Enfin, étant donné que je jongle et que je psychanalyse, on peut enfin me qualifier de jongleur au sens ancien de « devin guérisseur ».


1. Des commentaires à faire, concernant la première interview, face au panel de réponses données ?

Druvis ananmatis  : Aucun commentaire, chacun étant libre de s'exprimer : ses rêves, ses pensées, ses actions.

Eikthyrnir Odinson : C’était bien je trouve que c’est un bon travail qui avait été fait sur la première interview. Cela m’avait beaucoup aidé à faire le point sur ma propre vie, mes expériences, et mon vécu avec mon druidisme.

Lugvidion : Beaucoup de belles réflexions étaient données à lire, le plus souvent complémentaires. J’espère que le lecteur en aura apprécié la variété autant que la cohérence d’ensemble.

Penseur d'Odin : Bonne initiative, enrichissante. Il était bon de la renouveler.

Yann Mab Beltan : Les réponses données reflètent plutôt bien la diversité des personnes se revendiquant du « druidisme » actuellement en milieu francophone, avec une majorité de néodruides dont le rapport aux traditions celtiques est plus ou moins évident.

Mervis Nocteau : Aucune Coutume n'est uniformément investie. Bien sûr, il y a des formes et des mœurs communes, mais il y a aussi les caractères, les raisons et les envies de chacun à travers elles : cela vaut pour les monothéistes. Un caractère paresseux ne s'engage pas à ritualiser, surtout de nos jours, tandis qu'un caractère arrogant escompte de l'aura personnelle, et qu'un caractère pieux se laisse aller à des formes de ferveur. Quelqu'un qui pratique par raison éthique, ne correspond pas à quelqu'un qui s'adonne pour tromper son sentiment d'abandon, ou bien à quelqu'un d'esprit collectionneur et amateur de surnaturel, voire de paranormal. Il y a des vœux cupides, comme il y a des volontés de travailler les communautés, ou encore des velléités de partages.
Dans les druidismes en particulier, on voit curieusement que certains réservent le titre de druide à une figure de prêtre champêtre, et que d'autres l'utilisent comme on dirait druidiste, druidisant, c'est-à-dire adepte d'une forme de celtisme.
Finalement, dans tout groupe, surtout à grande échelle, on trouve des intelligents et des sots, de dignes ou de sales représentants, ainsi que des tiraillements, selon nos propres caractères et velléités. Pour ma part, ce panel d'ensemble m'oriente vers un pragmatisme sociopolitique.
Il n'y a qu'en s'articulant, qu'on peut aller de l'avant. En s'inspirant les uns des autres, en honorant les mouvements existants, mais aussi en acceptant l'époque, en intégrant les scrupules déontologiques, et en éprouvant de l'amusement envers ce qui nous semble déluré.
Bref, en jonglant … c'est mon « en même temps » macronien à moi, si vous voulez et, comme on sait, ça ne peut pas me valoir pas que de l'amitié. L'adage dit qu'« on ne peut pas plaire à tout le monde », même en jonglant. Les macroniens devraient apprendre à s'y faire, plutôt que s'échiner à ne pas comprendre pourquoi d'aucuns ont giflé leur lifecoach. Les macroniens, sous leurs volontés de maîtriser les Temps, en ont une sainte horreur.


2. En général, comment les choses ont-elles évolué pour vous dans le milieu, depuis l'année dernière ?

Druvis ananmatis  : Ayant ouvert des pages sur le celtisme, dans un réseau social, nous nous sommes bien amusés ! [Culture celtique et Apprendre la langue gauloise – ndr.]

Eikthyrnir Odinson : J’ai beaucoup changé, je ne suis plus du tout la personne que j’étais avant. J’ai trouvé une vraie communauté d’amis druides sur le groupe de ADF. Les gens s’entraident et c’est véritablement agréable de ne plus avoir de gens hostiles. Ça m’a grandement aidé à me sentir mieux dans ma pratique du druidisme, à continuer mes dévotions et ma pratique quotidienne, à mettre en place de nouvelles choses et à voir plus loin. Le fait de pouvoir pratiquer seul comme je l’ai toujours fait et de me sentir lié à un groupe, ça change beaucoup de chose. Aujourd’hui je suis plus détendu, je me sens plus heureux.
J’ai rendu le travail du Dedicant Path, le sujet sur l’établissement de mon foyer ADF style Norse [Nordique – ndr] avec mes deux Scandinaves, était super a écrire. J’en ai aussi profité pour lire beaucoup et étudier une méthode de breton. La druidesse qui s’occupe de la région Europe qui est en Allemagne m’a rappelée que comme j’avais fini le Dedicant programme je pouvais désormais fonder ma propre proto-grove ADF c'est-à-dire une petite clairière avec un druide ADF qui a fini le programme de dédication et au minimum deux autres personnes qui sont dans le paganisme et intéressées par le fait de suivre des cérémonies de la roue de l’année dans le style Indo-Européen de ADF. Pour le moment je suis très bien en solitaire.
J’ai rejoint des groupes nordiques pour les druides nordiques de ADF et sur le heathenism en général aussi c’est Yggdrasil NorCal Heathen Community et Eldr ok Iss : Kin of Fire and Ice qui sont sur Facebook et j’ai aussi rejoint une communauté francophone de Gothar [c'est-à-dire d'adeptes de Goth, théonyme d'Odin – ndr]. Voila tout se passe bien.
L’année dernière parmi les choses qui m’ont marqué il y a eu des rituels auquels j’ai été invité par Zoom et Facebook [en visioconférence – ndr], c’était un rituel de Cedarlight Grove ADF pour l’équinoxe d’automne, j’ai participé et une des druidesses de la clairière avait un chant et des formules pour Thor en vieux saxon, et je leur ai écrit une chanson en breton sur la récolte et les korrigans dans les monts d’Arrée. L’espace d’un instant j’ai repensé aux légendes arthuriennes et à l’ancienne époque des migrations bretonnes et saxonnes. C’était sympa d’entendre du breton et du vieux saxon dans un rituel druidique. J’ai gardé précieusement le script de cette célébration. C’était bien, j’aime beaucoup cette clairière.
Alors qu’est-ce qui a changé pour moi en plus ? J’ai toujours eu conscience que la relation avec les divinités en Druidisme était ce qui avait le plus d’importance, mais aussi avec notre Kindred [clan – ndr] soit les Ancêtres (la famille, les ancêtres de tradition), les Korrigans (les esprits de la nature) et les Tudennoù Sklaer (les Êtres Brillants ou Shining Ones [déjà évoqués par le druide Drum, précédemment – ndr]). Suite à mes études chez ADF, j’en ai eu la confirmation et je suis plus sereinement sur mon chemin, je crois que plus aucune tempête ne peut plus me faire peur, mes racines sont solides et profondes maintenant, le gel ne les atteindra plus.

Lugvidion : Dans la mesure de nos possibilités, nous avons poursuivi l’organisation d’activités, qui ont semble-t-il compté parmi les rares initiatives. En ce sens, nous avons œuvré à notre modeste niveau à maintenir un peu de chaleur dans un monde en pleine glaciation.

Penseur d'Odin : Je me suis recentré dans mes recherches pour mon prochain roman historique qui se nommera Le silence des carnyx, je m'émerveille par la richesse de l'héritage de nos ancêtres Celtes et donc Celtibères chez moi.
J'écris toujours des poèmes toujours plus de gens s'y intéressent. C'est de bon augure.

Yann Mab Beltan : Les mesures gouvernementales ont hélas beaucoup figé les choses, par restriction des rassemblements et déplacements ainsi qu’à cause de la perturbation générale engendrée. Des chantiers depuis longtemps programmés ont encore pris du retard.

Mervis Nocteau : Eh bien, depuis l'année dernière, les choses ont évolué ainsi : la série Vikings s'est terminée, et la série Barbares a commencé, tandis que la série Britannia n'a pas de succès ! Et on préfère ne plus se souvenir de la fin gâchée de Game of Thrones, voilà deux ans, tandis qu'on peut toujours revisionner les séries Rome et Spartacus, sans parler des autres, sur les nouvelles plateformes de diffusion à la mode …
C'est dit en forme de boutade, mais comme dans tout milieu la plupart des gens s'intéressent aux choses médiatiques et superficielles sans pratique, de nos jours (combien de monothéistes ont lu leur livre sacré de référence en entier, et ont de la régularité cérémonielle ?).
Or je pense que les religions – toutes autant qu'elles sont – sont des magies collectives, et les magies, des religions possessives. L'erreur est de surfaire et de sous-estimer la magie. Donc de sous-estimer la pratique cérémonielle.


3. Quel regard néo-celtique posez-vous sur « le covidisme ambiant » (sa prégnance, sa gestion, sa médiatisation, sa disruption, etc.) ?

Druvis ananmatis  : Cette question est « fautive » ou bien « tendancieuse ». Elle suppose que nous ayons un « regard néo-celtique » ! Ce qui est loin d'être le cas pour un Druvis « confirmé ».
Disons que le cours de l'histoire suit son bonhomme de chemin, les humanoïdes essayant de marcher au même pas. La plupart du temps, l'humanoïde trébuche, s'accroche à quelques branches au passage, sans s'apercevoir que certaines d'entre elles sont pourries.
J'espère que vous aurez compris !!!

Eikthyrnir Odinson : Pour moi ça va, c’est difficile de ne plus aller à la danse bretonne, en plus de la kinésithérapie ça m’aidait à mieux marcher quand même dans ma vie de tout les jours, ne plus aller aux cours de bretons ou de stopper mon activité de conteur ou le bénévolat que je faisais avant c’était difficile c’est ça qui était le plus dur. Mais devoir rester chez moi à cause de quelque chose de l’extérieur. Bien à dire vrais avec l’enfance que j’ai eue en fauteuil roulant, et s’en suivaient des situations difficiles souvent dans mes relations avec les autres. Des gens qui réagissent assez mal, je ne leur en veux pas ce sont des réactions et des mécanismes qui leur appartiennent. Au final c’est simple quand c’est hargneux dehors tu reste chez toi ! Alors avec le covid j’ai repris ma vie quotidienne d’avant on va dire, avant mon retour en Bretagne où j’ai commencé à vivre pour la première fois de ma vie avec plus d'estime pour moi-même et une plus grande liberté. La médiatisation du covid, s’est faite de façon peut-être un peu maladroite, le coup des masques qui n’étaient pas utiles et après les gens qui les avaient commandés, n’avaient pas prévus la quantité requise. Avec le covid je me suis rendu compte que les gens avant le covid avaient la belle vie. Il y a eu comme un réveil, les gens se sont rendus compte que le monde pouvait être dangereux ? Mon enfance m’avait comme préparée a vivre ça. Enfin je veux dire, rester chez soi parce que dehors c’est dangereux ou potentiellement problématique, c’est bien quelque chose qui m’est familier.

Lugvidion : Nos contemporains se sont malheureusement pour la plupart laissés gagner par la panique, sous l’effet de l’intoxication médiatique générale. Naturellement, leur nihilisme et leur absence de foi ne leur ont été d’aucun secours, au contraire.
En l’occurrence, alors que la bruyante surabondance d’informations techniques et de statistiques invérifiables sature nos facultés de traitement rationnel, il est temps pour chacun de recourir à son intuition : en ces temps de mensonges, le discernement peut découler d’une juste écoute de son for intérieur. Ayez confiance en vous !

Penseur d'Odin : Je ne sais plus quoi en penser. Je sais simplement que nos gouvernements s'en réjouissent et demeurent loin des foudres de leurs peuples.

Yann Mab Beltan : Il me semble avant tout significatif que les gouvernements européens aient refusé par principe l’idée d’une fermeture préventive des frontières au début de la pandémie, que ce soit à l’échelle des Etats ou de l’Union dite Européenne, en soumettant toute entrée à une période de quarantaine. D’autant plus que le gouvernement français n’a pas hésité, par la suite, à mettre en place des millions de frontières à l’échelle d’un, dix, ou vingt kilomètres, du département, de la région administrative, etc. Quand on connaît le rôle sacré de la frontière (randa) dans les traditions celtiques (cf. les travaux de Jacques Lacroix à ce sujet), cela ne peut manquer d’attirer l’attention.
L’autre point qui est le plus significatif du point de vue des traditions celtiques, c’est l’insistance avec laquelle nous avons été exhortés à « sauver des vies », c’est-à-dire à « rallonger des vies » en évacuant entièrement la question de savoir quelles vies et à quel prix.
Quand, encore une fois, on regarde les choses depuis notre plus longue mémoire, on se souvient que Cú Chulainn, le plus grand héros celte, a de son propre chef, à l’âge de sept ans, fait le choix d’une vie courte mais glorieuse. Cela ne fait que rendre plus flagrant encore le grand renversement de valeurs qui a eu lieu – l’avènement du « règne de la quantité », pour ne pas dire l’EHPADisation de la société française, dont la seule ambition est de maintenir en vie ses résidents le plus longtemps possible, tout en divertissant ceux qui ont les moyens de se payer de petits suppléments festivistes.
Sacrifier une génération en croissance pour rallonger la ménopause d’une génération stérile, sacrifier des héritiers pour sauver des rentiers qui avaient eux-mêmes liquidé ce qu’il y avait de plus précieux dans notre héritage civilisationnel, cela ne manque pas de sel.
On notera aussi que cet épisode covidien a renforcé la désaffection de nos contemporains pour les cérémonies funéraires. C’était là un des critères les plus précieux que nous avions pour différencier les humains des autres primates – en tout cas, jusqu’à hier. Quelqu’un pour faire une vidéo Tik Tok sur Antigone ? Non, probablement pas, bien entendu.

Mervis Nocteau : Je n'ai pas employé l'expression de « covidisme » par hasard dans ma question. Il y a un covidisme comme il y a un complotisme, c'est manifeste. On ne vit pas en epicheirocratie sans conséquence, dans nos mondes sociétaires où tout se règle par comités restreints (le macronisme y excelle).
C'est ce qu'on nomme la République libérale, que d'aucuns qualifièrent aussi de société bureaucratique à consommation dirigée plutôt que démocratie – une démocratie nécessitant l'antique constitution du dème, pour être.
Nous, nous additionnons des bulletins de vote et cela donne un résultat additif voire addictif, mais n'en ressort aucun choix d'ensemble ; en vérité c'est une somme, et c'est tout ; des fractures asociales, motivées par les addictions de l'addition électorale.
Émile Durkheim, père français de la sociologie, a plus que jamais raison : la société signe la fin de la communauté.


4. Y a-t-il des influences spirituelles derrière « le covidisme ambiant », voire un ou des dieux ? Si oui, lesquel(le)s ? Et comment le devinez-vous ? … Mais vous expliquez peut-être les choses plus consensuellement, ou autrement encore  ?

Druvis ananmatis  : Il existe bien deux Puissances exogènes en présence qui luttent depuis la nuit des temps pour la suprématie de la planète.
Ce Présent n'en est qu'un épisode de plus.

Eikthyrnir Odinson : Je ne pense pas que les dieux y soient pour beaucoup. Les hommes plutôt, notre planète s’est abîmée avec les années. Et les hommes qui sont dessus je pense qu’ils s’abîment eux aussi. Dans une certaine mesure il y a peut-être un lien entre la montée de la violence et le réchauffement. L’humanité aussi où les gens sont de plus en plus nombreux, alors si dans ce cas nous affirmons que c’est la faute d’une divinité … ? Est-ce la Déesse qui se régule avec une maladie qui apporterait un nouvel équilibre … ? Est-ce un des puissants Jötuns qui en est responsable ou un des Thursar que combat Thor lui le protecteur de l’humanité ? Ou alors est-ce juste la bêtise humaine qui abîme la planète ? Une chose est sûre cette terre, notre mère, est notre maison et elle s’abîme. Il en découle des mouvement de populations pour les ressources, des migrations pour échapper aux conflits engendrés par l’homme pour l’argent. Des familles sont détruites et des enfants se retrouvent à la merci des adultes, les femmes aussi sont maltraitées. Le monde est en crise, des gens perdent leurs emplois et se retrouvent désœuvrés. Nous sommes dans une sociétés qui est très égoïste. Alors durant ces quelques temps que nous avons vécus depuis un an, je pense que nous avons tous des choses à découvrir sur nous, sur le monde, sur la vie. Mais ça je le savais avant. Et surtout il nous faut comprendre que nous ne sommes pas différents les uns des autres, les hommes peu importe leurs origines, leurs couleurs de peaux, leurs langues ou leurs divinités, nous sommes tous reliés les uns aux autres. Et le monde manque cruellement d’amour et de compréhension. Il y a bien sûr beaucoup trop de colères, de souffrances, de peurs et de violences.

Lugvidion : Des forces néfastes sont manifestement en présence, dont je ne puis affirmer si elles sont à l’œuvre dès l’origine des événements ou si elles n’agissent que par opportunisme. Plus que jamais, nous avons conscience que « travailler au retour du printemps », comme l’écrivait Jean Mabire, conserve tout son sens … impératif !

Penseur d'Odin : Le Vatican et son triumvirat son unis avec les gouvernements donc oui, ils y ont mis leurs pattes.

Yann Mab Beltan : Si on admet que notre monde est non seulement un reflet de réalités spirituelles et magiques, mais qu’il est également en interaction permanente avec celles-ci, qu’il n’est pas seulement l’autre côté du miroir mais l’autre face d’une même pièce, il y a bien un aspect spirituel à tout cela – mais pas plus qu’à tout autre phénomène. Il y a un « génie du CoViD-19 » comme il y a des « génies de la grippe ». Il y aussi, face à ce virus, la réaction des diverses sociétés, qui dépend de la civilisation à laquelle elles appartiennent : la réponse chinoise n’est pas la réponse française, qui n’est pas la réponse suédoise. En cela, le covidisme comme phénomène politique et social est surtout un révélateur de l’état de chaque société, et le covidisme français est surtout un franco-covidisme, dont le substitut de culte civique est celui des « valeurs républicaines » et de l’euro.

Mervis Nocteau : À ce que j'ai compris, le covidisme est bien plus une crise économique (donc sociale) que sanitaire. La dimension sanitaire ne sert jamais que sa dramatisation impérieuse en forme de « la nécessité l'exige, quoiqu'il en coûte ». On n'y ferait plus de politique, mais du devoir à l'état pur – certes en l’État impur …
Tout ceci, à mon sens, convoque la figure celtique du dieu Lug, dans son versant ibérique dont ressort le Sud-Ouest français. C'est qu'en Ibérie, Lug, dieu des ouvrages et des échanges, est symbolisé par le lynx, un animal capable de dévorer les viandes avariées et malades.
Pour un peu, je dirais que the Great Reset est inspiré par le plus grand dieu européen qui fût avant la domination romaine ; mais je ne le dis qu'avec un rictus, car le jumeau de Lug – le sombre Ogmios, Hercule celtique – œuvre en sourdine ; et ça c'est incompréhensible pour le Forum Économique Mondial.
Enfin bon, il faut aimer prononcer des oracles comme moi pour dire cela (1, 2, 3), or je parle comme les jongleurs – c'est-à-dire comme un fou du roi ! C'est aujourd'hui si l'on veut, et à mon avis, « la part du druide » … cela dit sans prétention néodruidique, encore qu'on s'y plaise bien …


5. Si j'assène que tout l'humanitaire mondialiste contemporain, est travaillé par les mœurs monothéistes – héritées ou vivantes – qu'en dîtes-vous ? … C'est que le prosélytisme, au nom d'une vision spécifique de la bonté (l'indulgence, la charité, la miséricorde) est à l’œuvre. En quoi, selon vous, la tradition celtique s'en distingue-t-elle – si seulement elle s'en distingue ?

Druvis ananmatis  : Vous citez « contemporain », le Druvis étant Intemporel, se rit de cette mascarade.
Ce « colifichet » aux mains de paranoïaques ne durera que le temps d'une étincelle. 1000 ans ne représentent qu'une goutte dans l'histoire de l'Univers. Nous avons TOUT LE TEMPS, pour nous.

Eikthyrnir Odinson : Je vais encore me faire des amis, je vais répondre pour donner le fond de ma pensée. Pour moi ce n’est plus le fruit d’une tradition ou d’une religion en particulier. La charité, l’indulgence, la miséricorde et l’amour. C’est quelque chose qui vient tout naturellement quand nous arrivons à un certain niveau d’éveil et de compréhension des actes et des fondements de l’ordre des choses. Sur Terre nous sommes tous soumis à la souffrance, à la dureté du monde, aux moments de joie et de bonheur profond aussi et à l’amour. Au bout du compte nous nous rendons compte que les gens qui agressent, qui mentent, qui volent ou qui accusent les autres et les blessent ne sont en réalité que des gens qui souffrent, ce qu’ils font aux autres c’est avant tout a eux même qu’ils le fond.
Dans l’ancien temps les sociétés étaient des sociétés de guerres, l’art et la beauté du barde, la magie et la science de l’ovate et le druide avec sa spiritualité ainsi que les autres membres du clan, les agriculteurs, les guerriers et la royauté. Nous savons par les sources romaines que les druides étaient exempté de service militaire. N’était-ce pas par ce qu’ils en étaient probablement incapables suite à leur avancement en spiritualité et à des prises de consciences sur l’ordre des choses ? [Réponse : non. Les druides ressortaient de l'aristocratie et la dominaient largement, tout en pouvant porter l'épée et participer à la guerre. Leur exemption de service militaire était probablement liée à cette suprématie, mais aussi au fait qu'il aurait dommage de perdre un connaisseur de tradition orale, lors d'une événement aussi simple et certes utile, que le service militaire – ndr.]
Pour répondre de façon personnelle je pense que l’amour, la charité, l’indulgence ou la miséricorde en spiritualité s’imposent sur notre chemin après avoir atteint un certain degré de conscience. Ce n’est pas le fruit d’une seule religion en particulier ou des monothéismes.
Je pense qu'un druide doit travailler sa relation avec le divin, ses liens avec la terre et s'entrainer à amener plus de paix et de beauté dans le monde et pas créer des polémiques ou envenimer les choses quand il arrive des drames dans le monde. Nous on est là pour aplanir et apporter paix et réconfort. Pas pour engendrer querelles et des batailles. Ou créer des tensions dans nos sociétés. [Mais la littérature celtique insulaire témoigne largement de la prise de parti des druides en tant que conseillers des rois au point de parler avant eux, ainsi que des punitions qui pouvaient découler d'une dérogation à l'ordre de paroles, par exemples – ndr.]
Nous ne sommes pas venu ici dans notre incarnation présente pour rendre le monde plus moche qu'il peut l'être parfois, plutôt pour améliorer les choses et apporter de la beauté et de la paix. Faire l'expérience de la douleur et du mal aussi et en tirer des leçons. Mais aussi du monde ancien, des peuples et de leurs vertus. Bref tous les sujets traitant du ou des peuples en question, pas seulement de leurs pratiques religieuses mais dans leur entièreté, sinon ça revient à se lancer dans la construction d'une maison, sans avoir de compétence ou de formation en bâtiment alors des erreurs sont possibles comme commencer par construire un mur bancal, une porte qui ne ferme pas avec une serrure sans clés ? Ou alors un bout du toit sans couverture d’ardoise, et pour finir une fenêtre penchée ou de mauvaise dimension pour la maison, alors on peut se rendre compte que la plomberie est pleines de fuites, et que l’électricité est plus que douteuse et risque de provoquer des incendies. Le tout en ayant oublié d’avoir fait les fondations ? Et c'est encore pire quand on se prend ensuite à donner des leçons de construction parce qu'avoir construit une maison bancale nous donne l'impression de maîtriser le sujet.
il faut connaître un minimum les paganismes dont on s'inspire et sur lesquels on s'appuie, ainsi que les peuples qui les ont pratiqués et leur Histoire, et puiser dans ces racines. Mais le plus important c’est de ne pas oublier que ce que nous mettons en place soit une échelle qui permet de progresser en spiritualité, sinon cela ne peut sembler n’être qu’une simple parodie de paganisme. La vraie différence c’est de pratiquer et de progresser. Et quand on fait ça nous nous rendons souvent compte que peut importe la tradition, monothéisme ou polythéisme on en vient aux mêmes conclusions. Que nous sommes tous reliés, que les vies de l’animal, de l’arbre ou de l’homme sont interconnectées et que nous sommes en vie grâce a notre environnement qui nous permet cette vie. La Terre, ressentir de la compassion, de la miséricorde ou traverser des moments de peurs, d’angoisses et de doutes font aussi partie de la vie aussi sûrement que l’hiver laisse sa place à l’été.

Lugvidion : Ayant passé un peu de temps à l’étranger, ma vision des actions humanitaires est particulièrement critique, quel que soit leur niveau. Au niveau international, l’action humanitaire des ONG relève davantage de l’ingérence que de la charité. Au niveau individuel, elle relève soit d’une forme de condescendance inavouée, soit d’une volonté d’expiation. C’est dans tous les cas l’expression d’un déséquilibre.
La tradition celtique propose une conception plus équilibrée, par la promotion du don, qui s’accompagne du don en retour, avec respect et responsabilité.

Penseur d'Odin : Elle s'en distingue forcément. Même si le morpion s'accroche sur chacun d'entre nous. La bonté n'est pas monothéiste, ils se la sont appropriée et l'ont modifiée forcément.

Yann Mab Beltan : En effet, comme disait G. K. Chesterton, « le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles », et l’humanitarisme en fait partie. Notre tradition ignore tout bonnement ce concept. Elle connaît la vertu de générosité et le devoir d’hospitalité, ce qui est bien différent. La vertu de générosité s’exerce en premier lieu vers ses proches : sa famille, puis son clan, puis sa nation, puis sa civilisation. Quant au devoir sacré d’hospitalité, il est, comme toute activité rituelle, encadré par des règles, qui en délimitent la durée et qui astreignent l’invité à respecter scrupuleusement ses hôtes (sous peine d’expulsion, voire de châtiment pour impiété).

Mervis Nocteau : Le monothéiste songe que son dieu prétendument unique, est la bonté-même, et que toute bonté en procède, s'ignorerait-elle comme monothéiste. Dit avec le catéchisme de l’Église catholique : « l'Esprit-Saint souffle partout » … Cette leçon d'universalisme témoigne assez bien du suprémacisme socioculturel, moral et spirituel, de toute prétention à l'universalité : c'est se reconnaître narcissiquement en autrui, à le ravaler à soi-même, au nom du dieu prétendu universel … en réalité : un obscur dieu tempétueux entre les antiques Égypte et pays de Canaan, Yahvé, antiquement accouplé à la déesse de la sagesse Asherah. Impossible de nommer l'universalisme une bonté, car il est expansionniste dans l'âme.
Charité, c'est le nom que l'on donne à toute bonté malade : sans cesse elle doit se faire chère avec autrui, malgré ses réticences, jusqu'à la lie de la passion christique. Il faut donc beaucoup de haine de soi, pour s'avérer charitable. L'abnégation n'est pas saine, un tel refoulement produit des pulsions incontrôlables en compensation naturelle : le martyr, l'adoration du crucifié, la contrition de toute vigueur, surtout celle des autres que l'on enrôle avec zèle.
Miséricorde n'en est qu'un autre nom, à s'accorder à toute misère – si seulement on le peut sans que cela ne tourne, comme le petit lait, à la charité bourgeoise et, au mieux, à la magnanimité seigneuriale des féodaux dans tous les mondes islamo-chrétiens. Il s'agit alors plutôt d'une générosité, d'un noble don, mais abêtit en humiliation libérale : on fait des libéralités pour l'amour du dieu, bismillah. Cela manque de franchise et vicie tout l'honneur de la véracité en sa démarche.
Le cas de l'indulgence est peut-être le pire. Il s'agit étymologiquement d'une complaisance, soit donc que l'on se complaît à pardonner. Cela se peut, dans la mesure où l'on estime qu'il y a à pardonner et qu'il est possible de pardonner, c'est-à-dire qu'on se place en juge condescendant : le pardon c'est cela, en vérité, un jugement condescendant. Or, l'indulgence est dangereuse, surtout avec les fielleux qu'il vaut toujours mieux étouffer dans l’œuf du déshonneur, sinon ils commettront l'entourloupe.
Jugez, à présent, ce qui anime la plupart des pulsions humanitaires. Dit avec des enjeux contemporains : il y a toujours plus de pitié à abréger les souffrances d'autrui, que dans les trésors de cruauté d'un acharnement thérapeutique.


6. De manière générale, comment vous situez-vous, à l'égard des monothéismes ? … Après tout, des citations très claires dans leur texte, vous estiment indéfendables voire indésirables, jusqu'à la mort ! Heureusement que les lois républicaines – que l'on pourrait dire inspirées par le cosmopolitisme de droit romain – existent, non ? Comment envisagez-vous alors la laïcité ?

Druvis ananmatis  : Cette question est, quelque part, une « redite » de la précédente.
Nous itérons donc : les babils, les idéologies plus ou moins fantaisistes, réalistes, concrètes, saugrenues, ...(voir les « essais » de communismes, libéralismes, libertarismes, et autres -ismes), glissent sur le fil de l'histoire.
Quelle politique était menée il y a 3500 ans, ici ? Il y a 2000 ans ? Il y a 500 ans ? Dans 50 ans ?
La vie EST .
L'homme s'accroche à n'importe quoi, en ayant l'impression d'un « monde meilleur » … [Et néanmoins, les antiques druides conditionnaient même les rois et la politique de l'heure – ndr.]

Eikthyrnir Odinson : Je pense que la réponse à cette question est perceptible dans mes premières réponses. Je ne vais pas en rajouter.
La Laïcité permet à chaque Français d’avoir ses propres opinions et nos propres idées sur la vie, sur la religion et sur nous-mêmes, je trouve que c’est une bonne chose pour vivre sainement et librement.
La réponse à cette question est oui et non. Le paganisme n'est pas endémique dans la plupart de nos cultures régionales en France, en Bretagne il y a un très fort héritage, mais en général les choses qui nous entourent sont dans une ceraine mesure recouverte d’un vernis Chrétien et de Modernisme. Nous sommes élevés en absorbant la plupart des comportements, croyances et concepts de nos parents, de la famille, dès notre berceau, ensuite nous découvrons la culture par des livres, la télévision, des films et l'école alors que les religions dominantes de nos cultures anciennes pré-chrétiennes sont absorbées dans le modernisme et les monothéismes.
Par conséquent, il faut faire beaucoup de recherches pour les retrouver et une longue étude. Mais c’est vraiment passionnant de faire toute ces recherches. Au sujet du droit romain je ne sais pas il faudrait demander à des spécialistes de la culture romaine.

Lugvidion : Toutes les fois sont respectables par principe et les dialogues inter-religieux enrichissants. Force est néanmoins de reconnaître que la laïcité nous protège des monothéismes qui, étant exclusifs par nature, nous éradiqueraient volontiers. À l’opposé, les personnes qui cheminent sur une voie païenne comme le Druidisme ne rencontreraient aucune difficulté à voir s’exprimer d’autres cultes tolérants. Aucune guerre n’a jamais été menée au nom d’une Divinité que ses fidèles ne considéraient pas comme unique …

Penseur d'Odin : Ce sont des rapports conflictuels, bien d'entre eux m'agressent verbalement sous mes poèmes. La laïcité est un maquillage qui se dissout doucement sous les larmes des dieux. Notre perte est là, dans la laïcité.

Yann Mab Beltan : Je suppose que nous parlons ici des religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam), car il y a d’autres religions monothéistes (zoroastrisme, certaines formes d’hindouïsme, sikhisme, etc). Ce qui fait la spécificité des religions abrahamiques, plus qu’une question de « nombre de dieux », c’est leur caractère révélé, dogmatique, et exclusiviste, alors que la religion celtique est traditionnelle, sans dogmes, et sans exclusivité (c’est-à-dire qu’elle n’empêche pas a priori d’en pratiquer d’autres).
Plutôt que de me situer par rapport à elles, je les situe par rapport à ma religion, la religion ethnique bretonne, et je les situe (nécessairement) en-dehors. Il faut cependant prendre garde, face à toute hégémonie intellectuelle ou culturelle, à ne pas se définir « en miroir », c’est-à-dire à adopter des positions inverses pour le seul principe de se placer en opposition. Avant toute chose, la religion celtique est une religion, même si elle est d’une nature bien différente, et le pire serait de l’oublier.
Les religions abrahamiques, dans la réalité des faits, s’éloignent bien souvent de la révélation initiale qui fonde chacune d’entre elles, et s’arrangent plus ou moins avec la réalité humaine (qui est toujours locale, généalogique, culturelle, et politique, bref, enracinée [à lire, cet article de votre serviteur – ndr]). Le judaïsme comme religion des diverses communautés juives, et l’islam comme religion des peuples islamisés, ne me posent pas de problème intrinsèque. Si problème il y a, il est toujours territorial, ethnique, culturel, politique, et c’est à ces niveaux-là qu’il doit être résolu. Il me semble d’autant plus important de le répéter à l’heure où un certain discours médiatique aime faire de l’islam la source de tous les maux de la société française … comme s’il suffisait que, demain, tous les musulmans de France et de Navarre deviennent athées ou chrétiens pour que la faillite structurelle de la société française soit réglée d’un coup de baguette magique.
Quant aux christianismes, en particulier le catholicisme romain en Europe de l’Ouest, c’est un autre sujet, puisqu’il partage avec nous un enracinement de plus de 1500 ans. En plus d’être nos voisins, les chrétiens du terroir sont nos concitoyens et nos frères (pas dans un sens religieux, mais dans un sens très concret et généalogique). Cela n’exonère pas le christianisme de ce qui me semblent être ses vices intrinsèques, déjà pointés par des philosophes païens européens tels que Celse, Julien II le Philosophe, ou Porphyre de Tyr : son origine judéenne et récente, ses incohérences, ses divergences fondamentales avec notre religion ethnique celtique (qui est non-prosélyte, et, on le rappelle, traditionnelle, non-dogmatique, et non-exclusiviste). Mais c’est là un débat philosophique, qui n’a pas vocation à se transformer en conflit, en tout cas pas de notre fait. Par ailleurs, le catholicisme romain s’est largement acculturé par chez nous, surtout en Bretagne, et nous partageons donc nombre de traditions communes qui sont autant d’occasions de cultiver l’harmonie sociale – valeur très importante pour nous.
Concernant la laïcité à la française, elle diffère fortement du droit romain puisque celui-ci, comme les traditions celtiques, était basé sur un culte civique, politique, unifiant le corps social. Rien de cela avec la laïcité à la française, qui s’interdit tout élément fédérateur, au point de réprimer plus férocement encore les coutumes des autochtones (dès lors qu’on peut leur trouver un aspect vaguement religieux) que celles des étrangers. Elle fait la chasse aux crèches (la célébration d’une nativité divine au solstice d’hiver n’ayant pourtant rien de chrétien à l’origine), mais organise des fêtes de fin de Ramadan. Elle subventionne des associations musulmanes par tous les moyens détournés imaginables (montages juridiques à base « d’associations culturelles » différenciées des « associations cultuelles », bail emphytéotique de 99 ans à prix symbolique sur du terrain public pour permettre aux mosquées d’avoir du foncier presque gratuit, etc.) mais elle bétonne encore, aujourd’hui, à Lokmaria-Kaer, des sites sacrés antiques pour en faire des résidences secondaires.
Cette laïcité à la française fait partie de l’arsenal idéologique et législatif qui vise à nier non seulement les droits des peuples autochtones, mais leur existence même, puisqu’il n’y a que des « citoyens » indifférenciés et non-affiliés … L’inventeur de ce concept étant Saül de Tarse, dit saint Paul : « Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni homme libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus ». La République idéalisée n’est en réalité que le substitut sécularisé de l’Eglise, corps mystique du Christ dans la théologie chrétienne ; et, pire encore, elle n’offre pas même un soupçon de profondeur métaphysique. Au contraire, d’autres modèles de gestion du fait religieux me semblent bien plus sains : les modèles britanniques, allemands, danois, islandais, etc.

Votre serviteur, Mervis Nocteau : Les cultures monothéistes sont largement inspirées par les richesses pré-monothéistes de leurs territoires, que le monothéisme infléchit certes en les rendant plus rigides et maniaques. De la multitudes des mythes et légendes, on passe à la collection de quelques miracles pseudo-historiques ressassés. Mais le pire, c'est que le dieu est prétendu hors-monde, dans une contradiction pragmatique totale, car il n'y a de révélation du dieu qu'ici et maintenant, à savoir en-monde. Psychiatriquement, c'est le principe de toute paranoïa, d'où l'en-monde ne sort pas gagnant. Mais les monothéistes prétendent que leurs (auto)martyrisations en contritions diverses, prouvent leur vertu : si la bêtise est une vertu, alors ils sont démontrés. Tout ceci, au nom de l'idéal ascétique ! … Les polythéistes et autres animistes pratiqu(ai)ent certes des ascèses (des exercices spirituels), mais pas en vue de l'idéal (idéologie religieuse) : en vue de l'hygiène de vie, de l'éthique et de la déontologie pratiquées. Il s'agit de s'édifier soi-même tout en édifiant autrui, nullement de l'égoïsme du seul salut de son âme – passerait-il par « la bonté ».


7. Politiquement, comment vous situeriez-vous ? … Après tout, le druidisme, et plus généralement le celtisme, convoquent une tradition. Si j'assène qu'il y a là-dedans des éléments de traditionalisme voire de néo-traditionalisme, êtes-vous d'accord, et surtout selon quelle définition et dans quelle démarche ? Même questionnement, avec le clanisme et le civisme antiques, ainsi que l'identitarisme et l'indigénisme contemporains ! … Je sais, ce sont d'âpres sujets, de nos jours.

Druvis ananmatis  : Cette énième question est une antienne ! Le Druvis étant hors du Temps, nous n'avons que faire des soubresauts des humanoïdes, même si nous vivons dans leur quotidien.
Côtoyer ne signifie pas partager.

Eikthyrnir Odinson : Au niveau politique je suis apolitique c'est-à-dire je ne soutiens pas vraiment de parti politique, mais mes idées sont de multiculturalisme et faites d’ouverture et pas de portes fermées et de murs sans fenêtre, j’aime la lumière, la nature, la paix et la liberté.
J’ai toujours envie de hurler « Ffrreeeedooommm ! » vêtu d’un de mes kilts au sommet de mes Highlands des monts d’Arrée. Mais je passe mon tour pour le moment (rires).
Je deviens de plus en plus une sorte d’ermite dans tout ce que ça représente. J’aime par-dessus tout la compagnie des animaux, les gens aussi quand je leur conte mes histoires, ou mes amis que je retrouve souvent. Mais le reste du temps je reste en retrait, il y a peut-être aussi l’effet « covid » là-dedans mais je ne me lie plus aussi facilement qu’avant avec les gens c’est sûr.
La politique je pense que pour chaque élection à venir je voterai pour le moins pire comme chaque fois.
Si je devais choisir un parti avec cœur et convictions je pense que les hommes politiques viendraient de Vanheim [le monde des dieux liés aux ressources, dans le monde dont ressortent les vikings – ndr] c’est sur.

Lugvidion : La fonction sacerdotale n’a aucunement vocation à exercer le pouvoir temporel, elle est cependant habilitée à formuler un avis sur les conjonctures de son temps … Le Druidisme n’a jamais été ni un universalisme, ni un impérialisme, il est a contrario l’un des véhicules majeurs des traditions européennes : le Druidisme, en tant qu’expression spirituelle des peuples celtes et héritier de la religiosité de l’âge de pierre, trouve son ancrage dans la nuit des temps et son message conserve une légitimité naturelle auprès des Européens, mais uniquement auprès d’eux. Une telle limite, s’interdisant toute velléité universelle, assortie d’une saine initiative de redécouverte de ses qualités intrinsèques, confère à l’approche druidique une certaine sensibilité identitaire.
Selon le contexte socio-politique, une telle position est plus ou moins en accord avec l’air du temps. En ce moment, nous pouvons remarquer que c’est généralement mal vu et à tout le moins suspect. Mais une telle appréciation (dépréciation) n’est guère grave à nos yeux.

Penseur d'Odin : Ah la politique ! … quelle foire ! Quel menteur croire ?! Mes idéaux sont moins des leurs. Mais je suis écœuré par ce que la Gaule devient. Comprendra qui pourra …

Yann Mab Beltan : Un placement politique est toujours malaisé car il suppose d’abord d’établir un référentiel commun, et le référentiel du cirque médiatico-électoral de la République franco-jacobine me semble particulièrement peu pertinent. Être « de gauche » ou être « de droite » : ce sont là, pour l’homme contemporain, deux des multiples manières qui s’offrent à lui d’être un imbécile. Je dirais donc que je me situe en-dehors, avant, et au-dessus.
Vivre selon les traditions celtiques suppose une certaine forme de traditionalisme, au moins sentimentalement, c’est-à-dire un attachement aux traditions. À notre époque où elles sont méconnues et bafouées, cet attachement peut aisément – et, à mon avis, logiquement – prendre un sens militant … Particulièrement pour nous autres Bretons, colonisés par l’Etat franco-jacobin, dont le Conseil constitutionnel (institution juridictionnelle suprême) s’est auto-saisi pour juger « anticonstitutionnel » un article de loi devant enfin permettre à nos enfants, dans des écoles payées par nos impôts, d’être scolarisés dans notre langue. Hep brezhoneg, Breizh ebet (« sans langue bretonne, il n’y a pas de Bretagne »), et j’espère bien qu’un jour, ar chas doñv a yelo da ouez (« les chiens domestiqués redeviendront sauvages »).
Pour ma part, ma ligne de conduite est basée sur la maxime druidique transcrite par Strabon : « Honorer les dieux, ne rien de faire de mauvais, et s’exercer au courage », ce qui est nécessairement non-moderne et aisément anti-moderniste (le modernisme étant la doctrine selon laquelle ce qui est récent est nécessairement supérieur à ce qui est ancien, et donc selon laquelle il est inutile de chercher à connaître et transmettre ses traditions). Je suis également adepte du traditionalisme au sens philosophique, c’est-à-dire de la « doctrine d'après laquelle on doit conserver les formes politiques et religieuses traditionnelles, alors même qu'on ne saurait les justifier intellectuellement, parce qu'on les considère comme l'expression légitime et la révélation spontanée des vrais besoins d'une société ». C’était la position courante des sociétés celtes antiques, comme chez les autres civilisations apparentées (Germains, Romains, Grecs, Slaves, Hindous, etc). Cette position a été particulièrement développée par les philosophes Stoïciens chez les Grecs, et par les philosophes de l’école Mîmâmsâ chez les Hindous ; contrairement aux idées reçues, c’est une position bien étayée qui ne relève aucunement de la paresse intellectuelle (la paresse intellectuelle se situant plutôt, de nos jours, du côté de ceux qui refusent a priori toute valeur aux traditions). On peut toutefois admettre d’autres positionnements philosophiques, la religion celtique n’étant pas basée sur une « croyance correcte » (orthodoxie) mais sur des « pratiques correctes » (orthopraxie).
Pour conclure au plus vite sur cette question assez dense, il est amusant que dans la bouche des modernes, le « clanisme » soit entendu comme le contraire du « civisme ». Traditionnellement, le clan, c’est-à-dire la famille élargie sur plusieurs générations, est l’entité intermédiaire indispensable entre le foyer et l’unité politique, c’est-à-dire la cité (ou, comme on préfère souvent traduire en français le terme celte de teuta, la tribu). On différencie aujourd’hui un nationalisme ethnique basé sur une parenté génétique (et donc, par essence, un socle culturel commun), et un nationalisme civique basé sur des valeurs communes (et donc, par besoin, un vernis culturel partagé). Le premier étant présenté comme mauvais, et le second comme vertueux. Chez les Celtes, comme d’ailleurs chez les Germains mais aussi chez les Slaves, les Romains, les Grecs, les Iraniens, et les Hindous, l’unité politique de base, la cité, est toujours basée sur des clans apparentés les uns aux autres. Le civique et l’ethnique y sont donc naturellement et intimement liés, bien que cela n’exclue pas les alliances matrimoniales et les adoptions.
Quant aux idéologies contemporaines qui animent la mouvance dite « identitaire » et la mouvance dite « indigéniste » ou « décoloniale », elles passent naturellement à côté de ces subtilités, préférant alimenter le clivage « droite-gauche » au niveau sociétal, dans le spectacle médiatique qui est le seul espace où il a encore un semblant de vigueur. Les deux camps ont toutefois leur part de vérité : les « indigénistes décoloniaux » ont raison quand ils affirment que la France a été et reste un Etat colonial, quand ils exhortent les peuples d’Afrique et Moyen-Orient à vivre selon leurs propres coutumes, ou quand ils invalident la prétention universaliste des Lumières. Les « identitaires », quant à eux, leur rappellent (à raison) que les peuples autochtones européens sont chez eux en Europe, et qu’ils ont l’intention, au moins pour certains d’entre eux, de le rester.

Mervis Nocteau : Le meilleur de la gauche, se définit avant tout par le mutualisme au sens large. De la droite, par le traditionalisme au sens large – à condition que ce traditionalisme surmonte l'horizon temporel à courte vue, du monothéisme.
Mais, au nom du mutualisme, le pire de la gauche crie haro sur les amalgames en voulant amalgamer tout le monde, pour mieux ignorer les différences qu'elle prétend exalter. Et, au nom du traditionalisme, le pire de la droite se rattache à des pratiques – justement – à courtes vues, c'est-à-dire ne troublant pas son confort … confort auquel la gauche veut faire accéder toute la Terre, sans sentiment de contradiction avec son message de diversité, ni crainte de la standardisation (comme si la diversité pouvait se maintenir sans pratique communautaire héritière).
Clanisme et civisme antiques, réclament autant de mutualités que de traditions. C'est-à-dire que la tradition est mutuelle, et qu'il y a mutualité par la tradition, dialectiquement.
Tout cela s'enracine indigène en traçant les contours évolutifs lents d'une identité en devenir, capable de se maintenir homéostatiquement par la transmission groupale sans dissolution, à intégrer des étrangers bénévoles à son rythme de vie peut-être, tout aussi lentement.
Les militants les plus misarchistes [haine du pouvoir, le mot est de Friedrich Nietzsche – ndr] se retrouvent fatalement sur l'autorité de certaines valeurs, dans des filiations intellectuelles et morales, dont ils se font les enragés chiens de garde déontologiques en mode plus ou moins stylé, etc.
Bref, les partisaneries sont des âneries de partis.


8. Sans transition, j'aimerais que vous choisissiez un sujet qui vous tient à cœur en ce moment, dans vos recherches spirituelles, et que vous nous en offriez un petit traitement en quelques lignes.

Druvis ananmatis  : Ceux qui cherchent trouvent leur lumière ; une petite minorité vit, nûment.
Sans commentaire …

Eikthyrnir Odinson : Voici ce rituel Quotidien que j’ai traduit en français et qui vient du programme Hearth Keeper d'ADF : vous pouvez voir les différentes étapes de nos rituels Indo-Européens … – Rituel formel pour les dévotions quotidiennes ou hebdomadaires, prière d'ouverture : Je, [insérer le nom du foyer le cas échéant], je suis un arbre dans le bosquet de Ár nDraíocht Féin. Alors que la colonne que forme le tronc de l’arbre se redresse, mes racines s'entrelacent avec les arbres du bosquet et mes branches fournissent de l’ombre pour mon foyer. Le feu en moi est une étoile dans le ciel de l’esprit d’ADF. – Commencer le rite : Je mets maintenant de côté ces choses du monde ordinaire qui troubleraient mon rite. Je les laisse afin que l'espace autour de moi soit purifié par le feu et l'eau alors que je me prépare pour le travail à venir. – Mère de la Terre : Terre Mère, je te fais des louanges et marche doucement sur toi, afin de t'honorer dans mes paroles et dans mes actes. Bienfaisante Terre Mère, soit la bienvenue ici. – Inspiration : Que l’inspiration, allume le feu dans ma tête et le laisse se répandre pendant que je prononce des paroles de louange ici aujourd'hui. – But et précédent : Au fur et à mesure que j'expérimente ma pratique et ma foi chaque jour, dans mon Foyer aussi, [insérer le nom du foyer le cas échéant]. Je reviens aujourd'hui pour honorer les alliés de ma maison et de mon foyer, que je puisse être en harmonie avec le bosquet de l'ADF et grandir dans ma relation avec les esprits [et les autres membres de mon foyer]. Comme mes ancêtres l'ont fait avant, je le fais maintenant, alors probablement que mes descendants le feront dans le futur. – Le centre sacré : Que ce simple plat d'eau devienne le puits, que cette simple flamme devienne le feu, que cette simple branche devienne l'arbre. Trois reliques pour établir ce centre sacré. J'appelle maintenant le portier qui marche entre les royaumes pour se tenir au carrefour et être mon guide pendant que je fais ce travail aujourd'hui. Que tous les royaumes se réunissent ici au centre et permettent à ma connexion avec les esprits de s’approfondir. – Honorer les trois kindreds (la triple parenté) : J'appelle maintenant mes Ancêtres, ceux qui soutiennent mon Foyer. J'appelle maintenant ces esprits de la nature qui habitent autour de mon foyer. J'appelle maintenant ces déités qui occupent une place spéciale au sein de mon foyer. Que la triple parenté soit la bienvenue à ce rite et accepte mes offrandes. [Faire des offrandes]. – Offrandes clés, les alliés du foyer : J'appelle maintenant ces alliés de mon foyer. [Insérer les noms des alliés s'ils sont connus]. Vous prêtez votre magie pour moi alors que nous nous joignons à une relation réciproque, « ghosti ». (relation privilégiée). Mon Foyer vous honore en premier et avant tout sur cet autel. Soyez les bienvenus à mon feu et acceptez mes offrandes. [Faire des offrandes.] – Prière de sacrifice : J'ai donc offert ici un peu de mon amour et de ma richesse aux Esprits, afin qu'ils connaissent mes intentions. Maintenant que ma voix s'élève sur le feu. Que ma voix résonne dans le puits. Laissez mes mots franchirent la frontière de l'Autre Monde. Tout les Esprits présent ici, acceptez mon sacrifice. [Faire des offrandes.] – Omen (Le présage par Divination) : Je demande maintenant un présage pour guider l'œuvre de mon Foyer. [Prendre un présage pour gagner en sagesse, avec Tarot, Runes ou Oghams.] – Flux de retour : Avec la sagesse acquise, je demande maintenant aux Puissances du clan, donnez-nous vos bénédictions afin que je puisse les avoir dans ma vie pour le bien de mon foyer et de ma communauté. Alors que je partage cette coupe avec vous [et les membres de mon foyer], je sais qu'elle est remplie de la bénédiction des Esprits. Au fur et à mesure que les bénédictions sont reçues, je salue cette relation avec les Alliés de mon foyer. – Travail (facultatif) : Maintenant rempli de la force, des bénédictions et de la sagesse du clan, je cherche à utiliser cet afflux de pouvoir afin de [insérer tout travail qui doit être fait, comme la guérison, la protection, la réflexion, etc.]. – Restauration de l'ordinaire : Aux Alliés de mon Foyer, pour m'avoir rejoint ici dans ce rite. Je vous remercie tous. Au Triple Clan, pour m'avoir rejoint ici dans ce rite. Je vous en remercie. Au Portier, pour m'avoir rejoint ici dans ce rite. Je te remercie. Alors que je m'éloigne du Carrefour entre les mondes, que tout soit comme avant, à l'exception de la magie que j'ai faite ici aujourd'hui. À Inspiration, pour m'avoir été accordée ici dans ce rite. J’en suis reconnaissant. À la Terre Mère, pour m'avoir rejoint ici dans ce rite. J’en suis reconnaissant. Mon foyer, [insérer le nom du foyer le cas échéant], reste un arbre dans le bosquet d'ADF. Ayant acquis la sagesse pour mon Foyer, ce rite est terminé. Je pars maintenant en paix et en communauté.

Lugvidion : Sans avoir la prétention d’avoir acquis dans le domaine une profonde connaissance, loin s’en faut, j’ai découvert la tradition Trika et ai donc été amené à m’interroger sur les points de convergence entre le Druidisme et les concepts de non-dualité exprimés dans cette expression cachemirienne du Shivaïsme. Parmi les croyances partagées, il me semble pouvoir noter : l’immortalité de l’âme ; la nature spirituelle de l’Homme, qui ne se limite pas à son corps physique ; la capacité créatrice de l’Homme, qui n’est donc pas une simple créature. Le Druidisme semblerait insister davantage sur la responsabilité individuelle qui en découle, mais j’avance cela sous toute réserve …

Penseur d'Odin : Comme dit précédemment je recherche beaucoup sur nos dieux Pyrénéens. J'y découvre tant de liens et de similitudes avec les dieux Gaulois et donc Celtes, Nordiques, Grecs aussi. Par exemple le dieu soleil Pyrénéen Abellion est un mélange de Belénos (dieu soleil Gaulois), d'Apollon (dieu soleil Grec) et de Baldr (dieu soleil nordique). La tradition primordiale européenne ne fait qu'un à l'origine, telle est ma conclusion. [Ce qui n'est pas vrai : des échanges ont eu lieu, des créations et des diffusions originales çà et là, qui certes eurent tendance à se répandre et converger, du moins à notre regard syncrétique et comparatiste actuel – ndr.]

Yann Mab Beltan : En ce moment, en-dehors des questions d’organisation, je travaille sur une recension et une analyse des survivances païennes dans les chants du Barzhaz Breizh, collectés par Kervarker au XIXe siècle. On y trouve entres autres des hymnes rituels, des dédicaces comme aux temps pré-chrétiens, des serments sacrés jurés sur les éléments naturels, des prophéties, des fragments de mythes, des recommandations de bon comportement avec les génies locaux, etc. Un véritable héritage sacré, à explorer et à faire vivre, aujourd’hui et demain.

Mervis Nocteau : J'essaie, lentement mais sûrement, d'apprendre le basque, dont les dialectes héritent de l'antique Ibérie.
Mais, plus largement, je découvre qu'il n'y a pas de mystère basque : ce sont les nationalistes basques qui font mystère d'eux-mêmes en flou(t)ant leur situation linguistique.
Génétiquement, ils restent un relatif isolat de l'âge du fer, c'est-à-dire un assemblage Liguro-Lusitanien (vagues proto-celtiques) rencontrant les Ibères (non-celtiques) à vivre cernés par les Celtibères jusqu'au Nord comme au Sud des Pyrénées, de Bordeaux à Narbonne en passant par Toulouse, et d'Avilés à Barcelone en passant par Saragosse.
En fait, la conscience nationaliste basque ne s'est construite que sur la base d'un état de la langue médiévale, en mémoires conjuguées du duché de Vasconie – de la Gascogne, de la Cantabrie et de la Navarre notamment. Mais les Basques sont avant tout des bandits médiévaux, les fameux bandouliers, ainsi que des baleiniers inspirés par les techniques de navigation viking (cf. Joël Supéry) adorant leurs trucs et audaces. Ils sont fiers d'avoir imposé leur loi à la région pyrénéenne, à travers diverses escarmouches médiévales et modernes encore.
Cela court jusque dans le caractère des nationalistes contemporains, qui rendent fous les plus sincères bascophiles.


9. Quelque chose à ajouter librement ? Au revoir !

Druvis ananmatis  : Sincèrement, ne prenez rien au sérieux. Ni ce que nous disons ni ceux des coreligionnaires.
« Mieulx est de ris que de larmes escripre, / Pour ce que rire est le propre de l'homme. » – Rabelais
INSIDE BĪVIĐĐETI (ainsi passe ma Vie)
_______________RIS RATIA VRADMĪ (par la grâce de la Source)


TREMONS (le passant)

Eikthyrnir Odinson : Merci beaucoup Mervis pour cet espace de discussion et de permettre cet échange. À bientôt peut-être et j’aimerais finir par une histoire, et méditer dessus, je suis conteur après tout ! Celle du vendeur d’escargots Français et d’escargots Anglais :
« Un jour un jeune homme vient voir un marchant d'escargots. Il trouve alors deux bassines, une avec un couvercle fermé et l'autre sans couvercle avec touts les escargots dans le fond de cette dernière. Le jeune homme demande au vendeur pourquoi il y a un couvercle sur une bassine et pas sur l'autre ? … L'homme répond que c'est juste parce qu'il vend des escargots anglais et des escargots français. Pour les escargots anglais il faut utiliser un couvercle sinon quand ils s’ennuient au fond ils montent et ensuite ils quittent tous la bassine, et faut passer son temps à leur courir après. Mais dans l'autre un couvercle n'est pas utile parce que ce sont des escargots français. Ils restent toujours au fond de la bassine … Si un escargot Français s'ennuie et qu'il lui prend l'idée de monter pour quitter la bassine, tout les autres escargots se jettent sur lui pour le reconduire aux fonds de la bassine et l'empêcher de s'élever pour quitter le fond.  »

Lugvidion : Le Druidisme est de plus en plus « à la mode », associé c’est selon, à la sylvothérapie, à l’herboristerie, au bien-être, voire aux pratiques chamaniques … Il est ainsi porté de bien diverses manières, mais toujours avec sincérité, je crois. Ce foisonnement, encore modeste c’est vrai, m’apparaît comme un signe positif : « ils reviendront, ces Dieux que tu pleures toujours … » [Lugvidion cite Gérard de Nerval, « Delfica », tiré de « Odelettes », 1853 – ndr.]

Penseur d'Odin : Que nous autres païens gardions notre cap, l'univers nous contemple.

Yann Mab Beltan : Merci à toi pour ton investissement dans la durée et ta volonté d’ouvrir de nouvelles voies – ce sont des choses rares et précieuses.

Mervis Nocteau : Ohoratu zure ontasuna ! Honneur à votre bonté !
Seuls les Temps, valent qu'on s'y dédie bien : mûrissement et érosion à l'honneur. Mes questionnaires font leur part envers les druidismes et celtismes contemporains.
Vive ce qui doit vivre, meurs ce qui doit mourir, Sugaar eon batez ! par l'éon du Serpent Inséminateur.

 

 

 

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65 réactions à cet article    


  • Viens de terminer le 11ème templier de Yves-Victor Kamani. UN ORL. Passionnant...mais incomplet. Quelle boucherie.....Et toujours ce lien entre la TRIBU de DAN est les Celtes. Gibelins contre WELF ou GUELFE. Papistes et anti-papistes (donc juifs,...) : les serpents....Les liens sont évidents. Tant au niveau de la langue que des nombres. Exemple : Mongomery : la Montagne de Gomer. Belenus dérivait de BAAL. j’arrête là...


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 18:59

      On n’est pas chez Dan Brown ici.


    • @Mervis Nocteau Ben si, justement Le symbole de la tribu de Dan est un serpent ou une balance en référence à la bénédiction de Jacob. Dan est le 5e fils d’Israël. La pierre précieuse associée à Dan sur le pectoral du grand prêtre est un Saphir (Exode 28:18).


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 10:17

      Vous n’en avez pas marre, de tout mélanger de façon pseudo-historique ? Vous juxtaposez des mots similaires et des images similaires, mais c’est tout. Vous êtes d’un dogmatisme égocentrique dingue. Il n’y a rien de clair, avec ce malheureux nom de trois lettres (latines, pas hébraïques !) que toutes les langues du monde ont peut-être formulé.

      A l’époque de l’Exode, si seulement cet épisode est historique, les Israélites ont, au mieux, rencontré des Philistins en arrivant en Canaan. Et les Philistins ne sont pas des Celtes : ce sont des Sardes ou des Ibères (apparentement ibéro-sarde).


    • ASTERIX 26 juin 18:21

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      LA PLUS BELLE CULTURE D’EUROPE  !!!!!

      de l ’IRLANDE A L OURAL §§§§§§§§§


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juin 21:47

      N’exagérons pas la géographie. Je pose que la culture de Hallstatt n’était pas celtique ce que l’on se représente par celtique, en dehors du merveilleux féodal, et que c’est avant tout en rencontrant les cultures atlantiques telles que les Scots et les Ibères (apparentés génétiquement aux constructeurs de mégalithes) que le celtisme est né, c’est-à-dire à l’époque de La Tène, le long de l’Atlantique à reprendre le continent. C’est, en termes de temps culturel, une dynamique plus naturelle, anthropologiquement.


    • Pour l’Arvenes, il y a le Site de Johan DREUE.... 



      • @Mervis Nocteau Ah oui comme le « R » pointé par Nicolas Poussin....


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 19:32

        Je suis sûr que vous pouvez encore trouver d’autres manies associatives d’idées.


      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 18 juillet 15:07

        ERRATUM A L’ARTICLE. Morgan ne vient pas d’une déesse de la mer/de l’océan, mais signifie la Grande Reine. Morrigan est mentionnée dans la légende de Cuchulain, mais est aussi reliée à une déesse chevaline telle que Epona.


      • Allons allons : Arcadie, ARctus, arcturus, ours... ;


        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 19:28

          Vous êtes une troll ce qu’on appelle un troll, sur Internet.


        • Et toujours le déni : La Khazarie a longtemps servi de État tampon entre le empire Byzantin et les ... tels que le Peuples oguriques, y compris Šarağurs, Ours, Onoğurs, et Bulğars 


          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 10:31

            Bordel, les Khazari datent de l’an mil, les sociétés celtiques sont déchues plusieurs siècles plus tôt ! Et à l’endroit des Khazari, c’étaient des Scythes, non des Celtes, dans l’antiquité.


          • Decouz 21 juin 19:27

            Vous connaissez ?

            https://escotal.fr/ginich.html

            Celui qui l’a fait connaitre au public l’a fait à la suite d’un rêve, il était atteint d’un cancer, après la visite à la pierre, il a guéri :

            https://escoutoux.net/Pierres-de-Ginich

            Il y a sans doute un lien avec le druidisme, car dans cette région de nombreuses pierres avec des bassins sont réputées avoir servi de lieux de sacrifices (il y en a un sur cette pierre).

            Ce qui est curieux, et qui va dans le sens d’un héritage atlantéen, ce sont les lignes qu’il a écrit (vers 18 : 19 de la video) avec dessin des trois îles subsistant après la dislocation de la grande île. Soit il a eu des visions directes, soit il a puisé dans un fond déjà présent.

            Un autre grand visionnaire à ce propos a été Cayce, il a communiqué sur un grand nombre de sujets, sans avoir recours à des livres ou a des sources autres que ses visions et donc entre autres sur l’Atlantide).

            « Ces lectures ont été données sur près de vingt années… par un homme endormi ! S’il est déjà difficile de ne pas se contredire d’une année à l’autre, lorsqu’on est éveillé, qui d’entre nous est capable de donner ainsi un cours d’archéologie préhistorique sous hypnose, sans jamais se contredire ?"

            https://inexplore.inrees.com/articles/cayce-medium-atlantide-mythes


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 19:36

              Le mégalithisme date de -8000 à -4000, et concerne tout le littoral atlantique (cela dit, on a retrouvé les vestiges d’un monument aussi digne que Stonehenge, du côté de Lyon !). Les Celtes ce qu’on appelle proprement les Celtes, sans imagerie de merveilleux médiéval, se manifestent à nous autour de l’époque de La Tène (-500) et déchoient progressivement avec la Rome (500). Rien à voir avec le mégalithisme, donc, quoiqu’on puisse supposer que les Celtes n’aient pas rechigné à utiliser ces monuments. Hélas, Obelix, s’il exista, n’a taillé aucun menhir.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 19:37

              J’oubliais, votre référence à l’Atlantide ... c’est du Dan Brown. Il y en a d’autres, notamment nordicistes, dans les milieux païens, qui veulent la situer en Finlande ... mais d’autres, ibéricistes, en Ibérie ! et ce sont encore eux qui sont les plus logiques, puisque Atlantide signifie littéralement : en face des monts Atlas.


            • Decouz 21 juin 19:59

              @Mervis Nocteau
              Je ne lis pas Dan Brown, mais je regarde ce que disent les peuples et leurs traditions orales, il ne faut pas oublier le principe de substitution/transposition à savoir qu’un centre spirituel, son peuple, ses noms, peuvent se retrouver ailleurs en cas de déplacements pour des raisons diverses. Mais je crois savoir que Dan Brown n’a pas tout inventé, mais qu’il a pioché à droite et à gauche, puis créé une tournure romanesque grand public.
              Pour moi ce serait plutôt l’Atlantique, puisque les toponymes d’Amérique du Sud parlent aussi dans ce sens.


            • Decouz 21 juin 20:01

              @Decouz
              Ni Cayce ni le peintre vichyssois n’ont pu lire Dan Brown.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 20:29

              Quand on vend de la soupe tout-public, on vend de la soupe tout-public, même si ça enjaille.


            • charlyposte charlyposte 22 juin 13:06

              @Mervis Nocteau
              Via les Açores.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 13:08

              Je connais cette théorie. Cela ne change rien ou pas grand-chose : les preuves sont absentes. Par contre, les uchronies et les utopies, j’aime bien, c’est imaginatif, ça fait rêver, et tout le monde aime rêver.


            • charlyposte charlyposte 22 juin 13:11

              @Mervis Nocteau
              Les vestiges sont bien réels via les Açores.


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:09

              On cherche encore le lien avec le celtisme, sachant que Platon, contemporain des Celtes, fait remonter cette histoire, qu’on ne retrouve pour ainsi dire que chez lui, à des millénaires.


            • Decouz 21 juin 20:05

              Je rappelle la position de Guénon : ni le druidisme, ni l’ancienne tradition égyptienne n’ont perduré d’une manière vivante, effective, comme le sont les traditions hindous, islamiques, chinoises ou juives, mais les éléments méritants d’être « sauvés » peuvent être recueilli dans « l’arche » d’une tradition vivante, on parle par ex de certaines églises ou de l’ordre bénédiction pour le druidisme.


              • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 21 juin 20:30

                Heureusement, la spiritualité n’est pas guénonienne, bien qu’il y ait un guénonisme en spiritualité.


              • Étirév 22 juin 09:41

                « Le retour de l’occident à la civilisation passe par l’abandon de l’actuelle « Société de l’avoir » pour rendre à la « Société de l’être », parfaitement incarnée par la Tradition culturelle française aujourd’hui malheureusement abandonnée, la prééminence qu’elle n’aurait jamais dû perdre. » (Valérie Bugault)


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 10:21

                  Étirév propose une variété matriarchiste atlantéenne de néodruidisme, qui généralement va alors bien au-delà que le celtisme, puisque ce néodruidisme est avant tout un mélange de « vraie tradition allant bien au-delà », « dans le passé comme dans l’implication ». Il y a là, à mon sens, du sectarisme, bien que parmi ses vices de procédure il y ait aussi des ingrédients normaux. C’est du niveau de Pagan TV, un nordiciste.


                • Gollum Gollum 22 juin 11:07

                  @Mervis Nocteau

                  C’est une frappa-dingo aussi à l’image de la Mélu...

                  Bizarre cette propension à la folie du sexe féminin.

                  Sur Avox.tv elle nous expliquait doctement que la terre deviendrait un jour une étoile.. smiley 

                  On se demande où elle va pêcher ça car cela n’existe ni dans la science moderne ni dans l’antiquité. De l’invention pure et dure sortie de sa seule cervelle malmenée..

                  Plus sa détestation pathologique de la virilité et une image de la femme totalement fantasmée et angélique..

                  Un cas. 


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 12:46

                  Oui, il y a de l’esprit misandre là-dedans, tout comme Pagan TV est misogyne. Je témoigne avoir un jour fait modérer un commentaire misandre, de la part de Mélusine, aussi.


                • charlyposte charlyposte 22 juin 13:09

                  @Étirév
                  On peut dire que les Romains on foutue un sacré bordel en Europe... envahisseurs et profiteurs de tout.


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:11

                  Ralalah ... et c’est fichus Danes (germano-scandinaves) qui les ont investis sur la fin, en se convertissant aux christianismes naissants régulièrement de bon gré (dont le fameux Clovis le Frank), qui ont envahi et profité des Romains ...

                  Ceci est un sarcasme en forme de leçon.


                • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:14

                  * ces fichus Danes ...


                • popov 22 juin 13:10

                  Je boirais bien un coup de potion magique, moi.

                  Où peut-on passer les commandes ?


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:13

                    Panoramix, s’il avait existé, se serait probablement appelé quelque chose comme Panoramos plutôt, et aurait certes été quelque chose comme un herboriste. Mais bien plus proche de la potion d’Astérix chez les Bretons que de la potion qui rend invincible.


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:14

                    Tant que j’y suis, il aurait aussi potentiellement exercé le métier de sage-femme, à décocter au hasard des potions abortives.


                  • popov 23 juin 15:18

                    @Mervis Nocteau

                    À base de mandragore ?


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 juin 22:34

                    Panormaos ne livre pas ses secrets comme ça. Mais je ne suis pas Panoramos, et encore moins connaisseur en la matière.


                  • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 23 juin 23:23

                    Ceci étant, je rebondirai sur les propos de Domias Arverne dans l’entretien. En effet, il a raison de dire qu’on s’imagine les druides des herboristes (entre autres) sans trop de fondement, encore que la coupe du gui (image d’Épinal néanmoins fondée sur un texte antique et en archéologie expérimentale) y contribue, avec les vertus du gui. On peut se dire que l’herboristerie est un fantasme contemporain, car à l’époque tout le monde devait avoir des notions développées au moins, tout comme en ornithologie ou autre, contrairement à nos jours ignares quant à l’herbe présente ou l’oiseau qui passe. Ce serait parce que nous méconnaissons la nature aujourd’hui, que nous la rêvons dans le druidisme.

                    De plus, Domias a tort de parler de clergé, car on sait que les druides ressortaient de l’aristocratie et continuaient d’en faire partie. Mais cela dit bien qu’ils avaient régulièrement autre chose à faire que préparer une potion abortive pour quiconque au quotidien, encore que notre Panoramos ait pu en décocter pour une notable dans le besoin... ou bien la faire accoucher, à moins que ce ne fut réservé aux mystères féminins, ce qui est tout aussi probable dans une société telle que la celtique. Après, rien n’empêche d’imaginer un druide bénévole au service du quotidien, à l’époque, mais cela ressort alors surtout d’un imaginaire à la Panoramix doublé d’un humanitaire républicain, de l’ordre des moines laïcs. Rien de moins sûr...

                    Il y avait toutefois sûrement une veleda ou l’autre, une « sorcière, devineresse », pour accéder à ces problèmes, éventuelle instruite par un druide, ou bien auprès de laquelle un druide se serait instruit de ces choses - si affinité. Cela permet de concevoir tout un de rapports sociaux et d’histoires concrètes.


                  • charlyposte charlyposte 22 juin 13:33

                    Et bien voilà, la partie 1 du documentaire Les Açores, Débris de l’Atlantide ?, réalisé par Loïc Ochippenti, avec ma participation et celle du Professeur Felix Rodrigues est sortie sur Youtube, donc en free. Une décision en partie due aux promesses faites envers les membres de l’association culturelle Etudes des Civilisations Disparues, mais aussi bien sûr aux conditions sanitaires mondiales actuelles qui fait que les chaînes télévisées spécialisées dans les documentaires ont bloqué leurs budgets et ne diffusent en majorité que des rediffusions, et encore pour un bon moment.

                    Vous trouverez ci-dessous la vidéo partagée de Youtube de la partie 1 du documentaire, ainsi qu’un appel aux dons émis par l’Association Etudes des Civilisations Disparues (dont je suis membre), afin de nous aider à réaliser la partie 2 et de retourner enquêter dès que la situation sanitaire le permettra.

                    Mais je vous ai aussi réservé une petite surprise en réalisant moi-même (très vite) un Bonus 1 de presque 35 minutes de la partie 1, que vous trouverez également ici en vidéo partagée de Youtube plus bas. Il s’agit surtout d’un spécial « Cart-Ruts » ou Ornières en français, car nous avons pu en visiter plusieurs sur Terceira, en des lieux différents.....




                    Les Açores, Débris de l’Atlantide ? Le docu1 et bonus 1
                    https://www.sciences-faits-histoires.com › blog › les-aco...



                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:19

                      On cherche encore le lien avec le celtisme, sachant que Platon, contemporain des Celtes, fait remonter cette histoire, qu’on ne retrouve pour ainsi dire que chez lui, à des millénaires. Au mieux, l’événement açorien, qui n’a peut-être rien d’atlantéen ce que Platon décrivait sous ce terme, et il concerne avant tout l’Ibérie et l’Afrique du Nord.


                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:33

                      Les Decouz, Etirev, Charlyposte et autres Pagan TV que j’ai évoqué, vous êtes dans une uchronie, un non-temps historique, une invention historique, un mélange des époques et des spéculations imaginatives sur les époques, que l’on retrouve généralement dans les milieux éso(téristes) de mauvais alois (et même régulièrement de meilleur alois). Autant vous dire que c’est un mic-mac de culture pop que vous défendez, et rien d’autre. La culture pop, j’aime bien, ça fait rêver, quand je peux aller au ciné voir un film que j’ai trouvé potable malgré tout pour le plaisir.


                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:34

                      Ce qu’il faut retenir de votre documentaire, c’est, en premier lieu, le point d’interrogation dans le titre ; ensuite, il y a sûrement des ingrédients normaux, mais ça commence néanmoins par un vice de procédure.


                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 18:57

                      Et beaucoup de mise en scène, comme tous ceux qui veulent attirer l’attention avec peu de choses. J’ai regardé un peu. Vous avez réussi à situer les Açores à mi-chemin entre l’Amérique et l’Europe. Chapeau. Je pense qu’il y a plus d’un vice de procédure, dans votre affaire, qui ose commencer par dire « contrairement aux scientifiques » ... en voulant donc faire une « contre-science ». Les contre-historiens ont quand même la vie facile.


                    • ASTERIX 8 septembre 15:21

                      @charlyposte
                      vous avez lu cela dans« gala  » : un celtisant  : citez moi svp les pays celtes actuels !!!!


                    • ASTERIX 8 septembre 15:27

                      @charlyposte
                      encore un celtisant avec de mauvaises sources voir notre ami le REDACTEUR MOURET §§§§ un vrai specialiste et non un fasciste recuperant TRISKELL ET
                      GWEN A DU  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


                    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 9 septembre 18:34

                      Vous parlez du mec qui fout des Esséniens (secte juive de la Judée au temps de Jésus) dans la vallée du Rhône, en prétendant qu’ils sont Celtes ? Kof kof kof. Monsieur Mourey a des problèmes de datation : à l’époque, les Romains avaient déjà conquis les Gaules.


                    • Decouz 22 juin 20:16

                      Je veux dire vous êtes libre de ne pas admettre l’autorité de Guénon, soutenu quand même à la fois par des soufis et des sages hindous, mais on ne peut pas plus prendre en considération ce druidisme que vous exposez. Puisque vous vous appuyez sur la science moderne, ces occupations ne sont pour elle pas plus sérieuses (selon votre point de vue critique), ce sont des amusements.

                      La tradition atlante ne s’identifie pas avec la tradition primordiale, c’est pour cela que l’hindouisme ne s’y intéresse pas, alors que les Védas font état de phénomènes cosmiques qui ne peuvent exister que dans une région polaire.

                      En rapport également la phrase d’un soufi marocain sur la langue de l’Inde, le sanskrit qui est resté selon lui la langue la plus proche d’un langage originel.


                      • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 22 juin 21:22

                        Je veux dire vous êtes libre de ne pas parler de celtisme.


                      • Eubage Lugov 24 juin 22:29

                        Commentaire adressé au sieur Jean-Claude Capelli (Celui du pays de l’Ours).

                        Profondément choqué et déçu par la manière dont vous traitez feu le druide Paul Bouchet (Bod Koad) qui accomplit un immense travail en faveur de la connaissance et la résurgence du druidisme.L’avez vous seulement rencontré une fois pour prétendre proférer des mots qui frisent à l’injure à sa mémoire ?

                        Je n’apprécie pas les jugements cinglants sans aucun argumentaire..Je suis déçu qu’un homme intelligent comme vous puisse aujourd’hui réagir de la sorte.

                        En agissant ainsi vous n’oeuvrez pas pour la renaissance de la spiritualité occidentale dont vous fûtes pourtant vous aussi d’une certaine manière un autre artisan !

                        Eubage Lugov


                        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 juin 22:52

                          Si j’ai bien compris, vous introduisez ici une querelle associative, dans laquelle Kadith vous donnerait aussi tort et pas que Kadith. Dans l’ensemble, Paul Bouchet aurait surinterprété ses droits associatifs et initiatiques, en se réclamant d’une filiation au prétexte certes intime, qu’il fut dans la confidence d’un mourant haut responsable. Aussi cela fit-il un petit schisme, dans son genre, et les Bouchet ne sont pas toujours bien vus. Mais de ce qu’il m’a été donné de lire de la même Bouchet que citée par M. Capelli, elle se fonde sur les triades de Iolo Morganwg, inventées sur les derniers siècles longtemps après que le monde celtique soit déchu, après encore le néologisme druidique de John Toland. « Sacrées » histoires que vous importez encore dans ces commentaires !


                        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 juin 22:53

                          Le plus saugrenu alors, étant que Kadith et son ordre s’en réclament, aussi de Iolo Morganwg.


                        • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 24 juin 22:57

                          Enfin dans l’ensemble, que l’on parle de Toland, Morganwg ou Bouchet, le drudisme et le celtisme n’auraient pas connu une telle diffusion jusqu’à nos jours, sans eux. On leur doit au moins ça, même si c’est pour dire qu’il y a des fractures archéo/historiques. Pour ma part, je pense qu’il faut fonctionner de concert, avec et malgré les cacophonies, et encore que je trouve étonnantes les exportations extra-européennes des druidismes contemporains, sans reparler de leurs structures internes ésotérisantes et autres, régulièrement sans aucun lien avec le celtisme, à part le titre autoproclamé de « druide ». La devanture, quoi.


                        • Eubage Lugov 25 juin 14:47

                          Sans vouloir vous froisser vos références datent un peu par rapport aux Triades bardiques...Avez vous lu et étudié l’ouvrage de Philippe Jouët « Triades,Bardes et Druides dans l’histoire et l’imaginaire ».Il s’agit pourtant d’un universitaire « scientifiquement correct » !

                          Quant au celtisme c’est le domaine profane,le druidisme appartient lui à l’espace du Sacré.Toutes les religions ont un aspect ésotérique,heureusement,, sinon comment se situerait l’initiation ?Je dirais presque que le celtisme c’est l’arbre qui cache la forêt du Druidisme.

                          Sans rancune !

                          Eubage Lugov


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juin 10:34

                            « Sans vouloir vous froisser », « Sans rancune », ce sont des expressions de mauvais augure. Mais l’ouvrage dont je parle est récent. Il a été offert par C. Bouchet à un collègue. Et, que je sache, on n’a aucune déclaration de reniement ou d’évolution, de la part des milieux druidiques concernés. C’est là le point crucial. Sinon, l’augure est mauvais.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juin 10:35

                            PS : pour répondre sans confusion, évitez de créer une nouvelle entrée, comme Mélusine plus haut, s’il vous plaît.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juin 10:47

                            PPS : ah et, j’ai adoré votre fallace, de distinguer le celtisme profane/exotérique, du druidisme initié/ésotérique, ou du moins de me prêter un tel distinguo. Le druidisme, c’est moderne. Le druidicat, c’est celtique. Où vous avouez donc, que le druidisme ne se voudrait même pas néo-celtique, du moins le vôtre ! Je devine là, avant tout, de l’hybris. Et vous ne pouvez même pas contre-arguer d’une notion grecque que je vous oppose, puisque vous n’avez plus de culture celtique, non plus, en la reléguant, comme les papes, aux vulgus pecus  ! ... Je ne sais pas si je dois en rire ou pleurer. En attendant, vous me renvoyer une image de très mauvais augure, quant à la lignée Bouchet.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 26 juin 10:53

                            En tout cas, merci pour la référence (Philippe Jouët). A voir.


                          • Eubage Lugov 27 juin 12:18

                            @Mervis Nocteau
                            Je constate que manifestement vous n’avez pas été formé à la méthode de la « disputatio » de l’université médiévale qui est censée enjoindre à respecter le contradicteur.
                            J’en resterai donc là en ce qui me concerne
                            Eubage Lugov


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 27 juin 15:48

                            Je cherche encore l’insulte. Si tel est le cas, vous êtes cordialement invité à Signaler le commentaire à AgoraVox pour modération. Par contre, votre disqualification du débat n’est qu’une pirouette pour ne pas le poursuivre, en mode vexatoire. C’est typique des victimistes, et vous représentez encore moins bien votre lignée à mes yeux.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 27 juin 15:49

                            Je cherche même l’irrespect ... Bref, vous continuez dans la fallace.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 27 juin 15:52

                            Non mais c’est tout à fait ordinaire, ce genre de comportements, pas seulement de votre part, quand il s’agit d’éviter de (se) remettre en cause (sa lignée). Certains y excellent bien mieux que vous.


                          • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 27 juin 16:08

                            A la médiévale disputatio (qui sonne bien comme une dispute aujourd’hui, les augures étaient mauvais depuis le début entre nous, sans parler du monothéisme de la période) je préfère certes l’antique ars oratoria.

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