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Accueil du site > Actualités > Religions > Généalogie de Noël

Généalogie de Noël

Cette année, le 25 décembre tombe un Mercredi. Il y a intérêt à le signaler, dans la mesure où l'on veut faire remarquer que mercredi se dit Wednesday, en anglais. Or, Wednes-, c'est le dieu germano-nordique Woden (Wotan, Odin), tout comme notre Mercre- est le dieu romain Mercure … d'ailleurs, Woden a été parfois comparé à Mercure, en ce sens que c'est un dieu aux talents multiples … en quoi il est, plus anciennement, relayable au dieu celtique Lug, lui-même associé à Mercure. C'est vous dire la parenté, même si chaque aire et ère européenne, sur 2000 ans de -800 à 1200, a ses caractères évolutifs propres … Mais de quoi parlons-nous, au juste ?

Quel rapport avec Noël, que Mercredi ? … Rien de plus simple, puisque, côté germano-nordique, la période de Noël – depuis le solstice d'hiver au 21-22 décembre, et semaine suivante pour ainsi dire – est nommée Yule, ou Jul, signifiant roue du temps et fête. Or pendant Jul intervient un être surnaturel chargé de présents, tandis que les mortels s'en offrent, j'ai nommé Jolnir (Jul > Jolnir … ) … Jolnir, qui n'est autre qu'un surnom du dieu Woden. Magique, non ?

Assurément, ce Noël est un peu plus Noël qu'un autre !

 


Un mème circulant sous Facebook,
entre néo-païens.

 

 

Il y a tant de Nouveaux Soleils, qui ont déjà lui

Ce Noël est un peu plus Noël que d'autres, en effet, puisqu'à la strate commerciale annale que nous connaissons tous … elle-même tirée moitié du saint Nicolas aux allures de Père Noël rouge subtilisé par Coca Cola, dont la fête est fixée par les catholiques au 6 décembre – 19 décembre par les orthodoxes, – moitié de l'anniversaire du prétendu fils allégué christique du dieu juif unique et absolu (spirituellement totalitaire, donc nihiliste) nommé Yeshoua, Jésus ou Isa, fixé au 25 décembre voilà quatorze siècles (VIème siècle) … il y a comme d'autres années, un Wednesday germano-nordique évoquant Yule, si bien enracinée chez les polythéistes "écospirituels", précédant les chrétiens.

La germano-nordique Yule bien sûr, et pas qu'elle, puisque cette même période de l'année est célébrée sous le nom à l'étymologie parfois jugée simpliste sans que cela ne lui ôte rien, de Noïo Hel, référant au gaulois pour Nouveau Soleil chez les Celtes, proche du grec ancien Neos Helios, la contraction devenant donc Noël (en germanique Neue Helle, Nouvelle Clarté) bien que les mêmes juges de simplisme préfèrent évoquer le nom romain Dies Natalis, jour de la naissance, ou de la renaissance du soleil aussi – fêté par les Italiques lors des Saturnales orgiaques, sans parler du culte mithraïque relayé au soleil aussi, une semaine jusqu'au solstice, où certes ils se faisaient aussi des présents. Comme quoi, la tradition est paneuropéenne, non seulement germano-nordique. (Enfin, on ne peut pas dire que Noïo Hel, Neos Helios et Neue Helle soit une étymologie simpliste – les druides étaient astrologues, aussi.)

 

Elle est pas belle, la vie tradie  ?

Les Anciens Européens étaient naturellement plus "bio, écolo" parce que tradis, héritiers  : largement plus dépendants que nous – industrialisés – des cycles saisonniers, ils faisaient naturellement plus attention que nous à la diminution de la durée d'ensoleillement hivernal. Pour eux, cela signifiait devoir accepter l'obscurité et le froid beaucoup plus qu'à nous (qui n'avons qu'à appuyer sur un interrupteur et à augmenter la chaufferie) : les mœurs s'en imprègnent, le temps qui passe – avec la faune et la flore qui ralentissent, hibernent et se cachent – est beaucoup plus palpable (contrairement à nos rythmes incessants). Les Anciens Européens étaient naturellement adeptes du "slow time", de la simplicité ou de la sobriété volontaire, sans le savoir, parce que tradis, héritiers : ils devaient s'y faire. C'étaient bien plus des gaillard(e)s que nous, après avoir survécu à la mortalité infantile élevée ainsi qu'à quelques maladies en s'étant fait un système immunitaire … maladies pour nous bénignes quoiqu'ennuyeuses, mais pour eux principe de sélection naturelle. Mais qui a dit que nos ancêtres territoriaux, n'avaient aucun raffinement culturel (donc médicinal, aussi) ? … Les dieux et les fêtes démontrent tout le contraire, et nous perpétuons cela sans scrupule, même quand on conspue "la société de consommation".

Voyez-les tous ces gauchisants et autres centristes de gauche ou de droite, s'accaparant la notion de progrès (1, 2) : ils ont la prétention de tacler le lucre, la religion et leurs violences associables, mais ils ne font que vanter leur propre goinfrerie, ainsi que s'en prendre à leur héritage monothéiste plus récent : quand ce sont de sales capitalistes, ça ne passe pas ; quand ce sont des traditions chrétiennes, ça ne passe pas … Ah mais par contre ! ces vastes agnostiques, pour la circonstance, adorent convoquer les païens alors qu'ils renient ceux qui s'en réclament pour "d'extrême-droite" telle que "la Nouvelle Droite" européiste décroissante (1, 2) et que de toutes façons ils renient leur héritage culturel récent … au profit d'autres traditions même religieuses, ces fous agnostiques. Comment peut-on être à ce point ethnomasochiste ? car, sans verser dans l'ethnocentrisme, ni même l'ethnicisme, le nationalisme, le suprémacisme, ni a fortiori le racisme, il y a des ethnies européennes – dites Caucasian race aux USA – qui forment un type humain séculairement caractérisé dans ses évolutions. Pourquoi nous en vouloir d'être nous ? … Il faut croire que la haine du Moi chrétienne néanmoins, travaille toutes ces engeances égocentriques, malgré tout ! (1, 2) qui ne sont plus à une contradiction près.

L'universalisme est une présomption, qui prétend valoriser les autres cultures, mais au nom de sa propre culture universaliste en vérité, donc toujours fallacieux à l'égard des autres cultures. La destinée de l'universalisme, c'est son abolition propre. Les autres cultures, quand elles sont en territoires universalistes, ont de quoi ne pas respecter les universalistes, et il n'y a rien d'étonnant à ce que la figure du (de la) Blanc(he), de l'Occidental(e), soit une figure honnie jusqu'au racisme inversé (néo-racisme de l'antiracisme). La preuve ? … Cette figure a réussi à désacraliser Noël. Quoi de pire, que de gâcher son héritage en reniant ses dieux tutélaires ? (Voir aussi : Lettre ouverte aux « Indigènes de la République ».)

 

De l'Antiquité à nos jours

Ce qui est sûr, c'est que de l'Antiquité à nos jours, seuls les chrétiens, ont mis six siècles pour institutionnaliser le solstice d'hiver, plus ou moins sous la pression des habitudes païennes qu'ils se résolurent à recycler dans leurs termes. C'est que les polythéistes "écospirituels" adorent la période, et que les commerciaux actuels en tirent profit – pour le PIB de tous, qu'on raconte parfois pour se rassurer. Il faut dire, certainement, que la cyclicité du temps est quelque chose qui nous questionne tous, ce temps serait-il de l'argent …

C'est très clair avec le Nouvel An, mais déjà perceptible avec la nostalgie de Noël une fois passé, dans cet entre-monde de fin d'année, du 25 décembre au 1er de l'an : les plus rationnel(le)s d'entre nous se découvrent avec agacement une âme de numérologues, au Nouvel An, à ressentir collectivement ce vieux fond archaïque de l’Éternel Retour (1, 2, 3). Inutile de seulement vouloir prendre de "bonnes résolutions" pour cela.

C'est ainsi que les commerciaux insistent allègrement sur la mise en scène d'Halloween en sorcières de pacotille, et du Père Coca Cola : ils sont pire que des monothéistes, dans leurs désacralisations. Ceux-là n'ont pas peur des Krampus ni des Père Fouettard : ils devraient, car c'est de décence ordinaire.

Pourtant, le Soleil est Nouveau … et il est joli, or joli pourrait venir de Jul.
"Il y a tant d'aurores, qui n'ont pas encore lui." – Rig Veda (cité par Nietzsche, in Morgenröte).
Ne craignez donc rien, si une inspiration étrangement divine souffle chez vous du 24 au 25.
Honorez plutôt Woden, Mercure et Lug, ils ne vont pas vous manger.

 

 

 

 

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25 réactions à cet article    


  • Pascal L 23 décembre 2019 11:48

    Au dernières nouvelles, la naissance de Jésus pouvait bien être autour du 25 décembre. Les historiens s’appuient pour cela sur les périodes de service au Temple du père de Jean-Baptiste. 

    De toutes façons, le 25 décembre n’est pas le solstice. Il ne faut pas négliger la compétence des astronomes de cette époque. De même, pour calculer, au troisième siècle de notre ère, la date de Sol Invictus au 25 décembre, il ne faut en tenir rigueur aux astronomes de l’époque. Cela faisait déjà un siècle que le diamètre de la terre avait été calculé avec une bonne précision, ils étaient donc compétents. La raison de cette date n’est pas lié aux éphémérides, il faut peut-être y voir l’envie de masquer les célébrations de la naissance de Jésus chez les premiers Chrétiens, déjà considérés comme encombrants.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 14:32

      Aux dernières nouvelles, l’existence non-légendaire de Jésus elle-même reste sujette à controverses.


    • Pascal L 23 décembre 2019 16:46

      @Marzhin Tavernier
      @Marzhin Tavernier<br />Je vous laisse le droit de le croire, mais aucun historien ne soutient plus cette hypothèse. Même si Jésus n’a laissé que peu de témoignage direct dans la littérature non chrétienne, il a créé un raz-de-marée dans toute la littérature religieuse non chrétienne de cette époque. Les testaments des 12 patriarches ont été largement réécrits pour introduire une notion du salut qui est une pâle copie de celle enseignée par Jésus. Le Judaïsme a également évolué sous son influence et même si les Talmuds condamnent le Christianisme, il ne nient aucunement l’existence de Jésus. Au temps de Néron, c’est à dire une trentaine d’années après la mort de Christ, il y avait à Rome des personnes qui se réclamaient de Christ et étaient prêts à mourir pour cette vérité. On ne meurt pas pour un mensonge, alors il est difficile de croire alors que Christ n’ai pas réellement existé !<br />Par ailleurs, nous avons 24000 exemplaires ou fragments des Evangiles avant l’invention de l’imprimerie. 5674 manuscrits en grec, environ 10000 en latin et près de 9300 dans toutes les autres langues de la Méditerranée. Aucun texte de l’antiquité n’est aussi bien attesté que ceux du nouveau testament. A titre de comparaison l’Iliade est le document suivant le plus copié : 643 exemplaires dans la même période. Viennent ensuite Sophocles (193), Tacite (20), César (10). Enfin les exemplaire de la Bible dont nous disposons ont été écrit 30 à 60 ans après la rédaction des originaux. Pour l’Iliade, c’est 500 ans, Pline le Jeune, c’est 750 ans, Sophocles, c’est 1400 ans...<br />Les différences entre les différents manuscrits des Evangiles ont été analysés : 400000 différences, mais la quasi-totalité sont des erreurs de copistes. Une vingtaine pose des problèmes et une seule différence est une modification de dogme (dans Luc 22). Lisez l’évangile des Témoins de Jéhovah, elle y est.<br />Les Evangiles ont également été analysés sur la qualité du contexte qui est décrit. Luc et Jean se révèlent d’excellent historiens, car tous les détails du contexte s’avèrent exacts (personnages historiques, événements, lieux...).<br />Enfin une étude a été menée sur la probabilité des noms au premier siècle et les personnages des Evangiles suivent bien la répartition statistique connue pour le premier siècle. On ne peut en dire autant pour les évangiles apocryphes. Même si vous ne croyez pas à la nature divine de Jésus, vous ne pouvez que reconnaître que le témoignage des évangélistes est authentique.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 19:25

      @Pascal L. Vous avez la plus grosse bite.


    • prong Q 23 décembre 2019 19:29

      @Marzhin Tavernier
      joyeux yulé un peut en retard mazhrin


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 22:02

      @Q. Et réciproquement ! smiley


    • prong Q 23 décembre 2019 22:07

      @Marzhin Tavernier

      je penserais a toi pour la bûche ...ce sont aussi nos traditions .
      Quand elle brule 24h avant le renouveau du soleil c’ est une bonne année .
      parfois on l’ aidait en fendant la buche en torche norvegienne , on y colllait la graisse ranci et une meche en ecorce pour aider un peut :)

      A+ bon courage pour la redaction des suivants .


    • Jonas Jonas 24 décembre 2019 01:22

      @Marzhin Tavernier « Aux dernières nouvelles, l’existence non-légendaire de Jésus elle-même reste sujette à controverses. »

      Au temps du Christ, il n’y avait pas d’imprimerie et pas d’Internet, l’information n’avait donc pas la même vitesse de diffusion qu’à nos jours, il est normal qu’à la naissance du Christianisme, les écrits soient peu nombreux.

      Sans même avoir besoin de faire appel aux auteurs chrétiens, on trouve cependant des sources de l’existence du Christ.

      L’historien païen Thallus dont les écrits qui datent de 52 sont perdus ; seuls quelques fragments cités par d’autres auteurs nous sont parvenus. Ainsi, Jules l’Africain, auteur chrétien des années 220 cite Thallus, à propos de l’obscurité qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus :
      « Thallus, au troisième livre de son Histoire explique cette obscurité par une éclipse, ce qui me parait inacceptable ! ».
      Il s’agit ici d’une preuve « indirecte » de l’existence de Jésus : le fait que cet auteur parle de « l’éclipse » qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus, implique qu’il considère comme acquis l’existence de Jésus.

      Flavius Josèphe (37-97) est un prêtre, pharisien, chef militaire Juif pendant la guerre contre Rome. Il s’est rendu au général romain Vespasien, pendant le siège de Jotapa, alors que beaucoup de ses compagnons se sont suicidés plutôt que de se rendre. Sa collaboration avec les romains l’a fait haïr par ses compatriotes juifs. Historien juif, il a écrit « Guerre des juifs » (75-79), et « Antiquités Juives » (93).

      « ...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l’ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour... »
      (Antiquités 18.3.3)

      « Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d’avoir transgressé la loi, et les fit lapider. »
      (Antiquités 20.8.1)

      Suétone (69-125) est un archiviste à la cour de l’empereur Hadrien. Disgracié en 122, il se consacra à des ouvrages historiques.
      « Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité sur l’instigation d’un certain Christus, il (Claude) les chassa de Rome »
      (Vie de Claude, XXV.11)

      « Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable » (Vie de Néron, XVI.3).
      Ce passage n’est pas une preuve directe de l’existence de Christ ; mais il prouve qu’au temps de Néron, c’est à dire une trentaine d’années après la mort de Christ, il y avait des personnes qui se réclamaient de Christ : difficile de croire alors que Christ n’ai pas réellement existé !

      Cornélius Tacite (55-118) est considéré comme le plus grand historien de la Rome impériale.
      Il décrit l’incendie de Rome en 64, et explique que les chrétiens sont devenus les boucs émissaires de Néron qui les accuse d’avoir provoqué le feu ; vers 116 il écrit :
      « Mais aucun moyen humain, ni les largesses du prince, ni les cérémonies pour apaiser les dieux ne faisaient céder l’opinion infamante d’après laquelle l’incendie avait été ordonné [par Néron]. En conséquence, pour étouffer la rumeur, Néron produisit comme inculpés et livra aux tourments les plus raffinés des gens, détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait « chrétiens ». Ce nom leur vient de Christ, que, sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ; réprimée sur le moment cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome, où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand. On commença donc par poursuivre ceux qui avouaient, puis, sur leur dénonciation, une multitude immense, et ils furent reconnus coupables, moins du crime d’incendie qu’en raison de leur haine pour le genre humain.
      A leur exécution on ajouta des dérisions, en les couvrant de peaux de bêtes pour qu’ils périssent sous la morsure des chiens, ou en les attachant à des croix, pour que, après la chute du jour, utilisés comme des torches nocturnes, ils fussent consumés. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle, et il donnait des jeux de cirque, se mêlant à la plèbe en tenue d’aurige, ou debout sur un char. Aussi, bien que ces hommes fussent coupables et eussent mérité les dernières rigueurs, soulevaient-ils la compassion, à la pensée que ce n’était pas dans l’intérêt, mais à la cruauté d’un seul qu’ils étaient sacrifiés »
      Tacite - Annales XV 44

      Pline le Jeune (61-114) est un écrivain latin. Il était gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112. Dans une lettre adressée à l’empereur Trajan il lui demande conseil sur la façon de traiter les chrétiens :
      « Ceux qui niaient être chrétiens ou l’avoir été, s’ils invoquaient des dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l’encens et le vin devant ton image que j’avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu’il est, dit-on, impossible d’obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j’ai pensé qu’il fallait les relâcher... [Ceux qui disaient qu’ils étaient chrétiens] affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s’était bornée à avoir l’habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, ... »
      (Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7)

      Ce texte n’affirme pas l’existence de Jésus Christ, mais la confirme de façon indirecte : il prouve en effet qu’au début du IIème, des hommes et des femmes croyaient fermement à son existence.


      Lucien de Samosate (125-192) est un écrivain grec satirique. Il parle de Christ comme :
      « Celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes... Le premier législateur [des chrétiens] les a encore persuadés qu’ils sont tous frères. Dès qu’ils ont une fois changé de culte, ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois. »
      (Mort de Pérégrinus, paragraphe 11-13)

      Celse (IIème ap J.C.) est un philosophe platonicien. Il est romain et auteur du « Discours véritable », virulente attaque contre le christianisme. Il écrit :
      « Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme ».

      Remarque : On ne connaît ses écrits que par la réfutation qu’en fit Origène dans son livre « Contre Celse » (7,53).

      Le Talmud est composé de la Mishna (recueil de lois et traditions juives mises par écrit vers le IIème) et des Gemaras (commentaires de la Mishna). Le Talmud Babylonien qui a été achevé d’écrire vers la fin du IVème siècle fait référence à Jésus Christ en terme peu élogieux, puisqu’il s’oppose au Judaïsme.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 décembre 2019 01:58

      @Jonas. Le problème des monothéistes, c’est de ne pas admettre que les contes et la nature détiennent une vérité qu’aucune preuve ne saurait administrer. A eux, il faut des « révélations » ... c’est dire leur manque de foi en soi, et leur totale absence de respect pour rien ni personne qui ne passerait pas par leur martyre. On vous dit que Jésus est une légende, et vous avez peur c’est tout ce que vous avez. Peur. Les évangiles ne sont pas de bonnes nouvelles : ils ne narrent que cela. Et à la fin, le héros est gratifié d’en avoir souffert la passion, tant qu’à faire par une résurrection, ce qui est logique, tant la mort semble la grande terreur. Il paraît que ce héros l’aurait vaincue, dans la liturgie, mais ce ne sont que des mots, car si les monothéistes n’avaient pas eu le miracle christique, auparavant mosaïque et ensuite mahométan, après tous ses miracles, nécessairement à croire sur la foi des témoins, attestant testimonialement d’une historicité, d’une réalité prouvable, ils craindraient que leur foi s’effondre comme un château de carte. Ça n’a rien vaincu du tout, au contraire ça ne fait qu’entériner la peur.


    • CLOJAC CLOJAC 24 décembre 2019 02:35

      @Pascal L

      « Les historiens s’appuient pour cela sur les périodes de service au Temple du père de Jean-Baptiste. »

      Il manque aux historiens des textes d’époque parlant du rabbi Yeshua.
      L’administration romaine avait un réseau serré d’informateurs, et les Romains étaient des maniaques de la compilation des moindres faits advenant dans leur empire. Pourtant ils n’en parlent nulle part.
      Leurs archives judiciaires étaient minutieuses. Pourtant elles ne parlent pas du procès et de la crucifixion.

      Il faut attendre Flavius Josephe, né après la mort du présumé Jésus, qui évoque un prestidigitateur, beau parleur, enfumeur et arnaqueur, abusant de son charisme surtout auprès des femme.
      La typologie de la plupart des gurus de sectes. 
      Flavius ne s’est pas donné la peine de rencontrer et de questionner des contemporains du rabbbi. Il est possible qu’il n’en ait pas trouvé.
      Bref on a des témoignage de seconde main reposant sur des histoires de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 24 décembre 2019 11:16

      L’ère du vide, terrifiante ère du vide.


    • Pascal L 24 décembre 2019 11:52

      @CLOJAC
      Plus aucun historien ne met en doute l’historicité de Jésus, mais comme les historiens travaillent sur une vraisemblance et non sur des preuves, vous n’êtes pas obligé de les croire. Mais dans ce cas, il ne reste plus grand chose dans l’antiquité auquel vous pouvez encore croire. Je vous renvoie vers le livre « Peut-on prouver l’existence de Napoléon » de l’anglais Richard Whately pour une réflexion sur la vraisemblance.

      Flavius Josèphe était plus un aventurier avide de pouvoir qu’un historien, mais il est intéressant lorsqu’il parle de ce sujet, car, pour un non Chrétien, il ne nie pas son existence. Pline le Jeune, Tacite, Suetone et Lucien de Samosate ne sont pas non plus des auteurs chrétiens. Tous les historiens travaillent sur une documentation indirecte, incontrôlable et incomplète. Que quelques années plus tard, des Chrétiens acceptent de mourrir pour une vérité pose des questions (au moins, les persécutions sont bien documentées...). Personne n’accepte de mourrir pour un mensonge.

      En plus, avec Jésus, vous pouvez encore faire l’expérience de sa rencontre. Il existe des milliers de témoignages sur Youtube, vous pouvez les analyser avec les outils contemporains pour chercher des convergences ou des divergences. Vous pouvez même faire vous-même l’expérience de cette rencontre, mais je doute que vous soyez prêts, vue l’énergie que vous mettez à nier son existence. Cette énergie questionne par ailleurs. Quel intérêt avez-vous à ce que Jésus n’existe pas ? Refusez-vous l’amour de Dieu pour toute l’humanité qu’il a enseigné ? Refusez-vous le salut qu’il a annoncé ?


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 décembre 2019 22:41

      Eh voilà, à force de ne pas s’en tenir à la légendarité, tout cela confine au complotisme et à la critique délirante du travail d’historien, etc.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 décembre 2019 11:51

      « Woden a été parfois comparé à Mercure, en ce sens que c’est un dieu aux talents multiples … en quoi il est, plus anciennement, relayable au dieu celtique Lug, lui-même associé à Mercure.  »

      Et Lug, c’est « lux », la lumière, et ça nous ramène à la religion solaire adoptée par les soldats romains sous le nom de « sol invictus », mais présente dans toutes les cultures « indo-européennes » avant que le christianisme ne les « syncrétise » en phagocytant leurs fêtes rituelles des solstices et des équinoxes et en transformant leurs anciens dieux en saints.


      • Pascal L 23 décembre 2019 14:18

        @Séraphin Lampion
        Aucune fête chrétienne ne tombe un jour de solstice ou d’équinoxe... Noël, la Saint Jean, Pâques ou la Toussaint ne tombent pas de tels jours, même s’ils en sont proches. Il y a donc de la place pour tous le monde et si les anciennes fêtes solaires ont disparus, il faut chercher du côté de leurs adeptes. De même, aucune divinité n’est devenu un saint dans le Christianisme. La sainteté ne s’acquiert que par ses mérites propres et vous pourriez essayer. Il y en a qui y arrivent, même sans faire beaucoup d’efforts. Le bon larron, mort sur la croix juste après Jésus a été déclaré comme tel, malgré une vie sans doute bien criminelle. Il avait juste reconnu et accepté l’amour de Dieu, ce qui entraînait le regret de ses fautes. Mais c’est bien ce dernier point qui est le plus difficile à obtenir, même pour des personnes qui n’ont pas fait autant de mal que ce larron là. Son mérite n’en est que plus grand. l’Orgueil est probablement le plus grand obstacle à la sainteté. Une divinité n’en manque en principe pas...


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 14:34

        @Séraphin Lampion. Ce sont des copilleurs défaitistes.

        @Pascal L. Le 25 décembre, les jours, trois jours après le solstice, recommencent à rallonger. Si ça, ça n’est pas non plus une préfiguration de Pâques ...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 décembre 2019 16:20

        @Pascal L

        La célébration d’un évènement chaque année à la même datese fait à la date de l’évènement lui-même, mais si l’évènement en question s’est produit à une époque où l’on utilisait le calendrier julien, comme c’’est le cas pour les phénomènes naturels, on conserve le plus souvent la même date, même si elle est fausse du point de vue du nouveau calendrier. Le calendrier liturgique catholique a été simplement décalé par l’adoption du calendrier grégorien sans aucun recalcul des dates. L’avantage a été de garder le même calendrier qu’on utilise simplement à un autre moment qu’avant. L’Église orthodoxe, dont la partie occidentale utilise le calendrier grégorien et la partie orientale le calendrier julien, se sert en réalité d’un seul calendrier liturgique mais qui est appliqué avec 13 jours de décalage selon l’endroit.


      • Pascal L 23 décembre 2019 16:27

        @Marzhin Tavernier
        D’où provient cette idée que les jours commencent à rallonger le 25 décembre ? Vous prenez les astronomes du troisième siècle pour des imbéciles alors qu’ils avaient mesuré le diamètre de la terre avec une bonne précision un siècle plus tôt. L’inversion de sens entre le jour et la nuit se produit le 12 décembre pour le soir et le premier janvier pour le matin. La moyenne se situe bien le 21 décembre et les Romains étaient tout à fait capable de mesurer cela avec des pieux alignés sans horloge de précision. Stonehenge avait déjà des alignements très précis. La vision subjective que vous leur donnez est une injure à leurs capacités. Visiblement, ils étaient bien meilleurs que vous sur ce sujet.
        Quand à la préfiguration de Pâques, vous faîtes le calcul à l’envers et jamais aucun Chrétien n’a fait cette allusion. Vous avez visiblement besoin de conforter votre subjectivité et tous les arguments sont bons pour cela. Ne jetez pas la science aux orties ou alors, soyez cohérent ; ne prenez plus jamais un avion, un téléphone, une voiture, un ordinateur... Ne laissez pas vos émotions réfléchir à votre place.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 décembre 2019 16:36

        @Pascal L

        pour ce qui est de la récupération des anciennes divinités, il faut se boucher les yeux pour le nier
        les églises et chapelles dédiées à ’Notre-Dame« sont implantées là o^existait un temple ou une stèle voués à la »dame blanche« , déesse vierge de la fertilité essentielle pour des cultivateurs
        les principaux saint vénérés pour leurs vertus »magiques" (Antoine, Christophe, etc.) sont investis des mêmes pouvoirs que leurs prédécesseurs, et il en va de même pour les saints patrons des corporations et des arts : sainte Cécile, patronne des musiciens, n’est rien d’autre qu’une muse
        énumérer tous les emprunts au paganisme serait trop long, pour ne pas dire que le christianisme n’est qu’un polythéisme déguisé : il ne faut pas trop creuser pour voir resurgir superstitions, offrandes et sacrifices


      • Pascal L 23 décembre 2019 17:07

        @Séraphin Lampion
        Peut-être, mais ce n’est pas la récupération des divinités anciennes. Le culte de Marie, n’a rien à voir avec celui de ces divinités. Il n’y a pas de différence entre les cultes partout où est implanté l’Eglise Catholique alors que les cultes de ces déesses étaient différents d’une région à l’autre. Le Christianisme ne s’est pas implanté par la violence ou en prenant les populations pour des cons. Lorsque l’on se converti vers le christianisme, on vient librement comme on est et tout ce qui est culturel est parfaitement accepté. Aujourd’hui encore, en Indonésie, des mosquées deviennent des Eglises. Les Musulmans s’en offusquent peut-être, mais lorsque cela se passe, la population du village a bien choisi librement de devenir chrétienne.
        Dans l’autre sens, pendant la révolution, des églises ont été utilisées pour le culte de l’être suprême. Plus récemment, la loi de 1905 a été conçue pour étouffer financièrement l’Eglise Catholique, tout en récupérant les lieux de cultes qui devenaient disponible pour une religion plus conciliante avec l’Etat. Les Catholiques ont tout de même réussi à supporter financièrement l’Eglise et la guerre de 14 a tué définitivement ce projet par une réconciliation générale. C’est maintenant que l’Etat souffre des conséquences de ce projet... L’Eglise a toujours été meilleure gestionnaire que l’Etat.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 19:28

        @Pascal L. Mu.


      • Laconique Laconique 23 décembre 2019 14:08

        There’s a lot of nostalgia in your writings. You miss something that the modern world cannot give you.


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 23 décembre 2019 14:35

          Pas moi, Laconique : le monde moderne. Mais pourquoi ne parvenez-vous plus à me parler en français, dans vos commentaires ? Auriez-vous besoin de « vous rendre stylé » à côté de moi ? Voyons ...


        • wpjo 24 décembre 2019 13:47

          Luc 2:37 Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait D-ieu nuit et jour dans le jeûne et avec des supplications.


          Or, c’est seulement la fête de Yom Kippour, le 10-ième jour du septième mois, que le Temple ne fermait pas au coucher du soleil et donc, qu’Anne a pu y prier nuit ET jour sans quitter les lieux. Et donc, si Jésus conformément à la tradition juive, était présenté au temple le 41-ième jour et que ce jour était le Yom Kippour, alors, il a dû naître 40 jours plus tôt, c’est à dire, le jour du Nouvel-An juif,religieux, le Roch Hoshannah. Ce qui place sa naissance (calendrier luno-solaire irrégulier)à vers le 1er septembre


          Quant à l’année exacte, Jean dans Révélation y est très précise : « il fit vu une vierge, ceinte du soleil, la lune à ses pieds et douze étoiles ornaient sa tête ». Et là pareil, quand il parle des « douze » étoiles, il y a très probablement inclus trois étoiles mobiles (nous dirons des « planètes ») qui se trouvaient juste à cet endroit, évènement très rare qui, en combinaison avec l’endroit du soleil et la lune par rapport à la constellation Vierge, ne se produit qu’un seule fois tous les millions d’années.



          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 25 décembre 2019 22:49

            L’autoréférentialité ! ... La Bible est vraie parce que la Bible est vraie, c’est-à-dire que « je » la crois « révélée ». Quand les monothéistes assument leur fanatisme minimal inévitable, ils sont enfin respectables, quoique toujours problématiques.

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