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L’avènement du christianisme ou le renversement de l’axe du temps

Le présent article a pour but de considérer la véritable essence du christianisme, sa véritable nature, sa véritable portée, dans l’existence collective et individuelle, telle qu’elle s’exprime dans l’histoire. Trop souvent le christianisme est ramené à une mythologie, à une pratique sociologique ou à une idéologie. Aucune de ces approches n’est totalement fausse, mais elles sont toutes très incomplètes, aucune n’atteint le cœur de la question, et elles reposent en grande partie sur des préjugés et de la paresse intellectuelle (les deux étant souvent liés). Pour vraiment comprendre le christianisme, il faut voir ce à quoi il s’oppose, ce qu’il a remplacé, et éviter de tomber dans la posture de supériorité facile de « l’homme moderne éclairé » face au « primitif naïf ».

Deux paradigmes de société seront considérés dans cet article : une société qui sera qualifiée de « traditionnelle » ; à quoi s’opposera une conception de la vie proprement révolutionnaire, destructrice de la précédente, et qui sera qualifiée de « chrétienne ».

1. La société traditionnelle : c’est le paradigme naturel et universel. Dans cette société, que l’on pourrait qualifier de « patriarcale » si le terme n’était pas galvaudé par les médiocres polémiques contemporaines, c’est la lignée des ancêtres qui détermine l’existence individuelle. Le présent et l’avenir sont rigoureusement déterminés par le passé. On trouve ce modèle dans toutes les sociétés traditionnelles et antiques. Une description assez claire des liens, dans le monde traditionnel, entre l’individu et l’ancêtre primordial, les dieux Lares, les totems familiaux, etc., se trouve au début de l’ouvrage de Julius Evola, Révolte contre le monde moderne. L’ancêtre détermine à la fois le culte et le statut social. À Rome, ce sont les Lares, les Mânes, les Pénates, le culte domestique des morts, décrits par Fustel de Coulanges dans La Cité antique. La famille entendue au sens large, la gens, est la structure sociale fondamentale d’où tout le reste dérive, et qui exerce sur la vie de l’individu une emprise absolue (cf. J. Ellul, Histoire des Institutions, II). Le même modèle se retrouve à peu près partout sur la planète. En Chine, la « piété filiale » (« xiào ») est la vertu par excellence, elle constitue avec le culte rendu aux morts la base de la morale chinoise traditionnelle telle qu’elle s’exprime de façon limpide dans les Entretiens de Confucius. En Grèce, le monde homérique est totalement patriarcal, Achille est le « fils de Pélée », le « Péléide », Agamemnon est le « fils d’Atrée », Ulysse le « fils de Laërte », etc. Les vertus de l’Ancêtre (parfois divin) rejaillissent sur le héros. Les « bâtards » en revanche, assez nombreux dans l’Iliade, ont un destin médiocre et obscur, une mort sans gloire le plus souvent. Toute la tragédie classique illustre le déploiement dans la vie de l’individu d’une malédiction familiale primordiale. Œdipe en est l’exemple paradigmatique, dont tout le destin consiste à expier le crime de Laïos (de même qu’Agamemnon expie le crime d’Atrée, Oreste, Iphigénie et Electre expient le crime d’Agamemnon, etc.). Le déterminisme grec, qui n’a été remis en cause par aucune grande école philosophique de l’époque, est l’expression abstraite et conceptuelle de cette vision du monde.

2. La révolution chrétienne : le christianisme porte une attaque radicale, absolue, à ce modèle traditionnel. Il serait fastidieux de relever toutes les occurrences présentes dans les évangiles et les épîtres, lesquelles sont d’ailleurs bien gravées dans la mémoire collective. On peut citer les préceptes suivants, qui ne laissent guère planer l’ambiguïté : « N’appelez personne votre père sur la terre », « Laisse les morts enterrer leurs morts », « Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi », « Qui est ma mère ? Qui sont mes frère ? », « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive », « Je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère », « Aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie », etc. On ne saurait attaquer plus radicalement le cœur même de l’existence telle qu’elle était conçue par la totalité des sociétés antiques. Il s’agissait d’une remise en cause absolue de tous les fondements du culte et de la société, du crime par excellence, contre lequel on ne pouvait imaginer de châtiment suffisamment cruel. 

Cette révolution était déjà en germe, de façon très nette, dans le judaïsme. Abraham est appelé à quitter sa parenté. Moïse est un enfant sans père. Yahvé est le Dieu des orphelins. L’antique peuple d’Israël, en condamnant tous les cultes domestiques au profit de l’unique service du Temple, se distinguait déjà de tous ses voisins et prédécesseurs. (Il est très significatif par ailleurs de noter que, dans l’Ancien Testament, la causalité est inversée : ce n’est pas la valeur du père qui rejaillit sur le fils, c’est la vertu du fils qui profite au père et à sa réputation : « Le fils sage réjouit son père, le fils sot chagrine sa mère » (Pr 10, 2), « Deviens sage, mon fils, et réjouis mon cœur, que je puisse répondre à qui m’outrage » (Pr 27, 11), etc.)

Il était nécessaire de bien établir ces données du problème pour comprendre sur quel terrain se situe le combat. Néanmoins, et c’est là que réside le cœur du sujet, le christianisme repose lui aussi entièrement sur la notion d’héritage. Seulement il s’agit d’un héritage entendu non pas sur le plan de « la chair et du sang », lequel est caduc, mais sur celui de la seule filiation qui vaille, celle qui nous lie à notre Père véritable, Dieu. Reprenant une procédure juridique romaine, celle de l’adoption, le christianisme fait de ses adeptes des « fils adoptifs », qui par la foi à « l’unique Fils de Dieu » seront à même de recueillir eux aussi l’héritage promis. « De même nous aussi, quand nous étions des petits enfants, nous étions en situation d’esclaves, soumis aux forces qui régissent le monde. Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu » (Galates 4, 3-7). On trouve ici l’expression la plus pure et la plus limpide de la foi chrétienne, qui ne consiste nullement, on le voit, à remplacer une mythologie par une autre ou un culte par un autre, mais à transférer le cœur battant de l’existence, l’héritage ancestral, en le faisant passer du plan de la « chair » (laquelle ne désigne pas dans le Nouveau Testament, comme on le croit trop souvent, le désir sexuel, mais bien plutôt tous les liens primordiaux qui régissent le monde) à celui de l’adoption divine par l’intermédiaire du Christ.

Bien entendu, un tel renversement a des conséquences prodigieuses sur le plan de la vie et de la société. Il faut bien saisir la portée de ce renversement : désormais, ce n’est plus le passé qui détermine l’avenir, c’est l’avenir, le Royaume des cieux, qui doit déterminer le présent (d’où l’importance de l’eschatologie déjà dans les Écritures juives). Il s’agit là d’une libération absolue, instantanée, concrète et tangible, puisque l’homme est libéré des liens les plus inexorables qui soient, ceux du sang. Il s’agit véritablement de l’irruption de la liberté dans le monde, une révolution dont nous avons peine à saisir la portée après deux mille ans, mais qui a constitué le renversement de tout ce sur quoi la société était bâtie. « Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co, 5, 17). On peut donc trouver ici une des sources les plus assurées de la joie qui devrait être celle des chrétiens, joie qui doit reposer sur une compréhension très fine et très rigoureuse, à la fois des structures du « monde » et du contenu des Écritures : le monde ancien du déterminisme de la chair a été aboli, nous avons été affranchis, comme Israël l’a été, et nous sommes appelés à un héritage autre que celui du sang, au seul héritage propre à combler notre attente : l’héritage de Dieu.

Deux brèves observations pour conclure. Tout d’abord, on peut se demander ce qu’il en est dans une société déchristianisée comme la nôtre. Qu’advient-il des données de ce problème lorsque la société est déchristianisée, et lorsque le problème n’est plus même perçu en tant que tel ? Deux tendances apparaissent. D’une part, on peut observer une résurgence des structures et des dynamiques patriarcales. Concrètement, cela signifie que les liens familiaux redeviennent prédominants, dans tous les domaines, et que les mécanismes de reproduction des schémas sociaux sont à l’œuvre : les fils de footballeurs sont footballeurs, les fils de chanteurs sont chanteurs, les fils d’ouvriers sont ouvriers. L’extrême rigidité de la société française en terme de reproduction des élites a été maintes fois analysée, notamment par Pierre Bourdieu dans son ouvrage célèbre sur Les Héritiers. D’autre part, et c’est l’autre direction suivie spontanément dans une société qui a été coupée de son modèle ancestral d’organisation (le modèle patriarcal) et qui a renoncé au modèle de substitution qui lui a été offert (la foi en Christ afin de bénéficier de l’Héritage véritable), on observe de multiples tendances à l’anarchie, à la dispersion, à l’anéantissement. Puisque l’individu est libre, qu’il n’est plus relié à rien, et pas même à Dieu, alors il flotte dans une succession d’expériences éphémères et stériles : divertissement, jeu, apathie, violence, rebellions brusques et sans objet, désespoir, etc. Inutile d’insister, tout cela est bien connu.

Et pour finir, il peut être utile de proposer à nos frères en Christ une traduction un peu plus pratique de ces considérations, qui, je le répète, du point de vue de la compréhension du christianisme, sont absolument fondamentales. Rompre avec le monde ancien, rompre avec la chair, rendre nos actes déterminés non plus par le monde et ses forces mais par l’héritage promis et le monde à venir, cela signifie rompre (ou du moins s’y efforcer) avec toutes les expressions de ce monde ancien : les concupiscences et les haines multiples héritées de nos premiers parents, les ambitions mondaines, l’orgueil, en un mot le péché, réalité fondamentale du monde ancien, réalité abolie par Christ, et pourtant toujours présente dans nos vies chaque fois que nous oublions (et tout nous y invite) que nous n’appartenons plus au monde, mais au Christ. Comme toujours dans l’enseignement de Paul (et dans celui de Jésus auparavant), les préceptes éthiques découlent des vérités théologiques. Si nous comprenons bien que nous ne flottons pas dans le vide, que nous ne sommes pas non plus déterminés par un atavisme héréditaire comme le monde entier l’est nécessairement hors de la foi en Christ, mais que nous sommes appelés à autre chose, que nous sommes déterminés par une vérité qui nous rend libres (suprême paradoxe), que la force qui nous détermine ne se trouve pas derrière nous mais devant nous (ce qui devrait nous remplir de confiance, de gratitude et de joie), si nous comprenons tout cela (et ce n’est pas facile tant les lectures simplistes ou erronées des Écritures sont fréquentes), alors cela doit se traduire dans notre vie par un comportement différent de celui des autres, différent de celui de nos pères selon la chair (pères biologiques mais aussi forces ancestrales et mondaines qui nous régissent, telles que le péché), afin que nous soyons témoins, au milieu du monde, de la seule Paternité qui mérite vraiment ce nom, de laquelle toutes les autres dérivent, celle du Père céleste de notre Seigneur Jésus-Christ.


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50 réactions à cet article    


  • babelouest babelouest 8 septembre 10:28

    On est bien loin de la sagesse chinoise !


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 8 septembre 11:21

      Tu ne mettra pas de vin neuf dans une vieille outre au risque de la déchirer. Tu changera d’outre. Il est temps de se défaire de notre vieille peau (les ancêtres de chair) pour nous renouveler dans notre futur antérieur qui lui est immortel.


      • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 8 septembre 11:24

        Le présent article a pour but de considérer la véritable essence du christianisme, sa véritable nature, sa véritable portée

        C’est tout ? En toute modestie, et en trois pages... Y’a quand même des gens qui doutent de rien.


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 8 septembre 18:39

          @Opposition contrôlée
          Ne te figure pas être sage.

          Proverbes 3, 7

          ok mec ?! ^^


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 6 octobre 08:03

          @ Laconique

          Comme je m’étonnais de ne pas avoir eu connaissance de vos articles, je suis de suite allé voir de quoi il retournait et là, pardonnez-moi, je vois que vous vous êtes bien fait éplnglé.
          Je ne vous jette pas la pierre, je me demande juste si vous ne seriez pas comme moi un « synthétiseur » ? Quoi qu’il en soit c’est ce qu’on vous reproche ici ! smiley

          Plus sérieusement, ce que vous soulignez dans cet article est très important et je reconnais n’en avoir pris connaissance que dernièrement, au travers des innombrables lectures que j’ai faites autour de la Trinité.

          Vous me reprochez de ne pas me référer davantage aux Ecritures. Ce n’est pas légitime d’un point de vue intellectuel mais je ne peux contester le fait car j’ai au mieux une fréquentation des Ecritures, une connaissance informulée et brouillonne.

          Toutefois, j’y vois un avantage : c’est que je ne parle pas le théologien, je parle le français de M. Toulemonde mâtiné de concepts scientifiques susceptibles de l’accrocher pour ensuite mieux le ramener vers les Ecritures. C’est ma façon à moi de comprendre l’injonction à ne pas donner des perles aux cochons. Les perles des Ecritures sont à offrir à ceux disposés à en faire sens. Pour les autres, l’hostilité antichrétienne de nos sociétés laïques fait que toutes les références évangéliques seraient perles perdues. smiley

          PS : je soupçonne que vous n’avez pas lu René Girard. Je me trompe ?


        • Docteur Faustroll Séraphin 8 septembre 12:00

          “Le christianisme et l’alcool, les deux plus grands agents de corruption.”

          Friedrich Nietzsche / L’antéchrist


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 8 septembre 12:24

            @Séraphin disons que vous n’avez rien compris. Bien au contraire, le message du christ est libérateur....il nous libère des conditionnements sociaux et familiaux et ouvre la voie au libre arbitre... Bien sûr de nombreux individu le verront comme un code de conduite ou de la route à appliquer au pied de la lettre. Mais il y a le Saint-esprit....


          • Docteur Faustroll Séraphin 8 septembre 13:44

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            adressez-vous à Nietzsche !


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 8 septembre 18:40

            @Séraphin

            il est mort, signé Dieu forcément ^^


          • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 12:24

            Dans toutes les religions il y a toujours cette malédiction qui impose un intermédiaire entre ce qui est fondamental et celui qui est en quête, cet intermédiaire est comme un représentant de commerce qui cherche des clients, l’organisation pour laquelle il démarche est devenue la chose la plus importante au monde toujours très loin du message originel.


            • Laulau Laulau 8 septembre 12:50

              Seulement il s’agit d’un héritage entendu non pas sur le plan de « la chair et du sang », lequel est caduc, mais sur celui de la seule filiation qui vaille, celle qui nous lie à notre Père véritable, Dieu.

              Non mais sans blagues, vous avez relu ce que vous écrivez ? Vous savez que les « très chrétiens » rois de France expliquaient leur droit divin par leur ascendance jusqu’à Clovis ? 


              • Docteur Faustroll Séraphin 8 septembre 13:45

                @Laulau

                il te répondra que la chrétienté a tué le christianisme


              • Pascal L 8 septembre 17:56

                @Laulau
                Le christianisme des rois de France n’est que la confiscation du christianisme par orgueil et convoitise, le retour au père représenté par le roi... Des rois qui mettront en place le système de la commande qui permet de récompenser la noblesse avec la fortune des pauvres.


              • Yann Esteveny 8 septembre 18:24

                Message à Monsieur Pascal L,

                Vous noircissez le tableau des rois de France et livrez une synthèse très partial. Un pouvoir central s’appuie sur un impôt et une rémunération des serviteurs.

                Respectueusement


              • Pascal L 9 septembre 11:21

                @Yann Esteveny
                Quelques rois de France ont vécus en chrétiens, mais il ne sont pas très nombreux. Je suis désolé pour le salut des autres, mais le système de la commande pour les monastères et les évêchés vient bien d’eux. Ce n’est pas un système d’impôts mais un système de pillage. Si ils voulaient prélever un impôt, ils n’avaient pas besoin de remplacer prieurs et évêques par des personnes issues de la noblesse qu’il avait choisi. Il y en a eu qui ne croyaient pas vraiment en Dieu et cela a été le point de départ de relâchements dans les monastères à cause de l’exemple que ces personnes ont donné. L’anti-cléricalisme de la révolution peut y trouver une de ses sources. Le pouvoir est toujours une source d’abus de pouvoir. L’orgueil aveugle les individus. Ma critique ne va pas spécialement aux rois de France, mais à toutes les formes de pouvoir temporel. Tous les pouvoirs temporels ont voulu maîtriser le pouvoir spirituel. A cause de cette ambition nous avons subi la plupart des schisme dans l’Eglise : la séparation avec l’Eglise Orthodoxe ou le développement du protestantisme, le gallicanisme... Satan s’est peut-être un peu vanté en disant que tous les royaumes étaient à lui (Luc 4, 5-7) mais il reste plus qu’un fond de vérité dans cette phrase. Chaque fois que l’Eglise s’est mise au service du pouvoir temporel, parfois contrainte et forcée comme dans le concordat, cela s’est mal terminé pour elle.


              • Yann Esteveny 9 septembre 14:43

                Message à Monsieur Pascal L,

                Les Rois de France ne sont pas une liste de saints. Ils ont permis un équilibre entre pouvoir temporel et spirituel en France. Le système de la commande pour les monastères et les évêchés fut effectivement une catastrophe et un ver dans le fruit. Ne négligez pas le contexte de Réforme et de Fronde auxquels ces rois ont du faire face. Ne négligez pas non plus que le pouvoir spirituel fut également employé comme un moyen d’exercer un pouvoir temporel.

                Les hommes qu’ils furent dignitaires ecclésiastiques ou « grands » du Royaume étaient également pêcheurs. Il est trop facile pour nous de dire qu’ils n’ont pas fait le nécessaire. Finalement l’Église des catacombes vers laquelle nous nous dirigeons est l’occasion de revenir aux fondamentaux.

                Respectueusement


              • Pascal L 9 septembre 19:29

                @Yann Esteveny
                L’équilibre entre pouvoir spirituel et temporel effectivement été parfois respecté, comme il est respecté depuis 1905, mais à cause d’une erreur tactique de la 3ème république qui pensait que l’(Eglise allait disparaître, faute de ressources. Le pouvoir temporel français s’est toutefois permis de mettre deux fois un pape en prison, je ne sais si nous pouvons parler d’équilibre dans ce cas. J’ai tendance à ne pas parler de responsabilité collective, mais de responsabilité individuelle, chacun est responsable de ses actes devant Dieu, les rois comme les autres. 
                Vous avez raison de dire que le pouvoir spirituel fut employé comme moyen d’exercer un pouvoir temporel, mais c’est justement ce que Jésus dénonçait par sa formule « Rendez à César... ». L’islam est bien adapté à cet exercice car il a été créé pour ça. On peut en dire autant du zoroastrisme ou de la religion d’Akhenaton mais aussi de toutes les idéologies qui nous pourrissent la vie en montant les groupes de personnes les uns contre les autres. Le pouvoir ne manque pas de possibilités de nous mettre la pression. Le pass sanitaire est la dernière trouvaille dans ce domaine et restera un cas d’école sur la manière de diviser les Français, quelle que soit l’efficacité, supposée ou réelle, du vaccin. Jésus nous a enseigné que son royaume n’est pas de ce monde et intervient pour nous après la mort, alors pourquoi mélanger ces deux pouvoirs ?
                Si vous voulez être chrétien, c’est Jésus que vous devez rencontrer. Le pouvoir temporel mettra plutôt des obstacles à cette rencontre, à cause de ce que cela représente pour lui. Jésus mettra l’Esprit-Saint sur vote chemin pour vous guider vers le salut. Qu’est-ce qui peut être plus important que cela ?


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 8 septembre 13:01

                Dans le Code Da VINCI, il est dit aussi que certains descendent de sa lignée...


                • tonimarus45 8 septembre 14:39

                  bonjour-On devient chretien par le bapteme et il me semble que l’on ne demande pas l’avis du bebe qui va etre baptise ??????? et ceci pour dire que en ce qui concerne les athees et les agnostiques (les plus nombreux en france) bon nombre ne serait pas comptes comme chretiens si par exemple le bapteme se faisait a la majorite par exemple ????


                  • Pascal L 8 septembre 18:11

                    @tonimarus45
                    Je en considère comme chrétiens que ceux qui sont imprégnés par l’Esprit-Saint. Il y en a tout de suite beaucoup moins. Le baptême par le feu est plus important que le baptême par l’eau. Le baptême des enfants est l’engagement des parents et parrains à répandre l’enseignement de Jésus, promesse qu’ils ne tiennent pas souvent. Le baptême contient également des formules d’exorcisme qui peuvent protéger l’enfant, mais dans les limites de la volonté des parents. Les traumatismes subis par les enfants en bas âge sont autant de portes ouvertes aux démons.
                    De toutes façons, avoir une politique comptable de la religion n’a aucun sens car c’est du salut de chacun qu’il est question. Dieu n’exige pas de certificat de baptême, mais il ne peux donner une éternité dans son amour qu’à ceux qui le souhaitent. Notre orgueil nous pousse à cacher nos refus de l’amour, mais l’amour absolu de Dieu exige la vérité. Cruel dilemme pour ceux qui voudraient le salut par convoitise. Le baptême ne les sauve de rien.


                  • tonimarus45 8 septembre 19:11

                    @Pascal L oui mais dans les statistiques de l’eglise sont declares chretiens ceux qui sont baprises .or naturellement on ne demande pas l’avis du bebe.le reste c’est du blablabla


                  • Pascal L 8 septembre 19:52

                    @tonimarus45
                    le nombre de baptisés est un chiffre que vous pouvez prendre pour ce que vous voulez. Les baptêmes dans les pays islamiques ne sont jamais comptés et malgré tout, ce nombre est largement supérieur au nombre de Musulmans et reste en hausse rapide en Asie.


                  • tonimarus45 9 septembre 06:10

                    @Pascal L-ce que je dis c’est qu’un bebe baptise est compte comme chretien point barre. et je ne vois pas ce que viennent faire ici les pays islamiques 


                  • babelouest babelouest 9 septembre 09:21

                    @tonimarus45 d’où ma décision mûrement réfléchie, au bout de 45 ans de réflexion, de demander ma suppression des listes de baptisés, ne serait-ce que pour une question de statistiques. Ce qui fut fait. Comme le baptême me fut infligé alors que je n’avais que DEUX JOURS, on ne peut pas dire que ce fut avec mon consentement plein et entier !


                  • Pascal L 9 septembre 10:39

                    @tonimarus45
                    Dans les pays islamiques, on ne compte pas pour des raisons de sécurité. Un bébé baptisé peut être considéré comme chrétien, ou pas puisqu’il n’est pas au courant, mais cela n’ a pas une grande importance. Le salut offert par Dieu, c’est après la mort et le plus important pour un bébé, c’est de lui donner de l’amour. Celui qui meurt sans connaître la haine et la méchanceté sera sauvé de toutes façons, même pas baptisé et même si vous ne le voulez pas le salut pour lui.


                  • Pascal L 9 septembre 11:03

                    @babelouest
                    Franchement, cela n’a aucune importance pour la communauté chrétienne. Comme je l’écrivais, ce ne sont pas les chiffres qui ont de l’importance mais les individus. Ce sont les idéologies qui font une politique du chiffre car le groupe y est plus important que l’individu. Même baptisé, votre liberté reste entière et le baptême ne vous a jamais garanti le salut. Il n’y a que dans les pays concordataires que votre inscription peut vous obliger à payer un impôt, mais le concordat, c’est le contrôle de l’Eglise par l’Etat. L’inscription sert, pour l’Eglise, à marquer votre progression dans les sacrements et donc dans la foi. Cela lui permet de savoir si vous pouvez demander un autre sacrement. L’inscription en marge qui a été faite pour vous ne vous apporte aucun avantage particulier.

                    Votre baptême, c’est d’abord l’engagement de vos parents et de vos parrains, marraines. Il semble qu’il y ait eu une déficience de ce côté là. Il auraient du vous faire rencontrer Dieu et cela aurait été le départ d’une vie chrétienne. Aujourd’hui, vous avez sans doute de bonnes raisons de refuser cette rencontre et vous êtes libre.
                    Dieu ne vous forcera jamais au salut, c’est vous qui choisissez de passer une éternité dans son amour. Si vous refusez, il n’y a pas de mauvaise surprise car, pour un chrétien, votre âme finira par disparaître. Il est néanmoins possible que, en attendant cette disparition, vous soyez avec d’autres qui refusent également l’amour et que vous devrez supporter. Il y en a qui s’y entendent pour faire subir un enfer à leur congénères. Bon, ça, c’est nous qui le croyons, vous pouvez avoir un autre point de vue mais nous ne pourrons vérifier qu’après la mort.


                  • Decouz 8 septembre 14:57

                    Certaines citations montrent que le christianisme primitif était destiné non à une société entière, mais à un groupe restreint d’initiés vivant à l’écart et d’une manière ascétique, pratiquant la loi juive, donc pas de prise en compte de la famille ni de la société ni de la politique.

                    Mais...lorsque le christianisme est devenue une religion commune, il a bien fallu intégrer ces aspects, et comme ils n’étaient pas compris dès le départ, on ne peut pas dire qu’ils aient été forcement en harmonie avec le message, ni forcement d’ailleurs en opposition, mais les constructions ultérieures n’ont fait que réintroduire des dispositions morales ou sociétales déjà présentes avant le christianisme, en les adaptant bien sur, mais il ne s’agissait plus du même degré d’inspiration.

                    Par ex on parle de « famille chrétienne », André Paul répond qu’elle n’existe pas à l’origine, "Dans l’Eglise, les règles du mariage chrétien ont été fixées progressivement. A l’origine, les chrétiens s’alignaient sur la société romaine et ses règles matrimoniales. Peu à peu, cette cérémonie a acquis une touche chrétienne. Mais il faut attendre l’an mille pour qu’existe réellement un mariage chrétien. Et c’est seulement au XIIe siècle qu’il devient un sacrement"

                    https://www.liberation.fr/debats/2015/10/04/andre-paul-aujourd-hui-je-ne-vois-pas-ou-est-la-famille-chretienne_1397033/


                    • Pascal L 8 septembre 18:42

                      @Decouz
                      Être chrétien est d’abord une exigence d’amour absolu  au premier siècle et aujourd’hui. Le contrant de mariage n’a pas grand chose à voir avec cet amour. Dans l’islam, il n’est qu’un contrat de location des organes sexuels de la femme, ce qui n’empêche pas de donner plus pour ceux qui le souhaitent. Lorsque l’on est chrétien, l’amour entre époux doit être à l’image de l’amour de Dieu : absolu et inconditionnel, quel que soit le contrat civil. Le sacrement de mariage est la reconnaissance de cette filiation de l’amour et l’occasion de rencontrer Dieu par l’amour dans le mariage. Cela ne veut pas dire que Dieu ne venait pas rencontrer les époux avant. Cela ne veut pas non plus dire que ce mariage tiens mieux qu’avant. En fait, beaucoup de mariages pourraient être déclarés nuls car la plupart du temps, les époux n’ont aucune idée de ce que peut être l’amour de Dieu ; alors fonder un couple sur ce qu’on ignore n’a pas de sens. Il arrive toutefois que les époux découvrent plus tard l’amour de Dieu quand même. Le sacrement n’est utile que si nous construisons dessus, car alors Dieu nous aide.

                      On ne peut pas dire que le christianisme était réservé à un groupe d’initiés car les apôtres ont été envoyés sur tous les pays de la Terre. Saint Thomas est allé jusqu’en Inde et en Chine et il reste des traces de son passage. Les Evangiles ont été mis par écrits et traduits dès les premières années. On sait que l’Evangile de Matthieu a été écrit en Araméen dès l’année 37 et traduit en Grec quelques années plus tard. On dispose encore de plus de 24000 manuscrits ou fragments de manuscrits des Evangiles, traduits dans toutes les langues de la Méditerranée et dont les fragments les plus anciens datent du premier siècle. A quoi servent-ils sinon à diffuser l’enseignement de Jésus ? Il n’existe aucun ésotérisme dans l’enseignement de Jésus car tout doit être public. Si les premiers chrétiens se cachaient, c’est pour éviter les persécutions. Le même phénomène existe encore aujourd’hui en terre d’islam.

                      Il n’y a pas de construction morale dans le Christianisme, car toute action découle de l’amour. On sait toujours ce qu’on doit faire lorsque l’on aime. Il n’y a pas non plus de construction sociétale, car c’est le rôle des pouvoirs temporels ; « rendez à César... » Le christianisme est tout entier tourné vers le salut annoncé par Jésus et ce salut n’est pas de ce monde. Alors ce qui se passe dans ce monde n’est pas si important. On nous demande de ne pas arracher l’ivraie, le mal de ce monde, pour ne pas causer plus de mal encore mais de répondre au mal par de l’amour, ce qui n’est pas contradictoire avec le fait de se défendre.


                    • Decouz 8 septembre 15:15

                      Le christianisme, particulièrement l’exotérisme, ne possède pas de doctrine pouvant expliquer l’ensemble des phénomènes religieux et spirituels du monde humain.

                      Il se situe dans la continuité du judaïsme qu’il prétend achever et dépasser, et ne prend pas, nécessairement, en compte ni l’islam, ni les autres révélations des autres parties du monde si ce n’est pour les rejeter ou comme Vatican II les réduire à des aspirations humaines vers Dieu, des formes annonciatrices ou amoindries ne bénéficiant pas du même cachet extraordinaire.


                      • Pascal L 8 septembre 19:05

                        @Decouz
                        Dans le christianisme, vous pouvez rencontrer Dieu, le plus souvent par un dialogue face à face avec Jésus ou par l’Esprit-Saint qui est Dieu en nous et différent de nous qui nous inspire. Cette possibilité semble une impensée dans le monde islamique. Chaque fois que j’en parle à un Musulman, celui-ci se tait ou change de sujet, comme si un fusible avait sauté dans son cerveau. 
                        Pourtant Dieu ne réserve pas ses interventions aux seuls chrétiens. Il y a souvent des musulmans lors des prières de guérison ou de délivrance. Pour eux, la suite de la guérison est la conversion au christianisme, car Dieu ne guéri que si il peut ainsi conduire la personne vers le salut. Toutes les personnes d’arrière plan islamique, cheminant vers le baptême chrétien que j’ai rencontré, avait déjà fait cette expérience saisissante de la rencontre avec Dieu.
                        A partir de là, que pouvons nous faire de la révélation islamique ? pour nous, elle ne peut conduire vers le salut, même si des Musulmans seront sauvés car elle ne parle pas de l’amour inconditionnel de Dieu pour l’humanité. Les travaux scientifiques conduits sur la naissance de l’islam nous montrent bien les strates d’écriture et les influences extérieures. On y voit l’influence des hérésies judéo-chrétiennes et des califes qui ont voulu une religion pour stabiliser leur pouvoir. Dans le christianisme, nous n’avons pas peur de la science qui nous permet de progresser dans la compréhension des textes en nous permettant de séparer ce qui vient de Dieu de ce qui vient des hommes. Dans l’islam, ce n’est pas possible et si nous, nous voyons chaque contradiction comme l’expression d’au moins un mensonge, dans l’islam, on invente une histoire qui va réconcilier les termes de la contradiction. Le problème est que cette histoire n’est jamais vérifiée et introduit de nouvelles contradictions. C’est un travail sans fin.
                        Jésus nous a enseigné l’amour de Dieu et le salut qui en découle. Les Juifs d’aujourd’hui sont les descendants des Pharisiens qui refusaient cet amour et préféraient la loi. La plupart des Juifs du premier siècle sont d’ailleurs devenus chrétiens. La préférence de la loi sur l’Amour est la caractéristique du judaïsme actuel, mais aussi de toutes les hérésies judéo-chrétiennes nées après le premier siècle et l’islam est l’une d’entre elles.


                      • zygzornifle zygzornifle 8 septembre 15:25

                        Le christianisme se dilue tranquillement après 2 millénaires d’existence, l’Islam est devant maintenant, il fait hélas l’actualité en semant des cadavres partout ce qu’a fait bien entendu la religion chrétienne pendant des siècles ..... 


                        • Pascal L 8 septembre 19:19

                          @zygzornifle
                          Ne prenez pas trop vos rêves pour la réalité. Le christianisme a parfois été un phénomène social ou sociétal, mais ne peut se déclarer vraiment chrétien que celui qui a une relation directe avec Jésus et Dieu. Il n’y en a pas beaucoup mais cela a toujours été le cas. Le départ des autres les a rendus sans doute plus visibles. L’idée de chiffres n’a aucun sens, car seuls ceux qui accepteront l’amour inconditionnel de Dieu seront sauvés, avec ou sans baptême. Il n’y a guère que les Musulmans qui ont une politique d’affichage de chiffres et comptent de manière très large la totalité de la population des pays où il n’est pas possible d’avoir une autre religion. En fait, il existe des millions de chrétiens qui se cachent dans ces pays. un site de statistiques islamiques en comptait 350 millions ; je ne sais comment ils sont arrivé à ce compte, mais cela représenterait un quart environ de leur effectif...
                          Par ailleurs, il existe une cinquantaine d’obédiences islamiques qui se font la guerre, alors que peut bien vouloir dire le nombre total de Musulmans ?
                          Quand aux cadavres répandus par les chrétiens, où peuvent bien être les arsenaux qui ont produits les armes ? Au Vatican ? N’est-ce pas plutôt des armes possédées par les pouvoirs temporels ? Satan a toujours affirmé que le pouvoir temporel était son domaine exclusif (lire Luc 4, 5-7), alors que viendraient y faire les chrétiens ?


                        • Decouz 8 septembre 15:48

                          Je parle du christianisme en tant que forme dogmatique, pas du Christ, puisqu’il n’y a aucune difficulté pour un Hindou à le reconnaitre comme un avatara, ni pour une bouddhiste à le reconnaitre comme une forme de Bouddha, ni pour l’islam à le reconnaitre comme un prophète légiférant (ayant pleine capacité d’abroger ou de créer des dispositions légales, celles de Moïse par ex, ce qui n’est pas le cas d’un envoyé inspiré par l’Esprit Saint qui n’a pas le même degré ni la même fonction).


                          • Pascal L 8 septembre 19:35

                            @Decouz
                            « l’islam à le reconnaître comme un prophète légiférant » Ah Oui, nous n’avons que deux commandements en tout et pour tout en trois années de prédication et qui remplacent tous les autres. Dur travail législatif ! Matthieu 22, 36-40 « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » L’amour est bien au-dessus de toutes les lois et reste la seule condition du salut.
                            L’islam reconnaît Jésus comme un prophète, mais cette OPA sur Jésus n’a que pour but de placer Muḥammad au dessus. En fait ce n’est même pas Jésus mais ʿĪsā, dont le nom ne veut rien dire. Il était vraiment trop difficile de dire « Dieu sauve » en parlant de Jésus ! Les prophètes sont morts et vous pouvez rencontrer Jésus vivant. Que pouvez-vous en déduire ? Le problème pour l’islam, c’est que Jésus vivant ne nous parle jamais de Muḥammad. C’est comme s’il n’avait jamais existé. Si vous voulez savoir, posez directement la question à Jésus puisque vous considérez que je suis un égaré. Vous pouvez également demander à l’Esprit-Saint qui reste pour l’islam la parole de Dieu mais que vous n’invoquez jamais. Pourquoi se serait-il tu depuis cette époque. Muḥammad serait le dernier prophète ? Il aurait fallu prévenir Dieu !


                          • Wladimir 8 septembre 18:36

                            Qui prétend que Jésus est le Christ ? En lisant les évangiles attentivement , il y a de quoi s’étonner en voyant qui sont ceux qui demandent si il est le Christ ou l’affirment .

                            Ce sont les autres qui pensent « Christ » , pas Jésus . Et ses réponses étonnent . 

                            Voir par exemple Matthieu 13/13-23

                            La profession de foi de Pierre est suivie par un ajout , une approbation inventée par des manipulateurs du texte . Et à 20 , Jésus impose de ne dire à personne qu’il est le Christ . Il le nie lui-même . Et quelques lignes plus bas : « Arrière de moi , Satan ! » Seul Pierre a eu droit à ce genre de rejet . 


                            • Pascal L 8 septembre 19:50

                              @Wladimir
                              La manipulation du texte de Matthieu est un marronnier pour tous ceux qui souhaitent qu’il en soit ainsi. Malheureusement pour vous, le texte de cet Evangile en Araméen a été retrouvé dans l’Eglise assyro-chaldéenne. Il se trouve que ce texte contient toutes les balises nécessaires à un apprentissage par cœur du texte qui reste pourtant le même que l’Evangile que nous connaissons. Or ces balises (rimes, rythmes, enchaînements...) ne peuvent être conservés lors d’une altération du texte. C’est comme une clé numérique d’authentification. Elles ont disparues dans les traductions qui restent toutefois conformes au sens du texte. Ajouter à cela qu’il existe plusieurs textes en Araméen qui disent que Matthieu a récité son Evangile (d’où ces balises) pendant 6 ans et l’a mis par écrit la septième année. Cela signifie une écriture en 37 et tous les témoins (sauf Etienne) étaient encore vivants. Je n’ose imaginer le retentissement s’ils avaient découvert une altération du texte. Bien sûr, vous pouvez conduire des travaux de recherche pour montrer l’altération du texte. Cela fait 2000 ans que des personnes comme vous cherchent et toujours pas de résultat. Si vous y arrivez, vous serez célèbre...
                              Quand à votre argumentation, elle me semble tirée par les cheveux. Si vous avez des problèmes de compréhension, vous trouverez sans difficultés des exégèses sur Internet.


                            • Jonas Jonas 8 septembre 22:42

                              « La révolution chrétienne : le christianisme porte une attaque radicale, absolue, à ce modèle traditionnel....« Je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère »

                              Jésus Christ est effectivement venu bouleverser les rapports entre les hommes et les femmes mais pas au sens où vous l’entendez.
                              Il s’agit des rapports hommes / femmes avec le Christ.
                              La Parole de Dieu est toute morale, et dorénavant, par le rachat des péchés du Monde, le Salut pour chaque individu ne peut que se trouver en suivant la voie du Christ, plus fort que tout autre lien.
                              La déification païenne par l’offrande en direction d’une puissance mystérieuse extérieure à l’humanité est abolie.

                               »Il leur répondit : « N’avez-vous pas lu que le Créateur, au commencement, les fit homme et femme, et qu’il dit : A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront les deux une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »
                              Matthieu 19:4-6

                              « Tu connais les commandements : Tu ne commettras point d’adultère ; tu ne tueras point ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; tu ne feras tort à personne ; honore ton père et ta mère. »
                              Marc 10:19


                              • Jonas Jonas 8 septembre 23:27

                                « Qu’advient-il des données de ce problème lorsque la société est déchristianisée, et lorsque le problème n’est plus même perçu en tant que tel ? Deux tendances apparaissent. D’une part, on peut observer une résurgence des structures et des dynamiques patriarcales. Concrètement, cela signifie que les liens familiaux redeviennent prédominants, dans tous les domaines, et que les mécanismes de reproduction des schémas sociaux sont à l’œuvre :  les fils de footballeurs sont footballeurs, les fils de chanteurs sont chanteurs, les fils d’ouvriers sont ouvriers. »

                                Avec la déchristianisation de la société et la décomposition de ce qui a formé son ossature pendant des siècles (éclatement de la cellule familiale chrétienne avec le mariage pour tous, la légalisation du divorce, l’avortement de masse, l’individualisme, le refus de se sacrifier pour l’autre, etc...), la société s’est largement féminisée.
                                La disparition de la charité, de l’humilité, de la famille, de la hiérarchie, du patriarcat, de l’élite culturelle, de l’élévation par le mérite scolaire, marquent le retour en force des différences abyssales entre classes sociales, par la puissance du monde de l’argent et de l’hypocrisie, avec la cooptation entre fortunés et dominants.

                                Selon n’a rien à voir avec une quelconque domination du patriarcat. Au contraire, tous les adeptes du Nouvel Ordre Mondial sont des féministes engagés.


                                • microf 11 septembre 11:34

                                  @Jonas

                                  Á vous lire ici je pense être tombé sur une autre personne, un autre @jonas.
                                  Lorsqu´on parle de la France qui pille, détruit, corrompt les autres pays vous refusez de l´admettre, ici vous parlez un autre language, oú plus qu´en France trouve-t-on ce que vous nommez et qui est anti-chrétien ?

                                  Dieu saura reconnaitre les siens le jour oú chacun d´entre nous se présentera devant Lui.


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 9 septembre 09:01

                                  Par contre, je ne suis pas d’accord sur la question de liens du sang et de la filiation... Il faut un juste milieu. La piété filiale est un socle de la société. Mais on ne peut donner que ce que nous avons reçu. Et si les parents ne le furent guère et n’ont rien transmis.... Le message du christ reste très ouvert et à disposition, selon la lecture que l’on en aura. Tu quitteras ta famille mais ne jetteras pas le passé d’un coup de serpillère. Il peut servir de socle pour aller vers le futur. Les parents doivent être une échelle, pas une prison.


                                  • PascalDemoriane 9 septembre 11:04

                                    Thème passionnant, merci, mais franchement « considérer la véritable essence du christianisme » en quelques paragraphes semble vouloir trop embrasser pour mal étreindre ! L’humilité n’est-elle pas une vertu sinon chrétienne, du moins transversale... note de lecture :
                                    1. Comme souvent je ne vois pas d’échos explicite du titre prometteur dans le texte
                                    pourquoi « renversement de l’axe du temps ? » Quel temps, quel axe ?
                                    On parle parfois du temps cyclique de la Tradition, des communautés archaïques puis dites païennes par opposition au temps linéaire du techno-social politique, des empires, ces empires dont le christianisme habitera et héritera des formes. Temporalités « tuilées, en chevauchement » qui ont à voir avec la métrique des échanges économiques (monnaie) et des rapports de production. Bon.
                                    Mais c’est pas traité dans l’article qui promet trop.

                                    2. Ni non plus la question complexe du Père, incarné ou transcendé, de l’évolution de la médiation du pôle féminin dans cette histoire, et finalement ni de la lente évolution résultante vers la personnalisation spécifiquement chrétienne de l’être humain, par opposition à sa personnification antérieure. Donc de ce primo subjectivisme assumé, cadeau peut-être empoisonné qui confère au chrétien, outre la dignité de son être singulier (révolution anti-esclavagiste), la lourde charge du libre arbitre, oui, du choix du salut individuel, antérieurement collectif, dont bien plus tard le progressisme du capital mercantile fera l’individualisme progressiste (essence chrétienne de la gauche !) du « parce que je le vaux bien »... ou le marxisme fera à l’inverse la conscience salutaire de classe.

                                    Jesus l’insurrectionnel aura oui, en tout cas, peut-être bien réagencée à 180° avant Marx la conscience de soi des humains de l’ère nouvelle en renvoyant le sujet autonomisé à lui-même au risque d’introduire le ver égotique dans le fruit de la conscience communautaire...

                                    J’aime bien le dire comme çà car nous en sommes toujours là, pas sortis des ronces et pas si déchristianisés qu’on le croit. On attend donc la suite.


                                    • Pascal L 9 septembre 11:59

                                      @PascalDemoriane
                                      Tout à fait. Jésus, en prônant une responsabilité individuelle s’oppose à toutes les idéologies qui ont besoin du groupe pour imposer leur vérité. Il y a souvent dans ces idéologies une forme de messianisme qui est une caricature de l’enseignement de Jésus. Le salut devient terrestre (grand soir, climat apaisé, développement harmonieux des peuples, recul des maladies...), mais pour obtenir l’acquiescement, il faut flatter l’individu par le groupe. L’homme est grégaire et a besoin d’être reconnu par le groupe. Cela signifie la mise en place d’un camp du bien qui va combattre le camp du mal pour obtenir ce paradis espéré. 
                                      Jésus explose complètement cette idée de camp du bien et de camp du mal. Dorénavant, chacun est responsable des ses actes au regard de l’amour de Dieu. Pire, il nous demande de ne pas arracher l’ivraie pour ne pas ajouter de mal au mal. Son enseignement est donc à l’opposé de tous les systèmes idéologiques et en ceci, il doit être combattu, même si les chrétiens ne peuvent vouloir le mal de qui que ce soit.
                                      Le développement de l’individualisme auquel nous assistons reste encore une stratégie de groupe qui ne déroge pas aux règles de fonctionnement des idéologies. C’est encore un détournement de l’enseignement de Jésus qui oublie l’amour des autres pour se concentrer sur l’amour de soi. L’individualisme est une forme de valorisation de l’individu par un groupe qui développe des idées bien collectives auxquelles l’individu est prier d’adhérer. Ainsi les non-vaccinés sont vilipendés par les vaccinés au nom de leur propre liberté individuelle. Si Jésus nous demande de ne pas arracher l’ivraie, c’est aussi parce que nous ne savons pas qui est l’ivraie.
                                      La morale républicaine est à peu près tout ce qui reste de nos racines chrétiennes, mais en enlevant son fondement, l’amour de Dieu, nous voyons cette morale se déformer progressivement en « Je fais ce que je veux, où je veux et quand je veux », la morale naturelle qui devait exister avant que l’humanité découvre Dieu. Le crime n’est donc plus immoral si nous pouvons trouver une « excuse » à ce crime. Souvent c’est le salut terrestre du groupe qui domine, sous la forme d’un bénéfice plus important pour le groupe. C’est encore le groupe qui est revenu... C’est profondément pervers et nous conduis vers le néant.


                                    • Decouz 9 septembre 12:19

                                       Dernier prophète au sens de rassoul (prophète légiférant) pas au sens de nabi (prophète inspiré par l’Esprit), cette prophétie « générale » n’est pas fermée.

                                      En plus il y a quatre prophètes qui n’ont pas été atteints par la mort corporelle, et qui interviennent toujours dans les affaires humaines : Elie (qui joue un rôle analogue dans le judaïsme, le Christ (qui a été le premier maitre d’Ibn Arabi, mais à l’intérieur de la modalité islamique), el Khidr (le Verdoyant) qui est le maitre des « afrâd » les isolés qui n’ont pas de maitre humain, analogue un peu à la fonction mariale dans le christianisme et qui apparait assez souvent dans le soufisme et un quatrième Idîss, assimilé aussi à Hénoch.

                                      Ces quatres prophètes vivants jouent un rôle général, au delà des formes particulières, par ex El Khidr est vénéré en Inde aussi par les Hindous et les membres d’autres religions.


                                      • Decouz 9 septembre 13:08

                                        @Decouz

                                        Correction : « Idrîss » avec "i’ long.

                                        https://fr.wikipedia.org/wiki/Idris_(proph%C3%A8te)


                                      • Decouz 9 septembre 12:30

                                        D’ailleurs dans la scène qui décrit la mort du Prophète, el Khidr est cité parmi les participants, mais presque en passant, comme si il était un homme ordinaire.

                                        Et souvent il se présente comme un homme ordinaire qui n’est pas reconnu en tant que prophète.

                                        Une autre fois, son sheikh lui ayant donné un conseil qu’il n’avait pas suivi, Ibn Arabi rencontre el Khidr, qui lui confirme la validité de la parole de son maitre.

                                        Ensuite il revoit son maitre qui a su (par vision sans doute) ce qui s’est passé, lui dit : « ah, il faut que ce soit el Khidr qui confirme mes paroles ».


                                        • pierrot pierrot 9 septembre 15:20

                                          Certains écrits de l’Ancien et du nouveau testaments sont d’une grande cruauté (assassinats, tortures meurtres obscurantisme) .

                                          Mais heureusement ils sont cachés aujourd’hui.


                                          • pierrot pierrot 9 septembre 15:25

                                            Quelques exemples de propos indignes :

                                            Jesus :« je suis venu apporter non la paix mais l’épée » (Mat 10-31).

                                            et ce sera le commencement des douleurs et l’on vous fera murir (Mat 24-6)

                                            « le blasphème contre l’Esprit saint ne sera as pardonné » Mat 12-32

                                            « Celui qui ne croira pas sera condamné » Mat 16-16

                                            Paul : « malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaitent » mat 24-19

                                            etc.

                                            La liste est très longue.


                                            • Montagnais Montagnais 13 septembre 05:09

                                              « malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaitent »
                                              ..

                                              Il est certain que dans le monde en parturition .. !


                                              • Claude Simon Claude Simon 13 septembre 07:50

                                                Au moins, le christianisme actuel peut être un moyen de résister aux crypto-religions, sortes de doxha modernes où « il faut séparer le bon grain de l’ivraie ».

                                                Car, à des moments, il faut croire sans savoir, le savoir étant extrêmement long à développer, car le doute amène de trop à l’indécision.

                                                Et puis, la complexité ne permet pas réellement de figer la connaissance.

                                                Mais bon, beaucoup de connaissances, et de maîtrise apporté par la vérité, par les bonnes pratiques induites par celles-çi, permettent aux religions de ne pas devenir folles.


                                                • ASTERIX 22 septembre 18:25

                                                  QUAND VOUS CENSUREZ prévenez nous asterix en colere  !!!! ROMAINS

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