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L’Église de Benoît XVI

« La cité de l’homme n’est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d’abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. » (Benoît XVI, "Caritas in veritate", le 29 juin 2009).

Le "pape émérite", c’est-à-dire l’ancien pape, le pape ayant renoncé à ses fonctions de pape, Benoît XVI atteint ce jeudi 16 avril 2021 l’âge de 94 ans. Un pape probablement très affaibli, dont des rumeurs folles annonçaient en octobre dernier les pires informations sur sa santé. Sa décision de quitter le pontificat de son vivant a été sage et humaine : il l’a annoncée peu avant ses 85 ans le 11 février 2013 pour prendre effet le 28 février 2013.

Il a expliqué de nouveau cette démarche le 27 février 2013 lors de sa dernière audience publique : « Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces étaient diminuées, et j’ai demandé à Dieu avec insistance, dans la prière, de m’éclairer de sa lumière pour me faire prendre la décision la plus juste non pour mon bien mais pour le bien de l’Église. J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. Aimer l’Église signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles, douloureux, en ayant toujours à cœur le bien de l’Église et non soi-même. ».

Dès lors qu’on vit plus âgé, comment peut-on accepter à vie une fonction épuisante à très forte responsabilité ? À moins d’être soit un dictateur (et c’est le clan qui continue à gouverner) soit un surhomme (je n’écris pas ici une surfemme, le contexte s’y prête mal même si, théoriquement et originellement, rien n’interdisait à une femme d’accéder à cette fonction).

D’ailleurs, son successeur, le pape François, va lui-même, cette année, atteindre l’âge de 85 ans et probablement qu’il n’hésitera pas à quitter ses fonctions comme Benoît XVI si la fatigue l’étreint trop. On pourrait d’ailleurs imaginer une réforme qui donnerait un âge limite à la fonction : après tout, les évêques doivent prendre leur retraite à 75 ans, ce qui est déjà bien âgé pour certains, et les cardinaux de plus de 80 ans ne votent plus lors des conclaves. Pourquoi un pape pourrait continuer même centenaire ce que les autres prélats sont interdits de responsabilités ?

Rassurant tous les fidèles, les deux papes ont été vaccinés contre le covid-19 très tôt : le pape François a eu sa première dose le 13 janvier 2021 et Benoît XVI le 14 janvier 2021. Cette rapidité était d’autant plus nécessaire pour le pape actuel qu’il porte peu souvent le masque quand il parle en public et qu’il courait donc un grand risque d’être contaminé dans une enclave d’un pays très durement touché par la pandémie de covid-19.

Féru des auteurs catholiques français François Mauriac, Paul Claudel et Georges Bernanos, Joseph Ratzinger a été ordonné prêtre il y a presque soixante-dix ans, le 29 juin 1951, mais parallèlement à sa trajectoire de prêtre, puis archevêque de Munich (le 28 mars 1977), cardinal (le 27 juin 1977), préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (le 25 novembre 1981), enfin, 265e pape Benoît XVI (élu le 19 avril 2005), il a eu aussi une très longue carrière d’universitaire, de théologien, à Munich.

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Lorsqu’il a quitté la Curie romaine le 28 février 2013 pour se retirer définitivement de son magistère, Benoît XVI a fait ses adieux, à la Salle Clémentine, aux cardinaux présents à Rome en citant Romano Guardini : « Je voudrais vous laisser une pensée simple, qui me tient beaucoup à cœur : une pensée sur l’Église, sur son ministère, qui constitue pour nous tous, pouvons-nous dire, la raison et la passion de notre vie. J’emprunte, pour m’aider, une expression de Romano Guardini, écrite précisément l’année où les Pères du Concile Vatican II approuvèrent la Constitution "Lumen gentium", dans son dernier livre, avec une dédicace personnelle également pour moi ; c’est pourquoi les paroles de ce livre me sont particulièrement chères. Romano Guardini dit : L’Église "n’est pas une institution conçue et construite de façon théorique (…) mais une réalité vivante (…). Elle vit au cours du temps, en devenir, comme tout être vivant, en se transformant (…). Et pourtant, dans sa nature, elle demeure toujours la même, et son cœur est le Christ". ».

Et il a poursuivi : « C’est l’expérience que nous avons faite, me semble-t-il, hier place Saint-Pierre : voir que l’Église est un corps vivant, animé par l’Esprit Saint et qu’elle vit réellement par la force de Dieu. Elle est dans le monde mais elle n’appartient pas au monde : elle appartient à Dieu, au Christ, à l’Esprit. (…) C’est pourquoi l’autre expression célèbre de Romano Guardini est également vraie et éloquente : "L’Église se réveille dans les âmes". L’Église vit, grandit et se réveille dans les âmes qui (…) offrent à Dieu leur propre chair et, précisément dans leur pauvreté et leur humilité, elles deviennent capables d’engendrer le Christ aujourd’hui dans le monde. À travers l’Église, le mystère de l’Incarnation demeure présent pour toujours. Le Christ continue à marcher à travers les temps et tous les lieux. ».

"L’expérience" dont le pape émérite parlait place Saint-Pierre le 27 février 2013, c’était sa dernière audience générale donnée aux fidèles venus très nombreux le saluer une dernière fois en plein soleil : « Je vous remercie d’être venus si nombreux (…). Je suis véritablement ému et je vois l’Église vivante ! ».

Et son message était le suivant : « Quand, le 19 avril il y a presque huit ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné : cette certitude de la vie de l’Église par la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois, les paroles qui ont résonné dans mon cœur ont été : Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela et que me demandes-tu ?.C’est un poids grand celui que tu me poses sur les épaules, mais si tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, sûr que tu me guideras, aussi avec toutes mes faiblesses. Et huit années après, je peux dire que le Seigneur m’a vraiment guidé, m’a été proche, j’ai pu percevoir quotidiennement sa présence. Cela a été un bout de chemin de l’Église qui a eu des moments de joie et de lumière, mais aussi des moments pas faciles (…). Cela a été une certitude, que rien ne peut troubler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est plein de reconnaissance envers Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer à toute l’Église et aussi à moi sa consolation, sa lumière, son amour. ».

Et pour lui, tous constituent l’Église : « Je voudrais que mon salut et mes remerciements parviennent (…) à tous : le cœur d’un pape s’élargit au monde entier. (…) On peut toucher du doigt ce qu’est l’Église, non pas une organisation, une association à des fins religieuses ou humanitaires, mais un corps vivant, une communion de frères et de sœurs dans le Corps de Jésus-Christ, qui nous unit tous. Expérimenter l’Église de cette façon et pouvoir presque pouvoir toucher de la main la force de sa vérité et de son amour, est un motif de joie, en un temps où beaucoup parlent de son déclin. Mais nous voyons combien l’Église est vivante aujourd’hui ! » (27 février 2013).

Comme on a pu s’en apercevoir lors de son dernier discours le 28 février 2013, Benoît XVI a cité Romano Guardini. C’était un peu normal et le contraire aurait été étonnant. Qui fut-il ? Romano Guardini (1885-1968) fut un des théologiens catholiques les plus importants du XXe siècle qui définissait ainsi sa vocation : « expliciter et interpréter la réalité chrétienne dans son ensemble, avec bien sûr le sérieux scientifique voulu et un niveau spirituel aussi élevé que possible ». Il fut également le professeur (enseignant la "vision chrétienne du monde") de Joseph Ratzinger lorsque ce dernier était un étudiant de 18 ans et qu’il suivait ses études à l’Institut supérieur de philosophie et de théologie de Freising, près de Munich, et en quelque sorte, son "mentor" intellectuel et spirituel. Le futur pape a confié : « Quand j’ai commencé mes études de théologie, au début de 1946, l’une de mes premières lectures a été le premier ouvrage de Romano Guardini "L’Esprit de la liturgie", un petit livre publié à Pâques 1918. ».

Dans son livre reprenant le même titre que celui de Guardini, "L’Esprit de la liturgie", sorti en 1999, le cardinal Ratzinger a expliqué son parallèle avec le livre d’origine : « Je voudrais tenter une comparaison, largement inappropriée comme toutes les comparaisons, mais qui aide à comprendre. On pourrait dire que la liturgie ressemblait alors, en 1918, par certains aspects, à une fresque restée intacte, mais presque recouverte d’une couche ultérieure, dans le missel avec lequel le prêtre la célébrait, sa forme était pleinement présente, telle qu’elle s’était développée depuis son origine, mais pour les croyants, elle était en grande partie cachée par des instructions et des formes de prière à caractère privé. Grâce au mouvement liturgique et, de manière définitive, grâce au Concile Vatican II, la fresque a été nettoyée et pendant un moment, nous avons été fascinés par la beauté de ses couleurs et de ses dessins. ».

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Cette extrait de préface a été citée dans un long article retraçant la proximité intellectuelle entre Guardini et Ratzinger publié en 2008 par Silvano Zucal, professeur de philosophie à l’Université de Trente et éditeur des œuvres de Romano Guardini, dans "Vita e Pensiero", la revue de l’Université catholique de Milan (traduit en français par Charles de Pechpeyrou).

Silvano Zucal a notamment présenté la conception de l’Église du futur pape : « Les deux hommes s’interrogent (…) sur l’Église, son sens et son destin. Si Guardini prophétisait en 1921 "qu’un processus de grande portée a débuté. L’Église se réveille dans les consciences", Ratzinger, dans un registre plus dramatique, posait tout aussi radicalement le problème ecclésiologique à partir de ce qu’il considérait comme le renversement de la thèse guardinienne : "Le processus de grande portée est que l’Église s’éteint dans les âmes et se désagrège dans les communautés". En ce sens, il suffit de penser à la très forte résonance de l’émouvant discours prononcé par Ratzinger le 4 juin 1970 à l’Académie catholique bavaroise de Munich devant mille personnes. À la question "Pourquoi suis-je encore dans l’Église aujourd’hui ?", il avait répondu : "Je suis dans l’Église pour les mêmes raisons pour lesquelles je suis chrétien : parce que l’on ne peut pas croire tout seul. On ne peut être chrétien que dans l’Église, pas à côté d’elle". ».

On ne peut pas croire tout seul. C’est avec cette compréhension de 1970 qu’il faut comprendre comment Benoît XVI a abordé sa renonciation en 2013, lorsqu’il a dit : « La gravité de la décision [d’accepter d’être pape] a été vraiment aussi dans le fait qu’à partir de ce moment, j’étais engagé sans cesse et pour toujours envers le Seigneur. Toujours, celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Église. (…) Le "toujours" est aussi un "pour toujours", il n’y a plus de retour dans le privé. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère, ne supprime pas cela. (…) Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint Pierre. Saint Benoît (…) nous a montré le chemin pour une vie qui, active ou passive, appartient totalement à l’œuvre de Dieu. ».

C’est pour cette raison que Benoît XVI n’est pas un ex-pape mais est resté pape, émérite. Il ne s’est pas reclus, seul loin des hommes, en attendant la mort, il s’est juste dégagé des responsabilités mais pas de son universalité. C’est donc bien une retraite dans l’Église et pas un retrait de l’Église. Retraite que je lui souhaite la plus douce possible et la plus communiante possible.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 avril 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le pape du développement humain intégral.
L’Église de Benoît XVI.
Michael Lonsdale.
Pourquoi m’as-tu abandonné ?

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20 réactions à cet article    


  • Vu l’état des finances du Vatican, la manoeuvre est payante...


    • Le patrimoine de l’Eglise (Vatican) dans le monde est estimé à 2.000 milliards d’euros, en prenant en compte les universités, les écoles, les hôpitaux… Plus qu’un trésor de l’Eglise, il faut parler de plusieurs trésors, qui sont gérés de manière souvent autonome, et il est vrai peu claire.


      • Aux images du christ dégoulinant de sang je préfère les tableaux de TURNER. Le plus grand des radin. Mais quelle OEUVRE GIGANTESQUE. Là, on aurait vraiment envie de croire en un Dieu. Car pour arriver à une telle perfection : https://www.google.com/search?q=TURNER&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwiT246nhIDwAhWKhf0HHToqAwoQ_AUoAXoECAEQAw&biw=1280&bih=663#imgrc=c0WzsF1EvtgiaM. Je m’agenouillerais presque. On ne prête qu’aux riches....


        • Eric F Eric F 15 avril 12:35

          Dans l’église de Saint Paul hors les murs à Rome figurent les portraits de tous les papes, peints au plafond. Jusqu’ici un pape n’était représenté qu’après sa mort, mais après la démission de Benoit XVI, il s’est posé la question de le faire figurer en tant que « précédent pape ». Et celui-ci a répondu qu’il fallait alors faire figurer aussi l’actuel pape, car celui-ci se situe dores et déjà à la continuité. C’est ce qui a été fait.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 avril 13:24

            Le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, fut surtout celui qui, à la demande du pape Jean-Paul II, a relancé, dans le Nouveau catéchisme de l’église catholique (1998), le dogmatisme de cette église qui, depuis presque 2000 ans, remplace et trahit la révolution spirituelle pacifiante apportée par Jésus de Nazareth.

            Pour Benoît XVI comme pour Jean-Paul II, l’attachement à la conception criminogène de Dieu dans l’Ancien Testament compte plus que son remplacement par le Dieu d’amour et de solidarité voulu par Jésus.

            Jusqu’à expression du contraire par le pape François, cette trahison est maintenue par lui, puisque son Église continue d’enseigner et justifier la conception criminogène sans qu’il intervienne.


            • Pale Rider Pale Rider 15 avril 15:00

              @Pierre Régnier
              Plus encore, Rome continue de placer la Tradition quasiment à équivalence d’autorité avec la Bible, malgré les aspects inconciliables qu’il y a entre les deux. Ne serait-ce que le culte marial dont un éminent théologien que je connais a démontré, dans une passionnante réunion à laquelle j’assistais, qu’elle reposait sur des récits légendaires et apocryphes... ce qui ne l’empêcha pas de conclure (sachant que j’étais présent avec un ami protestant) que les frères séparés devaient néanmoins croire à tout cela puisque l’Eglise (catholique) ordonne d’y croire ! C’est pour échapper à cette schizophrénie que j’ai quitté le catholicisme, malgré toute l’amitié que j’ai encore pour mes amis cathos, dont ce vénérable théologien.


            • Eric F Eric F 15 avril 19:52

              @Pale Rider
              Le problème principal ne me semble pas tant les « ajouts » de la tradition, extrapolés mais généralement pas contradictoires avec le Nouveau Testament, mais plutôt les incompatibilités entre bien des passages violents et formalistes de l’Ancien Testament par rapport à l’esprit du Nouveau Testament.
              C’est ce point que relève Pierre Régnier, même si l’enseignement catholique attribue largement un caractère symbolique et métaphorique à l’Ancien Testament (davantage que certains courants protestants, plus littéralistes).


            • Djapaskero Djapaskero 16 avril 00:06

              @Pierre Régnier

              2000 ans, c’est un peu beaucoup. L’église de Rome est devenue officiellement hérétique en 1054, mais c’est depuis les inventions d’Augustin d’Hippone qu’elle est fourvoyée dans la scolastique et l’interprétation erronée du libre arbitre, du légalisme, de la grâce de Dieu, de la prédestination et d’autres élucubrations que n’ont jamais dû subir les chrétiens orthodoxes car, de culture grecque, ils ont compilé l’enseignement des pères de l’église, véritables exposés de l’enseignement de Jésus Christ : la philocalie des pères neptiques.

              Le légalisme d’Augustin a remplacé la doctrine du péché « blessure » que Jésus « le médecin divin » soigne. À la place, la culpabilisation et le châtiment, la peur et la névrose ont été instaurées dans l’église romaine et par extension chez les protestants qui ont hérité de ce qui est notoirement appelé aujourd’hui « la théologie occidentale ».

              D’aucuns disent que la vision d’un Dieu tout puissant punissant et châtiant a tout va est une vision païenne. Le chrétien oriental demande la miséricorde de Dieu à chaque instant au lieu de sa pitié...




            • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 avril 10:48

              @Djapaskero

              D’accord sur le fait que, dans mon propos, “2000 ans c’est trop“. Mais nous ne nous soucions pas de la même chose.

              Ce qui m’indigne c’est la trahison, maintenue par l’Église actuelle, de Jésus et des Évangiles, qui peut s’exprimer ainsi :

              L’important ce n’est pas que Jésus ait donné sa vie pour tenter de faire disparaître, chez ses coreligionnaires, la croyance en une “bonne criminalité“ de Dieu, c’est tout le reste, y compris le plus invraisemblable, comme la naissance de Jésus sans rapport sexuel de sa mère avec son père, le fait qu’il marchait sur l’eau, multipliait les pains, ressuscitait les morts...

              Ça donne, très concrètement et très logiquement, l’acceptation de la criminalité “de Dieu“, relancée par l’islam 2000 ans après l’auto-sacrifice de Jésus. Et toujours maintenue sacrée en 2021 !


            • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 16 avril 15:35

              @Pale Rider Très juste. On peut très bien aimer et respecter Marie, la mère de Jésus sans adhérer au culte marial et aux dogmes qui vont avec (assomption, immaculée conception) qui n’ont pas de base biblique et qui contribuent depuis longtemps à la division entre catholiques et protestants.


            • Pale Rider Pale Rider 20 avril 13:48

              @Bernard Mitjavile & @ Eric F
              Merci, Bernard, pour ce message. Car les contradictions, moi je les vois, et elles sont massives.
              Il se pourrait que le culte marial s’estompe quand le célibat ecclésiastique (autre hérésie notoire, très anti-judaïque) perdra son caractère obligatoire.
              Que nos amis papistes veuillent bien lire Matthieu 1.25 et 13.55-56 (liste non exhaustive) : y sont désignés, voire nommés, le père, la mère, les soeurs et les 4 frères de Jésus. Le coup des « cousins » ne tient pas (sinon, pourquoi « Marie » ne serait-elle pas considérée comme sa tante ?).
              Il n’y a guère que sur le salut par grâce et non par les mérites que Rome a quelque peu progressé... Ce qui ne l’empêche pas d’avoir maintenu ces satanées Indulgences qui ont allumé l’incendie de la Réforme.


            • Laconique Laconique 15 avril 14:44

              « Dopo il grande Papa Giovanni Paolo II, i signori cardinali hanno eletto me, un semplice e umile lavoratore nella vigna del Signore. »


              • Pale Rider Pale Rider 15 avril 14:53

                « Monseigneur,
                Ayant été baptisé en la cathédrale de X sous le nom de NN. le xx-xx-19xx, étant depuis trente-trois ans passé au protestantisme, et réprouvant le récent soutien apporté au pape Benoît XVI par la Conférence des évêques de France concernant les affaires de pédophilie sur lesquelles il a complaisamment fermé les yeux lorsqu’il était Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter sur le registre des baptêmes et en regard de mon nom la mention suivante : ‘ a renié son baptême par lettre datée du xx-xx-2010. ‘

                Cela n’entachera nullement mes relations avec les catholiques locaux que j’apprécie et respecte. Mais l’affaire que j’évoque, outre les concessions inadmissibles aux prélats révisionnistes et aux lefebvristes, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

                Statutairement, je ne veux donc plus être lié à l’église de Rome, dont je ne reconnais pas l’autorité. »

                C’est en ces termes que j’avais demandé et obtenu mon débaptême de l’Église catholique (l’évêque m’avait répondu très courtoisement). J’avais oublié de mentionner la scandaleuse histoire de cette petite Brésilienne qui, mise enceinte à 9 ans à la suite d’un viol, avait été excommuniée avec le médecin qui l’avait avortée.

                Tant de pharisaïsme m’avait donné la nausée et poussé à une décision que, logiquement, j’aurais dû prendre des années auparavant.

                Je suis donc reconnaissant au « Panzer Kardinal » de m’avoir poussé à bout. Et d’avoir démissionné du poste de pape qui n’a rien de biblique.


                • Eric F Eric F 15 avril 19:57

                  @Pale Rider
                  "la scandaleuse histoire de cette petite Brésilienne qui, mise enceinte à 9 ans à la suite d’un viol, avait été excommuniée avec le médecin qui l’avait avortée"
                  En fait, la petite fille brésilienne n’a jamais été excommuniée, mais sa mère l’avait été par l’évêque local pour avoir organisé l’avortement, avant que cette excommunication ne soit annulée par la conférence épiscopale brésilienne


                • Pale Rider Pale Rider 20 avril 13:51

                  @Eric F
                  Merci de la précision. J’espère que vos informations sont de bonne source.


                • Gégène Gégène 15 avril 14:54

                  ce n’est plus Benoît XVI, c’est Benoît Treize-et-trois  smiley


                  • Tesseract Tesseract 19 avril 12:42

                    @Gégène
                    Non, c’est Benoit croix vé baton ! smiley


                  • ETTORE ETTORE 16 avril 12:49

                    Il BERGOGLIO !

                    C’est sous ce titre «  révérencieux » qu’est appelé le pape en Italie.

                    C’est son nom Mario José Bergoglio !

                    Pour vous dire, ce que les « romanitudes » en ont à foutre des XVI du chiffrage de plaque minéralogique .

                    • longue carrière d’universitaire, de théologien, à Munich.

                    Vous appelez ça « théologie », Rakoto ?

                    Question :

                    Sentez vous sa fin proche ?

                    Pour lui consacrer un article ?

                    (Connaissant votre spécialité en nécrologie )

                    Ou la vôtre ?

                    Histoire de vous faire pardonner toutes les mansuétudes perverses, que vous délivrez pour votre Mentor ? (Nom latinisé de MENTEUR )

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