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Accueil du site > Actualités > Religions > La science conduit vers Dieu

La science conduit vers Dieu

 

 §1. Les Lumières et l’Etre suprême. La science moderne issue de Galilée et Newton s’est développée en articulation avec la théologie et fut même à l’origine d’une nouvelle religion, dite naturelle, par opposition à la religion révélée consignée dans les Ecritures. Les textes écrits par les savants des Lumières sont clairs sur ce point. Dans un article donné à l’académie de Berlin en 1746, Maupertuis énonce le célèbre principe de moindre action qui deviendra l’un des axes fondamentaux de la mécanique analytique puis des autres physiques au XXe siècle. Cet article commence ainsi : « Soit que nous demeurions renfermés en nous-mêmes, soit que nous en sortions pour parcourir les merveilles de l’Univers, nous trouvons tant de preuves de l’existence d’un Etre tout puissant & tout sage, qu’il est en quelque sorte plus nécessaire d’en diminuer le nombre que de chercher à l’augmenter ». Les savants de cette époque se réunissaient souvent dans des loges maçonniques et vénéraient un autre Dieu que celui des chrétiens ou des juifs, un Dieu désigné comme Etre suprême. Ou alors Grand horloger et grand architecte en référence aux réglages mécaniques analysés par les physiciens et notamment Lagrange qui traduisit le principe de Maupertuis en une élégante formule mathématique. Le marquis de Laplace développa la mécanique analytique dans un long traité où ne figurait aucune allusion à l’Etre suprême, ce qui eut pour effet de rendre furieux Napoléon qui apostropha Laplace, ce dernier répliquant qu’il n’avait pas eu besoin de l’hypothèse de Dieu. Cet épisode préfigure l’avènement du matérialisme et de l’athéisme. La religion naturelle aussitôt formulée s’est révélée être une porte de sortie de la religion, comme le fut le christianisme qui selon la thèse de Marcel Gauchet, fut également une sorte de sortie du religieux.

 

 §2. 1960 – 1985, Le désenchantement. La science mécanique a éloigné de Dieu si l’on en croit le succès du livre de Monod sur le hasard et la nécessité dans lequel il conclut par une formule laconique sur la solitude de l’homme contemporain après la rupture avec l’ancienne alliance. La science mécaniste a envahi la biologie, ramenant les thèses vitalistes au rang de curiosité archéologique du savoir, à l’instar des épicycles de Ptolémée. La biologie est devenue centrale après 1960, la découverte des mécanismes moléculaires et de l’ADN. Le darwinisme a contribué à liquider le Dieu créationniste au profit d’un matérialisme du vivant. La physique s’est diluée entre un ésotérisme oriental issu de la mécanique quantique et une épistémologie systémique à prétention universaliste axée autour de la thermodynamique hors équilibre développée par Onsager puis Prigogine. Le Grand architecte n’était plus au sommet des principes de la nature. A l’ordre cosmologique succéda l’auto-organisation et l’ordre par le chaos. La science avait pris un nouvel envol et dans les dîners en ville, les convives survolaient l’effet papillon.

 

 §3. 1985 – 2010, le Graal de l’ADN ou le gène devient sans gêne. Les scientifiques sont des hommes comme les autres, usant de la raison tout en étant imprégné de croyances. Ils pratiquent des cultes païens sans divinités ni animisme mais avec des éléments matériel érigés en instances mythologiques pouvant être analysée et étudiées. Ainsi s’est dessinée la génétique devenue axe central, non seulement dans les pratiques des laboratoires mais aussi dans les médias. Régulièrement, la découverte d’un gène causant une maladie était annoncée pour un grand public ébaubi. Le cancer avait enfin une explication avec les oncogènes. Les maladies pouvaient être vaincues grâce à la thérapie génique. Cette croyance avait besoin d’être financée, par les institutions mais aussi les fidèles amenés à s’acquitter du denier de l’espoir après avoir assisté à la grande messe du Téléthon. Le séquençage complet du génome était accessible. Les généticiens allaient enfin connaître l’écriture du vivant. La séquence de l’ADN, nouvel évangile pour soigner et guérir la société. Le miracle à portée d’éprouvette. Hélas, les miracles attendus ne sont pas arrivés alors que la génétique a produit des hiéroglyphes linéaires en nombre colossal, composé de seulement quatre signes. Mais aucun Champollion de la génétique pour les lire !

 

 §4. 2010, Le Graal neuronal. Après la génétique, les neurosciences ont été propulsées au centre des préoccupations savantes, suscitant espoirs et favorisant l’émergence d’un nouveau culte païen, le culte de la plasticité neuronale. Entre temps, la génétique s’est associée au paradigme de la plasticité avec le développement de l’épigénétique. Les instruments numériques sont employés et brouillent les pistes. On ne sait pas si l’intelligence artificielle est au service de l’homme augmenté ou inversement, si l’homme se met au service de l’intelligence numérique augmentée. Les neurosciences ont fourni les codes pour une nouvelle cour des miracles dans laquelle les apprenants deviennent savants grâce aux enseignements codifiés en suivant les résultats des neurosciences. La « big science » est de nouveau en marche. L’Europe dépense des milliards pour tenter de comprendre les rouages du cerveau et modéliser si possible son fonctionnement.

 

 §5. La gravité quantique et le chemin vers Dieu. La science a toujours été accompagnée d’une religion cachée, reliée à une métaphysique inachevée et une théologie bricolée. Schrödinger regardait vers l’hindouisme, Capra lorgnait vers le bouddhisme et le taoïsme. Le principe anthropique revisite le grand architecte. Ce n’est plus l’action mécanique qui est réglée mais les constantes fondamentales. Les physiciens ésotéristes voient le grand Tout et ses parties. Ils renouent avec le Logos héraclitéen. La plupart ont laissé de côté le Logos johannique. Le tournant ésotérique de la science émergea dans les années 1960 et fut popularisé par Ruyer qui crut bon de baptiser ce courant, gnose de Princeton. Les réflexions ésotériques ont poursuivi leur chemin, occupant les cercles informels, les salons discrets, les médias alternatifs, tout en se diluant sur les réseaux de l’Internet. La science dit plus sérieuse, pratiquée dans les laboratoires et les universités, a proposé au grand public nombre de livres de vulgarisation racontant les étrangetés quantiques, le big bang, les trous noirs, les multivers, le cerveau, les gènes et maintenant les épigènes. Les livres de science sont souvent à l’image du rock psychédélique des années 1966 où des milliers de formations ne faisaient que se copier. Si personne ne comprend la mécanique quantique, nombre de vulgarisateurs racontent les mêmes choses, utilisant les poncifs maintenant saturés, entre le principe d’Heisenberg, les étranges interférences dans les fentes de Young, le chat de Schrödinger, l’intrication quantique. Aux yeux des gnostiques, la science consensuelle finit par lasser et devenir inintéressante. Elle s’étend à l’horizontale, telle une galette de Babel étalée sur la planète. Il faudrait un peu de hauteur, oser un autre langage, plus métaphysique disons, sans s’égarer pour autant dans les rêveries ésotériques.

 

 §6. Trois grandes énigmes n’ont pas été résolues. La nature de l’univers, les origines de la vie, l’émergence de la conscience. Ni la relativité générale combinée à l’astrophysique, ni la biologie moléculaire combinée à la génétique, ni les neurosciences combinées à l’intelligence artificielle, n’apporteront de solution à des trois énigmes. Il reste aussi de que l’on pourra nommer « énigme unitaire » visant à donner une théorie unifiant les interactions fondamentales ou alors la gravité et la physique quantique. Les physiciens parlent d’une théorie du Tout ou alors de la gravité quantique dont l’horizon devrait être la compréhension de l’univers (qui n’a pas forcément une origine dans le temps). Le plus important dans la physique, ce ne sont pas les formules mathématiques, ce sont les significations physiques que l’on attribue aux notions et lois de l’univers, de la matière.

 

 Cela étant dit, on doit constater que le principe sur lequel reposent les sciences modernes et qui est le plus souvent occulté voire ignoré, c’est l’autologie Ce qui signifie que la science repose uniquement sur des éléments qu’elle tire en extrayant de la nature des données expérimentales, auxquels s’ajoutent des mises en forme, autrement dit des lois, formules, formalismes et structures obtenues par la raison, la rationalité, la logique. La science utilise la nature comme un fond disponible et en ce sens, elle n’est rien d’autre qu’une technique (qu’elle soit fondamentale ou appliquée, peu importe). La science moderne refuse par principe l’hétérologie, autrement dit la possibilité qu’il existe un fond métaphysique dont l’essence n’est pas technique. Et qui peut se concevoir comme une immanence avec ou sans transcendance.

 

 Les trois grandes énigmes ne seront pas résolues dans un contexte autologique. La science positive croit que la vie et la conscience s’expliquent en combinant un nombre colossal de mécanismes physiques. La science croit ce qui l’arrange et justifie les analyses qu’elle produit au sein des milliers de spécialités expérimentales. La métaphysique veut comprendre le pourquoi des choses et pense qu’il faut ajouter un élément hétérologue, autrement dit de l’hétérogène à ce monde homogène des processus moléculaires et neuronaux.

 

 Avant Kant, la métaphysique classique incluait de l’hétérologue. Les Idées innées de Leibniz sont étrangères au monde temporel et rationnel. Elles sont d’un autre monde. Cette vision ne pouvant plus tenir, Kant a introduit d’autres éléments hétérologues dans l’univers du sujet connaissant. Les éléments a priori comme le temps ou bien le schème transcendantal, sont des conditions de possibilité dont l’existence ne peut pas tirée de l’expérience. Le sujet est scindé en deux, l’empirique et le transcendantal. Kant n’a pas poussé jusqu’à terme son dédoublement, sinon il aurait vu dans la nature le doublet entre une nature exprimée, expérimentable, et une nature non exprimée descriptible avec des éléments transcendantaux. Il a juste nommé cette nature non empirique la chose-en-soi, qui est la chose réelle se tenant sous le phénomène mais qui reste hors de portée de la connaissance.

 

 §7. Dieu ne se rencontre que si on le cherche, ou parfois à l’occasion d’un événement surprenant. L’inconscient se manifeste alors comme destin. C’est le Dieu de l’homme intérieur dont nous parle saint Augustin dans le livre XI du De Trinitate. Un Dieu trinitaire présent dans l’homme lui aussi trinitaire. Un mystère. Celui de l’Intelligence.

 

 En science c’est la même chose. L’univers caché des divinités métaphysiques ne se trouve qu’après avoir été cherché. La science permet d’accéder au Dieu de la nature, celui d’Héraclite et de Platon. Les savants des Lumières ont trouvé un Dieu réglant la mécanique. Le Dieu des nouvelles Lumières au XXIe siècle reste un mystère. Il règle le magnétisme, la gravité quantique, les origines de la vie, puis la conscience. Il n’est plus grand mécanicien ni horloger. Il influe sur la face cachée de la matière, de la vie et de l’homme sans modifier le cours des choses.

 

 Le chemin vers Dieu est solitaire. Et difficile à partager même s’il répond à des préoccupations humaines. L’homme pose des questions et ne se satisfait pas des réponses. C’est qu’il ne pose pas les « bonnes questions ». Le chemin vers Dieu est un questionnement dont les réponses sont inattendues. Les questions matérielles sont des énigmes. Les réponses sont convenues. Chacun choisit son chemin. Le monde des voies est infini et impénétrable, sauf si on en choisit une.

 


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38 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 23 mai 09:45

    Tiens ! Un alchimiste !? smiley


    • JPCiron JPCiron 29 mai 22:56

      @Clocel

      Un alchimiste !? >

      C’est une belle image, effectivement.

      Si l’on cherche la panacée universelle (Dieu ?), c’est que le concept est déjà en nous. Et l’on a plus de chances de penser s’en rapprocher. C’est le mécanisme des preuves circulaires de vérité.
      .
      Avec la science, c’est tout l’inverse. Plus on sait (ou croit savoir) plus on prend conscience de l’immensité croissante de notre ignorance. Ce n’est pas un problème. On l’accepte avec humilité.

      Progresser ne permettra jamais d’accéder à la panacée universelle. Les chemins de la connaissance comptent beaucoup d’impasses, et courent à l’infini. 

      .


    • JL JL 23 mai 09:54

      Bonjour,

       

      vous écrivez : ’’Le chemin vers Dieu est solitaire. Et difficile à partager même s’il répond à des préoccupations humaines. L’homme pose des questions et ne se satisfait pas des réponses.’’

       

      Je suppose donc que c’est l’individu vous en l’occurrence ? qui pose des questions et ne se satisfait pas des réponses.

       

      Alors ma question si vous me permettez : à qui posez avez-vous posé des questions sur le sujet ? Et de qui avez vous reçu des réponses qui ne vous ont pas satisfait ?


      • medfichouche medfichouche 23 mai 18:23

        @JL,
        Toutes les réponses à vos questionnements sont dans ce verset du St coran.
        Dans la Sourate 41 ’’ Les versets détaillés ’’, Verset 53.

        41.53 " Nous leur montrerons nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que c’est cela la Vérité "

        L’erreur se situe dans l’arrogance de l’Homme, or le coran s’adresse à ceux qui sont doués d’intelligence.


      • JL JL 23 mai 18:54

        @medfichouche
         
         mes questions ? Quelles questions ? Celle que j’ai posée à Bernard Dugué et à laquelle il ne répondra pas ? Ce n’était pas une vraie question.


      • medfichouche medfichouche 23 mai 19:07

        @JL
        Je vise les questionnements de tout un chacun, ne vous sentez pas visé mon ami.


      • karim 24 mai 12:49

        99. Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? 100. Il n’appartient nullement à une âme de croire si ce n’est avec la permission d’Allah. Et Il voue au châtiment ceux qui ne raisonnent pas. 101. Dis : “Regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre”. Mais ni les preuves ni les avertisseurs (prophètes) ne suffisent à des gens qui ne croient pas.(Coran : Yunus)



      • Galilée Galilée 24 mai 16:09

        @medfichouche
        « L’erreur se situe dans l’arrogance de l’Homme, or le coran s’adresse à ceux qui sont doués d’intelligence ».
        Tu merites le prix Nobel de le coranerie...


      • gaijin gaijin 23 mai 10:06

        « Le Dieu des nouvelles Lumières au XXIe siècle reste un mystère »

        et ça risque de durer ....comment au vu de la complexité de la création pourrions nous nous croire fondés a pouvoir penser un créateur ?

        le sentiment de l’existence de dieu existe mais la pensée est inapte a saisir ce dont il est question , toute comme elle est inapte a saisir le présent , l’amour , la conscience .....le problème étant que nous avons érigé la supériorité de la pensée en dogme et en promesse pour le futur.....

        mais sérieusement nous serions le sommet de l’évolution ? quelques milliards de crétins tournant autour d’un soleil lambda parmi les milliards soleil de sa galaxie elle même perdue parmi des milliards de galaxies .....

        soyons enfin lucides : nous ne sommes même pas capables de gérer nos déjections alors philosopher sur l’existence d’un dieu créateur .....

        la réalité pour horrible qu’elle soit doit être regardée en face : nous émergeons a peine a la conscience voilà tout ! nous sommes des poussins au sortir de l’oeuf ,des crétins cosmiques ......


        • victormoyal victormoyal 23 mai 10:16

          Que Dieu vous prothèse….la phrase préférée des dentistes smiley


          • Raymond75 23 mai 10:58

            Pourquoi rechercher un dieu ??? Ce n’est en rien une nécessité, ni le gage d’une vie spirituelle intelligente et honnête.

            La recherche souvent névrotique d’un dieu masque le refus d’admettre que l’on a pas réponse à tout, et dans le cas le plus général confère une identité communautariste, et donc rassure. ... Quant à la vie après la mort, c’est le réconfort des imbéciles.

            Mais pour un petit nombre, leur foi peut effectivement les pousser à un comportement positif et altruiste. C’est plutôt rare ...


            • Laulau Laulau 23 mai 11:14

              @Raymond75
              Pas mieux !


            • JL JL 23 mai 11:57

              @Laulau

              pas mieux non plus.

              Il semble que les croyants, moins ils ont la foi et plus ils ont besoin de parler de dieu.

              C’est peut-être à ça que dieu reconnaitrait les siens !


            • harry stot 23 mai 20:11

              @Raymond75
              Pourtant les expériences de mort imminente ont tendance à montrer qu’il y a un truc après la mort, non ?


            • troletbuse troletbuse 23 mai 12:33

              Comme l’homme ne comprend pas et ne comprendra jamais la vie, l’univers,il a inventé Dieu. Mais si Dieu existe, c’est ce même Dieu qui a créé l’homme en ne lui permettant pas de comprendre. Et l’homme a inventé le cercle afin de tourner en rond. C’est le mouvement perpétuel. Astucieux, non ?


              • Gollum Gollum 23 mai 12:45

                La science ça n’existe pas. Il y a la méthode scientifique et les sciences. Diverses et variées.

                Et d’autre part les sciences ne mènent pas vers Dieu. Du moins de façon nette.

                D’ailleurs en contradiction avec votre titre (qui est une erreur) vous admettez que les sciences fonctionnent dans un cadre que vous appelez autologique. Et que pour répondre aux 3 énigmes que vous citez il faudrait sortir de ce cadre.

                Vous citez le principe anthropique avec des variables trop bien réglées.

                Certes, mais les scientifiques matérialistes qui ne veulent pas entendre parler d’un Principe suprême ont trouvé la parade avec la théorie des univers multiples en nombre infini, théorie qui ne peut être prouvée non plus puisque ces univers sont censés être complètement autonomes, mais qui a l’avantage pour eux de désamorcer le principe anthropique.

                Je trouve cette théorie des univers multiples aux variables diverses, et donc des univers j’imagine à majorité sans vie, comme une tentative désespérée et idiote de sauvegarder l’athéisme.

                Autrefois, avec feu Monod, celui-ci nous assénait doctement que la Terre devait être la seule planète de l’Univers entier à receler la vie tant le monde était absurde et la vie une anomalie impossible. Les physiciens et biologistes pensent exactement l’inverse aujourd’hui et que la vie doit être foisonnante dans l’Univers entier.

                Les partisans des univers multiples avec vie dans seulement quelques uns retournent donc en arrière. On se retrouve à l’époque de Monod et un univers ou des univers mus par un hasard qui parfois fait bien les choses..

                Bon si ça peut satisfaire quelques esprits bornés pourquoi pas.

                Le gros problème de l’idée de Dieu est que cette idée a été pervertie et galvaudée par les religions officielles. Un véritable massacre.

                Ces religions ont fabriqué une idole, qui voudrait adoration pour elle-même, imposerait des règles, punirait et récompenserait.. Un véritable Moloch qui ne le cède en rien aux anciens dieux exigeant des sacrifices. Et qui attire tous les névrosés et natures psychologiques problématiques ayant des tortures existentielles. Pas que, mais beaucoup.. Avec des mentalités superstitieuses et quasi magiques.. 

                Spinoza nous a fourni une autre image de Dieu qui n’exige absolument rien de l’homme mais qui par contre est la condition sine qua non d’une authentique félicité.

                L’Asie avec son idée de Libération est sur la même ligne. L’idée étant que le relatif ne peut donner le bonheur, parce que.. relatif. Et que donc seul l’Absolu peut remplir ce rôle. Et comme l’homme, étant un être de chair et de sang, ne peut vivre que dans le relatif, il faut qu’il meurt entièrement (les Bouddhistes appellent cela extinction) pour que cet Absolu puisse se manifester.

                On voit la distance avec la théologie chrétienne qui promet une vie perpétuelle d’un égo, certes en théorie sanctifié, mais égo quand même..

                Et destiné à vivre perpétuellement. C’est bien ce qu’avait compris, et épinglé, Feuerbach dans son célèbre L’essence du christianisme. Le côté profondément égoïste de la théologie chrétienne et qui attire tous les névrosés et exaltés qui pensent trouver là une promesse de survie. Et donc un refus profond de la mort.

                En ce sens l’athéisme est presque un progrès.


                Il n’y a pas de promesse de vie personnelle en Asie, de vie personnelle et perpétuelle. La personne meurt entièrement (quand elle meurt réellement c’est-à-dire renonce aux désirs personnels, sinon réincarnation) mais quand elle meurt elle débouche sur l’Absolu, hors du temps (on est ici dans l’éternité et pas dans la perpétuité) alors que l’athée occidental débouche sur le néant et le vide. D’où le nihilisme occidental.

                Pour en revenir à la science occidentale, vous évoquez Platon, avec son arrière-monde d’idées, déjà là, hors du temps et de l’espace. Beaucoup de mathématiciens, dits platoniciens, Alain Connes par exemple, sont persuadés de l’existence réelle des idées mathématiques. Mais c’est là une conviction intime difficilement prouvable. On ne peut expérimenter là-dessus.

                L’étage au-dessus c’est l’Un de Plotin qui unifie toutes ces idées platoniciennes, faites de nombres, mathématiques, structures, l’idée donc que tout cela est Un. 

                Mais là encore comment le prouver ?

                Tout le problème vient donc de ce que l’on est prêt à admettre ou pas. N’admettre que les preuves (généralement des natures assez terre à terre) ou bien suivre une intuition intime et qui a à voir avec le cœur (au sens métaphysique et pas sentimental)..


                • Loatse Loatse 23 mai 13:27

                  « Comprendre l’univers est le seul moyen de comprendre sa vie.

                  Comprendre l’Esprit est le seul moyen de comprendre l’univers.

                  Comprendre la dualité du néant est le seul moyen de comprendre l’esprit...... »

                  Frank Hatem

                  (source : Club metaquantique)


                  • quid damned quid damned 23 mai 16:13

                    « §6. Trois grandes énigmes n’ont pas été résolues. La nature de l’univers, les origines de la vie, l’émergence de la conscience. »

                    Je m’inscris en faux : Ces trois grandes énigmes n’en sont en fait qu’une ou en découlent : le Grand Paradoxe de l’Existence même.
                     


                    • Taverne Taverne 23 mai 16:35

                      Si c’est vrai, alors, qu’est-ce qu’il attend Einstein pour nous faire un petit coucou de l’Au-delà ?


                      • baldis30 23 mai 19:58

                        @Taverne
                         bonsoir,
                        d’abord il faut la lui réclamer,
                        et s’il ne répond pas passer par les procédures contraignantes ...


                      • foufouille foufouille 23 mai 16:37

                        rien que le titre ne donne pas envie de lire l’article.


                        • Taverne Taverne 23 mai 16:43

                          J’interprète le titre comme étant une sorte de variante de « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Mais le corps du texte n’est pas en rapport avec l’esprit du titre. 

                          Pour Vincent Lambert, la science l’empêche de rejoindre Dieu. Nous voilà prévenus, si l’on ne veut pas que la science (ou nos proches) s’approprie notre corps, il vaut mieux décéder de son vivant !


                          • gaijin gaijin 23 mai 19:30

                            @Taverne
                            « Pour Vincent Lambert, la science l’empêche de rejoindre Dieu. »
                            marfff ...dieu est partout ( ou nulle part )
                            si nous étions civilisés nous ferions simplement appel a un shaman pour qu’il règle la question mais comme on est trop cons on préfère se foutre sur la gueule a coup de massue .....


                          • Xenozoid Xenozoid 23 mai 19:33

                            @gaijin

                            le shaman existe il s’apelle placebo ...mais la massue a toujours de la gueule


                          • Désintox Désintox 23 mai 19:35

                            Il est vain de vouloir trouver une connexion entre science et religion. Cet article n’a aucun sens.


                            • sls0 sls0 23 mai 19:37

                              Je n’ai même pas lu l’article.

                              Le monde scientifique et universitaire est majoritairement athée et l’auteur écrit un article qui décrit l’inverse.

                              Entre des sondages, des chiffres statistiques et un auteur qui se croit ou dit scientifique, mon choix est fait.

                              Le scientifique n’empêche pas le spirituel mais un scientifique ne fera jamais le mélange des genres.


                              • Xenozoid Xenozoid 23 mai 19:48

                                @sls0

                                pas de magie


                              • Albert123 24 mai 15:11

                                @sls0

                                « un scientifique ne fera jamais le mélange des genres. »

                                ah bon ?

                                « Le monde scientifique et universitaire est majoritairement athée et l’auteur écrit un article qui décrit l’inverse.  »

                                peut être tout simplement que l’immense majorité de ce qui sort du monde universitaire et scientifique contemporain, capable de nous sortir d’immonde théorie fumeuses sur le genre, ne vaut pas tripette comparativement aux brillants esprits ayant donnés leur lettre de noblesse aux Sciences.

                                les petits esprits étriqués des athées hystériques m’ont toujours fait sourire.

                                un petit tour non exhaustif :

                                « Le plus beau chef d’œuvre est celui fait par Dieu, selon les principes de la mécanique quantique… »

                                Schrödinger(1887- 1961)

                                “ Rien ne nous empêche donc et notre instinct scientifique exige… d’identifier l’ordre universel de la science et le Dieu de la religion. Pour le croyant, Dieu se trouve au début ; pour le physicien, Dieu se rencontre au terme de toute pensée. "

                                Plank (1858- 1947)

                                “ Quiconque est sérieusement impliqué dans la science devient convaincu qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’univers – un esprit infiniment supérieur à celui de l’homme, et devant lequel, nous avec nos pauvres pouvoirs, devons nous sentir humbles.”

                                Albert Einstein (1879- 1955)

                                “Aucun des inventeurs de l’athéisme ne fut un homme de science Tous ne furent que de très médiocres philosophes."

                                Eddington (1882- 1946)

                                “J’admire tous les ingénieurs, mais surtout le plus grand d’entre eux : Dieu. ”

                                Edison (1847- 1931)

                                « Jamais je n’ai nié l’existence de Dieu. Je crois la théorie de l’évolution parfaitement conciliable avec la foi en Dieu. Il est impossible de concevoir et de prouver que le splendide et infiniment merveilleux univers, de même que l’homme, soit le résultat du hasard ; et cette impossibilité me semble la meilleure preuve de l’existence de Dieu. »

                                Darwin (1809- 1882)

                                “ Ce que nous savons est une goutte, ce que nous ignorons est l’océan. L’incomparable disposition et harmonie de l’univers, tout cela n’a pu se faire que selon les plans d’un Etre éternel doué de sagesse et de puissance. "

                                Isaac Newton (1643- 1727) 

                                Qui, vivant en contact intime avec l’ordre le plus parfait et avec la sagesse divine, ne se sentirait pas poussé aux aspirations les plus sublimes ? Qui n’adorerait pas l’architecte de toutes choses ? "
                                Copernic (1473- 1543)

                                « Que Dieu est grand ! Grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie ! Cieux, soleil, lune et étoiles, louez-le dans la langue qui vous est donnée. Mon Seigneur et mon Créateur ! La splendeur de tes œuvre, je voudrais l’annoncer aux hommes autant que mon esprit limité peut la comprendre. »

                                Johannes Kepler (1571-1630)


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 mai 15:42

                                @Albert123 Merci pour ces citations fort éclairantes
                                La plupart des gens croient que Dieu est ce père éternel dans les cieux qui est célébré dans les églises.
                                La philosophie antique avait son Dieu, le Logos chez Héraclite, le Moteur immobile chez Aristote, le Un de Platon et Plotin. Il y a le Dieu de la maçonnerie régulière. Il y a aussi un Dieu pour les scientifiques de l’ère quantique. C’est ce qui est évoqué dans cet article


                              • JL JL 26 mai 08:00

                                @Bernard Dugué
                                 
                                ’’La plupart des gens croient que Dieu est ce père éternel dans les cieux qui est célébré dans les églises.’’
                                 
                                 Si tout est dieu, rien n’est dieu ! Bel exercice sur l’art de ratisser large en disant tout et son contraire.
                                 
                                 ’’Il y a aussi un Dieu pour les scientifiques de l’ère quantique. C’est ce qui est évoqué dans cet article’’
                                 
                                 Mensonge : votre titre fait référence au « dieu versatile », j’entends par là celui de tout un chacun, autrement dit à celui de ’’la plupart des gens’’ !!!
                                 
                                 Ce n’est pas au nom de ce dieu qui serait « tout et en même temps rien » que les guerres de religions ont fait et continuent de faire tant de ravages !
                                 
                                 
                                 


                              • baldis30 23 mai 19:59

                                bonsoir,

                                 Louis Pasteur disait que lorsqu’il rentrait dans son laboratoire il laissait ses convictions religieuses au porte-manteau ...


                                • Xenozoid Xenozoid 23 mai 20:37

                                  @baldis30

                                  n’importe qui peut mettre n’impote quoi au vestiaire


                                • baldis30 24 mai 10:05

                                  @Xenozoid

                                  j’ai l’impression que la personnalité de Louis Pasteur vous échappe ...
                                  Il a pourtant marqué l’histoire des sciences domaine dont vous penseriez qu’il doit tout à dieu et non aux hommes ...


                                • Xenozoid Xenozoid 25 mai 18:50

                                  @baldis30

                                  je ne pensait pas forcémen a pasteur,je pense a ceux qui tue par exemple,et qui le font en laissant un masque au vestiaire,ou bien c’est le contraire ça marche aussi.. ?.comprende  ?


                                • Jean Guillot lee oswald 23 mai 21:30

                                  Bonjour , il aurait fallu que la vie reste végétale , la vie animale puis humaine a tout gaché , la conscience ne set à rien dans l’univers  smiley


                                  • McGurk McGurk 23 mai 23:38

                                    @lee oswald

                                    Pourquoi vous l’avez entièrement visité ?

                                    La vie animale n’est pas nocive, c’est un cycle vertueux comme celui des plantes. Seul l’homme a tout foutu en l’air.


                                  • McGurk McGurk 23 mai 23:37

                                    Un beau tas d’âneries compilées en gros paragraphes quasi illisibles. Des thèmes reliés entre eux alors que rien ne les lie réellement.

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