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Accueil du site > Actualités > Religions > Le TEMPS, la VIE, la MORT, et l’AU-DELÀ

Le TEMPS, la VIE, la MORT, et l’AU-DELÀ

Les religions prétendent "relier" les humains entr'eux dans ce monde matériel et dans le monde spirituel de l'äme et des dieux (ou entités spirituelles surnaturelles). Leur monde "bien réel" à leurs yeux couvre une ÉTERNITÉ (d'avant la naissance à la Vie après la mort) sans la moindre prise en compte du facteur "TEMPS". Or la VIE est Inhérente au facteur "TEMPS".

L'esprit humain à l'aube de l'humanité a pris en compte l'ESPACE dans lequel les êtres vivants évoluaient. Leur développement les a conduits à explorer et dominer les espaces lieux de vie. La prise en compte de la notion de TEMPS a été progressive et liée au cycle de vie : d'abord la notion de journée, avec l'alternance du jour et de la nuit (avec la disparition/mort du soleil le soir et sa réapparition/naissance le matin suivant). La notion d'année a été appréhendée là où les saisons étaient marquées : en bande équatoriale (dite zone tropicale) de forêts chaudes et humides, les jours se suivaient et se ressemblaient et la notion d'année n'était pas utile et ne pouvait se déterminer que par l'observation de la variation de la "hauteur du soleil".

La corrélation "astronomique" entre la journée et la rotation de la terre, puis celle de l'année avec son périple autour du soleil, a été évoquée par des observateurs scientifiques puis admise (avec réticence par les autorités écclésiastiques) bien après les descriptions dogmatiques de la Bible et du Coran sur la création du monde et des hommes, avec l'ingérence créatrice du Dieu Éternel et de ses assistants tels les Elohim, Fils du Ciel vivants physiquement au milieu des premiers hommes pour le récit biblique. Le récit coranique moins précis a sa part de merveilleux et d'onirique. Hors les domaines des récoltes et de la vie biologique utilisant la notion de temps et de durée, les matières et matériaux physiques étaient considérés comme immuables et indépendants du temps. Des anciennes civilisations, (Mayas, Olmèques, Sumériens et/ou Mésopotamiens, Chine antique) ignorant les calculs d'astronomie moderne, ont, à la suite d'observtions du ciel sur de longues périodes, découvert et consigné des phénomènes astronomiques reproductibles tels les éclipses de lune, les mouvements apparents de certaines planète (vénus...) ou plus simplement les solstices d'hiver et d'été.

Les marquages du temps restaient liées à la vie des hommes : la génération, environ 20 années, et la dynastie (période de domination d'une famille et de ses descendants). Ainsi dans la Bible certains grands anciens (Malthusalem, Enoch,..) vivaient en ayant vu les enfants de leurs enfants pendant plusieurs dizaines de générations (40 à 50 !!) ; les règnes des rois tel Louis XIV (3 générations plus la régence, lors de ses 72 ans de règne) ou Louis XV (2 générations plus la régence lors de ses 55 ans de régne). En Egypte antique le temps était défini par la suite des dynasties des pharaons, et en France depuis la Gaule, le temps a été défini par la suite des dynasties (Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons...).

À une échelle plus petite, le temps est défini par des périodes de vie : la gestation, l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vieillesse et même la sénescence.

 

La vie biologique est indissociable de la temporalité

Les réactions de "chimie biologique" ou organique sont liées au temps : la croissance des celulles de la flore et de la faune, des microorganismes aux êtres complexes multicellulaires, met progressivement en contact des molécules organiques de base (sucres, lipides, protéines, oligo-éléments), dans un milieu aqueux pour construire des molécules plus complexes tels l'ADN ou pour des ensembles de milliards de cellules tels les simples cellules ou leurs ensembles dans les organes fonctionnels des animaux et des hommes. La durée de vie des "cellules" est variable : pour les renouvelables, de quelques heures à quelques jours pour les globules blancs, jusqu'à 120 jours maxi pour les globules rouges. Pour les différents organes la durée de vie ou le taux de renouvellement est variable, rapide pour la peau, beaucoup plus long pour les muscles, les vaisseaux, les organes internes. Pour les quasi non renouvelables tels certains neurones la durée de vie est celle de l'être support (homme). À l'inverse pour certains animaux des cellules nerveuses se renouvellent en permanence telles les cellules olfactives des rongeurs au rythme de 30 000/jour.

Les temps de croissance cellulaires sont variables, certains neurones vont croître en même temps que leur support (neurones reliant les terminaisons nerveuses des pieds jusqu'au cerveau) plus leurs connexions corticales tout au long de la vie. Les temps pour assembler des milliards de molécules organiques pour former un virus, une bactérie ou un microorganisme sont de l'ordre de qelques dizaines de minutes pendant lesquelles l'unité de fabrication agit sous les directives directes de l'ADN ou selon des constantes portées par l'ADN agissant sur des logiciels internes. Pour les microorganismes et pour les cellules de base, ces temps de croissance supposent la disponibilité des constituants organiques à leur portée dans leur milieu de vie. Pour une duplication de bactérie ou de cellule, le mécanismes de duplication doivent façonner des milliards de molécules organiques (acides aminés, peptides, molécules spécifiques, ATP, ARN, ADN, mitochondries...).

Pour le passage de la conception (un ovule + un spermatozoïde) d'une première cellule multipotente, à la dizaine de milliers de milliards de cellules différentiées et ordonnées constituant le corps humain, les informations regroupées sur l'ADN reconstitué après la fécondation de la cellule-mère, exigent de nombreux logiciels performants : sont-ils portés par l'ADN ? Ce dernier serait un super "nano" ordinateur de taille nanométrique renfermant alors des milliards de ligne de code informatique : quelle hyper concentration ! Où y-a-t-il des process inconnus ?

Lors de la construction harmonieuse (et répétitive) des cellules et des organes constituant un organisme vivant, par une "nature si bien organisée", il est vraisemblable qu'il existe un champ organisationnel de vie (champ de force de vie ou énergie vitale) comme il existe un champ de force gravitationnel dans la mécanique céleste, le mouvement des astres et des simples objets. Pour certains religieux c'est le souffle de vie impulsé par le créateur ou les forces divines, si ce n'est une caractéristique essentielle de l'âme ! Ce champ de vie se manifeste de la conception jusqu'à la "mort définitive" du corps. Car les cellules communiquent en permanence entre elles et avec les autres organes dont le cerveau : les détections de certaines communications par des détecteurs type électro-encephalographes ne sont pas assez sensibles pour détecter les échanges de messages intercellulaires.

Mort définitive

La notion de mort d'un organisme vivant composé de dizaines d'organes et de milliers de milliards de cellules évolue au cours des siècles.

Pendant des millénaires l'arrêt cardiaque était synonyme de mort au point que l'âme, la conscience même, étaient supposées logées dans le coeur.

Avec les réanimations cardiaques et les transplantations cardiaques cette définition est remplacée par l'absence d'activités cérébrales (encéphalogramme plat) d'où une mort cérébrale admise si de plus le coeur s'arrête naturellement de lui-même. 

Avec le maintien "en vie artificielle" de personnes en coma profond (alimentation sous perfusion, respiration assistée, circulation sanguine éventuellement extra-corporelle...), arrêter les assistances et fixer la fin de vie (ou la provoquer !) déclencherait la mort officiellement. Toutefois les nombreuses analyses des EMI (Expérience de Mort Imminente) où il semblerait que l'esprit, la conscience ou l'âme puisse se séparer du corps dans ces circonstances exceptionnelles, posent à nouveau la définition de la mort du corps. La mort éventuelle de l'âme étant du ressort de certaines religions.

Les cellules restent vivantes bien après la "mort de l'individu" (homme, animal, plantes...). Les organes à transplanter transportées dans un container réfrigéré, sans circuation sanguine maintenue, ont leur cellules qui restent "vivantes". Après la transplantation, l'organe réchauffé est branché aux circuits de l'individu, principalement les veines et artères, et il "revit" ou poursuit simplement son état de vie.

Pour l'alimentation, la viande, la chair des poissons, les légumes et les fruits sont composés de cellules vivantes, capables d'être greffées et "revivre" ; les humains, les animaux mangent essentiellement du vivant !! Cela devrait faire réfléchir les vegans, car les arbres et les plantes sont aussi des êtres sensibles qui réagissent aux agressions. Tout ce monde vivant émet des ondes, des messages chimiques, jusqu'à leur décomposition et leur putréfaction. C'est à ce dernier stade que l'on peut parler de mort cellulaire. Avec toutefois une limitation du fait que les cellules des os restent vivantes bien après la décomposition des chairs et des organes : de l'ADN peut être extrait des milliers d'années après la mort de l'individu (homme ou animal).

Implications dans les EMI et autres anomalies en "mort clinique"

L'état de mort clinique, de coma dépassé, d'état végétatif, est un état où la quasi totalité des cellules du corps sont vivantes. Certains organes semblent au repos et déconnectés : l'individu ne voit plus, ne bouge plus les yeux, les membres et les mains, est insensible au toucher ; il ne réagit pas aux paroles et aux stimulis auditifs, (ce qui ne veut pas dire qu'il n'entend rien, car des "miraculés" revenus à la vie en sortant du coma ont déclarés être très affectés par les délarations de leurs proches et du corps médical, surtout lorsque ce dernier évoquait un débrancement total de l'assistance médicale et parfois le "légume" totalement désespéré arrivait à faire un signe comme pour cette personne qui a pu secréter une larme détectée par l'entourage !). Il est aussi possible qu'à travers les yeux ouverts le "légume médical" perçoit des images ! mais sans pouvoir réagir ni communiquer.

Ainsi, du fait du maintien en vie des cellules corporelles, des organes et même du cerveau (le principal et les secondaires locaux tels le nerf vague) mais avec un niveau d'émissions d'ondes très réduit, les exhumations des souvenirs de toute une vie et les transferts et échanges d'informations avec le milieu extérieur restent plus que vraisemblables. C'est une voie partielle d'explications de certains phénomènes au cours des EMI et autres singularités "surnaturelles". Le fonds culturel et mémoriel enfoui dans la mémoire profonde peut aussi interagir avec le système de communication cellulaire individuel et/ou centralisé. En outre, aucune personne n'est revenue en vie pour raconter son vécu post mortem, dans le cas où sa mort a atteint le niveau de la décomposition ou putréfaction, niveau dit de la mort cellulaire !

Toutefois, le maintien en vie des cellules d'un corps en mort clinique ne peut expliquer, à ce stade de connaisances, tous les phénomènes décrits par le "revenant ", telles les décorporations avec déplacements du "capteur" des images et des paroles, dans la même pièce ou dans une autre après avoir traversé des murs. Les "médium" entre les vivants, les morts et l'au-delà ont encore un grand et bel avenir.


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10 réactions à cet article    


  • Arogavox 16 novembre 13:20

    « espace-temps » ... 

    (« La culture inca ne distingue pas l’espace et le temps ; l’espace-temps est appelé « pacha », en quechua et en aymara »)


    • Raymond75 16 novembre 13:28

      "aucune personne n’est revenue en vie

      Mais si, mais si : le petit Jésus est mort, ressuscité, et est revenu discuter avec ses apôtres ...

      Et tous les bouddhistes ont au moins sept vies !

      Allons, allons


      • Samson Samson 17 novembre 17:50

        @Raymond75
        « Et tous les bouddhistes ont au moins sept vies ! »
        Ben oui, comme les chats, ...


      • Xenozoid Xenozoid 17 novembre 17:53

        @Samson
        9 pour les chats


      • Jean Keim Jean Keim 17 novembre 08:23

        Il reste une chose importante à faire percevoir et donc à percevoir individuellement, loin de l’impact que certains vocables peuvent avoir sur notre esprit...

        Nous vivons d’instant en instant des événements singuliers (étymologiquement uniques), aucun ne se répètera jamais à l’identique, certains disparaissent complètement (ils meurent de leur belle mort) sans laisser de trace, quand d’autres viennent imprégner une mémoire tel un engramme, et ainsi la pensée dans son activité routinière peut les récupérer et les ré-utiliser à sa convenance, parfois au point de modifier notre chemin de vie, parfois en échafaudant des théories qui vont faire le tour du monde ; dans l’exemple d’EMI, cet événement, incompréhensible pour notre pensée car pas dans l’une de nos mémoires, devra néanmoins trouver une explication et celle qui colle bien, comme l’acronyme le suggère – Expérience de Mort Imminente –, permet de transformer le phénomène en une expérience bien cataloguée, donc acceptable et re-mémorable, sans cela l’esprit et donc la pensée ne peuvent pas s’en emparer.

        La façon dont le processus de la pensée fonctionne est bien adapté aux aspects pratiques de la vie, ainsi je mémorise le chemin qui me permet d’aller acheter mon pain chaque jour, mais en dehors du concret qu’e’n est-il de sa pertinence ?


        • Saint Rata de l'himalaya Saint Rata de l’himalaya 17 novembre 09:46

          @Jean Keim
          "Nous vivons d’instant en instant des événements singuliers (étymologiquement uniques), aucun ne se répètera jamais à l’identique

          ."
          -
          et jamais au même endroit.
          Nous sommes entrainés par le soleil dans un vortex qui se déplace dans une galaxie en mouvement dans l’univers.
          -
          petite visualisation du vortex
          https://www.youtube.com/watch?time_continue=185&v=0jHsq36_NTU
           smiley


        • Jean Keim Jean Keim 17 novembre 12:52

          @Saint Rata de l’himalaya

          Oui sans aucun doute l’espace-temps évolue sans cesse.


        • Saint Rata de l'himalaya Saint Rata de l’himalaya 17 novembre 09:58
          vidéo :voyage au confins de la conscience (2017) le livre est excellent .

          https://www.youtube.com/watch?v=e59AhkQH7EM


          Témoignages de personnes revenues… de la mort

          https://www.inrees.com/articles/Temoignages-de-personnes-revenues-de-la-mort/

          .

          à lire :Stanislav Groff : concernant le sujet

          L’ultime voyage : La conscience et le mystère de la mort.

          Au-delà de l’histoire personnelle et des thèmes archétypaux, une psychologie exhaustive doit égalemet traiter des significations fondamentales de la naissance et de la mort. Le docteur Stanislav Grof, renommé pour ses contributions pionnières concernant les aspects psychologiques et spirituels du processus de la naissance, apporte désormais des aperçus précieux, issus de plus de cinquante années de recherches ainsi que de découvertes personnelles, concernant l’expérience de la mort et de son processus. L’Ultime Voyage décrit les rituels anciens et aborigènes ainsi que les pratiques spirituelles qui nous aident à comprendre l’expérience de la mort, qui la facilitent et qui nous aident à l’accepter comme formant partie intégrante de la vie. Ce livre résume également les études modernes qui jettent une nouvelle lumière sur la diversité des phénomènes liés à la mort et à son processus. Il traite en effet de la mort et la renaissance psychospirituelles, des expériences de mort imminente ainsi que de la nouvelle cartographie de la psyché, cartographie bien plus élaborée résultant des cinquante années de recherches de GROF portant sur la thérapie psychédélique, la respiration holotropique et les crises psychospirituelles spontanées.

          .

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislav_Grof


          • Samson Samson 17 novembre 15:56

            « Les religions prétendent »relier« .... Leur monde »bien réel« à leurs yeux couvre une ÉTERNITÉ (d’avant la naissance à la Vie après la mort) sans la moindre prise en compte du facteur »TEMPS« . »

            Mais d’où donc sortez-vous ou arrivez-vous à déduire pareilles sottises ???

            Du calendrier liturgique luni-solaire ou, pour plus de sobriété, des cycles mayas ou encore des yugas hindouistes conceptualisant des intervalles de temps s’échelonnant - excusez du peu - des périodes inférieures au cycle électronique jusqu’à des cycles plus vastes que l’histoire de l’univers depuis le big-bang ???

            Si - ce qui est déjà éminemment discutable dans la formulation, mais passons ! - « les religions prétendent »relier« les humains entr’eux dans ce monde matériel et dans le monde spirituel de l’äme et des dieux ... », c’est bien en étudiant les cycles du temps pour effectuer en lieu et temps opportun les rituels d’invocation et de « connexion » appropriés.

            Un des fondements anthropologiques fondamentaux de discernement entre tradition et modernité réside précisément dans leurs approches du temps, envisagé comme cyclique par toute pensée traditionnelle, mais comme linéaire par la modernité.

            Quant à chercher à concilier pensée traditionnelle et modernité, n’y songez pas !
            Soit on croit, soit pas ! Voyez le pari de Pascal : la rationalité n’est d’aucune utilité pour trancher de l’existence ou non de Dieu ou de toute forme de transcendance : c’est affaire de foi, ou pas, et dans les deux cas de conviction intime ! Et défiez-vous tant de la démonstration de l’existence de Dieu que de celle prouvant son inanité, elles sont le fait de charlatans et relèvent toutes deux de l’escroquerie intellectuelle.
            Suivant l’expérience personnelle et intime de chacun, les deux points de vue peuvent en toute honnêteté et sincérité être adoptés et s’avèrent tout aussi éminemment respectables, mais n’en restent pas moins rigoureusement inconciliables, quand l’un envisage le « hasard » où l’autre questionne un « destin ».

            En vous présentant mes très respectueuses salutations ! smiley


            • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 12:40

              Heureusement dans l’au delà appelé Bardo il n’y a plus de religion ,plus de politique , plus de violence , plus de pollution ni de taxe carbone et ton ancien patron ou président n’a plus rancune emprise sur toi , on travaille sur sa prochaine réincarnation .....

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Auteur de l'article

hugo BOTOPO


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