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Accueil du site > Actualités > Religions > Les 130 ans de l’encyclique « Au milieu des sollicitudes » : le (...)

Les 130 ans de l’encyclique « Au milieu des sollicitudes » : le ralliement des catholiques français à la République

« Lors donc que, dans une société, il existe un pouvoir constitué et mis à l’œuvre, l’intérêt commun se trouve lié à ce pouvoir, et l’on doit, pour cette raison, l’accepter tel qu’il est. C’est pour ces motifs et dans ce sens que nous avons dit aux catholiques français : Acceptez la République, c’est-à-dire le pouvoir constitué et existant parmi vous ; respectez-la ; soyez-lui soumis comme représentant le pouvoir venu de Dieu. » (Léon XIII, le 3 mai 1892).

Le pape Léon XIII, l’un des papes les plus longs et l’un des plus "progressistes", dans le sens "moderne", aussi l’un des plus intellectuels (on en a connu d’autres aussi intellectuels plus tard), a rédigé beaucoup d’encycliques en plus de vingt-cinq ans de pontificat, quatre-vingt-six ! De plus, il les rédigeait lui-même, avec son style logique, déductif, alerte, alors que d’habitude, la rédaction d’un tel texte est souvent un travail collectif. Il a en particulier publié il y a exactement cent trente ans, le 16 février 1892, l’encyclique "Au milieu des sollicitudes". Le titre des encycliques reprend les premiers mots de l’encyclique. Et contrairement à d’habitude, le pape l’a rédigé en français et pas en latin, parce qu’il s’adressait spécifiquement aux catholiques français.

Vingt ans après Thiers, Léon XIII avait compris l’intérêt de la République dans une Europe principalement monarchique. Dès lors que la République était dirigée par des gouvernements modérés, il valait mieux accepter ce régime et jouer le jeu de la démocratie car ce jeu serait gagnant : en effet, la France a connu un renouveau catholique au XIXe siècle au point que la France, Fille aînée de l’Église, rayonnait de sa présence dans le monde avec les nombreuses missions catholiques. La France rurale, la majeure partie de la population, était profondément catholique et le jeu démocratique ne pouvait qu’apporter des majorités "raisonnables" qui pouvaient faire contrepoids à l’anticléricalisme très courant dans la classe politique (chez les radicaux en particulier).

C’était une intuition très profonde de Léon XIII qui pouvait d’ailleurs faire évoluer l’Église vers la laïcité, même si le pape refusait encore de renoncer au pouvoir temporel et contestait toute séparation de l’État et de l’Église (voir plus loin). Et c’était révolutionnaire car la plupart des "leaders d’opinion catholiques" étaient légitimistes donc antirépublicains. Le pape se mêlait d’institutions et de politique, ce qui était assez éloigné de la foi et de la morale, et sur le plan politique, il a été peu servi puisque l’anticléricalisme a au contraire redoublé après sa mort, dans les vingt premières années du XXe siècle, allant jusqu’à l’adoption de la loi du 9 décembre 1905 de séparation de l’Église et de l’État, et à l’application très restrictive et anticatholique de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association par le gouvernement anticlérical du radical Émile Combes.

Avant de rédiger et de publier l’une de ses plus grandes encycliques ("Au milieu des sollicitudes"), Léon XIII a cherché d’abord à sonder et à introduire cette idée dans l’épiscopat français, très antirépublicain. Ainsi, le 12 novembre 1890, le cardinal Charles Lavigerie, ancien évêque de Nancy-Toul et archevêque d’Alger et de Carthage (primat d’Afrique), a invité chez lui tous les officiers supérieurs de la flotte française en Méditerranée et a levé un toast devant leur commandant en déclarant sa foi en la République « quand la volonté d’un peuple s’est nettement affirmée, que la forme d’un gouvernement n’a rien de contraire, comme le proclamait dernièrement Léon XIII, aux principes qui peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées (…) ». Cette déclaration fut appelée le "toast d’Alger" et l’épiscopat français fut partagé par cette vision du pape qui a ensuite "enfoncé le clou".

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Fort de ces premiers pas, Léon XIII a sorti son encyclique un an plus tard, qui s’adressait « à nos vénérables frères les archevêques, évêques, au clergé et à tous les catholiques de France ».

Dans son introduction, le pape évoquait le "complot" de l’anticléricalisme : « En pénétrant à fond (…) la portée du vaste complot que certains hommes ont formé d’anéantir en France le christianisme, et l’animosité qu’ils mettent à poursuivre la réalisation de leur dessein, foulant aux pieds les plus élémentaires notions de liberté et de justice pour le sentiment de la majorité de la nation, et de respect pour les droits aliénables de l’Église catholique, comment ne serions-nous pas saisi d’une vive douleur ? ». Il est remarquable que le dernier roman de Michel Houellebecq reprît ce verbe "anéantir" pour titre.

Parallèlement à ce "complot", le pape constatait un réel renouveau catholique : « À plusieurs reprises, mus par un profond sentiment de religion et de vrai patriotisme, les représentants de toutes les classes sociales sont accourus, de France jusqu’à nous, heureux de subvenir aux nécessités incessantes de l’Église, désireux de nous demander lumière et conseil (…). ». Ce qui marquait la grande importance du Vatican et son influence sur le comportement électoral des catholiques français.

D’où le sens de l’encyclique : « Nous croyons opportun, nécessaire même, d’élever de nouveau la voix, pour exhorter plus instamment, nous ne dirons pas seulement les catholiques, mais tous les Français honnêtes et sensés, à repousser loin d’eux tout germe de dissentiments politiques, afin de consacrer uniquement leurs forces à la pacification de leur patrie. ». Après un court raisonnement, le pape en arrivait à ceci : « Tous les citoyens sont tenus de s’allier pour maintenir dans la nation le sentiment religieux vrai, et pour le défendre au besoin, si jamais une école athée (…) s’efforçait de chasser Dieu de la société, sûre par là d’anéantir le sens moral au fond même de la conscience humaine. ».

Le pape rappelait une calomnie : « Il nous faut signaler une calomnie astucieusement répandue, pour accréditer contre les catholiques et contre le Saint-Siège lui-même des imputations odieuses. On prétend que l’entente et la vigueur d’action inculquées aux catholiques pour la défense de leur foi ont, comme secret mobile, bien moins la sauvegarde des intérêts religieux que l’ambition de ménager à l’Église une domination politique sur l’État. Vraiment, c’est ressusciter une calomnie bien ancienne, puisque son invention appartient aux premiers ennemis du christianisme. (…) Ce furent ces calomnies menaçantes qui arrachèrent à Pilate la sentence de mort contre celui qu’à plusieurs reprises il avait déclaré innocent. ».

Revenant sur les institutions, l’auteur ne précisait aucune préférence particulière : « Chacun avec sa forme distinctive : empires, monarchies, républiques (…) ; on peut affirmer (…), en toute vérité, que chacune d’elles est bonne, pourvu qu’elle sache marcher droit à sa fin, c’est-à-dire le bien commun, pour lequel l’autorité sociale est constituée (…). Dans cet ordre d’idées spéculatif, les catholiques, comme tout citoyen, ont pleine liberté de préférer une forme de gouvernement à l’autre, précisément en vertu de ce qu’aucune de ces formes sociales ne s’oppose, par elle-même, aux données de la saine raison, ni aux maximes de la doctrine chrétienne. ».

Une fois cette base écrite, le pape énumérait un certain nombre de principes, comme l’évident légalisme (on voit aujourd’hui à quel point cette phrase est importante dans un contexte très différent, elle a cent trente ans) : « Inutile de rappeler que tous les individus sont tenus d’accepter ces gouvernements et de rien tenter pour les renverser ou pour en changer la forme. ». En revanche, ces formes de gouvernement peuvent varier au cours du temps : « Quant aux sociétés purement humaines, c’est un fait gravé cent fois dans l’histoire, que le temps, ce grand transformateur de tout ici-bas, opère dans leurs institutions politiques de profonds changements. (…) Ils succèdent parfois à des crises violentes, trop souvent sanglantes (…). Dès lors, une nécessité sociale s’impose à la nation ; elle doit sans retard pourvoir à elle-même. ».

Par cette "nécessité sociale", le pape en arrivait ainsi à cette déduction : « Par là s’explique d’elle-même la sagesse de l’Église dans le maintien de ses relations avec les nombreux gouvernements qui se sont succédé en France, en moins d’un siècle, et jamais sans produire des secousses violentes et profondes. Une telle attitude est la plus sûre et la plus salutaire ligne de conduite pour tous les Français, dans leurs relations civiles avec la république, qui est le gouvernement actuel de leur nation. ».

À ceux qui considéraient que la république (la Troisième) était animée de sentiments trop antichrétiens pour l’accepter, Léon XIII leur affirmait la différence entre le cadre institutionnel et la législation en vigueur (du reste, on retrouve souvent cette confusion dans les institutions européennes) : « La législation diffère à tel point des pouvoirs politiques et de leur forme, que, sous le régime dont la forme est la plus excellente, la législation peut être détestable ; tandis qu’à l’opposé, sous le régime dont la forme est la plus imparfaite, peut se rencontrer une excellente législation. (…) En pratique, la qualité des lois dépend plus de la qualité des hommes que de la forme du pouvoir. Ces lois seront donc bonnes ou mauvaises, selon que les législateurs auront l’esprit imbu de bons ou de mauvais principes et se laisseront diriger, pour par la prudence politique, ou par la passion. ». Le pape se transformait en analyste chevronnée de la vie politique française, et cette analyse est toujours d’actualité : il ne sert à rien de changer les institutions, ce sont les acteurs politiques qu’il faut changer lorsque le pays est en crise.

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L’encyclique se termine sur le Concordat (à l’époque, il était encore en vigueur) qui serait affaire du Vatican plus que des catholiques français, et sur la séparation : « Vouloir que l’État se sépare de l’Église, ce serait vouloir, par une conséquence logique, que l’Église fût réduite à la liberté de vivre selon le droit commun à tous les citoyens. (…) Les catholiques peuvent d’autant moins préconiser la séparation qu’ils connaissent mieux les intentions des ennemis qui la désirent. (…) Pour tout dire, en un mot, l’idéal de ces hommes serait le retour au paganisme : l’État ne reconnaît l’Église qu’au jour où il lui plaît de la persécuter. ». Cette phrase est même un brin polémiste !

En d’autres termes, le pape Léon XIII a concédé par réalisme politique la république aux catholiques français, à charge pour eux de voter "en honnêtes gens", c’est-à-dire en protégeant l’Église catholique face à ceux qui font de leur programme politique un anticléricalisme viscéral. Cet appel au ralliement a été conforté, dans sa préparation, par les élections législatives du 6 octobre 1889 qui a permis l’émergence d’une majorité conservatrice républicaine, ainsi que par la vague boulangiste, le général Georges Boulanger a même prononcé un discours qui encourageait les catholiques à rallier la république, le 14 mars 1889 à Tours.

L’appel du pape a été accueilli favorablement par plusieurs députés catholiques, le plus connu est Albert de Mun, qui créèrent un mouvement qui a vu les prémices de la démocratie chrétienne (dont le MRP fut l’héritier de la Résistance, puis Jean Lecanuet, Pierre Méhaignerie et François Bayrou).

Dans sa lettre aux six cardinaux français publiée le 3 mai 1892 sous le titre "Notre consolation", le pape Léon XIII est revenu sur son encyclique en ces termes : « Cette idée-mère qui domine toute notre encyclique n’a pas échappé aux ennemis de la religion catholique. Nous pourrions dire qu’ils ont été les plus clairvoyants à en saisir le sens, à en mesurer la portée pratique. Aussi, depuis ladite encyclique, vraie messagère de paix pour tout homme de bonne volonté, qu’on en considère le fond ou la forme, ces hommes de partis ont redoublé d’acharnement impie. (…) On a vu clairement où veulent aboutir les organisateurs de ce vaste complot, comme nous l’appelions dans notre encyclique, formé pour anéantir en France le christianisme. ».

Après avoir appelé sans ambiguïté les catholiques à accepter la république, Léon XIII a laissé entendre que Dieu laissait une certaine liberté aux hommes (ce qu’on appellerait le principe de subsidiarité chez les Européens) : « Si le pouvoir politique est toujours de Dieu, il ne s’ensuit pas que la désignation divine affecte toujours et immédiatement les modes de transmission de ce pouvoir, ni les formes contingentes qu’il revêt, ni les personnes qui en sont le sujet. La variété même de ces modes dans les diverses nations montre à l’évidence le caractère humain de leur origine. (…) Le critérium suprême du bien commun et de la tranquillité publique impose l’acceptation de ces nouveaux gouvernements établis en fait (…). L’honneur et la conscience réclament, en tout état de choses, une subordination sincère aux gouvernement constitués ; il la faut au nom de ce droit souverain, indiscutable, inaliénable, qui s’appelle la raison du bien social. ».

Le mouvement n’a pas été unanime et les courants politiques catholiques ont divergé entre un monarchisme catholique à la Charles Maurras (qui s’est complètement disqualifié à la dernière guerre et qui peut-être essaie de se reconstituer avec Sens commun) et une démocratie chrétienne qui n’a jamais osé dire son nom, préférant adopter la valeur républicaine de la laïcité, combattue par les parlementaires catholiques à l’époque de la discussion de la loi de 1905 mais largement soutenue par eux depuis une cinquantaine d’années.

Léon XIII, comme on l’a vu, rédigeait dans un style direct, précis, incisive et très politique. Et ce qu’il demandait, c’était d’accepter l’idée que le pouvoir procédât du peuple et pas de Dieu, les deux étant finalement l’un et l’autre, le peuple étant le bras de Dieu (vox populi, vox dei, dit le dicton). En ce sens, ce pape intellectuel était un grand révolutionnaire qui a profondément modifié la structure politique de la France du XXe siècle. Bien plus révolutionnaire que Marx, Nietzsche et Freud


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 février 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le ralliement des catholiques français à la République.
La lettre de Léon XIII : "Notre consolation" du 3 mai 1892.
L’encyclique "Au milieu des sollicitudes" du 16 février 1892.
Marc Sangnier.
Charles Péguy.
Étienne Borne.
François De Gaulle.
La solidarité universelle du pape François.
Desmond Tutu.
Jesse Jackson.
L’attentat de la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020.
Jacques Hamel, martyr de la République autant que de l’Église.
Abus sexuels : l’Église reconnaît sa responsabilité institutionnelle.
Rerum Novarum.
L’encyclique "Rerum Novarum" du 15 mai 1891.
La Vierge de Fatima.
L’attentat contre le pape Jean-Paul II.
Pierre Teilhard de Chardin.
L’Église de Benoît XVI.
Michael Lonsdale.
Pourquoi m’as-tu abandonné ?

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14 réactions à cet article    



    • Séraphin Lampion Kaa 16 février 10:35

      @sophie

       


    • rogal 16 février 10:36

      @sophie
       


    • rogal 16 février 10:36

      @Kaa
       


    • Yann Esteveny 16 février 10:31

      Message à tous,

      Soit vous servez l’Église fondée par Notre Seigneur Jésus Christ, soit vous servez la Franc-maçonnerie et la Contre-Église.

      Un catholique français sait auprès de qui il faut se rallier.


      • Lynwec 16 février 12:51

        @Yann Esteveny

        Visiblement, l’infiltration sataniste aux plus hauts échelons de l’Eglise Catholique ne date pas d’hier.
        Mais la conception même de celle-ci étant fondée sur la domination, ça n’a rien de surprenant.
        « Soyez soumis... » disait-il ... A quoi ? A qui ? A ceux qui prétendent représenter Dieu et véhiculent l’idée que ce serait un Dieu tortionnaire, promettant les pires châtiments à ceux qui ne se soumettent pas ?
        Chacun est apte à prendre ses propres décisions indépendamment d’une carotte ou d’un bâton, ou devrait l’être.


      • Yann Esteveny 16 février 14:17

        Message à avatar Lynwec,

        Je vous assure qu’il n’est pas nécessaire de débiter la propagande caricaturale franc-maçonne du niveau Charlie-Hebdo sur la religion, le christianisme ou l’Église. Elle est assez largement diffusée et partagée en France.

        Je vous cite : « Chacun est apte à prendre ses propres décisions indépendamment d’une carotte ou d’un bâton, ou devrait l’être. »

        Malheureusement, comme vous ne pouvez l’ignorer, et à mon grand regret, la décision de se faire injecter des produits expérimentaux a majoritairement été prise chez chacun avec comme critère la carotte des loisirs et le bâton de perdre son travail. Un peuple chrétien n’aurait jamais toléré cela.

        Respectueusement


      • Clocel Clocel 16 février 11:02

        Ralliement à la synagogue et à ses avatars, une vieille histoire qui commence avec l’assassinat du Christ.


        • Yann Esteveny 16 février 11:15

          Message à avatar Clocel,

          Une vieille histoire qui commence avec l’assassinat du Christ et

          un peuple qui choisit Barabbas. Deux mille ans plus tard, c’est un nouveau criminel que le peuple va encore se choisir en France. Le reflet de l’âme d’un peuple se distingue par ceux ou celui qu’ils choisissent comme élu.

          Respectueusement


        • Taverne Taverne 16 février 15:34

          A quand l’encyclique en six clics ?

          Parce que j’aime bien le vélo, moi...


          • Séraphin Lampion Kaa 16 février 17:42

            @Taverne

            Quand on rouvrira les claques.


          • ETTORE ETTORE 16 février 18:00

            Tiens, voila que Rakototatanobis, s’occupe avec les bulles du Pape !

            Vous avez de la vaseline en reste dans votre eau savonneuse . ?

            Toujours rien, du côté chenil LaRMR2 ?

            Quel suspens, quand même , cette apparition MACRONALE miraculeuse, qui devrait arriver, mais qui n’as pas encore trouvé la prise de courant populaire, pour s’éclairer !

            Je comprend que vous coinciez la bulle, Rakototatanobis.

            C’est insupportable, cette attente à genoux, je vous le concède !


            • Jonas Jonas 16 février 22:32

              « Acceptez la République, c’est-à-dire le pouvoir constitué et existant parmi vous ; respectez-la ; soyez-lui soumis comme représentant le pouvoir venu de Dieu. »

              C’est une trahison. Les catholiques n’ont pas à se rallier à un quelconque gouvernement en particulier, sauf s’il est de droit divin.

              On peut obéir aux lois de la république tant qu’elles ne contreviennent pas aux lois de Dieu, mais en aucun cas, se soumettre à un régime athée.

              « Le monde ne peut vous haïr ; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses oeuvres sont mauvaises. »
              Jean 7:7

              La civilisation européenne a été pendant 15 siècles sous la loi de Dieu, les Évangiles de Christ Jésus, la Vérité, la Justice, l’Humilité, la Charité. C’est grâce à elle qu’elle a prospéré.

              La république maçonnique a remplacé les tables de lois de Moïse par la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, surplombée non du Christ Jésus, mais de l’oeil maçonnique et de son pire détracteur, le serpent enroulé, Satan, qui a entraîné la chute de l’homme en trompant Adam et Eve, leur faisant mensongèrement miroiter le rêve de remplacer Dieu.

              L’homme prend la place de Dieu pour ne plus subir son autorité morale.

              Comme le pensait Dostoïevski, « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ».

              Comme il n’y a plus de Vérité révélée éternelle, les lois humaines seules de la république maçonnique et du Serpent sont à même de décider de ce qui est bien ou mal, au gré des courants et des modes, de la propagande et de la subversion :

              — l’avortement de masse à l’échelle industrielle

              — l’obligation vaccinale

              — discriminer les personnes selon leur statut vaccinal

              — sols sous perfusion aux pesticides dont on a ôté toute trace de vie

              — nourriture transformée et contaminée (arômes artificiels, émulsifiants, colorants, édulcorants, épaississants, gélifiants, exhausteurs de goût, conservateurs, polyphosphates,...)

              — pollution des nappes phréatiques, destruction des paysages naturels et des océans par la mise en place de parcs éoliens sous la bénédiction des écologistes (des millions de tonnes de béton injectés dans les sols et les fonds sous-marins détruisent des écosystèmes par milliers)

              etc...

              Il est évident qu’à partir du moment où les lois humaines des gouvernements (dénonciation des juifs dans les années 1940, avortements de masse, vaccination obligatoire avec un produit expérimental ayant fait des milliers de morts, etc...) sont contraire à la Vérité des Évangiles, elles doivent être combattues.


              • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 19 février 10:41
                Voici la prophétie de Daniel 7 :24-26 qu’il faut faire connaître et qui va leur foutre la trouille  : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume (Les 10 mandats de la 5è République). Un autre s’élèvera après eux (Macron), il sera différent des premiers (Election très contestable), et il abaissera trois rois (les trois rois de droite encore vivants : Giscard, Chirac, Sarko). Il prononcera des paroles contre le Très Haut (exemple : le blasphème n’existe pas), il opprimera les saints du Très Haut (toutes les lois anti-famille et liberticides, plus d’école à la maison, plus de choix éducatif), et il espérera changer les temps et la loi (toutes les lois liberticides prétextées par le covid) ; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps (ceux qui sont fidèles à Dieu doivent s’inscrire pour assister aux cultes).

                Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais. (Daniel 7 :24-26)

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