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Accueil du site > Actualités > Religions > Les 95 ans du pape émérite Benoît XVI
#91 des Tendances

Les 95 ans du pape émérite Benoît XVI

« Être chrétien me donne la connaissance, bien plus, l’amitié avec le juge de ma vie et me permet de traverser avec confiance la porte obscure de la mort. » (Benoît XVI, lettre du 8 février 2022).

Ce samedi 16 avril 2022, le pape émérite Benoît XVI fête son 95e anniversaire, ce qui est inédit pour un pape ou un ancien pape. Il semble même aller mieux par rapport à il y a un an et demi quand son état de santé avait beaucoup inquiété les fidèles. À l’époque, celui qui s’appelait d’abord Joseph Ratzinger venait de perdre son grand frère Georg (qu’il avait rencontré une ultime fois lors de son unique voyage postpapal en juin 2002 à Ratisbonne) et avait eu des pépins de santé.

Aujourd’hui, il semble bien aller, au point que le philosophe Jean-Luc Marion, qui l’a rencontré le 13 novembre 2021 en tant que lauréat 2020 du Prix Ratzinger, a affirmé : « Benoît XVI est aussi physiquement fatigué qu’intellectuellement alerte. ». Jean-Luc Marion a été élu à l’Académie française au fauteuil de Mgr Jean-Marie Lustiger et le Prix Ratzinger, attribué par la Fondation Joseph-Ratzinger depuis 2011, représente une sorte de prix Nobel de théologie.

Plus généralement, Benoît XVI a encore la force de recevoir des visiteurs, et en particulier, le premier d’entre eux, son successeur, le pape François qui est venu le voir le mercredi 13 avril 2022 pour souhaiter les bons vœux à l’occasion de l’anniversaire de ce « grand-père plein de sagesse ». L’emploi du temps de Benoît XVI est assez ordinaire selon son secrétaire particulier Mgr Georg Gänswein dans une interview le 7 avril 2022, il assiste à la messe à 7 heures 30, puis écoute la musique et il fait une promenade quotidienne dans les jardins du Vatican.

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Néanmoins, sa retraite est loin d’être sereine. Certes, la sérénité à l’approche de la mort est certainement là, comme il l’a affirmé le 8 février 2022, lui qui a médité sur le sujet depuis si longtemps, mais l’ancien archevêque de Munich et Freising du 28 mars 1977 au 15 février 1982 doit faire face à une contestation d’une partie de l’Église d’Allemagne.

En effet, à la suite du rapport Sauvé en France, un rapport a été publié le 20 janvier 2022 sur des négligences commises comme évêque sur des affaires d’abus sexuels de certains prêtres de son diocèse. Pourtant, Benoît XVI, tant comme président de la Congrégation pour la doctrine de la foi que comme pape, a toujours été très ferme sur ce sujet. Le rapport a été commandé par le diocèse à un cabinet d’avocats munichois et est le résultat de deux ans de travail, sur les abus sexuels à Munich depuis la dernière guerre. 220 pages sur 1 893 pages interrogent directement la gestion de Joseph Ratzinger en tant qu’archevêque sur cinq affaires particulières : quatre d’entre elles ont reçu une "évaluation normale" tandis qu’une dernière a fait l’objet d’une étude approfondie. Le pape émérite a lui-même apporté son propre témoignage dans une lettre du 14 décembre 2021. Le rapport remet en cause sa gestion dans quatre des cinq affaires.

Le rapport lui reproche notamment d’avoir muté dans son diocèse à une fonction comportant une proximité avec des enfants un prêtre qui avait été condamné plusieurs années auparavant pour tentative d’abus et insultes à caractère sexuel. Ce prêtre a été par la suite condamné pour abus sexuel et exhibitionnisme à une peine de prison avec sursis et dégagé de toute responsabilité d’enseignement. Benoît XVI a affirmé qu’il n’avait pas eu connaissance de la précédente condamnation quand il l’avait nommé, tandis que les auteurs du rapport ont considéré que si, il avait été averti par son vicaire, et ont regretté l’absence de mesures préventives. D’autres cas décrits dans le rapport mettent aussi en cause l’absence de mesures pour des prêtres dont les agissements étaient connus, entre autres par une coupure de journal retrouvée dans les archives de l’archevêché.

Toutefois, le rapport est assez peu rigoureux, d’un côté, Benoît XVI, qui se dit se souvenir très bien de cette période, a nié avoir connu les antécédents de ces prêtres déviants alors que les auteurs pensent au contraire, dénonçant « l’ignorance systématiquement revendiquée », qu’il les connaissait selon un faisceau d’indices et d’archives qui ne forment pourtant pas une preuve vraiment factuelle.

Ces remises en cause peuvent être considérées comme très injustes pour Joseph Ratzinger qui, justement, comme pape, a créé un processus de tolérance zéro contre tous les prêtres coupables d’abus sexuels. Il a été de loin en avance sur son temps pour en finir avec le laxisme ambiant dans les décennies antérieures. C’est lui qui a eu le courage de mettre cette question sur le devant des responsabilités du Vatican. Il a lui-même expliqué en 2016 (dans "Dernières conversations" chez Fayard) sa contribution : « Quand l’affaire a commencé, le droit pénal provenant du code de droit canonique ne prévoyait que la suspension. C’était insuffisant, les individus restaient prêtres. Nous avons pris la décision avec les évêques américains : pour que la sanction apparaisse clairement, il fallait qu’il quitte l’état clérical, qu’il soit révoqué. (…). J’ai œuvré pour l’amendement du droit pénal, à l’origine laxiste, en m’efforçant à augmenter la protection des victimes et à accélérer les procédures qui s’éternisaient. (…) Si on sanctionne au bout de dix ans, c’est vraiment trop tard. ».

Pour beaucoup de défenseurs de Benoît XVI, ce rapport est le résultat d’un acte de malveillance provenant d’un courant plus libéral de l’Église d’Allemagne qui s’est toujours opposé aux travaux théologiques de Joseph Ratzinger. Le 8 février 2022, Benoît XVI a réagi au rapport en démentant d’avoir menti et confirmant ses témoignages, mais il a exprimé néanmoins sa "profonde honte", son "profond chagrin" et sa "sincère demande de pardon".

Le 95e anniversaire de Benoît XVI a lieu le Samedi Saint et cela s’était passé aussi ainsi le jour de sa naissance (Pâques 1927 a eu lieu le 17 avril). Pour ses parents, une naissance à un tel moment était une grâce et une providence et l’enfant l’a ressenti très vite comme tel : « Ce jour, où le Christ est mystérieusement caché et en même temps présent, est devenu un programme pour ma vie. ». C’est un encouragement à vivre, une certitude que malgré tout, il y a de la lumière et que cela vaut la peine de continuer à vivre. Benoît XVI a écrit beaucoup de textes sur le Samedi Saint.

Quant à la Bavière, elle a toujours été sa région de cœur. Lors de son dernier anniversaire en tant que pape, le 16 janvier 2012, Benoît XVI a reçu une délégation bavaroise, en particulier le cardinal archevêque et le ministre-président, qui ont fêté son 85e anniversaire. Ému, le futur pape émérite leur a répondu : « Je tiens à vous remercier de tout cœur, monsieur le ministre-président, pour vos paroles : vous avez fait parler le cœur de la Bavière, un cœur chrétien, catholique, et ce faisant, vous m’avez ému, vous avez reporté dans le présent tout ce qui a été important dans ma vie. Je désire vous remercier tout autant, monsieur le cardinal, pour vos paroles courtoises, en tant que pasteur de mon diocèse d’origine et auquel j’appartiens comme prêtre, dans lequel j’ai grandi et auquel j’appartiens toujours au fond de moi, en rappelant dans le même temps l’aspect chrétien, notre foi et sa beauté et sa grandeur. ».

À cette veille de Pâques, la foi en l’espérance est essentielle. Dans sa lettre encyclique "Spe salvi" (spe salvi facti sumus = nous avons été sauvés dans l’espérance), publiée le 30 novembre 2007, Benoît XVI écrivait ceci : « Nous avons besoin des espérances, des plus petites ou des plus grandes, qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin. Mais sans la grande espérance, qui doit dépasser tout le reste, elles ne suffisent pas. Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l’univers et qui peut nous proposer de nous donner ce que seuls, nous ne pouvons pas atteindre. (…) Seul son amour nous donne la possibilité de persévérer avec sobriété, jour après jour, sans perdre l’élan de l’espérance, dans un monde qui, par nature, est imparfait. Et, en même temps, son amour est pour nous la garantie qu’existe ce que nous pressentons vaguement et que, cependant, nous attendons au plus profond de nous-mêmes : la vie qui est "vraiment" vie. ».

Que ce 95e anniversaire soit l’occasion pour Benoît XVI de continuer à nourrir cette grande et belle espérance…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 avril 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Les 95 ans du pape émérite Benoît XVI.
Le ralliement des catholiques français à la République.
La lettre de Léon XIII : "Notre consolation" du 3 mai 1892.
L’encyclique "Au milieu des sollicitudes" du 16 février 1892.
Marc Sangnier.
Charles Péguy.
Étienne Borne.
François De Gaulle.
La solidarité universelle du pape François.
Desmond Tutu.
Jesse Jackson.
L’attentat de la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020.
Jacques Hamel, martyr de la République autant que de l’Église.
Abus sexuels : l’Église reconnaît sa responsabilité institutionnelle.
Rerum Novarum.
L’encyclique "Rerum Novarum" du 15 mai 1891.
La Vierge de Fatima.
L’attentat contre le pape Jean-Paul II.
Pierre Teilhard de Chardin.
L’Église de Benoît XVI.
Michael Lonsdale.
Pourquoi m’as-tu abandonné ?

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29 réactions à cet article    




    • njama njama 17 avril 17:35

      @adeline
       j’en reste aussi sans voix...




        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 avril 17:55

          ┌П┐(◉_◉)┌П┐


          • 6russe2sioux CYRUS 16 avril 18:18

            que c’ est mignon des islamo-macroniste alié dans la detestation des francais chretien ....


            • Joséphine Joséphine 17 avril 10:40

              @CYRUS

              C’est un anti-pape. Il est pour la submersion totale de l’Europe. 


            • Joséphine Joséphine 17 avril 10:41

              Ah non ! J’ai confondu avec un autre pape ! Lol ! 


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 16 avril 18:42

              Encore une belle occasion ratée ! (sur Agoravox, j’espère que ce n’est pas pareil partout ailleurs).

              Benoît XVI a commis au moins une très grave faute dans sa vie de Cardinal Ratzinger. C’est lui qui, à la demande de Jean-Paul 2, a dirigé l’équipe de rédaction du nouveau catéchisme (que Jean-Paul 2 présenta comme le guide spirituel pour le 21e siècle !)

              Le futur Benoît XVI a donc la principale responsabilité de cette horreur théologique : le nouveau catéchisme réaffirme, un fois de plus, que l’Ancien Testament, avec toutes ses parties, exprime bien l’authentique Parole de Dieu.

              Une fois de plus, donc, l’église catholique réaffirme, à son plus haut niveau, que les appels « de Dieu » à massacrer massivement - appels contenus dans le Livre de Josué mais pas seulement - sont bien des appels du Dieu des chrétiens. 


              • Montdragon Montdragon 16 avril 19:24

                @Pierre Régnier
                En effet, c’était l’occasion d’affirmer la primauté de l’Évangile sur le reste, en le considérant comme un corpus traditionnel mais non référent.
                Ce qui fait le bonheur des courants jeovah et évangéliques chez les très très nombreux aux QI légers..à croire que Rome touche du pognon dans toute ses affaires...mais là je dérape.


              • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 avril 08:10

                @Montdragon

                C’est toujours l’occasion d’affirmer la primauté de l’Évangile et ça, d’ailleurs, l’Église le fait. Mais elle doit cesser de « considérer le reste comme un corpus traditionnel », fut-il « non référent  » car, plus qu’une simple tradition, l’attribution au Dieu des chrétiens d’appels à massacrer est une véritable trahison de Jésus et de son message par ceux qui se considèrent comme ses disciples.

                Jésus a donné sa vie pour tenter de convaincre ses coreligionnaires juifs que Dieu n’a jamais voulu que l’amour, la paix et la solidarité humaine, pas pour qu’ils trouvent une « bonne interprétation » à des massacres qui seraient « de bons massacres » s’ils étaient « bien interprétés".



                • Clocel Clocel 16 avril 19:35

                  Le sous-pape d’échappement... ! OK... Je sors...


                  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 avril 07:34

                    @Clocel

                    Les populations du Cap mettent les echecs en valeur.

                    Je sors aussi ?


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 avril 19:53

                    Papi fait de la résistance ...



                      • Voilà ce qu’aime le macroniste Rako... Français, j’ai pitié de vous...


                        • njama njama 17 avril 17:42

                          Joseph Ratzinger, Préfet pour la Congrégation de le doctrine de la foi (25 novembre 1981 13 mai 2005), grand pourfendeur devant l’Éternel de la « théologie de la libération »...


                          • Pierre Régnier Pierre Régnier 17 avril 19:38

                            @njama

                            Le théologien Joseph Ratzinger, qui n’apprécie guère la théologie de la libération, est tout à fait cohérent et le restera, sur ce point, quand il deviendra cardinal, puis pape.

                            Pour lui (comme pour son successeur au Vatican) la théologie de la libération, dans la commune volonté d’aider les peuples les plus démunis à sortir de leur misère, ressemble trop à la théorie de l’athée Karl Marx. Mais aussi, plus généralement, la réserve exprime bien la primauté accordée par l’Église et par la chrétienté à la « Parole abstraite de Dieu » plutôt qu’à la réalité de l’injustice humaine.

                            Depuis presque 2000 ans les « chrétiens » prétendent pouvoir, en même temps, croire en une « bonne interprétation » des massacres commandés par leur Dieu dans l’Ancien Testament et travailler à détruire cette injustice !

                            Il n’est toujours pas trop tard, pour les chrétiens, de choisir enfin l’amour vrai de l’humanité, mais il leur faut de la lucidité et du courage.


                          • njama njama 17 avril 17:47

                             Benoît XVI, pape, érudit en théologie s’il en est, reconnaissait que l’Évangile de Jean a très probablement deux auteurs, qui n’étaient peut-être pas contemporains de Jésus (?)...

                            Il est très peu probable que le Jean évangéliste soit l’apôtre Jean, fils de Zébédée, le « disciple bien-aimé »  de Jésus 
                            cf. Attribution du texte

                            L’Église depuis des siècles s’est donc fiée à des écrits de seconde main ayant vraisemblablement deux rédacteurs pour bâtir quelques-uns de ses dogmes et articles de foi ... la Passion, etc...

                            Benoît XVI, comme bien d’autres théologiens, reconnaissent que cet Évangile de Jean n’a pas de dimension historique et concède qu’il se présente comme une œuvre littéraire... avec tout le lyrisme et l’emphase que cela peut comporter.

                            Benoît XVI analyse le caractère Ecclésial du 4e Évangile
                            http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=3107074_paraclet


                            • jacques 17 avril 17:53

                              @njama
                              on ne pourrait l’écrire pour aucun imam


                            • jacques 17 avril 18:09

                              @njama
                              pour Benoit, ce n’est plus un pape mais un papé qui a démissionné


                            • christophe nicolas christophe nicolas 18 avril 13:10

                              Voici le Saint-Pape prophétisé par plus de 100 prophéties millénairesn attendu par tous les Chrétiens, un curé de Rome nommé Évêque par Dieu le 20 juin 1999 ce qui est la définition de Pape :

                              https://www.madredelleucaristia.it/root/fra/vesmar/vesmar.php

                              Voici le complot hourdi dès l’été 1996 par les cardinaux Ratzinger, Ruini et Bertone qui, profitant de la faiblesse physique de JPII, le firent bannir de l’Eglise vers 2002 :

                              https://www.madredelleucaristia.it/root/fra/sto/page/ST_18_10_02.php

                              Voici le vrai troisième secret de Fatima révélé par le Saint Pape début 2007 que le cardinal Ratzinger avait dévoyé en l’an 2000 :

                              https://www.madredelleucaristia.it/root/fra/jou/page/ART_FATIMA_BIS.php

                              Benoît XVI est plus qu’un anti-Pape, il est aux Chrétiens ce que Caïphe est aux Juifs. La véritable Eglise est dans les mystiques entourés de miracles réels pas dans la Franc-maçonnerie ecclésiastique qui fait de la mise en scène symbolique et combat les premiers qui révèlent leur hypocrisie.


                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 avril 15:51

                                aux lecteurs du commentaire de christophe nicolas ci-dessus :

                                Il ne me paraît pas inutile de préciser que la grave responsabilité que j’attribue au théologien cardinal Ratzinger n’a aucun lien avec ce commentaire et avec les publications auxquelles il renvoie.

                                Ce que je cherche à mettre en évidence dans ma propre critique, c’est l’entêtement de l’église catholique à traiter ce qui est pour elle La Parole de Dieu en refusant de faire appel au raisonnement logique libéré de la sacralisation qui, depuis près de 2000 ans, enferme le christianisme dans une folie spirituelle dogmatisée.

                                J’oppose l’honnête approfondissement de la foi « chrétienne » au pouvoir personnel qui, dans l’Église comme ailleurs, domine la réflexion spirituelle.

                                Pierre Régnier


                              • amiaplacidus amiaplacidus 19 avril 11:21

                                Le pape, je m’en moque à un point tel que cela pourrait dépasser ce que je ressens à l’égard des imans, ayatollahs, pasteurs et autres bonzes.

                                Des mecs qui, pour une majorité d’entre eux, ont trouvé moyen d’exploiter les peurs des gens pour bien vivre sans vraiment travailler.


                                • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 avril 13:35

                                  @amiaplacidus

                                  En France, chacun se moque de qui il veut, notamment des responsables religieux à tous les niveaux. Cela se fait depuis que les religions et les religieux existent.

                                  Mais ce qui est déraisonnable, et qui me semble s’être beaucoup aggravé ces dernières décennies, c’est la volonté très largement partagée de ne pas (ne plus) se préoccuper de ce qui conduit des croyants en Dieu à massacrer comme à Charly Hebdo, au Bataclan et en de nombreux autres endroits.

                                  La formation à cette concrète criminalité est dans les textes fondateurs des religions, lesquelles continuent de les déclarer totalement justes et intouchables parce que sacrés.

                                  Il n’est nullement fatal qu’on en reste là.


                                • nono le simplet 19 avril 14:16

                                  @Pierre Régnier
                                  Cela se fait depuis que les religions et les religieux existent.
                                  faudrait raconter ça au chevalier Lefebvre de La Barre , ça le ferait rigoler dans sa tombe ... smiley



                                • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 avril 14:55

                                  @nono le simplet

                                  Vous avez raison, les moqueries ne se faisaient pas sans risques, et il y eut beaucoup de traitements monstrueux des « blasphémateurs ».

                                  Ce sur quoi j’insiste c’est sur la situation actuelle  : il ne faut pas laisser s’installer l’idée que le problème de la violence religieuse est réglé parce que de nombreux politiciens et intellectuels de toutes tendances voient les choses ainsi.

                                  Les musulmans fanatisés qui tuent à Charly Hebdo, au Bataclan et en de nombreux autres endroits le font parce que leur religion leur a enseigné que Dieu leur commande de le faire.

                                  Cet enseignement reste basé sur les textes criminogènes qui ont été sacralisés. C’est cette sacralisation qu’il faut détruire, et exiger des croyants qu’ils rejettent ce qui, dans leurs croyances est une croyance criminogène.

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