• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Religions > Saint Jean-Paul II (1920-2005), le pape de la foi et de la raison

Saint Jean-Paul II (1920-2005), le pape de la foi et de la raison

« Fides et Ratio binae quasi pennae videntur quibus Veritatis ad contemplationem hominis attollitur animus. » [La foi et la Raison sont comme deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la Vérité.] (Jean-Paul II, le 14 septembre 1998).

Saint Jean-Paul II (1920-2005), le pape de la foi et de la raison

Étranges, ces médias qui, certes, sont soumis à une période particulière d’urgence sanitaire, mais qui, à se consacrer à des sujets fondamentaux, préfèrent parler des vacances (de toute façon foutues) des "Français" (ceux qui n’en prennent pas habituellement apprécieront la généralité) ou de l’ouverture de telle ou telle plage sur le littoral atlantique, en oubliant le centenaire de l’une des plus imposantes personnalités de la planète depuis le début du siècle dernier, dont font partie aussi Gandhi, Einstein, peut-être Nelson Mandela… je ne cite que les personnalités "positives" car le XXe sièce a aussi compté son lot de personnalités majeures …mais hélas négativement majeures (ne les citons pas).

Je veux parler ici d’un saint (oui, il est saint maintenant, même si à mon sens, tout le monde est saint au fond de soi-même), un pape, un grand messianique, un grand charismatique et surtout, un grand rationnel. En effet, Karol Wojtyla devenu Jean-Paul II est né près de Cracovie, en Pologne, il y a 100 ans, le 18 mai 1920 et à mon avis, il fut sans doute la personnalité qui a bouleversé le monde d’une manière durable et profonde.

Résumons très très brièvement l’existence de celui qui a connu, par sa nationalité, les horreurs tant du nazisme que du communisme, les deux fléaux du siècle dernier : ordonné prêtre le 1er novembre 1946, consacré évêque le 28 septembre 1958, archevêque de Cracovie du 13 janvier 1964 au 29 décembre 1978, créé cardinal le 26 juin 1967 par Paul VI, et enfin, élu pape le 16 octobre 1978 (évêque de Rome), intronisé quatre jours plus tard. Il est mort il y a un peu plus de quinze ans, le 2 avril 2005, et fut l’un des premiers (sinon le premier) des saints à avoir été saint aussi rapidement après sa mort : béatifié le 1er mai 2011 par Benoît XVI et canonisé le 27 avril 2014 par le pape François (il est fêté le 22 octobre par référence à sa prise de fonction).

Précisons que le mot "élu" pour parler d’élection du pape est assez inexact puisqu’il n’est pas élu par les fidèles (par les chrétiens) mais par le Collège des cardinaux, et encore, seulement ceux qui n’ont pas dépassé la limite d’âge, 80 ans (enfin, c’est plutôt la règle que Jean-Paul II a établie pour ses successeurs, c’était un peu différent pour lui et ses prédécesseurs). Le meilleur mot à utiliser serait plutôt "coopté", un peu à l’instar de l’Académie française capable, elle aussi, de faire des élections "blanches" (c’est-à-dire sans élu qui a recueilli la majorité, ce qui se traduit, pour "l’élection" papale par une fumée …"noire").

Qu’importe cette précision, si ce n’est que cette élection se déroule sans campagne électorale, sans candidat non plus, et dans l’isolement le plus complet (ce qui devient de plus en plus difficile avec les nouvelles technologies). À ce sujet, je recommande vivement l’excellent film de Nanni Moretti, "Habemus papam" (sorti en France le 7 septembre 2011), où Michel Piccoli joue l’élu qui s’angoisse du vertige de la responsabilité. Pas de campagne, mais des réflexions, des discussions quand même. Après la mort de Jean-Paul Ier (1912-1978), au pontificat parmi les plus courts, trente-quatre jours, les cardinaux ne voulaient pas prendre le risque d’un nouveau pape encore "bref".

Ils avaient pensé au geste symbolique de choisir le primat de Pologne, archevêque de Varsovie, Stefan Wyszynski (1901-1981), très connu et très actif pour soutenir, aux côtés du leader syndical Lech Walesa, les chrétiens polonais opprimés par la dictature communiste. Mais son âge et son état de santé n’en auraient pas fait un bon candidat, si bien que les regards se sont portés vers l’archevêque de Cracovie, jeune (58 ans), sportif et très charismatique, qui voulait se faire appeler le pape Stanislas. Stefan Wyszynski lui déconseilla cette appellation trop nationaliste (l’élection d’un pape polonais était déjà en elle-même un événement marquant qui pouvait troubler) et, comme pour chaque nouveau pape, la tradition était de s’insérer dans l’histoire de ses prédécesseurs (seul, le pape François a rompu cette tradition séculaire).

L’archevêque de Varsovie, malade, est mort le 28 mai 1981, deux semaines après l’attentat contre Jean-Paul II qui l’avait mis dans un état entre la vie et la mort, et Stefan Wyszynski a profondément prié pour que ce fût lui qui partît et pas Jean-Paul II. Que sa prière fût efficace, à savoir, eût l’effet escompté, je suis incapable évidemment de le dire, mais lui s’est éteint et Jean-Paul II a finalement survécu à ses blessures, et il a même été l’un des trois papes les plus longs des deux millénaires de l’Église. Du reste, il était prévu la béatification du cardinal Wyszynski le 7 juin 2020 à Varsovie, mais à cause de la pandémie du covid-19, cette célébration a été reportée sine die.

Pendant ses plus de vingt-six ans de pontificat, Jean-Paul II a fait beaucoup de choses, il a parcouru le monde (Paul VI avait commencé, Jean-Paul II a visité quasiment tous les pays sauf quelques-uns, certains très importants d’ailleurs), et il a visité des centaines de millions de chrétiens au cours d’énormes rencontres internationales (en particulier les JMJ, journées mondiales de la jeunesse, organisées tous les deux ans dans une ville du monde). Il a aussi publié quatorze encycliques (ce qui est beaucoup), et je veux ici m’arrêter sur l’avant-dernière, une que je considère comme parmi les plus importantes qu’un pape ait publiées de tous les temps : "Fides et Ratio", publiée le 14 septembre 1998.

Rappelons d’abord très succinctement ce qu’est une encyclique (mot dont l’étymologie est aussi circulaire qu’une bulle papale) : c’est une lettre du pape qui donne la position officielle de l’Église catholique sur un sujet précis, cela peut être un sujet d’actualité. C’est une position doctrinale (tandis que la bulle papale est un acte juridique, pas un écrit explicatif). Les encycliques sont formellement adressées aux évêques, mais de la même façon que lorsqu’un ministre s’adresse aux parlementaires, ils s’adressent, au-delà d’eux, aussi aux citoyens, le pape, par les encycliques, s’adresse, au-delà des évêques, à l’ensemble des fidèles.

L’encyclique du 14 septembre 1998 (dont on peut lire la traduction française ici) a été préparée par le théologien Joseph Ratzinger, cardinal et préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur successeur (Benoît XVI), à qui le sujet tient beaucoup à cœur. Le message qu’il voulait faire passer, indiqué en haut de cet article (dans sa version originale), c’est ce qu’on pourrait mettre sous la forme d’une équation philosophique : foi + raison = vérité. Ou plutôt (mais je ne dispose pas, simplement, des signes typographiques ici), avec les liens logiques : foi ET raison IMPLIQUE vérité (j’insiste sur le lien d’implication et pas d’équivalence).

_yartiJeanPaulII2020A02

C’était la dernière encyclique de ce XXe siècle qui fut si scientifique (et si peu spirituel). Il était nécessaire de rappeler la position de l’Église par rapport à la science, et cela justement à cause des erreurs du passé (lointaines). Jean-Paul II d’ailleurs n’a pas hésité à reconnaître ces erreurs du passé pour repartir sur des bases saines. L’idée, pourtant évidente mais si souvent ignorée, rejetée, c’est que la foi, la religion, ne s’oppose pas à la science, au fait avéré. Elle n’en aurait d’ailleurs pas les moyens intellectuels, de la combattre.

Si, par exemple, on pouvait démontrer que Dieu existait (ou que Dieu n’existait pas, le raisonnement serait le même), il n’y aurait plus à y croire ou à ne pas y croire : il est (ou alors, il n’est pas). On ne discute pas des faits accomplis, sauf à vouloir être malhonnête intellectuellement (chose qui, malheureusement, est très courante dans le débat politique). La raison ne se discute pas. La foi ne peut s’appliquer qu’à des choses que l’on ne peut pas prouver (c’est pourquoi la réalité ou pas du Saint-Suaire ne peut pas influencer la foi ou la non foi, car cela concerne des domaines différents de l’esprit humain).

L’Église aime-t-elle la science ? Oui, et à ceux qui en doutent, affirmons que c’est au Vatican qu’il y a des universités et des académies parmi les mieux composées en chercheurs reconnus mondialement. Prenons par exemple l’Académie pontificale des sciences, qui jouit de cette réputation d’être l’institution savante qui a compté le plus de lauréats du Prix Nobel (une quarantaine), et ceux-ci ont été choisis membres de l’Académie avant d’avoir reçu leur Prix Nobel. Ainsi, en ont fait ou en font partie : Niels Bohr, Paul Dirac, Max Planck, Louis de Broglie, Erwin Schrödinger, Werner Heisenberg, Alexander Fleming, Georges Lemaître, Ernest Rutherford, Édouard Branly, Guglielmo Marconi, Max von Laue, Louis Leprince-Ringuet, Otto Hahn, Stephen Hawking, Thomas Morgan, Jérôme Lejeune, Alexis Carrel, Claude Cohen-Tannoudji, Stevent Chu, Jean-Marie Lehn, John Barrow, Cédric Villani, Stanislas Dehaene, Yves Coppens, Nicole Le Douarin, etc.

La suite de l’introduction indiquée en tête d’article est la suivante, plus spécifique aux croyants : « C’est Dieu qui a mis au cœur de l’homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de le connaître lui-même afin que, le connaissant et l’aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. ».

Je laisse ceux qui sont intéressés par cette encyclique la lire, mais pour les autres, je propose ici quelques extraits qui me paraissent intéressants voire essentiels à la méditation (mais ce n’est qu’une modeste et très personnelle sélection). J’indique au début le numéro du paragraphe de l’encyclique dont est extraite la citation.

5. Une perte de sens : « On a vu apparaître chez l’homme contemporain, et pas seulement chez quelques philosophes, des attitudes de défiance assez répandues à l’égard des grandes ressources cognitives de l’être humain. Par fausse modestie, on se contente de vérités partielles et provisoires, sans plus chercher à poser les questions radicales sur le sens et sur le fondement ultime de la vie humaine, personnelle et sociale. En somme, on a perdu l’espérance de pouvoir recevoir de la philosophie des réponses définitives à ces questions. ».

16. Foi et raison, l’une éclaire l’autre : « Autrement dit, l’homme sait reconnaître sa route à la lumière de la raison, mais il peut la parcourir rapidement, sans obstacle et jusqu’à la fin, si, avec rectitude, il situe sa recherche dans la perspective de la foi. La raison et la foi ne peuvent donc être séparées sans que l’homme perde la possibilité de se connaître lui-même, de connaître le monde et Dieu de façon adéquate. ».

17. Le désir de connaître : « Il ne peut donc exister aucune compétitivité entre la raison et la foi : l’une s’intègre à l’autre, et chacune a son propre champ d’action. (…) Dans leurs mondes respectifs, Dieu et l’homme sont placés dans une relation unique. En Dieu réside l’origine de toutes choses, en lui se trouve la plénitude du mystère, et cela constitue sa gloire ; à l’homme revient le devoir de rechercher la vérité par sa raison, et en cela consiste sa noblesse. (…) Le désir de connaître est si grand et comporte un tel dynamisme que le cœur de l’homme, même dans l’expérience de ses limites infranchissables, soupire vers l’infinie richesse qui est au-delà, parce qu’il a l’intuition qu’en elle se trouve la réponse satisfaisante à toutes les questions non encore résolues. ».

18. Bien focaliser le regard : « La raison doit respecter certaines règles fondamentales pour pouvoir exprimer au mieux sa nature. Une première règle consiste à tenir compte du fait que la connaissance de l’homme est un chemin qui n’a aucun répit ; la deuxième naît de la conscience que l’on ne peut s’engager sur une telle route avec l’orgueil de celui qui pense que tout est le fruit d’une conquête personnelle ; une troisième règle est fondée sur la "crainte de Dieu", dont la raison doit reconnaître la souveraine transcendance et en même temps l’amour prévoyant dans le gouvernement du monde. Quand il s’éloigne de ces règles, l’homme s’expose au risque de l’échec et finit par se trouver dans la condition de "l’insensé". Dans la Bible, cette stupidité comporte une menace pour la vie ; l’insensé en effet s’imagine connaître beaucoup de choses, mais en réalité, il n’est pas capable de fixer son regard sur ce qui est essentiel. Cela l’empêche de mettre de l’ordre dans son esprit et de prendre l’attitude qui convient face à lui-même et à son environnement. ».

20. Le sens profond des choses : « Tout ce que [la raison] atteint (…) peut être vrai, mais elle n’acquiert une pleine signification que si son contenu est placé dans une perspective plus vaste, celle de la foi (…). La foi libère donc la raison en ce qu’elle lui permet d’atteindre d’une manière cohérente son objet de connaissance et de le situer dans l’ordre suprême où tout prend son sens. En un mot, l’homme atteint la vérité par la raison, parce que, éclairé par la foi, il découvre le sens profond de toute chose, en particulier de sa propre existence. ».

21. La vocation de chercheur : « Malgré la peine, le croyant ne cède pas. La force pour continuer son chemin vers la vérité lui vient de la certitude que Dieu l’a créé comme un "explorateur", dont la mission est de ne renoncer à aucune recherche, malgré la tentation continuelle du doute. ».

22. Adam et Ève et l’arbre de la connaissance : « L’aveuglément de l’orgueil donna à nos premiers parents l’illusion d’être souverains et autonomes, et de pouvoir faire abstraction de la connaissance qui vient de Dieu. Ils entraînèrent tout homme et toute femme dans leur désobéissance originelle, infligeant à la raison des blessures qui allaient alors l’entraver sur le chemin de la pleine vérité. ».

25. L’esprit critique et l’art du discernement : « On pense à juste titre qu’une personne a atteint l’âge adulte quand elle peut discerner, par ses propres moyens, ce qui est vrai de ce qui est faux, en se formant un jugement sur la réalité objective des choses. C’est là l’objet de nombreuses recherches, en particulier dans le domaine des sciences, qui ont conduit au cours des derniers siècles à des résultats très significatifs, favorisant un authentique progrès de l’humanité tout entière. ».

25 (suite). Citation de l’encyclique "Veritatis Splendor" (publiée le 6 août 1993) : « Il n’y a pas de morale sans liberté. (…) S’il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l’obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu’elle est connue, d’y adhérer. ».

26. Le sens de la vie et l’inconnu de la mort : « L’expérience quotidienne de la souffrance, la sienne propre et celle d’autrui, la vue de tant de faits qui à la lumière de la raison, apparaissent inexplicables, suffisent à rendre inéluctable une question aussi dramatique que celle du sens [de la vie]. Il faut ajouter à cela que la première vérité absolument certaine de notre existence, outre le fait que nous existons, est l’inéluctabilité de notre mort. (…) Chacun veut, et doit, connaître la vérité sur sa fin. Il veut savoir si la mort sera le terme définitif de son existence ou s’il y a quelque chose que dépasse la mort ; s’il lui est permis d’espérer une vie ultérieure ou non. (…) Il n’est donc pas du tout fortuit que, devant le fait de la mort, les philosophes se soient sans cesse reposé ce problème en même temps que celui du sens de la vie et de l’immortalité. ».

32. Confiance et connaissance : « Dans son acte de croire, chacun se fie aux connaissances acquises par d’autres personnes. On peut observer là une tension significative : d’une part, la connaissance par croyance apparaît comme une forme imparfaite de connaissance, qui doit se perfectionner progressivement grâce à l’évidence atteinte personnellement ; d’autre part, la croyance se révèle souvent humainement plus riche que la simple évidence, car elle inclut un rapport interpersonnel et met en jeu non seulement les capacités cognitives personnelles, mais encore la capacité plus radicale de se fier à d’autres personnes, et d’entrer dans un rapport plus stable et plus intime avec elles. (…) La perfection de l’homme (…) ne se trouve pas dans la seule acquisition de la connaissance abstraite de la vérité, mais elle consiste aussi dans un rapport vivant de donation et de fidélité envers l’autre. Dans cette fidélité qui sait se donner, l’homme trouve pleine certitude et pleine sécurité. En même temps, cependant, la connaissance par croyance, qui se fonde sur la confiance interpersonnelle, n’est pas sans référence à la vérité : en croyant, l’homme s’en remet à la vérité que l’autre lui manifeste. ».

85. Pas d’avenir sans passé : « Il est tout à fait significatif que, dans le contexte d’aujourd’hui, certains philosophes se fassent les promoteurs de la redécouverte du rôle déterminant de la tradition pour un juste mode de connaissance. En effet, le recours de la tradition n’est pas un simple rappel du passé ; il consiste plutôt à reconnaître la validité d’un patrimoine culturel qui appartient à toute l’humanité. (…) C’est bien le fait d’aller jusqu’aux racines de la tradition qui nous permet d’exprimer aujourd’hui une pensée originale, nouvelle, tournée vers l’avenir. ».

Enfin, je termine par cet appel du pape aux scientifiques (après avoir fait un appel aux théologiens et aux philosophes).

106. Appel à l’éthique des scientifiques : « Je ne peux pas manquer non plus, enfin, de me tourner vers les scientifiques qui, par leurs recherches, nous apportent une connaissance croissante de l’univers dans son ensemble et de la diversité incroyablement riche de ses composantes animées et inanimées, avec leurs structures atomiques et moléculaires complexes. Sur le chemin parcouru, spécialement en ce siècle, ils ont franchi les étapes qui ne cessent de nous impressionner. En exprimant mon admiration et mes encouragements aux valeureux pionniers de la recherche scientifique, auxquels l’humanité doit une si grande part de son développement actuel, je ressens le devoir de les exhorter à poursuivre leurs efforts en demeurant toujours dans la perspective sapientielle, dans laquelle les acquis scientifiques et technologiques s’associent aux valeurs philosophiques et éthiques qui sont des manifestations spécifiques et essentielles de la personne humaine. Le scientifique a bien conscience que "la quête de la vérité, même si elle concerne la réalité finie du monde ou de l’homme, est sans fin, mais renvoie toujours à quelque chose de plus élevé que l’objet d’étude immédiat, vers des questions qui donnent accès au Mystère". ».

Cette encyclique est donc un document philosophique très dense, composé de 108 paragraphes et 132 références bibliographiques. Elle est une base intellectuelle extrêmement solide des professionnels de la raison, à savoir, des scientifiques, pour ne pas occulter le sens de leurs recherches. En ces temps de pandémie, plus que jamais cette éthique est nécessaire, et a une finalité : plus que la vérité, elle est centrée sur la personne humaine.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 mai 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Saint Jean-Paul II, le pape de la foi et de la raison.
Jeanne d’Arc.
L’encyclique "Caritas in veritate" du 29 juin 2009.
Benoît XVI.
Pâques 2020, le coronavirus et Dieu…
Pierre Teilhard de Chardin.
L’encyclique "Fides et ratio" du 14 septembre 1998.
Le pape François.
L’abbé Bernard Remy.
Mgr Roger Etchegaray.
Marie-Jeanne Bleuzet-Julbin.
Miss Corny.
Sœur Emmanuelle : respecter et aimer.
Sœurs de Saint-Charles.
Père Gilbert.
Frère Roger.
Jean-Marie Vianney.
Abbé Pierre.
La "peur" de saint Jean-Paul II.
Notre-Dame de Paris : la flèche ne sera pas remplacée par une pyramide !
Dis seulement une parole et je serai guéri.
Maurice Bellet, cruauté et tendresse.
Réflexions postpascales.

_yartiJeanPaulII2020A03
 


Moyenne des avis sur cet article :  1.53/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

46 réactions à cet article    


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 12:58

    Jean-Paul II est ce mauvais pape qui a fait publier la monstrueuse Bible de Jérusalem dans laquelle est ranimée, une fois de plus, la croyance selon laquelle le Dieu qui commande de gigantesques massacres dans l’Ancien Testament est bien le Dieu des chrétiens. Voir ici :

     

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-eglise-catholique-le-confirme-c-218245


    • Laconique Laconique 18 mai 2020 13:40

      @Pierre Régnier

      Le rejet de l’Ancien Testament est une hérésie, le marcionisme.


      « Je demande donc : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Certes non ! Dieu n’a pas rejeté le peuple que d’avance il a discerné. (...) Car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance. »


      Romains, 11


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 14:52

      @Laconique

      Je vous remercie de m’avoir fait connaître le texte de Béatrice de Varine, que je vais lire avec attention même s’il me semble, a priori, ne pas traiter vraiment de ce qui m’indigne, et qui perdure, dans l’attitude de l’église catholique face au contenu de l’Ancien Testament.


    • oncle archibald 18 mai 2020 15:39

      @Pierre Régnier ;

      .... et devant mes yeux, mes yeux hagards, se déroulait la même scène ....

      Par pitié lâchez nous la grappe avec vos conneries ! JP II n’était pas borné, c’est peut être ce qui vous ennuie tant !


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 16:06

      @oncle archibald

      Cessez donc de lire ces conneries qui vous tracassent tant


    • V_Parlier V_Parlier 18 mai 2020 18:16

      @Pierre Régnier
      Je reste assez froid sur les histoires de papes qui ne me concernent plus si directement, mais j’avais déjà posté ceci à propos ce cet article à l’emporte pièce (sans pour autant me conformer aux grands écarts foireux de JP2) :
      "L’interprétation des guerres/massacres dans leur ensemble est beaucoup plus compliquée : Il y a celles qui sont perpétrées sans aucune demande de Dieu (donc désobéissance et péché) et celles que vous donnez en exemple. Mais j’attirerais tout de même votre attention là-dessus : Au moment où ces conquêtes/destructions sont perpétrées les villes en question ne sont alors habitées que par les Philistins qui rendent un culte à Baal. Sacrifice de nouveaux nés pour gagner la prospérité, autres joyeusetés de ce genre... (Il y a le culte de Moloch aussi que les néo-païens d’aujourd’hui regrettent probablement). Bref, les raisons étaient-elles si mauvaises ? Surtout quand on voit qu’aujourd’hui, au nom de la démocratie des athées (ou des pseudo-protestants) ordonnent la destruction de nations entières, pas toujours très pacifiques mais qui n’ont pas fait de telles choses à un tel niveau ? Bof..."


    • oncle archibald 18 mai 2020 18:16

      @Pierre Régnier :

      En bon chrétien il est d’usage d’essayer d’ouvrir les yeux de ses frères sur leurs erreurs de façon à leur éviter de persister dans l’erreur. Et certaines contrevérités provoquent chez moi une réaction épidermique, suivie d’une nouvelle tentative d’explications destinées à vous aider à voir clairement que Jésus lui même nous invite et comprendre la nouveauté qui est la sienne.

      Jésus interroge les croyances juives de son temps, il en montre les limites qu’il conteste, et les exigences qu’il respecte. La liberté qu’il professe ne se présente jamais comme une liste froide de choses autorisées ou interdites. Elle est l’insertion d’un espace de clarté, d’un éclairage nouveau, au cœur même des contraintes de la Bible.

      Vous ferriez bien d’essayer d’aller un peu plus loin dans vos réflexions au lieu de vous arcbouter sur une certitude que vous posez en axiome fondamental incontestable, ce qui vous empêche de lire correctement et à forciori de transmettre à d’autres l’enseignement de l’évangile de Jesus Christ, ce qui est la seule mission de l’Église.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 19:07

      @oncle archibald

      Ne déplacez pas sur des prétendues critiques de jésus les critiques de trahir Jésus que je fais à l’église qui s’est donné mission d’enseigner le radical changement de regard des croyants apporté par Jésus sur la prétendue criminalité commandée par Dieu.

      Ce que je désigne comme monstrueux dans l’église catholique (et à un moindre degré dans les autres églises « chrétiennes ») c’est son entêtement à approuver ses théologiens fous qui continuent d’enseigner les appels à massacrer massivement attribués à Dieu dans l’AT, en expliquant qu’ils sont de justes et bons commandements de Dieu a condition de bien les interpréter.

      Critiquez si vous pensez qu’il faut le faire cette véritable conviction qui est la mienne : POUR UN CHRÉTIEN IL NE PEUT PAS EXISTER DES « BONNES INTERPRÉTATIONS » D’EXPLICITES APPELS DE DIEU À MASSACRER DES ÊTRES HUMAINS.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 21:22

      @V_Parlier

      Je ne peux pas dire comme vous que « les histoires de papes ne me concernent plus directement » mais surtout, pour l’ancien catholique fervent que je suis et qui n’a plus de religion, le remplacement du christianisme par l’islam est une catastrophe, un immense recul civilisationnel. Et les chrétiens, dont leur pape actuel, en sont largement responsables.

       

      Concernant les deux prédécesseurs de François, il faut prendre au sérieux ce que je dis de l’encyclique mise en lumière par l’auteur de l’article : texte précieux. Il contient plein d‘excellentes réflexions sur le monde contemporain. Ce que je trouve donc lamentable c’est que ses deux auteurs, intelligents et réellement soucieux de l’humanité, soient en même temps des théologiens fous qui persistent à enseigner et justifier les « bons appels de Dieu à massacrer ». Alors qu’après l’élimination théologique de la judéophobie grâce à Jean XXIII on aurait pu attendre de ses successeurs - moi je l’ai fortement espéré – qu’ils rejettent explicitement et fermement cette criminelle sottise qui dure depuis 2000 ans.



    • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 19 mai 2020 05:43

      @oncle archibald

      Jésus avait certainement la culture juive de son époque, mais c’était un athée confirmé très intelligent qui s’est servi de cette croyance en un dieu pour se faire passer pour son fils afin de lutter contre l’élite collaborationniste juive de l’empire romain.

      C’était déjà un communiste, sans le savoir bien sûr. Il ne connaissait rien du marxisme bien sûr.

      Ce qui est sûr et certain c’est que ce n’était pas un chrétien
      Mais ça donne bonne allure de s’en réclamer pour masquer son égocentrisme.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 mai 2020 08:50

      @MAUGISMICHEL

      Que l’on fasse de Jésus un communiste ne m’a jamais choqué. En 1967 c’est dans un meeting du Parti communiste local (à l’époque moins stalinien à Pointe-à-Pitre qu’à Paris) que j’ai dénoncé le racisme et le colonialisme qui régnaient à la Télévision française qui m’employait. J’étais l’un des techniciens envoyés aux Antilles pour faire fonctionner la télé naissante. J’étais aussi un adhérent du PSU, inexistant en Guadeloupe.

       

      En même temps que moi le journal Témoignage Chrétien dénonçait la même chose. Et quelques mois plus tard, de retour à Paris, j’y publiais dans les deux pages centrales un article titré « Combien faudra-t-il encore de morts aux Antilles ?  ». L’article disait, après que certains d’entre eux aient été tués à Basse Terre, mon soutien aux Antillais réclamant le droit de décider de leur destin.

       

      Aujourd’hui j’envoie un chèque de soutien aux Identitaires, scandaleusement menacés de lourdes peines par des juges qui détruisent la France au profit de l’islam. C’est leur exemplaire occupation, parfaitement pacifique, du chantier de la mosquée en construction à Poitiers qui motive l’envoi des Identitaires devant la « Justice »

       

      Ce n’est pas moi qui ai changé. La « Gauche » française, restée partiellement stalinienne, est passée dans le camp du « bon racisme », celui des islamistes et de ceux des noirs et des maghrébins qui méprisent le peuple blanc et les lois françaises. Elle est devenue pour moi une fausse Gauche et je continue de militer pour l’établissement d’un socialisme écologique et libertaire (rien de commun, donc, avec le « PS »).

       

      Mais l’antiraciste que je suis toujours, qui s’est engagé en 1967 (en prenant de gros risques) contre le colonialisme, le racisme et la haine envers les guadeloupéens, est accusé par beaucoup d’être devenu raciste parce qu’une odieuse tricherie intellectuelle fait désormais de l’islamophobie (la crainte et la détestation parfaitement justifiées de l’islam) l’équivalent de la musulmanophobie (la détestable haine envers les musulmans). Alors que je n’ai pas, si peu que ce soit, de la haine envers ceux-ci.

       

      Choisissez donc, enfin, ce qu’il y avait de réellement noble dans le marxisme et le communisme, et qui reste toujours valable. Et rejetez les odieuses conceptions staliniennes qui les remplacent.


    • macchia 19 mai 2020 12:37

      @Pierre Régnier
      Le droit d’imposer les conversions d’après St. Augustin est encore en vigueur , à mon avis les excuses pour les crimes passées n suffisent pas


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 mai 2020 13:57

      @macchia

      Je ne vois plus aujourd’hui de droit d’imposer les conversions ailleurs que dans l’islam.

      Mais il est vrai que, dans les autres religions, les excuses pour les crimes passés ne suffisent pas pour autant.

      Je ne cesse de répéter que, dans celles-ci, le maintien des conceptions criminogènes dans l’enseignement théologique constitue une bien réelle complicité avec les actuels tueurs musulmans, même si elle est indirecte.


    • macchia 19 mai 2020 17:47

      @Pierre Régnier
      St. Augustin n’a pas été desavouè, et vous reconnaissez que cela est criminogène 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 mai 2020 21:24

      @macchia

      Face au négationnisme actuellement installé dans de nombreux domaines, c’est au factuel que je m’attache en premier et, dans les faits, il n’y a plus d’obligation de convertir, en tous cas par la violence à la suite de Sait Augustin dans le christianisme.

      Sa conception était-elle, d’ailleurs, criminogène ? Je n’en suis pas sûr mais, de toutes façons, actuellement et très logiquement, la criminalité religieuse est islamique.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 19 mai 2020 21:26

      Saint Augustin, avec un n


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 mai 2020 13:02

      La phrase qui débute cet article, et qui introduit la précieuse encyclique Foi et Raison pourrait avoir été reprise de celle-ci :

       

      « La vraie Religion et la Science ne sont pas en contradiction... La religion et la Science sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs, et à l’âme humaine de progresser... »

      Abdu’l’Baha

       

      (Abdu’l’Baha est le fils aîné de Baha’u’llah (1817-1892) fondateur du Bahaïsme, la religion qui, en Iran, tenta de pacifier l’islam, et qui existe maintenant dans le monde entier)




        • oncle archibald 18 mai 2020 15:41

          @Séraphin Lampion

          Un homme intelligent et libre, à l’image de Dieu, comme chacun de nous sur cette planète !


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 2020 15:58

          @oncle archibald

          intelligent, certainement !


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 2020 16:06

          @Séraphin Lampion

          cela dit vous m’apprenez deux choses :

          1. que dieu est libre,(par rapport à quoi, à qui ?)
          2. que dieu est sur cette terre

        • V_Parlier V_Parlier 18 mai 2020 18:04

          @Séraphin Lampion
          En plus l’auteur ni connait rien : il confond béatifié et canonisé. Bref, du grand médiocre.


        • mmbbb 18 mai 2020 19:17

          @oncle archibald beaucoup de cathos intègres reprochèrent a JP 2 de ne pas avoir apporter une solution concernant la pedophilie dans l eglise Le Pape Francois fut contraint sous la pression mediatique , de donner une position claire . Quant a ce dernier Pape , il devrait apporter son soutien a Melenchon tant ce pape est pro immigration mais surtout se reporte sur les etats de prendre en charge les depenses inherentes . 
          j apprecie celle ci
          "14. Accès sans limite des migrants et des réfugiés « à l’assistance sanitaire nationales et aux systèmes de pension » et « transfert de leur contribution en cas de rapatriement ».
          Il ne tire pas les cheques de la banque Ambrosiano , un vrai soss , genereux avec le pognon des autres
          En revanche silence totale ou presque sur les chretiens d orient expulses ou massacres L eglise est descendue bas , 



        • Laconique Laconique 18 mai 2020 13:13

          Merci pour cet article.



          • caillou14 rita 18 mai 2020 16:52

            Mais enfin, arrêtez vos conneries, dieu n’existe pas c’est une invention des hommes pour dompter les peuples !

             smiley


            • Fergus Fergus 18 mai 2020 17:41

              Bonsoir, rita

              « une invention des hommes »

              Sans le moindre doute, comme toutes les divinités !

              « pour dompter les peuples »

              A l’origine, non. Les religions et le paradis (ou la réincarnation) ont été créées pour donner un sens à la mort. Ce n’est qu’en prenant de la puissance que lesdites religions ont progressivement imposé leur volonté aux hommes.


            • V_Parlier V_Parlier 18 mai 2020 18:05

              @rita
              Et blablabla mais si mais non, c’est moi que j’ai raison... c’est bien, ça vous occupe.


            • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 mai 2020 18:44

              @rita

              « Mais enfin, arrêtez vos conneries, dieu n’existe pas c’est une invention des hommes pour dompter les peuples ! »

              Il y a du vrai dans ce que vous dites, mais c’est très incomplet et donc très superficiel. C’est la vision de l’athéisme vulgaire, genre Michel Onfray, le pseudo philosophe appréciée par la haute classe bourgeoise, mais imposteur véritable.

              Je dirais qu’ en tant que marxiste (c’est à dire athée-iste et non a-théiste) que dieu est un concept explicatif du monde qui a été instrumentalisé, avec raison, par les premiers législateurs pour civiliser le monde avec la création de religions.Ces religions sont des interprétations théistes du monde. Comme le marxisme est LA seule interprétation athée-iste du monde, qui se distingue de l’athéisme que j’appelle vulgaire et égocentrique qui ne peut prétendre être une interprétation.

              C’est un fait absolument incontestable que les religions ont façonné une humanité d’une CRASSE IGNORANCE pour la civiliser à travers une certaine morale. Ça a duré des siècles. La preuve de cette vérité est l’apparition de cette croyance absolument partout sous des versions diverses liées à la séparation spatiale des peuples.

              De nos jours, la question de l’existence de dieu est totalement superflue pour la majorité des gens qui n’en font, au mieux, qu’une manière d’appartenir à une communauté distincte des autres ( une sorte de racisme), une culture pour se donner artificiellement une originalité totalement feinte. De fait, le racisme est de nos jours le rejet irrationnelle des autres cultures, pour se sentir existant. C’est très pratique pour justifier « moralement » des guerres de rapines très utiles pour le Kapital.

              Comme disent les marxistes : L’athéisme est une négation de dieu, et par cette négation il pose l’existence de l’homme. 

              Existence dont ce foutent allègrement les religions et les athées vulgaires à travers leurs EGOcentrismes de la « liberté ». Égalité et Fraternité, ça sera pour plus tard, avec les calendes grecs, ou quand les poules auront des dents.

              Il n’existe que l’homme social qui est le vrai Dieu, dont la devise est :
              Fraternité, égalité et enfin liberté.


            • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 mai 2020 18:45

              @Fergus

              Je dirais pour donner un sens à la vie.


            • Francis, agnotologue JL 18 mai 2020 19:11

              @MAUGISMICHEL
               
               bravo, je plussoie, comme on dit ici.


            • Fergus Fergus 18 mai 2020 19:13

              Bonsoir, MAUGISMICHEL

              Vous avez raison, la mort étant la conclusion de la vie, et la phase la plus angoissante.

              Le plus étonnant étant que les croyants soient souvent plus angoissés que les athées. smiley


            • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 mai 2020 19:25

              @Fergus

              religion vient du latin « religere » = relier

              les religions ont toutes une double fonction de liaison :

              relier le naturel et le surnaturel, et en ce sens elles sont une manière de rendre la mort autre chose qu’un scandale puisqu’il existerai un « autre monde », accessible après la mort

               mais aussi (et peut-être surtout) relier entre eux les membres d’une « communauté » à travers des mythes fondateurs, des rituels et une « fraternité ». C’est un des aspects qui donne tant de force à la société américaine. Le pays possédant la technologie la plus avancée maintient une cohésion (de plus en plus problématique) en permettant aux « communautés » de perpétrer leurs réseaux. C’était même la raison pour laquelle les sectes indésirables en Europe se sont réfugiées dans cette terre d’accueil (pas pour les Indiens, mais c’est une autre histoire).


            • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 mai 2020 19:26

              @Fergus

              « Le plus étonnant étant que les croyants soient souvent plus angoissés que les athées. »
              effectivement !. Mais est ce vraiment étonnant qu’il en soit ainsi ?

              Personnellement j’ai un sens à ma vie, puisque j’ai La conception athée-iste du monde, j’ai ma « religion », je suis marxiste.
              Et le marxisme depuis sa découverte ( et non l’invention) a changé la face du monde..et en bien. ...et continue de le changer, heureusement


            • mmbbb 18 mai 2020 20:25

              @MAUGISMICHEL Ce que je constate c est que tout de même le christianisme a laisse un patrimoine matériel et spirituel inestimable ayant dure pres de deux millenaires alors que la breve histoire du marxiste n a laisse que ruine .
              Entre une statue stéréotypée de l ouvrier brandissant sa faux et sa faucille et une sculpture de Michel Ange ou ses fresque de la chapelle Sixtine , il y a des millions de visiteurs qui se bousculent afin de contempler ses oeuvres et que quelques rares marxites s extasiant sur vos ouevres dont la plupart ont ete deboulonnées .
              les oeuvres de M ANGES appartiennent au patrimoine mondial , Aucune grande ouevre de l ere de Lenine Staline n a ete retenue . 
              Enfin si tu avais un peu de culture la fraternite n est pas un concept revolutionnaire mais chretien .

              «  L’athéisme est une négation de dieu, et par cette négation il pose l’existence de l’homme.   » les marxistes etait deja la sur le mont SINAI ! 
              Comme s il avait fallu attendre les marxistes pour prendre conscience de l existence de l homme , Il est evident qu aucun theologien qu aucun philosophe n a pose cette question auparavant !

              Comme le disait ton cher Staline « les marxistes , combien de divisions ! » aujourd hui evidemment je te conseille de donner ton corps au museum d histoire naturelle , le dernier marxiste embaumé, un legs pour les generations futures 


            • mmbbb 18 mai 2020 20:30

              @Fergus Vous en êtes sur ? Les athées jouent souvent les hâbleurs mais dans leur fort interieur , ils sont comme tout le monde ! 


            • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 mai 2020 22:10

              @mmbbb

              Ce que je constate, c’est que vous ne savez absolument rien du marxisme, ou de ce que Staline a popularisé par le nom de DIAMAT, c’est à dire le matérialisme dialectique.

              Et celui ci n’est pas une invention, c’est une découverte. C’est avant tout une philosophie et une méthode de pensée qui s’oppose à celle imposée par des siècles d’ignorance suivis de siècles de terreurs, de crimes et de génocides.

              Vous confondez, comme la plupart des gens, LE marxisme, avec DU marxisme.
              Vous le confondez avec le matérialisme historique qui est l’explication selon le DIAMAT de l’histoire humaine.

              Le marxisme donc, avant de s’appliquer à l’histoire des sociétés, explique l’histoire de l’Univers, du Monde, de la Nature.. comme le disait les spécialistes en la matières comme le sont tous les papes, athées depuis le premier, aux premières loges pour savoir pertinemment que dieu n’existe pas.

              Le DIAMAT est donc aussi vieux que l’univers, des milliards d’années et peut être beaucoup plus.

              Je constate aussi, que vous avez accepté le point de vue dans mon premier commentaire, puisque vous n’avez même pas essayé de le contredire et encore moins de me réfuter.

              Auriez vous un minimum de culture marxiste, que vous sauriez que pour MARX avec son aphorisme : L’athéisme est la négation de dieu, et par cette négation il pose l’existence de l’Homme« 

              Il s’agit de l’homme social, en tant que phénomène culturel et non biologique, unique dans l’animalité.

              Mais pour connaître cela il faut avoir une conscience social et non s’imaginer que le monde tourne autour de sa petite personne (égocentrisme)

              Je vous conseille d’apprendre à raisonner au lieu de faire des tautologies (caractéristique de la pensée égocentrique). C’est une caractéristique de votre discours anti-communiste qui n’explique absolument rien.

              On ne saurait réfuter une doctrine complète, une interprétation du monde comme l’est effectivement le marxisme, en lui attribuant les mensonges, les calomnies, les âneries que vous et vos semblables dans l’abjecte ne cessent de débiter depuis la naissance du manifeste en 1848, 69 ans avant la révolution Bolchévique.

              D’autant plus, que le Marxisme a montré être d’un apport extraordinaire au développement de l’humanisme ( homme social), et que de nos jours c’est toujours lui, presque seul, qui anime CONTRE VOTRE EGOCENTRISME RACISTE, les mouvements de libérations contre l’impérialisme ordurier des USA.

              USA d’ailleurs qui reconnaît que son développement est volontairement trompeur, puisque il s’agit d’un RÊVE pour la très grande majorité.

              Pour les marxistes , le communisme n’est pas un rêve, mais un objectif à atteindre après un passage nécessaire et très long au mode de production SOCIALISTE.

              Le marxisme explique très bien sa validité résumée dans l’aphorisme célèbre :

               »l’histoire de nos sociétés jusqu’à nos jours n’est que l’histoire de la lutte des classes« 

              Le passage des différents modes de production depuis le communisme primitif à son successeur est une preuve de la validité scientifique du matérialisme historique et donc de la pensée marxiste.

              PS : le marxisme est la seule interprétation du monde ( »religion« ) qui s’est déployée sur tout le globe, sans guerres de conquête, par la seule force de l’esprit, sans »clergé" inquisiteur, sans pédocriminalité intellectuelle sur des cerveaux en cours de formation, contre la crapulerie de l’EGOcentrisme raciste de ceux qui mentent en permanence avec une hypocrisie et un cynisme d’une devise rabâchée mais inversée. Liberté, égalité fraternité... au lieu de Fraternité, égalité et liberté .


            • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 18 mai 2020 22:15

              @mmbbb

              Les athées jouent souvent les hâbleurs mais dans leur fort interieur , ils sont comme tout le monde ! 

              Vous parlez sans doute des athées vulgaires, sans foi, ni loi, ni objectif sauf celui de leur petite personne se croyant le centre de l’univers.



            • caillou14 rita 19 mai 2020 07:07

              @MAUGISMICHEL
              Vous êtes donc dans une secte ?
               smiley


            • oncle archibald 19 mai 2020 10:19

              @MAUGISMICHEL

              Marx ? Un très pale imitateur de la philosophie Chrétienne. Le communisme ? Le christianisme moins la liberté, une vraie catastrophe !

              Pour mémoire, quelques lignes prises dans « les actes des apôtres » qui résument les principales caractéristiques de la communauté des premiers chrétiens de Jérusalem :

              « Ils (les premiers chrétiens de Jérusalem) sont assidus aux prédications des Apôtres, aux réunions communes, à la fraction du pain et aux prières.

              Tous ceux qui croient vivent ensemble, et ils ont tout en commun. Ils vendent leurs terres et leurs biens, et ils en partagent le prix entre tous, selon les besoins de chacun.

              Chaque jour, tous ensemble, ils fréquentent le temple, et, rompant leur pain dans leurs maisons, ils prennent leur nourriture avec joie et simplicité, louant Dieu et ayant la faveur de tout le peuple. « 

              Les chrétiens se regroupent et partagent ce qu’ils ont parce qu’ils aiment ça, pas parce qu’on leur donne le choix entre »ça« et le goulag ou même pire. Qui plus est ils partagent ce qui leur appartient, pas ils piquent ce que possèdent leurs voisins pour se le partager !

              A partir du moment où il faut une grosse trique pour convertir »le peuple« malgré lui au communisme tout est foutu par terre. Liberté d’un coté, contrainte de l’autre. Yapafoto !

              Petit rappel des fondamentaux chrétiens : les hommes naissent intelligents et libres de leurs choix. Un homme en vaut un autre, quel qu’il soit ! La vie ça n’est pas »un coco sinon rien" !


            • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 19 mai 2020 01:32

              « L’archevêque de Varsovie, malade, est mort le 28 mai 1981, deux semaines après l’attentat contre Jean-Paul II qui l’avait mis dans un état entre la vie et la mort, et Stefan Wyszynski a profondément prié pour que ce fût lui qui partît et pas Jean-Paul II. Que sa prière fût efficace, à savoir, eût l’effet escompté, je suis incapable évidemment de le dire, mais lui s’est éteint et Jean-Paul II a finalement survécu à ses blessures, et il a même été l’un des trois papes les plus longs des deux millénaires de l’Église. »

              En littérature, cela s’appelle une prétérition. Ne pas dire mais dire quand même. Rhétoriquement là, c’est une fallace prêcheuresse, comme les monothéistes en raffolent. D’aucuns croient que c’est « avoir du caractère » ou, mieux, que c’est « l’efficace divine », mais concrètement c’est juste un double-bind de type « pervers narcissique » (psychotique ordinaire).

              « ... foi + raison = vérité. Ou plutôt (mais je ne dispose pas, simplement, des signes typographiques ici), avec les liens logiques : foi ET raison IMPLIQUE vérité (j’insiste sur le lien d’implication et pas d’équivalence). »

              Encore une (prétérition), puisque l’équivalence fut pourtant posée auparavant. Faire tout et son contraire, ce qu’on dit et le contraire de ce qu’on dit, est typique des monothéistes. D’aucuns croient que c’est « avoir du caractère » ou, mieux, que c’est « l’efficace divine », mais concrètement c’est juste un double-bind de type « pervers narcissique » (psychotique ordinaire).

              « Si, par exemple, on pouvait démontrer que Dieu existait (ou que Dieu n’existait pas, le raisonnement serait le même), il n’y aurait plus à y croire ou à ne pas y croire : il est (ou alors, il n’est pas). On ne discute pas des faits accomplis, sauf à vouloir être malhonnête intellectuellement (chose qui, malheureusement, est très courante dans le débat politique). La raison ne se discute pas. La foi ne peut s’appliquer qu’à des choses que l’on ne peut pas prouver (c’est pourquoi la réalité ou pas du Saint-Suaire ne peut pas influencer la foi ou la non foi, car cela concerne des domaines différents de l’esprit humain). »

              Tiens, encore une (prétérition), quoique plus sourde, avec cette idée que le Saint Suaire resterait une preuve, en sourdine. Dans l’ensemble, c’est de la double-pensée que vous pratiquez, M. Rokotoarison : celle qui ne s’affirme qu’en se reniant !

              « L’Église aime-t-elle la science ? Oui, et à ceux qui en doutent, affirmons que c’est au Vatican qu’il y a des universités et des académies parmi les mieux composées en chercheurs reconnus mondialement. [...] « C’est Dieu qui a mis au cœur de l’homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de le connaître lui-même afin que, le connaissant et l’aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. ». »

              Alors, les païens avant les chrétiens, païens qui ont inventé la science (philosophie naturelle) cherchaient sans ce dieu ni avoir besoin de savoir qu’il aurait placé le désir de savoir dans leur sein, qu’il l’ait placé ou pas, selon qu’on croit ou pas qu’il l’ait placé de toute éternité, ce qui est quand même rétrospectivement pratique, quand on est monothéiste : cela est de récupération simili-complotiste, comme les musulmans inventent une filiation bâtarde depuis Ajar répudiée par Ibrahim, doublée de l’effacement de toutes les sources apocryphes comme canoniques, du nom de Muhammad. Même démarche. Idem d’ailleurs, des prophètes israélites prétendant dire le vrai des choix de leur dieu, une fois la diaspora en cours.

              Passons au discours du pape.

              « Une première règle consiste à tenir compte du fait que la connaissance de l’homme est un chemin qui n’a aucun répit ; la deuxième naît de la conscience que l’on ne peut s’engager sur une telle route avec l’orgueil de celui qui pense que tout est le fruit d’une conquête personnelle ; une troisième règle est fondée sur la »crainte de Dieu« , dont la raison doit reconnaître la souveraine transcendance et en même temps l’amour prévoyant dans le gouvernement du monde. »

              Le pape aussi, aime les prétéritions/double-binds/double-pensées : après avoir énoncé, de façon strictement kantienne, la séparation de la foi et de la raison, il place une règle de foi dans la raison. Faut-il être aveugle sur soi à ce point ? De la part d’un tel prélat, choisit dans le plus grand secret pour son intelligence aussi (car en hauts lieux ce ne sont pas des guignes), c’est très inquiétant.

              « L’aveuglément de l’orgueil donna à nos premiers parents l’illusion d’être souverains et autonomes, et de pouvoir faire abstraction de la connaissance qui vient de Dieu. Ils entraînèrent tout homme et toute femme dans leur désobéissance originelle, infligeant à la raison des blessures qui allaient alors l’entraver sur le chemin de la pleine vérité. »

              A non mais à ce compte (précédent), on comprend pourquoi ce couple putatif prend ses responsabilités devant ce prétendu dieu. Au contraire, c’était sain de leur part.

              De manière générale, dès que le discours se perd dans la petite histoire biblique, on perd la cohérence. Encore ! Par exemple, une erreur kantienne aussi : confondre la raison (pure pratique) avec la morale ...

              « L’expérience quotidienne de la souffrance, la sienne propre et celle d’autrui, la vue de tant de faits qui à la lumière de la raison, apparaissent inexplicables, suffisent à rendre inéluctable une question aussi dramatique que celle du sens [de la vie]. Il faut ajouter à cela que la première vérité absolument certaine de notre existence, outre le fait que nous existons, est l’inéluctabilité de notre mort. (…) Chacun veut, et doit, connaître la vérité sur sa fin. Il veut savoir si la mort sera le terme définitif de son existence ou s’il y a quelque chose que dépasse la mort ; s’il lui est permis d’espérer une vie ultérieure ou non. (…) Il n’est donc pas du tout fortuit que, devant le fait de la mort, les philosophes se soient sans cesse reposé ce problème en même temps que celui du sens de la vie et de l’immortalité. »

              Les grands mots qui font peur. Mais on voit bien que l’encyclique déborde son sujet, qui en vérité dialectisait d’abord et avant tout foi et raison, plutôt que les séparer.

              La suite continue, en plus des drames en question, donc des sentiments, puisque ça parle de confiance interpersonnelle. On a perdu, la dialectique foi-raison seule.

              Mais bon. Mettons, on a tous le droit de digresser, et je ne rabroue là « le pape » qu’à raison que j’ai eu foi en vous, M. Rokotoatirt, quand vous disiez que les encycliques restaient précis dans leur sujet.

              « Il est tout à fait significatif que, dans le contexte d’aujourd’hui, certains philosophes se fassent les promoteurs de la redécouverte du rôle déterminant de la tradition pour un juste mode de connaissance. En effet, le recours de la tradition n’est pas un simple rappel du passé ; il consiste plutôt à reconnaître la validité d’un patrimoine culturel qui appartient à toute l’humanité. (…) C’est bien le fait d’aller jusqu’aux racines de la tradition qui nous permet d’exprimer aujourd’hui une pensée originale, nouvelle, tournée vers l’avenir. »

              Envisager les traditions sous l’angle du « patrimoine culturel de l’humanité », c’est un discours bon pour l’UNESCO. Car ainsi universalisé (ce qui est certes l’essence du catholicisme) on perd la tradition. La tradition alors, n’est plus, en effet, qu’un patrimoine, objet de connaissance partageable pour l’humanité entière, en tant que science, objet rationnel, dépourvu de foi, puisque la foi devrait être en ce prétendu dieu.

              Au final, c’est très nihiliste, car il ne reste plus que du savoir inerte, et une foi minimale, dépourvue de traditions, ou plus ne reconnaissant de tradition (par prétérition, double-bind, double-pensée) que celle qui s’enracine dans l’Histoire monothéiste. Ce serait à ce compte la seule tradition vivante. Vraiment. Où l’on comprend bien, certes, qu’elle veuille tuer les autres traditions, dans son prosélytisme, en plus d’avoir toujours-déjà confondus foi et raison en vérité.

              Enfin qu’on s’entende bien : je ne nie pas que le spiritualité et la raison font bon ménage. Mais pourquoi fallait-il le défendre de façon aussi tordue ? https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/le-truc-avec-les-chretiens-et-pas-218502

              De plus, je salue l’effort des ecclésiastiques, de conserver un point de vue humain global, non-spécialisé, et sommes toutes quotidiens ou communs, sur la fractale contemporaine qui nous est imposée aussi par les sciences.

              En cela, les ecclésiastiques participent d’un effort de sagesse, même si leur sagesse est mafieuse.


              • Gollum Gollum 19 mai 2020 14:50

                Bon j’ai voulu lire du JP2.... Pas de quoi casser 3 pattes à un canard...

                L’opposition et soi disant complémentarité entre science et religion (chrétienne les autres on s’en fout) est un faux problème.

                Le vrai problème est le déficit spirituel du monde moderne. Alors les religions s’y engouffrent surtout les chrétiennes en Occident en prétendant être, encore et toujours, le remède.

                Sauf que si cela avait été un remède on s’en serait aperçu depuis longtemps. De plus la religion chrétienne véhicule une anthropologie fausse avec son péché originel, sa culpabilité maladive et j’en oublie.. C’est une piètre médecine.

                La problématique demeure et a intéressé quelques psychologues (des vrais, pas la Mélu) je pense ici à Abraham Maslow qui s’est intéressé à un au-delà de l’humain dans l’optique de Nietzsche (avec son concept de Grande Santé). 

                Il a étudié les expériences mystiques paroxystiques spontanées de nombre de personnes pour constater que ces dernières donnaient un sens à leur vie, en dehors de toute confession religieuse, et c’est bien le point le plus intéressant. (Assez semblable aux phénomènes de NDE dans un cadre traumatique)

                La synthèse à faire n’est pas entre foi et raison mais entre sciences et développement de l’homme fondé sur les découvertes majeures de Maslow, comme de CG Jung, afin que ce qui est encore la caractéristique d’une minorité (2% à tout casser) devienne bien plus expansif, ce qui changerait la face des choses...

                (Précurseurs de ces façons de voir : Spinoza, Nietzsche et maints autres philosophes vrais)..

                Mais bon, y a du boulot. smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité