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Accueil du site > Actualités > Religions > Voies et chemins de l’argent dans le monde de l’islam

Voies et chemins de l’argent dans le monde de l’islam

Me voilà à arpenter les pays les moins intégrés à la globalisation, les bas-fonds les plus infréquentables, les ruelles les moins éclairées et les bazars les plus tortueux, à l’affût du non-dit, des ombres fuyantes qui constituent notre réalité. Plus une négociation est truffée de non-dits, plus elle m’attire. Plus un produit se situe dans les limbes de l’informel, plus il est invisible et plus je le vois.

À étudier l’économie, à interpréter des mots et des expressions de consonance parfois poétique - souvent barbare - et victimes de malformations sémantiques, comme « fiduciaire », « obligataire », « transfert », « empilage », « special purposes vehicles » (intraduisible si l’on exclut la mauvaise foi). Et bien d’autres, plus exotiques et tout aussi hermétiques dont on partira maintenant à la recherche, comme le hawalla (cousin germain du « transfert » mais aussi des pâtisseries orientales) ou le hundi, sans oublier le zakât (aumône), le ribât (une sorte de fortin mélangeant la caserne, l’école coranique et le motel qui, le temps aidant, s’est transformé en fatwa eschatologique)... Au sein du marché de soieries de Samarkand, dans les dédales du bazar d’Alep, chez les bouttriers de Zanzibar et les grossistes de Saint-Louis, ces mots finissent par devenir des histoires (et surtout pas des concepts). Ils sont répétés à l’infini, enrichis quotidiennement par des détails interprétatifs, accompagnés par des mythes dignes de la gorgone et de sa rencontre avec Alexandre le Grand - Iskender (qui fait, lui aussi, partie du lot). Les enfants les connaissent par cœur. Et les situent partout au sein de l’umma, dans cette géographie approximative de l’œucumènè de l’islam. Commençons donc par elle. Au centre, les Empires, Bagdad puis Constantinople. En fait, cette métropole n’a pas changé de nom, comme on voudrait le croire, à l’arrivée des Ottomans ; les Grecs l’appellent tout simplement « Poli », la Cité. (Is tin poli : à la ville : Istanbul). C’est dire à quel point nous sommes dans la continuité byzantine. À l’Ouest, les cavaliers ivres de Dieu, à la recherche de l’espace vital. Le glaive, les cités et les pirates mauresques, l’accumulation d’un capital foncier et conquérant. Ce monde côtoie et combat un autre, bien connu, celui des royaumes chrétiens. Quand tout va bien le commerce s’installe. Quant tout va mal, les pirates prennent le relais. Cordoue ou Alger, au choix. À l’Est, Simbad le marin, les cordages, les coques fragiles, les routes de la soie, les aventures à n’en pas finir. Le commerce-roi. À l’Ouest, on se déverse sur des territoires semi-désertiques, des anciens comptoirs, des dynasties chancelantes, des terres abandonnées des dieux (qui furent grecs, romains ou phéniciens) et des hommes. Le désert. Un environnement connu, maîtrisé, proche de l’Arabie, qui ne devient « autre » qu’aux confins de la péninsule ibérique. Relativement facile à conquérir, mais difficile à contrôler. Le djihad est né dans ces espaces et qui signifie « protection des routes de la foi ». Routes réelles, bien avant que celles-ci ne deviennent métaphysiques. Le ribât aussi y trouve ses racines. C’est un fortin refuge, tenu par des moines soldats et qui protège les routes de la foi. À l’Est, le Nouveau Monde, le vrai, celui que cherchait Christophe Colomb : les Indes et surtout un monde îlien immense, qui prend racine à Mascate et se perd quelque part à la mer des Moluques. Un espace gigantesque, chaotique, dangereux, vert et bleu, loin des sables familiers et de la Mare Nostrum, déjà saturé par une myriade de peuples de langues et de civilisations, entrecoupé de détroits hostiles, de pirates aguerris, de vents soudains et d’accalmies fatales. Face au danger, le marin, le commerçant, fait à Dieu, une promesse de don. S’il s’en sort, une partie de ses gains ira aux pauvres. Il fait cela en bonne et due forme, sur papier et devant témoins. Ce papier, très vite, aura une valeur marchande, une valeur d’échange. Les premières lettres de crédit (ou de change) sont nées. La religion dans tout cela ? Qu’est-ce qui différencie un marchand arabe d’un marchand chinois ou malais (avant que ce dernier ne soit converti) ? Le waqf. La notion du « bien dormant » et de son imposition au profit des plus démunis. La promesse de don s’inscrit dans cette logique. Pour le musulman, la quittance est à double usage : envers les hommes, mais aussi envers Dieu. Sa valeur est unique. Elle représente, non seulement une quantité d’argent, mais aussi de détresse. Plus son montant est élevé, plus son émetteur a rencontré le danger, et s’en est sorti vivant. Cette lettre est le contraire du bien dormant. Elle sacralise l’argent comme symbole du risque, tout en limitant son utilisation. Car avec le temps, cette promesse de don écrite remplace l’argent sonnant et trébuchant. Elle s’échange comme tout autre produit. Elle devient le précurseur du chéquier. Et ce, un millénaire avant les assignats et quinze siècles avant les bons du trésor anonymes. Arme redoutable, d’autant que les « infidèles » -même s’ils tombent dessus - ne peuvent pas l’utiliser. Après tant de voyages et autant de lieues traversées entre l’Est et l’Ouest, après que cette promesse écrite sera mille fois échangée, qu’elle ne soit plus qu’un papier jauni et déchiré (à l’image du marchand aventurier), elle sera enfin honorée. Elle finira, à l’Ouest dans une Ribât, pour faire vivre les moines soldats protecteurs du djihad que serpente le caravanier. Et à l’Est, chez l’Emir qui officialisera le don en distribuant l’argent aux ayants droit, et en donnant en contrepartie au marchand un reçu. Ce dernier sera un document de valeur qui prouvera la foi et la qualité de bon musulman du marchand au même titre que le certificat du voyage à la Mecque. L’Emir et la Ribât deviennent, eux, des sortes de banques, réglant, eux aussi, leurs obligations financières au moyen des promesses de dons recyclés par l’intermédiaire des marchands ou par leurs propres messagers. Ainsi se créent des relais, des clans, des dynasties politico-religieuses et financières qui gèrent à l’infini les transferts d’argent des promesses de dons. D’autant plus aisément qu’ils en tirent un bénéfice. En effet, la liste des « ayants droit » à l’argent des promesses de dons, (le zakât) inclut aussi bien ceux qui « ont la charge de la distribution de l’aumône » que les « défenseurs du djihad ». D’emblée donc, « système bancaire » et religion forment un monde unique. Quittons « les histoires », pour faire une comparaison. À l’époque, en Occident chrétien, l’argent sert au rachat des péchés. Le « banquier », quant il existera enfin, s’appellera Fugger, il sera non - chrétien, juif de préférence, et ne financera que les princes, leurs palais et leurs conflits. L’Eglise le méprisera, tout en l’utilisant. Il faudra la Réforme, la ligue hanséatique, la naissance des cités néerlandaises, pour atteindre, des siècles plus tard, des pratiques commerciales de l’islam maritime. Mais même alors, la symbiose, entre l’autorité politico-religieuse et l’argent, n’existera point. À la découverte de l’Amérique, le handicap occidental est toujours flagrant. En opposant Dieu à l’argent, il faudra, en fin du compte, attendre Descartes pour que l’homme occidental, s’affranchissant de Dieu, permette à l’économie de s’affranchir. Mais revenons au mythe et aux légendes accompagnant l’islam marchand. Car eux seuls survivront, avec les textes coraniques, lorsque, des siècles plus tard, l’occident s’emparera des richesses et des espaces de l’océan Indien ne laissant intacte que la religion et les épiceries, qui, entre-temps, avaient en partie conquis les populations îliennes. Car, face aux religions sur place (indouisme surtout), fondées sur les castes et la prédestination, l’islam apparaissait comme libérateur et égalitaire. La diaspora indienne, quant à elle, qui se déversera en Afrique, au Pacifique et, dans une moindre mesure, aux Amériques, sera essentiellement musulmane reprenant le flambeau de l’islam marchand. C’est à ce moment, un moment de repli, qu’apparaissent le Hundi et le Hawalla. L’histoire ne se répétant pas, ne reste, à la place de l’Emir, que l’épicier musulman. Cependant, être épicier n’est pas la moindre des choses. D’autant plus qu’aux épices, au riz et au sucre s’ajoute l’or à destination des populations locales, et que la vie économique, exception faite des monocultures, des grandes plantations et des mines (qui ne concernent qu’une économie de comptoir visant l’Occident), gravite autour de l’épicier. Ce dernier ne tardera pas à devenir le banquier (et souvent l’usurier) des humbles. Les conditions d’une sous-répétition du modèle mythique du waqf sont réunies. Les clans se reforment, l’islam en donne la garantie morale, les promesses de dons une dynamique nostalgique, l’or les possibilités de transactions universelles. Le système de transferts dits informels, appuyés sur les familles diasporiques, est né. À la même époque, les Compagnies, précurseurs des banques occidentales, s’installent à peine. Mais elles ne sont plus en retard. Simplement elles participent d’une économie duale. L’indigène, comme on dit alors, ne les concerne pas. Et ne les concernera jamais. Ainsi, depuis le XVIIe siècle jusqu’à aujourd’hui, les « banques informelles » fiables et ethniques continueront à répondre aux besoins des « pauvres », même quand ces derniers cesseront de l’être. Ouvrons ici une autre parenthèse. L’islam n’a pas de hiérarchie religieuse. Le doyen d’une mosquée est souvent le membre le plus respectable de la communauté, donc un marchand qui a réussi. C’est souvent lui et l’infrastructure de son commerce qui serviront à la communauté de « banque » et c’est lui qui se chargera des transferts d’argent de sa communauté. Mais il s’agit d’une communauté diasporique, qui, généralement, vient du même endroit, voire du même village. Ainsi chaque communauté possède ses propres facilités bancaires et dont les échanges, un peu comme dans les cités grecques, concernent, essentiellement la diaspora et son lieu d’origine. Pour pallier ce défaut « localiste » - car les combinaisons diasporiques se multiplient -, se mettent en place des réseaux des « banquiers informels » qui agissent entre eux comme les diasporas avec leur banquier. Ces réseaux informels constituent à la longue un système financier parallèle qui finit par couvrir l’ensemble du monde et qui, aujourd’hui, utilise en tandem, puisque les sommes sont désormais « importantes », le système financier « formel » c’est-à-dire celui de l’Occident. L’épicier musulman gère les besoins d’une communauté. S’il inscrit son action au sein d’un « informel » ce n’est plus qu’une question pratique et qui s’inscrit dans la logique de la « double comptabilité » régissant son propre espace : les banques et entreprises qui y sont installées gèrent quasi exclusivement une économie qui ne concerne pas les populations locales. Par contre, le commerçant - voyageur, lui, intègre l’informel, les frontières, les différentes interprétations de la légalité (que l’on pourrait qualifier de contrebande), comme autant d’écueils faisant partie des « dangers » qui justifient ses bénéfices, les dons qu’il fera (au sein de sa communauté) aux plus pauvres et son action même. Ainsi, un haoussa nigérian ou un mouride sénégalais se trouveront beaucoup plus à l’aise à Madagascar, adossés à une mine sauvage infestée de prédateurs d’Ilakaka (saphirs) ou d’Andilamena (rubis), qu’il échangera avec des habits destinés aux « creuseurs » achetés à Bangkok et qu’il vendra à New York. Ce commerce « triangulaire », des propres dires du marchand, « fit much better with my religious convictions and my hope for better benefits ; still, my community will be much more beneficiary from that trade ». Autant acheter un sac de mil et le revendre sur place à son double prix est une action condamnable, autant traverser des milliers de kilomètres, dans des pays « étrangers et dangereux » et multiplier par 1 000 ses bénéfices est respectable. Les marchands de l’Ouest africain sont en effet les derniers représentants de ce « commerce héroïque » et leur étude serait en soit un outil fondamental pour interpréter le commerce arabe d’antan. La fiabilité - et les garanties d’une commercialisation équitable d’un bien -, au sein même d’une confrérie musulmane agissent comme un bouclier, mais aussi comme un aspirateur, faisant du concept de « l’islam commerçant » un outil d’intégration perène, voire d’un levier de conversion. Les confréries des marchands de l’Afrique de l’Ouest ne sont pas les seules à faire de l’islam marchand un mode de vie protégeant et attirant à la fois. Une des discussions les plus intéressantes sur l’islam marchand (c’était, pour mes interlocuteurs, un pléonasme), sur le zakât, le waqf ou la Ribât je les ai eues en Tanzanie, à Musoma sur les bords du lac Victoria. Mais j’aurais pu aussi bien les mener à Kampala en Ouganda, que cette famille d’indo-pakistanais (avec cent mille autres) avait dû quitter en vingt-quatre heures, pour éviter le massacre programmé par Amin Idi Dada (pourtant musulman lui-même). Comme si c’était hier, le patriarche de la famille me racontait la construction du chemin de fer, les villages mobiles chaque semaine reconstruits, la conquête de la forêt vierge, les lions et les hippopotames, le travail forcé et l’argent envoyé au pays, « comme aujourd’hui ». Villa, piscine, club très british, ont à peine entamé l’identité du marchand, qui se croit toujours être son grand-père, et qui raconte son histoire comme si c’était la sienne. À l’époque les lettres de change et les promesses de dons voyageaient dans les clippers, cousus dans la veste « occidentale » ; aujourd’hui par le mail de l’épicerie. Toujours les mêmes envoyeurs, toujours les mêmes destinataires, toujours les mêmes roupies. Mon interlocuteur était content. Il en avait envoyé deux millions à son village en Inde victime d’un tremblement de terre. Il était quitte pour trois bonnes années... - Tu comprends, dans des situations pareilles, on calcule les bénéfices à venir. - Et si on se trompe ? - Dieu le saura... - Toujours le Hawalla ? Un petit sourire... - Quel Hawalla ? Tu parles de ces gâteaux dégoulinant de sirop ? Ici, le système bancaire n’est pas fiable. Cher et étatisé. Il y a un contrôle des changes, on ne peut envoyer chez nous que des clopinettes... En Ouganda, quant on voulait nous racketter, on organisait des milices d’autodéfense, comme au Cap aujourd’hui. Ce n’est pas différent des Ribât, on n’a pas besoin de murs pour protéger les voies de Dieu et nos familles... Mais à Mousoma tout cela n’est que souvenir. Car tu sais, nous ici, on n’est pas très fervents pour le « petit djihad », on vit en paix avec tout le monde et toutes les religions. Ce qui importe c’est le « grand djihad », celui qu’on mène contre ses propres faiblesses, contre soi-même. Cependant, nous sommes solidaires avec nos frères palestiniens. À eux, on ne leur laisse que le petit djihad. Ils n’ont ni les moyens ni le temps ni l’esprit d’y mener le grand. - Il y aurait donc plusieurs djihad. ? - Bien sûr : celui qui est censé protéger les routes et les chemins de Dieu. Celui qu’on mène avec soi-même, pour trouver en soi la voie juste. Celui qu’on lève contre les infidèles. - Ce dernier est un djihad aussi ? Peut-il être financé par le zakât ? - Tout dépend de l’objectif. Saladin, qui part à la reconquête de Jérusalem, oui. - Et Ben Laden ? - C’est plus compliqué. Lui il parle de souillure. Il mène, avec des moyens modernes une guerre contre la souillure des lieux saints. Ce n’est pas un djihad à proprement parler, ce n’est pas non plus une reconquête. C’est plus près de vos guerres de religion. On pourrait comparer les attaques à Nairobi et Dar el Salam à votre Saint-Barthélemy. Le symbole prime. À mon avis, au fond, c’est une guerre dynastique. Tu sais, comme les Bourbons et les Habsbourg ? Je ne me rappelle plus très bien... Le monde musulman en a eu beaucoup. En tous les cas, ce n’est pas aux pauvres de financer les riches. Moi, mes quittances envers Dieu vont aux plus démunis. Au même temps que la thalassocratie musulmane s’effrite à l’Est et que l’Occident - s’étant déjà emparé d’El Andalous - s’infiltre puis s’installe sur les terres de l’islam à l’Ouest, la nostalgie de cette géographie héroïque se noie et se disperse au sein des aspirations nationalistes et identitaires qui finissent par s’emparer du IXe et XXe siècles. Discours (colonial, impérial, capitaliste, etc.) mais aussi anti-discours (anticolonialisme, anticapitalisme, marxisme, etc.) trouvent leur racine en Occident. La géographie mythique et approximative de l’umma fond comme une peau de chagrin, se fragmente et s’effiloche. Les routes caravanières et maritimes, les Ribât, dépérissent, la mémoire d’un monde, d’un olos, basculent dans le monde imaginaire et mythique perdant les relais qui les rattachaient au réel. Le réel, quant à lui, utilise les mêmes outils (waqf, zakât), mais ces derniers ne sont plus l’outil de l’universel. Le monde se globalise et l’islam se fragmente. Puis, vient l’argent. Non pas l’argent mercantile, commerçant, aventurier et téméraire dont les derniers vestiges sombrent dans les guerres du Liban, mais l’argent rentier, concentré, dynastique, celui des pétrodollars. Cette mutation, qui déplace les métropoles mythiques du Centre vers l’Arabie, occulte une différence de taille : les richesses accumulées ne sont plus le produit du risque, voir du djihad (dans tous les sens précités), mais celui de la rente. On revient à un statut du monde arabe antes Mahomet. Lorsque le puits (qui ne sera plus celui de l’eau mais des hydrocarbures) déterminait le territoire et celui-ci le clan. Il y a en effet une grande différence avec la Porte Sublime, Bagdad, Cordoue, voire Samarkand, bâties sur un élan de conquête et enrichies par le commerce, et Riyad la cumularde. Cette dernière doit justifier et transcender une richesse « mal acquise », un « bien dormant » jamais égalé, qui ne tombe pas du ciel mais tout simplement des besoins toujours inassouvis du monde impur. Le commerçant musulman de jadis côtoyait l’autre et rachetait ses connivences par le risque. Ses promesses de dons et le zakât rachetaient son statut d’intermédiaire. Ce double rachat devient impossible. Ne reste aux dynasties arabiques que le zakât, la redistribution d’une partie de leurs biens dormants. Mais le risque ? La défense des voies de dieu ? Il existe donc aujourd’hui, en terre d’islam, ce qu’on pourrait appeler des « néo-conservateurs » qui puisent leur pouvoir (et leur action normative) sur toutes les terres de l’oumma, par le seul fait d’être « choisis ». Un jeune militant du Hezbollah mauricien souligne cette singularité, à sa manière : « il faut bien que Dieu aime les Arabes, qu’il aime les Saoudiens, pour qu’il dépose tout ce pétrole sous la Mecque ». Pour contourner les règles fondamentales de l’islam concernant l’argent tout en étant en accord avec son environnement rigoriste, le musulman s’octroie cependant un droit à l’interprétation et à la variabilité des concepts (qu’il s’interdit partout ailleurs). Ainsi le prêt avec intérêt interdit (ribaa) sera remplacé par le bashin ruwa en ce qui concerne le coreligionnaire : ce n’est pas le prêteur qui exige un bénéfice pour le prêt de l’argent mais le bénéficiaire qui « apprécie » la confiance du prêteur à son égard. Un autre concept concerne essentiellement l’autre (qui n’est pas de la même religion ou tout simplement du même clan), le riiba (prêt légal, à un « non fiable », par ce que non tenu par la sacralité de la religion ou du sang). Nous revenons, dans ce cas, à la notion de risque et cela explique en partie l’attraction des capitaux musulmans par des investissements sur des terres « infidèles ». Dans ce cas, le zakât suffit comme expiation morale. Mais celle-ci prend désormais l’aspect d’un outil institutionnel. Il devient une arme gouvernementale - dynastique, et parallèlement un produit financier. L’Emir ne gère plus les fonds des « promesses de dons » mais les plus-values rentières des hydrocarbures. Cette situation nouvelle, que d’autres ont surnommé « islamisation de la modernité » aura deux conséquences. La création des banques islamiques et l’institutionnalisation (et transformation en entité de financière) des organismes nationaux de financement du voyage à la Mecque. La première de ces décisions fut prise à l’initiative des émirats du golfe en 1974, au lendemain de la première crise pétrolière. Le sommet à Lahore de l’Organisme des États islamiques (OEI) décide la création de la Banque islamique de développement (BID), organise l’emplacement de son siège social à Djedda et jette les bases juridiques de son fonctionnement, selon les règles de la Charia. La seconde fut un processus plus lent ; le nombre croissant de pèlerins permit la mise en place de « caisses d’épargne » qui finirent par fonctionner comme les fonds de pension américains, devenant des institutions financières solides qui élargirent leurs activités finançant des grands projets immobiliers. Le métro de Kuala Lumpur par exemple a été quasi exclusivement financé par le « Fonds malais du pèlerinage à la Mecque ». « Un produit financier islamique se gère de la même façon que tout autre produit financier » nous indique Ahmed Jabir, responsable de la section « produits islamiques » du fonds malais du pélèrinage à la Mecque à Kuala Lumpur. « Mais, bien entendu, les spécificités de ce produit ont trait aux relations particulières que l’islam entretient avec l’argent. Le marché obligataire, par exemple, est un bon produit pour une banque islamique. Car il comporte la notion du partage des risques. Il n’est donc pas assujetti au zakât. Par contre, les bons du Trésor sont considérés comme un bien dormant. Et encore, il y a autant de règles que de pays musulmans. C’est une des difficultés que nous rencontrons durant un montage financier. Ce qui est permis en Malaisie ne l’est pas forcement en Arabie saoudite, il existe des nuances, des interprétations, souvent c’est l’imam ou toute autre autorité religieuse qui siège au conseil d’administration de la banque qui tranche. Or, il existe autant d’opinions que d’imams. Ce n’est pas simple. Pour résoudre le problème, dans certains pays comme le Pakistan ou, ici, en Malaisie c’est désormais l’autorité religieuse suprême qui siège au conseil de la banque centrale du pays qui tranche en dernière instance ». - Mais cela demande du temps - Oui, mais de toute façon un montage est toujours une opération compliquée. Chez-nous elle l’est un peu plus qu’ailleurs. Mais ça fonctionne. - Pourquoi ? - Par ce que, ici, il y a pléthore de capitaux non utilisés. - Est-ce que votre banque s’occupe du zakât ? - Oui, c’est un problème purement comptable. Chaque banque islamique a une section de comptables qui calculent chaque année les biens dormant de leurs clients. - Est-ce qu’il y a des « arrangements » ? - Oui et non. Oui dans le sens où nous cherchons l’interprétation la plus favorable pour le client. Non, dans le sens que personne ne conteste la volonté de chaque musulman de s’acquitter de ses obligations religieuses dans la compassion et la générosité. - Vous touchez de l’argent pour ce service ? - Bien entendu, nous sommes un des destinataires officiels du zakât. - Vous la payez vous-mêmes, sur ces bénéfices ? - Tout dépend ce qu’on en fait. Si ça reste inexploité, on la paie, comme tout le monde. - Ne trouvez-vous pas que le sens premier, « purification » du zakât est devenu sa seule justification ? Il sourit : - Vous voulez dire qu’on oublie qu’il s’agit d’un prêt à Dieu qui le rendra au quintuple ? - Non, cet aspect spéculatif pourrait être oublié. Je parle plutôt de « légaliser » des biens acquis sans risque... - Oui, vous avez raison, mais, d’une part, le risque existe, il a pris des formes plus modernes et, d’autre part, vous devez le comprendre, il y a tant de souillures dans le monde d’aujourd’hui. - Vous ne ressentez pas que justement le principe du zakât n’est plus qu’un problème comptable, un peu comme notre TVA ? - Je suis un banquier, je ne ressens pas... - Mais, vous qui avez étudié à Oxford, vous parlez de souillure, de purification, quelle différence avec l’hubris ressentie par Ben Laden concernant la présence des troupes américaines en Arabie ? - L’Arabie saoudienne est loin, et très différente de nous. Regardez, tous nos Premiers ministres sont de souche étrangère. Le premier Premier ministre de la Malaisie était un Thaï. Et il a été élevé dans un palais en Thaïlande. Le deuxième Javanais, le troisième un Turc, et le quatrième de l’Asie du Sud. Nous, nous savons cohabiter. Cohabiter, ça veut dire que malgré le fait que j’ai des préjugés bien enracinés contre vous, et que vous ayez des préjugés bien enracinés contre moi, que vous faites des choses que je trouve incompréhensibles et, moi, je fais des choses que vous devez trouver absolument absurdes, il faut que vous viviez avec moi. Et moi avec vous. Chaque enfant malais, ainsi que chaque adulte malais, connaît ceci depuis sa naissance jusqu’à la tombe. Non, quand je parle de souillure, on devrait dire schizophrénie. Nous deux on parle de la charia, mais quand vous partirez, j’irais à côté voir CNN et HBO. Notre, mon identité est constamment niée, et le pire c’est qu’elle est niée par moi-même. C’est là que se place la souillure. C’est pour cela que le zakât ne sera jamais une TVA. S’impose ici une dernière parenthèse qui, dans cette histoire, fait figure de digression occidentale. L’Europe se plaît à définir l’âge d’or de l’islam comme étant celui d’Averroès. Il est en effet plaisant de se dire que la pensée aristotélicienne a joué un rôle majeur dans le monde musulman éclairé, qui plus est, une fois empruntée, lui a été rendue, pour la gloire de Kant et des Lumières. Il n’est donc pas étonnant qu’exception faite d’Aristote, les œuvres maîtresses d’Ibn Rushd (portant sur la théologie musulmane ou sur le bien-fondé et le droit de philosopher), n’ont jamais été traduites en latin. La question n’est peut-être pas de se dire si l’islam a été émancipé au point d’emprunter à la pensée grecque, mais pourquoi cette pensée a servi exclusivement pour l’organisation juridique et eschatologique d’une religion gérant la métropole dynastique. En effet, au Levant, qu’il soit proche (Constantinople) moyen (Damas et Bagdad) ou Bactrianique (Samarkand, Kaboul), les contacts avec la pensée grecque, furent moins sélectifs et plus précoces. Ils portaient aussi bien sur la philosophie, principalement les penseurs de l’Asie mineure, - les Cyniques en particulier -, et qui précisément disparaissent à l’Ouest andalou au profit d’Aristote ; aux poèmes homériques et, bien entendu, Alexandre qui reste, encore aujourd’hui, l’homme (et le mythe) le plus populaire de l’Asie centrale. Cette osmose avait des dénominateurs communs : le détachement des choses matérielles, le goût du risque, l’importance de la vie et de l’aventure, le défit au destin, le marchandage avec le sacré. Il suffit pour cela de reprendre une cantique soufi de la Bactriane qui fait écho aux défis d’Ulysse : « même si j’étais sûr d’aller au paradis, je prierais Dieu de m’y laisser aller par les chemins les plus longs »... En opposant Averroès (et Aristote) d’alors au wahhabisme d’aujourd’hui, on voudrait opposer le droit de la cité musulmane éclairée à celui du fondamentalisme. Tandis que la rupture principale se situe entre un islam marchand et spirituel d’une part et, d’autre part, un islam rentier qui transforme sa mauvaise conscience en rigorisme.


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254 réactions à cet article    


  • NPM 6 juillet 2007 11:00

    Un peu court.

    L’amour n’est cité qu’une fois dans le Coran, alors qu’il compte quelque deux cent cinquante versets qui exaltent la guerre sainte. Qu’on l’admette ou non, l’islam est en guerre. Cela fait 1375 ans que cela dure... Et ce n’est pas pour rien qu’on à coloniser. La colonisation, c’est la Paix.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 16:26

      Non mais c’est pas possible, je suis sure que vous blaguez NPM. smiley , c’est tellement gros que je suis sure que vous ne croyez pas un mot de ce que vous dites. Vous ne seriez pas l’avatar de Laurent Baffie par hasard ?



    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 16:48

      L’auteur de l’article du lien souligne la difference ebtre l’islam modéré et l’islamisme qui est une dérive extremiste qui effecitivement prend de l’ampleur. Et si le mot « amour » n’est cité qu’une fois dans le courant, il faudrait aussi compter le nombre de fois ou le mot respect est présent. Enfin, l’auteur de l’article du lien parle en son nom et ne site aucune source, son opinion n’est en aucun cas une vérité ( peut-être que cette subtilité vous a échappé ) et en fait, elle est assez mal étoffée.

      Et il ne fait en aucun cas l’apologie de la colonisation. Je crains que vous n’ayez des hallucinations visuelles.

      Je me demande si vous êtes un veritable être humain. Avez-vous des amis, de la famille, des collègues de travail qui vous apprecie ? avez vous des relations sociales normales ? Etes vous un homme heureux ?


    • NPM 6 juillet 2007 17:03

      « L’auteur de l’article du lien souligne la difference ebtre l’islam modéré et l’islamisme qui est une dérive extremiste qui effecitivement prend de l’ampleur. »

      Oui, des musulmans, donc.

      « Et il ne fait en aucun cas l’apologie de la colonisation. »

      Lui non, mais moi oui. Si on a colonisé, c’est pour avoir la paix. Ca donne à réfléchir (surtout pour les represailles, le jours ou ca pétera en France).

      « Etes vous un homme heureux ? »

      Bien sur, pourquoi ?! On peut parfaitement faire de la politique dans la joie.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:20

      Pour vous , c’est tout le monde pareil ?

      Je ne veux pas parler à votre place mais ce que j’ai compris de vos propos c’est en gros : Les musulmans sont tous des terroristes en puissance, la france(et les autres) a colonisé pour apporter la paix aux pays colonisés, les gens qui votent à gauche sont tous des communistes, les fonctionnaires ne travaillent pas et sont fainéants, les rmistes des parasites.

      Ai-je bien compris ?

      Puis-je vous demandez votre avis sur les jeunes d’aujourd’hui, les juifs, les pompiers, la police, les écologistes, les parisiens, les antillais et le droit de vote aux femmes ?


    • NPM 6 juillet 2007 17:31

      « Pour vous , c’est tout le monde pareil ? »

      Puisque je parles à des collectiviste, je m’adapte à leur forme de « pensée ».

      « Les musulmans sont tous des terroristes en puissance »

      Oui, et tous les immigrés.

      « les gens qui votent à gauche sont tous des communistes, »

      En tous cas, ou des voleurs, ou des hypocrites.

      « les fonctionnaires ne travaillent pas et sont fainéants »

      Oui. en 1980, il y avait un million de fonctionnaires en mooins que maintenant, et pas d’ordinateur..

      « les rmistes des parasites. »

      Il parait effectivement d’aprés certain élus qu’il y en a un bon tier qui volent la société en refusant de travailler.

      « Puis-je vous demandez votre avis sur les jeunes d’aujourd’hui, »

      Ils veulent être solidaire : ils ont bien raison, puisqu’il vont payez la facture de l’expérience socialiste :

      Sinon, ils sont aussi con qu’avant (cf le cpe). Ca passe avec l’age.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:40

      NPM, je n’arrete pas de cliquer sur réactualiser la page pour pouvoir avoir votre réponse . Vous me rassurez, j’avais bien compris vos propos. Mais s’il vous plait, vous n’avez pas répondu à toutes mes questions, remediez-y.

      Est ce que les immigrés thailandais sont des terroristes en puissance ? ou seulement ceux d’afrique ? d’afrique du nord peut etre ? ou d’iran ou du liban ?


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:42

      Quel age avez vous NPM ,si ce n’est pas indiscret ?


    • NPM 6 juillet 2007 17:43

      « Est ce que les immigrés thailandais sont des terroristes en puissance ? »

      Hum, je connais mal ces gens là. Et puis, ils ne sont pas franchement nombreux chez nous, donc, ils ne peuvent pas se monter la tête facilement. Reste que tout étranger est une menace potentielle.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:46

      Comment on fait les elus dont vous parlez pour évaluer le nombre de « fraudeurs » chez les RMiste ? Est ce que ç signifie que , pour vous, 66% des RMistes sont vraiment dans des situations catastrophiques et que , effectivement, ils ont besoin de la solidarité national pour garder un peu de dignité ?


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:49

      ho NPM, je ne veux pas vous inquieter mais l’immigration asiatique est en passe de devenir la premiere immigration en France à l’heure actuelle. Et quand on connait le nombre potentiel d’immigrants asiatiques, ils pourraient nous envahir. En plus , ils sont discrets mais sournois, c’est bien connu...


    • NPM 6 juillet 2007 17:52

      Bein, ils voient bien qui vient chercher son pognon, et qui glande aprés aux terrasses des bistros toutes la journées... Ou encore ce témoignage, d’un « artiste peintre », qui fait l’artiste au frais du contribuable depuis dés années, et trouve ca tout à fait normal, dans le livre de SG.

      D’ou le RMA.

      « Est ce que ç signifie que , pour vous, 66% des RMistes sont vraiment dans des situations catastrophiques et que , effectivement, ils ont besoin de la solidarité national pour garder un peu de dignité ? »

      La dignité ne s’achéte pas.

      Le RMI est excellent : il rappel à tout le monde l’échec complet de la politique de gauche.


    • NPM 6 juillet 2007 17:54

      « Et quand on connait le nombre potentiel d’immigrants asiatiques, ils pourraient nous envahir. »

      Faudrait qu’ils soient drolement cons !

      Quiter la premiére zone économique du monde pour la france ????? Ca doit être des glandeurs, comme les autres, ce n’est pas possible autrement...


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:54

      ’Le RMI est excellent : il rappel à tout le monde l’échec complet de la politique de gauche.’

      Pourquoi vous dites ça ? en quoi ça rappelle l’echec de la politique de gauche ?


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 17:56

      je ne comprends pas bien, les immigrés, ils viennent pour poser des bombes ou bien pour glander au frais du contribuable bien français.

      Parce que c’est un peu antagoniste.


    • NPM 6 juillet 2007 17:58

      « Pourquoi vous dites ça ? en quoi ça rappelle l’echec de la politique de gauche ? »

      Et bien, parce qu’avant Mitte, il n’y avait aucun besoin du RMI !!

      Certes, ils appelent cela un « progrés social », arf ! C’est comme de prétendre que la TRI-Terapie, c’est vachement bien que ca existe en 2007, parce qu’en 1960, ils ne l’avaient pas. Oui, mais ca cache l’apparition du SIDA, comme le RMI cache l’apparition des SDF...

      En même temps, est-ce que les gens se souviennent encore qu’il n’y avait pas de clochard avant Mai 81 ? Ils s’en foutent, en fait.


    • NPM 6 juillet 2007 18:01

      « Parce que c’est un peu antagoniste. »

      Non, c’est tout a fait complémentaire.

      Tu payes des prestation social, ou BOUME !

      D’ailleur, on peut tout péter, puisque, aprés tout, l’économie on s’en fiche.

      D’ailleur, NOVEMBRE 2005 en est une jolie illustration.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 18:04

      Mon Dieu NDP, l’abbé pierre nous a menti lors de l’appel de l’hiver 54 !!!! Heureusement que vous etes là pour remettre les verités en place...


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 18:08

      Remarquez quand même qu’on a un peu de mal a touché ses prestations sociales si on s’est suicidé lors d’un attentat. Mais, je suis désolées, je ne suis pas très cultivée, il y a eu des attentats en Frence en Novembre 2005 ?


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 18:12

      à moins que vous parliez des emeutes ;Mais vous ne feriez pas cette confusion...


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 18:33

      Mon cher NPM, je dois vous quitter, je vais retrouver mes amis mais , rassurez-vous, je saurais me mefier de tout ceux qui ne sont pas blanc-blanc.Si ils ont un comportements suspects, je vous en ferais part.

      Je vous rappelle néanmoins les quelques questions que vous avez laissé en suspens, que voulez vous, je suis curieuse et votre avis m’interesse.

      Puis-je vous demandez votre avis sur les juifs, les pompiers, la police, les écologistes, les parisiens, les antillais et le droit de vote aux femmes ?

      Quel age avez vous NPM ,si ce n’est pas indiscret ?

      Comment on fait les elus dont vous parlez pour évaluer le nombre de « fraudeurs » chez les RMiste ?

      Est ce que ça signifie que , pour vous, 66% des RMistes sont vraiment dans des situations catastrophiques et que , effectivement, ils ont besoin de la solidarité nationale ?

      La france n’avait pas de sdf en 54 ?

      Le phénomène des emeutes sont liés aux attentats terroristes ?

      Ne doutez pas que je reviendrais voir votre réponse. J’espère que vous aurez des liens pertinents pour etayer vos propos. Car comme vous avez pu le remarquer, j’aime les chiffres, mais ceux qu’on peut verifier.

      et je m’en vais ce soir, dans un esprit de joie et d’allegresse, confiante dans l’humanité grâce à vous. J’espère que vous n’allez pas trop vous ennuyez sans moi.


    • Lilian Lilian 6 juillet 2007 18:37

      @ l’auteur,

      Je m’excuse d’avoir pollué vos commentaires, j’espère que vous me pardonnerez, je n’ai pas su resistée à l’amusement scandalisé que me procure un dialogue avec NPM. désolée.


    • NPM 6 juillet 2007 18:54

      « Mon Dieu NDP, l’abbé pierre nous a menti lors de l’appel de l’hiver 54 !!!! Heureusement que vous etes là pour remettre les verités en place... »

      Evidement. L’Abbé Pierre, c’est le type même du milliardaire honteux. Il y avait certe une centaine ou deux de personne mal logé, a cause des immigrés NAZI. L’abbé s’en est occupé, et la croissance encore plus. Et il disparu, l’abbe, jusqu’au année 90.

      Bref, dans les années 60 et 70, il n’y avait plus de clocahrd (ou alors, c’était l’attraction touristique du coin). C’est bien en tout cas de confirmer ce que je soupsonnai, sur l’oubli de la situation Française avant les 25 ans de socialisme.

      « Remarquez quand même qu’on a un peu de mal a touché ses prestations sociales si on s’est suicidé lors d’un attentat. »

      Tous les terroristes musulmans ne s’explose pas, hélas, avec leur bombinette... Ainsi, un des complice de Port Royal vie encore en France, et touche ses prestations d’allocations sociales sans probléme.. Inutile de dire qu’avec moi...........

      « e suis désolées, je ne suis pas très cultivée, il y a eu des attentats en Frence en Novembre 2005 ? »

      Oui, et des écoles brulés, et autre entreprises. Le message politique était clair. Une demande de pognon de la part des immigrés. Du raquette. Comme le font les fonctionnaires, mais en plus violent.

      Sinon, pour les attentats pro, oui, il y a deja eu 4 tentative déjoués rien qu’à Paris. Vive Sarko qui nous protége si bien. Parait même qu’il y en a eut à l’étranger, va savoir, avec TF1 qui nous raconte n’importe quoi.


    • jakback jakback 6 juillet 2007 18:56

      Et si le mot « amour » n’est cité qu’une fois dans le courant, l’amour alternatif sans doute !!


    • NPM 6 juillet 2007 18:59

      « Et si le mot » amour« n’est cité qu’une fois dans le courant, l’amour alternatif sans doute !! »

      Mohamet, Homosexuel ? Ca va plaire !


    • jako jako 6 juillet 2007 19:14

      C’est bien Lilian cela ne pollue pas j’ai meme réussi à plusser ndm (et toi aussi bien sur)


    • snoopy86 6 juillet 2007 19:26

      Puisque certains l’ignorent encore

      L’adresse IP (xxx.x3.178.162) de NPM est la même que celle de Nicolas, auteur d’un article ahurissant

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24995

      C’est le même individu qui aprés s’être déguisé en crétin de gauche se grime en imbécile de droite.

      Ignorez les provocations et repliez


    • NPM 6 juillet 2007 19:28

      Mais oui ! D’ailleur, je suis tellement idiot que j’ai garder ma prétendu même adresse !

      bein voyons...

      Tiens, je ais mettre un chien, et me faire passer pour toi..


    • snoopy86 6 juillet 2007 19:35

      si j’ai remis le lien, c’est pour que chacun puisse vérifier...


    • NPM 6 juillet 2007 19:36

      Bon, si sa tam’use....


    • claude claude 7 juillet 2007 01:01

      @ lilian,

      ne vous laissez pas embarquer par npm : c’est un provocateur qui ne jouit que lorsqu’il arrive à piéger quelqu’un. nous sommes nombreux à en avoir fait les frais.

      ceci dit, vous vous êtes bien défendu !

       smiley


    • Gilles Gilles 8 juillet 2007 11:04

      En effet, NPM, et inversement !

      En suivant votre raisonnement, vous êtes une menace potentielle pour tout Etranger, qu’il soit en France ou dans son pays d’origine.

      je me demande quand même si ce gars n’est pas encore un simple troll provocateur... pas possible de sortir ce genre d’âneries !


    • Lilian Lilian 9 juillet 2007 12:48

      Merci Merci tous smiley, même à NPM de m’avoir répondu.


    • LE CHAT LE CHAT 6 juillet 2007 11:30

      l’article aurait gagné à être un peu aéré .


      • claude claude 7 juillet 2007 00:14

        bonsoir le chat,

        merci, je l’ai pensé aussi. c’est dommage, cela le rend indigeste...


      • JL JL 6 juillet 2007 11:31

        Très long, très instructif, très érudit. Mérite une relecture approfondie. Chaque info mériterait à elle seule une illustration. Et il y en a des centaines.

        Si les critiques des opposants à la mondialisation libérale étaient aussi vides, aussi débiles, que celles de NPM concernant ce texte, nous serions forcés d’admettre que cette mondialisation libérale serait une excellente chose.


        • snoopy86 6 juillet 2007 11:53

          Nous savons maintenant tous qui est Nicolas-NPM...


        • NPM 6 juillet 2007 13:01

          « Si les critiques des opposants à la mondialisation libérale étaient aussi vides, aussi débiles, »

          Pourquoi ? Elles ne sont donc pas complétemnt débiles ?


        • snoopy86 6 juillet 2007 11:31

          @ l’auteur

          article passionnant, félicitations.

          Une seule réserve, la lecture est un peu difficile ; il aurait sans doute gagné à être scindé et aéré.


          • snoopy86 6 juillet 2007 11:34

            le temps de relire mon commentaire et de l’envoyer au site, mon furtif voisin et le matou ont déjà fait feu... désolé d’avoir fait double emploi


          • mcm 6 juillet 2007 11:42

            L’article est exhaustif et précis sur le sujet traité, même si sa densité nuit à sa lisibilité.

            Pour l’argent dans le monde islamique les faits suivants :

            « D’emblée donc, « système bancaire » et religion forment un monde unique. »

            « c’est désormais l’autorité religieuse suprême qui siège au conseil de la banque centrale du pays qui tranche en dernière instance. »

            Confirment que contrairement à l’opinion des islamophiles l’islam est un système politico-financier bien plus qu’une religion.

            Pour la précocité de l’argent dans le monde islamique les faits suivants :

            « Le système de transferts dits informels, appuyés sur les familles diasporiques, est né. À la même époque, les Compagnies, précurseurs des banques occidentales, s’installent à peine. »

            « En opposant Dieu à l’argent, il faudra, en fin du compte, attendre Descartes pour que l’homme occidental, s’affranchissant de Dieu, permette à l’économie de s’affranchir. »

            « Il faudra la Réforme, la ligue hanséatique, la naissance des cités néerlandaises, pour atteindre, des siècles plus tard, des pratiques commerciales de l’islam maritime. Mais même alors, la symbiose, entre l’autorité politico - religieuse et l’argent, n’existera point. »

            Confirment que contrairement à l’opinion des islamophiles l’islam a été un système politico-financier bien avant le que le christianisme ne se mêle de financier, et que le christianisme n’a jamais eu d’aussi lourdes implications sur le monde financier que l’islam.

            Les alter mondialistes et autres mouvements de gauches, islamophiles pour la plupart, devraient réfléchir avant de avant de courtiser Tarik Ramadan et les suffrages de l’islam, car l’islam est une autocratie financiaro-politique qui n’a rien à envier aux impérialistes US de Bush.


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 6 juillet 2007 12:17

              Passionnant et très instructif, en effet, et qui mériterait d’être « aéré », comme l’ont souligné plusieurs intervenants. Commentaire inutile, mais pourquoi cacher son admiration ?

              Votre article se lit comme un roman épique.


              • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 18:09

                Merci, il y a longtemps que j’aurais du le faire. J’interviens très rarement, cela ne vaut pas dire que je n’apprécie pas...


              • ZEN ZEN 6 juillet 2007 12:23

                Serait-il encore possible de retravailler le texte et de de nous le retourner aéré, donc plus lisible. Mes yeux fatiguent...Voir avec la rédaction.


                • Bulgroz 6 juillet 2007 12:45

                  Pour la ventilation de tous vos textes, locaux, ateliers, garages, etc. Extraction d’air chargé de buées, poussières (non inflammables), odeurs, etc. Cadre en acier galvanisé. Pour les codes 1824M83 à 1824M85 les lamelles sont en alu. Hélices plastique antiétincelles.Moteur central étanche. Fonctionnement dans le sens horizontal ou vertical. 4 bossages prépercésØ 8,5 mm pour fixation au mur.

                  ventilateurs ou volets à lamelles Température d’utilisation (°C) : 40- Alimentation (V) : 230 ou 400 triphasé- Vitesse (tr/min) : 1400n Moteur IP 5aFonctionnement vertical : prévoir sur la partie extérieure du mur le volet à lamelles PVC 1824M86.Pour ventiler des locaux, surfaces ou machines ne justifiant pas l’installation de ventilateurs fixes (four, forges, fonderies, silos,chantiers, etc.). Le ventilateur et son moteur sont montés sur un socle qui protège et permet de poser l’ensemble dans n’importe quelle position. Ventilateur en fonte d’aluminium avec poignée de transport. 3 puissances : asynchrone,triphasé ou monophasé.Débit (m3/h) : 2000 Pression (mm CE) : 150n Moteur IP 55o Accessoires:A - cône d’aspiration ;B - 6 m de flexible Ø 125 mm.a Appareils livrés avec 2 x 6 m de tuyau souple Ø 120 mm et 1 cône d’aspiration à fixation magnétique. Petits ventilateurs industriels d’une grande fiabilité. Fonctionnement très silencieux. Très bonne tenue aux chocs et aux vibrations.Moteur à courant alternatif. Hélice plastique et carter alu. Paliers sur roulements à billes.5 modèles avec des vitesses de rotation allant de 2500 à 2900 tr/min. Température d’utilisation (°C) : - 30 à +70Alimentation (V/Hz) : 230/50

                  Disponible chez

                  http://static.manutangroup.com/MAF/fr_FR/PDF/1701.pdf

                  Appareil spécialement étudié pour l’aération des textes coraniques.

                  Prix spéciaux pour les madrassah et les écoles coraniques.


                • Bulgroz 6 juillet 2007 12:29

                  Je suis assez d’accord avec l’auteur, néanmoins, je pense que cet article traduit une vision simpliste de ces choses. Je fais donc ce commentaire destiné à enrichir le débat et je suis prêt répondre à toutes les questions.

                  C’est une des difficultés que nous rencontrons durant un montage financier. Ce qui est permis en Malaisie ne l’est pas forcement en Arabie saoudite, il existe des nuances, des interprétations, souvent c’est l’imam ou toute autre autorité religieuse qui siège au conseil d’administration de la banque qui tranche. Oui, 53% de nos concitoyens ont été assez rahaaah loukooms du front, racistes, xénophobes et aigris pour voter en faveur du candidat qui stigmatise les musulmans comme égorgeurs de moutons, qui amalgame immigration et insécurité, veut « liquider » l’héritage de mai 68, prétend nous faire travailler plus pour gagner plus (dixit Olivier Bonnet). Vous êtes revenu en France alors que vous n’aviez pas le droit ; votre petit manège (voyage Algérie/France/Algérie/France) aurait pu durer longtemps si un conducteur de bus n’avait signalé à la police un homme en train de se masturber dans une cabine téléphonique. Les policiers sont arrivés sur place, vous avez été interpellé et ils ont relevé votre situation de séjour irrégulière.Au même temps que la thalassocratie musulmane s’effrite à l’Est et que l’Occident - s’étant déjà emparé d’El Andalous - s’infiltre puis s’installe sur les terres de l’islam à l’Ouest, la nostalgie de cette géographie héroïque se noie et se disperse au sein des aspirations nationalistes et identitaires qui finissent par s’emparer du IXe et XXe siècles.Le ribât aussi y trouve ses racines. C’est un fortin refuge, tenu par des moines soldats et qui protège les routes de la foi. À l’Est, le Nouveau Monde, le vrai, celui que cherchait Christophe Colomb : les Indes et surtout un monde îlien immense, qui prend racine à Mascate et se perd quelque part à la mer des Moluques.Et bien d’autres, plus exotiques et tout aussi hermétiques dont on partira maintenant à la recherche, comme le hawalla (cousin germain du « transfert » mais aussi des pâtisseries orientales) ou le hundi, sans oublier le zakât (aumône), le ribât (une sorte de fortin mélangeant la caserne, l’école coranique et le motel qui, le temps aidant, s’est transformé en fatwa eschatologique)... Un environnement connu, maîtrisé, proche de l’Arabie, qui ne devient « autre » qu’aux confins de la péninsule ibérique. Relativement facile à conquérir, mais difficile à contrôler. On revient à un statut du monde arabe antes Mahomet. 4h42 : Délibéré Monsieur M., le tribunal vous a reconnu coupable du délit reproché, vous avez pénétré sur le sol français malgré une interdiction de séjour : vous êtes condamné à 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt (le prévenu est immédiatement emmené en prison).L’interdiction de séjour de 10 ans a déjà été prononcée et mise en application il y’a 6 mois lors de la précédente audience (en 2004).A votre sortie de prison vous serez conduit en centre de rétention puis embarqué dans un avion et reconduit à la frontière algérienne ; et si vous réessayez de venir en France, vous vous ferez casser les reins... royaumes chrétiens. Quand tout va bien le commerce s’installe. Quant tout va mal, les pirates prennent le relais. Cordoue ou Alger, au choix. À l’Est, Simbad le marin, les cordages, les coques fragiles, les routes de la soie, les aventures à n’en pas finir. A votre sortie de la prison de St Quentin Fallavier, le Préfet de l’Isère avait chargé les gendarmes de mettre à éxécution l’arrêté d’expulsion vous concernant. Les gendarmes vous attendaient et vous avez été envoyé au centre de rétention de Satolas puis, le 17 mai, mis dans un avion vers l’Algérie avec une interdiction de séjour sur le territoire Français pour 10 ans.Vous êtes revenu en France alors que vous n’aviez pas le droit ; votre petit manège (voyage Algérie/France/Algérie/France) aurait pu durer longtemps si un conducteur de bus n’avait signalé à la police un homme en train de se masturber dans une cabine téléphonique. Les policiers sont arrivés sur place, vous avez été interpellé et ils ont relevé votre situation de séjour irrégulière.Le commerce-roi. À l’Ouest, on se déverse sur des territoires semi-désertiques, des anciens comptoirs, des dynasties chancelantes, des terres abandonnées des dieux (qui furent grecs, romains ou phéniciens) et des hommes. Le désert. Un environnement connu, maîtrisé, proche de l’Arabie, qui ne devient « autre » qu’aux confins de la péninsule ibérique. Relativement facile à conquérir, mais difficile à contrôler. Le djihad est né dans ces espaces et qui signifie « protection des routes de la foi ». A Caluire, le 25/11/2006, en qualité d’étranger sous le coup d’une interdiction de séjour de 10 ans sur le territoire français, vous avez renouvelé votre présence. Vous risquez une peine de 3 ans d’emprisonnement et de 10 ans d’interdiction de séjour sur le territoire national.A Lyon le 16/09/2004, vous avez été condamné à 3 ans d’emprisonnement pour une infraction à la législation sur les stupéfiants et à 10 ans d’interdiction de séjour, pour séjour irrrégulier sur le territoire.Routes réelles, bien avant que celles-ci ne deviennent métaphysiques. Un espace gigantesque, chaotique, dangereux, vert et bleu, loin des sables familiers et de la Mare Nostrum, déjà saturé par une myriade de peuples de langues et de civilisations, entrecoupé de détroits hostiles, de pirates aguerris, de vents soudains et d’accalmies fatales. (avec cent mille autres) avait dû quitter en vingt-quatre heures, pour éviter le massacre programmé par Amin Idi Dada (pourtant musulman lui-même). Cish, ont à peine entamé l’identité du marchand, qui se croit toujours être son grand-père, et qui raconte son histoire comme si c’était le qui concerne le coreligionnaire : ce n’est pas le prêteur qui exige un bénéfice pour le prêt de l’argent mais le bénéficiaire qui « apprécie » la confiance du prêteur à son égard. Un autre concept concerne essentiellement l’autre (qui n’est pas de la mon les règles de la Charia. La seconde fut un processus plus lent ; le nombre croissant de pèlerins permit la mise en place de « caisses d’épargne » qui argent pour ce service ? - Bien entendu, nous sommes un des destinataires officiels du zakât. - Vous la payez vous-mêmes, sur ces bénéfices ? purification » du zakât est devenu sa seule justification ? Il sourit : - Vous voulez dire qu’on oublie qu’il s’agit d’un prêt à Dieu qui le rendra au quintuple ? - Non, cet savons cohabiter. Cohabiter, ça veut dire que ma pensée grecque, mais pourquoi cette pensée a servi exclusivement pour l’organisation juridique et eschatologique d’une religion gérant la métropole dynastique. l’homme (et le mythe) le plus populaire de l’Asie centrale. de la Bactriane qui fait écho aux défis d’Ulysse : « même si j’étais sûr d’aller au paradis, je prierais Dieu de m’y laisser aller par les chemins les plus longs ».

                  Conclusion, moi je dis : tout cela est très intéressant, certes, mais c’est un peu trop simpliste, pour bien traiter du sujet complexe de l’argent dans Islam, il faut :

                  i)Bien maîtriser la langue arabe

                  ii)bien maîtriser son coran

                  iii)avoir la bonne version du coran et c’est pas facile, seul un bon musulman peut en posséder une ou alors avoir un bon pote travaillant dans une madrassah pakistanaise ou soudanaise. Allah rigueur la madrassah de Paris (La Madrassah, 27 rue Laghouat, 75018 Paris, tel 01 42 54 50 85) peut vous en prêter un allah condition que vous soyez un bon musulman.


                  • Bulgroz 6 juillet 2007 15:29

                    C’est quoi la zakât ? L’Imâm Ash-Shâfi`î Ben Bulgroz répond .

                    La zakât est une obligation faisant partie des cinq piliers de l’islam.

                    Elle incombe au musulman une fois que sa fortune dépasse la quotité fixée par la sharîah, qu’elle soit restée en sa possession pendant une année lunaire échue, qu’elle soit libre de toute dette et en excès par rapport aux besoins de l’individu et des personnes dont il a la charge. (donc très facile à déterminer !!!).

                    La quotité correspond au prix de 85 grammes d’or à 21 carats, selon le prix du marché au moment du versement de la zakât. Si la fortune détenue par un musulman est supérieure à cette valeur, il est soumis à la zakât.

                    Par exemple, dans le cas d’un placement d’argent productif d’intérêts, le musulman pour s’acquitter de sa dette envers Dieu doit verser la zakât due sur l’ensemble de son capital déposé en banque et non sur le seul revenu (intérêt) qu’il en tire puisqu’il le dépense au fur et à mesure pour faire face à ses besoins courants.

                    Le montant de la zakât correspond au quarantième, soit 2,5% de l’épargne.

                    Comment verser la zakât ?

                    Les juristes divergèrent concernant la forme que prend le versement de la zakât. L’Imâm Ash-Shâfi`î, l’Imâm Ahmad et quelques jurisconsultes malékites s’opposèrent au versement de la zakât en nature et tinrent le paiement en espèces pour obligatoire. Par contre, l’Imâm Abû Hanîfah et ses compagnons, jugèrent comme permis de verser la zakât en nature.

                    Par conséquent, s’il s’avère que le versement de la zakât en nature est plus profitable pour les pauvres, rien n’empêche le demandeur de s’acquitter de sa zakât en nature.

                    Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, mes amis, la semaine prochaine, nous verrons ensemble « à qui verser la zakât ? », à cet effet, mon invité sera Mustafa Abou Al-Yazid, aussi appelé cheikh Said, le financier d’Al Quaida qui nous parlera en direct de sa zone tribale pakistanaise du Waziristan, limitrophe du Pakistan. Il nous parlera entre autres de son dernier ouvrage « avant de verser la zakât, bien choisir l’organisation terroriste concernée, le guide pour ne pas se tromper »


                    • Bulgroz 6 juillet 2007 19:15

                      La question me turlupinait depuis longtemps, « Est-il permis de verser une partie de la zakât à un non-musulman ? »

                      J’ai trouvé, c’est non, je suis soulagé car j’avais la zakât dans mon tiroir en instance d’affectation et je voulais pas faire d’impair.

                      http://www.islamophile.org/spip/article708.html

                      « À l’unanimité, les imâms sont d’avis qu’il n’est pas permis de verser la zakât prescrite à un non-musulman car le Messager - paix et bénédictions sur lui - dit à Mu`âdh - que Dieu l’agrée - lorsqu’il l’envoya au Yemen : « Informe-les que Dieu leur a prescrit une aumône sur la fortune, prélevée auprès des riches parmi eux et reversée aux pauvres parmi eux. » (rapporté par Al-Bukhârî) »


                    • jako jako 6 juillet 2007 19:20

                      Mr Bulgroz je vote souvent non à vos arguments mais là je dois admettre qu’il y a de la matière.... moi qui ne connait que les émissions religieuses du dimanche matin j’avoue que vous avez des arguments


                    • mcm 6 juillet 2007 19:29

                      @Bulgroz,

                      A ma connaissance l’islam en 14 siècles n’a jamais généré une seule oeuvre caritative destinée au non-musulmans !!!


                    • NPM 6 juillet 2007 19:30

                      Peut être en Inde ?


                    • Bulgroz 6 juillet 2007 19:32

                      RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ PAR LA DÉLÉGATION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE POUR L’UNION EUROPÉENNE (1), sur la lutte de l’Union européenne contre la contrefaçon,

                      page 51 http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/europe/rap-info/i2363.pdf

                      Les fondamentalistes radicaux nord.africains d’Europe , la zakât et le terrorisme :

                      "Selon les informations détenues par Interpol, pour les réseaux de cette nature, le financement est, en partie, assuré par des sympathisants ou des adhérents, qui se livrent à des activités de contrefaçon et utilisent leurs gains pour en verser un certain pourcentage aux réseaux fondamentalistes.

                      Ces sympathisants remettent ainsi de l’argent, sous la forme de dons ou de « zakat » (aumône religieuse de l’Islam), en passant par des mosquées, des Imams ou des organisations caritatives sympathiques à la cause des mouvements fondamentalistes.

                      Puis, ces sommes peuvent être, éventuellement, remises aux groupes terroristes. Les transactions se font, le plus souvent, en liquide, en ne laissant ainsi aucune trace écrite : ni l.origine, ni la destination finale de ces fonds ne peuvent être vérifiées. En outre, les militants en question peuvent ne pas être impliqués, directement, dans ces activités pendant une certaine durée, ce qui rend d’.autant plus difficile la détection de ces transferts de fonds. Durant ces périodes, ces individus s’autofinancent en ayant recours à des activités délictueuses."


                    • NPM 6 juillet 2007 19:35

                      Ouais, enfin c’est un secret de polichinel que les OMG msulim ne servent qu’a financer la Djihad...

                      MAIS QUE FAIT L’EGLISE !? :)


                    • Bulgroz 6 juillet 2007 19:40

                      On devrait toujours se tenir au coran des fatwas minutieusement mis au point par les membres du « conseil européen de la fatwa et des recherches ».

                      http://www.uoif-online.com/modules.php?op=modload&name=News&file=index&catid=13&topic=&allstories=1

                      « Après une longue étude, la majorité des membres du conseil européen de la fatwa et des recherches a abouti aux conclusions suivantes :

                      1- Le conseil rappelle l’avis unanime de l’interdiction de l’intérêt, ce dernier fait partie des sept calamités et figure parmi les péchés capitaux qui encourent la colère de Dieu et de son messager.

                      Le conseil réitère et confirme les avis des différents conseils islamiques de jurisprudence musulmane qui considèrent que les intérêts bancaires sont interdits pour le musulman.

                      2- Le conseil incite les musulmans à trouver des alternatives légales qui leur permettent d’accéder à la propriété sans passer par les crédits à intérêts. »

                      Et dire que Sarkozy a autorisé la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers du revenu fiscal....


                    • Bulgroz 6 juillet 2007 19:44

                      Les moins, Jako, c’était donc vous !!!, car à part vous, je ne vois personne d’autre. smiley


                    • NPM 6 juillet 2007 19:44

                      Alors que l’Eglise les a autorisé dés le XIIIéme siécle !

                      Sans faire du progressisme, c’est étrange à notre époque de croissance mondial..

                      Est-ce une interdiction coranique, ou juste de la discipline ?


                    • jako jako 6 juillet 2007 20:03

                      Lol je fais mon mea culpa j’apprends à lire (à 52 ans...............)  smiley


                    • alberto alberto 6 juillet 2007 20:57

                      En tout cas pas pour les cochons d’Inde... Heu... Je m’excuse ?


                    • Gazi BORAT 6 juillet 2007 16:26

                      @ l’auteur

                      Ce qui est intéressant, c’est de voir comment, à partir de règles fixées différemment au départ, certaines économies (je pense aux pays du Golfe) arrivent à s’insérer dans l’économie capitaliste mondiale.

                      Par certaines acrobaties, le prêt avec intérêt devient parfaitement licite, les waqfs modernes fonctionnent de la même façon que les fondations américaines.. et l’on arrive avec un système parfaitement comparable avec celui des pays occidentaux.

                      Je me souviens par contre que certaines banques dites « islamiques » développées dans l’Egypte de l’« infitah » (ouverture économique et rupture avec l’étatisme nasserien) furent de véritables escroqueries et laissèrent des milliers d’égyptiens sur la paille.. mais sans doute seront-ils payés en retour dans l’autre monde..

                      gAZi bORAt


                      • Paradisial Paradisial 6 juillet 2007 17:19

                        Article encore plein d’inanités, d’amalgames et de racourcis.

                        Je me ferais un plaisir de les clarifier un à un. Mais pas aujourd’hui.

                        L’auteur est un documentariste trafiquant blanchisseur.


                        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 17:57

                          Pourquoi perdez-vous votre temps avec des articles qui ne vous conviennent pas ? Sans vouloir répondre à vos remarques, je dirais que tout ne se vaut pas. La bêtise ne vaut pas l’intelligence, l’humour ne vaut pas le fanatisme, l’humeur ne vaut pas l’inexistance. Le savoir ne vaut pas les lieux communs. L’effort enfin ne vaut pas le désinvolture. Si j’ai mis quelques heures à rediger ce texte ce n’est pas pour entendre qu’il est mauvais mais le « pourquoi viendra quand j’en aurais envie »... Comme vous devez le remarquer, je n’interviens que très rarement dans les débats. Le texte appartient à tout le monde, mais manifestement, certains ne s’appartiennent pas : ils sont prisonniers de leurs certitudes et de leurs formules... En fait, vous vous ennuyez mais vous êtes paresseux (je peut bien dire cela puisque vous dites que je suis un trafiquant)...


                        • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 6 juillet 2007 18:06

                          @ L’auteur

                          Hélas, Paradisial et Aïcha Qandidja ne pouvant plus se déverser sur mon dernier article, je crains qu’ils n’utilisent le vôtre pour le réduire à néant, et qu’ils ne soient bientôt rejoints par leur camarade Pomponnette. C’est un drame. Ne leur répondez pas. Ce sont des trolls qui squattent la plateforme du matin au soir.

                          Si le modérateur du jour exécute honnêtement sa tâche, ils disparaîtront comme les abus qu’ils sont.

                          Sincèrement atterrée.

                          Bon courage, et encore merci pour votre article.


                        • mcm 6 juillet 2007 18:10

                          @Michel,

                          Rassurez-vous, il n’a à mon avis même pas lu l’article, il poste ces sourates et ces versets de bibles trafiqués, quel que soit le sujet de l’article !


                        • mcm 6 juillet 2007 18:16

                          @Cosmic Dancer,

                          Avez vous vu cosmic que je me suis fait censurer pour avoir traité « La taverne » de « barde gaulois », mais malgré une trentaine de plainte posée aujourd’hui, Paradisial continue de me traiter impunément de « animal antropomorphiste ».

                          Qua vous disais-je depuis le début : les témoignages véridiques sont étouffés par les injures des islamistes et de la gauche complice.


                        • snoopy86 6 juillet 2007 18:40

                          @ mcm

                          Notre ami Assurancetourix devait être le modérateur du jour

                          Celà expliquerait ce qui s’est passé sur l’article de Cosmic.

                          J’espère pour M.Koutouzis et son excellent article qu’il échappera à çà.


                        • jako jako 6 juillet 2007 19:16

                          oui quoi que comique les polluent pas mal non plus :-P


                        • jako jako 6 juillet 2007 20:18

                          eu elle mange elle se fout de tes commentaire esclave


                        • jako jako 6 juillet 2007 20:45

                          bonsoir paradisial jacques


                        • Gilles Gilles 8 juillet 2007 11:13

                          Hélas, on y retrouve aussi les mcm, npm et Bulgroz qui squattent des pans entiers de commentaires....

                          Dés qu’un article touche l’Islam, ils nous resservent leur chorba... sans même le lire je suis sûr !


                        • aicha qandicha 6 juillet 2007 17:27

                          Si l’Islam n’existait pas, je crois que ces pseudo-intello à la petite semaine l’auraient inventé. Sinon, qu’est-ce qu’ils se mettraient sous la dent ? Remarquez, je suis gentille, je vous soumet quelques propositions d’articles : la carte bleue de votre nouvelle reine, le musellement de la presse par votre roi soleil ; la représsion des flics ; la crise de la création culturelle tournée vers le nombril ; la domination, la colonisation et le pillage du monde par vos concitoyens ; le mutisme devant les crimes commis par le monde occidental en Irak, en Afghanistan, en Palestine, au Liban, le racisme et l’intolérance occidentale incapable de supporter la différence de l’Autre, etc, etc, etc, etc...


                          • jako jako 6 juillet 2007 19:23

                            ce commentaire devrait etre à +10 je trouve enfin quoi


                          • NPM 6 juillet 2007 19:26

                            Tsss, la violence de vos propos prouve que la moindre petite critique de l’Islma vous fait perdre vos nerf. La Pensée Discursive est encore trop fraiche pour vous. Vous refusez la Modernisation de votre esprit, indispensable pour avoir un islam critique, un islam des Lumiéres. Votre archaisme est pathétique : vous devriez prendre exemple sur les Juifs et les Chrétiens.


                          • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 18:06

                            Vous pouvez lire plus facilement le texte sur mon site. amicalement...


                          • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 18:34

                            Touché, comme disent les américains. Le sujet déteint sur l’auteur. C’est drôle, vous vous occupez d’économie immatérielle, je m’occupe d’entropie (et d’économie parallèle). ceci expliquant peut-être cela. amicalement


                          • Don Diego Don Diego 6 juillet 2007 18:51

                            Je suggere a NPM de s’interesser aux immigres qui ont touche des salaires pendant des annees a la mairie de Paris, Air France etc... sans jamais avoir foutu les pieds au bureau... on dit que l’ANPE de l’epoque s’appellait RPR... En Chine c’est une balle dans la nuque, ici c’est un poste ministeriel....


                            • NPM 6 juillet 2007 18:57

                              Bof, si on compare avec les dizaines de milliers d’emplois bidon de l’éduc nat qui servent au PSF.....


                            • Marsupilami Marsupilami 6 juillet 2007 18:55

                              @ L’auteur

                              J’ai fait le violent effort visuel de lire ton texte sans lignes blanches ni sous-titres sur ton blog (sur Agoravox, j’ai pas pu). C’est très intéressant, même si on peut contester ta conclusion purement économiste :

                              « En opposant Averroès (et Aristote) d’alors au wahhabisme d’aujourd’hui, on voudrait opposer le droit de la cité musulmane éclairée à celui du fondamentalisme. Tandis que la rupture principale se situe entre un islam marchand et spirituel d’une part et, d’autre part, un islam rentier qui transforme sa mauvaise conscience en rigorisme ».

                              Cette explication par la pure économie paraît un peu courte. Actuellement, qu’il soit marchand ou rentier, l’islam plonge un peu partout dans le rigorisme spirituel même à Dubaï la très moderniste qui pratique un esclavagisme moyennâgeux, et même le fondamentalisme islamiste, non ?


                              • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 19:15

                                Oui, je suis d’accord, les choses sont plus complexes. Disons que l’islam commerçant du lévant asiatique est plus synchrétique et plus accomodant, mais certainement sous l’emprise wahhabite. Cela dit, que ce soit en Turquie, en Malaisie ou à l’île Maurice, le bazard (pragmatique) resiste au rigorisme. Le texte essaie plutôt de montrer les oppositions entre un islam mercantile et maritime et un islam monopolisant la rente. Je dirais pour reprendre un économiste malais : il y a un effort « d’islamiser la modernité » ce qui, bien entendu, permet des tours de parestidigitation qui ne sont pas sans risques pour les fondamentalistes. J’y reviendrai. Merci pour le commentaire


                              • mcm 6 juillet 2007 19:16

                                @Marsu

                                Je suis d’accord, je trouve comme vous que l’auteur après une excellente analyse a donné une conclusion un peu biaisée.

                                Mais mettez-vous à sa place il ne pouvait pas dire que l’islam n’a jamais été qu’une machine à traire un peuple analphabète par des nababs sans foi ni loi : censure oblige.

                                Par contre l’article démontre brillament le coté vénal l’islam, nous nous plaignons de nos financiers, mais ce sont des enfants de choeur à côté de certains nababs esclavagistes et cyniques.

                                En fait pas besoin d’être prophète pour prédire que l’islam sera la principale cause de mortalité du 21ème siècle, pourri par les bakchichs et la corruption, ce système politico-financier arrive à bout de souffle.

                                Songez que Yarafat fut au classement forbes 5ème fortune mondiale, pendant que son peuple palestinien crevant la dalle recevait 300 Euros par an et par personne d’aides occidentales...


                              • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 6 juillet 2007 19:39

                                Ci joint un passage de mon bouquin « l’argent du djihad », avant de réagir par un article futur.

                                Une banque politiquement correcte

                                Le système bancaire islamique gère aujourd’hui plus de 150 milliards de dollars, contre 70 en 1980. La majorité des groupes financiers occidentaux ont désormais un secteur islamiste et le Dow Jones comporte un marché indexé sur des valeurs islamiques. Tout commence en 1974, au lendemain de la première crise pétrolière. Le sommet à Lahore de l’Organisme des États islamiques (OEI) décide la création de la Banque islamique de développement (BID), organise l’emplacement de son siège social à Djedda et jette les bases juridiques de son fonctionnement, selon la Charia1. En fait, le système bancaire islamique connaît une progression vertigineuse (mais pas régulière) depuis l’échec des régimes séculiers en terre d’islam et la montée de l’islamisme. Il est né d’une réaction face à l’Occident et va de pair avec la crise pétrolière de 1974. Il s’agit avant tout d’avoir un contrôle sur les eurodollars et de consacrer la mainmise saoudienne wahhabite sur le monde islamique. L’enjeu est aussi de mettre au pas, à l’intérieur de l’islam, les régimes séculiers et d’ancrer la résistance palestinienne dans un système où sa survie dépend des régimes arabiques. L’arme financière doit constituer un outil puissant afin de contrôler l’islam asiatique. Le Pakistan devient l’alter ego des Saoudiens ; il sera le premier pays, en dehors des Émirats du Golfe, à islamiser l’ensemble de son système bancaire, dès 1979. Il sera suivi par l’Iran et le Soudan, en 1983. Durant les années quatre-vingt, le système connaît pourtant des couacs. À force de vouloir faire de la politique, il s’écarte de l’éthique qui était sensée présider à son administration. Si certaines règles élémentaires (marginales pour la finance) sont respectées - ne pas prêter d’argent à des entreprises liées au négoce d’alcool, du tabac et, bien sûr, du jeu et de la prostitution -, les autres réglementations d’inspiration coranique sont allègrement contournées par des astuces comptables ou sémantiques. Surtout celles qui taxent les « biens dormants » ou font partager les risques du prêteur par l’investisseur. L’image des banques islamiques prend un sacré coup avec la banqueroute, en 1991, du fleuron du système, la Bank of Credit and Commerce International (BCCI). Si cette banque - la première vraie multinationale islamique - « tombe » à cause d’une gestion catastrophique, elle gagne sa notoriété du fait qu’elle apparaît, après maintes investigations laborieuses, comme la banque des mafieux, des cartels colombiens, des dictateurs cleptocrates et des services secrets de tous les continents. C’est déjà beaucoup pour une institution financière classique, mais c’est énorme pour une institution tenue à agir suivant les préceptes du Coran. Elle gagne ainsi un nouveau nom : « la banque hors la loi ». D’aucuns, parmi les élites du monde musulman (mais pas seulement), ont voulu la défendre, arguant qu’elle était victime du système financier occidental. Dans les populations musulmanes, le choc fut terrible. Voilà une banque islamique qui jouait le rôle d’intermédiaire et de coffre-fort pour des organisations criminelles, pour des hommes et des institutions se situant fondamentalement à l’opposé des règles coraniques, et dont certains combattaient l’islam ouvertement. Il y avait pire : ces mêmes institutions et personnes, ces représentants du diable, étaient parfois associés à des émirs, des hommes de foi, des combattants de l’islam... La déprime fut totale. Ne survivront que des petites institutions bancaires islamiques, axées essentiellement sur le marché intérieur du monde musulman. Le scandale de la BCCI aurait pu sonner le glas de l’ensemble du système bancaire islamique, mais ce dernier a été sauvé par l’Occident. Au moment même où la BCCI s’écroulait, le mur de Berlin s’effondrait. Le nouveau désordre mondial, sous la houlette des États-Unis, dessinait une nouvelle alliance contre, entre autres, les derniers dictateurs séculiers de l’islam. La BCCI avait été un outil très efficace pour les services secrets américains contre l’envahisseur soviétique en Afghanistan. Cet aspect-là aussi ne fut pas oublié dans les nouveaux « accords » scellés dans l’ère nouvelle. L’Arabie saoudite - l’allié privilégié du président Bush dans sa guerre contre l’Iraq et sa croisade contre l’Iran -, mais aussi Islamabad en ce qui concerne l’Afghanistan et l’Asie centrale sont priées de « faire comme avant », de financer leur mainmise sur le monde islamique à l’unique condition de ne pas gêner les intérêts américains. En contrepartie s’ouvre alors à la finance islamique le marché des Dragons asiatiques et les fonds de pension anglo-saxons. Les banques obscures et rigoristes sont doublées par des institutions high-tech, essentiellement au sein des Émirats, en Malaisie, à Londres et à New York. En moins de cinq ans, vers 1995, la transformation est totale. Aujourd’hui, des banques islamiques sont présentes dans près de quatre-vingts pays. Dans certains d’entre eux, comme la Thaïlande, la communauté musulmane est pourtant très minoritaire. Le piétisme trouve enfin ses relais financiers. Car cette explosion va de pair avec une politique d’islamisation de la modernité, dont la Malaisie représente, avec les Émirats, le fer de lance. Un tour de passe-passe idéologique, qui vise les classes moyennes de l’Umma, la communauté des croyants, est mis en place : face aux accusations de l’Occident qui ne cesse de répéter que l’islam est rétrograde, il lui faut démontrer que l’islam peut être moderne et compétitif. En Malaisie, on se donne même un objectif : dépasser l’Occident en 2020. On a donc commencé par bâtir, à Kuala Lumpur, deux Twin Towers plus hautes que celles de Manhattan. À compter de l’an 2000, le système islamique financier, connu déjà pour ses capacités de concentrer des capitaux, a montré qu’il pouvait être relativement performant sur l’exploitation de ces mêmes capitaux. Pour ce, il s’appuie sur un triptyque conceptuel : idjtihâd (« raisonnement juridique indépendant », interprétation), urf (coutumes locales) et maslaha (intérêt public) qui lui permet une souplesse nouvelle2. Un savant dosage de ces trois concepts permet d’intégrer le système financier islamique aux pratiques traditionnelles de la finance internationale, en particulier sur le marché obligataire, les joint-ventures et les fonds éthiques. La banque islamique s’est ainsi transformée, non seulement pour l’islam, mais aux yeux même des gestionnaires financiers et de leurs clients des fonds de pension en banque politiquement correcte. Fini le temps de la BCCI, des coups tordus, des comptes barbouzes. Terminé aussi le temps ou les banques islamiques, handicapées par la charia et influencées par un capitalisme rentier, étaient principalement des machines à acheter de l’immobilier. L’islamisation de la modernité, arme défensive contre le regard de l’Occident, a tous les airs du cheval de Troie qui permet l’intégration de la banque islamique au sein de la finance occidentale. Ce cheval agit dans trois sens : il corrompt l’idée même d’une indépendance financière de l’islam au moment même où ce dernier se radicalise. Il permet à l’islam d’imposer le secret structurel d’institutions bancaires au sein même des métropoles financières quand ces dernières, sous la pression des faits, cherche la clarté et la transparence. Enfin, et ce n’est pas le moins important, à travers l’impôt (jadis obligatoire) destiné aux plus démunis, la zakât, ce cheval de Troie virtuel structure le financement des organisations caritatives de l’islam chargées d’enseigner et d’introduire au sein des masses musulmanes l’islam radical et fondamentaliste du wahhabisme. La zakât concentre annuellement 2,5 % des « biens dormants » musulmans. Elle concerne donc des milliards de dollars destinés à la charité transnationale des musulmans les plus démunis. En d’autres termes, les riches (Émirats, Arabie saoudite, etc.) « investissent » par la zakât chez les pauvres (en Afghanistan, en Indonésie, en Asie centrale, en Palestine, etc.). Les banques occidentales qui proposent à leurs clients le « produit financier islamique » sont tenues, elles aussi, à la zakât. Autour de ce système financier s’est greffé une nébuleuse d’organisations non gouvernementales, vivant exclusivement de la redistribution de cette « taxe de charité ». Comme nous l’indique très bien Michel Lévy, professeur de criminologie à l’université de Cardiff et grand spécialiste de la criminalité à col blanc, on a ainsi fabriqué un cocktail explosif constitué d’une somme de secrets structurels : le secret bancaire, le secret de fonctionnement des banques islamiques, le secret de l’informel qui régit le financement des ONG, le secret des sommes, le secret du destinataire final de la zakât. Bien entendu, la majorité de ces sommes finance des activités caritatives. Mais le système lui-même introduit une subjectivité absolue dans le choix des destinataires et dans la notion même de l’objectif de l’aumône ne serait-ce que par le fait que « celui qui œuvre pour l’islam », le combattant du chemin de Dieu, est en droit de recevoir la zakât. En outre, une fois que ces sommes ont quitté le système financier, elles entrent dans l’espace de l’informel. D’autant plus que, dans cette partie du monde, la quasi-totalité des fonds est en liquide, et la majorité des transactions se font à travers les envois informels de l’hawalla. Ainsi, seule l’identité du destinataire pourrait garantir l’utilisation non belliqueuse des fonds. Et là se situe le problème. Un islamiste est un musulman. Il n’est pas un guérillero latino-américain ou un nihiliste russe. C’est un homme pieux, respectable et faisant partie de l’Umma, c’est-à-dire, un frère. Si la pression de l’Occident pousse les régimes musulmans à condamner le terrorisme, il suffit de voyager en terre d’islam pour se rendre compte que, au sein des populations, les talibans, par exemple, sont toujours considérés comme des combattants du chemin de Dieu. En fait, le financement du terrorisme par la zakât suit le chemin inverse de celui du blanchiment d’argent. Il part des institutions financières qui gèrent des fonds légaux pour se perdre dans les limbes de l’informel. Il rejoint là les entremetteurs des nouvelles mafias et les infrastructures qui vivent dans la relation « informel-criminel », à la marge de l’économie comptabilisée. Un siècle de mesures et de conventions internationales ont abouti à des moyens timides pour essayer de suivre la trace de l’argent sale vers sa respectabilité finale. Combien de temps faudra-t-il pour mettre en place des mécanismes qui devront faire le contraire ? Michel Lévy pense qu’il s’agit là d’une œuvre herculéenne, et que nous n’en sommes qu’aux balbutiements. Au-delà des difficultés techniques, introduire des mécanismes coercitifs à vocation œcuménique dans une partie de l’humanité qui considère ces pratiques essentielles et constitutives de son identité, reviendrait à faire une démonstration supplémentaire de l’arrogance Occidentale. Tout au moins, cela serait interprété ainsi, et c’est déjà le cas.

                                Moins de cent millions de dollars ont été saisis depuis le 11 septembre, appartenant à des comptes suspectés d’alimenter le terrorisme. Une simple goutte. Par contre, des négociations sont en cours, pour harmoniser les demi-douzaines de définitions existant dans les conventions internationales et qui concernent le terrorisme. Pour certains pays, les « bons élèves », on met le terrorisme en avant pour se débarrasser de ses ennemis politiques. Ailleurs, on résiste au slogan « avec les terroristes ou avec nous », bref, la vie continue. Le souvenir des Twin Towers s’efface plus vite que l’effritement des mesures annoncées le lendemain de leur chute. L’argent du Djihad tout comme notre argent (c’est strictement la même chose) continue à circuler. Et il continuera à le faire. Tel un équilibriste, il est obligé d’avancer. Si on immobilise cet argent, c’est que nous aurons changé de système, que nous aurons obligé la finance à suivre les règles de la Cité. Et que celle-ci risquera alors d’étouffer sous le poids du réel...



                              • mcm 6 juillet 2007 20:53

                                Même les banques rrançaises louchent sur les capitaux musulmans.

                                France la sociéte générale se plie à la sharia : http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/264954.FR.php


                              • mcm 7 juillet 2007 14:14

                                Une anecdote assez parlante : Moi même maghrébo-musulman et nostalgique des souks aux milles parfums de mon enfance, j’ai donc été habiter Lyon 7ème.

                                Vers « l’avenue Paul Bert », rebaptisée « l’avenue Paul Beurre » par les français et les maghrébins hilares smiley.

                                Au petit bar maghrébin en bas de chez moi, j’interrogeais des maghrébo-musulmans de rencontre sur leur profession.

                                La réponse à 70% des cas : « Heu... Import-export ! »

                                Effectivement en cette faste période de ma vie j’ai acquis quelques lunettes Eden-Park et Kenzo, quelques habits Dior et Cardin à un prix défiant toute concurrence.

                                Avant de percuter que l’absence de facture venait attester que tous ces luxueux objets était en fait vraisemblablement tombés du camions, et de refuser les achats plus gros style ordinateur portable TOSHIBA dernier cri ect...

                                J’ai donc déménagé fissa, pour éviter les sollicitations devenues quotidiennes de ces charmants embassadeurs de l’Import-Export.


                              • Gazi BORAT 9 juillet 2007 06:51

                                @ mcm

                                Le grand sujet des Lyonnais xénophobes : le commerce illicite de la place Gabriel Peri, dite « Place du Pont ».

                                A entendre certains, c’est par tonnes que toute la production mondiale d’objets de luxe se vend dans ce quartier.

                                Dans la réalité : quelques vendeurs de cigarettes de marques algériennes ou « Marlboro export » qu’ils proposent, dissimulées dans des sacs en plastique et, un peu plus loin dans le quartier, des vendeurs de haschish rue de l’Epée..

                                Le tableau de ce quartier, où l’on croisait parfois Azzouz Beggag, n’est pas aussi apocalyptique que mcm aime a nous le brosser..

                                gAZi bORAt


                              • mcm 9 juillet 2007 09:36

                                @Gazi Borat,

                                Oui, bien sur, vous connaissez certainement mieux ce quartier arabe que mes amis et moi-même et qui avons été y habiter par pure xénophobie anti-arabe !

                                Mon vécu pratique s’incline encore une fois devant votre culture théorique !


                              • Gazi BORAT 9 juillet 2007 12:12

                                @ mcm

                                « savoir théorique »

                                Et bien justement, mon savoir théorique me pose problème face à votre commentaire.

                                Tout d’abord d’un point de vue urbanistique : l’avenue Paul Bert et le quartier dit de « La Place du Pont » sont situés dans le TROISIEME ARRONDISSEMNT de Lyon, et non le septième.

                                La frontière entre les arrondissement est marquée par le Cours Gambetta, qui passe devant la Place Gabriel Peri et l’immeuble dit « Le Clip », bâti sur l’emplacement de l’ancien Prisunic et où se tient la modeste économie de survie que vous évoquez.

                                Je me rend, lorsque je passe à Lyon dans ce quartier pour acheter des produits que l’on ne trouve qu’à l’épicerie Bahadourian dont vous connaissez sûrement la version « luxe » des Halles de Lyon.

                                La rue de Marseille, en face, marque le début du septième et est plus cosmopolite car comprenant de nombreux magasins asiatiques inexistants du côté « Paul Bert »

                                J’admet qu’il est parfois difficile de se repérer sur ces délimitations urbaines mais cela me semble impossible lorsque l’on y réside.. en raison du code postal qui ne souffre aucune confusion..

                                gAZio bORAt


                              • Gazi BORAT 9 juillet 2007 12:28

                                @ mcm

                                « Place du Pont » (suite)

                                Ce quartier, qui de tout temps a été un quartier de première installation pour l’immigration intérieure puis extérieure, a vu se succéder des vagues, d’abord venues de France (Auvergne, Isère) puis d’Italie et d’Afrique du Nord (dont une importante communauté séfarade.)

                                Des personnages célèbres y ont résidé : l’anarchiste Caserio, célèbre pour son attentat contre Sadi-Carnot et, plus près de nous, Stephane Bern (qui habita Rue de l’Epée), secrétaire particulier du Prince de Monaco et chroniqueur mondain.

                                Ce dernier exemple prouve que provenir de ce quartier ne vous stigmatise pas à vie..

                                gAZi bORAt

                                gAZi


                              • Gazi BORAT 9 juillet 2007 12:53

                                à mcm

                                « xénophobie lyonnaise »

                                Tout d’abord et avant que vous ne réagissiez, je ne vous ai pas traité de xénophobe mais je maintiens par contre que les fantasmes sur l’économie souterraine de la Place du Pont alimentent le discours des xénophobes lyonnais.

                                Si une économie souterraine existe dans ce quartier, ce searit avant tout celle des stupéfiants, et surtout la vente au détail de résine de cannabis.

                                On n’y vent pas à ma connaissance de drogues dites « dures », celles ci étant plutôt négociées aux alentours de la staion de métro « Saxe Gambetta ».

                                La gène que provoque cety endroit est surtout d’ordre visuelle : des rassemblements d’hommes, debouts mais, si l’on y regarde de près, ceux-ci sont de plus en plus âgés.

                                En bref, des retraités qui se donnent rendez-vous..

                                gAZi bORAt


                              • masuyer masuyer 9 juillet 2007 20:48

                                Ce mensonge de MCM en cacherait-il d’autres ?


                              • mcm 9 juillet 2007 23:01

                                Masuyer, Gazi Borat.

                                Encore à me traiter pour me disqualifier !

                                I’ai habité 12 rue mortier Lyon 7ème, cette rue se trouve à 100 mètre de l’avenue Paul Bert elle aussi a Lyon 7ème. Lyon 3 c’est les facultés de l’autre coté de l’arrêt de métro saxe gambetta. Voilà un lien mappy ou 12 rue mortier 69007 lyon a été tapé en critère de recherche :

                                http://www15.mappy.com/sidqRIBLbdiqUDMn21w/cFGM?recherche=0&posl=poi&show_poi=0&show_iti=0&poix=0&poiy=0&poi_rr=0.5&poi_rx=0.6&poi_ry=0.5&csl=poi&fsl=m2&gsl=m2&msl=m2&temp_no_prop=0&comment=&xsl=plan&out=2&lr=0.5&wcm2=&nom2=&tcm2=&a10m2=&xm2=&ym2=&wnm2=12+rue+mortier&tnm2=lyon&pcm2=69007&scm2=&ccm2=250&com2=EU&x=0&y=0


                              • mcm 9 juillet 2007 23:13

                                monsieur Masuyer,

                                Aurais-je vos excuses et celles de Gazi Borat pour cette nième diffation ?

                                Souvenez vous déjà au début Gazi Borat m’accusais de mentir sur ma nationalité et sur mon ex-religion. J’ai produit ma photo pour vous prouver mon ethnie maghrébine !

                                Jusqu’à quand allez vous m’accuser de mentir sans jamais vous excuser alors que je donne toutes les preuves de ma bonne foi ?


                              • Gazi BORAT 10 juillet 2007 07:19

                                @ mcm

                                Excuses ? Nenni !

                                Vous déplacez le problème rue Mortier (et non plus rue Paul Bert comme dans le commentaire d’origine)..

                                Jolie pirouette ! Vous vous retrouvez dans le septième arrondissement.

                                Mais je maintiens ce que je dis, à la fois à propos de la localisation de le rue Paul Bert et de l’ampleur du trafic d’objets de luxe aux alentours de la Place du Pont.

                                Les marchandises volées se négocient sur Lyon, effectivement, mais en d’autres endroits et pas sur le trottoir..

                                gAZi bORAt


                              • mcm 10 juillet 2007 10:46

                                Les mots de mon premier post, si seulement vous saviez lire le français :

                                « j’ai donc été habiter Lyon 7ème. Vers « l’avenue Paul Bert », rebaptisée « l’avenue Paul Beurre » »

                                Alors mon bon inspesteur gadget, votre enquête avance, vous avez embauché scoubidou avec vous pour renifler les soubassements des suspects ?

                                Et votre ami l’inspecteur Colombin, le brave bûcheron stakhanoviste, il faisait quoi dans vos investigations, du lèche-latrines ? Mais quelle idée par les grands gels qui courent ! Comment allons nous décoller la langue de votre malheureux collègue maintenant ?

                                Pourquoi donc ne portez vous pas la magnifique paire de lunettes que je vous ai si aimablement proposé ? Votre vue basse s’en trouverait dessillée, et votre nez creux se rapprocherait ainsi de votre centre d’investigation favori.

                                C’est quoi votre prochaine mission ? Déterminer si les cercueil des tombes profanées de Carpentras avaient bien été fracturés de l’extérieur ? Enfin une mission dans vos cordes ! Oui encore que, même là j’ai un doute.

                                Vous savez quoi mon bon Gazi Borat ? Vous et votre bûcheron des goulags avez accompli un miracle ! Avant de vous connaître je ne croyais pas à l’évolution Darwinienne, mais maintenant nous n’avons plus un fossile vivant mais deux pour attester avec certitude d’une hérédité canine en eux.


                              • mcm 10 juillet 2007 10:59

                                L’inspecteur Gadget,

                                Où avais-je parlé de trottoir dans mon post, vous voilà bien confus mon brave, les trottoirs c’est vous qui en voyez partout à force de les arpenter avec vos godasses de limier !

                                Est ce donc chez vous tradition familiale, que d’arpenter les trottoirs ?

                                Les femmes le font elles aussi pour la police ou pour une autre corporation professionnelle ?


                              • Gazi BORAT 10 juillet 2007 12:09

                                @ mcm

                                Vous vous êtes brillamment tiré d’affaire en consultant le plan, bravo !

                                Quand à votre mise en cause subtile de la gent féminine supposée appartenir à mon clan, bravo aussi !

                                Vous restez fidèle à la subtilité argumentaire qui vous caractérise et à laquelle nous somme habitués..

                                Il n’empèche que vos exagérations folkloriques sur ce quartier lyonnais sont autant « à côté de la plaque » que la désopilante rumeur dite « de la Part Dieu » qui circula à Lyon et qui racontait l’histoire d’un terroriste islamiste qui indiquait à une ménagère lyonnaise qu’une bombe exploserait la veille de Noël au centre commercial de la Part Dieu par reconnaissance pour le portefeuille perdu qu’elle lui avait rendu.

                                Le Progrès (intérêts des commerçants oblige) avait même publié une double page de démenti.

                                J’ai remarqué qu’une certaine vague migratoire était chez vous l’objet d’une fixation et c’est bien dommage..

                                Si vous examiniez bien les faits divers de ce quartier (Place du Pont et Guillotière) sur les trois dernières années, vous observeriez que les « arabo-musulmans » ne sont pas forcément les plus impliqués dans la délinquance..

                                gAZi bORAt


                              • Gazi BORAT 10 juillet 2007 12:47

                                @ mcm

                                « enquêtes » (suite)

                                D’autre part, mais dans un champs d’investigation plus intérieur, vous démontrez un penchant de plus en plus marqué pour les images à dimension scatologique..

                                Qu’en dirait les docteurs Freud, Krafft-Ebing et leurs émules ?

                                gAZi bORAt


                              • mcm 10 juillet 2007 14:08

                                N’allez pas dans l’usine à gaz boréal de vos enquêtes psycho sociologiques essayer de m’enfiler une camisole de force. Vous voulez donc décider à ma place quelle idéologie politique doit me plaire ?

                                Me faire signer de force la « Déclaration islamique universelle des droits de l’homme » ? Mais j’en ai déjà une qui est universelle !

                                Ce n’est pas une ethnie que je combat, encore moins ma propre ethnie, mais un système politico financier et ses prosélytes dont vous faites vraisemblablement partie.

                                Et saluez la bienheureuse madame Gadget de ma part, vos mille et une nuits d’enquêtes, doivent la laisser libre d’aller ventre à terre, s’évader vers quelque paradis fiscal, ou place de forte activité boursière.


                              • mcm 10 juillet 2007 14:31

                                Ha j’oubliais ! Vous avez vous-même le salut de madame mon épouse, qui au vu de votre enquête sur nos ex lieu d’habitation a eu une réaction que je résumerai ainsi : « Le pauvre inspecteur gadget boréal ! .Beaucoup mentir lui fait voir des menteurs partout ! »


                              • Gazi BORAT 10 juillet 2007 14:56

                                @ mcm

                                « ..mais un système politico financier et ses prosélytes.. »

                                .. que vous trouverez sans doute dans les émirats, mais sûrement pas Place du Pont..

                                Quant à l’accusation que vous formulez, je vous invite à consulter de nouveau votre plan de la ville et aussi à visiter ce quartier qui perd peu à peu de son charme..

                                Je l’ai connu peut-être avant vous, à l’époque où existait encore le Prisunic de la Place Gabriel Peri et où, sur les trottoirs (encore !) du cours Gambetta, s’ammoncelaient les valises et cantines devant les magasins de bagages en tous genres.

                                Au sujet de ce quartier, un ouvrage d’un ennemi de votre meilleur ami :

                                - Place du Pont ou la medina de Lyon (Azzouz Beggag) Editions Autrement..

                                Total respect à Mme MCM, femme de grand mérite, à n’en point douter..

                                gAzi bORat


                              • mcm 10 juillet 2007 17:05

                                Vous pensez vraiment que le système politico financier islamique ne se trouve pas à Lyon 7 ou Lyon 3 ?

                                Pas même dans ma petite famille, qui m’a élevé dans l’idée qu’un bon juif était un juif mort, et que même mort il faut se méfier de sa virulence pestilentielle ?

                                Je n’avais pas même dix ans que j’avais déjà vu 3 pays, le Maroc, la Tunisie et la France, et pas quize ans quand je m’apercevais que le musulman moyen installé dans n’importe lequel de ses 3 pays recevait la même éducation que moi !

                                Le coin Gabriel Péri, Paul Bert, j’y voyais parfois d’étranges contours de corps humains dessinés sur les trottoirs, ça restait parfois des jours avants d’être effacé par les passages.

                                C’était quoi à votre avis, un nouveau jeu de marelle ?


                              • Gazi BORAT 10 juillet 2007 19:16

                                « d’étranges contours de corps humains.. »

                                Vous êtes sûr de ne pas confondre avec Los Angeles ?

                                A moins que l’organe islamiste local « Progrès de Lyon » ne participe à une vaste conspiration du silence autour d’une telle hécatombe..

                                Et je suppose, tous ces homicides, c’était bien avant l’arrivée de Nicolas S.

                                gAZi bORAt


                              • frédéric lyon 6 juillet 2007 19:04

                                Merde alors ! On a fermé le fil de Cosmic Dancer sur la Kabyle qui risque de se faire brulée vive par les Arabes avant que j’ai pu répondre à Pomponnette au sujet des ordures !


                                • snoopy86 6 juillet 2007 19:10

                                  @ Fréderic

                                  Même si vous êtes loin d’être le principal responsable êtes vous sur de n’avoir pas un peu contribué aussi à la fermeture de ce fil ?

                                  Au final il n’y a qu’une victime, c’est l’auteur et cela me désole.

                                  S’il vous plait, faîtes en sorte, dans la mesure de votre possible que celà ne recommence pas ici.


                                • mcm 6 juillet 2007 19:20

                                  @Snoopy,

                                  Je pense que c’est une bonne chose que l’article soit clos, ça évitera une pollution supplémentaire.

                                  C’est le modus-vivendi des islamistes de pourrir les institutions de l’intérieur, nul doute donc que ce fil aurait été encore plus saccagé sans sa fermeture.


                                • bozz bozz 6 juillet 2007 19:45

                                  oui c’est dommage que le fil de Cosmic soit fermé, j’avais des conseils oenologiques pour agrémenter le couscous de Claude...

                                  @ l’auteur, votre prose est assez indigeste mais très intéressante à lire pour les plus masochistes d’entre nous, merci de nous faire ainsi partager vos informations.


                                • snoopy86 6 juillet 2007 19:51

                                  Salut Bozz

                                  Pour ce qui me concerne, je maintiens mon idée de rosé, pas nécéssairement un rosé sous-chien car j’en ai goûté d’excellents au Maroc en Espagne et en Italie.

                                  Ta suggestion ?


                                • NPM 6 juillet 2007 20:02

                                  « a Kabyle qui risque de se faire brulée vive par les Arabes »

                                  C’est quoi ces conneries ?! La Lapidation, d’accord, mais là, on innove, c’est grâve !


                                • bozz bozz 6 juillet 2007 20:40

                                  alors pour aller dans ton sens je verrais bien un petit Tavel mais je choisirais bien volontiers un Medea rouge ou un Cote du Rhône comme un Beaumes de Venise où le muscat exprime toute sa pleinitude avec un titrage élevé (15°).

                                  Après tout dépend du couscous (si il est très épicé à l’harissa il faut préférer un vin tannique et puissant sinon pourquoi pas un vin plus simple comme un bandole)


                                • frédéric lyon 6 juillet 2007 22:25

                                  Et un Bandol sans « e » sera encore mieux. Avec le couscous, j’aime bien le « gris de Boulaouane », un vin algérien très remarquable qui doit être vendangé en cachette (enfin, je suppose).


                                • Bulgroz 6 juillet 2007 22:27

                                  sauf qu’il est du Maroc !!!


                                • snoopy86 6 juillet 2007 22:51

                                  Je confirme à la fois Bandol et Boulaouane du Maroc...

                                  Et si les marocains ne se cachent pas pour le cultiver, beaucoup se cachent pour le boire. Pas tous fort heureusement...

                                  Mais il y a encore mieux au Maroc où la qualité comme partout s’améliore.


                                • snoopy86 6 juillet 2007 22:52

                                  Je confirme Bandol sans e et pas comme appellation marocaine


                                • bozz bozz 6 juillet 2007 23:43

                                  mea maxima culpa évidemment Bandol sans e, l’abus d’apéritif anisé sans doute...

                                  d’ailleurs j’ai un petit faible pour la cuvée du domaine Ott 2006 mélangeant des parfums fruités et fleuris - je sais la couleur fait qu’il est très prisé par les bobos parisiens mais j’aime assez sa souplesse. bref idéal pour l’été.


                                • bozz bozz 6 juillet 2007 23:44

                                  décidément l’alcool fait des ravages ! il faut lire la cuvée 2006 du domaine Ott !


                                • claude claude 7 juillet 2007 00:52

                                  bonsoir,

                                  on ne va pas troller l’article de michel (qui, quoique fortement indigeste, est très intéressant et plus facile à lire sur son blog.)

                                  mais je voulais vous dire : n’oubliez pas la « viande » du couscous : c’est grenouille/ poulet... donc, je reste sur mon petit bordeaux de l’année ou un petit morgon ! smiley


                                • fouadraiden fouadraiden 6 juillet 2007 20:56

                                  Auteur,

                                  le début m’est impossible à suivre (désolé),je m’en remets donc encore à Ibn battuta pour les voyages en contrées perdues.

                                  sinon, il semble que la thématique de la finance islamique soit à l’ordre du jour ,surtout dans le monde anglo-américian plus que dans les pays concernés.

                                  quelle est sa pertinence dans le développement du monde arabe ? les produits financiers(car il n’y a que ça chez les arabes), dont il est question ici ,ne concernent que les monarchies pétrolières,et faut-il rappeler combien les pays du Golf sont sous-peuplés si on l’est compare avec les pays arabes non producteurs de pétrole pauvres et surpeuplés.alors comment « votre » Oumma pourrait=elle significative quand on sait que deux ou trois familles concentrent la majortié de ses richesses ?

                                  en quoi cette économie ,exlusivement financière et réinvestit dans les pays anglo-américains, est-elle représentative de ce que vous appelez la oumma (fiction stupide qui a cessé d’exsiter au moins depuis la fin de l’Empire Ottoman) ?

                                  l’économie du monde arabe (les bédouins-rois y compris) n’a absolument rien d’islamique. les arabes n’ont aucune marge de manoeuvre, et une économie forte suppose des strucutures politiques fiables.les arabes n’ont riende tout cela,car les rares « savants musulmans » qui abordent encore l’angle économique sous les « lumières » théologiques se livrent souvent à une propagande de façade qui vise à accréditer la thèse que les dirigeants arabes respectent encore quelques règles et que le droit musulman est toujours d’application alors qu’il est juste bon de le laisser dans les poubelles.

                                  ceci dit ,il y existe ces derniers temps une vraie option des banques « islamiques » pour capter l’épargne des « musulmans » vivants et résidants en terre non islamique.l’enjeu financier n’est pas négligeable et il existe une réelle concurrence(en Europe) entre des banques comme les banques maghrébines et des rivales islamiques dont l’identité est souvent difficile à déterminer.

                                  quant à votre chute finale ,qui oppose les lumières islamique à ses propres tènebres,Averroès à Ibn séoud ,même dans les cours de classe ça n’a plus d’effet.

                                  encore une chose.

                                  faut faire attention avec l’esprit islamique ,qu’on prête facilement dès qu’on déanbule dans les rues de la « Oumma » ,car les vieux dans monde arabe se font de plus en plus rares.c’est un monde de plus en plus jeune ,et de plus en plus pauvre aussi,et les fatwas économiques la jeunesse arabe ,pauvre et misérable, se la fout dans le cul(et je rigole à peine).


                                  • haddock 6 juillet 2007 21:10

                                    Nestor ,

                                    Rendez-vous à la plus proche pharmacie , et ramenez une boite de Concentramine des laboratoires Comprendmax, j’ aimerai lire ce texte .


                                    • fouadraiden fouadraiden 6 juillet 2007 23:26

                                       @Auteur,

                                      Pourriez-vous nous préciser le dégré d’influence de la doctrine As’harite du licite et de l’illicite qui régit l’éthique économique dans la l’élaboration du concept de « riba » du droit musulman au cours du siècle dernier durant l’ère islamique dans les ouvrages des savants en théologie hanafite d’obédience sunnite de la grande mosquée Al-azhar ?


                                    • aurelien 6 juillet 2007 23:43

                                      En attendant le « peak oil », certains bouddhistes hésitent toujours entre le petit et le grand véhicule... smiley


                                      • aurelien 6 juillet 2007 23:49

                                        Les autoroutes de l’information sont parfois étranges

                                        salam alikoum wa ramatoulah wa barakatouh

                                         smiley


                                      • aurelien 7 juillet 2007 00:19

                                        DJ HAD au platine...

                                        Monte le son smiley

                                        pas beaucoup de monde sur la piste à ce que je vois... smiley


                                      • aurelien 7 juillet 2007 00:23

                                        Il doit être un peu tard...


                                      • aurelien 7 juillet 2007 10:39

                                        Houla smiley J’en tenais une bonne hier, mille excuses. c’est cela de rester au soleil toute l’après-midi.

                                        @ l’auteur,

                                        en quoi le monde de l’Islam est-il séparé du reste du monde ?


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 19:48

                                        Aurelien,

                                        voilà la seule question valable ,digne d’un soufi apaisé.

                                        en quoi le monde arabe(c’est de lui seul qu’il s’agit) fonctionnerait-il différemment de l’économie mondialisée ?en aurait-il seulement les moyens ?

                                        l’économie indonésienne par exemple a-t-elle un quelconque lien avec les théories des écoles juridiques de l’islam classique ? il suffit de voyager en Malaisie ou en Arabie pour invalider la notion d’Oumma ,fondée sur une éthique économique unitaire.

                                        le mone arabe est-il seulement capable de fonctionner de façon autonome pour proposer au monde une théorie économique spécicfique ,qui plus est basée sur le droit musulman ,droit féodal et donc désuet ?

                                        c’est comme si en visitant les régimes politiques arabes et/ou musulmans on en déduisait l’héritage islamique sous le prétexte qu’il existe encore quelques imbéciles savants musulmans qui vous expliquent que ces régimes sont les dignes héritiers de la « Choura » islamique ,une sorte d’ébauche démocratique qu’aurait initiée les premiers califes orthodoxe de l’islam.

                                        existe-t-il un rapport quelconque entre un Kadhafi,les bédoins-roitelets du Golfe et la doctrine politique d’un Ibn Taymiyya ? non.en économie non plus.

                                        revenons à votre question qui est plus générale et plus essentielle.

                                        l’Islam est-il une discontinuité ou une continuité dans l’histoire de la Méditerranée ?

                                        l’Occident s’est convaincu que l’Islam devait être une sorte d’excroissance historique sur un arbre qui plonge ses racines dans le ciel de la Grèce antique avec de superbes branches romaines, juives et chrétiennes.

                                        l’Islam serait-il tombé du ciel ? évidemment non.

                                        l’Histoire est toujours récalcitrante à nos reconstructions.

                                        restons vigilants.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 20:19

                                        Certains situent la jonction à Tell el-Amarna.


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 20:24

                                        il s’agissait plutôt de disjonction.


                                      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 7 juillet 2007 20:27

                                        Aous parlez de la capitale d’Akenathon ? Je comprends plus rien.. ;


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 21:01

                                        on aurait retrouvé les premières inscritpions d’ordre économique sur des tablettes datant du règne du célèbre Pharaon adorateur du Dieu Un à moins que notre messager soit un embobineur plutôt qu’un enbaumeur .

                                        faut-il rappeler que l’UNESCO a tenté d’écrire une histoire universelle de toute l’humanité.échec cuisant dit-on.des socrciers de toutes les traditons crièrent :« et nous et nous et nous... »

                                        il fallait bien un oracle venu du fond des âges capable de faire taire tous ces vilains prétentieux.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 21:26

                                        Cela va jusqu’à l’unité des personnages de Moïse et d’Akhénaton, Amarna, « scène primitive » des civilisations actuelles, selon certains amateurs d’histoire, d’hermétisme et de psychanalyse...

                                        voir par exmeple ceci : http://antique.mrugala.net/Egypte/Pharaons/Amenophis%204/Akhenaton%20-%20Moise%20-%20Oedipe.htm


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 21:35

                                        oui . de vrais amateurs ,comme tu dis.

                                        wa rahmatu lahi wa barakatuh.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 21:57

                                        @ Fouadraiden,

                                        Les informations des tablettes seraient d’ordre diplomatique, pas économique, à ce que j’ai pu en lire.. .

                                        Mais je ne suis pas un expert en écriture cunéiforme smiley


                                      • aurelien 7 juillet 2007 21:58

                                        Je laisse le soin à des lecteurs d’Agora Vox plus calés que moi de confirmer ces informations :

                                        http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ae/Amarna_Akkadian_letter.p ng


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 22:21

                                        Aurelien,

                                        non.en fait ils ne distinguaient pas comme nous pouvons le faire aujourd’hui les matières en fonction de compétences particulières.c’est toi qui retrospectivement leur prête cette aptitude.

                                        un type de diplomatie suppose un ordre économique bien précis ,tout comme la guerre peut nous renseigner sur les divinités martiales chez ces peuples.

                                        quand ils écrivaient diplomatie sur leurs tablettes ils pensaient économie et échange comme nous pouvons encore le faire nous-mêmes.leur monde est un Tout.

                                        de même le monothésime de l’islam ouvrait aux arabes de nouvelles perseptives tant économiques que guerrières.

                                        si je dis « Dieu seul est grand » alors je m’ouvre la possibilité infinie de conquérir le monde entier avec tout ce qu’il m’offre de richesse.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 22:34

                                        Je ne prête rien, je reconnais l’avoir lu et répété de Wikipédia.

                                        Au passage, (je m’adresse aux personnes présentes sur le fil)connaissez-vous des références sur le don et l’anthropologie du don ?

                                        J’ai repéré celui-ci : http://www.yodawork.com/webcc/sog_dec/notice_reference.html?F_ean13=9782707152480&X_param=TDM

                                        mais encore ?

                                        Le don est-il une spécificité chrétienne (théorique), ou l’Islam conçoit-il aussi cela dans ses pratiques d’échanges ?

                                        J’entends : un don sans retour sur investissement (ni matériel ni spirituel). Je n’y connais pas grand chose en ce domaine, mais il me semble que l’économie soit azussi spirituelle (karma, « hassenet » ? j’ai cru lire ce terme quelque part...)


                                      • aurelien 7 juillet 2007 22:47

                                        La jonction entre le don sans retour sur investissement et le don avec retour sur investissement est-elle ce que l’on nomme le « sacrifice » ?


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 23:04

                                        oui bien sûr,mais Wiki n’oblige encore personne a le répéter.

                                        quant à la générosité coranique,rétribuée dans l’au-delà, elle existe bien dans l’islam si bien que quelques muslmans du siècle passé on pu parler de misérabilisme islamique entretenant les pauvres à rester ce qu’ils sont.

                                        en islam ,il n’y a pas d’actes gratuits.

                                        encore aujourd’hui,dans les rues arabes, la psychologie de l’homme musulman face à la misère d’ autrui relève de cette éthique théologique.

                                        le droit islamique repose principalement sur des finalités.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 23:12

                                        Dites-vous que l’Islam peut-être considéré comme une forme d’« utilitarisme » social ?


                                      • fouadraiden fouadraiden 7 juillet 2007 23:41

                                        quand il(le Coran) aborda ce genres questions ,oui.et je parle du Coran non de ce qu’on appelle Islam,qui lui est le résultat, touffu et daté , d’une pensée postérieure au coran.on parle donc de pensée islamique qui a grosso modo 3 siècles.

                                        ceci dit ,la question ne se pose plus car la pensée islamique n’existe plus.l’économie ,meme en terre d’islam se définit ailleurs malgré ce qu’en disent ici ou là les musulmans et les non musulmans.

                                        on peut donc tenter de définir une éthique économique islamque(une forme parmi d’autres possibles) à partir des quatres écoles juridiques (uniquement sunnites) et conclure aux finalités sociales des quelques theories économiques qui ont émaillé la pensée arabo-islamique.c’’est là le résultat d’une pensée et non la conséquence d’une essence proprement islamique.

                                        tout le rete est soit du concordisme soit des théories plausibles qu’aucune expérience ne permet de confirmer ni de valider.


                                      • aurelien 7 juillet 2007 23:50

                                        Une essence proprement islamique serait aussi une production de la pensée.

                                        Toutes les activités humaines le sont, quelque soit la culture qui les imprègnent. il n’y a pas un cerveau catholique, un cerveau musulman, un cerveau bouddhiste, un cerveau athée... bien que ces formes d’éducation, de conditionnements culturels, « programment », en quelque sorte les cerveaux.


                                      • fouadraiden fouadraiden 8 juillet 2007 00:45

                                        c’est pour ça que j’ai évité d’employer le mot essence pour Islam(ce que j’avais cru comprendre chez vous et à laquelle croit aussi l’auteur) et préferé de lui substituer le mot pensée islamique,qui signifie tout à fait autre chose .

                                        car le mot essence a une définition stricte.il est abusif de l’employer ici ,voire faux, même si les religions ou les pensées se revendiquant comme telles nous invitent à l’utiliser .

                                        il existe bien quelques particularités ,fondées sur des contingences ,et absolument rien d’autres.l’Islam n’échappe donc pas à cette contingence.il est même ,en ce moment crucial pour lui ,condamné par elle.

                                        n’est-ce pas là un début de preuve suffisant ?


                                      • aurelien 8 juillet 2007 09:59

                                        « un début de preuve suffisant »

                                        Que cherchez-vous à prouver ?


                                      • fouadraiden fouadraiden 8 juillet 2007 20:08

                                        si la conscience islamique (supossée économique ici) à un début elle a forcément une fin.

                                        en fait c’est comme si en discutant avec un sorcier(ça doit encore exister)on déduisait l’existence d’une conscience de sorcier de l’esprit occidental.


                                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juillet 2007 05:21

                                        @ l’AUTEUR : J’ai lu votre article avec énormément de plaisir et je vous en félicite. Je n’en dis pas plus, car il a fait déjà l’objet de beaucoup de commentaires de valeur inégale. Si vous avez un site et que j’en trouve l’adresse, j’irai certainement le visiter régulièrement

                                        Pierre JC Allard


                                        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 7 juillet 2007 09:23

                                          Merci, Voici donc l’adresse de mon site. J’ai visité le vôtre, très intéressant Amitiés


                                        • aurelien 7 juillet 2007 14:32

                                          « La surexploitation compétitive de l’événement crée ainsi de la démesure... » smiley

                                          démesure ou hubris ? smiley

                                           smiley


                                        • Cyrrus Smith 7 juillet 2007 09:35

                                          Cet article est dense, fouillé et certainement interessant, mais d’abord difficile. J’ai du mal à le lire, ne connaissant pas préalablement le sujet.

                                          Cela explique d’ailleurs probablement les commentaires hors sujets. Certains commentateurs semblent ne pas avoir pris la peine de lire ce qu’ils commentent.

                                          Je les comprend, cette lecture est pénible car il faut entrer dans un texte utilisant un vocabulaire non expliqué. Bien sûr je peux aller voir un dictionnaire, mais cela nuit à la fluidité e la lecture.

                                          On comprend donc qu’il lui manque quelues solutions bien classiques pour faire passer de la connaissance à travers un article ou un livre.

                                          • Un lexique
                                          • Un découpage par chapitres
                                          • Des titres de chapitres
                                            • Le découpage doit obéïr à une logique minimum. Il faut de la progression dans les chapîtres, que les notions nécéssaires à la compréhension du chapitre n+1 soient dans les chapîtres précédents. Mais aussi que chaque chapître ne traite qu’un nombre minimum d’aspect, un dans l’idéal.

                                              Tout ceci est basique, et je suis sûr que l’auteur, manifestement inteligent et cultivé , le sait déjà. je lui demande de l’appliquer.

                                              Je souhaite ainsi pouvoir pleinement profiter de son savoir sur ce sujet complexe mais difficilement abordable pour un néophyte.


                                          • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 7 juillet 2007 10:23

                                            Hélas, je ne puis reécrire l’article, d’autant plus qu’il est raconté comme une histoire, comme un conte... Essayez de le récupérer sur mon site, ll est mieux présenté. Cependant, ci-joint l’explication des la plus part des thermes qui posent un problème. Je ferait mieux la prochaine fois...(quoi que...)

                                            Soufi : Dans son introduction à l’ouvrage Les Voies d’Allah (sous la dir. d’Alexandre Popovic et de Gilles Veinstein, Fayard, 1996), Gilles Veinstein définit ainsi la confrérie musulmane : « ce que nous appelons “ordre” ou “confrérie” est en fait une tariqâ, c’est-à-dire une “voie” vers Dieu ; le maître est un murchid, c’est-à-dire un “guide” sur ce chemin ; son enseignement montre la bonne direction ; son disciple est un “cheminant” (sâlik) en même temps qu’il est un “désirant” (mûrid). Il devra franchir plusieurs stations et états avant d’atteindre les étapes ultimes : la “station de l’intimité avec Dieu”, “l’anéantissement en Dieu”. » Ainsi, pour le soufisme, la vie spirituelle, (comme la vie tout court) est, avant tout, un chemin.

                                            Ribat : Les « sortes de couvents » qu’occupent les confréries et dans lesquels les voyageurs trouvent hospitalité sont appelés ribât (pays arabes), zâwiya (« le coin », usage contemporain), takkiyya (Inde), tekke (Empire ottoman), ou khânqah (domaine turc et persan). Le terme de « ribât » signifiait originellement « l’engagement dans le combat pour Dieu et la communauté avant de désigner le lieu de réunion d’un maître et de ses disciples », précise Denis Gril (« Les débuts du soufisme », op. cit., p. 33).

                                            Djihad : La pluralité de sens de djihad est restituée par Gerhard Böwering, dans le contexte de la guerre sainte menée par le Prophète, à la tête des croyants, contre ses ennemis : « il tenait aux croyants un discours en tant qu’individus, leur faisant un devoir de se frayer un chemin vers Dieu [...]. Les combats de la communauté comme les efforts religieux individuels sur le chemin de Dieu exprimaient donc le combat total (djihâd) professé par le Coran. [...]

                                            Alors que par le pèlerinage à La Mecque, l’islam mettait l’accent sur son centre, le djihâd l’orientait vers ses frontières où chaque jour se partageaient entre une routine dynamique et une routine statique l’activité guerrière effective ou djihâd et la surveillance aux frontières ou ribât. » (« Règles et rituels soufis »). Les soufis distinguent le « petit djihad », combat contre les ennemis, l’épée à la main, et le « combat majeur » (al-djihâd al-akbar), lutte intime contre soi-même, pour atteindre Dieu.

                                            Le djihad, à l’origine, était le seul champ pour lequel il était levé des impôts.

                                            Waqf est un legs religieux : aumônes, dons, en argent ou en nature constitués en un bien, souvent foncier (terres arables, fermes, oasis, puits, etc.) rapportant des revenus destinés au financement de l’administration et entretien des mosquées, des écoles coraniques, et autres institutions religieuses. Le waqf a vraisemblablement fourni une réponse aux problèmes de l’héritage dans le monde musulman, le bien légué pouvant être administré par les héritiers du donateur. Les pratiques du waqf restent au centre des préoccupations des communautés musulmanes, puisque le waqf est une bonne action (du coran légué à la mosquée édifiée pour la communauté), mais aussi une source de développement. Le patrimoine du waqf est en principe protégé de toute confiscation.

                                            Il semble n’y avoir jamais eu de règle stricte et unique, appliquée dans le monde musulman, concernant notamment les dons faits aux confréries par le pouvoir ou les riches élites locales. Grégory C. Koslowski cite l’exemple de « Nizâm al-Dîn Awliyâ de Dehli (1325) qui décréta qu’il n’accepterait que les dons qui pouvaient être consommés ou redistribués dans la journée.

                                            Zakât, « aumône dans l’esprit de la loi », signifie littéralement « purification ». Il désigne l’aumône obligatoire que chaque musulman verse, en vertu des règles de solidarité, au sein de la communauté musulmane. Troisième pilier de l’islam (après l’attestation de foi et la prière), la zakât est une obligation pour tout musulman aisé (Nisâb). On distingue la « zakât » versée à la fin du jeûn du mois de ramadân (zakât « ul-Fitr » ), -et qui consiste en un repas offert aux nécessiteux-, de la zakât « El-Mâl », qui est la charité ponctionnée sur les biens dormants (possessions et patrimoine). Cette forme d’impôt (2,5% à 5% annuels) est destinée, en priorité, à neuf catégories de personnes : le pauvre, l’indigent, celui qui est chargé de collecter et de distribuer les aumônes (en tant que salaire -ce qui justifie une rémunération des institutions bancaires ou des ONG qui distribuent la zakât-), celui dont le cœur s’incline vers l’islam, et enfin l’esclave et le prisonnier. Enfin, à celui qui lutte pour la défense de l’Islam et le voyageur à court de provisions.

                                            Ribâ (« accroissement »), en tant que prêt incluant un intérêt, est bannie, en référence à la sourate 2, verset 275, du Coran. Ibrahim Warde en donne l’explication suivante : « Le mot, traduit généralement par “usure”, signifie littéralement “augmentation”. Mais son interprétation a toujours prêté à controverse : pour certains, riba se réfère à toutes les formes d’« intérêt fixe » ; pour d’autres le mot désigne seulement l’intérêt excessif. Bien que certaines autorités religieuses - y compris l’actuel cheikh d’Al-Azhar en Égypte - aient proclamé le caractère licite de certains types d’intérêt, de nombreux ulémas continuent d’adopter une interprétation restrictive. Sans contester le principe de rémunération de l’argent prêté, la tradition islamique s’oppose à l’aspect “fixe et prédéterminé” de l’intérêt, avec ce qu’il implique en matière d’équité et de potentiel d’exploitation de l’emprunteur. L’islam prône plutôt « le partage équitable des risques et des bénéfices. »

                                            Paradis fiscal : pays ou entité territoriale qui détaxe produits et activités en leur interdisant (en théorie) de s’investir sur place.

                                            Port franc : port qui n’est pas soumis au service des douanes. En général, port de réaménagement des marchandises qui ne peuvent pas être introduites à l’intérieur du pays hôte. Mais cette disposition n’est pas suivie à la lettre.

                                            Transaction informelle : transaction -essentiellement transfert de fonds-, qui n’est pas exécutée au sein d’une institution financière classique, d’une banque.


                                          • Paradisial Paradisial 7 juillet 2007 11:28

                                            Michel Koutouzis,

                                            Voilà un lexique d’assez bonne qualité, dont le contenu explicite des notions que vous-même dans votre texte vous en aviez détourné les sens.

                                            Vous avez une belle plume, cela est indéniable.

                                            Vous avez rédigé ce texte pas en quelques heures, mais en plusieurs jours. Il est assez long. Il tient sur 8 pages winword. Hé oui, pour ceux qui eurent du mal à le lire, c’est pratique de copier/coller le texte (en faisant un collage spéciale du texte non formaté), et de l’aérer soi-même par un remplacement des ^p par des ^p^p.

                                            Votre texte est richement doté de mots exotiques, cela certes ne pouvait que doser davantage l’exotisme de votre essai qui tente de traiter d’une thématique beaucoup méconnue par la majorité et assez singulière : le rapport de l’Islam avec l’argent ; et c’était à partir de là que commençait votre (ou vos) dérapage(s).

                                            Je vous accusais d’être un documentariste trafiquant et blanchisseur ; et je persiste à le redire.

                                            Le glossaire que vous venez de fournir in sus élucide partiellement des défitions de notions exotiques que vous avez bellement trafiquées dans votre essai, semant pas mal de confusion et d’admiration (à la fois) dans l’esprit de vos lecteurs.

                                            Par blanchisseur, j’insinuais que vous aviez pas mal détourner des acceptions philologiques, des syllogismes religieux, des concepts théologiques, des stations géographiques ou historiques, des pratiques économiques, des usages financiers anodins, des rouages politico-économiques... des sens qui leur sont propres, des préceptes et finalités qui les définissent, du cadre linguistique assez riche qui les caractérise, du contexte administratif, géographique et social loin de leur être atypique (et qui pourrait être aisément transposé à celui occidental) et de leurs authenticités exotiques souvent troublantes (mais loin d’être étonantes quand on prend suffisement de recul pour les comprendre).

                                            Sur la forme, votre texte est de très très bonne facture. Sur le fond, vous vous jouez et de l’exotisme, et de l’ignorance déjà présente ou faussement suscitée chez l’autre.

                                            Votre texte est long, j’aimerais vraiment bien revenir sur beaucoup beaucoup de détours empruntés par votre plume.

                                            Vous avez de la chance : il se fait que j’ai une fin de semaine trop chargée ; c’est par petites bribes que j’aurais à relever quelques irrégularités dans votre texte ; irrégularités trop maquillées par l’exotisme masquant souvent les détours intellectuels qui s’y glissent.

                                            Je vous dis donc : à tantôt, dans les quatres prochains jours (je serais absent demain).

                                            Le chmilililiblik quand il est absent, certains l’inventent n’importe comment.

                                            Cordialement.


                                          • Paradisial Paradisial 7 juillet 2007 11:38

                                            D’ailleurs, ce que je trouve d’ailleurs de beau dans le lexique fourni in sus c’est qu’il n’avait pas été affecté par votre plume.

                                            Certains détails y dévoilent déjà la main invisible qui s’était immissée dans votre plume.

                                            Cela mériterait un décryptage assez explicite.

                                            A plus tard.

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