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Accueil du site > Actualités > Santé > Alcoolisme, addictions : enfin un nouvel espoir !

Alcoolisme, addictions : enfin un nouvel espoir !

Si vous ou l’un de vos proches êtes concerné de près ou de loin par des problèmes de dépendance à l’alcool, aux médicaments ou à une drogue en général, vous devez prendre connaissance des informations suivantes :

L’alcoolisme, comme la toxicomanie, est une maladie, et non un vice.

De récentes découvertes sur la chimie des neurones ont permis de montrer que la volonté n’est pas mise en cause dans les phénomènes d’addictions.

Environ 10 personnes sur 100 sont prédisposées à devenir dépendantes d’une substance comme l’alcool, l’héroïne, les médicaments, etc.

C’est la rencontre avec le produit qui déclenche la maladie. Impossible de s’arrêter de consommer, la volonté n’a aucune prise sur la consommation. Le malade devient l’esclave du produit.

En automne 2008, le Professeur Olivier AMEISEN a sorti un livre ("le dernier verre") qui raconte comment il a guéri son alcoolisme à l’aide d’un vieux médicament générique (le baclofène).

Il a découvert que pris à une certaine dose ce médicament entraînait une indifférence à l’alcool.

Le 1er verre n’entraîne plus le second et les suivants. Il ne s’agit pas d’abstinence mais d’indifférence amenant à terme à la guérison

Nous sommes plusieurs centaines, en France et à l’étranger, à avoir la chance d’être soignés par un médecin qui nous prescrit du baclofène. Et les témoignages sont éloquents, c’est une bouffée d’oxygène, une aide inestimable pour prendre le dessus sur l’addiction.

L’information concernant cette molécule n’est pas ou peu diffusée, pour la bonne et simple raison que ce médicament est tombé depuis longtemps dans le domaine des génériques.

Et aucun laboratoire ne s’intéresse à de nouvelles applications possibles du baclofène. Tout le monde a le droit d’en fabriquer. Donc ça ne rapporte à personne, il n’y a pas d’exclusivité possible. De plus, cela met en péril tout un système de prise en charge des malades alcooliques, système très coûteux et très lourd, mais qui fait vivre beaucoup trop de monde...

Le baclofène était jusqu’alors utilisé par les neurologues pour soigner des troubles musculaires bénins chez les malades de la sclérose en plaques.

Il peut s’administrer de deux façons : par voie orale (comprimés) ou par voie intrathécale (injection directe dans le cerveau). Les malades alcooliques (ou toxicomanes) le prennent sous forme de comprimés.

Sous cette forme, le baclofène n’a jamais causé de décès, ni de troubles graves ou irréversibles. Même par tentative de suicide (jusqu’à 250 comprimés en une prise) personne n’est jamais décédé suite à l’absorption de comprimés de baclofène. Le baclofène, est un vieux médicament (plus de 40 ans), dont les effets sont bien connus

Le taux de réussite, avec ce traitement est de 88% d’après la première étude qui vient d’être publiée en France (contre 90 % d’echec avec les méthodes "traditionnelles").

L’alcool tue (120 morts par jour en France), les drogues tuent, le baclofène ne tue pas.
Parlez-en avec votre médecin et tapez sur google alcool et baclofene si vous souhaitez en savoir plus.


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62 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 29 septembre 2010 12:07

    Merci pour cet article qui devrait être diffusé sur les grandes chaines aux heures de grande écoute ! L’alcoolisme est une maladie, les familles, au moral et la sécu ( c’est à dire nous) aux finances en paie le prix fort ( traitements et cures onéreuses) et un médicament existe, presque trop beau pour être vrai,n’y a-t-il pas d’effets secondaires graves ?d’ autres avis d’ experts ou d’utilisateurs seraient les bienvenus !


    • Changethescript 29 septembre 2010 12:38

      Bonjour ARMINIUS.Effectivement ça paraît trop beau pour être vrai et pourtant ça marche ! Les effets secondaires sont principalement une fatigue, des nausées parfois et ils disparaissent au bout de quelques jours.
      Ces effets secondaires ne sont rien par rapport à ceux causés par l’alcoolisme !

      Le 26 juin 2010 a eu lieu à l’hôpital Paul Guiraud, la première reunion publique sur le baclofène dans le traitement de l’alcoolisme et autres addictions.

      Lors de ce colloque, Renaud de Beaurepaire, Psychiatre hospitalier et Chef de Service de l’hôpital Paul Guiraud, a exposé les résultats plus que prometteurs qu’il a obtenus avec le baclofène sur des patients alcoolo dépendants.

      Pour voir la vidéo passionnante de cet exposé c’est ici

      http://www.dailymotion.com/video/xe9jpd_expose-de-renaud-de-beaurepaire-sur_lifestyle


      • Spip Spip 29 septembre 2010 13:42

        Concernant le Baclofène (souvent connu comme Lioresal) je peux confirmer l’absence d’effets secondaires signifiants, à condition d’y aller progressivement au départ et de ne pas arrêter brutalement (syndrome de sevrage)

        J’en prends depuis plus de 20 ans pour une SEP sans inconvénients ni perturbations dans les examens sanguins.

        J’ai pu constater aussi, bien que pas alcoolique, que ça modérait ma consommation (pas forcément envie de terminer le dernier verre, par exemple).

        Mais, attention à ne pas tout attendre d’une molécule ! L’expérience a prouvé que, chez les héroïnomanes par exemple, une fois le sevrage réussi, la personne glissait souvent vers d’autres toxiques de substitution et devenait polytoxicomane (mélange cachets/alcool)

        Il serait quand même dommage que les alcoologues boudent le Baclofène. Dans le contexte actuel du trou de la Sécu. je crains qu’un médicament pas cher, pouvant être prescrit par n’importe quel généraliste au cours d’une consultation de 20 mn, ne devienne LA solution.

        Les malades de l’alcool ont souvent un profil phobique. Un accompagnement spécialisé reste nécessaire.


        • Changethescript 29 septembre 2010 14:25

          Merci pour ton témoignage Spip sur la connaissance depuis des années de cette molécule et de ses effets secondaires très supportables et sans danger !
          Bien sûr il ne faut pas tout en attendre : ce n’est pas miraculeux mais c’est spectaculaire ! Rien de tel n’existait jusque là !

          Bien sûr il faut un suivi médical et souvent psychologique.
          Quant aux héroïnomanes dont tu parles, je me demande si ils n’avait pas arrêté complétement le baclofène une fois leur « sevrage » reussi. Le baclofène est à prendre à vie pour la plupart pour conserver l’indifférence. Mais bon les diabétiques prennent bien un traitement à vie !

          Tu dis que les malades alcooliques ont souvent un profil phobique. Peut être. Mais l’un des premiers effets que j’ai constaté moi même (et je ne suis pas la seule) à la prise de baclofène est une diminution de l’angoisse, du stress, de l’agoraphobie et autres joyeusetés.Et ce dès le début du traitement !


        • Spip Spip 29 septembre 2010 14:57

          Pour le sevrage à l’héroïne, je ne parlais pas du Baclofène (on utilise la Méthadone).
          Le glissement vers d’autre toxiques serait d’ordre plus psychologique (consommer sans être contrôlé)

          Pour le profil phobique, les effets bénéfiques que vous ressentez confirment bien.

          @ vinvin

          La prescription du Baclofène au long cours pour les problèmes d’alcool n’étant pas prévue dans l’AMM (autorisation de mise sur le marché), votre médecin engage sa responsabilité pénale en cas de problème grave (jamais signalé jusqu’à présent).

          Certains ne le font pas, d’autres oui. S’il refuse, allez en voir un autre.


        • vinvin 30 septembre 2010 12:28

          Merci « SPIP » pour votre renseignement.


          Il ne me reste plus qu’ a présent de trouver un médecin qui ne soit pas un « lèche-c*l » de l’ AMM ou de l’ OMS, Car j’ ai besoin de se produit.

          (26 Bières par jour c’ est beaucoup trop).


          Bien cordialement.



          VINVIN.

        • vinvin 29 septembre 2010 13:59

          Bien moi qui souffre de plusieurs pathologies plus ou moins liées a mon alcoolisme, je suis prêt a essayer ce Baclofène !.....


          En tout cas Merci a l’ auteur pour le tuyau !....


          Teste a savoir si mon médecin acceptera de m’ en prescrire ?.....



          VINVIN.

          • Changethescript 29 septembre 2010 14:14

            Vinvin, pour le convaincre il faut que tu sois bien au courant. Je ne peux que te conseiller de lire le bouquin d’Olivier Ameisen (le dernier verre).
            Tu as aussi un forum http://www.forum-baclofene.fr/
            Tu y trouveras de la documentation pour convaincre ton médecin, des conseils de posologie, les paliers à respecter et surtout des témoignages de patients guéris, en cours de guérison, ou de gens qui cherchent un prescripteur dans leur région.
            Ce partage d’expérience est très enrichissant car nous ne sommes plus seuls et plein d’espoir (d’autant que ça marche !)


            • vinvin 29 septembre 2010 14:19

              Merci beaucoup pour votre réponse.


              Je vais acheter le livre que vous me conseillez, et en attendant je vais visitez votre lien.

              Bonne journée a vous, et Merci encore du fond du coeur.


              Bien cordialement.





              VINVIN.





            • Changethescript 29 septembre 2010 14:29

              Je t’en prie, c’est avec plaisir que je fais le maximum pour faire passer cette info trop confidentielle et pourtant si importante pour des milliers de gens qui souffrent et crèvent tout ça pour des médecins frileux et des labos pas interessés par un médicament qui ne leur rapporte plus rien !


            • dogon dogon 29 septembre 2010 15:46

              Heureusement que cette information sur le baclofène est partie d’un spécialiste (Pr. AMEISEN). Tu ne fais donc que la (re)divulguer.


              Ce n’est pas uniquement que ça lui donne plus de poids. C’est aussi parce que, en France, il existe une loi qui condamne l’exercice illégal de la médecine. Or, le simple fait de conseiller un médicament, une molécule ou toute forme de thérapie quelqu’elle soit, alors que l’on n’est ni médecin ni pharmacien, tombe sous le coup de cette loi.

              Et, comme par hasard, la plupart des plaintes déposées pour non-respect de cette loi, l’est par ... les laboratoires pharmaceutiques qui, comme chacun sait, sont les plus gros pourvoyeurs en capitaux des partis politiques français (entre autres).

              Ainsi, Changethescript, tu es couvert ! Impressionnant, non ? 


              • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 29 septembre 2010 16:15

                Salut Changethescript,

                Info très très intéressante, comme tu le suggère dans google,j’ai trouvé deux autres infos qui peuvent venir en aide à ceux ou à celles qui ont des problèmes avec l’alcool.


                http://www.lepoint.fr/actualites-societe/ce-medecin-cobaye-qui-avaincu-son-alcoolisme/920/0/279056


                http://www.em-consulte.com/article/240808


                J’ai commencé cette réponse,... ton article n’en avait pas encore,..mais pour l’envoyer,... j’ai traîné un peu !!


                Comme je trouve ton article très très intéressant, je le place en mémoire dans ma page santé.


                @+ P@py


                • Changethescript 29 septembre 2010 16:18

                  Merci beaucoup !


                • Changethescript 29 septembre 2010 18:01

                  Pour aller plus loin une vidéo hyper interessante suite à la 1ere reunion publique sur le baclofène dans le traitement de l’alcoolisme et autres addictions.

                  Lors de ce colloque, Renaud de Beaurepaire, Psychiatre hospitalier et Chef de Service de l’hôpital Paul Guiraud, a exposé les résultats plus que prometteurs qu’il a obtenus avec le baclofène sur des patients alcoolo dépendants.

                  Je vous propose de visionner cette vidéo passionnante ici :

                  http://www.dailymotion.com/video/xe9jpd_expose-de-renaud-de-beaurepaire-sur_lifestyle


                  • agathe zeblouze 29 septembre 2010 18:06

                    merci,

                    j’en ai parlé au printemps à mon généraliste, après avoir entendu parler de ce livre du professeur : il m’avait étonnamment répondu que prendre un médicament pour résoudre une dépendance, c’est simplement changer de dépendance.... alors.... j’ai changé de généraliste pour être dépendant d’un autre... smiley
                    et depuis 2 mois, ca roule pour moi .. et effectivement, il m’arrive régulièrement de laisser un verre à table un verre a moitié plein (quand j’en prends un !), alors qu’auparavant je n’aurais pas laissé une bouteille à moitié vide !
                    j’ai été decu par mon toubib qui n’hésitait pas par ailleurs à me prescrire des cachetons pour rhume, grippe et autres bobologies .... y aurait-il un souci avec les molécules tombés dans le domaine public ????


                    • Changethescript 29 septembre 2010 18:19

                      Bonjour Agathe,

                      Tu as bien fait de changer de généraliste
                      Les médecins ne se gênent pas pour prescrire des antidepresseurs et autres saloperies qui rendent dépendants, qui transforment les gens en zombis et ne sont absolument pas efficaces contre l’alcoolisme ! Ces médicaments ne sont pas indiqués pour ça, ils les prescrivent donc hors AMM (autorisation de mise sur le marché). Le baclofène pour être efficace doit être aussi prescrit hors AMM, mais lui il fonctionne et ne rend pas dépendant !
                      Le problème c’est que ce médicament ne rapporte rien aux labos (à un peu plus de 3 euros la boite !)
                      Bonne chance à toi pour la suite et merci de ton témoignage !


                    • Spip Spip 29 septembre 2010 18:45

                      La réponse de votre médecin est théoriquement juste et circule beaucoup dans le milieu médical. Mais à quoi sert d’avoir « bon » face à une personne qui n’est pas venue pour prendre un cours de philo mais obtenir une solution à sa souffrance ?

                      La première règle en prescription est d’évaluer le rapport bénéfice/risque pour le patient. Il semble très favorable au Baclofène et, effectivement, on ne peut pas en dire autant des benzodiazépines...

                      Au delà des intérêts des labos, c’est aussi des habitudes, des frilosités qu’il faut bousculer. Et la dépendance au médecin habituel en fait partie.

                      Vous avez eu raison d’en changer.


                    • antonio 29 septembre 2010 18:19

                      Je vous remercie pour votre article et toutes ces informations intéressantes.


                      • Sylvie Imbert sylvie31 29 septembre 2010 18:43

                        bonjour à tous,

                        Je rejoins tout à fait les propos de changethescript.

                        J’étais alcoolo-dépendante.
                        Cherchant à me soigner, sachant pertinement que les traitements classiques ne marchent pas ou si peu et rebutée par l’idée de l’abstinence, je suis « tombée » sur un article de la dépêche qui parlait du baclofène, puis sur des forums internet.

                        J’ai la chance d’habiter une ville assez proche d’un pays où le baclofène est en vente libre ...
                        J’ai donc commencé le traitement seule et arrivée au bout d’un d’environ un an à 110 mg/jour ai constaté que j’étais guérie, c’est à dire indifférente à l’alcool. Je peux boire et je bois de temps en temps, je ne retombe plus dans les travers antérieurs, je m’arrête spontanement au deuxième ou troisième verre.

                        Mon généraliste a par la suite accepté de me suivre.

                        un forum sur le sujet existe www.forum-baclofene.fr, une association AUBES a été créée dans le but promouvoir l’usage du baclofène dans le traitement des addictions parce que nous sommes nombreux à avoir constaté que le baclofène est efficace dans ce cadre.

                        Seul inconvénient mais en est ce vraiment un, je devrais peut être prendre le baclofène à vie comme mon hypotenseur, si cela me permet d’être guérie peut m’importe ...


                        • friedrich 30 septembre 2010 11:00

                          toi j’ ai remarqué t’ as l’ alcool violent smiley


                        • Changethescript 29 septembre 2010 21:48

                           smiley smiley Bonne soirée à toi !


                          • OMAR 29 septembre 2010 21:59

                            Omar T.


                            Bonjour Changethescript.

                            Merci pour l’info.

                            Peut-être une précision à ajouter pour les alcolo-récidivistes...


                            • Changethescript 29 septembre 2010 22:07

                              C’est à dire ?
                               « Peut-être une précision à ajouter pour les alcolo-récidivistes... » Merci de préciser parce que je ne vois pas ce que tu veux dire smiley



                              • OMAR 30 septembre 2010 13:10

                                Omar T.

                                En cas de rechute, ce medicamant fera-t-il le meme effet ? 


                              • Changethescript 30 septembre 2010 13:27

                                Oui ! c’est une question de dose. En fait il faut commencer doucement et augmenter les doses par paliers jusqu’à atteindre l’indifférence. Une fois l’indifférence atteinte il faut rester un moment à cette dose, et diminuer petit à petit, toujours par paliers, tant que l’indifférence persiste. Si l’envie revient on ré augmente et on reste vraisemblablement A VIE à cette dose. Le but est de trouver la dose seuil necessaire au maintien de l’indifférence une fois que la molécule s’est bien installée dans le cerveau
                                Normalement pas de rechute, mais si ça arrive on recommence et ça fonctionnera de nouveau


                              • friedrich 30 septembre 2010 11:43

                                Bonjour changethescript (sympa le nom)


                                Merci pour l’ article, même si je ne m’ estime pas encore assez alcoolique pour devoir me priver des sublimissimes bières que nous avons ici en Belgique. Mais on ne sait jamais... donc je garde l’ info précieusement dans un tiroir !

                                Le but de mon commentaire peut sembler hors-sujet au premier abord, mais ne l’ est pas tant que ça puisque votre propos ici est de sauver des vies tout en les rendant plus vivables.

                                Au bistrot on picole, mais aussi on fume, et beaucoup ! (enfin en Belgique)

                                J’ ai découvert la cigarette électronique. Révolutionnaire, car on fume de la vapeur chaude aromatisé sans danger, on garde la gestuelle, on garde la même sensation dans les poumons, etc. Pour moi fini la toux.

                                Si ça vous intéresse il y des dizaines de marques concurrentes et une grande communauté E-cig sur internet, où vous trouverez toutes les infos nécessaires. Faut juste googler.


                                Voilou, j’ ai peut-être sauvé quelques vie moi aussi. Salut




                                • Changethescript 30 septembre 2010 13:29

                                  Bonjour
                                  J’ai acheté une cigarette electronique mais je ne sais pas si je ne sais pas l’utiliser (pourtant j’ai bien lu la notice) mais il faut tirer comme un malade dessus pour avoir un tout petit peu de vapeur. Bref j’ai lâché l’affaire !


                                • friedrich 30 septembre 2010 13:54

                                  Il y a beaucoup de merde... Mon premier achat était une daube complète. C’ est pour ça qu’ il faut bien se renseigner sur les forums spécialisés avant d’ acheter. Y a pas de secret, il faut de la marque. Une bonne E-cig a autant sinon plus de fumée qu’ une vrai. Les deux marques qui ont le plus de succès en ce moment sont la KR808D et la Joye510, et c’ est pas pour rien. Salut




                                • Changethescript 30 septembre 2010 13:57

                                  Merci pour l’info sur les bons modèles !


                                • friedrich 30 septembre 2010 14:09

                                  Pas de quoi. Une autre précision importante : évitez les recharges sans nicotine, du moins au début, car c’ est la nicotine qui donne cet effet particulier qu’ on ressent lorsqu’ on aspire la fumée, ce que les aficionados nomment le « hit ». Si vous prenez du 0% vous aurez l’ impression de fumer de la paille.


                                • Changethescript 30 septembre 2010 22:27

                                  Ca y est j’en ai commandé une autre ! merci (si ça marche sinon je te demande le remboursement ! lol )


                                • gaetan 30 septembre 2010 18:39

                                  Merci pour ce papier et ce focus sur le baclofène. Ceci étant permettez moi ces quelques remarques.
                                  Tout d’abord le titre n’est pas le reflet de la réalité. Si on parle ici du baclofene et cela semble être le cas, ce n’est pas « alcoolisme, addictions enfin un nouvel espoir » mais plutôt « l’espoir se confirme ». En effet le baclofène est utilisé depuis plus de deux ans sur la maladie alcoolique. Il a très vite fait ses preuves sur certains malades.

                                  « L’alcoolisme, comme la toxicomanie, est une maladie, et non un vice ». L’alcoolisme EST une toxicomanie, en tout cas selon la définition qu’ à l’OMS de la toxicomanie. Soit la dependance à une substance, quelle qu’elle soit.

                                  « L’information concernant cette molécule n’est pas ou peu diffusée pour la bonne et simple raison que ce médicament est tombé depuis longtemps dans le domaine des génériques. » Non. Si l’information sur les résultats de la molécule sur la maladie alcoolique ne passe pas ce n’est pas par ce que la molécule bacloféne est générique c’est par ce que les médecins sont réticents à prescrire hors AMM. Car il manque une information dans votre papier. La plupart du temps, sauf rare exception c’est le sur dosage du médicament qui donne des résultat sur la maladie alcoolique. L’AMM pour les scléroses en plaque est de 80 mgs. Or, pour la maladie alcoolique certains doivent monter jusqu’à 300 mgs pour tordre enfin le cou au méchant « craving » (envie irrépressible de boire). Si l’info passe mal aussi, c’est que la majorité des alcoologues freinent des quatre pieds en invoquqnat des dangers à ce surdosage quand il n’y en a aucun. Si l’info passe mal c’est que les malades ne savent pas faire entendre leur voix sinon au travers de forums, plus ou moins performants., soit entre eux et en circuit fermé.

                                  L’étude publiée par Renaud de Beaurepaire atteste effectivement de 88% de réussite. Entre temps il y a eu le congrès mondial d’alcoologie, quinzième du nom mais pour la première fois à Paris. Le baclofène a été régulièrement cité. C’est plus que nouveau. Ce n’est pas un « nouvel » espoir. C’est bel et bien un espoir qui se confirme. Celui de l’éventuelle reconnaissance de l’efficacité de cette molécule sur la maladie alcoolique, entre autres. Voire un grand nombre de toxicomanies diverses et variées dont fait partie l’alcoolisme.


                                  • Changethescript 30 septembre 2010 18:56

                                    Merci pour ces précisions.
                                    Toutefois concernant les labos ils n’ont aucun intérêt à faire des essais pertinents en double aveugle. Le seul essai prévu pour le moment l’est à la dose préconisée par l’AMM, soit 80 mg/ jour ce qui est bien insuffisant et aboutira à la conclusion que l’efficacité n’est pas prouvée.

                                    Par contre on entend parler de plus en plus du Namelfene ( une sorte d’ersatz du baclofène) qui lui va être développé par les labos car c’est un médicament qui sera nouveau qui va pouvoir être vendu 15 à 20 fois plus cher que le baclofène
                                    De plus, les malades commencent à faire entendre leur voix ( la preuve  !) et les médecins prescripteurs aussi puisqu’à été crée l’association AUBES dont le but est d’inciter le corps médical et les pouvoirs publics à banaliser la prescription de baclofène, informer, féderer malades et soignants pour rassembler le plus grand nombre possible de témoignages démontrant l’efficacité du baclofène
                                    Si ça bouge et qu’on en parle de plus en plus c’est aussi grâce à ça !


                                  • gaetan 30 septembre 2010 19:19

                                    Merci changethescript car vous faites au moins entendre votre voix et ce n’est pas le cas de tout le monde, l’association que vous citez en tête.
                                    Batel, puisqu’on parle de lui pour le Nalmefeme a effectivement pignon sur rue. Et en communication une machine de guerre.
                                    Oui, les essais pour le baclo vont se faire à 80%, et peut être un peu plus selon les propos tenus par reynaud sur France info pendant le congrès mondial d’alcoologie. Ce ne sera sûrement pas suffisants et le risque est que l’essai aille à l’échec.

                                    Vous parlez de médecins prescripteurs... Combien de plus depuis la création de l’association AUBES ? L’assos pourrait t- elle communiquer sur ces résultats quant à de nouveaux médecins prescripteurs démarchés au nom de l’assos ? D’ailleurs pourrait -t- elle communiquer tout court ?

                                    Dans votre définition des statuts vous avez oublié ; de diffuser le plus largement possible l’information sur l’efficacité révolutionnaire de ce traitement des addictions mais aussi
                                    de promouvoir la recherche sur les effets cliniques et sur les mécanismes d’action du baclofène dans le traitement des addictions

                                    Diffuser ? Promouvoir ? Où ? quand ? comment ? Une action peut être au moment de ce congrès primordial ? Qui en a parlé sur votre forum ? l’information est arrivée par de simples membres et non pas par les membres du CA de AUBES. Silence ou incompétence. Ce que peut faire AUBES c’est bien joli sur les statuts. Point barre. A vous seule, ici, vous faites plus qu’ils ne sont capables de faire. Toute seule, vaec vos peties mains et surtout une vraie bonne volonté. Tout ce qui fait défaut aux membres du CA, je parle de la branche représentantt les malades et non les médecins.


                                    • Changethescript 30 septembre 2010 20:16

                                      Je ne veux pas entrer dans la polémique mais je vous trouve assez agressif envers cette association qui aide des centaines de malades dépendants et co-dépendants. Pour quelle raison ? Je me le demande ...
                                      Et vous que faites vous ? A part dénigrer des gens qui essaient de faire bouger les choses !
                                      Bref peu importe, l’essentiel est que le plus grand public soit informé de cette révolution dans le traitement des addictions ! Que ce soit AUBES, moi, Pierre Paul ou Jacques, personnellement je m’en fous


                                    • gaetan 30 septembre 2010 20:46

                                      En quoi cette association aide des « centaines » de malades ? Argumentez que diable ! Si vous êtes adhérente, vous êtes en droit de leur demander quelles sont leurs actions vers l’extérieur ? Car si’il s’agit juste de se faire plaisir entre amis ( colloque du 26 juin) ce n’est pas ça qui fera avancer les choses. Des actions donc, vers l’extérieur, diffuser, promouvoir, tant mieux si il y en a, mais il n’y en a pas. « L’important est que le plus grand public soit informé de cette révolution dans le traitement des addictions. » Nous sommes d’accord. Je ne « dénigre pas les gens qui essaient de faire bouger les choses », la preuve, dans les posts ci dessus je vous complimente. Et très sincèrement. Je confirme : Vous faites plus à vous seule pour le baclo que certains membres influents de Aubes. Si le plus grand public est informé de la révolution que représente la baclo dans le traitement des addictions c’est grâce à des gens comme vous.

                                      Lors du congrès d’alcoologie, des voix se sont élevés sur A&B devant le silence fort innoportun de Aubes. Au début, le fil s’appelait « j’ai entendu parler du baclo sur france info », quelques posts ont fait part de leur étonnement quant au silence de AUBES quant à ce congrès. Que fait Aubes, lisait-on ! Aubes ne faisait rien... Le fil, bel exemple de démocratie, a été débaptisé d’une accroche bien moins porteuse ’ « questions diverses et variées ».
                                      Un menbre du CA s’est fendu d’un post demandant les liens vers les papiers parlant du colloque.. En tant que membre du CA, n’était-ce pas à lui de vous fournir ces infos ?

                                      Et vous me demandez pour quelle raison je n’ai aucun respect aucun envers cette association ?
                                      Mais parce que, sensée porter la parole des malades, pire qu’être incompétente, elle censure, certes très subtilement, leur parole.
                                      J’attends, sur A&B un fll « Congrès mondial de l’alcoologie »
                                      Super une annonce sur la participation de AUBES à la réunion de la SFA. Pourquoi faut il attendre le communiqué de la SFA ?? Aubes, soi disant présente, en tout cas « représentée » n’est elle pas capable de fournir son propre communiqué sans dépendre de celui des autres ???


                                      • Changethescript 30 septembre 2010 21:00

                                        Je ne sais pas quoi vous répondre.
                                        La seule chose que je sache c’est que je revis et que j’ai envie d’en faire profiter les autres à mon petit niveau.
                                        Les querelles sur l’association ne m’intéressent pas : ce n’est pas mon sujet ...
                                        Une seule chose m’importe : c’est de guérir et que le plus grand nombre de gens guérissent de cette saloperie de maladie.
                                        Si comme vous le dites ( et je vous en remercie bien sincèrement) je fais beaucoup avec mes petits moyens c’est le plus beau compliment que l’on peut me faire car mon article n’avait que ce but


                                        • gaetan 30 septembre 2010 21:22

                                          Alors ne me répondez pas... Ces questions, légitimes il me semble, feront peut être leur chemin. A ces chers membres du CA de tenter d’y répondre... s’ils le peuvent. En tout cas je vous réitère mes compliments. Très sincérement. Vous avez sans doute pu le constater, je connais bien le sujet Baclofène.Oui, vous faites beaucoup avec vos humbles moyens. Je vous lis. Je vous applaudis. J’applaudis votre démarche « solitaire », car les petits ruisseaux font les grandes rivières. Continuez...
                                          Pour vous comme pour le baclo.Bravo.


                                          • Annie 30 septembre 2010 21:35

                                            Je n’ai pas grand chose à ajouter sur ce sujet, sinon que cela me parait une démarche tout à fait louable, qui aura aidé en chemin des gens acculés qui ne savent plus vers qui ou quoi se tourner. Un article vraiment utile pour une fois.


                                          • Changethescript 30 septembre 2010 21:35

                                            Oui j’ai constaté que vous connaissez parfaitement le sujet
                                            Merci ! vos compliments me touchent beaucoup et tous les commentaires positifs ( il n’y a que ça pour le moment !) à mon article également
                                            Je pense que vous avez compris que je ne suis pas là pour promouvoir une quelconque association . Je suis là en tant que malade qui a trouvé une oreille, une écoute, une aide.
                                            Je vais continuer sans relâche à parler du baclo ! Merci pour vos encouragements, ça me va droit au coeur !


                                            • Changethescript 30 septembre 2010 21:41

                                              Merci Annie !


                                              • jacuzix 30 septembre 2010 22:55

                                                Salut à tous !
                                                 J’ai entendu la voix du Dr Ameisen sur France Culture au printemps dernier et j’ai couru en librairie acheter son livre. Inutile de vous dire que je dévoré en quelques heures. Je précise que c’est la première fois que je m’exprime sur cet sujet sur le net car on peut trouver tout et n’importe au quoi . Après avoir passé des dizaines des heures , j’ai découvert quelques « perles ».
                                                 Ensuite je me suis adressé à mon Doc et au CCAA que je suit depuis 10 ans ( je reconnais ma dépendance depuis 20) et leur réaction - dubitative puis contrarié - Pour leur convaincre j’ai laissé le livre et quelques pages du net . Depuis un grand silence malgré mes appels - l’été ...
                                                     J’ai n’ai pas laissé prise , la preuve , je suis là aujourd’hui . Il y a beaucoup d’intérêts en jeu.
                                                 Primo : les toubibs alcoologues sont une infime minorité et encore mois ceux que veulent prendre le risque - leur dépendance vis à vis des laboratoires - ça se comprend ?
                                                 Secundo : depuis la parution du dernier verre , il y eut une tempête de sites pour vendre le Lioresal ( le générique du bacloféne ) , 20€ les 300mg ! Où sont produits ? Par qui ?
                                                 Comme vous dites bien changethescript, trop des gens vivent de notre dépendance !
                                                 Voilà la vision du problème ; Mais, je pense que il faut beaucoup milliards des goutes pour percer un trou dans la roche que s’épaissit et à mon avis ça sera un peu plus vite à haute pression.
                                                 En tout cas , merci pour l’article , ce seront quelques dizaines des goutes en plus !

                                                 


                                                • Maryse 7 octobre 2010 15:55

                                                  Je suis moi aussi sous Liorésal depuis 6 mois. 100mg/j actuellement.
                                                  Il me plairait tout d’abord de féliciter et encourager Changethe script pour sa démarche sur ce forum. Promouvoir et divulguer la cause du Baclofène, j’ai déjà connu ce genre d’action mais trop peu sur d’autres forums.
                                                  Continue ma grande, c’est formidable ce que tu fais !
                                                  J’ai trouvé les propos de Gaëtan forts pertinents. Que pensez-vous de la lettre d’info que nous transcrit « Changethescript » ? Que je connais sous le titre de « AVIS A LA POPULATION »
                                                  Bien à vous tous !


                                                  • Maryse 8 octobre 2010 15:59

                                                    Ben voilà, le débat est lancé !!
                                                    Concentrons nos énergies pour et avec le Baclofène.
                                                    Je viens d’acheter « Top santé » n° 242 Novembre, je vous le recommande, il y a 3 pages d’actu qui traitent du Baclofène Contre l’alcoolisme « Qu’attend-on pour autoriser le Baclofène ? »
                                                    Maryse3


                                                    • Aldebaran Aldebaran 8 octobre 2010 18:24

                                                      Il y avait des trucs qui fonctionnaient très bien aussi, sous couverture psychiatrique : le LSD25, la benzédrine, la mescaline et la racine d’iboga dont est tirée l’ibogaïne. Ces produits fonctionnaient très bien sur les personnes addictes ou sur des cas rétifs. Mais le faible coût de revenu de ces produits et la gestion des leurs effets secondaires n’intéressait pas les laboratoires, ce qui explique notamment l’absence de soins sur la dépendance à la cocaïne. Les labos préfèrent réinventer à l’infini la poudre sous de nouvelles molécules justifiant de nouvelles cibles sur les marchés de l’addiction...


                                                      • Pascal 8 octobre 2010 19:03

                                                        Bonjour,


                                                        Le baclofène est un traitement tout à fait novateur, bien que le médicament existe depuis plus de quarante ans, il ne traite pas directement l’addiction mais la mal qui l’engendre, je ne vais pas rentrer dans le détail, parce que là n’est pas mon rôle.
                                                        Toujours est-il, que l’addiction est un des nombreux effets secondaire, de la substance que nous avons pris en guise de médicament, alcool, opiacés ou autres, pour calmer cette espèce de dysphorie, qui caractérise une grande majorité de personnes devenues addicts d’un produit.
                                                        Voilà un élément de réponse à Aldebaran, qui compare le baclofène à d’autres médicaments, je pense sincèrement que si ces médicaments avaient rencontré des résultats aussi probants, que ceux du baclofène, on en entendrait beaucoup plus parler.
                                                        Le baclofène n’est en rien une substitution mais un traitement qui soigne et guéri le mal à sa base, il ne peux donc en aucuns cas être comparer à tout autre traitement.
                                                        Bien à vous.

                                                        Pascal

                                                        • Aldebaran Aldebaran 8 octobre 2010 19:40

                                                          Salut,

                                                          j’espère que vous avez raison, et que la molécule sera comme l’apparition de la paroxétine ou la fluoxétine face à l’éternelle impipramine amitriptyline clomipramine, ou la reprise de l’autonomie face à la cure de dégout.
                                                          Sans métaphore, je doute que les psychopharmacologues laisseront échapper la moindre opportunité substancielle face à la psychothérapie.
                                                          Au-delà de la fin du structuralisme, la notion de cible reste encore pertinente en psychiatrie, sous les voeux des laboratoires ; et de nos jours les affaires sont rentables : on peut se médicaliser sans sortir du système à condition d’acheter les bons produits. On a connu des molécules vantées qui se sont révélées être des poisons. L’addiction est surement une maladie mais la parole guérit mieux que les médicaments.

                                                          • Pascal 8 octobre 2010 20:13

                                                            Je suis désolé de vous contre dire, il me semble que vous n’avez pas compris mon intervention.

                                                            Aucunes paroles ne soigne, ni ne guéri un dysfonctionnement purement neurobiologique, cela relèverait du miracle, y croire serait complètement utopique.
                                                            Et encore une fois, vous comparez le baclofène avec des molécule, qui elles ont été testé mais malheureusement, leur placebo avec plus d’effets que la molécule en elle même.
                                                            Le baclofène n’a pas encore bénéficié de test en double aveugle officiels, mais à pourtant bien déjà sauvé énormément de vies.
                                                            On ne peut pas en dire autant des autres molécules que vous venez de citer, qui restent des médicaments très dangereux, ils occasionnent suicides, dépendances et j’en passe, mais je redis que de croire que l’on puisse soigner un personne de son addiction avec la parole, est pur utopie.

                                                            Bien à vous

                                                            Pascal


                                                          • Changethescript 8 octobre 2010 20:21

                                                            Ben tiens Pascal on a posté presque la même chose en même temps ! le temps que je rédige quand j’ai envoyé j’ai vu ta réponse !


                                                          • gaetan 15 octobre 2010 11:54

                                                            « L’addiction est sûrement une maladie » , “mais la parole guérit mieux que les médicaments." ouh là !

                                                            Certes, vous parlez peut-être sans métaphore mais il faut vous lire avec le Vidal en mains. Une contribution à la portée de tous en somme... Il est donc d’autant plus cocasse, lorsqu’on se met aussi peu à la portée des gens, de vanter le succès de la « parole » face aux médicament pour obtenir la guérison d’une maladie. Statut que vous semblez reconnaître pour l’alcoolique puisque "l’addiction est sûrement une maladie". Dans ce cas précis, ne vous embarrassez pas avec trop de mots, employez donc un style direct : l’addiction est une maladie. Ce n’est pas de nous mais de l’OMS...

                                                             
                                                            Et pourtant qui dit maladie dit médicament. Quel que soit le médicament. Allopathie, homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, j’oublie le Shaman et ses plantes au fin fond de l’Amazonie. Maladie = médicament. Et tous (médecins allopathes du podologue au psychiatre, médecins chinois, sorciers d’Afrique) emploient à un moment une substance pour soigner le patient.

                                                             
                                                            « La parole guérit mieux la maladie que les médicaments » La maladie alcoolique ferait donc exception ? Les médicaments impuissants ? (on est au moins d’accord, pour certains oui, mais ce n’est pas le cas du baclofène) Qui donc alors peut guérir avec la parole ? Les incantations d’un exorciste pour faire sortir le démon alcool ? Sauf que sans l’eau bénite, il fait chou blanc, comme c’est bêta... L’imposition des mains peut être ? Pas de médoc mais la parole n’a rien à voir... Qui donc peut guérir avec la parole mieux qu’avec des médicaments ? Un psy... Un analyste... En tout cas un qui n’a pas fait des études de psychiatre et ne peut donc pas prescrire tous les benzodiazépines usités dans la maladie alcoolique, car dans ce cas le traitement parole est largement appuyé par moulte substances chimiques. Un AA ? Après le prêtre reste le AA...

                                                             
                                                            En affirmant que l’addiction est mieux guérie par la parole que par les médicaments, vous ramenez les addictions à un problème comportemental, à une faiblesse de caractère. Compte tenu des dernières études sur le sujet, votre point de vue est archaïque.

                                                             
                                                            "J’espère que vous avez raison, et que le bacloféne sera comme l’apparition de la paroxétine ou la fluoxétine face à l’éternelle impipramine amitriptyline clomipramine," ... Si nous ne connaissions pas les bienfaits de la molécule Baclofène, avec des phrases pareilles, ce serait un coup à nous foutre les jetons et à avec tous ces« ine » nous mettre le morel en off. Fort heureusement, pour notre part, nous n’en sommes plus à « l’espoir », ni aux « apparitions », mais à la certitude, voire aux convictions. Vous espérez que le Baclofène « sera » , nous en sommes déjà à : le baclofène EST. Et ce n’est pas une simple nuance de conjugaison.

                                                            Cela fait des mois, pour certains cela se compte même maintenant en années, que la molécule agit. Rendant leur vie aux malades, leur rendant la dignité, la reconnaissance sociale, la liberté, y compris celle de boire un verre de temps en temps... Leur rendant au passage une chose dont ils n’osaient plus user pour avoir trop entendu « paroles d’alcoolo ». A ce sujet au moins, les utilisateurs parlent d’une même voix : Le baclofène leur a aussi rendu cette fameuse chose que vous semblez prôner et qui, en aucun cas, n’a été déterminante dans leur guérison mais si cela peut être une aide : la fameuse PAROLE !


                                                          • Changethescript 8 octobre 2010 20:19

                                                            Désolée de vous contredire mais si la parole guérissait de l’alcoolisme tous les alcooliques qui sont suivis par des psy depuis des années, qui font des cures, et qui prennent en outre des anti dépresseurs et autres joyeusetés seraient guéris .
                                                            Or il y a 90 % d’échecs . Cherchez l’erreur ...

                                                            Quant aux « trucs qui fonctionnaient très bien » selon vos dires : moi alcoolique depuis plus de 20 ans je n’en ai jamais entendu parler : Il faut dire que votre prose pseudo scientifique est très peu compréhensible.
                                                            Mais ce que je peux vous dire c’est qu’on ne m’a jamais proposé ce genre de molécules.

                                                            Je rajoute que je ne suis ni suicidaire, ni en dépression, ni dépressive et malgré tout alcoolique.
                                                            Ce que vous semblez avoir du mal à comprendre c’est que le baclofène guérit , de l’anxiété et des addictions qui vont avec dans cette maladie !
                                                            Il de s’agit pas d’abstinence au prix d’une lutte quotidienne pour ne pas boire, mais d’un désintérêt pour l’alcool et depuis que je le prends je me sens revivre alors que tout ce qu’on m’avait proposé jusqu’alors me faisait me sentir crever !


                                                            • Pascal 8 octobre 2010 20:23

                                                              Bonsoir Changethescript,


                                                              Je ne peux qu’être entièrement d’accord avec vous, ce que vous dites est l’entière vérité.

                                                              BRAVO.

                                                              Pascal

                                                            • Changethescript 8 octobre 2010 20:32

                                                              Merci à toi Pascal !
                                                              Il y a un article sur Top santé de ce mois qui parle de l’efficacité du baclofène constatée par des médecins qui ont un autre crédit que les petits sceptiques obtus qui donnent des leçons ....
                                                              A la longue, face aux résultats ça va peut être clouer le bec à tous les détracteurs qui dénigrent sans aucun fondement l’efficacité de ce traitement
                                                              Je vais refaire des articles, je ne peux pas savoir qu’un traitement contre cette saloperie fonctionne et me taire !


                                                            • gaetan 15 octobre 2010 11:58

                                                              Aldebaran

                                                              « L’addiction est sûrement une maladie » , “mais la parole guérit mieux que les médicaments." ouh là !

                                                              Certes, vous parlez peut-être sans métaphore mais il faut vous lire avec le Vidal en mains. Une contribution à la portée de tous en somme... Il est donc d’autant plus cocasse, lorsqu’on se met aussi peu à la portée des gens, de vanter le succès de la « parole » face aux médicament pour obtenir la guérison d’une maladie. Statut que vous semblez reconnaître pour l’alcoolique puisque "l’addiction est sûrement une maladie". Dans ce cas précis, ne vous embarrassez pas avec trop de mots, employez donc un style direct : l’addiction est une maladie. Ce n’est pas de nous mais de l’OMS...

                                                               
                                                              Et pourtant qui dit maladie dit médicament. Quel que soit le médicament. Allopathie, homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, j’oublie le Shaman et ses plantes au fin fond de l’Amazonie. Maladie = médicament. Et tous (médecins allopathes du podologue au psychiatre, médecins chinois, sorciers d’Afrique) emploient à un moment une substance pour soigner le patient.

                                                               
                                                              « La parole guérit mieux la maladie que les médicaments » La maladie alcoolique ferait donc exception ? Les médicaments impuissants ? (on est au moins d’accord, pour certains oui, mais ce n’est pas le cas du baclofène) Qui donc alors peut guérir avec la parole ? Les incantations d’un exorciste pour faire sortir le démon alcool ? Sauf que sans l’eau bénite, il fait chou blanc, comme c’est bêta... L’imposition des mains peut être ? Pas de médoc mais la parole n’a rien à voir... Qui donc peut guérir avec la parole mieux qu’avec des médicaments ? Un psy... Un analyste... En tout cas un qui n’a pas fait des études de psychiatre et ne peut donc pas prescrire tous les benzodiazépines usités dans la maladie alcoolique, car dans ce cas le traitement parole est largement appuyé par moulte substances chimiques. Un AA ? Après le prêtre reste le AA...

                                                               
                                                              En affirmant que l’addiction est mieux guérie par la parole que par les médicaments, vous ramenez les addictions à un problème comportemental, à une faiblesse de caractère. Compte tenu des dernières études sur le sujet, votre point de vue est archaïque.

                                                               
                                                              "J’espère que vous avez raison, et que le bacloféne sera comme l’apparition de la paroxétine ou la fluoxétine face à l’éternelle impipramine amitriptyline clomipramine," ... Si nous ne connaissions pas les bienfaits de la molécule Baclofène, avec des phrases pareilles, ce serait un coup à nous foutre les jetons et à avec tous ces« ine » nous mettre le morel en off. Fort heureusement, pour notre part, nous n’en sommes plus à « l’espoir », ni aux « apparitions », mais à la certitude, voire aux convictions. Vous espérez que le Baclofène « sera » , nous en sommes déjà à : le baclofène EST. Et ce n’est pas une simple nuance de conjugaison.

                                                              Cela fait des mois, pour certains cela se compte même maintenant en années, que la molécule agit. Rendant leur vie aux malades, leur rendant la dignité, la reconnaissance sociale, la liberté, y compris celle de boire un verre de temps en temps... Leur rendant au passage une chose dont ils n’osaient plus user pour avoir trop entendu « paroles d’alcoolo ». A ce sujet au moins, les utilisateurs parlent d’une même voix : Le baclofène leur a aussi rendu cette fameuse chose que vous semblez prôner et qui, en aucun cas, n’a été déterminante dans leur guérison mais si cela peut être une aide : la fameuse PAROLE !


                                                              • Maryse 19 octobre 2010 20:50

                                                                Bonsoir Changethescript, bonsoir Pascal,
                                                                Que pensez vous de l’édito de Renaud De Beaurepaire paru récemment ?
                                                                « Un jour, forcément, quelqu’un écrira l’histoire du Baclofène..... »
                                                                Maryse.


                                                                • Maryse 19 octobre 2010 20:59

                                                                  J’ai oublié de préciser le titre de l’édito : « Le baclofène : une énigme et un scandale »
                                                                  Gageons qu’en lançant ce pavé dans la mare, Renaud De Beaurepaire fasse bouger « les bien pensants » il a fait là un acte courageux, c’est un Grand Monsieur !
                                                                  Maryse.


                                                                  • Na.75 19 octobre 2010 22:07

                                                                    Bonjour Maryse,

                                                                    Le texte ci dessous a été envoyé aujourd’hui à RdeB. Attachée de presse, je l’ai envoyé ensuite à de nombreux contacts cet après midi. Comme précisé auprès de R de B, je le fais à titre personnel. Je ne veux en aucun cas être associée à une quelconque association et, en l’occurrence, à une association quelconque. Si j’obtenais des résultats, Renaud de Beaurepaire, ainsi que le forum baclofène de e santé et le redac chef du site, le dr Presles, seraient les premiers à en être avertis.

                                                                    A noter que ce texte, comme tout texte accompagnant cet édito, aurait été particulièrement percutant si l’envoi avait été fait lors du Congrès mondial d’alcoologie de septembre. C’était possible, l’édito de R de B datant de juillet.. Mais ni la seule assos existante, ni les membres « influents » de A&B n’ont jugé bon d’en piper mot... ça arrive maintenant, c’est un peu tard, On va faire ce qu’on peut avec ce qu’on a.

                                                                    Quand je dis qu’il n’y a pas de communication efficace, pensée et construite autour du Baclofène, je pèse mes mots. Texte ci dessous + pdf de l’édito de RdeB.

                                                                    °°°°°

                                                                    Mon compagnon était malade alcoolique depuis 20 ans. Rien n’y faisait, thérapies diverses et variées, traitements tout aussi divers et variés. Or, en octobre 2008 sa thérapeute lui conseille le livre d’Ameisen, le dernier verre. Titre trompeur : car on est vraiemnt loin ici des AA et de la tension permanente que l’abstinence représente. Amesein y parle traitement. Pas miraculeux, (nous ne sommes pas dans le domaine de la croyance),mais en tout cas révolutionnaire. Mon compagnon n’avait plus rien à perdre, à part moi il avait déjà tout perdu, son boulot entre autres... Il décide de tenter le traitement.

                                                                    le 3 décembre 2008, il a RV avec Renaud de Beaurepaire, psychiatre à Villejuif, qui martèle déjà que le Baclofène donne des résultats étonnants. Il est d’ailleurs à l’époque un des seuls à braver « les interdits » et à appliquer ce traitement.

                                                                    Le baclofène : un vieux médicament de 40 ans, utilisé essentiellement sur les scléroses en plaque. Dans le cas de son utilisation pour la maladie alcoolique nous sommes donc hors AMM. (interdit !) Un peu plus que ça même : pour tordre le cou au craving (besoin irrépressible de boire) il faut monter le dosage plus haut que celui utilisé dans le cadre de son AMM, soit 80 mgs..( téméraire pour les détracteurs !). Pour résumé, afin de casser le craving on utilise un médicament hors son AMM et au-dessus des dosages conseillés même si usités régulièrement outre-atlantique.

                                                                    Mon compagnon montera par paliers, sur un peu plus de deux mois, jusqu’à 120 mgs. Quelques effets secondaires : somnolence au début (le baclofène est un myorelaxant), un peu de raideur dans la nuque. Bien dérisoire par rapport aux effets secondaires de l’alcool. 

                                                                    C’est à 120 mgs, fin janvier, début février 2009. que mon compagnon devient indifférent à l’alcool. In-di-ffé-rent. Pas abstinent mais indifférent. Il peut boire un verre ou deux, sans tomber dans le tonneau. Le rêve de tout malade alcoolique dont la seule solution jusqu’à présent était l’abstinence totale avec toutes les frustrations que cela comporte. A voir, que dis-je à savourer, de l’extérieur c’est hallucinant. Il prend un verre avec moi le soir, on se sert éventuellement un deuxième... Je finis le mien, le sien part dans le vinaigrier ou l’évier. Tout ceci sans effort aucun. Sans avoir essayé de restreindre la consommation, sans employer le baclo comme une aide à l’abstinence. En consommant au début les doses excessives habituelles,  jusqu’à ce que la baclo fasse son travail. Jusqu’à ce que le baclo lui enlève le BESOIN de boire des verres pour ne garder qu’une très raisonnable ENVIE d’en boire un ou deux. De l’aliénation de l’addiction au plaisir de la consommation maîtrisée.

                                                                    Bien sûr mon compagnon n’est pas un cas unique. L’information est passée, essentiellement grâce aux forums sur le net. Le net où les malades, faute de prescripteurs s’approvisionnent en baclo, en infos…  Oui, pas assez de médecins prescripteurs toujours frileux car réceptifs aux attaques permanentes à l’encontre du baclofène : Afssa, Conseil de l’Ordre des médecins, alcoologues et AA en tête. Les malades tentaient et tentent encore l’automédication. Si des réussites sont là, et elles sont là, d’autres malades qui n’ont pas accès à l’information ou renoncent devant la difficulté à obtenir une prescription, continuent de mourir... 

                                                                    Malgré ce parcours semé d’embûches (et de peau de banane !) résultats aidant, le baclofène fait son chemin. Plusieurs fois cité lors du dernier congrès mondial d’alcoologie de septembre dernier à Paris, la reconnaissance du baclo est néanmoins longue, trop longue, trop aléatoire. Les détracteurs restent nombreux. Le Dr Batel, qui a monté la cellule Utama de Beaujon en tête. En effet, il met régulièrement en avant une molécule : le nalméfène. Même nombre de syllabes, même terminaison.. Simple coïncidence ou vraie volonté de confusion pour que cela sonne aussi proche à l’oreille ? 

                                                                     Le Figaro du 15/09

                                                                    « Il existe aujourd’hui deux grands types de médicaments, explique le professeur Michel Lejoyeux, ceux qui agissent sur l’envie de boire et ceux qui rendent intolérant à l’alcool. » Mais l’industrie pharmaceutique, qui voit là un vrai créneau de développement, travaille à la production de nouvelles molécules adaptées à différents types d’alcoolisme. L’une d’entre elles, le nalmefene  permettrait d’agir sur la consommation excessive d’alcool et offrirait à des patients la possibilité de redevenir des buveurs modérés et non pas abstinents. Une vraie nouveauté. 

                                                                    Comment ça une « vraie nouveauté » ? Là encore, quid du bacloféne ? Une molécule qui, elle, n’en n’est plus au conditionnel mais au présent. Une molécule qui ne « permettrait pas » mais permet déjà et qui offre justement aux malades la possibilité de redevenir des buveurs modérés et non pas abstinents. De nombreux patients le savent et le vivent dans leurs corps depuis… presque deux ans ! Alors la nouveauté nalméfène…

                                                                    Les essais thérapeutiques sont lancés sur toutes ces nouvelles molécules. Une étude est lancée sur le Baclofène mais à un dosage perdu d’avance, soit 90 mgs. (certains doivent monter jusqu’à presque 300 pour atteindre l’indifférence.)

                                                                    Le baclofène à trois défauts majeurs : 

                                                                    1)  Il échappe complètement à la filière classique et habituelle de la découverte médicale et pourtant, il guérit,

                                                                    2)  C’est un médicament générique, il ne coûte rien et ne rapporte rien. Aucun enjeu financier, aucun jack pot possible pour les labos qui préfèrent naturellement breveter.

                                                                    3)  S’il n’y a pas de profits financiers à escompter côté industrie, il n’y a ni palmes, ni honneur à espérer du côté de la « Faculté » pour des alcoologues réputés et reconnus qui passent à côté de la découverte.

                                                                    Pendant ce temps, 100 malades alcooliques meurent chaque jour dans l’ignorance ou la peur injustifiée du traitement.

                                                                    Malgré ces handicaps, de plus en plus de médecins prescrivent avec succès le baclofène. Ils sont cependant encore ultra minoritaires.

                                                                    Alors que jamais auparavant, aucun médicament n’avait guérit la maladie alcoolique, De Beaurepaire a ouvert la voie avec pour lui seul une centaine de patients sous traitement : 88% d’entre eux sont aujourd’hui indifférents à l’alcool. Tirés d’affaire, Guéris sous traitement.

                                                                    En février 2011, cela fera deux ans que mon compagnon est guéri sous baclofène, il le doit, je le dois (je ne vous décrirai pas les dommages co-latéraux de l’alcool), à Olivier Ameisen et à Renaud de Beaurepaire. La colère de ce dernier à l’égard de certains de ses confrères, trop timorés ou influençables mérite d’être publique, il en va de la vie de plein de malades. 

                                                                    Au cas où il vous aurait échappé, je vous adresse donc en pièce jointe, l’édito de Renaud de Beaurepaire, psychiatre et Chef de Service à l’Hôpital Paul Guiraud de Villejuif, dans la revue « le courrier des addictions ». Vous y trouverez toute la sensibilité d’un vrai médecin. La passion, et l’enthousiasme. De l’exaspération aussi et une très légitime colère.


                                                                  • Changethescript 19 octobre 2010 23:47

                                                                    Na 75 ,
                                                                    Merci pour cette réaction remarquable ! Tu devrais la publier partout !
                                                                    J’ai posté un nouvel article ici mais il est en attente de publication ( c’est long ici mais en contre partie ils ne publient pas n’importe quoi)
                                                                    J’aimerai bien te contacter en privé mais je ne sais pas trop comment faire ! Mais je vais trouver !


                                                                    • Na.75 19 octobre 2010 23:56

                                                                      Hello
                                                                      Réciproque madame. Tu peux demander à « maman » comment joindre Na, elle connait mes adresses mails.


                                                                    • Changethescript 20 octobre 2010 00:00

                                                                      je« replie » ton dernier message pour préserver la confidentialité !


                                                                    • Na.75 20 octobre 2010 03:29

                                                                      Changethescript.

                                                                      Si ton papier a besoin d’un autre témoignage que le Baclofène est plus qu’un espoir mais une réalité, voici le témoignage de mon compagnon, posté sur le forum BACLOFENE de e santé il y a trois semaines. On a un point commun, on ne sait pas faire court !!!

                                                                      °°°°°°°°°°°°°

                                                                      Je me souviens du 3 décembre 2008. Je tord le coup à l’ignorance, à la souffrance et au mépris. Je reprend les commandes. Première visite chez De Beaurepaire. Première prescription et première boite de Baclo. Première pilule avalée. Première inquiétude « A quoi ressemble la vie sans alcool, c’est à dire... sans défense ? ». La première réponse d’Ameisen… et puis le premier post publié ici-même.

                                                                      Je me souviens m’être senti seul avec ma maladie, ma honte, mes peurs et mes doutes. Et puis avoir découvert ici un joli paradoxe : c’est fou ce que les gens seuls sont nombreux.

                                                                      Je me souviens…des échanges incroyables, des coups de gueule, coups de cœur ou coups de main échangés sur ce forum avant qu’il ne devienne le terrain d’un jeu grotesque où des égo boursouflés, pathétiques et inutiles jouaient à cache-cache.

                                                                      Je me souviens… le 21 janvier 2008. Le vide absolu dans la tête, les yeux du môme qui pour la première fois réussit un nœud à sa chaussure, l’incrédulité et l’euphorie. Je regarde ce verre posé là devant moi… j’arrive pas à le finir… pas envie… Pas envie ??? Il ne me dit rien. Il ne me parle plus. Je n’ai plus rien à lui dire. Une seule envie irrépressible, celle de prolonger ce moment . Et l’urgence de le partager sur ce forum. J’écris : « Je suis indifférent à l’alcool »

                                                                      Je me souviens des heures passées avec Ameisen à refaire un monde peuplé d’alcooliques guéris sous traitement et de médecins fidèles à leur serment.

                                                                      Je me souviens de l’agressivité des abstinents pour qui le sol s’effondre si le baclo guérit vraiment.

                                                                      Je me souviens de ce premier rendez-vous avec un Chabalier enthousiaste et du deuxième rendez-vous avec un Chabalier débriefé, retourné et hostile après une conversation avec Batel. 

                                                                      Je me souviens de cette image la première fois où elle m’est apparue. Je sors la tête de la cave où je me terrais depuis des années. Dehors, la tempête est finie, mais elle a dévasté mon entourage. Je dois déblayer du paysage les gravas et les ruines. Tout reconstruire. Je m’y mets. Je n’ai plus peur. J’ai la force et l’envie. Cette image est encore là, tous les jours.

                                                                      Je me souviens de cette période où j’ai peu à peu lâché prise avec ce forum. Contraint par une autre urgence. Celle de réapprendre les codes et les modes d’emploi avec mon boulot, mes enfants, mon amoureuse… réapprendre à vivre.

                                                                      Je me souviens du jour où dans le regard des autres, je n’étais plus un imposteur.

                                                                      • Indifférent à 120 mg / j.Monté à 150 mg / j pendant les 7 mois suivants sous prescription médicale.
                                                                      • Puis descente progressive jusqu’à aujourd’hui, 80 mg / j.
                                                                      • Plus aucun craving depuis presque deux ans.

                                                                      J’ai redécouvert le goût et la saveur du vin. Du partage autour d’un verre. Ou deux. De l’envie et du plaisir… plus une seule fois du besoin.

                                                                      Et puis…

                                                                      Depuis le 3 décembre 2008… qu’est-ce qui a changé ?

                                                                      Comme le prévoyaient dès cette époque Ameisen et De Beaurepaire, le baclo s’impose sûrement. Le développement inéluctable de sa prescription passe par les médecins généralistes et c’est du monde anglo-saxon que viendra sa reconnaissance officielle et définitive.

                                                                      En France, le petit milieu des alcoologues reste figé sur ses luttes de pouvoir et sa terreur de ne pas être dans le bon wagon le jour où…

                                                                      Essais thérapeutiques fantoches… Médicament ersatz… Pressions amicales entre confrères et toujours le mépris, la pitié faussement bienveillante et la condescendance de l’expert jaloux de ses prébendes… Rien de nouveau en somme.

                                                                      Pendant ce temps là, des malades souffrent et meurent. Sans même avoir entendu parler, ou si peu, de nos combats, de nos vies et surtout de nos victoires. Nos histoires sont niées, cachées ou déconsidérées. On nous marche dessus. 

                                                                      Le constat est affligeant et nous en sommes les premiers responsables… Absence de paroles coordonnées, de vécu, d’expériences, de réactions et d’avis. Rien. Un silence étourdissant… Normal, nous sommes inaudibles.

                                                                      Où sont les malades ? Sont-ils guéris ? Comment vivent-ils ? Que disent-ils ?

                                                                      On a toutes les réponses en nous. Pourtant, réfugiés derrière un désolant et puéril besoin de reconnaissance, nous ne sommes, en tant que groupe, entendus par personne. Crédibles pour personne. Juste l’image désastreuse d’un troupeau d’alcoolo mal finis qui croient au Père Noël ou aux bienfaits de la Vierge.

                                                                      Collectivement incapables de s’affranchir de la tutelle même bienveillante des spécialistes pro-baclo et incapables de formuler un discours qui leur soit propre, les malades n’existent pas. Leur parole originale est absente du débat et du combat. Un comble.

                                                                      La découverte d’Ameisen et les difficultés qu’elle rencontre au jour le jour et sur le terrain pour être largement diffusée et exploité est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux mains des seuls médecins et alcoologues. Parce que l’alcoolisme est une maladie complexe, multifactorielle et toujours intime, les malades guéris sous traitement sont les seuls à porter en eux la véritable expertise vécue de l’efficacité du Baclofène sur la maladie alcoolique.

                                                                      Si les scientifiques et les chercheurs doivent trouver et prouver, si les généralistes doivent prescrire, les malades doivent plus que jamais témoigner d’une parole crédible et sincère. S’organiser. Exister. Convaincre.

                                                                      Dans cet esprit, sur ce forum et… si affinités, je donnerai bien un coup de main.

                                                                      Bien à vous.

                                                                      Stéphane.

                                                                      PS : Superbe synthèse d’un médecin du site e santé, publiée en février dernier. Clair, direct, tranquille, efficace… et finalement plutôt gonflée dans les discours ambiants…

                                                                      e-sante.fr/alcool-baclof#20B041


                                                                    • Changethescript 20 octobre 2010 09:30

                                                                      Merci encore à toi pour ce témoignage très bien écrit de surcroit ! Il faut inonder le net partout où on le peut de ces infos ! C’est le seul moyen pour faire bouger les choses !

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