• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > François-Xavier Bellamy, la dignité et l’instrumentalisation de (...)

François-Xavier Bellamy, la dignité et l’instrumentalisation de Vincent Lambert

« Nous ne sommes pas des communautés isolées qui s’éloignent les unes des autres. On n’a pas besoin d’être chrétien pour se savoir lié par cet héritage commun. J’ai été tellement touché que toutes les familles politiques et tous les Français, quels qu’ils soient, aient exprimé leur émotion, aient eu le cœur retourné au même instant devant cette cathédrale qui brûlait. Il faut que nous ayons la même émotion, la même inquiétude et la même espérance devant cette civilisation dont nous sommes les héritiers, cette histoire si belle, si grande et si menacée. Si menacée par ses ennemis de l’extérieur. (…) Mais si menacée par nos propres faiblesses, par nos propres démissions, par nos effondrements intérieurs. » (François-Xavier Bellamy, le 15 mai 2019 à Paris).



S’il y avait une seule révélation personnelle, dans la campagne des élections européennes, il faudrait désigner le jeune professeur de philosophie François-Xavier Bellamy, tête de la liste Les Républicains aux élections européennes depuis le 29 janvier 2019. François-Xavier Bellamy (33 ans), adjoint au maire de Versailles depuis mars 2008, est un petit prodige de la pensée philosophique et de son expression auprès du grand public. Son sens politique a fait que son entrée un peu surprenante dans la scène politique nationale est un succès, au contraire de l’entrée de Raphaël Glucksmann qui achèvera probablement d’enterrer définitivement le Parti socialiste (avec ou sans élus). Au-delà de son discours structuré et cohérent, et de sa grande courtoisie, très rare dans les débats politiques, François-Xavier Bellamy apporte de la fraîcheur, du renouvellement et surtout, du sens et du fond dans le débat public.

Mon propos ici n’est pas de promouvoir sa liste qui pourrait comporter certaines personnalités LR, sortantes, qui, à mon sens, n’ont pas fait beaucoup avancer ou améliorer le fonctionnement des institutions européennes au cours de leurs mandats, mais de souligner, tout en les approuvant, les propos de François-Xavier Bellamy sur la très délicate situation de Vincent Lambert.

Ce lundi 20 mai 2019, malgré l’opposition d’une partie de la famille de Vincent (notamment ses parents), l’hôpital de Reims a arrêté l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert. Malgré l’opposition d’une partie de la famille, et aussi, malgré l’injonction du Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDH) qui a renouvelé sa demande le 17 mai 2019 de suspendre la décision de l’hôpital tant qu’il ne s’est pas prononcé sur le recours qui lui a été formulé. Par ailleurs, un peu dans le rôle de Ponce Pilate, le Défenseur des droits Jacques Toubon, a déclaré le 17 mai 2019 ne pas vouloir intervenir dans cette situation.

La mort programmée de Vincent Lambert, qui commence à scandaliser une grande partie de la population, prenant conscience de la réalité de cette situation choquante (Vincent n’est ni en fin de vie, ni malade, ni sous obstination déraisonnable, ni en souffrance nécessitant une urgence médicale), va-t-elle interférer dans le débat des élections européennes ? ou même dans l’isoloir ?

C’est possible, car le choix des électeurs se cristallise aux élections européennes justement dans les dix derniers jours de la campagne. Or, la responsabilité du gouvernement est grande dans l’encouragement à l’arrêt immédiat de l’alimentation et de l’hydratation. Agnès Buzyn a délibérément refusé de prendre en considération les demandes du CIDH malgré les engagements internationaux de la France à respecter ses recommandations.

Interrogée le 19 mai 2019 sur France 3, la tête de liste LREM Nathalie Loiseau a déclaré : « Le Président de la République ne veut pas aller à l’encontre de décisions de justice, il peut donner sa grâce à un condamné, ce qui est très différent de ce que les parents de Vincent Lambert demandent. (…) Je me mets à la place de ses parents, je pense qu’ils vivent une tragédie, je pense que personne ne peut juger, que c’est très douloureux, que rien de tout cela n’est simple, mais je ne suis ni juge, ni médecin, donc, je n’ai pas à dire ce que je pense de cette affaire. ». Remarquons que Nathalie Loiseau a spontanément évoqué le droit de grâce du Président de la République, ce qui donne une association directe entre l’arrêt des soins confirmé par la justice française et une condamnation à mort.

François-Xavier Bellamy s’est lui aussi exprimé sur cette situation tragique, à deux reprises ces derniers jours.

Interrogé au "Grand Jury" le 19 mai 2019 par LCI, RTL et "Le Figaro", il a déclaré : « J’ai du mal à comprendre qu’on se précipite. » alors que Vincent Lambert vit sans souffrance depuis plus de dix ans, et a demandé l’intervention du Président Emmanuel Macron pour « qu’on se laisse le temps ». Pour lui : « Derrière Vincent Lambert, c’est la question de notre rapport à l’extrême dépendance qui se joue (…). Si nous entrons dans cette voie dangereuse qui consiste à dire qu’une vie dépendante, une vie fragile, une vie malade, ne mérite pas d’être vécue, alors nous allons construire un monde inhumain et c’est un enjeu majeur des années à venir. ».

Interrogé par Nicolas Demorand et Alexandra Bensaid, François-Xavier Bellamy s’est exprimé également sur le même sujet au "Grand Entretien" de la matinale de France Inter ce lundi 20 mai 2019 (dont on peut télécharger la bande sonore ici).

La tête de la liste LR a précisé ses propos de la veille sur RTL. Il a expliqué que son intervention ne provenait pas de ses convictions religieuses (qui sont catholiques, il ne les a jamais cachées) mais qu’il fallait aborder la situation très complexe de Vincent Lambert avec raison et pédagogie, hors de toutes passions : « Ce n’est pas une affaire sur laquelle on devrait s’exprimer à partir de convictions religieuses. C’est une affaire qui suppose que notre raison à tous intervienne (…). C’est un débat d’une incroyable complexité. ».

C’est pourquoi il se garderait bien d’avoir un jugement ou une critique sur une des personnes touchées de près par la situation de Vincent, quelle que soit la position adoptée qu’il respecte. En revanche, il a été très sévère contre ceux qui veulent en profiter pour instrumentaliser Vincent et faire leur propagande en faveur de l’euthanasie : « C’est à ceux-là que j’en veux, des gens qui ont utilisé ce cas précis, ce cas infiniment douloureux pour faire la promotion de leur revendication politique en faveur de l’euthanasie. Ceux qui militent pour le droit à mourir dans la dignité, ce sont ceux qui commencent par déclarer indignes de vivre ceux qui ne correspondent pas à ces standards qui font que la vie mériterait d’être vécue. ». Je le fais très rarement, mais je me suis permis de souligner en gras l’idée essentielle de François-Xavier Bellamy.

_yartiBellamyFrancoisXavier02

Pour François-Xavier Bellamy, la situation de Vincent, ce n’est pas celle d’une personne en fin de vie, ni celle d’un mourant, mais celle d’une personne extrêmement dépendante : « Mon sentiment profond, c’est qu’effectivement, ce qui se joue aujourd’hui, c’est le regard que nous portons sur la dépendance. Et ce regard que nous portons sur la dépendance, au fond, il est au cœur de débats politiques majeurs des années qui viendront. Nous vivons dans un monde où vit le culte de la performance, où être humain, c’est être agile, être habile, être rapide. Et nous avons ici le cœur d’une figure de l’humanité qui nous regarde en nous disant qu’elle est absolument dépendante et nous avons parfois la tentation de considérer que la vie absolument dépendante, c’est une vie qui n’est plus digne d’être vécue. ».

Et d’ajouter : « Il n’y a pas de vie indigne d’être vécue, et même une vie qui peut sembler inutile, je crois, est une vie profondément humaine. Nous avons tous été dépendants, nous le serons tous un jour, nous sommes tous d’ailleurs dépendants aujourd’hui de ceux qui nous entourent, et reconnaître que la vie humaine est faite de cette dépendance, c’est peut-être un enjeu majeur. ».

À une auditrice, étudiante en médecine, qui lui conseillait de faire d’abord neuf ans d’études de médecine avant de donner son avis sur le sujet, le philosophe a simplement répondu : « C’est une question qui nous concerne tous les citoyens, et permettez à un citoyen de s’impliquer sur cette question. ».

François-Xavier Bellamy a posé la question cruciale : « Je crois qu’aujourd’hui, la question qui est de savoir si c’est un acharnement thérapeutique est une question complexe. (…) La grande question est de savoir si cette alimentation est une thérapie, mais je crois que si l’alimentation est une thérapie, alors, c’est que nous sommes tous dans un état de grande maladie. (…) La question qui se pose à nous, c’est de savoir si la vie, c’est la force, si la vie, c’est la performance, si la vie, c’est l’affirmation de soi, ou bien, si la vie, c’est peut-être aussi parfois la dépendance et la fragilité qui nous ouvrent aussi à la relation aux autres. ». Le rapport des experts judiciaires de novembre 2018 concluait d’ailleurs sur le fait qu’il n’y avait pas d’obstination déraisonnable pour Vincent Lambert.

À une autre auditrice (et électrice potentielle), François-Xavier Bellamy a évoqué le témoignage poignant d’une miraculée : « J’ai été beaucoup marqué par la lecture d’un livre d’Angèle Lieby qui s’appelle "Une larme m’a sauvée". Angèle Lieby était dans un coma profond, dans un état pauci-relationnel, comme l’est Vincent Lambert aujourd’hui, et dans cet état, tout le monde pensait qu’elle était, on entend si souvent ce mot-là dans le débat aujourd’hui, qu’elle était un "légume". C’est-à-dire qu’au fond, sa vie était simplement une vie organique dépourvue de conscience. En fait, nous ne savons rien de ces états de conscience, et Angèle Lieby raconte dans ce livre (…) qu’elle sentait tout, qu’elle entendait tout, qu’elle pensait qu’elle était prisonnière de son corps, qu’elle ne pouvait pas réagir. Mais je crois qu’on applique le principe de précaution à notre environnement, et l’on a bien raison de le faire, peut-être qu’on devrait aussi parfois appliquer le principe de précaution à notre propre humanité. ».

Un extrait de ce témoignage : « Tout est noir. Je suis dans le noir. (…) J’ai beau regarder de toutes mes forces, je ne vois rien. Rien que ce noir profond. Ai-je les yeux ouverts ou fermés ? Je l’ignore. Que s’est-il passé ? Je l’ignore également. Je sais seulement que je ne suis pas seule : j’entends quelqu’un à côté de moi. (…) En fait, c’est comme si l’hôpital m’était tombé sur le dessus… C’est cela : comme s’il y avait eu un tremblement de terre, et que j’étais ensevelie sous des tonnes de décombres. » (Angèle Lieby, "Une larme m’a sauvée").

Je termine ici par un message désespéré de la famille de Vincent Lambert qui a donné rendez-vous ce lundi 20 mai 2019 dans la soirée devant le Ministère de la Santé : « Sans prévenir, ses parents, son frère David et sa sœur Anne, les médecins du CHU ont sédaté Vincent ce matin. Ils n’ont pas pu lui dire au revoir alors même qu’hier, Vincent pleurait parce qu’il avait compris qu’il ne les reverrait plus. La France met aujourd’hui en œuvre l’euthanasie d’un handicapé vivant. C’est un basculement de civilisation. » (20 mai 2019). Toutes mes pensées vont aujourd’hui à Vincent Lambert et à sa famille et proche.

NB. La cour d'appel de Paris a ordonné ce lundi 20 mai 2019 dans la soirée la reprise des traitements.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 mai 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Grand Entretien de François-Xavier Bellamy à la matinale de France Inter le 20 mai 2019 (podcast).
François-Xavier Bellamy, la dignité et l’instrumentalisation de Vincent Lambert.
Vincent Lambert doit-il mourir ?
Déclaration de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, sur Vincent Lambert le 13 mai 2019 (texte intégral).
Réflexion du Père Bruno Saintôt, directeur du département Éthique biomédical aux facultés jésuites de Paris, sur Vincent Lambert le 13 mai 2019 (texte intégral).
Déclaration de la Conférence des évêques de France sur la fin de vie le 22 mars 2018 (texte intégral).
Vincent Lambert, sa vulnérabilité et son droit à la vie bafoué.
Le destin tronqué de Vincent Lambert.
Vincent Lambert entre la vie et la mort.
La tragédie judiciaire et médicale de Vincent Lambert.
Le retour de la peine de mort prononcée par un tribunal français.
Le livre blanc des personnes en état de conscience altérée publié par l’UNAFTC en 2018 (à télécharger).
Vincent Lambert et la dignité de tout être humain, des plus vulnérables en particulier.
Réglementation sur la procédure collégiale (décret n°2016-1066 du 3 août 2016).
Le départ programmé d’Inès.
Alfie Evans, tragédie humaine.
Pétition : soutenez Vincent !
Vers une nouvelle dictature des médecins ?
Sédation létale pour l’inutile Conseil économique, social et environnemental.
Vincent Lambert et Inès : en route vers une société eugénique ?
Le congé de proche aidant.
Stephen Hawking et la dépendance.
Le plus dur est passé.
Le réveil de conscience est possible !
On n’emporte rien dans la tombe.
Le congé de proche aidant.
Les nouvelles directives anticipées depuis le 6 août 2016.
Un fauteuil pour Vincent !
Pour se rappeler l'histoire de Vincent.
Dépendances.
Sans autonomie.
La dignité et le handicap.
Alain Minc et le coût des soins des "très vieux".
Euthanasie ou sédation ?
François Hollande et la fin de vie.
Les embryons humains, matériau de recherche ?
Texte intégral de la loi n°2016-87 du 2 février 2016.
La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016.
La leçon du procès Bonnemaison.
Les sondages sur la fin de vie.
Les expériences de l’étranger.
Indépendance professionnelle et morale.
Fausse solution.
Autre fausse solution.
La loi du 22 avril 2005.
Chaque vie humaine compte.

_yartiBellamyFrancoisXavier03


Moyenne des avis sur cet article :  1.53/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

52 réactions à cet article    


  • Julien Esquié Julien Esquié 22 mai 2019 06:57

    @Christian Labrune

    L’analogie est tout à fait écœurante, comme le sont, très souvent, les comparaisons historiques. Elle amuse aussi, toutefois.


    Au fait :

    L’Allemagne autorise une « mort assistée ».

    La Belgique autorise l’euthanasie active.

    Le Canada autorise l’euthanasie active.

    L’Espagne autorise d’euthanasie passive.

    Les Etats-Unis autorisent l’euthanasie passive.

    La Finlande autorise l’euthanasie passive.

    La Norvège autorise l’euthanasie passive.

    La Suède autorise l’euthanasie passive.

    La Suisse autorise l’euthanasie passive.


    Comme chacun le sait — sinon chacun, C. Labrune — ces 8 états, désormais, sont sous la coupe du national-socialisme.


    Mais tout cela n’est qu’un combat d’arrière-garde, sans grand intérêt. La légalisation de l’euthanasie n’est qu’une question de temps. Elle est inévitable, comme l’a été celle de l’interruption volontaire de grossesse.


    Un C. Labrune, sans doute, nous expliquera que la FRANCE – l’éternel village gaulois – saura ne pas plier. Ce phare du monde. Le même qui, quand il disposera à nouveau de sa souveraineté, après avoir quitté l’euro, saura imposer à l’univers sa loi, et ses intérêts nationaux.

     

    La seule analogie qui vaille, c’est celle qu’il convient d’établir entre les opposants à l’euthanasie – lesquels, hier matin, à les voir et les écouter, piaillant, n’étaient pas, pour le coup, sans évoquer quelques souvenirs douloureux – et les opposants à l’interruption volontaire de grossesse. C’est d’ailleurs le point aveugle du discours de C. Labrune. Les pro-life, comme on dit, ont au moins cette cohérence.

     

    Qui a un tout petit peu de courage, nous dit C. Labrune, saura, le moment venu, se comporter à l’exemple des stoïciens, et procéder à sa propre suppression. Qu’on n’en doute pas, il aura, lui, C. Labrune, ce courage et cette politesse élémentaires. A l’en croire, un V. Lambert, au fond, serait une sorte de dégonflé. Qu’il se lève, prenne un flingue, et se loge une balle dans la tête. Ou bien, comme J. Potocki, polit-il patiemment, en cachette, la boule de son sucrier ?

     

    Ce qui est emmerdant, tout de même, c’est que les gens, avant de demander à mourir, attendent d’être mourants. Les salauds.


    Mais on verra C. Labrune à l’œuvre. Son attitude, le moment venu, décidera, seule, du crédit qu’il convient d’accorder à son discours. On nous casse les pieds avec V. Lambert alors que vit, à Paris, et il est en pleine forme, un nouveau Sénèque.

     


  • Radix Radix 21 mai 2019 13:01

    Bonjour

    Maintenant on sait que les catholiques ne sont pas végans... Ils sont pour la sauvegarde des légumes !

    Radix


    • tashrin 21 mai 2019 14:05

      je suis profondement choqué par cette histoire terrible

      L’indignité des parents, des integristes catho en filigrane derriere qui cherchent l’instrumentalisation d’un drame humain pour soutenir leur ideologie de merde, l’attitude de l’avocat sont proprement revoltantes. Et les média n’arrangent rien, à commenter ça comme un match de foot. C’est ignoble

      Toutes mes pensées à ce monsieur, ainsi qu’à son épouse et ses véritables proches, évidemment

      le point positif, c’est que ca va inciter beaucoup de gens à anticiper et à rédiger leurs dernières volontés


      • foufouille foufouille 21 mai 2019 14:28

        @tashrin
        l’ADMD instrumentalise aussi ce cas pour pouvoir faire euthanizié de force tous ceux qui n’ont rien signer.


      • Samson Samson 21 mai 2019 14:07

        Si même une actualité tragique le projette à l’avant-plan, sa récupération politique relève à mon sens du plus vulgaire des mauvais goûts.

        Pourvu au moins que les tragiques aléas, contradictions et déchirements entourant le sort de Vincent Lambert nous servent de leçon : quelles que soient ses convictions philosophiques ou religieuses, le seul moyen de les faire respecter dans la conception que chacun(-e) se fait de sa propre dignité est de les rédiger et d’en laisser trace écrite et non-équivoque sur soi et entre les mains d’une personne de confiance.

        Si tel avait été le cas, on n’en serait pas là !


        • foufouille foufouille 21 mai 2019 14:31

          @Samson
          ça sent effectivement la récup pour les élections car les ripoublicains n’ont jamais été favorable aux handicapés.


        • Prudence Prudence 22 mai 2019 13:42

          @foufouille
          « Foufouille », la plus grande loi sur la handicap a été écrite sous Jacques Chirac, qui se sentait même personnellement concerné par la question (comme l’était d’ailleurs le Général de Gaulle). Un de mes collègues, père d’un enfant en situation de handicap (comme moi-même), et qui votera sans doute LFI dimanche (pas moi) m’a dit « Tu te rends compte, ceux qui ont le plus fait pour les handicapés en France, ce n’est pas la gauche, c’est la droite ».


        • Prudence Prudence 22 mai 2019 13:44

          @Samson
          Cela n’aurait pas suffi, car on n’est pas dans un cas d’acharnement thérapeutique, mais peut-être dans un cas de locked-in syndrome.


        • foufouille foufouille 22 mai 2019 13:48

          @Prudence
          je parles de la droite actuelle qui est libéral depuis sarkozy et très loin de De Gaulle .........


        • Samson Samson 22 mai 2019 17:17

          @Prudence
          De fait, mais cela supposerait l’enregistrement d’une certaine activité cérébrale. Je ne suis pas médecin et n’ai pas accès au dossier.
          Maintenant, je n’ignore pas que des comas profonds peuvent donner lieu à bien des phénomènes attestés par leurs témoins mais actuellement inaccessibles à la rationalité scientifique qui faute d’explication ne peut au mieux que constater, au pire nier sous couvert de « rationalisme » obtu.


        • Traroth Traroth 21 mai 2019 15:25

          Donc, pour la droite, le droit à mourir dans la dignité n’existe pas. Il faudra s’en souvenir !


          • Le421 Le421 21 mai 2019 17:25

            @Traroth
            Ben, j’veux pas dire...
            La consanguinité entre la droite LR et les cathos intégristes n’est plus à démontrer.
            Fillon, Pénélope et leur abbaye de Solesme, histoire connue.
            Cette remarquable institution à l’origine de « la manif pour tous » et militant pour la dépénalisation des relations homosexuelles avec les mineurs, notamment...
            Des références.


          • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:35

            @Traroth
            La question est de savoir si Vincent pleure de joie devant la mort-délivrance ou s’il pleure parce qu’il supplie ses parents de faire en sorte qu’on ne le tue pas. Car il a pleuré en 2013, et cette-fois aussi en 2019.
            Si vous, vous savez, c’est qu’on devrait vous appeler Madame Soleil.
            Tout est effectivement question de dignité et de respect. Et ici, le respect, c’est écouter. Or on ne peut écouter dans une chambre d’hôpital quelqu’un qui y a été finalement « torturé », parce que le lieu n’était pas adapté à son cas, en le privant de toute vie autour de lui.
            L’hôpital de Reims doit acter sa propre incapacité, et confier Vincent à un autre cadre en la déclarant sortant sans autre forme de procès. A la justice, ensuite, si une MAS accepte de l’accueillir, d’attaquer éventuellement sa compagne sous astreinte de 1000 euros par jour si elle refuse la MAS, pour mauvais traitements à personne vulnérable. La « torture », soutenue depuis des années par le lobby français pro-euthanasie a assez duré. Qu’on écoute Vincent, qu’on le mette en position d’être écouté, qu’il puisse être le plus souvent possible auprès de tous ceux qui l’aiment.


          • Traroth Traroth 22 mai 2019 14:42

            @Prudence
            Sa femme vient le voir tous les jours. Ses parents 3 ou 4 fois par an...


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 2019 14:44

            @Traroth Qu’est ce que tu en sais ?


          • Traroth Traroth 27 mai 2019 17:40

            @Aita Pea Pea
            Personnellement, je n’en sais rien, mais c’est ce que disent tous les médias, et qui n’a pas été sérieusement contesté. Cherchez et vous trouverez.


          • Christian Labrune Christian Labrune 21 mai 2019 15:51

            Excellent article, auquel il n’y a pas grand chose à ajouter.

            J’entendais les analyses de Bellamy sur i24news, dans l’émission d’Anna Cabana, bien des mois qu’il devînt une des figures dominantes de LR, et elles étaient toujours d’une pertinence qui n’avait pas beaucoup de rapport avec la stupidité ordinaire et préfabriquée du discours politique. Son catholicisme, qui n’était pas encore clairement assumé, ne paraissait pas les déterminer et il ne me dérange pas trop : chacun se débrouille comme il peut avec ses petites perversions.

            Au reste, les athées munis d’un minimum de culture philosophique seront encore plus radicalement opposés à l’euthanasie que les catholiques. Si ces derniers croyaient aux dogmes de leur religion, ils pourraient toujours penser que le grabataire qu’on pique comme un vieux chien, ou comme un cheval qui ne pourrra plus courir, se retrouvera l’instant d’après dans la Jérusalem céleste, sa mort ne sera qu’un incident de parcours ; et Dieu réparera tout ça. Pour moi, si on avait achevé Vincent Lambert, il n’y aurait plus, et pour l’éternité, de Vincent Lambert. Si on commence à considérer qu’il y a des vies qui ne valent pas d’être vécues, où s’arrêtera-t-on ? A la suite du précédent article de Sylvain sur cette question, je proposais ironiquement de supprimer, dans les établissements scolaires, les élèves trop nuls dont on pouvait craindre que l’existence ne soit pas une partie de plaisir, pour leur éviter toute sorte d’humiliations et des souffrances prévisibles et bien inutiles.

            A partir du moment où on s’est engagé sur cette pente glissante, tout devient possible. Et de toute façon, quand on parle d’euthanasie, cela suppose un personnage dont la fonction sera de tuer. En France autrefois, c’était le rôle de « l’exécuteur des hautes oeuvres de la République » ; autrement dit, du bourreau. Il aurait mieux valu dire « basses oeuvres », mais on maîtrisait déjà très bien un art, parvenu aujourd’hui à sa perfection, consistant à dissimuler la réalité des choses en remplaçant un mot par un autre. Quelques crétins, à la suite de cette intervention, seront probablement tentés d’écrire qu’euthanasier, ce n’est pas tuer, mais quand on pratique sur un individu une intervention qui fait que le coeur et les fonctions vitales s’arrêteront dans l’instant qui suit, on tue. Avec les substances dont on dispose aujourd’hui, c’est presque aussi rapide que le couperet de la guillotine. La France a renoncé à couper en deux les assassins, mais on a pu craindre ces derniers jours que la peine de mort allait être rétablie pour les infirmes.

            Je ne sais plus quel bourreau était mort sans descendance, et des historiens ont publié les lettres de motivation que le Garde des Sceaux de l’époque avait reçues, où les postulants s’étendaient longuement sur leur habileté à occire toute sorte d’animaux, et même sur le plaisir qu’ils y prenaient.

            Exercice : écrire un modèle de lettre de motivation pour le chômeur qui postulerait à un poste de tueur dans l’administration des pompes funèbres. Dans le cas où l’euthanasie serait légalisée, il va de soi en effet qu’elle devrait relever des pompes funèbre, et non pas de la médecine, laquelle a pour objectif de réparer les vivants, et non de les achever - même si ça ne réussit pas toujours, hélas, comme elle le souhaiterait.


            • oncle archibald 21 mai 2019 17:11

              @Christian Labrune :

              «  Si on commence à considérer qu’il y a des vies qui ne valent pas d’être vécues, où s’arrêtera-t-on ? »

              Tout est dit et bien dit !


            • Xenozoid 21 mai 2019 17:12

              @oncle archibald

              on les prend en hôtages


            • Michel DROUET Michel DROUET 21 mai 2019 20:30

              @oncle archibald
              C’est qui « on » ? Jusqu’à aujourd’hui ce sont les équipes médicales en concertation avec les familles qui ont cette lourde responsabilité et personne d’autre.


            • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:09

              @Christian Labrune
              Merci, Christian Labrune, pour votre texte. Athée intelligents et croyants pas stupides sont ainsi d’accord : c’est toujours avec de l’esprit et de la liberté que l’on défendra le plus efficacement la vie et le respect de l’autre.
              Pas en adorant les triangles.


            • lautrecote 22 mai 2019 11:10

              @oncle archibald
              Pas mieux !


            • bernard29 bernard29 21 mai 2019 17:17

              Les trois équipes médicales qui ont suivi Vincent Lambert ont porté le même diagnostic sur "l’ obstination déraisonnable" avant de prendre leur décision d’arrêter les soins de Vincent Lambert.

              Voir article du Monde de ce jour ; « Cest le troisième médecin qui soccupe de ce patient. Le premier, avait reçu, entre autres intimidations, des petits cercueils La seconde a fini par jeter léponge face aux menaces subies. »

               Ce qui signifie que contrairement, à ce que certains laissent entendre, il n’y a pas eu précipitation dans la décision de l’équipe actuelle, qui est donc la troisième équipe médicale. Les trois équipes n’ont pas non plus considéré le cas Lambert comme celui d’un acharnement thérapeutique à la survie d’un handicapé.

              Par ailleurs, l’équipe médicale finalise sa décision après avoir consulté la famille , dans les cas où le patient n’a pas laissé de directives anticipées. C’est à chaque fois la décision de l’équipe médicale et de la famille, il n’y a pas de niveau de handicap qui tienne. Et d’après les articles lus sur cette question, il apparaît qu’un consensus se fait entre l’équipe médicale et la famille et que pour la quasi totalité des affaires, ça se passe bien. 

              Ainsi, la famille de Vincent, sa femme qui est aussi sa tutrice, a exprimé clairement son souhait aux médecins.
              Mais, il y a une difficulté parce que les parents de Vincent, n’acceptent pas l’avis de l’équipe médicale et de l’épouse tutrice du patient et veulent à toute force imposer leur choix.

              Ces parents se sont ’ils posés la question des raisons qui ont déterminées la position de l’épouse par exemple, aussi au regard de l’enfant de ce couple. ?

              Pour ma part, c’est la position de la tutrice et donc de l’épouse qui devrait prévaloir.


              • Michel DROUET Michel DROUET 21 mai 2019 17:25

                @bernard29
                Rien à rajouter. Sur ce sujet je suis en total accord avec vous.


              • bernard29 bernard29 21 mai 2019 17:47

                @Michel DROUET
                merci , j’étais aussi d’accord avec vos commentaires plus haut.


              • amiaplacidus amiaplacidus 21 mai 2019 18:06

                @bernard29
                qui écrit : "Cest le troisième médecin qui soccupe de ce patient. Le premier, avait reçu, entre autres intimidations, des petits cercueils La seconde a fini par jeter léponge face aux menaces subies.« .

                Il semblerait que les partisans du »droit à la vie à tout prix" n’hésitent pas à vouloir tuer ceux qui ne pensent pas comme eux, tout comme ils réclament, en tout illogisme, la peine de mort pour les criminels, soutiennent l’armée et ses interventions, ne voient aucun inconvénient, au contraire, aux brutalités policières, etc.


              • Prudence Prudence 22 mai 2019 09:50

                Merci pour ce très bel article.

                On trouve aussi sur le site de ceux qui soutient Vincent Lambert d’utiles informations. Il y a en fait entre 1500 et 2000 personnes dans des situations comparables, parfaitement bien traitées en MAS, milieux associatifs où le personnel est à la fois compétent et dispose de temps, contrairement à ce qui se passe dans certaines maisons de retraites privées, sous la pression du profit.

                Quelle différence entre Vincent et les autres ? Surtout le fait que sa famille se déchire. Vincent n’est pas en fin de vie, Vincent n’est pas dans un état végétatif, contrairement à ce que disent les médias mainstream.Le professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch a bien dit qu’il ne s’agissait pas de fin de vie, mais de situation de handicap : https://www.francetvinfo.fr/societe/euthanasie/vincent-lambert/affaire-vincent-lambert-la-france-s-autorise-un-acte-d-euthanasie-estime-le-professeur-d-ethique-medicale-emmanuel-hirsch_3451963.html

                Les commentaires des lecteurs de cette page France-Info sont glaçants, inhumains. Il faut savoir qu’une partie de nos concitoyens pensent de même. On n’aimerait pas les avoir dans son cercle d’amis, ni se retrouver avec eux sur une barque surchargée un jour de naufrage.

                Sur cette page écrite en 2016 (qui permet de mieux comprendre la situation !), les avocats et la famille expriment leur espoir d’obtenir la tutelle (qui fut finalement confiée à l’épouse) : http://www.jesoutiensvincent.com/tutelle-de-vincent-vigilance-et-confiance/

                Une autre page internet comprend des remarques inégales (parfois peu informées, mais parfois plus que la majorité, notamment en fin de page, voir : « Vincent et les autres ») : https://www.fawkes-news.com/2019/05/sa-sachant-condamne-vincent-lambert.html#more


                • bernard29 bernard29 22 mai 2019 10:26

                  @Prudence

                  Vous dites ;« Vincent n’est pas dans un état végétatif, contrairement à ce que disent les médias mainstream. » 
                  Ce ne sont pas les médias mainstream qui le disent, ce sont les trois équipes médicales qui se sont succédés au chevet de Vincent qui le disent.

                  Quant à la tutelle !! . la vraie famille prioritaire de Vincent est son épouse et sa fille. D’ailleurs c’est la femme de Vincent qui a la tutelle et qui est la personne reconnue comme « la personne de confiance » par les hôpitaux.


                • foufouille foufouille 22 mai 2019 10:33

                  @bernard29
                  il bouge les paupières quand on lui parle. 1500 autres personnes sont dans ce cas .......


                • bernard29 bernard29 22 mai 2019 10:39

                  @foufouille
                  qu’est-ce que vous en savez ? vous avez connaissance des documents médicaux ? 


                • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:21

                  @bernard29
                  Ne vous focalisez pas sur les paupières, des protocoles existent pour des patients qui ne peuvent pas les bouger et qui communiquent en faisant varier leur respiration (ont fait ça dans d’excellentes MAS spécialisées).
                  Vous ne voudriez peut-être pas de cette vie, c’est votre problème. Moi je crois si peu au paradis (bien que j’admire la religion chrétienne) que je préfèrerais, je crois, cette vie à la mort, notamment si mon épouse me rendait visite souvent, si je pouvais entendre les oiseaux, le magnifique et puissant chant des merles surtout, au matin et au soir, passer auprès de fleurs au printemps et en été, ressentir la chaleur du soleil, voir les étoiles commencer à briller le soir, voir le vent caresser les branches d’un bouleau ou d’un frêne, sur fond de ciel bleu, voir arriver un jour l’automne par la couleur des feuilles... La mort viendra bien en son temps, et, hélas, le temps passe vite.
                  Il faut maintenant laisser les préjugés de côté, et écouter Vincent en le plaçant d’abord dans un lieu favorable, pas en ce lieu de torture qui est une chambre d’hôpital.


                • foufouille foufouille 22 mai 2019 11:34

                  @bernard29
                  un de ses amis l’a filmé. la vidéo est sur le net.


                • Michel DROUET Michel DROUET 22 mai 2019 11:37

                  @bernard29
                  Encore un qui lit les articles de Sylvain chercher à les comprendre.


                • Prudence Prudence 22 mai 2019 10:08

                  Votre problème, « Michel Drouet » et « Bernard29 », c’est que le réel vous contredit. Vous vous rattachez à des décisions prises alors que tout avait été fait pour désinformer sur le cas de Vincent, d’où votre position erronée. Entre 1500 et 2000 personnes sont dans son cas.

                  Mais les choses, désormais, vont aller dans un autre sens, et la monstrueuse loi d’euthanasie et de mort, devant laquelle des pays ont plié, sera, il faut l’espérer, évitée en France.

                  Ne faites jamais comme les F-M, qui passent toute leur vie durant à côté de la vraie vie en des lieux mortifières, et qui, ridiculement, adorent un triangle au lieu de la Trinité.

                  Quand le sage montre le ciel, l’idiot regarde le doigt.


                  • bernard29 bernard29 22 mai 2019 10:31

                    @Prudence
                    vous dites ; Entre 1500 et 2000 personnes sont dans son cas.

                    Chaque cas est différent et doit être regardé spécifiquement, selon l’avis des médecins et des familles concernées. Il est hors de question de faire des généralités lorsque se targue d’ humanisme..


                  • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:02

                    @bernard29
                    Tout à fait, Bernard 29. Il faut savoir si l’émotion qui submerge Vincent et le fait pleurer (lequel est bien vivant, entend, pense et ressent, comme nous) veut dire « Je ne veux pas vous quitter, il n’est pas temps, comme tout un chacun je crains la mort et je la veux lointaine » ou « Merci pour cette fin, je vous dis affectueusement adieu et j’en suis bouleversé ». L’erreur atroce que commettrait l’équipe qui ne le fait pas sortir serait de mal interpréter ce que veut dire Vincent. Or, l’écouter, c’est d« abord le mettre en condition de l’être, chaque jour, par un personnel compétent, formé pour cela, et de lui donner les meilleurs conditions de vie, au lieu de le torturer à l’hôpital.
                    Car 1) il a parlé de son vivant de refuser l’acharnement thérapeutique, certainement en pensant au cas où il serait inconscient, ce qu’il n’est pas le cas, car il semble entendre comme vous et moi, et il s’exprime (par son coeur), 2) ce n’est pas de l’acharnement thérapeutique mais de la nutrition, Vincent n’est pas en état végétatif mais pauci-relationnel, c’est bien différent, il n’est pas en »fin de vie« comme le rappelle le professeur Hirsch, et enfin 3) on peut changer d’avis ; j’ai le cas autour de moi avec un cancer du poumon, et il faut voir comment le malheureux se raccrochait à la vie, mais il était trop tard. A propos de tabac, on peut d’ailleurs s’interroger sur ce pense profondément l’épouse de Vincent au sujet de la vie, puisqu’elle fume et qu’elle lit pourtant chaque jour »fumer tue". Ne projetterait-elle pas sa propre conception de la vie ?
                    Je suis pour ma part écoeuré par le concert d’insanités issu des commentaires des lecteurs de cette page. J’ai honte pour mes concitoyens. Sont-ils devenus stupides ? Ignares ? Méchant et sans coeur ? Ont-ils de mauvaises relations et sont-ils sous influence médiatique ou autre ? Mystère. Lisez-les cela vaut la peine : que de la haine, du mépris, on critique même la compétence du professeur Hirsch, lui qui protège les plus faibles. A vomir, vous dis-je, que des erreur haineuses issues de coeurs qui n’ont pas appris à aimer, sans doute hélas dès l’enfance :
                    https://www.francetvinfo.fr/societe/euthanasie/vincent-lambert/affaire-vincent-lambert-la-france-s-autorise-un-acte-d-euthanasie-estime-le-professeur-d-ethique-medicale-emmanuel-hirsch_3451963.html


                  • Michel DROUET Michel DROUET 22 mai 2019 11:39

                    @Prudence
                    Vous avez l’air très au courant des dossiers médicaux de l’ensemble des cas...


                  • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:53

                    @Prudence
                    Si le diable existait, et si, (par définition pour la mort, le crime, et contre la vie), il avait décidé de pousser des gens à torturer un pauvre homme atteint de locked-in syndrom, en le privant de toute joie, jusqu’à ce qu’il demande la mort de lui-même, ou pire : en nous faisant croire qu’il la demandait, tout ceci pour faire passer enfin la loi d’euthanasie et de mort, n’aurait-il pas, ce diable, considéré qu’à Reims, il avait trouvé où s’installer ?
                    V R S !


                  • Prudence Prudence 22 mai 2019 11:55

                    @Michel DROUET
                    Vous voyez des complots partout : vous projetez.


                  • bernard29 bernard29 22 mai 2019 12:58

                    @Prudence

                    voici ce que dit un médecin catholique de Belgique, « Chrétienne engagée, Corinne Van Oost est médecin en soins palliatifs à la clinique d’Ottignies, en Belgique, où l’euthanasie est légale, et animatrice du réseau de soins palliatifs à domicile de la région. »

                    Voici son interview très utile
                    « Vincent n’est plus vivant spirituellement, il n’est plus qu’un corps » 

                     https://www.marianne.net/debattons/entretiens/vincent-lambert-n-est-plus-vivant-spirituellement-il-n-est-plus-qu-un-corps


                  • Prudence Prudence 22 mai 2019 13:55

                    @bernard29
                    Je connais pleins de chrétiens de cette sorte, rigides et abstraits. Ils arrivent d’ailleurs en ce moment à vider les églises. Il suffit qu’ils y soient pour qu’on ait envie d’en partir.
                    Celle-là, égarée dans les méandres de l’abstraction, croit manifestement, comme au moyen-âge, à la séparation du corps et de l’âme. Votre citation est légèrement de mauvaise foi ou bien vous ne raisonnez pas bien, bernard29 : ce serait donc son corps qui se mettrait à pleurer, et la sensation de tristesse n’existerait pas ? Il n’entendrai rien, mais à l’annonce de mort prochaine, c’est son corps qui pleurerait mais pas lui, Vincent ? Vous vous moquez de moi, bernard29 ? Faites attention : continuez ainsi et je vais finirais par vous dire que votre place, en 1933, aurait été au NSDAP et que vous y auriez trouvé toute une clique d’amis, du même avis que vous. Vous auriez pu vous réunir avec eux dans de ténébreuses réunions bien mortifères, bien loin du réel.


                  • foufouille foufouille 22 mai 2019 14:04

                    @bernard29
                    c’est une pro euthanasie ........
                    il ne souffre pas
                    personne ne voudrait vivre comme ça
                    à la fin, c’est plus un légume car il souffre


                  • bernard29 bernard29 22 mai 2019 18:06

                    @Prudence
                    vous dites ;
                    « Votre citation est légèrement de mauvaise foi ou bien vous ne raisonnez pas bien, bernard29 : ce serait donc son corps qui se mettrait à pleurer, »

                    C’est la parole d’un médecin et je fais confiance à un tel médecin comme aux équipes qui ont suivi Vincent Lambert.

                    Vous avez vu « le corps pleurer » sur une vidéo facebook. ?? bravo la référence. !!


                  • foufouille foufouille 22 mai 2019 18:26

                    @bernard29
                    c’est toujours possible que les vidéo soit truquées .........


                  • Taverne Taverne 22 mai 2019 12:42

                    Je ne reconnais plus notre Sylvain Rakotoarison quand il déclare : « Par ailleurs, un peu dans le rôle de Ponce Pilate, le Défenseur des droits Jacques Toubon, a déclaré le 17 mai 2019 ne pas vouloir intervenir dans cette situation. »

                    « Ponce Pilate », je trouve la formule injuste. Qu’auriez-vous fait à sa place ? Peut-il faire prévaloir des droits particuliers sur d’autres droits particuliers ? Voudriez-vous que le rôle du Défenseur des Droits soit d’arbitrer l’Inconnu, le Non maîtrisable, ou qu’il se dresse en démiurge ?

                    L’auteur d’ordinaire mesuré et prudent parle aussi de « mort programmée ». Oui, la mort de cette personne a été programmée, mais par la Mort. Les individus, qu’ils soient médecins ou juristes, n’ont fait que différer la date programmée par la Nature ou Dieu.

                    En somme, nous avons surajouté à la programmation naturelle une programmation toute artificielle. Il faut être lucide, dans des milliers de cas, cela est utile car cela sert le patient, sa famille, la société (par les progrès de la médecine). Mais, on n’a pas toujours la chance de pouvoir contredire le destin.

                    Quand un ordre supérieur (la Nature) dépasse tous les niveaux d’ordre humains, techniques, moraux — , alors que cet ordre naturel et inexorable règne et s’applique ! Car en voulant à tous prix corriger les choses (un travers répandu chez l’être humain moderne), on produit parfois plus de désordre qu’on en répare. 

                    Qu’il en soit ainsi ! En musique, pourquoi pas : « Let it be ! », « Live and let die »


                    • Prudence Prudence 22 mai 2019 14:08

                      @Taverne
                      Alors comme ça, « Taverne », vous parlez de « la Mort » avec une majuscule et vous dites savoir qu’elle a programmé le décès de Vincent : qui êtes-vous pour parler au nom de « la Mort » : vous la fréquentez, peut-être, vous êtes son représentant dans la région ?
                      Quand vous semblez connaître aussi les décrets supérieurs de la nature et de son « ordre inexorable » : de même, qui êtes-vous ? Ou plutôt : pour qui vous prenez-vous ?
                      Au nom de quoi, d’ailleurs, déclarer « supérieur » l’ordre de la nature ? Ne nous battons-nous pas contre lui et ne sommes nous pas plus fort que lui, momentanément, lorsque nous tuons les virus qui nous tueraient autrement ? C’est, je crois, encore trop prétentieux et pédant de prétendre dire qu’il est supérieur, inférieur, égal, etc. Il « est ». C’est un mystère. Que cela nous dépasse, d’accord. Mais personnellement je n’ai pas bien compris (je reste modeste) si j’étais dépassé par la droite, la gauche, le haut ou le bas, ou d’ailleurs.
                      Eloignez-vous donc des représentations en « plus » et en « moins », sinon vous n’aurez plus qu’à entrer en loge, où vous trouverez toute les hiérarchies et les refus d’égalité que vous voudrez, avec grands Yakas et plein plein de degrés à monter.
                      Moi je suis concret. Il n’y a qu’à relire mes envois.


                    • Taverne Taverne 22 mai 2019 14:31

                      @Prudence

                      La Mort a programmé le décès de chacun d’entre nous, ne le saviez-vous pas ? Notre autodestruction est inscrite dans notre « logiciel ». C’est la nature.

                      Vous m’avez mal lu. Je dis que, quand l’ordre supérieur de la Nature dépasse tous les autres et que l’on ne peut plus rien y faire, il faut se soumettre à cet ordre naturel des choses (selon la loi précitée de la fin inévitable de chaque être). Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas lutter contre les virus.

                      En tous cas, en pareil cas extrême, le choix s’en trouve considérablement simplifié, sauf pour ceux qui préfèrent placer leurs convictions personnelles ou leur foi au-dessus de l’ordre naturel des choses qui, pourtant, en pareil cas, impose sa loi.


                    • Christian Labrune Christian Labrune 22 mai 2019 21:37

                      Au nom de quoi, d’ailleurs, déclarer « supérieur » l’ordre de la nature ?

                      =====================================
                      @Prudence

                      Vous avez bien raison de rire d’un pareil argument : depuis le développement des premières civilisations, il y a près de dix mille ans, il n’y a plus de Nature avec un grand N. Avant le néolithique, l’espérance de vie moyenne était bien inférieure à vingt ans, et si on avait continué à laisser faire la « Nature », si les techniques n’avaient pas pris le pas sur elle, il y a longtemps que la plupart des intervenants à la suite de cet article seraient morts de maladie ou d’accident.
                      La seule question qui compte, en la circonstance, est celle-ci : Vincent Lambert peut-il, grâce aux moyens techniques dont on dispose aujourd’hui, continuer à vivre, ou faut-il le mettre à mort ? Aurait-t-il, en quelque manière, mérité une peine de mort qui n’existe même plus pour les pires assassins ?
                      On garde aujourd’hui à grands frais, emprisonnés pour plusieurs dizaines années quelquefois, des criminels qu’on aurait autrefois exécutés, mais je préfère quand même ça à la guillotine. La survie des criminels les plus abominables, pourtant, ne me paraît en rien plus souhaitables que celle d’un accidenté devenu grabataire à qui la société n’a jamais rien eu à reprocher.
                      Il y a là deux poids et deux mesures, et cet appel constant des vautours de l’euthanasie au massacre d’innocents qui n’ont plus les moyens de se défendre a quelque chose de particulièrement ignoble et crapuleux : ces comportements consistant à s’acharner sur les plus faibles et les mourants, on les observe dans certaines espèces animales, mais elles sont particulièrement indignes de ce que la pensée humaine a pu produire de plus élevé.


                    • Taverne Taverne 22 mai 2019 15:38

                      L’argument juridique du Défenseur des droits pour ne pas intervenir comme il est demandé par les parents est imparable

                      Il a déclaré : « La demande de mesures provisoires du Comité des Nations Unies entre en contradiction avec les décisions de justice nationales et européennes », relève le Défenseur des droits dans son communiqué, ajoutant qu’« il ne lui appartient pas de résoudre cet éventuel conflit de normes ».

                      Source : Le Monde

                      En tant que juriste (et tout juriste le confirmera), je confirme qu’il n’a pas à s’ériger en une sorte de Tribunal des conflits des juridictions nationales internationales. Cela excèderait de loin sa mission.

                      De plus, il ne peut pas arbitrer non plus entre les positions des membres de la famille qui ont toutes une valeur égale au regard du Droit français (la décision de la tutrice ne vaut pas plus que celle des autres) contrairement au Droit belge qui instaure une hiérarchie familiale (le conjoint en premier).

                      Donc, que peut défendre notre Défenseur ? Rien du tout.


                      • Taverne Taverne 22 mai 2019 15:50

                        Ajoutons qu’il y a un conflit entre les deux ordres de juridiction françaises : (la particularité de notre pays est d’avoir deux ordres de juridictions depuis la Révolution).

                        D’un côté, le Conseil d’Etat (justice administrative) qui a décidé l’arrêt des soins, de l’autre la Cour d’appel de Paris (justice judiciaire) qui ordonne la reprise des traitements. Le Défenseur n’est pas responsable de cette dualité et il pas pour rôle d’arbitrer non plus entre ces deux ordres de juridiction.

                        Pour compliquer encore les choses, le fondement légal mis en avant par la Cour d’appel (la voie de fait) semble erroné :

                        « Pour Serge Slama, professeur de droit public à l’Université Grenoble-Alpes, il y a un important problème de compétence  : « la Cour d’appel de Paris s’est reconnue compétente sur le fondement de la théorie de la voie de fait, mais son interprétation n’est pas conforme à la jurisprudence du Tribunal des conflits ». Le juriste explique que, depuis 2013, la voie de fait n’est constituée que s’il y a une atteinte à »la« liberté individuelle au sens de l’article 66 de la Constitution. Celle-ci a été restreinte par le juge constitutionnel depuis 1999 à la seule « privation de liberté ».

                        Ainsi, assure-t-il, « si le droit à la vie a bien été consacré comme une liberté fondamentale par le Conseil d’État, il ne s’agit pas, dans le sens retenu par le tribunal des conflits, d’une atteinte à la liberté individuelle. Les conditions de la voie de fait ne sont donc aujourd’hui pas réunies ». Serge Slama est rejoint par Diane Roman, juriste, agrégée de droit public et professeure des Universités. » (source Public Sénat.)


                      • Prudence Prudence 22 mai 2019 18:59

                        @Taverne
                        « Taverne », on va s’en occuper dimanche, avec nos bulletins de vote.


                      • Christian Labrune Christian Labrune 22 mai 2019 22:02

                        @Taverne

                        Vous raisonnez à peu près comme si le Droit était tombé un jour du ciel des vérités éternelles. Comme si vous ne saviez pas que le droit est une construction contingente, et qu’il ne saurait l’emporter sur les exigences de la pensée philosophique lorsqu’elle tend à s’affranchir des contingences historiques.

                        A l’époque d’Aristote, le fait de posséder des esclaves ou de les vendre n’était en rien contraire au droit. Le pater familias romain jouissait quasiment d’un droit de vie et de mort sur tous ceux de sa maison. Quand, à la fin des années trente, on exterminait les infirmes ou les déficients mentaux dans les hôpitaux de l’Allemagne nazie, il n’y avait là rien qui fût contraire à un droit allemand qu’on venait de redéfinir.

                        Le droit européen actuel, touchant à ces questions de vie et de mort, est fortement influencé par des exigences de rentabilité économique : maintenir en vie les vieux, ça coûte cher, et les politiques, au lieu de réprimer les délires criminels de certaines associations, trouvent préférable de les laisser se développer dans une majorité de la population qui est encore à l’âge où l’on a la vie devant soi et où on n’a pas encore pris la mesure de sa brièveté.

                        Si on était dans l’Allemagne de la fin des années 30, vous trouveriez aisément des juristes à citer pour expliquer qu’il est tout à fait normal et même souhaitable d’éliminer physiquement beaucoup de monde.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité