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Journée des femmes : Discriminations et stéréotypes perdurent dans l’information médicale

La journée internationale des femmes, le 8 mars 2018, est l'occasion d’alerter sur les inégalités, les discriminations et les stéréotypes qui continuent à toucher les femmes dans l’information médicale et les campagnes de sensibilisation qui lui sont liées. Ces manques portent sur des problématiques majeures de santé publique et ont un impact significatif sur la santé des femmes, en particulier dans les pays intermédiaires comme le Maroc.

UN PHENOMENE MASSIF IGNORE : LES MALADIES AUTO-IMMUNES, UN MAL FEMININ QUI TOUCHE POURTANT UNE FEMME SUR SIX AU COURS DE SA VIE

Il en est ainsi du sujet des maladies auto-immunes : ces nombreuses pathologies – une centaine – concernent les femmes dans 75 % des cas ! De plus, troisième cause de morbidité dans le monde après les maladies cardiovasculaires et les cancers, elles touchent environ 10 % de la population mondiale et occupent le deuxième ou troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. Au total, on estime que le nombre de femmes souffrant de maladies auto-immunes est deux fois plus élevé que celui des femmes atteintes par le cancer du sein et presque une fois et demi plus élevé que celui de celles touchées par la maladie coronarienne !

 Certaines de ces affections sont bien connues mais sans savoir qu’elles sont d’origine « auto-immunes » et qu’elles appartiennent à une même famille de maladies, même si elles diffèrent dans leur expression clinique et dans les organes touchées. Elles ont en effet en commun le même mécanisme de constitution – un dysfonctionnement du système immunitaire qui, chargé normalement de protéger le corps des agressions extérieures (des virus, bactéries...), va se tromper d’ennemi en attaquant nos propres organes - et des stratégies thérapeutiques souvent proches. Parmi ces atteintes, on peut citer : la maladie de Basedow (hyperthyroïdie), la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), le lupus, la myasthénie, la sclérose en plaques, le diabète de type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de Crohn, le Gougerot-Sjögren …

Ce phénomène auto-immunitaire est un très rare exemple d’inégalité physiologique forte au détriment des femmes. Il est bien reconnu de la communauté médicale mais largement ignoré du grand public, non seulement marocain mais aussi français dans une moindre mesure, faute d’être mieux médiatisé. Il mériterait pourtant de faire l’objet de larges campagnes de sensibilisation en direction des femmes, à l’exemple du cancer, d’autant plus que ces maladies s’attaquent souvent insidieusement à des femmes jeunes en présentant au début des symptômes peu perceptibles, apparaissant et disparaissant et mettant même en doute l’existence d’un mal. De fait leur diagnostic est fréquemment tardif.

LA MAJORITE DES DECES LIES A L’INFARCTUS CONCERNE AUJOURD’HUI LES FEMMES

Autre exemple : le risque d'infarctus continue encore trop souvent à être associé dans les campagnes de sensibilisation, en particulier au Maghreb, à l'image d'un homme d'âge mûr. De ce fait, la maladie est sous-diagnostiquée chez les femmes car on ne prend pas toute la mesure de leurs plaintes avant la crise. Cela explique que les femmes représentent maintenant 56 % des cas de décès par infarctus. Une étude menée par l’université McGill à Montréal en 2014 a bien démontré d’ailleurs que ce « biais » informatif se traduit inconsciemment par des préjugés et des stéréotypes de « genre » sur la façon de traiter un patient selon son sexe. Les chercheurs de l’université ont demandé à 1 123 patients d'hôpitaux, tous atteints du syndrome coronarien aigu, de répondre à un questionnaire après leur admission. Les conclusions ont révélé qu'on pratiquait plus rapidement des électrocardiogrammes et des défibrillations sur les hommes que sur les femmes. Le personnel de santé, moins réactif pour les femmes, était plus porté à écarter l’hypothèse de l'infarctus en imputant plus facilement le malaise d'une patiente et ses douleurs thoraciques à des troubles d’anxiété (la fameuse faiblesse psychosomatique féminine !) 

Ces deux exemples sont loin d’être anecdotiques quand on sait que les études cliniques, dans le cadre des essais thérapeutiques, sont majoritairement menées chez des sujets masculins, pensant à tort que « ce qui est bon et validé chez l’homme l’est aussi pour la femme ». Certaines recherches sur le risque de cancers gynécologiques ont même été conduites chez des hommes ! Il n’y a que depuis 15 ans que la législation européenne impose de recruter aussi des femmes dans les essais cliniques.

 Au total, des efforts importants ont certes été effectués toutes ces dernières années pour sensibiliser, au Maroc comme en France, les femmes à leurs problèmes de santé « féminins » (gynécologie, grossesse, cancer du sein, minceur…) mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux sensibiliser les femmes à certains autres grands enjeux de santé publique et mettre fin à certains stéréotypes qui ont encore la « vie dure ».

Casablanca, le 8 mars 2018

 

Dr MOUSSAYER KHADIJA  الدكتورة خديجة موسيار

اختصاصية في الطب الباطني و أمراض الشيخوخة Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie

Présidente de l’Alliance Maladies Rares au Maroc رئيسة ائتلاف الأمراض النادرة المغرب

Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)

رئيسة الجمعية المغربية لأمراض المناعة الذاتية و والجهازية

ANNEXE :

POURQUOI LES FEMMES SONT LES PRINCIPALES VICTIMES DES MALADIES AUTO-IMMUNES ?

Les maladies auto-immunes n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui porte très majoritairement ce fardeau Plusieurs explications à ce phénomène, impliquant le rôle :

- des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes : elles stimuleraient trop, dans certains cas, le système immunitaire, alors que les hormones masculines, les androgènes, ont plutôt un effet protecteur ; 

- du chromosome sexuel féminin X : Les femmes possèdent dans leurs cellules deux chromosomes X, (l’un hérité du père et l’autre de la mère). Normalement, un seul reste actif tandis que l’autre est qualifié de « dormant ». Si ces deux restent fonctionnels, une hyper-activation anormale du système immunitaire en découlerait ;

- de la grossesse : un échange de cellules se produit entre la mère et le fœtus et donc un passage de cellules fœtales à la mère (le microchimérisme fœtal). Elles se retrouvent dans le sang de la mère jusqu’à 30 ans après l’accouchement et jusqu’à 50 ans dans la moelle osseuse ! Elles peuvent être considérées comme des éléments étrangers par le système immunitaire qui alors s’attaquerait par erreur à certains organes. La femme est en plus beaucoup plus surexposée que l’homme qui n’est confronté qu’à un seul type d’échange de cellules entre lui et sa mère alors qu’elle en reçoit de sa propre mère et de ses enfants.

Au total, la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est ainsi dans la maladie de Basedow (Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la sclérose en plaques de 2f/1h…

 Il existe toutefois quelques maladies auto-immunes que les hommes sont tout aussi ou plus susceptibles de développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le granulomatose de Wegener et le psoriasis

BIBLIOGRAPHIE

- Moussayer Khadija - Maladies auto-immunes : Quand le corps s’attaque à lui-même – Doctinews N° 36 Août/Septembre 2011. http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/551-maladies-auto-immunes

INSERM - Expliquer la susceptibilité féminine aux maladies auto-immunes - 13 février 2018 https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/piste-pour-expliquer-susceptibilite-feminine-maladies-auto-immunes

- INSERM : Genre et santé Prendre en compte les différences, pour mieux combattre les inégalités - 1er novembre 2016 https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/genre-et-sante

- Centre Universitaire de santé Mac Gil (CUSM) – les jeunes hommes reçoivent des soins plus rapidement que les jeunes femmes lors d’un infarctus du myocarde - 17 mars 2014 https://cusm.ca/newsroom/nouvelles/les-jeunes-hommes-re%C3%A7oivent-soins-plus-rapidement-que-les-jeunes-femmes-lors-d%E2%80%99-infarctus-

 

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48 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 9 mars 2018 18:41

    Afin de supprimer cette infâme et fondamentale discrimination droitdelhommiste, l’important pour tout collabo gauchiste féministe de l’oligarchie, dans sa diversion sociétale opportune pour assurer le statu quo mondialiste, est que soient ajoutés au dictionnaire les mots : « une auteuse », comme « une mairesse » et « une belgesse ».


    • Christ Roi Christ Roi 9 mars 2018 19:16

      Article ridicule. Les femmes sont sur-représentées dans le milieu médical. L’auteure devrait trouver un autre thème pour libérer sa haine masculinophobe.


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 9 mars 2018 19:30

      @Christ Roi
      Absolument pas, j’essaie d’expliquer simplement que nous communiquons parfois sur les maladies selon des schémas dépassés et que les médecins, y compris de sexe féminin, soignent parfois inconsciemment les malades selon des stéréotypes qui ont la vie dure.

      un exemple banal est de faire de l’alcoolisme un mal « masculin »alors que les femmes sont capables aussi de « picoler » !

    • Jean Roque Jean Roque 9 mars 2018 19:39

      @Christ Roi
      En collabobo mondialiste on dit « auteuse »... C’est révolutionnaire ! Comme le shit et le végan. Mais moins que le coach sportif issu de la diversité.


    • Jean Roque Jean Roque 9 mars 2018 19:45

      @Dr Khadija Moussayer
       
      C’est par égalité droitdelhommiste gauchiste que les femmes picolent, fument et travaillent la nuit
      Dans la société traditionnelle c’est évidement une dégradation.
       
      31 mars 1929 : George Hill, PdG de la Tobacco Co, veut que les femmes s’empoisonnent aussi au tabac. Edward Bernay, neveu de Freud, organise sur la 5e avenue un défilé de putes quasi à poils qui allument leurs « torches of freedom » , émancipation féminine, avec un sous entendu droitdelhommiste féministe.
       
      Cancer : révolution féministe du brave collabo gauchiste du Capital.


    • Antoine 9 mars 2018 22:09

      @Christ Roi
      Les femmes sont sur-représentées dans le milieu médical.

      Vi.
       Mais comme il semble que ce soit les femmes qui sont les plus discriminantes envers les autres femmes., ça aggrave le problème.


    • V_Parlier V_Parlier 10 mars 2018 00:02

      @Christ Roi
      Ces jours-ci sont vraiment l’occasion d’inventer tous les moyens imaginables pour nous révéler un soi disant complot ourdi contre les femmes. Attention, avec Macron les fake news et le complotisme, pan pan cul-cul !


    • mmbbb 10 mars 2018 08:54

      @Antoine c ’est un sujet tabou ; ma compgane a travaille pendant un temps uniquement dans ununivers feminin chez le patron de l OL, des vraies hyènes entre elles Par ailleurs la loi EVIN ( un homme tres courageux ) n e’tant pas passee , ces petasses fumaient et le soir surtout en hiver les vetements etaient impregnees de cette fumee a l odeur froide et acre J avais envie de dégueuller. Ces cliches sur le féministes, l antienne souffrance de ces femmes commencent a etre des poncifs ecules . Quant a la mortalite il est de toute evidence que les femmes ayant prises les moeurs des hommes tabac alcool drogue travail decale famille monoparental ( je ne les plains pas ), la courbe de mortalite homme femme se rejoint pas besoin d etudes C’est une evidence . Quant au feminisme actuel, il vire a l extrémisme cela devient n importe quoi Quant a cet auteur e ou en et la condition des femmes dans le monde arabo musulman ? En France , les femmes recoivent des injures le plus souvent d une certaine categorie de population mais au nom de la non stigmatisation silence radio


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 15:30

      @Jean Roque
      Bonjour,

      Non, le terme « auteur » me va bien et je ne suis pas du tout une acharnée de la féminisation des noms.
      Il y a d’ailleurs des langues où la différence de genre féminin/masculin n’existe même pas et où on ne se pose pas ce genre de question. 
      Cordialement


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 15:37

      @Jean Roque
      Bonjour,

      Le terme d’auteur me convient tout à fait et je ne suis pas une acharnée de la féminisation des noms.
      Il y ad’ailleurs des langues où la difference de genre masculin/féminin n’existe pas et ça n’empêche pas les populations en cause de vivre !
      Cordialement

    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 15:43

      @Jean Roque
      Le féminisme, c’est se dire qu’on peut faire le même genre de bêtise ou d’excès que les hommes.

      Le triomphe du féminisme, c’est se dire qu’on peut être aussi « idiote »i ou incompétente qu’un homme

    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 15:45

      @Antoine
      Oui, personne n’a le monopole de la discrimination


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 16:43

      @mmbbb
      Bonjour,

      Nobody is perfect, les femmes pas plus que les hommes !
      Je ne pense pas que les défauts d’information médicale envers les femmes dont je parle proviennent 
      d’un comportement sexiste. Ils sont plutôt les produits d’une certaine paresse intellectuelle qui fait qu’on répète les mêmes poncifs dans certaines campagnes de sensibilisation médicale. Le drame est qu’on reprend avec retard et à satiété ces stéréotypes dans des pays comme le Maroc alors que ce dernier souffre encore d’un déficit d’informations vers des populations pas toujours averties, analphabétisme oblige.
      Alors que la prise en charge des maladies autoimmunes est plutôt correcte en Europe, je signale par exemple que des jeunes femmes atteintes du lupus meurent encore assez couramment au Maroc lors de leur grossesse (qui aggrave leurs atteintes).
      J’ai profité de cette journée de la femme pour mettre en exergue les distortions de l’information envers les femmes mais on pourrait tout aussi bien parler de celles qui concernent les hommes :
      On minore par exemple largement l’importance et la gravité de l’ostéoporose ou de la dépression chez l’homme.

      Enfin, quant à la situation de la femme dans le monde arabe, je suis bien placée pour savoir qu’elle n’est pas toujours brillante et je vous remercie de votre inquiétude à ce sujet !
      Cordialement


    • Christ Roi Christ Roi 10 mars 2018 17:33

      @Dr Khadija Moussayer
      Si vous avez des problèmes d’alcoolisme dans un pays musulman (! smiley ), c’est que votre pays est « moderne ». Alors si vous voulez VRAIMENT résoudre ce problème, recommencez à suivre les préceptes traditionnels de votre pays qui interdisaient l’alcool. Et en suivant ces préceptes, vous arrêterez dans la foulée ce lesbo-féminisme qui tue votre société tout autant que la notre. Sortez de votre idéologie moderniste (ce que vous appelez des « stéréotypes ») et vous trouverez les solutions. Elles sont juste devant vous.


    • Antoine 11 mars 2018 11:00

      @Dr Khadija Moussayer
      Le féminisme, c’est se dire qu’on peut faire le même genre de bêtise ou d’excès que les hommes.

      Le triomphe du féminisme, c’est se dire qu’on peut être aussi « idiote »i ou incompétente qu’un homme
       
      Comme quoi, le féminisme, c’est très con.

    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:41

      @Antoine
      Non, c’est humain donc con parfois


    • Antoine 11 mars 2018 11:45

      @Dr Khadija Moussayer
      Non les êtres humains n’ont pas toujours été aussi cons. Il y a une époque où ils avaient une religion et ils s’y tenaient.


    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:47

      @Christ Roi
      Bonjour,

      je n’ai rien contre la tradition qui a du bon aussi (sens de l’accueil, respect des vieilles personnes, solidarités familiales, villageoises...) et qu’une fausse « modernité » détruit souvent. Les stéréotypes sont aussi des artéfacts de la modernité

    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:50

      @Antoine
      Spiritualité et féminisme peuvent aussi se combiner pour le meilleur de l’humanité


    • Antoine 11 mars 2018 11:58

      @Dr Khadija Moussayer
      non.


    • Slipenfer 1er Ratatouille 9 mars 2018 19:31

      Un gène qui rend les femmes heureuses et les hommes agressifs
      .
      Où résiderait l’efficacité du gène muté de la monoamine oxydase A ? Ce gène code pour une enzyme qui découpe des neurotransmetteurs importants, comme la sérotonine et la dopamine. Or ces molécules contribuent au bonheur et sont même à la base de certains antidépresseurs. Cet allèle correspond à la forme la moins active, celle qui préserve davantage ces neurotransmetteurs de la famille des monoamines, leur permettant d’augmenter leur efficacité et d’améliorer le bien-être., du moins chez la femme alors qu’il favoriserait l’agressivité chez l’homme (appelé le « gène du guerrier » du fait de l’agressivité qu’il engendre. Il est également associé à l’alcoolisme et au comportement antisocial).
      Reste à résoudre la question de la spécificité de genre : pourquoi les hommes n’en bénéficient pas ? Les auteurs suggèrent que les hauts niveaux de testostérone annihilent cet effet. Mais cela reste à prouver.


      • V_Parlier V_Parlier 10 mars 2018 00:03

        @Ratatouille
        Donc c’est une injustice envers les hommes. Je demande réparation !


      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 16:10

        @Ratato

        Bonjour, merci pour l’information. L’article auquel vous nous renvoyez montre aussi indirectement que « plus les hommes participent aux tâches domestiques et plus ils vivent heureux. Et s’il suffisait de faire la vaiselle pour qu’un homme (mé)nage dans le bonheur ? »
        Cordialement

      • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 16:47

        @V_Parlier
        Oui, tout à fait, vous avez raison de demander réparation !


      • Antoine 9 mars 2018 22:03

        Purée, même les maladies sont sexistes ?


        • JC_Lavau JC_Lavau 9 mars 2018 22:21

          @Antoine. Ch’sais pas si tu as remarqué, on n’a jamais entendu une femme se plaindre de sa prostate. C’est bien ce qui prouve que les mecs, c’est rien que des petites chochottes !


        • zygzornifle zygzornifle 10 mars 2018 10:01

          @JC_Lavau


           Comme le cancer du sein chez les mecs et la descente d’organes etc ....

        • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:52

          @Antoine
          Oui, mais plutôt en général au détriment du sexe masculin (cf l’espérance de vie)


        • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 12:00

          @JC_Lavau
          Oui, vous avez raison. C’est bien une preuve par l’absurde !


        • zygzornifle zygzornifle 10 mars 2018 10:00

          Demandez a Ramadan , Hulot , Darmanin , DSK et autres....


          • Christian Labrune Christian Labrune 10 mars 2018 17:57

            Article intéressant, agréable à lire, fort instructif pour qui n’est pas médecin, et qui ne méritait assurément pas cette avalanche de commentaires donnant à penser qu’AgoraVox pourrait être une sorte de survivance de l’ancien Hôpital des Incurables.


            • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 10 mars 2018 18:38

              @Christian Labrune
              Bonjour Monsieur,

              Merci infiniment pour les appréciations.

            • maidoc25 maidoc25 13 mars 2018 00:58

              @Christian Labrune
              Merci aussi de ma part .


            • Montdragon Montdragon 10 mars 2018 22:06

              Merci Labrune
              les commentaires sont partis en sucette..l’égalitarisme salarial et comportemental a fait dévié les femmes du peuple vers des comportements de bourgeoises du début XXème....
              clope alcool drogues etc....et constitutionnellement elles morflent plus que le mâle lambda, logique.
              C’est un des effets pervers de l’égalité, en référence à Boudon.


              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:38

                @Montdragon
                Bonjour,

                oui justement laissons les femmes se vautrer dans "clope, alcool, drogues etc... et donnons leur aussi une information médicale sérieuse et non moralisatriice pour éviter les excès

              • Antoine 11 mars 2018 11:43

                @Dr Khadija Moussayer
                Le problème que le féminisme développe, c’est l’éloignement de la femme de son rôle de mère, avec pour conséquence l’aggravation de l’alcoolisme, de la clope et autres drogues.
                En tant que médecin, il semble que vous ne faites rien de se qui devrait être votre obsession : agir pour le bien des humains.


              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:58

                @Antoine
                Non, je ne suis pas une zélatrice des excès que vous pouvez dénoncer à juste raison.

                Le moralisme et la culpabilisation des gens n’aident pas toujours par contre à combattre certains comportements.
                Il faut plutôt essayer de faire appel à l’intelligence et au sens de la réflexion. 

              • Antoine 11 mars 2018 12:06

                @Dr Khadija Moussayer
                Je ne dis pas que vous une zélatrice des excès, je dis que vous soutenez une idéologie qui conduit à ces excès en éloignant les femmes de leur rôle de mère.
                Je vous reproche de nous faire du mal à nous être humain qui naissons d’une mère.


              • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 12:46

                @Antoine
                Quelle idéologie ?


              • Antoine 11 mars 2018 14:23

                @Dr Khadija Moussayer
                le féminisme.


              • Crab2 11 mars 2018 10:29

                Marlène Schiappa, dans la grande tradition clientéliste, veut faire plaisir aux féministes victimistes en fixant l’âge minimal du consentement sexuel à 15ans -

                Hors , cette limite d’âge se fonderait sur le principe arbitraire de l’automaticité ( en dessous de ce seuil le consentement ne serait plus retenu ), c’est une aberration qui caractérise le féminisme victimiste et fait partie selon Marceline Loridan-Ivens de ces conneries que l’on entend depuis plusieurs mois car il peut y avoir de belles relations entre un mineur de 14 ans ( fille ou garçon ) avec ( un ou une ) jeune adulte

                .

                Mais c’est tellement plus facile pour le politique de se rapprocher au plus près de l’ordre moral dans une société où la minorité platonicienne tente par tous les moyens de contrôler le sexuel dans la société - au lieu de définir et mettre en œuvre une politique efficace pour éradiquer l’excision, les mariages forcés* qui encourage et « légalise le viol des jeunes filles »

                .

                * Fixer le mariage à 18 ans est un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les mariages forcés – pour l’excision, une visite médicale avant et au retour des vacances scolaires pourrait dissuader les mutilateurs de fillettes...

                .

                Suite  :

                https://laicite-moderne.blogspot.fr/2018/03/sous-le-soleil-exactement.html


                • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 10:37

                  @Crab2
                  Bonjour monsieur,

                  Merci de votre contribution même si l’objet s’écarte un peu du sujet plus modeste de l’information médicale.
                  Oui, vous avez raison, il y a beaucoup à faire contre l’excission, le mariage forcé et d’autres pratiques barbares qui perdurent notamment en Afrique et au Moyen Orient.


                • antiireac 11 mars 2018 10:42

                  Un article où les femmes sont surreprésentés, c’est du sexisme


                  • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 11 mars 2018 11:31

                    @antiireac
                    Bonjour monsieur

                    Oui, pourquoi pas.
                    L’article profite simplement de la journée internationale des femmes pour souligner des distortions dans l’information médicale. Je n’y parle pas de sexisme.

                  • Slipenfer 1er Ratatouille 12 mars 2018 14:25

                    E

                    lles disent adieu au féminisme de mamanLongtemps marquée par l’idéologie et l’académisme, la cause des femmes est aujourd’hui plurielle. Blogueuses, youtubeuses, scientifiques s’en sont emparées.

                    Un soufflé ? Non. Une révolution ? Non. Mais assurément un événement qui perdure, ce qui est rare", commente l’historienne de la pensée féministe et philosophe Geneviève Fraisse à propos des suites de l’affaire Weinstein, fin 2017. "Un événement aussi important que celui du droit à l’avortement dans les années 1970 ou la lutte pour la parité dans les années 1990. Un événement qui concerne le corps de toutes les femmes, le corps collectif. J’étais certaine que quelque chose allait avoir lieu. Le corps reproducteur, le corps violenté, est au cœur du questionnement de cette société. Ce qui était caché est devenu visible."

                    Derrière les centaines de milliers de dénonciations sur les réseaux sociaux, via les hashtags BalanceTonPorc et Metoo, un terme réapparut  : féminisme. Un mot désuet pour certaines, caricaturé par certains, que la décision présidentielle, le 25 novembre, de faire de l’égalité homme-femme la grande cause nationale du quinquennat, remit au cœur du débat.
                     


                    Seulement, qui l’incarne, cette cause, dans la France de 2018  ? Les plus jeunes, notamment, se sentent-elles concernées par la cause des femmes  ? Assurément. Mais elles ne se reconnaissent plus dans le militantisme à l’ancienne.
                    Le féminisme est en mutation et c’est d’abord une histoire de canaux, numériques forcément  : elles sont blogueuses, youtubeuses, vidéastes, elles militent par BD interposées, comme Emma la « féministe et révolutionnaire », auteure des albums Un autre regard qui traitent avec drôlerie de la charge mentale (celle qui pèse sur les femmes), suivie sur Facebook par 230 000 followers. Ou via la photographie, comme avec la Canadienne Rupi Kaur et ses clichés, retirés d’Instagram, d’une femme tachée de sang menstruel.
                    Exit le féminisme théorique  : aujourd’hui, quand on défend la cause des femmes, on se bat aussi pour le prix des tampons, ou leur nocivité, et contre les violences gynécologiques (épisiotomies injustifiées, notamment). Exit le féminisme académique étouffé par l’idéologie, réservé à un petit nombre. Le nouveau féminisme se veut pluriel et inclusif. "Il y autant de féminismes que de femmes. Ce n’est pas grave qu’on ait des ressentis différents. Quand un mouvement est aussi divers il ne peut que devenir plus fort", assure Rebecca Amsellem, la créatrice de la newsletter Les Glorieuses

                    Avec les hommes
                    Un féminisme avec des hommes aussi qui revendiquent leur solidarité, réagissent, agissent, en lançant une association comme JamaisSansElles, mouvement en faveur de la mixité promu par une centaine d’acteurs de la politique, du numérique, de l’éducation, de la communication, habitués des débats et manifestations publiques mais refusant d’y participer si des femmes n’y sont pas associées, ou en créant le collectif Ville sans Relou. Science, provoc, hyper-glamour (une arme contre le slut-shaming, attitude sexiste consistant à insulter une femme pour une tenue jugée trop sexy), art, humour  : le nouveau féminisme ne se prive d’aucune carte. Avec un objectif  : ne plus avoir, un jour, à exister  !

                    DEBORAH DE ROBERTIS  la provocante
                    Elle est la hantise des musées. Orsay, les Arts décoratifs, Guimet et, en septembre, Le Louvre  : dans chacun de ces endroits, Deborah De Robertis a posé nue. Les jambes écartées pour dévoiler son sexe devant L’Origine du monde de Courbet, Olympia de Manet ou La Joconde de Vinci. Avant que la police n’interrompe la performance de la vidéaste de 33 ans. Deborah De Robertis le répète, ceux qui voient dans ces happenings hot une exhibition sexuelle ont tout faux. Chaque performance, création artistique à part entière, est un acte militant. Si la vidéaste se met à nu, ce n’est pas par plaisir mais pour interroger la place de la femme dans l’histoire de l’art, questionner la relation peintre et muse, dénoncer une objetisation, personnifiée, selon elle, par La Joconde, ou encore montrer ce que l’on ne voit pas, même dans L’Origine du monde.

                    Poser nue devant Olympia de Manet c’est transformer la femme de chair offerte, passive, en femme qui « ose vous regarder bien en face, fière et impudique  ». Autant de façons de questionner la représentation féminine. "Montrer son corps nu, explique l’artiste, est une réflexion qui a une portée politique. Ce n’est pas tant le corps qui est politique que la réflexion qu’il entraîne." Et la réaction, amusée, gênée, choquée, troublée, des spectateurs.

                    REBECCA AMSELLEM, l’activiste littéraire
                    Plus qu’une militante de terrain, Rebecca Amsellem est une activiste littéraire qui se bat, entre autres, pour que les poétesses Louise Colet ou Anna de Noailles soient aussi connues que Victor Hugo, ou qu’il existe aussi des journées du Matrimoine. Cette doctorante en économie dirige la newsletter Les Glorieuses . Créé en 2015, ce web média était au départ un billet d’humeur : « Aujourd’hui nous avons 80 000 abonnés et nous sommes rentables, condition indispensable pour être indépendants. »
                    Tout comme il est indispensable de concerner tous les publics. "Nous avons lancé Les petites Glo à destination des adolescentes. Elles ne pensent pas du tout comme nous. Elles ont beaucoup moins de culpabilité. Et, en projet, nous avons “Mama Gloria” pour les femmes enceintes et les jeunes mamans et “Glorio” destiné aux hommes : -on ne pas peut pas gagner la partie en mettant de côté la moitié de la population.«  Ni sans la volonté de cette dernière de remettre en cause certains de leurs privilèges.  »Il faut surtout sortir de la binarité hommes-femmes : si l’on en croit le New York Times la question du genre occupera une place prépondérante dans les prochaines élections américaines." 

                    • Slipenfer 1er Ratatouille 12 mars 2018 14:26
                      ANAÏS BOURDET, la combattante de rue
                      Comme Sofie Peeters, la jeune bruxelloise qui, en 2012, filme en caméra cachée les harcèlements dont elle est victime dans la rue, Anaïs Bourdet subit ces violences ordinaires. Alors, un jour où elle en a plus que « marre d’être une femme parce que quotidiennement on lui rappelle qu’elle n’a pas gagné au bingo du genre  », elle s’épanche sur son blog. Et reçoit plus de 12 000 témoignages en retour  ! Le tumblr « Paye ta shnek  » (ta chatte pour les béotiens  !) et la page Facebook éponyme suivie par plus de 200 000 personnes, deviennent le grand défouloir de toutes celles qui, entre béton et bitume, dans les transports en commun, subissent commentaires insistants, humiliants, parfois menaçants, et gestes déplacés, voire agressions. Et leur créatrice, une figure de la lutte contre le harcèlement de rue.

                      Un rôle auquel cette graphiste marseillaise qui ne se revendiquait pas spécialement féministe va vivre comme une mission. « 100 % des femmes, jeunes ou pas, jolies ou pas, de toutes origines ont été harcelées dans les transports », explique celle dont le « combat de rue » est aujourd’hui accompagné par deux avocates. Un activisme digital qui a fait des émules. Dans le sillage de « Paye ta shnek », il y a « Paye ta robe  » (celle des avocats) et « Paye ton taf  », (contre le harcèlement au boulot), «  Paye ta fac  », « Chair collaboratrice  » (pour le monde politique), jusqu’au hashtag Balancetonporc, lancé par la journaliste Sandra Muller, et l’onde de choc qui s’ensuivit.

                    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 12 mars 2018 15:19

                      @Ratatouille
                      Une bonne synthèse retrospective des points marquants du féminisme

                      Merci

                    • Dr Khadija Moussayer Dr Khadija Moussayer 12 mars 2018 15:40

                      @Ratatouille
                      Oui, j’ai vu cette vidéo de Sophie Peeters

                      Le harcèlement de rue au Maroc est encore pire, malheureusement ;

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