• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Santé > L’intégrité scientifique médicale vient d’être décapitée
#87 des Tendances

L’intégrité scientifique médicale vient d’être décapitée

Chaque jour les médecins prennent des décisions diagnostiques et thérapeutiques. Pratiquants d’une médecine scientifique, il doivent se fier aux résultats de la recherche relayés par une formation continue et des guides de pratique. Cependant le volume de nouvelles données est si abondant qu’il est devenu difficile voire impossible de tout intégrer en pratique. Ainsi est né la « Cochrane », un réseau international de collaborateurs indépendants fondé en 1993 par le médecin britannique Iain Chalmers, un disciple d’Archibald Cochrane, lequel fut un pionnier dans l’élaboration des règles à suivre pour évaluer et valider les nouvelles interventions et pratiques médicales. 

 

La Cochrane, organisation à but non lucratif, indépendante et transparente, devint l’une des institutions scientifiques les plus fiables pour analyser la littérature issue de la recherche en santé et éclairer les soignants. Plus de dix mille collaborateurs dans plus d’une centaine de pays sont regroupés en une cinquantaine de Centres d’évaluation. Les quelques sept mille synthèses méthodiques font autorité depuis plus de deux décennies. 

 

Peter Gøtzsche, un co-fondateur de ce réseau international, fonda aussi le Centre d’évaluation du CHU Rigshospitalet de Copenhague. Au fil des ans, il devient l’un des experts les plus respectés de son époque pour son évaluation critique des essais cliniques et sa dénonciation d’une corruption du savoir par les industries de la santé. Il a dénoncé les dépistages de masse controversés, l’usage abusif des psychotropes, les règlementations laxistes, les prix exorbitants et l’omerta concernant les effets nocifs de nouveaux médicaments. 

 

Il a publié deux livres provocants aux Presses de l’Université Laval, Médicaments mortels et crime organisé et Psychiatrie mortelle et déni organisé. Il a constaté que les auteurs des synthèses Cochrane (limitées aux essais cliniques publiés qui sont majoritairement financés par les fabricants) peuvent inclure des personnes en conflit d’intérêt et surtout, ne tiennent pas compte des essais cliniques négatifs non publiés, des enquêtes sur le terrain, des critiques fondées et des rapports de graves incidents thérapeutiques. Entretemps, la gouvernance de la Cochrane a accepté plus d’un million de dollars d’une fondation privée intéressée au développement pharmaceutique. 

 

Cela illustre un virage corporatiste, centralisateur et conservateur pour cette institution. Les lobbies industriels et professionnels se mettent en branle et se jurent qu’ils auront la peau de ce dénonciateur dérangeant. Eh bien ils ont finalement eu sa tête sur un plateau.

 

En septembre 2018 la Cochrane a brutalement congédié Gøtzsche de son conseil de direction, et en octobre le CHU où il dirigeait son Centre d’évaluation, a fait de même. Ces deux expulsions sauvages sont du jamais vu dans ces milieux. Consternés et indignés, plus de dix mille collaborateurs à la Cochrane (incluant son fondateur Iain Chalmers), universitaires, soignants et patients ont réclamé à hauts cris sa réhabilitation.

 

Cette récente victime de la corruption institutionnelle se défend avec un courage hors du commun dans un livre dévastateur - certainement le livre de l’année en éthique médicale [1]. Si la Cochrane persiste dans cette voie, c’est l’indépendance académique, la liberté d’expression en science appliquée et la qualité de la prochaine prescription de votre médecin qui sont en jeu. Les universitaires d’ici et d’ailleurs doivent manifester leur indignation et éviter de faire comme une vigie qui, sur la passerelle du Titanic, ne donnerait pas l’alerte.

 

Pierre Biron et Jean-Claude St-Onge.

 

[1]Death of a Whistleblower and Cochrane’s Moral Collapse.
 Peter C. GØTZSCHE. Denmark : Peoples’s Press ; January 2019 (numérique)

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.8/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • François Vesin François Vesin 26 février 11:11

    En écho à l’article dont je vous remercie, vous voudrez bien

    trouver les deux liens ci-dessous qui confirment vos propos :

    1) https://reseauinternational.net/le-dernier-bastion-de-la-medecine-independante-dynamite/

    2) https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr&id=13830&category=gesundheit&date=2019-02-09


    • leypanou 26 février 11:47

      Toujours bon à savoir sur les conflits d’intérêt, surtout en France où sous couvert de recherche d’intérêt général, ce sont bien des intérêts particuliers qui sont défendus/promus.

      Espérons que les « bannis » obtiendront gain de cause.


      • rogal 26 février 13:38

        On aimerait comprendre un peu mieux l’expulsion de Gøtzsche. Par qui, comment, pourquoi, etc.


        • njama njama 27 février 10:28

          @rogal

          “Rien ne justifie de recommander le vaccin Gardasil contre les papillomavirus » article de Vanessa Boy-Landry du 11 janvier publié en ligne dans ParisMatch.com qui résume très bien les failles de cette « méta-analyse » Cochrane contestée. Article retiré du Web qqs jours après publication ??? Oups ! Erreur 404 ! mais retrouvé grâce à la machine à remonter le temps (lien ci-dessous) :

          « Une institution indépendante de l’industrie pharmaceutique a récemment blanchi les vaccins recommandés pour prévenir le cancer du col de l’utérus, controversés depuis dix ans. Des voix qui contestent solidement l’efficacité de cette vaccination mettent aujourd’hui leurs données à la disposition du public et des médias. »

          On peut y lire en autres que les résultats les plus importants n’ont jamais été publiés !…

          L’article rappelait aussi que Peter Gøtzsche, membre fondateur et figure tutélaire de l’organisation Cochrane, expulsé en septembre 2018 du conseil de gouvernance, avait publié une critique virulente de la synthèse Cochrane sur les vaccins anti-HPV, notamment sur la question des effets indésirables.
          BMJ – EBM analysis The Cochrane HPV vaccine review was incomplete and ignored important evidence of bias Free Lars Jørgensen1, Peter C Gøtzsche1, Tom Jefferson2 – https://ebm.bmj.com/content/23/5/165

          https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:adjD6-3ZIBcJ:https://www.parismatch.com/Actu/Sante/Rien-ne-justifie-de-recommander-le-vaccin-Gardasil-contre-les-infections-au-papillomavirus-1599033+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-b-d


        • njama njama 27 février 10:30

          @rogal

          sur le Blog du docteurdu16 un autre résumé concernant cette éviction ainsi que les différents reproches faits par les 3 auteurs Jørgensen L, Gøtzsche P, et Jefferson T à la revue Cochrane :

          1. Presque 50 % des essais éligibles n’ont pas été pris en compte (et notamment des essais concernant le gardasil 9) qui intéressaient 120 000 femmes) et parmi ceux pris en compte il existait des biais de reporting et de méthodologie. (Par ailleurs ces mêmes 3 auteurs avaient publié un listing des études à prendre en compte : ICI)
          2. Aucun essai inclus ne comportait un vrai bras placebo, les comparateurs étant l’aluminium et/ou le vaccin contre l’hépatite.
          3. Les critères de jugement pour évaluer la survenue du cancer du col étaient un composite de critères de substitution dont certains ne sont pas corrélés à la survenue d’un cancer du col.
          4. Les effets indésirables sévères et systémiques n’ont pas été évalués de façon correcte (données manquantes, données non intégrées à la synthèse finale, données non fournies par les industriels et non exigées...)
          5. Certains risques liés à l’administration du vaccin ont été mis de côté et l’évaluation a été faite à partir d’études de tolérance communautaires, patronnées par le WHO ou par l’EMA elles-mêmes fondées sur des données industrielles.
          6. Les conflits d’intérêts ont été négligés puisque tous les essais retenus ont été réalisés sur des fonds émanant des fabricants, 14 auteurs du premier protocole avaient des liens avec l’industrie des vaccins, sur les 4 auteurs principaux de la revue, 3 présentaient des conflits d’intérêts dans les 10 ans précédents et le premier auteur « currently leads EMA’s ‘post-marketing surveillance of HPV vaccination effects in non-Nordic member states of the European Union’, which is funded by Sanofi-Pasteur-MSD that was the co-manufacturer of Gardasil. » *

          http://docteurdu16.blogspot.com/2018/09/peter-gtzsche-est-vire-de-la-cochrane.html

          * (trad.) : « dirige actuellement la surveillance post-commercialisation de l’EMA [European Medicines Agency — Agence européenne des médicaments] sur les effets de la vaccination contre le VPH dans les États membres non nordiques de l’Union européenne », qui est financé par Sanofi-Pasteur-MSD qui était le co-fabricant de Gardasil."


        • Gérard 27 février 11:45

          Peter Gøtzsche était une éminente voix de la science-based medicine (ou médecine fondée sur les preuves). Malheureusement, il semble avoir dérapé et tenu des positions extrêmement controversées, qui vont à l’encontre du consensus scientifique (au sujet de la psychiatrie, du dépistage par mammographie, et aussi du vaccin anti-HPV).

          Il a rédigé une critique mal motivée d’une méta-analyse Cochrane sur le vaccin HPV, lui reprochant d’être biaisée et d’ignorer les preuves. Il a été largement admis que le professeur Gøtzsche a largement sur-estimé les problèmes soulevés dans son analyse.

          Le résultat de ce remue-ménage est que Gøtzsche a été viré du conseil d’administration de la Cochrane Collection.

          Le Professeur Gøtzsche devait être la tête d’affiche d’une série de conférences antivax organisées prochainement par le PIC (Physicians for Consent), un groupe de médecins farouchement antivax (la crème de la crème antivax).
          Depuis que l’information a été révélée, le prof. Gøtzsche a démenti via Twitter qu’il prendrait la parole à cette conférence.
          Fameuse bisbrouille chez les antivax ...

          Par ailleurs, pour se justifier, le professeur Gøtzsche a aussi tweeté (grosse dédicace à Njama) :
          "I am not speaking at this event. Vaccines, e.g. against measles, polio, yellow fever, smallpox, have saved millions of lives. It is unethical, unscientific and dangerous for patients to be against vaccines as a matter of “principle”

          A l’heure où j’écris, la tête du prof. Gøtzsche

          apparaît toujours sur l’annonce de la conférence sur le site du PIC. Peut-être une façon pathétique d’espérer qu’il change d’avis et qu’il prenne la parole à la conférence.

          Pourquoi Peter Gøtzsche a t’il accepté, dans un premier temps de parler à une conférence antivax, puis de décliner ?

          Fameuse question. Pour le PIC, c’était une occasion en or d’avoir un chercheur de grande renommée étiqueté « chercheur SBM ». Occasion pathétiquement ratée. Pour le prof. Gøtzsche, c’est un fameux discrédit (un de plus) pour sa réputation. Avant de s’engager à parler à cette conférence, il aurait dû s’appliquer à comprendre qu’elle n’est qu’une vitrine pour les mensonges et la désinformation antivax, et qu’il n’aurait servi que comme épouvantail à un mouvement antivax qui cherche à tout prix à rallier des scientifiques reconnus à sa cause.


        • njama njama 27 février 12:12

          Le PIC est une réponse au fascisme sanitaire en matière de vaccination qui sévit en Californie depuis 2015

          PIC was founded in 2015 in response to SB277, the California mandatory vaccination law which eliminated the right to informed consent for parents of children who attend private and public schools,” said Dr. Shira Miller, PIC founder and president.
          (trad) : « Le PIC a été fondé en 2015 en réponse à la loi californienne sur la vaccination obligatoire SB277, qui supprimait le droit au consentement éclairé des parents d’enfants fréquentant des écoles privées et publiques », a déclaré le Dr Shira Miller, fondateur et président du PIC.

          PIC is the first physician organization dedicated to safeguarding informed consent in vaccination.
          “It is our responsibility as physicians to protect our patients. Let’s not let them down.”
          – Shira Miller, M.D.
          PIC Founder and President
          https://physiciansforinformedconsent.org/


        • njama njama 27 février 12:26

          @Gérard
          PIC Vaccine Education
          Is the measles, mumps, and rubella (MMR) vaccine safer than measles ?

          bonne question, non ?

          https://physiciansforinformedconsent.org/measles/

          Does the vaccination status of other schoolchildren pose a significant risk to immunocompromised schoolchildren ?

          autre bonne question,non ?

          Learn about infectious diseases and vaccines targeted for school attendance. Understand why the vaccination status of other schoolchildren is not a significant risk to immunocompromised schoolchildren.
          En savoir plus sur les maladies infectieuses et les vaccins ciblés pour la fréquentation scolaire. Comprendre pourquoi le statut vaccinal d’autres écoliers n’est pas un risque significatif pour les écoliers immunodéprimés.
          https://physiciansforinformedconsent.org/immunocompromised-schoolchildren/


        • Gérard 27 février 13:04

          @njama

          Le PIC pour créer la peur autour du vaccin ROR utilise (technique abondamment utilisée par les antivax, n’est-ce pas Njama ...) les données du VAERS.

          Le VAERS est un système de notification d’effets secondaires post-vaccinaux.
          Les données qu’il fournit doivent être sujette à forte caution pour au minimum 4 raisons :
          Il n’est pas nécessaire de démontrer un lien de causalité entre l’effet secondaire et l’administration du vaccin ;
          Les notifications ne sont pas forcément bien documentées ;
          — N’importe qui peut notifier un effet secondaire (pas besoin d’être chercheur ou médecin) ;
          — Des antivax s’amusent à inonder le système pour faire augmenter les statistiques d’effets secondaires

          Pour ces raisons, se fier au VAERS pour évaluer la dangerosité des vaccins n’a strictement aucun sens. Aucun.


        • Gérard 27 février 13:15

          Comme on le voit avec les réactions hostiles de Njama qui n’est pas avare en points Godwin, la question du consentement éclairé à la vaccination est un point sensible pour les antivax.

          Agiter ce « problème » (si c’en est un) de « consentement éclairé » est un leurre, est une technique couramment utilisé par les antivax pour s’opposer à la vaccination (obligatoire). Ce leurre permet aux antivax de militer pour deux revendications historiques : 1) lutter contre les vaccinations (obligatoires) 2) promouvoir une « liberté thérapeutique » propice à la promotion de pseudo-médecines esotérico-alternatives.


        • Gérard 27 février 13:30

          Quand j’évoque ceci : la lutte contre les vaccinations (obligatoires) et la promotion de pseudo-médecines, cela colle (sans surprise) à la personnalité de Shira Miller (dont Njama vante les propos).

          Elle est docteur en médecine. Malheureusement, elle a préféré mettre à profit son diplôme pour promouvoir de la pseudo-science, plutôt que exercer de la médecine scientifique.

          Elle tient un centre de médecine « anti-âge » et « holistique » où elle exerce de la médecine « intégrative, fonctionnelle, alternative, holistique, nutritionnelle de bien-être, anti-âge » depuis 2006 selon sa propre description.

          Pour plus d’information, le lecteur peut consulter ce site (en anglais)


        • njama njama 27 février 13:57

          @Gérard
          Pour ces raisons, se fier au VAERS pour évaluer la dangerosité des vaccins n’a strictement aucun sens. Aucun.


          Les données du VAERS sont sous-notifiés selon le document « Suivi National Gardasil, 3ème rapport Vaccin contre le papillomavirus humain Présenté en Comité technique de pharmacovililance le 18.02.2014 »  dans lequel on peut lire dans le paragraphe 6- Discussion (page 21/23) :

          « … Pour les effets indésirables notifiés en France, on peut noter le pourcentage d’effets graves plus important qu’aux États-Unis (24,0 % vs 7,9 %) ; de même que la répartition des effets notifiés en France est quelque peu différente de la notification au niveau mondial, avec une proportion plus importante d’effets neurologiques. »

          https://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/38f31701a95 607f88d32c9b2ecc8b182.pdf

          Si les données de la pharmacovigilance française sont peu et différemment détaillées de chaque côté de l’Atlantique on peut néanmoins les rapprocher par analogie toutes proportions gardées (population respective et taux de couverture vaccinale) des déclarations spontanées faites au VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System)


        • Gérard 27 février 14:21

          @njama

          Bien, regardons ce que dit la source de la source de Njama ... (en anglais) (c’est moi qui ait mis en gras certains passages) (en résumé, les données montrent que le Cervarix et le Gardasil sont des vaccins extrêmement sûrs) :

          Update on human papillomavirus vaccines

          The Committee reviewed updated information about the safety of human papillomavirus vaccines (HPV) vaccines. The last review was conducted in June 2009,4and GACVS noted at the time that accumulating evidence on the safety of HPV vaccines was reassuring and that studies on HPV immunization had been initiated, along with capacity-building for adverse events monitoring. GACVS continues to place a high priority on the ongoing collection of high-quality safety data in settings where the vaccine is being introduced.

          In the past 4 years, safety data continued to accumulate as countries have initiated or expanded their immunization programmes. The GAVI Alliance has also begun taking steps to make HPV vaccine available to women in developing countries where the burden of cervical cancer is considerable. To date, some 175 million doses of HPV vaccines have been distributed. A review of adverse events reported to the US Vaccine Adverse Event Reporting System following the distribution of >23 million doses was published in 2009.5Both manufacturers have developed pregnancy registries and are maintaining long term safety studies in conjunction with efficacy.

          The Committee reviewed data from the United States, Australia, Japan and the manufacturers of Cervarix® (GlaxoSmithKline) and Gardasil® (Merck). Updates from the United States included an extension of the spontaneous reports to VAERS since the published review in 2009 as well as completed and planned studies from the Vaccine Safety Datalink. In Australia, a new programme targeting males started in February 2013 and data are starting to become available. Data from all sources continue to be reassuring about the safety of both vaccines.

          The data from VAERS now includes >50 million doses distributed and the profile has not changed since the review in 2009. Reported adverse events not identified at the time of the first review, namely syncope and venous thromboembolism (VTE), were further investigated. Syncope continues to be reported but remains an event with a plausible relationship given the population and settings in which HPV vaccine is used. Adherence to a 15-minute observation period following vaccination has thus been strengthened as a recommendation. For VTE, while a rapid cycle analysis in the VSD did not find an increased risk, this is being further investigated with appropriate control for confounders such as oral contraceptive use, smoking and other risk factors in this population. Similarly, the VSD did not find any increased risk of Guillain-Barré syndrome or stroke. In Australia, safety surveillance has been enhanced and an expert group evaluated early reported events, including a signal regarding anaphylaxis. To date, with almost 7 million doses distributed, the previously investigated concern of increased anaphylaxis was not confirmed. Following the extension of the vaccination programme in males and enhanced surveillance since 1 February 2013, preliminary results show the safety profile of Gardasil® to be similar to the profile among females. Finally, there have been no further concerns regarding demyelinating disease or other chronic conditions also investigated earlier by the expert group.

          Surveillance from the 2 manufacturers found no signals suggesting any necessary revisions to product labelling. Both have maintained surveillance of pregnancy outcomes following inadvertent vaccination during pregnancy. Detailed analyses of results have not found any new adverse outcomes related to HPV vaccination. For Gardasil®, long term follow-up has now extended to >8 years in the longest cohort, and no significant increase in newly diagnosed health events have been identified among those vaccinees. Updated analyses of the pregnancy registry have also been reassuring in that no adverse pregnancy outcomes have been observed beyond background expected rates. For Cervarix®, the data have been similarly reassuring regarding pregnancy outcomes and specific events of interest such as immune mediated diseases. Risk of syncope and anaphylaxis have been added to the label to warn of these potential events, the former being also possibly related to conditions around the vaccination experience itself.

          Cases initially resembling complex regional pain syndrome (CPRS) were reported from Japan where >8 million doses of HPV vaccines have been distributed. CPRS is a painful condition that emerges in a limb usually following trauma. Cases have been reported following injury or surgical procedures. It remains of unknown etiology and may occur in the absence of any documented injury. CPRS following HPV vaccines has received media attention in Japan and the number of reported cases has risen to 24, only 7 of which were reported through usual post-marketing surveillance channels. Review by an expert advisory committee could not ascertain a causal relationship to vaccination given lack of sufficient case information and inability to reach a definitive diagnosis in many cases. While these are under investigation, Japan has continued to provide HPV vaccine in their national programme.

          In summary, 4 years after the last review of HPV vaccine safety and with >175 million doses distributed worldwide and more countries offering the vaccine through national immunization programmes, the Committee continues to be reassured by the safety profile of the available products. Anaphylaxis and syncope, outcomes previously identified as concerns, have been addressed through further studies and appropriate revisions were made to the product labelling. Serious adverse events that have been reported as potential signals have been investigated in more detail, including Guillain-Barré syndrome, seizures, stroke, venous thromboembolism, anaphylaxis, and other allergic reactions – many using rapid cycle analysis in the VSD in the United States. Surveillance of pregnancy outcomes among women inadvertently vaccinated during pregnancy through spontaneous reports and registries have not detected any adverse outcomes above expected rates.

          The cases of chronic pain being reported from Japan deserve specific mention. To date there is little reason to suspect the HPV vaccine, given its growing use worldwide, in the absence of a similar signal from elsewhere. Recognizing the public concerns voiced, the Committee urges careful documentation of each case and a thorough search for a definitive diagnosis by medical specialists in order to best guide treatment. A timely clinical assessment and diagnosis of each case followed by appropriate treatment is therefore essential.


        • njama njama 28 février 11:06

          @Gérard
          Comme on le voit avec les réactions hostiles de Njama qui n’est pas avare en points Godwin...

          Il n’y a que pour les vaccinolâtres de votre espèce qui trouvent les controverses hostiles. Votre foi en la vaccination est inversement proportionnelle à votre esprit critique, elle atteint des sommets !

          Quand aux points Godwin ??? ... je laisse aux lecteurs le soin de chercher où ils pourraient s’en trouver dans les articles où l’on se croise.


        • njama njama 28 février 11:21

          @Gérard
          oui, on connaît le refrain, tout va bien les vaccins sont très sûrs, « safe »... les victimes n’existent pas (encore) en nombre suffisant pour être visible, du moins en France...
          Le Rapport cité « Suivi National Gardasil, 3ème rapport » présenté en Comité technique de pharmacovigilance le 18/02/2014 aboutit à la même chose :
          7- Conclusions et propositions (page 22/23)
          « Nos conclusions sont identiques à celles de 2011 : continuer le suivi national, tel qu’il est aujourd’hui, au delà de la 7ème année ne fera guère avancer les connaissances sur les effets indésirables du vaccin. Cependant une surveillance régulière des effets graves notifiés, par système-organe (SOC), à un rythme semestriel, permettrait de repérer d’éventuelles modifications de la notification, qui seraient alors analysées plus en détail. »

          ————-
           En somme, la pharmacovigilance en France n’estime pas (ou plus) nécessaire de continuer à publier les notifications d’effets indésirables graves liés au Gardasil, voire même de les analyser. Ce pourquoi les données d’effets indésirables liés à ce Gardasil ne sont plus actualisées sur le site de l’ANSM, et connues depuis 2014.
          ANSM – 10/04/2014 – Gardasil : actualisation des données de sécurité sur le vaccin contre les papillomavirus humains – Point d’information
          Depuis la commercialisation en France de Gardasil et jusqu’au 20 septembre 2013, 5,5 millions de doses ont été distribuées. 2092 notifications d’effets indésirables médicalement confirmées, dont 503 graves[3] , ont été recueillies et analysées. La majorité de ces notifications (76 %) correspond donc à des cas non graves (douleurs au site d’injection par exemple). Quant aux manifestations auto-immunes, qui ont fait l’objet d’une attention particulière dans ce nouveau bilan, leur nombre reste faible au regard de la population exposée (127 cas notifiés en France dont 17 cas de sclérose en plaques, depuis le début de la commercialisation).


        • njama njama 28 février 11:59

          @Gérard

          Shira Miller ... Elle est docteur en médecine. Malheureusement, elle a préféré mettre à profit son diplôme pour promouvoir de la pseudo-science, plutôt que exercer de la médecine scientifique.

          Elle n’est pas une exception, ça se produit en France également, certains médecins s’installent thérapeutes c’est plus cool, moins de pressions administratives, plus de gardes intempestives, plus d’horaires à rallonge, plus de liberté thérapeutique, honoraires libres, et plus de conseil de l’ordre sur le dos...

          Pas impossible que cette tendance se généralise un peu à la fois...

          Pour plus d’information, le lecteur peut consulter ce site (en anglais)
          Je ne pense pas que votre référence ce Blog « Encyclopedia of American Loons » (L’Encyclopédie des dingues américains) puisse servir votre crédibilité sur AV. Vous qui êtes pointilleux sur mes liens, surveillez les vôtres smiley


        • njama njama 28 février 12:12

          @Gérard
          Vous avez une vision assez réductrice des antivax, nous savons rester très civilisés, la preuve :

          Le recours en excès de pouvoir devant le Conseil d’Etat pour demander le retrait de l’adjuvant aluminique ... (dont je suis un des quelques 3.500 requérants) ça se précise, nous devrions être fixés très prochainement d’ici deux à trois mois sur la décision du Conseil d’État selon Maître Bergel-Hatchuel, avocate à la Cour

          que vous pouvez entendre dans cette courte vidéo sur le site de l’IPSN :

          Aluminium dans les vaccins : le point sur l’action menée auprès du Conseil d’Etat


        • Gérard 28 février 13:03

          @njama

           En somme, la pharmacovigilance en France n’estime pas (ou plus) nécessaire de continuer à publier les notifications d’effets indésirables graves liés au Gardasil, voire même de les analyser. Ce pourquoi les données d’effets indésirables liés à ce Gardasil ne sont plus actualisées sur le site de l’ANSM, et connues depuis 2014.

          C’est faux. Réunion du comité de Pharmacovigilance du 11/09/2018.


        • Gérard 28 février 13:20

          @njama

          Que ma source ne vous apparaisse pas comme crédible ne m’émeut guère.
          J’ai déjà démontré (dans les commentaires d’autres articles d’agoravox) à quel point nous avons une conception diamétralement différente de ce qu’est « source crédible ».

          Ceci étant dit, il vous est loisible d’expliquer quel(s) élément(s) manque(nt) de crédibilité dans la gentille biographie qui est faite de Mme Miller.


        • Gérard 28 février 13:34

          @njama

          Très civilisés ? Je ne sais pas. Je suis prêt à vous laisser le bénéfice du doute sur ce point.

          Mais je n’ai par contre aucun doute sur le fait que vous soyez anti-science, dogmatique, adepte de pratiques pseudo-thérapeutiques douteuses, propagateur de désinformation et de mensonges.

          Une question : quand votre avocate spécialiste en droit immobilier dit « Indépendamment de tous les documents scientifiques ... »

          A quels documents fait-elle référence ?


        • Gérard 28 février 14:15

          @njama

          Ah et au fait, qu’il y ait 3.500 requérants ne change rien. Il pourrait y en avoir 10.000 ou 10 million, ça ne changerait rien non plus.
          La science n’a pas vocation à remettre en doute ses théories sur base de leur popularité, mais bien sur base de faits et de preuves vérifiables solides.

          Remettre en cause l’innocuité de l’aluminium vaccinal est une absurdité scientifique.


        • Gérard 28 février 14:31

          @njama

          Il n’y a que pour les vaccinolâtres de votre espèce qui trouvent les controverses hostiles

          J’ai évoqué votre réaction hostile. Je n’ai pas évoqué de controverse.
          Il n’y a controverse que dans l’esprit d’antivax de votre accabit.
          La controverse autour des vaccins dans la communauté scientifique n’existe pas.
          C’est comme vouloir faire croire qu’il y a une controverse scientifique sur le fait que la terre soi plate. Ça n’existe pas.


        • Gérard 28 février 14:39

          @njama
          Quand aux points Godwin ??? ... je laisse aux lecteurs le soin de chercher où ils pourraient s’en trouver dans les articles où l’on se croise.

          Vous adoooooorez comparer l’obligation vaccinale à une dictature, à un fascisme sanitaire ...
          Vous ressortez cette expression (ou des variantes) à de nombreuses reprises.

          Est-ce que quand vous prenez la voiture, vous fustigez aussi les panneaux routiers en les assimilant à de la dictature routière ?
          (remarquez que cette question fonctionne aussi si vous roulez à vélo ou que vous êtes piéton)


        • njama njama 28 février 22:20

          @Gérard
          Vous adoooooorez comparer l’obligation vaccinale à une dictature, à un fascisme sanitaire ...

          Ce n’est pas que j’adooooooore comme vous le suggérez, je constate simplement des faits politiques qui relèvent d’un autoritarisme politique dans un domaine (science / médecine) où il n’a rien à y faire. Si l’expression « fascisme sanitaire » vous heurte, vous renvoie aux points Godwin il y a un pas que je ne franchirais pas.
          « Pensée unique » vous conviendrait mieux ? ou dogme vaccinal ?


        • Gérard 1er mars 08:06

          @njama
          Vous êtes libre d’utiliser l’expression que qui vous chante.
          Votre discours ne me heurte absolument pas. Je suis habitué à lire ce genre de discours. Le vôtre est encore relativement soft par rapport à d’autres.

          Ceci étant dit, cela n’empêchera pas de continuer à souligner les l’extrêmisme et les sophismes de votre discours nauséabond.


        • baldis30 26 février 16:41

          bonsoir,

           « Il a dit la vérité, il doit être exécuté » (Guy Béart)


          • Cadoudal Cadoudal 28 février 14:44

            @baldis30
            Carla avait raison avant tout le monde, la science lui donne raison, pourquoi l’avoir chassée de l’Élysée ?

            https://lesobservateurs.ch/2016/10/28/carla-bruni-et-le-vieux-sang-pourri-des-francais/

            Mais le sang européen provoque souvent chez les migrants et réfugiés d’Afrique ou des pays arabes une réaction de rejet avec de graves conséquences pour la santé pouvant aller jusqu’à la mort.

            Dans le même temps, grâce à ce projet subventionné par l’Union européenne, les recherches doivent être poursuivies sur les propriétés différentes du sang et des cellules souches dans les différentes ethnies.

            https://www1.wdr.de/nachrichten/rheinland/blutspender-mit-migrationshintergrund-gesucht-100.html


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 février 18:43

            Tous les signes apparaissent un à un, pour illustrer la prise de contrôle de la société par une caste de professionnels de la santé - medecins et pharmaciens - chez qui le pouvoir de vie ou de mort qu’une tradition et une ’éducation au respect d’eux-mêmes tenaient en bride est à devenir une recherche effrénée du profit.. et l’occasion d’un chantage permanent de TOUTE LAPOPULATION. Une nouvelle catégorie d"exploiteurs est en gestation qui sera la plus cynique et la plus odieuse que le monde ait connue

            https://nouvellesociete.wordpress.com/2016/10/10/dans-les-griffes-de-la-medecine-loup-garou/

            PJCA


            • François Vesin François Vesin 26 février 19:09

              @Pierre JC Allard

              Vivement un grand feu avec ces sarments d’hypocrites !


            • baldis30 26 février 21:26

              @Pierre JC Allard

              bonsoir,
              malheureusement il n’y a pas que le problème de la médecine, dans d’autres disciplines scientifiques et techniques des intrus se glissent dans les « sociétés savantes », appuyés par des politiciens , pour faire passer des solutions dangereuses quelquefois fustigées par des rapports techniques au-dessus de tout reproche ... mais il y a du fric à faire et en cas de pépins on fera appel aux assurances ...
              j’ai malheureusement des exemples ... !


            • rhea 1481971 26 février 21:36

              @Pierre JC Allard

              • La base de tout est le dioxyde d’uranium que l’on trouce
              • dans les os, celui qui connaît la masse exacte que le corps
              • humain contient peut tout déduire : le cycle du soleil autour
              • du centre de la voie lactée etc, et constater que la première
              • explosion nucléaire dans le Nevada est basée sur cette
              • quantité.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 février 02:14

              @baldis30

              Le problème est partout. Il a commencé quand faire du fric est devenu la valeur sociétale absolue quelle que soit la manière dont on y parvient - et que conscience professionnelle et satisfaction du travail bien fait sont apparues comme des momeries. Je pense que c’est le signe qu’une civilisation s’éteint. Malheureusement, cette fois, c’est la nôtre.

              PJCA


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 février 18:27

              La recherche et la production des médicaments et de équipements de santé doivent être étatisées. Il ne faut plus que la vie et la santé obéissent aux impératifs du profit et de la concurrence dans le secteur privé.  

              PJCA


              • baldis30 3 mars 11:43

                @Pierre JC Allard
                bonjour, 

                Totalement d’accord avec votre proposition , c’est une forme d’égalité !
                Passer de l’hôpital public aux suites privées sensées poursuivre le rétablissement c’est passer de la survie et de l’espoir à quasiment des mouroirs .... 

                Causons aussi des génériques fabriqués à l’étranger dont on se demande s’ils contiennent bien les bonnes molécules en dose normale ...

                 Avez-vous vu des hôpitaux publics installer des fumoirs sur leur territoire ?
                Si cela se faisait je me demande qu’elles seraient les réactions des pneumologues et cardiologues ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Pierre Biron


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès