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Accueil du site > Actualités > Santé > La légende du « Bio » cher

La légende du « Bio » cher

Ce n’est pas une provocation, et s’il est vrai que toutes les études sur la question affirment que les produits bio sont en moyenne 30% plus chers que les autres, si on creuse un tout petit peu, on s’aperçoit que la réalité est tout autre.

La réalité est qu’un bon produit n’est payé qu’une fois... alors que la nourriture industrielle, apparemment pas chère, coûte finalement beaucoup plus, comme on va le voir.

C’est Arnaud Daguin, dans son coup de lame matinal qui proposait ce concept sur l’antenne de France Inter, le 28 juin dernier.

Il demande à être explicité...

En effet, le chroniqueur de France Inter avait déclaré : « les bons produits, on ne les paye qu’une fois... »

Un bon produit n’est que rarement gaspillé... il maintient en bonne santé, il procure du plaisir, et finalement n’a que des avantages...

Ce qui est loin d’être le cas de la nourriture industrielle.

Son bilan carbone n’est pas terrible, surtout quand l’on mange des fraises en plein hiver... et de toute façon, ce sont des produits qui voyagent généralement beaucoup, même s’il est vrai que certains aliments « bio » voyagent aussi.

Le bilan carbone de la nourriture industrielle ne se limite pas à son transport, car il faut savoir que lorsque l’on veut produire des fruits et légumes en quantité industrielle, cela nécessite beaucoup d’eau  : 1200 litres d’eau pour 1 kilo de pêche, 800 litres d’eau pour 1 kg de bananes, 1600 litres d’eau pour 1kg de mangues... lien

Parallèlement, la culture bio utilise souvent le BRF (bois raméal fragmenté) qui, en maintenant l’humidité du sol, permet la culture avec peu, ou pas, d’arrosage. lien

Et puis les aliments produits par l’agriculture industrielle souffrent du suremballage, et cela a un prix, alors que les produits sains sont le plus souvent achetés dans un circuit court, garant de fraîcheur et de qualité gustative.

Qui n’a pas fait l’expérience de cette baguette de pain croustillante, qui, quelques heures après, pend lamentablement ?... et dont une partie sera finalement jetée.

Ajoutons que la nourriture industrielle est généralement farcie de produits conservateurs, jamais innocents pour notre santé.

En effet, et c’est assez mal connu, les conservateurs alimentaires provoquent des inflammations de l’intestin.

Ce sont des chercheurs de l’Université d’Atlanta qui l’ont découvert.

Leur étude, publiée dans la revue médicale « Nature », a prouvé que ces conservateurs peuvent modifier la flore intestinale, provoquant des inflammations, entraînant par ailleurs le risque de syndrome métabolique ou de surpoids. lien

Mais le plus gros danger n’est pas là.

On sait maintenant que l’agriculture industrielle utilise des pratiques discutables, notamment par l’emploi d’engrais chimiques, et de pesticides de toute nature, dont l’emploi finira bien un jour ou l’autre par être interdit.

Ces produits chimiques sont donc ingérés par les consommateurs peu avisés, ou mal informés, et ces derniers vont en payer le prix fort, enchaînant une « boucle infernale » : médecin, hôpitaux, médicaments, et cela a un prix.

Pour entrer dans le détail, on sait aujourd’hui que les pesticides peuvent être responsables de cancers, de malformations congénitales, de problèmes d’infertilité, neurologique, pouvant aussi s’attaquer à notre système immunitaire, et ce sont les enfants qui sont les plus menacés, car ils mangent 3 à 4 fois plus de nourriture par kilo de poids de corps qu’un adulte.

Il faut aussi savoir que ces enfants sont aussi exposés aux résidus de pesticides dans le ventre de leur mère, et ensuite lors de l’allaitement. lien

Rappelons-nous la formule d’Arnaud Daguin  : « les bons produits on ne les paye qu’une fois ».

Ajoutons aussi que les aliments industriels souffrent d’un gaspillage, en partie dû au prix cassés pratiqués par les commerçants de tout poil...

Qui dit gaspillage alimentaire dit aussi gestion des déchets, et cela a aussi un prix.

On considère généralement que le 1/3 des aliments produits sur la planète sont jetés ou perdus... soit 1,3 milliards de tonnes de nourriture par an.

Et si le gaspillage alimentaire en Afrique ou en Asie est moindre, en Europe il dépasse les 100 kg par an et par habitant, et ce que l’Europe jette chaque année pourrait à elle seule nourrir 1 milliard de personnes, soit la totalité de ceux qui souffrent de malnutrition dans le monde.

Pour se limiter à notre seul pays, d’après l’ADEME et le Ministère de l’Agroalimentaire, 38 kg de nourriture consommable est gaspillée toute les secondes. lien

L’addition commence donc à être lourde.

Si on additionne au gaspillage, le prix de la gestion des déchets, celui du suremballage, celui de la maladie, on découvre donc qu’effectivement, les produits sains coûtent bien moins chers que ceux proposés par l’industrie alimentaire.

Quant à ceux qui affirment que le vrai bio n’existe pas, puisque personne ne peut échapper à une pollution radioactive, (remember Tchernobyl-Fukushima), on peut répondre qu’il faut tout de même pratiquer la politique du moindre mal et qu’il vaut mieux ne consommer que des produits les plus propres possible : c'est bon pour notre santé...et pour notre porte monnaie.

Comme dit mon vieil ami africain : « tout à une fin, sauf la banane qui a 2 bouts ».

L’image illustrant l’article vient de http://www.hellocoton.fr

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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251 réactions à cet article    


  • alinea alinea 18 juillet 09:47
    Je n’avais pas ces chiffres là pour le gaspillage ; je ne sais plus exactement mais c’est au moins 40% de celui-ci qui est imputable au niveau de la production.
    Quant au prix, il faudra que je m’amuse à comparer, café, chocolat... je ne suis pas sûre qu’il y ait tant de différence, mais en tous les cas, donner mon argent de la main à la main du producteur me fait plaisir, engraisser les transnationales par de multiples intermédiaires anonymes me défrise !

    • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 09:50

      @alinea
      pareil pour moi !

      les circuits courts, la nourriture saine, c’est gagnant, gagnant !

    • raymond 2 19 juillet 09:31

      @olivier cabanel

      Je ne suis pas d’accord car les parisiens ne mangeront jamais de tomates ou alors des trucs insipides il faut être raisonable j’explique:j
      1 ha de tomates produits en bio très facilement 40 000kg de fruits on trouve chez moi des tomates bio espagnole qui correspondent certainement au bio européens à 1,5 euros le kg.
      Chez moi (Provence) de charmant paysans en dreadlocks s vendent des tomates 3,5 euros. 1 ha cela fait 140 000 euros .
      Je n’achète pas les tomates du branleur en dreadlocks. J’ai été maraîcher pas bio a l’époque et j’ai horreur qu’on se foute de ma gueule.

    • raymond 2 19 juillet 10:00

      @raymond 2
      Je précise a 3 équivalent temps plein on cultivait 10 ha de légumes sans herbicide. L’Espagne est entré dans la CEE en 1986 et on c’est arrêté en Provence. Dans un autre monde on pourrait cultiver des tomates en Provence les envoyer en train dans toutes la France.


    • Self con troll Self con troll 19 juillet 10:25

      @raymond 2

      Je comprends votre irritation contre les « branleurs en dreadlocks », irritation jeustifiée par les chiffres que vous donnez.

      Par contre, n’étant pas bon jardinier, je ne comprends pas si l’arrêt de la production en Provence, à cause des produits venus d’Espagne, Il y a des causes que nous connaissons en général : bas salaires, travailleurs marocains exploités, chimie. Y a-t-il des causes moins accessibles à la règlementation, comme les conditions climatiques ?


    • raymond 2 19 juillet 12:40
      @Self con troll
      Cause climatique : le plein champ Espagnol aurait logiquement fait disparaître la culture sous serre en France pourquoi pas. Qu’est qui est pire un camion sur 2000 km au lieu de 1000km ou des tomates sous serre plutôt que plein champ ?
      La cause de la quasi disparition des légumes en France coût M.O. plus élevé, plus « d’esclavage », la chimie non c’est pareil,
      Très ironique j’ai « vu a la T.V. » des agriculteurs espagnols qui cherchaient des terres en France car ils n’avaient plus d’o.
      C’est a pleurer de rire ou de rage au choix.

    • CHALOT CHALOT 18 juillet 10:02

      Point de vue intéressant, puis-je mettre ton texte sur mon blog « familles laïques de Melun » ?

      avec ta signature
      merci
      JF Chalot

      • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 10:22

        @CHALOT
        bien sur ! j’en serais très honoré

        à+

      • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 10:46

        @Jean Roque
        chère Villistia, vous devriez vous calmer un peu sur la vodka.

         smiley

      • cassini 18 juillet 21:42

        @CHALOT


        Il faut que je me décide, depuis le temps que cela m’intrigue, à vous demander ce qu’est une « famille laïque » ?
        A priori elles le sont toutes, puisque les familles de clercs ne sont pas supposées exister ? 

      • raymond 2 19 juillet 14:22

        @Jean Roque

        Tu fais une erreur capitale la preuve le renard y arrive pourquoi pas l’homme ?
        «  »
        L’autorégulation chez le renard ?

        À l’instar de très nombreuses espèces animales, il existe chez le renard des possibilités « d’autorégulation » des populations. « L’autorégulation » s’inscrit le plus souvent dans une combinaison de facteurs environnementaux (par exemple disponibilités en ressources alimentaires et en sites de reproduction) et de facteurs comportementaux propres à l’espèce.

        Différentes études ont montré que la taille des portées peut dépendre de la disponibilité en ressources alimentaires (par exemple Englund, 1980 ; Gortázar et al., 2001), mais il semblerait que cette modulation de la taille des portées se produise dans des environnements pauvres en proies (nord de la Suède, milieux semi-arides en Espagne), ce qui est rarement le cas dans le nord-est.

        En revanche, différentes études ont montré que dans une population de renards, toutes les femelles n’ont pas accès à la reproduction, autrement dit, toutes les femelles ne produisent pas de portées. Nous ne rentrerons pas ici dans le détail des mécanismes comportementaux impliqués (pour autant qu’ils soient bien connus !) chez cette espèce dont beaucoup d’aspects de la socialité demeurent encore inconnus et nous nous contenterons de donner quelques chiffres issus d’études réalisées dans différents contextes environnementaux.
        Dans une étude réalisée en milieu rural dans l’ouest de la France, Ruette et Albaret (2011) observent 11,8 à 19% de femelles non reproductrices dans des secteurs pourtant fortement régulés par la chasse (de 1,3 à 2,5 renards tués/km2/an). En Bavière, Voce (1995) observe 12 à 15% de femelles non gestantes tandis qu’en Angleterre et au Pays de Galle, Lloyd (1968) mentionne une proportion variant de 8,6 à 25%. Un maximum atteignant 60% de femelles non reproductrices est rapporté par Macdonald (1977) dans la région d’Oxford.

        Il semble important de mentionner les travaux de Harris et Smith (1987) qui réalisèrent une étude visant à comparer deux populations urbaines de renards à Londres et Bristol. Malgré une régulation exercée par l’homme, une population stable de renards s’est maintenue grâce à une réduction de la proportion de femelles reproductrices.

        Au-delà de la littérature scientifique, l’autorégulation de l’animal peut se vérifier sur différents territoires où il n’est plus chassé. En France, dans la ville de Strasbourg et dans les Réserves Naturelle Rhénanes (plusieurs milliers d’hectares), le renard n’est plus chassé depuis plus de 30 ans. Dans le canton de Genève en Suisse, l’interdiction de la chasse a été voté il y a 40 ans. Les populations de renards n’ont jamais explosé et Dandliker (2015) rapporte une densité de lièvres importante de 15 individus au km2 sur ce territoire. On peut facilement imaginer que si ces politiques de préservation de l’espèce mise en place depuis plusieurs décennies avaient induit des problèmes sanitaires ou environnementaux, elles n’auraient bien évidemment pas été maintenues.
        Plus récemment, c’est le Luxembourg qui a pris la décision de fermer la chasse aux renards, et le premier retour d’expérience ne fait pas mention d’augmentation de la population mais révèle par contre un sexe ratio équilibré, des animaux en bonne santé, et un pourcentage de charges parasitaires transmissibles à l’homme moins élevé que dans certains départements de l’Est de la France (Gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg, 2017).

        Ces exemples tendent à démontrer s’il en est besoin, qu’il est erroné de nier l’existence de processus biologiques et/ou comportementaux permettant de moduler les populations.


      • raymond 2 19 juillet 14:26

        @raymond 2
        L’homme dans les pays développé a un taux de reproduction inférieur a 2. Donc l’homme comme le renard s’autorégule . D’accord avec toi pas encore en Afrique mais ils ont de la ressource inexploitée.


      • nono le simplet nono le simplet 18 juillet 10:12
        article qui tombe à pic pour moi !
        je mange les premières tomates de mon jardin et quelques autres légumes ...
        et franchement, en plus de l’aspect goût, l’aspect coût est inégalable ... 0€ ... graines semées ... fumier du voisin ... eau de pluie ou du puits ... je peux regarder les tomates-citrouilles de grande surface sans envie ...

        • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 10:24

          @nono le simplet
          d’ailleurs les tomates citrouilles des grandes surfaces (ça doit être la variété tomate russe) sont charnues, mais n’ont pas trop de gout... à mon avis.

           smiley
          moi j’ai mangé mes premières tomates le 21 juin.

        • Trelawney Trelawney 18 juillet 10:25

          @nono le simplet
          Mais vous ne comptez pas vos heures


        • nono le simplet nono le simplet 18 juillet 10:52

          @olivier cabanel

          moi j’ai mangé mes premières tomates le 21 juin.
          salaud !  smiley

        • nono le simplet nono le simplet 18 juillet 10:54

          @Trelawney

          Mais vous ne comptez pas vos heures
          oups c’est vrai ! ça ne m’a donc pas coûté 0 € mais j’ai gagné de l’argent, les heures de plaisir, ça vaut cher !


        • Jean Roque Jean Roque 18 juillet 12:26

          Question aux collabobos singes blancs des islamistes : le halal c’est bio ?
           
           
          US : 2% DES VACHES NON TUÉES PAR UN MERLIN ÉLECTRIQUE
           
          BOOBALAND : 60% DE VIANDE HALAL
           
          PARISTAN : 100% !!!

           
          Colonie oblige. Égorgement à vif par barbu, jusqu’à 10 minutes de souffrances (rapport INRA), les vaches pendues par une patte, contre le choc 10 fois supérieur à un 457 magnum du merlin électrique. L’animal est mort avant que l’influx nerveux de la douleur l’atteigne... Mais un gland remplacé se soumet à Allah et se masturbe sur la corrida souchienne...
           
          « Par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes d’euros » pour barbu...
           
          http://www.youtube.com/watch?v=Qchz720x9ZU
           
          https://youtu.be/2jPYZcInMf8
           
          http://http//www.abattagerituel.com/pdf/Douleurs-animales-synthese-INRA.pdf
           
          http://www.lepoint.fr/societe/halal-ce-que-nous-cachent-les-abattoirs-07-03-2012-1438746_23.php
           
          https://www.notre-planete.info/actualites/2508-abattage-viande-Halal-Casher


        • arioul arioul 18 juillet 12:38

          @nono le simplet
          L’Idéal aurait été que le voisin les plante et les arrose , comme çà tu sortirai pas de ton Hamac et si en plus t’avais une bonne ame pour te donner la becquée , le pied total.


        • nono le simplet nono le simplet 19 juillet 04:38

          @arioul

          la vision que tu as de moi est poilante smiley
          j’imagine que ça vient de mon avatar ... tu sais, en 10 ans j’ai « usé » trois brouettes ... pas « cassé », « usé » à force de transporter de la colle par m3, des pierres par tonnes ... j’ai même chargé une « pierre » taillée de 120 kg, une fois, sur ma brouette pour faire le sol de ma grande cheminée, et tout seul en plus ... la brouette était pas contente, mais elle a tenu le coup sur les 30m de son voyage ... sans parler des dizaines et des dizaines de 70-80 kg ... c’est pas une vie pour une brouette  smiley
          rien que pour mon jardin qui fait 100 m² j’ai enlevé des dizaines de brouettes de pierre ... je voulais le faire à cet endroit ...
          alors quand il m’arrive de m’endormir dedans, elle ne souffre pas ... elle s’endort avec moi et rêve de transporter des choses légères ... le même rêve que moi ... lol

        • arioul arioul 19 juillet 07:13

          @nono le simplet
          Tu sais bien que je suis un emmerdeur , c’est juste pour te faire bisquer.


        • nono le simplet nono le simplet 19 juillet 07:17

          @arioul

          Tu sais bien que je suis un emmerdeur ...
          lol, oui je sais bien ... mais l’occasion était trop belle de rendre hommage à ma brouette smiley

        • arioul arioul 19 juillet 07:31

          @nono le simplet
          Toi tu rends hommage à ta brouette et moi je rend hommage à ma connerie tous les jours. C’est juste pour bien faire chier les pseudos sachant d’Avox qui ont une haute opinion d’eux meme alors que dans la vrai vie ils sont insignifiants comme moi.


        • olivier cabanel olivier cabanel 19 juillet 08:57

          @nono le simplet
          je n’ai aucun mérite ! j’avais acheté un pot sur un marché, avec déjà les fruits formés... au mois de mai !

           smiley

        • hervepasgrave hervepasgrave 18 juillet 11:08

          Bonjour,
          Vous y croyez dur comme fer.Le problème est simplement que la nourriture bio devrait-être moins cher .Vendre cela comme cela est une mystification des choses.Il faut voir les choses autrement et dans son ensemble.Perso cela fait 20 ans maintenant que nous faisons notre pain à la maison.Histoire de gout ,de tenu dans le temps.Ce n’est pas long a faire.C’est beau ,« hein ! » Remettons les pieds sur terre, le problème est tout autre. Cette poussée qui vient des élites du bio ,du DIY etc n’est pas une chose innocente et pour l’avenir et préservation des hommes.C’est tout comme croire que toutes les actions qui entraves la bonne circulation routière est faite pour la sécurité ,mais plus massivement vu comme un attrape pognon.NON !Vous vous trompez ou vendez volontairement de la M.. Car le but final c’est de dire rester chez vous,ne bougez pas* et démerdez vous en faisant pousser quelques légumes,récupéré la merde et construisez avec.Nous ! nous, nous sommes enrichis,nous pouvons aller et venir a notre guise .C’est certes simplifié a l’extrême ,mais c’est a peu près cela.Vous nous faites ch... avec le bio ,tout comme le commerce équitable ,c’est surtout un nouveau mode de revenu pour certain,mais est-ce si avantageux pour les acteurs de ce jeu pervers ? Vous me direz que c’est mieux que de crever la dalle.Il faudrait faire faire ,quelques stages de vie a nos grandes commères du net.J’ai des tomates aussi qui m’attendent,mais ce n’est qu’un plaisir et heureusement pas une obligation.cestpasgrave ! si j’ai du mal a comprendre.Mais mon instinct me dit qu’il faudrait revoir la copie d’urgence le moyen-âge est de retour en force.Dans l’absolu cela parait-être merveilleux,mais dans la réalité nous allons dans un monde a deux vitesses qui sera entre moyen-age pour certain et science fiction pour les autres. Alors ! légende des produits bio pas cher ? Non ils devraient être moins cher ,là est l’astuce et l’arnaque.Pognon quand tu me tiens.Pour la santé et la valeur des choses« hum ! » j’ai comme un doute.Quel sera le prochain grand mouvement mise à jour en An 2000-BIo/énergie- et ??? qu’est-ce qu’ils vont nous pondre ??

          * exception pour les voyages.Car cela ne risque pas de déraper,les gens visite le monde ,les lieux ,mais n’échangent rien avec les autres populations,hormis les vendeurs de folklore et de quincaillerie touristique et avec cela pas de risque de voir les choses clairement honnêtement


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 11:24

            @hervepasgrave
            eh non ! pas d’accord.

            il est bien évident que le bio soit fatalement plus cher...entre 20% et 30%...suivant les enquêtes.
            et quand bien même, en fin de compte, comme j’ai essayé de l’expliciter, il est finalement moins cher, il faut comprendre les raisons de ce faible pourcentage.
            le mode de production demande plus de main d’oeuvre, désherbage à la main, rotation des cultures, laisser reposer un terrain, parfois légère perte de production due aux prédateurs résistants...
            s’y ajoutent le coût des contrôles, relativement élevé, et puis aussi le manque de compétitivité par rapport a l’agriculture industrielle... et j’en oublie surement.
            il n’y a pas d’arnaque, contrairement à ce que vous croyez...
            mais une fois de plus, la donnée essentielle étant : les produits sains ne sont payés qu’une fois.

          • mmbbb 18 juillet 11:45

            @olivier cabanel il y a bio et bio il y a le bio abordable et le bio cher Mon cher Cabanel je sais encore regarder les prix La ou le BIO est cher viande poisson et volaille Le prix du fromage BIO est superieur au fromage de qualité usuel Quant au marche l année dernier sur le quai St Antoine à Lyon 5 € le kg de tomates , j ai passe quelques jours a Chamonix un joli marche , une femme vendait son pain BIO , le prix depassait un peu les bornes Idem du prix du miel et des jus de fruit labelellise BIO il me semble que ces prix ne permettraient pas a une famille de prolo de se nourrir Nous faire accroire que le BIO peut nourrir la population oui celle qui a un certain pouvoir d achat . Remettons en ordre les choses


          • hervepasgrave hervepasgrave 18 juillet 12:45

            @olivier cabanel
             A défaut de sortir de chez soi ou de centre de documentation.Vous vendez ce que vous ne connaissez absolument pas ! Cela fait belle lurette qu’en dehors de nos contrées la culture sans désherbage est de mise.Ce qu’il faudrait peut-être dire aussi c’est que la très grande ,voir la majorité des terres et des productions sont dans les mêmes mains.Hier ils vendaient avec pesticides aujourd’hui ils vendraient sans.La différence est-elle culturelle,sanitaire,culturale ou simplement rentable ????Car dans cette histoire le silence est absolu sur les possesseurs de nos produits.Ils passent de salops à ange bienfaisant avec la gloire,pas encore la médaille ,mais quelques brouzoufz ?. Le bio fatalement plus cher je rigole.Et en plus ils vendent partout les méthodes de cultures naturelles sans déranger le sol ,les insectes ..... Ah cestpasgrave,je vais croire qu’il n’y a pas que les imbéciles qui soient béni !


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 15:53

            @mmbbb
            non, il n’y a pas deux bio différents.

            s’ils remplissent les conditions fixées par la charte, ils sont bio, point final.
            ensuite que les producteurs pratiquent des marges différentes, c’est leur problème.
            mais la question est-elle là ?
            celle que j’ai tenté de soulever étant : voulez vous manger sain, ou prendre le risque de tomber malade en mangeant des cochonneries ?...
             smiley

          • phil 168 18 juillet 16:08

            @olivier cabanel

            La réponse est : peut on manger bio vu les prix avec par exemple le RSA ?


          • pemile pemile 18 juillet 16:50

            @phil 168 « La réponse est : peut on manger bio vu les prix avec par exemple le RSA ? »

            La question est peut on trouver des produits bio au même prix ou moins cher que des merdes industrielles, à la campagne, la réponse est OUI smiley


          • mmbbb 18 juillet 17:12

            @olivier cabanel je parle prix , le poulet BIO est aussi cher sinon plus que le Poulet de Bresse . Le Poulet de Bresse par nature fut « BIO » avant l heure Un décret définit exactement les conditions d elevage ( de lannee 1964 me semble t il ) Ce poulet de race rustique ne peut être qu éleve en plein air . Quant a la viande le prix du BIO est superieur au Label Rouge . Idem pour le poison notamment la dorade BIO par exemple La question posee etant celle ci Tout le monde peut il acheter du poulet BIO de la viande BIO ? Exemple d ecole : famille de classe moyenne avec deux enfants dont l un a l adolescence En sachant qu a l adolescence l appétence est grande . Caluclez moi le budget nourriture BIO de cette famille Il ne sont pas Vegan quoique que les produits Vegan sont aussi chers Comme dirait la Royal Sego qui a plombe les comptes de sa région les ecolos vous manquez de « concrétitude »
            Par ailleurs le BIO peut aussi faire mourir exemple des germes de soja https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/la-bacterie-e-coli-vient-bel-et-bien-d-une-ferme-bio-allemande_1001697.html


          • phil 168 18 juillet 17:27

            @mmbbb

            Cabanel est un gros bourgeois donc pour lui, c’est pas cher.


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 juillet 19:24

            @mmbbb
            il est facile de trouver des poulets élevés en liberté, dans de petites exploitation, à des prix tout à fait raisonnable, et là, rien à voir avec les poulets bas prix des grandes surfaces...

            quand a la bactérie que vous citez, ça été démenti par la suite, j’avais d’ailleurs fais un article en son temps sur cette histoire montée en épingle par les industriels de la malbouffe.

          • cassini 18 juillet 21:31

            @olivier cabanel


            Il est facile de trouver des poulets élevés en liberté, dans de petites exploitations, à des prix tout à fait raisonnables

            Oui, Olivier, oui... mais si j’ai peu de compassion pour la volaille de batterie couchée sur le dos, plumée, décapitée, les pattes tranchées, la vue d’un poulet bio dans les mêmes conditions... non, ça n’est pas possible ! Je ne suis pas végétarien, mais je ne peux pas tuer un poulet bio ! 


          • nono le simplet nono le simplet 19 juillet 04:50

            @olivier cabanel

            des poulets élevés en liberté, dans de petites exploitation, à des prix tout à fait raisonnable
            j’achète des poulets élevés en liberté à un copain, nourris au blé et à tout ce qu’ils trouvent dans leur grand espace ... 3.00 € le kg, non plumés, ou 4.50 € le kg, plumés vidés ... des gros bébés de 3-4 kg de 120 j au lieu des 28 j des poulets de batterie ... la chair est ferme, et si on prend le poulet cuit par une cuisse elle ne se détache pas toute seule lol

          • phil 168 19 juillet 08:18

            @pemile

            Et non à la campagne personne sauf toi et un ou deux mythos prétend que le bio est au même prix que la bouffe pas cher. Sauf si c’est un ami à toi qui te fait un prix.


          • phil 168 19 juillet 08:21

            @nono le simplet

            On va comparer avec le poulet PAC pour pauvres, genre 2€ le kg maxi ................
            Il faudrait aussi apprendre à cuisiner car la cuisse de poulet se détache toute seule bien cuite avec tous les poulets.


          • olivier cabanel olivier cabanel 19 juillet 08:59

            @hervepasgrave
            faudra m’envoyer une photo d’un agriculteur descendant de son énorme tracteur, lequel se préparait à labourer ses 200 hectares, pour finalement se décider à arracher les « mauvaises » herbes à la main.

             smiley

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