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Accueil du site > Actualités > Santé > La NATURE regorge d’ANTIBIOTIQUES trop peu chers : l’INDUSTRIE (...)

La NATURE regorge d’ANTIBIOTIQUES trop peu chers : l’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE les IGNORE !

La résistance des bactéries pathogènes aux différents antibiotiques, amplifiée par la surconsommation humaine et par le détournement massif de ses prescriptions dans les élevages industriels, devient un grave problème de santé publique avec, en conséquence, le développement des maladies nosocomiales souvent léthales ou imposant parfois des amputations de membres ! La NATURE, depuis l'apparition des premières bactéries, a développé des "moyens" de régulation de la multiplication sans limite des bactéries, des "prédateurs" de bactéries, indépendamment de leurs dangerosité pour l'homme, pour la faune et la flore planétaires. Un certain nombre de ces moyens "naturels" non brevetables sont connus depuis un siècle, d'autres demandent à être révélés. Devant la "RÉSISTANCE" des industries de santé nous devons développer et mettre en place des thérapies de substitution, fondées sur la PHAGOTHÉRAPIE.

Les bactéries et les microorganismes règnent en maître sur le monde du vivant depuis plus de 3 milliards d'années. Les premiers anaérobies sont à l'origine de la transformation du COplanétaire en oxygène et en calcaire (carbonate de calcium). Les bactéries aérobies ont évolué en une grande multitude d'espèces monocellulaires (probablement des millions d'espèces dont la majorité reste à découvrir) et d'espèces pluricellulaires, de plus en plus complexes et nombreuses, évoluant vers les plantes et animaux supérieurs, dont l'homme. Toutefois, les bactéries monocellulaires et autres organismes associés ont gardé des fonctions de régulation et d'assistance aux nouveaux organismes, même aux plus évolués !

De plus, les bactéries dans un milieu nutritif favorable se multiplient de façon exponentielle : un dédoublement par mitose ou parthénogenèse, toutes les 20 minutes pour les plus dynamiques, à 1 ou 2 fois par heure pour la majorité des cas, jusqu'à des périodes beaucoup plus longues en cas de restriction des éléments nutitifs.

- pour une période de dédoublement de 20 minutes c'est un facteur multiplicatif de 8 chaque heure, soit 824 en 24 heures (soit plus de 1500 milliards de milliards).

- pour une période de dédoublement de une heure c'est un facteur multiplicatif de 224 en 24 heures soit plus de un milliard !

À ces rytmes, même pour le plus lent, la planète, les plantes et les animaux seraient très vite envahis et submergés par les bactéries en croissance. Or il n'en est rien car la nature pour équilibrer les développements de la vie a "créé" des virus destructeurs de bactéries, les bactériophages : ils sont beaucoup plus petits que les bactéries - ils n'ont été détectés visuellement qu'avec les microscopes électroniques beaucoup plus performants que les microscopes optiques classiques- et leurs nombres seraient environ 10 fois supérieurs à ceux des bactéries, du moins dans les organismes supérieurs objets d'études.

Si les premières vaccinations contre la variole (au XVIIIième siècle) et la rage (Pasteur au XIXième siècle), maladies virales, ont été obtenues sans la caractérisation des virus infectieux, les virus n'ont été isolés en 1917 indépendamment par l'écossais FrederickTwort et le franco-canadien Félix d'Hérelle (à l'Institut Pasteur) sans toutefois pouvoir les visualiser au microscope optique. La découverte essentielle de Félix d'Hérelle c'est de constater que des "bactériophages" invisibles tuaient des bactéries infectieuses, chaque bactérie ayant son virus bactériophage (ou phage) spécifique ! Sans le savoir ce savant biologiste avait découvert des "antibiotiques" existant dans la nature. Tout comme les antibiotiques utilisés de nos jours, ces bactériophages ne tuaient que des bactéries, et malheureusement pas les virus infectieux ! Très vite les bactériophages ont été utilisés pour soigner et guérir des soldats blessés développant des infections bactériologiques, et pour certains de leur éviter des amputations. La paix revenue, des études se diversifièrent, avec succès sur d'autres maladies dues aux bactéries (otites, choléra (aux Indes)...) et des préparations "médicamenteuses" étaient proposées par la pharmacopée. La découverte des antibiotiques, avec la synthétisation chimique des principes actifs, a fait sombrer dans l'oubli ces antibiotiques que nous offre la nature !

 

Le retour de la NATURE

Deux découvertes indépendantes vont permettre, avec un siècle de retard, à la phagothérapie de délivrer tout son potentiel :

- la première découverte, suite à l'utilisation massive de la pénicilline, est l'apparition systématique d'une résistance des bactéries aux antibiotiques (du fait de légères mutations génétiques) : c'est le grave phénomène de "l'antibiorésistance"  ! Avec, en outre, la transmission de cettte antibiorésistance dans les établissements hospitaliers et aussi sur le personnel des élevages "gavés aux antibiotiques" et même -probablement- pour les consommateurs de viandes de ces élevages !

- la seconde découverte, c'est celle du microbiote, avec son virobiote associé  : l'homme (et les animaux et plantes) vivent en symbiose avec une flore microbienne commensale énorme ! L'homme dans son système digestif, sur sa peau et ses muqueuses (bouche, vagin,..) est dépendant d'un très grand nombre de bactéries (environ 10 fois plus nombreuses que les cellules de son corps !), dont la masse cumulée dépasse le kilogramme : c'est le microbiote ou microbiome considéré comme un organe à part entière. Lorsque un patient "avale" des antibiotiques pour soigner une infection (pas toujours liée au tube digestif), alors un très grand nombre de bactéries de son microbiote est détruit avec des effets secondaires sur le fonctionnement du tibe digestif et sur l'assimilation des différents nutriments. La regénération par des "probiotiques" du commerce, contenant quelques espèces de bactéries (par milliards) est symbolique car le microbiote contient un socle d'environ deux cents espèces de bactéries (avec une répartition inconnue) pour un potentiel -tous individus humains confondus- de plus de 1000 espèces.

Depuis quelques années les publications concernant des particularités et fonctions du microbiote fleurissent par milliers chaque année. Quelques études ont sondé plus avant la composition fine du microbiote : la découverte complémentaire essentielle est la présence conjointe de virus bactériophages dans le microbiote, dont l'ensemble est appelé le virobiote ou virobiome, avec un nombre d'individus environ dix fois plus nombreux que celui des bactéries, pour un poids très léger (un virus c'est au moins 10 fois plus petit qu'une bactérie, donc au moins 1000 fois plus léger qu'une bactérie !

 

Ainsi, comme dans la nature, là où il y a des accumulations de bactéries bien vivantes et capables de se multiplier en grand nombre, il y a une accumulation associée de virus bactériophages, afin d'équilibrer la population bactérience. En outre, ce virobiote attaque un grand nombre de bactéries pathogènes ou indésirables suite à leur absorption par voie orale ; le nombre et la variété de bactéries que nous pouvons attraper dans la vie courante par contact des mains avec des objets, de la terre, des boues, des fruits et des légumes est considérable, en les portant de la main à la bouche. Lors d'un séjour dans un pays étranger, il arrive que l'on attrape la "tourista" infection bactérienne gastro-entérique, avec des coliques qui disparaissent après 2 ou 3 jours, le temps que l'organisme infecté se charge de quelques virus bactériophages répandus naturellement dans le pays, sur les objets et les produits alimentaires, et les duplique par milliards dans son tube digestif.

 

Dans la nature les bactériophages, jusque-là invisibles et ignorés, font un travail remarquable de désinfection de bactéries pathogènes : par exemple dans les cours d'eau et dans les mares et/ou lagunages d'épuration.

- dans les lagunages de traitement des eaux usées, des bactéries aérobies et anaérobies décomposent les matières organiques. Les germes fécaux (bactéries pathogènes ou non) sont éliminés et détruits : l'explication -non justifiée- incrimine la responsabilité de l'aération par le vent et l'action des rayonnements UV (quel que soit le temps (couvert, froid, sec, humide...)) alors que ce sont les bactériophages naturellement présents qui se chargent de cette élimination !

- dans les fleuves et cours d'eau recevant des pollutions organiques et bactériologiques, les bactéries fécales sont progressivement éliminées et au bout de quelques de km l'eau est quasiment épurée. Un cas typique -étudié par Félix d'Hérelle- est la grande pollution systématique des eaux sacrées du Gange par le "vibrio cholerae" responsable du choléra. Dans des villes saintes comme Bénarès, la concentration de bactéries infectieuses est énorme près des rives et diminue vers le milieu du fleuve, là où les pélerins ne vont pas (trop profond), et diminue aussi progresivement vers l'aval. L'analyse et la filration des eaux contaminées a révélé la présence massive de bactériophages anti-cholérique : après filtration à la bougie de porcelaine de Chamberland (N°5), le liquide devenait une préparation "médicinale" anti-choléra. Et même pour les pélerins, rapporter de l'eau du Gange chargée de bactéries et de virus pour traiter à domicile des familiers atteints du choléra permet souvent une guérison, les phages détruisant déjà les bactéries dans le récipient.

 

Sélection et sources de phages (bactériophages)

Pour Félix d'Hérelle et les autres scientifiques à la recherche de nouveaux phages pour traiter les nouvelles bactéries pathogènes, la sélection se faisait à partir de différentes eaux polluées par diverses bactéries : quelques gouttes étant déposées sur une culture biologique (à la boite de Pétri) de la bactérie concernée : là où il y avait une destruction de la croissance des bactéries, il y avait des phages intéressants. Ensuite, suite à une série d'isolements de la zone considérée, de filtrations et de dilutions on obtient une purification/sélection des phages associés à la bactérie de base. C'est cette méthode historique "iconique" et rarement utilisée de nos jours qui est constamment mise en avant dans les présentations médiatiques. Depuis les premières séparations de Félix d'Hérelle, à l'Institut Pasteur, s'est constituées des banques de phages (comme à l'Université Laval au Québec, à l'Institut Eliva de Tbilissi (Géorgie), à l'Institut Pasteur...) au point que certaines préparations de cocktails de phages (pour obtenir un spectre plus large d'intervention) sont même en vente dans des pharmacies à Saint-Petersbourg, à Moscou, et dans quelques pays de l'Est, en particulier à l'Institut de Wroclaw en Pologne. Ce dernier pays, malgré la réglementation de l'UE sur les médicaments, a conservé son droit de produire et d'utiliser des phages après l'entrée de la Pologne dans l'UE en 2004, et a même en 2005 près de l'Institut, ouvert une clinique de traitement pour les étrangers ! Des industriels et des instituts ont quelques activités dans les phages, aux USA, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Israël, en Inde, au Canada, en plus des pays de l'Est. En france, c'est le grand blocage malgré l'association GEEPhage et Pherecydes-Pharma.

En France, en dehors de l'Institut Pasteur qui avait mis en sommeil ses études sur les phages, pour les réactiver, il existe des unités de traitement des maladies infectieuses qui poursuivent en toute discrétion l'isolement et l'utilisation de phages, tels les Docteurs Dublanchet et Patey à l'hôpital de Villeneuve Saint-Georges. La récente et médiatique intervention bactériophagique dans un hôpital de Lyon, est loin d'être une première, sauf pour porter au grand jour les grandes possibilités de la bactériophagie !

 

La classification administrative, en France, de la bactériophagie

Dès la découverte des phages et devant le sucès des applications sur les blessés de guerre, la phagothérpie s'est développée avec l'aval des pouvoirs publics... jusqu'à la découverte et la diffusion des antibiotiques produits par les industries pharmaceutiques. La bactériophagie relevait d'un traitement naturel, avec des règles de préparation/sélection, comme il peut y en avoir sur d'autres préparations (magistrales et/ou hospitalières) réalisées selon les prescriptions d'un médecin ; c'était plutôt comparable aux tisanes et décoctions. En outre, compte tenu du facteur de multiplication naturelle des phages dans l'organisme traité, la prescription d'une posologie n'avait que peu de sens et d'utilité. Enfin, pendant les deux décennies de prescription en France et près d'un siècle en Géorgie, les phages utilisés après une filtration "absolue" éliminant les bactéries selon le mode opératoire recommandé, ne sont pas des pathogènes !

En comparaison l'utilisation des plantes médicinales "douces", l'alcool pour la désinfection et les pansements, les produits de désinfection des locaux, appareillages, accessoires, des mains et de la peau, ne sont pas soumis aux réglements administratifs contraignants pour l'obtention de l'AMM pour les médicaments. Cependant les Agences Nationales et Européennes de Santé et des Médicaments, considèrent à TORT que les phages sont des médicaments : selon le code de la Santé Publique, (en France on entend par "médicament" "toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales," ...) et doivent suivre le même cursus afin d'être autorisés : c'est une très grave erreur car l'assimilation à un médicament de l'industrie pharmaceutique est un non sens. A contrario, la FDA américaine autorise l'utilisation de certains phages pour la désinfection préventive antibactérienne, comme pour la listéria sur les fromages. En France, cependant, l'utilisation de bactéries naturelles est autorisée dans les industries alimentaires pour les fermentations (yaourt, fromages, bières et vins, vinaigres...) et dans la parapharmacie avec les "probiotiques" composés de souches bactériennes ayant "théoriquement un role préventif supposé mais surtout pas un role curatif" !!! En fait les probiotiques sont "prescrits en dehors de la médecine" pour contribuer à la regénération des bactéries du microbiote détruites par l'administration d'antibiotiques par voie orale : les Agences de Santé et du Médicament sont trop peu informées sur les rôles essentels des bactéries du microbiote, d'où leur oubli sur les probiotiques, oubli bien utilisé par officines commerciales.

Pour contourner l'interdiction de fait, les quelques praticiens préférant la bactériophagie à l'amputation ou au décès inévitable du patient, se retranchent sur les utilisations compassionnelles autorisées par la convention d'Helsinki, éditées dans le cas de médicaments n'ayant pas encore subi toutes les longues épreuves avant l'obtention de l'AMM !

La Déclaration d'Helsinki de l'Association Médicale Mondiale traitant des principes éthiques applicables aux recherches médicales sur des sujets humains, selon le paragraphe 32 du chapitre C intitulé "Principes applicables à la recherche médicale conduite au cours d'un traitement" stipule : "Lorsqu'au cours d'un traitement, les méthodes établies de prévention, de diagnostic ou de thérapeutique, s'avèrent inexistantes ou insuffisamment efficaces, le médecin, avec le consentemment éclairé du patient, doit pouvoir recourir à des méthodes non éprouvées ou nouvelles, s'il juge que celles-ci offrent un espoir de sauver la vie, de rétablir la santé ou de soulager les souffrances du malade. Ces mesures doivent, dans la mesure du possible, faire l'objet d'une recherche destinée à évaluer leur sécurité et leur efficacité. Toute nouvellle information sera consignée et, le cas échéant, publiée. Les autres recommandations appopriées énoncées dans la présente déclaration s'appliquent."

La phagothérapie répond aux critères de la Déclaration d'Helsinki, et ce, depuis près d'un siècle ! Son exclusion des traitements autorisés en France, réside dans la volonté protectrice des industries pharmaceutiques affirmée par le classement, de fait, en médicaments, de la préparation hospitalière des bactériophages. Alors que tout laboratoire de biologie dans un hôpital généraliste est capable d'analyser les bactéries pathogènes et de sélectionner puis cultiver les phages capables d'éliminer les bactéries pathogènes considérées ! Les équipements nécessaires sont limités à des boites de Petri, à une armoire climatisée vers 37°C, à des bougies calibrées de filtration, et au stockage d'une dizaine d'espèces de phages les plus répandus. Nota : les CHU et CHR devraient disposer d'un plus grand nombre d'espèces de phages, afin de répondre à des affections bactériologiques peu répandues. En complément de petits labos privés devraient produire des phages pour la déésinfection des locaux et équipements dans les établissements hospitaliers et dans les bâtiments d'élevages agricoles.

En attendant une généralisation des autotisations de procéder aux traitements par phagothérapie, chaque année des dizaines de milliers de malades subissent des amputations et/ou décèdent de maladies infectieuses résistantes aux antibiotiques : les Autorités administratives des Agences ne peuvent plus prétendre l'ignorance ni leur incapacité à prendre des mesures de sauvetage et de précaution : elles sont coupables en se retranchant dans l'ignorance et l'irresponsabilité !!

 

Que faire devant cette obstruction administrative mortifère ?

La mise en accusation devant les tribunaux pour mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger n'est pas du domaine courant en France et en Europe contrairement aux USA. Cependnt un procès typique comme pour le sang contaminé au vu des milliers de morts chaque année en France, et même la simple menace étayée d'un tel procès devraient faire rapidement évoluer les consciences des administrateurs "défenseurs-complices des industries pharmaceutiques" !

Dans cette attente, chaque blessé avec des infections pathogènes dans les plaies et dans les articulations, infections résistantes aux antibiotiques, doit -par écrit- exiger des équipes médicales soignantes la mise en oeuvre d'une phagothérapie adaptée ! De même pour les infections nosocomiales attrapées dans un établissement hospitalier, le patient ou sa famille doivent exiger cette requête.

Pour se faire conseiller dans les démarches il faut se mettre en rapport avec l'Association GEEPhage / Phages-Espoirs, et avec le Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve Saint-Georges, au sein du service des maladies infectieuses et tropicales (CH Lucie et Raumond Aubrac) dirigé par le Docteur Olivier PATEY. Une prise en charge par ce CH est parfois possible.


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25 réactions à cet article    


  • JL JL 12 décembre 2019 11:43

    Très intéressant, mais que vient faire Pasteur ici où ça parle d’antibiotiques et non pas de vaccins ?


    • hugo BOTOPO 13 décembre 2019 16:44

      @JL
      Pasteur a mis au point des vaccins sans pouvoir voire les virus incriminés comme pour la rage, virus isolés en masse mais invisibles individuellement.
      Félix d’Hérelle a lui aussi isolé en masse par culture les microorganismes invisibles capables de tuer les bactéries pathogènes de maladies graves, microorganismes qu’il a appelé bactériophages puis phages.
      Par contre Pasteur a travaillé sur les virus pour les atténuer alors que d’Hérelle sélectionne et utilise les virus bactériophagiques sans les modifier.


    • foufouille foufouille 13 décembre 2019 16:57

      @hugo BOTOPO

      non ce qui est sélectionné ce sont les phages survivants qui ont bouffé les bactéries et les bactéries résistantes.


    • njama njama 12 décembre 2019 12:26

      Il est possible qu’un antibiotique ne marche pas dans tous les cas prescrits simplement parce qu’il ne convient pas « au terrain pathologique », mais la médecine préférera parler d’antibiorésistance des bactéries, plutôt que d’admettre qu’elle s’est trompée, qu’elle a mal évalué le remède.

      La médecine n’est pas une science, c’est un art.


      • doctorix doctorix 13 décembre 2019 10:16

        @njama
        Les bactéries multi résistantes sont clairement identifiées, et testées en boite de Petri avec de nombreux antibiotiques qui ne fonctionnent pas.
        Il y a bien un problème (et pas de diagnostic), que les bactériophages pourraient résoudre si on mettait le paquet dans cette direction.
        Je suis content d’apprendre qu’on peut se traiter en France sans aller en Russie (où se trouvent les meilleurs spécialistes, comme indiqué dans l’article).
        Mais il devrait y avoir de plus nombreux centres en France. On devrait même pouvoir « traiter » les hopitaux infectés, afin de prévenir les nombreuses infections nosocomiales qui sont la plaie des hôpitaux et une grande cause de mortalité hospitalière.


      • hugo BOTOPO 13 décembre 2019 16:52

        @njama
        La médecine est capable de bien évaluer la source microbienne pathogène, mais après avoir testé les antibiotiques existants, elle demande à l’industrie pharmaceutique de découvrir de nouveaux antibiotiques adaptés à la destruction de la souche microbienne pathogène.
        Alors elle se contente de parler d’antibiorésistance développée par les bactéries pathogènes, et par ignorance ou par idéologie elle n’envisage pas la phagothérapie complément utile et parfois indispensable à l’antibiothérapie.
        Tout comme pour les artistes la médecine dépend aussi des facteurs humains irrationnels !


      • foufouille foufouille 13 décembre 2019 16:59

        @hugo BOTOPO

        ton machin n’est pas utilisable sauf en externe pour certains cas.


      • hugo BOTOPO 15 décembre 2019 15:15

        @foufouille
        Mon, « machin » est utilisable en externe et en interne, dans beaucoup de cas !
        Tu n’es pas obligé de l’utiliser : ce n’est pas une prescription obligatoire ni recommandée par les gardiens du temple de la pharmacopée mercantile !


      • foufouille foufouille 15 décembre 2019 16:34

        @hugo BOTOPO

        Non ce n’est pas le cas même à Cuba, pays communiste.

        Bigpharma n’existe pas non plus. Si un jour les phages sont utilisés massivement, il existera aussi une résistance aux phages.


      • foufouille foufouille 12 décembre 2019 13:08

        Encore un article tout magique et merveilleux.

        Cuba est un pays communiste donc pas de bigpharma imaginaire car la science est la même.


        • Ronny Ronny 12 décembre 2019 13:33

          @auteur

          Vous redécouvrez l’eau chaude...

          La phagothérapie existe depuis des lustres. Elle a eu le vent en poupe dans les années 30 puis avant guerre, avant que l’on ne découvre et utilise lse antibiotiques.

          Elle est toujours utilisée dans certains cas mais pose pas mal de problèmes, pour en lister que quelque uns. 

          1. il faut des phages qui entrainent la lyse des bactéries pour que cela fonctionne. De très nombreux phages ne sont pas lytiques mais en font que l’intégrer au génome de la bactérie où ils se reproduisent comme des « passagers clandestins » 
          2. alors que la lyse marche très bien in vitro, les résultats obtenus en clinique sont beaucoup moins constants et reproductibles, variabilité des conditions sans doute.
          3. par conséquent, quand vous avez un problème urgent à traite cad lorsque la vie du patient est en jeu, vous préférerez sans doute un (ou en fait plusieurs) antibiotiques qui en général marchent à coup sur.

          Ce ne sont pas du fait des labos mais du fait des incertitude de la phagothérapie que ce type de traitement n’est pas 100% développé.

          Là où je suis d’accord avec vous, c’est sur la nécessité de mieux comprendre les interactions entre le microbiote, le virobiote et l’hote. On sais maintenant de façon sure, en tous cas sur des modèles animaux, que de nombreuses maladies chroniques sont liées a une structure du microbiote particulière. On peux dans certains cas induire des maladies (type diabète ou obésité) avec un microbiote particulier. On pense même que des désordre psy pourrait être lié avec une composition microbiotique particulière.


          • hugo BOTOPO 13 décembre 2019 17:22

            @Ronny
            vous redécouvrez l’eau chaude
            Déjà dans les années 20, sans attendre les années 30, la phagothérapie existait et nous (vous et moi) n’étions pas capables de nous en rendre compte personnellement : pas encore né ou pas encore suffisamment instruits !

            OK les phages lytiques dits virulents détruisent leur bactérie hôte en s’y multipliant, ils constituent environ 90% des cas ; et, dans 10% des cas, les phages lysogènes ou lysogéniques dits tempérés s’y logent, s’y lovent, en attente d’un facteur déclencheur.
            Dans la tuberculose dont la bactérie pathogène se loge dans les cellules, les phages ordinaires ne peuvent franchir la paroi de la cellule infectée : il faut des subterfuges, un cheval de Troie, pour pénétrer la cellule puis la détruire.

            quand la vie du patient est en jeu
            Les maladies nosocomiales aboutissent chaque année en France à plus de 4000 décès directs (cause unique) et plus de 9000 décès avec une cause secondaire, malgré l’administration d’une panoplie d’antibiotiques. La phagothérapie reste l’ultime thérapie que vous (apparemment) et une majorité de médecins refusent !

            Ces 9000 cas annuels ne sont qu’une minorité par rapport à la grande masse de traitements efficaces « à coup sûr ». Si vous devez être dans ce cas, je vous souhaite de bénéficier de « l’eau chaude » de la phagothérapie ;



          • foufouille foufouille 12 décembre 2019 15:51

            https://www.santenatureinnovation.com/cancer-le-remede-oublie/

            tout magique et merveilleux, interdit par les communistes payés par bigpharma.


            • doctorix doctorix 13 décembre 2019 09:26

              @foufouille
              Merci foufouille, vous devenez intéressant.
              Les streptocoques entrainent de fortes fièvres, et il est possible que l’effet thermique soit concerné.
              https://sennewald.de/f/quatrieme-pilier.pdf
              Ainsi, l’abus chronique d’antipyrétiques pourrait empêcher l’organisme de se défendre avec ses moyens.
              De plus, on sait que les virus se multiplient de 200 à 500 fois plus vite à 37 qu’à 39°C.
              Donc si des virus sont concernés dans un cancer, le paracétamol leur rend à tous deux un grand service. Ce serait donc une sorte de poison civilisationnel.
              Mais on n’est pas près de voir ça sur les notices...


            • foufouille foufouille 13 décembre 2019 09:38

              @doctorix

              c’était ironique vu que mon lien est un ramassis de conneries.


            • doctorix doctorix 13 décembre 2019 09:50

              @foufouille
              Mais non foufouille, comme Mr Jourdain faisait de la prose sans le savoir, il vous échappe parfois des vérités que vous prenez pour des conneries.
              Pour préciser ma pensée, je pense que lorsqu’un organisme élève sa température, on devrait lui accorder les bénéfice du doute, et estimer qu’il a de bonnes raisons pour le faire.
              On devrait se contenter de maitriser la fièvre, mais pas de la faire disparaître.
              Une bonne médecine devrait s’interdire d’intervenir dans ce processus, sauf débordements excessifs, chez le bébé, par exemple, qui n’est pas encore régulé thermiquement.
              Mais nous, médecins, adorons montrer notre puissance, qui cache souvent beaucoup d’ignorance.


            • njama njama 13 décembre 2019 13:21

              bonjour doctorix
              Donc si des virus sont concernés dans un cancer, ...

              La proposition n’est pas absurde, c’est même tout à fait la théorie du Dr Rike Geerd Hamer, bactéries, virus, champignons, contribuent à réduire la prolifération cellulaire des tissus, le type de microbe intervenant dans la 2ème phase est déterminé par l’origine embryologique de l’organe touché. (La Nouvelle Médecine Germanique, pages 32 et suivantes ... Quatrième Loi Le système ontogénétique des microbes)


            • njama njama 13 décembre 2019 16:32

              @doctorix
              L’hyperthermie induite à haute fréquence peut augmenter significativement les taux de survie de patients atteints d’un cancer . Dans des études cliniques de phase III associant l‘hyperthermie à la radiothérapie, la thermothérapie a permis d’augmenter les résultats à 2 ans du contrôle tumoral local de 12 % à 37 % chez des patients atteints d’un sarcome à haut risque, et de 28 % à 46 % chez ceux atteints d’un mélanome ; les taux de rémission complète de 38 % à 60 % pour les récidives de cancer du sein ; les taux de survie à 2 ans de 15 % à 31 % pour les glioblastomes, et la rémission complète de 57 % à 83 % dans le cancer du col de l’utérus avancé, par rapport à des patients traités par radiothérapie ou chimiothérapie seule.

              Voilà que par un p’tit coup de chaud la vaccination anti-HPV est rendue parfaitement inutile en terme de santé publique... 


            • Abou Darbrakam Abou Darbrakam 12 décembre 2019 19:53

              les virus et le krods sont des vecteurs d’informations,ça passe ou sa casse,l’on ne peut faire de statistik la plûmard du temps ça passe sent kon le suce.C’est tout plein la guerre dans les boyos et partout.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 décembre 2019 02:38

                On cherche a cacher le problème : une médecine qui exploite au lieu de guérir . On y parviendra....jusqu’à ce que ça ne passe plus.

                https://nouvellesociete.wordpress.com/2016/10/10/dans-les-griffes-de-la-medecine-loup-garou/

                PJCA


                • doctorix doctorix 13 décembre 2019 10:00

                  @Pierre JC Allard

                  « ...alors que le revenu des médecins, à 6,8% par année est le plus important facteur d’augmentation. »

                  Même avec ce taux de croissance, il nous sera difficile de rattraper le niveau d’honoraires européens, qui est le double du nôtre.
                  « La consultation est à 23 euros alors qu’elle coûte 47 euros en moyenne dans l’OCDE [Organisation pour la coopération et le développement économique, NDLR]  », affirmait en 2015 le Dr Stéphane Landais, Secrétaire général de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), cité par « Le Figaro ».
                  Mais pour le reste, votre article contient beaucoup de vérités.


                • covadonga*722 covadonga*722 13 décembre 2019 08:31

                  yep suis sur que big pharma comporte son lot d’enfoirés économique 

                  mais moi et d’autre testons en réel vos arguties et ya pas photo hein je sais compter sur mes doigts ceux qui écoutent big pharma sont majoritairement encore la ! ceux qui ne l’écoutent pas et choisissent d’autres voies sont majoritairement partis vous m’excuserez d’etre bêtement trivial hein la j’y retourne voir big pharma , j’ai bon espoir de revenir vous contredire ..............

                  au passage dans cette dictature économique décrite par les boulets jaunes l’ ex ouvrier qui vous cause a accès aux soins gratos ..................


                  • Garibaldi2 13 décembre 2019 10:11

                    @covadonga*722

                    Sûr que si demain ils font un infarctus, plutôt que le Samu ils préféreront qu’on appelle un chamane pour s’occuper de leur cas !


                  • TSS 13 décembre 2019 18:57

                    quand j’etais gamin notre medecin disait :« une bonne fievre soigne mieux que des medicaments. »

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hugo BOTOPO


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