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La PHAGOTHERAPIE élargit son domaine d’action de la GREFFE FECALE à la LUTTE contre les VIRUS !

La phagothérapie, vieille de plus d'un siècle, retrouve enfin ses origines dans la greffe fécale, thérapie redécouverte par des chercheurs praticiens ignorant les découvertes historiques. Par contre, des avant-gardistes s'aventurent à l'extension de cette bactériophagie à la lutte contre les coronavirus avec des premiers succès prometteurs ! Toutefois les diverses avancées thérapeutiques -dans ces domaines- se heutent toujours aux murs érigés et fortifiés par les Big-Pharma et par les Autorités de Santé, Européennes et Françaises : les quelques petites fissures de "respiration" sont pleinement sous contrôle !

Découverte des bactériophages et de la "greffe fécale"

La découverte officielle des phages remonte à 1915/1917 quand Félix d'Hérelle à l'Institut Pasteur prouve expérimentalement que des "animacules" invisibles aux microscopes de l'époque s'attaquent à des bactéries pathogènes (shygella de la dysentrie) et que l'on retrouve en masse ces "animacules" dits "bactériophages" dans les selles du malade en voie de guérison et qu'ainsi l'on peut extraire après filtration à la bougie de porcelaine (ne laissant pas passer les bactéries) des selles diluées dans un bouillon. Pour prouver le bien fondé de sa "thèse" il va boire une partie de son filtrat devant son professeur, lequel accepte, au vu du bon état de santé de son élève le lendemain, qu'il procède à l'administration orale du filtrat à des enfants atteints de dysentrie, lesquels guérissent très rapidement, avec des améliorations dès le lendemain de l'administration !

Poursuivant ses essais il constate que les meilleurs résultats sont obtenus avec des selles d'enfants en phase terminale de guérison. Félix d'Hérelle a ainsi jeté les bases de la phagothérapie classique, mais aussi de la "greffe fécale" avec administration orale du filtrat, et surtout des antibiotiques "naturels" ! Il va rapidement étendre sa découverte au traitement d'autres maladies d'origine bactérienne.

Le phénomène de la destruction de bactéries par des "animacules invisibles" avait déjà été mis en avant par des biologistes :

- en 1896, Ernest Hankin avait remarqué que les eaux du Gange et de la Jemma (fleuves sacrés en Inde) fortement contaminés par le vibrio cholerae, bactérie du choléra, après filtration à la bougie de porcelaine délivrant un liquide clair, permettaient de guérir du choléra par administration orale ! Sans formuler une théorie explicative de cette action.

- en1897, Félix d'Hérelle, constate que sur des cultures de bactéries dans des boites de Petri apparaissent des "trous blancs" caractéristiques de la disparition de bactéries, sans pousser plus avant ses réflexions sur l'origine des destructions de bactéries.

- dés 1915, Félix d'Hérelle travaille sur la dysentrie, constate les premiers résultats de guérison mais ne formule vraiment sa théorie qu'en 1917, en même temps qu'il étend ses recherches à d'autres bactéries pathogènes, dont celles qui infectaient les plaies des soldats blessés, leur évitant au mieux une amputation et au pire la mort !

NOTA  : les virus bactériophages dits phages n'ont été vus au microscope électronique qu'en 1940 par Ernest Ruska.

 

Extensions de la phagothérapie et sa régression

En 1917/18 pendant la guerre, puis un peu après, le traitement des infections dues à des bactéries pathogènes bat son plein, avec succès.

Puis la thérapie s'ouvre à d'autres domaines ( staphyloccoques : infection des oreilles), (choléra des poules), principalement à des maladies graves telles que la peste (Félix d'Hérelle en Egypte en 1925, bacille de Yersin) ou le choléra (en Inde en 1926 à Bénarès). Pour ces traitements l'origine des phages s'étend aux milieux tels que les eaux d'égouts, les sols, tout ce qui peut être pollué par les excréments des malades.

Nota : A l'époque, le fait que des premiers malades, en voie de guérison, partielle ou totale, ou de rémission, puissent évacuer dans leurs selles ou fèces, des animacules, des virus phagiques en dehors de tout traitement à base de bactériophages, ne fait pas l'objet d'interrogations scientifiques !

L'Institut Pasteur et l'Université Laval (au Québec où Félix d'Hérelle, franco-canadien, a aussi mené des études) puis l'Institut Eliéva (à Tbilissi) fondé en 1933 par un collaborateur de FdH à Pasteur, ont été très proléfiques dans la découverte de nouveaux phages pour lutter contre beaucoup d'infections. mais progressivement l'Institut Pasteur, malgré sa très grande "phagothèque" a abandonné son entretien et le développement de la phagothérapie devant l'efficacité et la simplicité de production des antibiotiques des Big-Pharma et devant leurs pressions ! L'abandon de Pasteur est concommitant de la montée en puissance de "l'antibiorésistance",  qui apparait de plus en plus rapidement à chaque découverte d'un nouvel antibiotique ! Du fait de la durée de vie en pleine efficacité de tout nouvel antibiotique et des coûts énormes pour son développement, alors les Big-Pharma se sont tournés vers des activités plus lucratives ! Et tant pis si les maladies à bactéries multirésistantes (aux antibiotiques existants) et les maladies nosocomiales (contractées en milieu hospitalier) sont à l'origine de milliers de morts/an en France (et partout dans le monde) : 5000 en nosocomiales et 13000 en antibiorésistances ! Sans compter les nombreuses amputations pour "couper court" à la propagation d'infections bactériennes intraitables par les antibiotiques ! Dans le monde le nombre de morts par infections nosocomiales sélèverait à près de 1.2 millions/an, plus que pour le paludisme et le VIH réunis ! Et le nombre de malades à soigner, parfois en réanimation, est considérable et mobilise de fortes capacités hospitalières très coûteuses !

 

La phagothérapie aujourd'hui

Elle se maintient faiblement par des voies détournées : achat de phages en Russie et Géorgie, pas de publicités scientifiques sur l'efficacité des traitements, ATUn (nominative) possible au cas par cas sur dossier médical, quand, en bout de course, tout a été essayé (avec des dégradations continues de l'état de santé !) délivrées par les Autorités de Santé, et avec référence à la Convention d'Helsinki ! Et il y a des détournements (par quelques médecins) souvent justifiés car les phages ne sont pas des médicaments et leur application est souveent externe (tel les pansements, le mercurochrome, l'alcool etc...) pour soigner des plaies infectées. De nombreuses amputations ont pu être évitées ainsi que des décès ! Les produits pharmaceutiques à usage externe ne sont pas soumis aux protocoles longset contraignants pour l'obtention de l'AMM.

L'utilisation de phages dans les élevages pour traiter les litières (en prophylaxie) et soigner le bétail est efficace ; de plus la viande et les produits laitiers ne sont plus des vecteurs de l'antibiorésistance vers les humains. Il existe même sur le marché des produits tel le Listex contre la listéria (produit américain ne nécessitant pas d'AMM), pour traiter des produits consommables (fromages) ou des équipements de production. Mais en France, les ministères de la santé et de l'agriculture ne font rien pour développer cette filière : alors les antibiotiques, souvent en fraude, sont encore largement utilisés dans les élevages, et sont une cause de la diffusion de l'antibiorésistance !

Les retombées de la découverte du microbiote sur la phagothérapie

Depuis le début de ce siècle, la découverte du microbiote humain (il y aurait dans le tube digestif, sur la peau et les muqueuses plus de bactéries qu'il y a de cellules humaines, pour le microbiome intestinal les évaluations sont de 39000 milliards de bactéries pour 30000 milliards de cellules humaines, réparies entre 200 à 250 espèces différentes de bactéries), soit une masse totale supérieure à un kilo ! C'est un organe à lui tout seul au vu des nombreuses fonctions qu'il assure, (fonctions en nombre croissant) : et ses extensions ne sont pas encore prises en compte :

- tout le système respiratoire, supérieur et pulmonaire, est tapissé de muqueuses donc aussi de bactéries en très grand nombre ! Ce domaine d'études est vierge.

- le microbiote bactérien renferme le virobiome, constitué de virus en nombre 5 à 10 fois supérieur à celui des bactéries. Comme dans la nature, les virus pour se développer ou survivre, s'attaquent aux bactéries, les chercheure "reporters de guerre" ont un immense champ d'action à découvrir, à explorer. A noter que un millilitre d'eau de mer propre renferme 50 millions de virus de différentes espèces ! En revenant au microbiome, les bactéries étant de 10 à100 fois plus grandes (en dimension) soit mille (à un million) fois en volume ou masse, que les virus, alors le virobiome intestinal, même avec 10 fois (à vérifier) plus d'individus, ne constituerait au maximum que un centième de la masse des bactéries, pour le rapport de dimensions de 1 à 10, soit tout au plus 10 grammes sur un kilo ; et pour le rapport de 1 à 100 fois , la masse se réduirait alors à 10 milligrammes !

- Le virobiome joue un role important dans les équilibres internes du microbiote, rôle de régulateur et de lutte contre les mauvaises bactéies, pathogènes. Par exemple, lors d'une tourista bactérienne, les virus/phages des bactéries concernées détruisent en un à deux jours les envahisseurs, et ces virus se développent en nombre pour éliminer un nouvel intrus sur le champ. Le virobiome total (tube digestif, système respiratoire, peau) n'est qu'à peine étudié, à ce jour !

 

Le greffe fécale moderne et l'implication de la phagothérapie

A partir de 2010 la notion de greffe fécale fait son apparition dans le langage médical comme traitement expérimental de la maladie de Crohn (colon irritable) due à la bactérie clostridium difficile, survenant chez des individus dont le microbiote intestinal est dégradé ; Le procédé retenu consiste à prélever les selles d'un donneur sain -avec de nombreux critères de sélection- les diluer, séparer les fibres et leurs déchets, filtrer sommairement afin de conserver la totalité du microbiome intestinal (en composition), puis d'adminisrter par voie rectale le produit obtenu. Parfois la voie orale avec intubation est retenue ! Les résultats obtenus sont remarquables et dépassent les taux normaux d'essais dits de phase III pour des médicaments. Par exemple sur 19 patients traités, 18 sont guéris après une injection dans un à deux jours : après le premier jour les douleurs sont fortement réduites. Le dernier cas a nécessité une seconde injection, avec succès. La durée d'efficacité sans retour des douleurs varie de 6 mois à 4 ans !

L'interprétation "provisoire" et pas encore vérifiée consiste à dire que le microbiome du patient manquait de bonnes bactéries pour repousser le clostridium difficile. Certains chercheurs évoquent des bactéries spécifiques qui secréteraient des enzymes tueuses. L'interprétation logique consiste à mettre en avant le rôle régulateur des virus du virobiome intestinal  : exactement comme dans le cas de la dysentrie où les premiers malades autoguéris le sont grâce à leurs phages antidysentries, puis par l'administration de phages issus des selles (par filtration) par une "greffe fécale" avec un siècle d'avance !

Dans le cas présent, on ne peut taxer les chercheurs en sciences médicales d'ignorance à la fois sur le microbiote, sur l'action des virus envers les bactéries et sur la phagothérapie !! Donc c'est volontairement qu'ils n'ont pas suivi le protocole utilisé par Félix d'Hérelle à Pasteur, à savoir :

- isoler la bactérie incriminée, ici le clostridiumm difficile,

- cultiver cettte bactérie dans des boites de Petri, puis diluer dans un bouillon de gélose

- diluer les fèces d'un porteur sain, les filtrer grossièrement contre les fibres et déchets,

- puis les filtrer à la bougie de porcelaine arrêtant toutes les bactéries et laissant passer les virus du virobiome,

- mettre une partie de la culture de clostridium dans le filtrat : les virus/phages spécifiques pénètrent les bactéries clostridium et se multiplient, enrichissant le bouillon en phages spécifiques,

- prélever 10% de ce bouillon enrichi et le diluer à nouveau, puis filtrer à la bougie et l'ensemencer avec de la culture de clostridium initiale : les phages du bouillon enrichi attaquent les bactéries et s'y multiplient,

- renouveler l'opération de sélection, de dilution, de séparation et d'attaque des phages cultivés au minimum 4 fois, soit 5 fois au total. en terminant par une dernière filtration

     Les phages indésirables ou non actifs sur le clostridium difficile sont ainsi dilués dans un rapport de 10-5  alors que les bons phages, dans le dernier filtrat, sont multipliés dans un rapport beaucoup plus grand que 105 : une bactérie "inséminée" par un phage peut produire de 50 jusqu'à 200 phages nouveaux !

     Ensuite, il ne reste plus qu'à faire une injection par voie rectale (une injection par voie orale reste possible) pour finalement obtenir une "quasi greffe fécale" de virus phagiques spécifiques du clostridium difficile !

     Mais en procédant ainsi, on pratique de la phagothérapie et on tombe dans les fourches caudines des diverses Autorités de Santé et des Big-Pharma, alors que dans le simple procédé de "greffe fécale" utilisé par les chercheurs biologistes, l'intervention est assimilée à un don d'organe, comme une greffe du foie où une partie de l'organe du donneur est gréfféee sur le receveur, ici une partie du microbiote prélevée dans les selles du donneur est gréffé dans le colon du receveur. Et dans les greffes, pas d'essais en double aveugle, pas de phase III et seulement des précautions de non infection par des pathogènes. Cependant les deux procédés sont identiques : "greffer ou administrer " par voie rectale, les virus phagiques issus d'un microbiote (microbiome) sain, détruisant la bactérie clostridiium difficile !!! Seulement les contraintes administratives sont différentes, heureusemeent pour les patients ! 

    En France, 13000 nouveaux cas de maladie de Crohn chaque année s'ajoutent aux 250 00 cas, "mal soignés" avec des antibiotiques et victimes de douleurs abdominales avec crampes et diarrhées fréquentes. La greffe fécale avec ses protocoles de sélection des donneurs devrait être avantageusement remplacée par une "greffe de phages", mais il faut le vouloir !

 

Comment développer la phagothèrapie en dehors des contraintes administratives injustifiables ?

Les ATUn (Autorisation Temporaire d'Utilisation nominative) sont à la fois trop contraignantes et surtout la justification de l'échec des autres thérapies inadaptées affaiblit considérablement le malade au point de réduire ses chances de guérison par la phagothérapie : c'est voulu, en toute connaissance de cause et en absence de toute responsabilité devant les patients et leur famille en cas de décès ou d'invalidité ! Donc certains patients avertis se tournent vers des voies détournées comme l'achat de bactériophages en Géorgie ou en Russie, livrés par Internet, avec la complicité de vrais médecins !

La culture des bactéries pathogènes et l'obtention de phages spécifiques à chaque bactérie n'est pas -encore- interdites ! C'est du niveu d'un simple laboratoire d'analyses biologiques.

De nombreuses applications de bactériophages sont par voie externe, comme des pansements à base de désinfectants ("mercurochrome" ou ses remplaçants, alcool, eau oxygénée, éther) non soumis aux contraintes de l'AMM. Ces applications peuvent être sur la peau, sur des plaies ouvertes, sur des instruments, des objets ou des surfaces (sols, parois, litières pour animaux en élevage...) et aussi sur des aliments (listex anti-listéria admis pour nettoyer des matériels ou des produits de consommation comme les fromages !). La seule contrainte c'est de prouver que les phages ne sont pas toxiques pour les humains et les animaux  : Félix-d'Hérelle en a fait la preuve pour le phage de la dysentrie, les pélerins du Gange se baignant dans des eaux polluées (par le choléra) et chargées en phages le prouvent chaque jour, et de plus la grande majorité des phages humains sont présents dans le virobiome et ne présentent aucune toxicité. La seule réserve serait dans le cas d'injection de phages par voie intraveineuse dans le corps humain. Toutefois les virus/phages du virobiome du tube digestif et des voies respiratoires, poumons inclus, peuvent dans certains cas, pénétrer par les muqueuses de liaison dans le système sanguin : on retrouve bien des virus tels le coronavirus-19 dans les urines, alors il en va peut-être de même pour les virus du virobiome. Pour ces derniers il n'y a pas de pathologies induites par le transfert par voie sanguine ! Toutefois, pour certaines maladies, des virus extérieurs au virobiome humain, à caractère pathogène marqué, peuvent se retrouver dans le système sanguin, dans les urines et dans les différents organes : mais ni le virobiome normal, ni la phagothérapie ne sauraient être incriminés !

Lorsque des infections graves dues à des bactéries résistantes aux antibiotiques, peuvent nécessiter à terme une amputation, il faut agir vite : ces infections sont initialement des infections "ouvertes" extérieures et l'action de bactériophages à ce stade, comme désinfectant extérieur serait la bienvenue - encore faut-il que les soignants et les médecins soient informés au lieu d'être écartés de cette thérapie ! Alors faut-il maintenir l'ATUn pour injecter par une seringue les phages spécifiques à l'infection dans la zone infectée avec des dossiers à n'en plus finir et des pertes de temps préjudiciables à la santé du patient ?

 

Des virus/phages contre les virus ?

Dans la Nature, depuis des centaines de millions d'années, les virus sont des prédateurs des bactéries (et aussi d'autres cellules). On ne connait pas vraiment les prédateurs et les phénomènes de destruction des virus, en dehors du système immunitaire avec ses lymphocytes (en particulier les T4 principalement et les T8 en auxiliaires). Les vaccins marquent avec des anticorps induits les virus pathogènes pour un meilleur signalement aux lymphocytes tueurs. Il serait intéressant de disposer de "phages" tueurs de virus ou pour le moins inhibiteurs de virus, car les vaccinations à répétition contre le CoV-2, démontrent que la génération d'anticorps spécifiques, et donc de l'immunité naturelle, ne dure qu'un temps limité (quelques mois) car elle est développée par un organisme souvent affaibli !

Des chercheurs des universités Leibniz et Humboldt de Berlin, sont partis du fait que les anticorps dérivés du vaccin de la Covid-19 (produits par le receveur "activé") se fixent sur les "spikes" protubérances clés de fixation et d'entrée sur les cellules de l'épithélium respiratoire de liaison avec les vaisseaux sanguins. Comme il existe de nombreuses espèces de virus aux formes externes variées, ils ont cherché un virus qu pourrait s'accrocher aux spikes du coronavirus et l'empêcher ainsi de se fixer sur les cellules épithéliales respiratoires. Ils ont réussi une première en fixant sur le coronavirus de la grippe aviaire le parasite "Q-beta" (en fait assimilable à un virus) de la bactérie Escherichia Coli : c'est un premier pas remarquable !!! Ensuite les lymphocytes auront tout leur temps pour phagocyter les "couples infernaux". Mais il faut attendre la poursuite des recherches et les futures applications au coronavirus CoV-2 et aux virus des grippes humaines. D'une certaine façon le virus antivirus à développer serait un substitut aux anticorps produits par le receveur, par l'infecté, mais il pourrait être administré en grandes quantités indépendantes du système immunitaire du receveur : ce serait une grande découverte !

 

Programmes d'actions spécifiques à mettre en oeuvre, ou à imposer ! 

Le biologiste Louis Pasteur, puis son Institut Pasteur, ont été de grands découvreurs dans la microbiologie, dans les vaccins. Puis, depuis la percée des antibiotiques vers les années 1990, l'Institut Pasteur a renier son héritage et s'est même associé avec SANOFI pour quelques activités, ce qui, en bonne intelligence, restreignait l'Institut dans ses activités historiques non porteuses de brevets, et à supprimer sa phagothèque !

Le développement de l'antibiorésistance et la créativité réduite pour de nouveaux antibiotiques, imposent de reconsidérer avantageusement la phagothérapie. Les découvertes en cours sur les possibilités du microbiote et virobiome, exigent un retour aux études biologiques de base. De plus, dans le domaine privilégié de l'Institut, celui des vaccins, l'absence cruelle de résultats (vaccins classiques ou à ARN) incite les chercheurs et leurs directeurs à la modestie et au retour à leurs spécialités historiques : sinon à quoi servent-ils ?

L'Institut Pasteur doit reconstituer et développer sa phagothèque, et sa bactériethèque associée : c'est à partir des souches bactériennes pathogènes purifiées que l'on peut cultiver les bactériophages associés afin de les mettre à la disposition des établissements hospitaliers, pour guérir de maladies, pour éliminer les maladies nosocomiales et leurs pathogènes, pour supprimer les antibiotiques dans les élevages et dans l'industrie agro-alimentaire.

Les 14 centres régionaux de l'Institut Pasteur, à la réception d'échantillons de bactéries pathogènes, doivent être en mesure de fournir des phages qu'ils ont déjà cultivés, car les principales bactéries pathogènes à l'origine de plus de 95% des infections bactériennes sont limitées à une dizaine d'espèces, ce qui limite la capacité de stockage des différents phages.

Enfin il serait temps, devant l'hécatombe des maladies nosocomiales, devant les amputations évitables, devant certaines maladies comme celle de Crohn,.... que les Autorités de Santé Nationale, les Hauts Conseils Scientifiques et autres cages dorées, se préoccupent sinèrement et efficacemetn de la santé des Français et qu'ils se mettent à jour des nouvelles thérapies efficaces !!!


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9 réactions à cet article    


  • cevennevive cevennevive 20 mai 09:59

    Bonjour hugo, et mille mercis pour cet article !

    En ce moment, l’immense propagation de l’escherichia coli, et la résistance très répandue aux antibiotiques pourraient provoquer l’urgence de ces investigations !


    • Dr Destouches Dr Destouches 20 mai 10:06

      Le bactériophages ne sont pas des virus,mais des microspores apparaissant lors de la mort des bactéries

      Elles sont vivantes ,contrairement aux virus et  se transforment en bactéries en milieu favorable

      Les virus n’existent pas ,il n’ont jamais été isolés

      cf stéfan lanka


      • Garibaldi2 20 mai 14:45

        @Dr Destouches

        De même que les virus, Stefan Lanka n’existe pas !


      • cevennevive cevennevive 20 mai 15:00

        @Garibaldi2, bonjour,
        Que voulez-vous dire ? Je ne comprends pas.
        C’est sans doute du second degré car Stefan Lanka est résolument anti vaccins ! 


      • hugo BOTOPO 20 mai 15:33

        @Dr Destouches
        « c’est après un voyage au bout de la nuit » que vous avez eu votre révélation !


      • kikadikoi 20 mai 17:50

        @Dr Destouches

        c’est quoi ça ? https://images.cnrs.fr/photo/20040001_0278


        @hugo BOTOPO

        Article qui recontextualise un fait scientifique largement oublié qui gagnerait à être connu (et utilisé).

        Par contre pour une lecture plus facile et plus juste scientifiquement, un nom d’espèce s’écrit en italique avec une majuscule pour le genre. ex : Clostridium difficile.


        • Garibaldi2 21 mai 00:54

          @kikadikoi

          Ne perdez pas votre temps à essayer de convaincre Destouches de la réalité de l’existence des virus, il fait dans le négationnisme scientifique !


        • SilentArrow 21 mai 13:19

          @Hugo BOTOPO

          Merci pour cet article instructif.

          Mais « greffe fécale », quel euphémisme !

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