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Accueil du site > Actualités > Santé > La remise en question : Le travail sur soi

La remise en question : Le travail sur soi

L'expression "remettre", prise dans le sens de "mettre de nouveau" en question une personne, de faire naître un questionnement ou des incertitudes à son sujet, laisse penser qu'elle a déjà été mise en question une première fois. Mais il me semble en réalité, que "remettre" est ici empoyé dans le sens de : "renouveau" ou de "révolution". On pourrait ainsi dire à quelqu'un : "Rends nouvelle, renouvelle, révolutionne, fais donc évoluer, ta manière de voir les choses à ton sujet". "Re" comme "Revoir", "Refaire", "Recommencer". Ce préfixe donne un certain poids au verbe d'action "mettre". Il s'agirait ici d'annuler la certitude d'une première analyse (ou mise en question), de la Revoir entièrement. Il y aurait une mauvaise lecture à corriger, dupés que nous aurions été par notre subjectivité. Mais la subjectivité est bien le caractère de ce qui appartient au sujet, à l'individu seul, et c'est justement là que se trouve la difficulté. Demander à un sujet de se déposséder d'une partie de lui-même, voire de se refondre entièrement, c'est lui demander d'accepter une perte de repères totale.

Je dirais grossièrement que pour renaître, il faut d'abord mourir un peu. Il y a donc l'idée d'un renoncement déprimant, à ce que survive cet amour total de soi, qui nous semble si vital. L'ego, notre fondation majeure, la représentation la plus fidèle de la conscience que nous avons de nous-même, se trouve alors en grave danger. Il érige logiquement ses défenses pour survivre et refuser l'anéantissement.

Lors du travail sur soi, la capacité à se remettre en question est, à n'en pas douter, déterminante pour que le sujet trouve une issue favorable aux difficultés qu'il connaît. Cette capacité varie énormément d'un sujet à l'autre. Rares sont les personnes pour lesquelles cet exercice est facile. Dit autrement, on peut donc affirmer que la norme (pour une majorité de sujets) en la matière, est qu'il soit difficile de se remettre en question.

LezAPe - Articles psychologiques sur les comportements de l'enfant
Mais pour quelles raisons la remise en question est-il si difficile ?

Comme nous l'avons dit, la remise en question toutche aux fondements mêmes du moi, ce qui entraîne de facto l'activation de défenses afin de lutter contre une certaine vulnérabilité. L'ego est une machine programmée pour ériger les défenses-réflexes dont nous parlons. Pour prendre une analogie simple, c'est un peu comme si l'on essayait de désactiver artificiellement le système immunitaire de l'organisme humain visant à se défendre contre les agressions extérieures (maladies), en pensant que celui-ci se laisserait docilement faire. Il est certain que cette machine autonome et programmée pour la survie, essaierait par tous les moyens d'empêcher la désactivation de son système antivirus.

En psychologie, le psychisme du sujet lui échappe partiellement. Une forme d'automaticité lui permet, lorsqu'il y a une menace d'anéantissement, de se mettre en mode : "auto-protection". Le sujet conscient peut alors se trouver en lutte contre le sujet inconscient qui a activé son système de défense.

La remise en question : Le chaos !

Voilà pourquoi il ne suffit pas de dire à un sujet ce qui ne va pas chez lui pour que ce dernier soit en mesure de se "remettre en question" et de changer d'attitude. Lui dire ce qui ne va pas de bute en blanc, entraîne quasi-systématiquement un conflit interne et l'activation et/ou le renforcement de ce processus défensif, comme l'a si bien expliqué A. Freud [1] (Ce qui ne signifie pas à mon sens qu'un thérapeute ne doit jamais adopter cette posture en connaissance de cause). Il s'agira en psychanalyse, d'aider le sujet à "prendre conscience de..." Mais alors, que le chemin sera long et chaotique. Le sujet fera un pas en avant, puis trois en arrière, la peur de l'anéantissement de son moi le contraignant à rétropédaler, voire à ne plus venir nous consulter. C'est trop douloureux, trop risqué d'aller fouiller là-dedans. Parmi les défenses, la remise en question du psy sera fréquente. Finalement, avant tout ce remu ménage, on n'allait pas si mal que ça. On n'était certes pas heureux, mais on ne ressentait pas ce poids pénible peser sur sa poitrine. C'est d'ailleurs bien à cela que sert l'inconscient non ? Etre tranquille ?

On peut alors se demander la chose suivante : COMMENT SE FAIT-IL QUE CERTAINS SUJETS PARVIENNENT DAVANTAGE À SE REMETTRE EN QUESTION QUE D'AUTRES ?

https://www.jeanlucrobert.fr

Auteur de : 

Ma vérité sur l'autisme

LezAPe : La face cachée de la psychologie de l'enfant

L'ENFANT : L'instrument du Conflit Parental


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40 réactions à cet article    


  • Excellent article. Lire Michel Cautaerts : je tu« e » il. Ou Mélanie Klein. La voie de l’introspection est barrée si l’individu est fixé au stade schizo-paranoïde. autrement dit : ce n’est pas moi qui ait des problèmes, mais toujours l’autre. Comme pour l’homosexualité. Ce n’est pas moi qui ai raté une étape de ma maturation. C’est l’autre qui est homophobe.. Pourquoi certains restent définitivement bloqué au stade schizo-paranoîde. La raison est simple : il n’arrivent pas à dé-fusionner de la mère. Dit autrement : faire le deuil de la toute puissance de la position schizo-paranoïde : ma mère est parfaite (idéalisation). Mais au contraire, ma mère peut aussi être frustrante et je peux aussi parfois être méchant. Le tout est dans la capacité de la mère à accepter cette ambivalence des sentiment sans l’étouffer. Ce qui ouvre la porte à l’OEDIPE : je peux à la fois détester et aimer mes parents sans pour autant être démoli...


    • alinea alinea 6 octobre 14:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Oui et tu fais quoi pour que ça change ?


    • @alinea Je lis Annick de Souzenelle. L’inconscient collectif décidera de notre destin...Y a qu’à laissez faire... Le mal ne peut éternellement vaincre. Comment ne pas faire le lien entre le Covid et Oedipe (La peste à THEBES)...


    • alinea alinea 6 octobre 14:41

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je n’ai jamais vu ni entendu parler d’un psychotique, d’un psychopathe, d’un psychosé, d’un névrosé guérir.


    • @alinea la névrose, c’est Oedipe... Le question étant : qu’est-ce que guérir ?? S’adapter à une société malade. Un psy estime qu’un névrosé est guéri quand il retrouvé le sens de l’humour, a retrouvé son libre-arbitre (en dehors des critère de la société et développe sa créativité...Etre phobique des serpents en soi, n’est pas très grave... 


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 octobre 15:14

      @alinea
       
       ’’Je n’ai jamais vu ni entendu parler d’un psychotique, d’un psychopathe, d’un psychosé, d’un névrosé guérir.’’
       
      La névrose est une affection plus ou moins handicapante et que l’on peut soigner avec des mots, contrairement à la perversion, la psychopathie et la psychose.
       
      Un névrosé sait qu’il souffre. Les autres font souffrir. Le pervers en jouit, c’est pourquoi il ne s’adressera jamais à un psy.


    • @Francis, agnotologue le névrosé a une riche vie fantasmatique. Je me souviens avoir raconté un de mes rêves à un ami psy. J’avais rêvé de me débarrasser d’un citrouille (Halloween). Sa réponse fut limpide : Tu as a décidé de surmonter tes peurs. La trouille.


    • @Francis, agnotologue l’angoisse du névrosé est la castration (je vais le payer..SURMOI). Celle de l’ETAT-LIMITE : la perte, l’abandon. Le pervers lui colmate ses angoisses en les projetant sur un fétiche qui permet de dénier la différence sexuelle (pour les psys : le pervers voit l’autre comme un objet partiel, je dirais même un objet fécal qu’il peut manipuler). Le psychotique, c’est l’angoisse de morcellement...


    • alinea alinea 6 octobre 15:50

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Tu ne vas pas me la faire mélusine, hein !
      Les psy sont payés, se font payer, par des gus et gusses qui viennent chercher aide pour s’adapter.
      Aucun psy n’a jamais libéré personne pour qu’il devienne lui-même, libre.*Les psys sont des humains comme les autres qui sont asservis comme les autres !
      Ça va,on ne va pas me la faire jusqu’à la fin des temps !


    • les psychologues sont dans l’adaptation (on parle même de thérapie comportementales, ça ou Pavlov : kif, kif). Le psychanalyste dans la libération...si le patient le veut bien. On ne nourrit pas un âne qui n’a pas soif..


    • alinea alinea 6 octobre 15:57

      @Francis, agnotologue
      Où avez -vous vu que le névrosé souffre ? Il maîtrise son monde, n’accepte aucune nouveauté en n’étant curieux de rien, il se protège... alors oui, son corps souffre mais il va voir la médecine officielle et prend des cachets pour ci ou ça !!
      Mais il ne souffre pas de ses problèmes : tout a été mis en place, tout enfant, pour lui épargner la souffrance !
      Après, il n’est pas vivant « ose : mort », alors sûr il n’est pas épanouï, mais il méprise le monde alentour et se sent sûr de lui.


    • @alinea le psychanalyste est supposé vous débarrasser de votre karma. Névrose de destinée qui consiste à répéter toujours le même schéma. Combien de femmes quittent un homme, pour retrouver exactement le même genre d’homme...


    • @alinea Faux. Le névrosé se débat avec sa scène primitive. Celle de ses origines. Raison pour laquelle il développe le don d’épistémophilie... Je veux savoir.. Lisez au moins. Aîe mes aieux...Anne ANCELIN SCHUTZENBERG... 


    • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 6 octobre 19:42

      @Mélusine ou la Robe de Saphir, merci pour votre éclairage. Mélanie Kein est une psychanalyste que j’apprécie aussi.


    • Taverne Taverne 6 octobre 13:46

      René Descartes a posé le principe d’inertie. Selon ce principe rien ne se meut pas soi-même : il faut qu’une force extérieure l’anime. Cela marque la fin de l’animisme. Mais c’est autre chose que je veux expliquer : si les choses ne se meuvent pas d’elles-mêmes, cela vaut aussi en partie pour l’être humain. La plupart du temps, nous sommes « agis », mus par des forces qui décident à notre place. 

      Chacun est « agi » mais en appliquant le précepte « connais-toi toi-même », il peut aussi prendre du temps pour identifier les catégories de pensées qui lui viennent de l’extérieur et non de sa propre conscience. Descartes a fait ce travail et il a listé : l’éducation, les préjugés, les jugements précipités, etc. Il s’est aperçu que, une fois écarté tout ce qui nous meut, il ne reste presque plus rien de la conscience libre si ce n’est la conviction du cogito « je pense, je suis ».

      Spinoza a ajouté plus tard que nous agissons sous l’emprise de forces (instincts, passions…) et que nous justifions après coup rationnellement nos actions par souci de cohérence. On pourrai ajouter : par nécessité de conserver notre équilibre mental.

      Donc voilà, il faut être lucide : nous sommes « agis » par des forces (celle de l’habitude et de l’obéissance ne sont pas les plus négligeables en société).

      Il ne nous reste donc qu’à exiger de nous-même le temps nécessaire pour identifier tout ce qui agit sur nous et nous détermine. Savoir ce qui agit ainsi nous rend plus libre tout comme savoir que nous ignorons est une force. C’est le principe de l’ignorance savante (je sais que j’ignore et cela m’apporte une force, un pouvoir).

      Nous sommes « agis » mais chaque être humain peut agir sur lui-même par le travail réflexif et d’inventaire. Nous y gagnons parce que plus nous entrons dans l’authenticité de notre être et plus nous nous libérons des illusions et des mensonges. Montaigne et Rousseau offrent des exemples utiles à ce titre. Le premier qui a voulu se peindre au naturel sans « feintise ni affectation », le second qui a recherché toute sa vie le retour intérieur à l’état de nature originel pour connaître sa vraie nature hors de toute dénaturation de la société.


      • @Taverne totalement faux. Le pervers-narcissique est incapable d’introspection. Il reste fixé à l’exotérisme. D’où le terme de Gnose : connaissance de soi. ESOTERISME. Ce qui est occulte, comme l’inconscient. Personnel ou collectif...


      • Taverne Taverne 6 octobre 13:59

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Pas « totalement faux ». D’abord le pervers-narcissique n’est pas le type dominant du genre humain. Ensuite, il faut qu’un diagnostic médical soit posé voire même confirmé par un autre expert. En tous cas, ni Montaigne ni Rousseau ne me semblent entrer dans cette catégorie d’individus.


      • @Taverne Macron en est l’exemple parfait..


      • Taverne Taverne 6 octobre 14:05

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Eh bien ! Pour une fois qu’il est parfait en quelque chose…

        Pour en revenir à l’article : la remise en question, c’est simplement la mise en doute à la manière des philosophes. La mise en doute est la base de toute pensée. La rhétorique du début me semble donc superflue et peu convaincante.


      • @Taverne VA VERS TOI. ANNICK DE SOUZENELLE...


      • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 6 octobre 19:47

        @Taverne, merci pour votre éclairage philosophique.


      • alinea alinea 6 octobre 19:49

        @Taverne
        Il nous faut donner sens ; on est agi et si on donne sens on passe à l’acte. On est agi, on passe à l’acte sans avoir donné sens.
        Deux manières de faire !


      • Tous les psys d’attendre la dépression de Macron qui lui permettrait de s’analyser. Mais non,...il tient la route.... grâce au déni...


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 octobre 14:25

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
           
           vous devrez savoir que les pervers ne font jamais de dépressions.


        • @Francis, agnotologue bien sûr. Concernant le face à face Macron-Jupiter (qui ne doute jamais) et très certainement Zemmour. Je dirais Zeus face à THOTH HERMES TRIMEGISTE. Zemmour est du signe de la vierge ascendant vierge (mercure vierge, celui qui doute) et en plus milieu du ciel (culmination en gémeaux : encore mercure, celui des journalistes, le verbe). Le chaud face à la glace...


        • @Francis, agnotologue parce qu’ils sont glacés...


        • alinea alinea 6 octobre 14:42

          @Francis, agnotologue
          Les psychotiques ne sont jamais malades.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 octobre 15:16

          @alinea
           
           ’’Les psychotiques ne sont jamais malades.’’
           
           Je n’en crois rien. Bien au contraire.


        • @alinea, exact... ces pauvre juifs souffreteux que moque tout le temps Alain Soral...


        • @Francis, agnotologue alinéa parle de somatose.. 


        • Et en plus le chemin de vie de Zemmour est le HUIT. « H » comme HERMES.....


        • alinea alinea 6 octobre 15:50

          @Francis, agnotologue
          C’est pourtant vrai.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 6 octobre 18:40

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
           
           ’’alinéa parle de somatose.. ’’
           
          Dans ce cas ...


        • De très nombreux africains sont rosicruciens...


          • Va vers ton toi. ANNICK DE SOUZENELLE. 


            • Xenozoid Xenozoid 6 octobre 16:08

              Une théorie du pourquoi, les êtres humains agissent et interagissent de la même façon dont ils le font aujourd’hui, et comment cela conduit à nos sensations d’aliénation, de désorientation et d’épuisement.
              Cette analyse doit avoir une action efficace d’un certain type nécessaire et immédiate, ou bien, cela n’aboutira à rien.
              Et cette lutte suppose, de la part des participants qui se battent, de voir et de sentir le changement au cours de leur propre vie, comme nous allons le voir . . .

              Quelle que soit la solution, ou révolution, proposée, elle doit être présent-orientée plutôt que tournée vers l’avenir si l’on veut véritablement voir un quelconque changement. Mais aussi, ne plus réagir, mais agir.

              Le passé et le présent sont à la fois plein d’exemples qui indiquent cela. Pour envisager une demande : Christianisme demande à ses disciples de retarder toute satisfaction jusqu’à l’entrée dans l’autre monde, quand ils seront supposés être récompensés pour leur bonne conduite ; ce faisant, il suppose que cette bonne conduite présente doit être régie par des codes et des lois pour être récompensé. Ce genre de pensée reflète un malentendu terrible de la nature du bonheur humain, car le bonheur est à trouver dans l’activité, à des activités qui sont excitantes et satisfaisantes en soi, plutôt que dans l’attente passive des récompenses pour les activités insatisfaisantes et statiques. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup de fervents chrétiens deviennent, des individus malveillants, amers, qui en veulent jalousement à toute activité saine et d’excitation de l’autre - car ils sont persuadés qu’ils ne trouveront le vrai bonheur que dans leur « récompense céleste » dans un comportement qui n’est pas du tout excitant pour eux, et doit donc regarder avec envie ceux qui le font librement alors qu’ils ne peuvent que rêver de le faire dans leurs fantasmes les plus « coupables ». Inversement, il y a beaucoup de chrétiens qui sont heureux en dépit de leur christianisme, parce qu’ils sont capables de prendre du plaisir dans leur vie et les actions de ce bas monde.

              Le Marxisme traditionnel prend l’erreur chrétienne un peu plus loin en demandant à ses adhérents de travailler à une révolution future, ils ne vivront probablement pas assez longtemps pour voir ce qu’il en est, dans la « foi » marxiste, la gratification est retardée au-delà de la portée de l’expérience humaine. Il ne faut pas s’étonner que, aujourd’hui, au-delà d’un peu de romantisme anachronique concernant la « noblesse » du sacrifice de soi, l’offre marxiste sert peu d’incitation aux gens pour se battre sérieusement pour la « révolution communiste. » En revanche, le marché de consommation capitaliste d’aujourd’hui au moins promet gratification rapide sous la forme de biens matériels (et les mythes et les images qui y sont associés) en échange de la main-d’oeuvre généralement insatisfaisante qu’elle exige. Mais, délivre-t-il un vrai plaisir à ses participants ?

              Encore une fois, le bonheur est une expérience active, pas une sensation passive.


              • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 6 octobre 19:49

                @Xenozoid, merci pour votre remarque. Je prends note.


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 6 octobre 18:23

                L’ego et les fixettes du mental ^^


                • Taverne Taverne 7 octobre 09:38

                  «  Ces heures de solitude et de méditation sont les seules de la journée où je sois pleinement moi et à moi sans diversion, sans obstacle, et où je puisse véritablement dire ce que la nature a voulu  ». (Jean Jacques Rousseau . Les Rêveries du promeneur solitaire)

                  Dans la nature sauvage sans téléphone portable et sans aucun risque de croiser une connaissance, les défenses de votre esprit n’ont plus de raison d’être et vous pouvez le laisser libre de vagabonder. C’est alors que vos croyances et vos opinions révèlent leur peu de poids réel, leur peu de consistance.

                  Ou alors, l y a la méthode de Descartes qui consiste à se retirer dans une chambre et à n’en ressortir qu’une fois fait le tri entre le « clair et distinct » et ce qui appartient en propre à l’Etre et tout le reste. Mais bon, le confinement, on a déjà donné, non ?

                  Toutes les méthodes en « re » sont faillibles et contestables ; reconstruction, révolution, renouveau, réappropriation, résilience ! La seule et vraie méthode en « re » est la radicalité. Celle de Rousseau, celle de Descartes ou d’autres personnes ayant choisi la voie de la radicalité pour vivre plus pleinement en soi. La vraie radicalité est là.

                  A propos de la fausse radicalité (comme celle de Mister Eric Z...)

                  La fausse radicalité, c’est, par exemple, n’avoir qu’une seule idée, ne se soumettre jamais au doute et, grâce au confort médiatique, propager votre opinion comme la seule vérité possible. Cà, c’est de la radicalité de type milliardaire anarchiste. Celui qui n’a qu’une seule idée et veut l’imposer comme une certitude est aujourd’hui proclamé par les journalistes comme quelqu’un de radical. Erreur. Ce n’est là qu’une apparence de force car la faiblesse de l’orateur (et faux penseur...) fait qu’il tremble de laisser entrer le doute en lui. Vous avez alors la caricature de ce montre votre article : un individu qui ne fonctionne que sur son système mental de défenses. Réduit à cela, on ne pense plus. 


                  • @Taverne non non et non. L’homme ne naît pas bon et la civilisation le pervertit. Rousseau soit dit en passant à abandonné ces 5 enfants à l’orphelinat.. Quand l’enfant naît il n’a qu’une seule pulsion : sa survie (comme pour l’animal : il n’est ni bon ni mauvais). La suite dépendra de son environnement familial...selon la loi : la responsabilité pénale du jeune commence à 16 ou 18 ans...

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