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Accueil du site > Actualités > Santé > Scandales sanitaires. À qui la faute ?

Scandales sanitaires. À qui la faute ?

L'actualité récente a mis en lumière un certain nombre d'événements qui constituent, à mon sens, autant de scandales sanitaires. Je pense bien entendu aux dernières contaminations alimentaires bactériennes (listériose, salmonellose, infections à Escherichia coli enterotoxiques) mais également à la maltraitance de nos anciens dans certains EHPAD. Il y a des points communs entre ces affaires.

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Ce dernier point a été particulièrement douloureux. Il fait suite à la publication du livre « les fossoyeurs » de Victor Castanet, dans lequel ce dernier rapporte la façon dont sont traités une partie des résidents fragiles des établissements appartenant au groupe ORPEA. Il y décrit les manquements constatés dans les soins d’hygiène, ainsi que les déficiences de la prise en charge médicale de nos anciens. Il décrit également les rationnements dont sont victimes certains de ces résidents, leur repas étant de plus en plus réduits pour améliorer la rentabilité de l'établissement. Après que l'entreprise ait nié l'existence de tels agissements, la situation a semblé suffisamment sérieuse pour qu'enquêtes internes et enquêtes des services de l'Etat soient lancées. Dans ce dernier cas, ce sont même deux procédures qui ont été initiées, l'une, administrative, de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et l'autre, financière, de l'Inspection Générale des Finances (IGF). Les EPHAD incriminés bénéficient, en effet et à divers titres, de soutiens financiers des collectivités et de l'État. Début avril 2022, et après avoir tergiversé en invoquant « le secret des affaires », le gouvernement s'est résolu à rendre le rapport de 500 pages public tout en en masquant certains aspects (1). Ce dernier confirme une nourriture limitée, les grammages étant jugés «  sensiblement et systématiquement insuffisants  ». Le rapport relève également des problèmes dans la transmission des informations et plus particulièrement une gestion opaque des signalements faits par les personnels, objets de filtrages au niveau des directions de l'entreprise. Au plan budgétaire, ce même rapport pointe des documents financiers « insincères  » et des excédents budgétaires dégagés sur les dotations publiques. Ainsi, selon Jade Peychieras, de France-Bleu (2) : « Sur la seule période 2017-2020, Orpea a ainsi dégagé 20 millions d'euros d'excédent sur ces dotations versées. Ces excédents «  ne font l'objet d'aucun suivi comptable précis », si bien qu'une partie pourrait, « le cas échéant », être « distribuée aux actionnaires  ». Sur la même période, l'entreprise a également, de façon irrégulière, imputé plus de 50 millions d'euros de dépenses sur le forfait soins, payé par l'argent public. Plus de la moitié de cette somme concerne la rémunération des auxiliaires de vie « faisant fonction » d'aides-soignantes, alors qu'elles n'ont pas de diplôme pour exercer ce métier ». D'une façon générale, les enquêteurs indiquent que la gestion des établissements donne la priorité à la performance financière plutôt qu’à des critères de qualité. Tout est dit.

Passons maintenant aux récents problèmes sanitaires rapportés au sein de grandes groupes agroalimentaires, les derniers en date étant les contaminations bactériennes relevées dans des produits des entreprises Buitoni (pizzas) et Ferrero (Kinder). Dans le premier cas, ce sont une cinquantaine d'enfants qui ont été touchés, dont deux sont décédés, en lien avec une toxi-infection à Escherichia coli. Une autre cinquantaine de cas sont en cours d'analyse. L'origine de l'infection a pu être tracée au niveau de l'usine de Cambrai, dont la production est à l'arrêt suite un arrêté préfectoral. Une inspection a révélé des manquements sérieux en termes d'hygiène, notamment la présence de rongeurs dans l'usine, d'aliments non nettoyés au sol, ou de moisissures en quantité importante sur les murs. Ceci posé, l'origine de la bactérie est le plus souvent animale, celle-ci étant présente dans le tube digestif des ruminants. La probabilité qu'elle provienne donc - encore une fois - de viandes mal préparées reste donc élevée. Il faudra cependant attendre des études complémentaires pour identifier avec précision la source de la contamination. Dans le cas des chocolats Kinder, l'origine de la contamination a été tracée dans l'usine d'Arlon, en Belgique. La source des Salmonelles est le plus souvent le lait et ses produits dérivés. Il est donc probable que dans le cas de la chocolaterie industrielle, ces mêmes produits soient en cause. Au total ce sont plus de 150 cas de contamination par des salmonelles qui ont été répertoriées, et ce dans plus de neuf pays européens.

Dans ces deux cas de contamination alimentaire, un élément est choquant. Il réside dans l'espace de temps qui s'est écoulé entre les premiers signalements et l'arrêt de production. Ainsi, selon l'ONG Foodwatch, la première détection de salmonellose a été rapportée fin décembre 2021 au Royaume-Uni (3). Il faudra attendre le 23 mars, pour que les autorités sanitaires de Grande-Bretagne, enquêtant sur une épidémie, préviennent l'entreprise et pointe du doigt l'usine belge. Ce délai, en lui-même, ne me surprend pas, parce qu'une étude épidémiologique destinée à identifier une source de contamination est généralement longue. Ce qui me surprend, en revanche, c'est qu'aucun des tests d'autosurveillance que doit réaliser l'industriel n'ait mis en évidence la présence de salmonelles dans les lignes de production. Je ne suis pas loin de penser qu'il s'agit au mieux d'un manquement de rigueur dans les procédures de suivi qualité internes à l'entreprise, et au pire d'une possible dissimulation. En accord avec cette observation, le 28 mars, Ferrero, pourtant prévenu du risque sanitaire, continuait d'écouler les produits Kinder dans toute l'Europe. Cette distribution des produits contaminés se poursuivra jusqu'au 4 avril (3,4), date à laquelle l'entreprise lance sa première procédure de rappel. Nous sommes pratiquement deux semaines après l'alerte britannique, et, curieusement, à une période où se vendent en grande quantité les chocolats en prévision des fêtes de Pâques. Cet avis est également celui de Foodatch qui écrit « plus les informations arrivent, plus la désinformation organisée par la multinationale Ferrero pour préserver ses affaires saute aux yeux ».

Bien qu'apparemment non liées, ces deux affaires du domaine de l'alimentation et celle concernant le scandale des EHPAD ORPEA présentent pourtant au moins deux traits communsLe premier est qu'elles ont été rendues possible, au moins partiellement, par des déficiences des services de contrôle de l'Etat. Loin de moi l'idée d'incriminer les agents de ces services qui font ce qu'ils peuvent dans des conditions de travail de plus en plus dégradées, et confrontés à des réductions d'effectifs de plus en plus criantes. Ainsi, dans les ARS, en 6 ans, de 2014 à 2020, « le nombre d’inspecteurs de l’action sanitaire et sociale est passé de 944 à 688 (-27 %), celui des médecins inspecteurs de 297 à 182 (-40 %), et celui des pharmaciens inspecteurs de 137 à 126 (-8 %). Soit une diminution moyenne de l’ensemble de ces personnels de 28 % [...] » (5). Comment s'étonner dès lors que, sur les 700 EHPAD d'Ile de France, seulement 17 aient été contrôlés en un an (données 2019). Le même constat peut être fait pour les services de la DGCCRF et de l'inspection vétérinaire. Selon Foodwatch, «  en 2022, les rangs de la répression des fraudes (DGCCRF) comptaient 442 agents de moins que dix ans auparavant. Du côté de la Direction générale de l’alimentation en charge de l’inspection vétérinaire (abattoirs, etc.) et aussi phytosanitaire (pesticides), le nombre des inspections sur la sécurité sanitaire des aliments a diminué de 33% entre 2012 et 2019 » (6). Un constat similaire est fait par la CFDT-finance qui observe qu'entre 2010 et 2017, les effectifs du service sont passés de 3800 agents avant la réforme de l’administration territoriale de l’État (RéATE), à 2800 (7). Dans le même temps, l'activité de ces mêmes agents s'est vue davantage contrainte. Une partie des agents travaillent sous l’autorité de la région, l’autre partie est rattachée au préfet de département, ce qui « pose clairement la question de l'indépendance de leur activité  ». Certains agents de la DGCCRF « doivent ainsi obtenir un feu vert préfectoral pour contrôler et sanctionner les entreprises » (7). Ayant eu pendant de nombreuses années le retour d'amis, pour certains assez haut placés dans les services de province de la DGCCRF, je ne peux que confirmer ces dires. Je peux également ajouter, que vu la lourdeur des contrôles, et la pression au rendement exercée par la hiérarchie, il arrivait que les agents de la DGCCRF soient amenés à prévenir les entreprises des dates de leurs visites. Une situation similaire est d'ailleurs décrite pour les contrôles opérés auprès des EHPAD (5).

Le second trait commun que j'évoquais plus haut est que toutes les dérives observées, in fine, proviennent de considérations économiques et financières. L'État pense faire des économies en réduisant le nombre de ses fonctionnaires affectés aux différents services de contrôle, avec les conséquences que l'on voit. Les entreprises de l'agroalimentaire augmentent leurs bénéfices en rognant sur la qualité des produits mis en œuvre et sur la robustesse des procédures, les EHPAD font quasiment la même chose en limitant les dépenses tout en n'oubliant pas de maximiser les recettes. Dans ces deux cas, ce que nous voyons n'est que le revers de la pièce de l'organisation capitaliste de notre société, dont on vante régulièrement l'efficacité. Et contrairement à une idée bien ancrée chez les néolibéraux, toutes les affaires démontrent que lorsque l'État « oublie » (parfois volontairement) de jouer son rôle de contrôle et de régulation, ce n'est pas la main invisible du marché qui le remplace. Bien au contraire.


Références :

1. Jean-Philippe de Saint-Martin et coll. Mission sur la gestion des établissements d’hébergement de personnes âgées dépendantes (EHPAD) du groupe Orpea.
Inspection générale des finances. Inspection générale des affaire sociales. Mars 2022.
Consultable en ligne :
https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/vff040422_2022-m-012-06_rapport_definitif_orpea_publiable.pdf

2. Jade Peychieras. Ehpad : le gouvernement publie un rapport d'enquête accablant pour Orpea. France-Bleu. Avril 2022.
Consultable en ligne :
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/ehpad-le-gouvernement-publie-un-rapport-d-enquete-accablant-pour-orpea-1649169439

3. Anonyme. Scandale Kinder : deux nouvelles révélations de foodwatch. Foodwatch.org. Avril 2022.
Consultable en ligne :
https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2022/scandale-kinder-ferrero-deux-nouvelles-revelations-de-foodwatch

4. Anonyme. Rappels des chocolats Kinder et pizzas Buitoni : les questions qui fâchent. Foodwatch.org. Avril 2022.
Consultable en ligne :
https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2022/rappels-des-chocolats-kinder-et-pizzas-buitoni-les-questions-qui-fachent

5. Luc Peillon. Comment sont contrôlés les EHPAD en France ? Libération. Février 2022.
Consultable en ligne :
https://www.liberation.fr/checknews/comment-son-controles-les-ehpad-en-france-20220205_L4OR46EOO5GIRO6ZVNPZDOTCGU

6. Anonyme. Œufs Kinder, pizzas Buitoni et fromages Lactalis contaminés : le système favorise ces scandales alimentaires pourtant évitables. Foodwatch.org. Avril 2022.
Consultable en ligne :
https://www.foodwatch.org/fr/communiques-de-presse/2022/oeufs-kinder-pizzas-buitoni-et-fromages-lactalis-contamines-le-systeme-favorise-ces-scandales-alimentaires-pourtant-evitables-selon-foodwatch

7. Marie-Nadine Eltchaninoff. DGCCRF : des missions mises à mal. CFDT.fr. Avril 2018.
Consultable en ligne :
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/retraite/orpea-l-etat-a-t-il-suffisamment-controle-les-ehpad_4938159.html


Crédit illustration :

Dessin de T. Soulcié pour Foodwatch

https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2022/rappels-des-chocolats-kinder-et-pizzas-buitoni-les-questions-qui-fachent/


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22 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 14 mai 15:07

    On a un ministre pour éviter cela, non ?

    S’il est incompétent qu’on le vire ......


    • charlyposte charlyposte 17 mai 16:45

      @zygzornifle
      Les ministres sont quasi élus par des lobbies smiley le peuple ne vote pas pour les ministres pseudos oligarques. smiley


    • sylvain sylvain 14 mai 16:57

      Comment s’étonner dès lors que, sur les 700 EHPAD d’Ile de France, seulement 17 aient été contrôlés en un an

      et même comme ça, ça suffit a déterrer de la merde . La compétence des fonctionnaires est de plus en plus insupportable...


      • eddofr eddofr 16 mai 10:46

        @sylvain

        Je suppose que vous vouliez écrire « L’incompétence des fonctionnaires est de plus en plus insupportable... »

        Vous parlez d’incompétence juridique ou professionnelle ?
        Savoir faire ou avoir le pouvoir de faire ?


      • goc goc 14 mai 16:59

        Je vais me répéter ici-même, juste pour rappeler que j’avais déjà signalé les magouilles dans le milieu des EHPAD’s.

        Ma femme a travaillé chez un négociant en vins, et parmi les activités de cette entrepris, il y avait la vente de coffrets cadeaux (livrés à « domicile »).

        Parmi les clients, il y avait quelques EHPAD, et à Noël, l’activité était au maximum.

        Par contre ce qu’il y avait de surprenant c’était la liste des heureux bénéficiaires des coffrets. C’était des élus mais aussi des fonctionnaires de la « santé ». Enfin, charité commençant par soi-même, certains dirigeants d’EHPAD se faisaient livrer des caisses de vin pour leur propres consommation, mais payés sur le dos de l’EHPAD.

        Tout cela se passait déjà dans les années 90, et déjà à cette époque, on savait dans quelles conditions étaient traités les pensionnaires. Heureusement que les inspections étaient annoncé à l’avance.


        • YvesD. 14 mai 18:20

          En réponse à vos commentaires :

           pas nécessaire d’acheter kinder et pizza. C’est vrai, sauf que certains le font, et ce sont dans de nombreux cas des populations fragiles à tous poins de vue. VOir els « émeutes » du Nutella il y a quelque temps. on peut toruver cela triste, décadant, n’empeche qu’il faut protéger ces populations.

           les fonctionnaries ioncompétents. Permettez moi de ne pas etre d’accord. Les gens de la DGCCRF savent très bien ce qu’il conviendrait de faire, mais les gouvernements successifs leur ont rogner les ailes financièrement. Et pas sans arriere pensée. Cela permet de limiter les contrôles, qui pevent s’avérer parfois em...dant pour les industriels. Business as usual.

           idem pour les autorités de contrôles des EHPAD avec les memes objectifs. Ne pas trop déranger les affaires...


          • Albert123 14 mai 19:18

            @YvesD.

            « il faut protéger ces populations »

            Il faut surtout que le peuple soit souverain et puissent élire ses juges, 

            Et les populations doivent apprendre a se défendre en arrêtant de se soumettre a des organes centralisateurs qui ne leur veulent pas que du bien, 

            il faut en finir avec l’état papa, c’est toujours une relation perverse qui en découle, 

            si on sur protège on empêche l’autocorrection et donc on infantilise, tout les scandales que vous abordez ne sont que la conséquence de cette infantilisation des masses par un état omniprésent et pas forcément motivé par de bonnes intentions, 

            j’aie plus confiance dans mes capacités de jugements que dans la bonté de ceux qui incarnent l’état, 

            les 2 dernières années sans doute


          • baliste 14 mai 22:05

            @YvesD.
            « ’il faut protéger ces populations »
            Donc commencer par interdire toute forme de mal bouffe ... Et condamné pénalement les entreprises qui gaspillent .


          • Arogavox Arogavox 14 mai 22:41

            @Albert123

             « on empêche l’autocorrection et donc on infantilise,


            tout les scandales que vous abordez ne sont que la conséquence de cette infantilisation des masses par un état omniprésent

            et pas forcément motivé par de bonnes intentions »

             cette observation devrait être soumise à la sagacité autoproclamée des scientistes (y compris ceux qui s’ignorent, en refusant, de plus, de reconnaître leurs lapsus...)
              N’en déplaise aux faux démocrates qui voudraient « communiquer » pour « laisser place » (ce qui est autre chose qu’un légitime « faire place » !) « à une rationalité scientifique » ...
            leurs ’bonnes intentions’ de fournir des données fiables aux citoyens, de fixer des objectifs clairs et justifiés ... sans s’encombrer de recherches de consensus ni de légitimations démocratiques, ne font que révéler le penchant aristocratique (étymologiquement : pouvoir des meilleurs ) auquel ils se laissent aller.
             Or n’est-ce pas cette faute inhumaine, et même contre nature (néfaste au processus diversifié et auto-correcteur du vivant), de la prétention aristocratique,
            qui conduit le plus sûrement à la perte des capacités d’autocorrection, et à l’infantilisation d’autrui ? Pourquoi ceux qui se voient déjà comme « meilleurs » chercheraient-ils à s’autocorriger ? ... tandis que les infantilisés n’ont rien d’autre à faire qu’à se conformer au toujours-tout-correct que leur servent les « meilleurs » ?

            Le lien entre votre terme de « état omniprésent » et la faute anti-démocratique des « pédagogiseurs » est probablement à cherche du côté d’un processus de légitimation largement utilisé tout en restant fort mal conscientisé dans nos cité « avancées » , et que l’on pourrait nommer légitimation par cooptation « collégiale » ...
              (Question à creuser : si les supposés détenteurs de LA « rationnalité scientifique » pouvaient se passer entre eux de toute technique de recherche de consensus, ne devrions-nous pas nous attendre à ce qu’ils soient tous unanimement d’accord sur chaque « donnée fiable » que produit l’un ou l’autre ?
             Est-ce bien cela que nous pouvons observer aujourd’hui ?
             Et lorsque certains veulent éjecter de leur « élite » tout « charlatan » qui remettrait en question la moindre de leurs « donnée fiable » , pourrions-nous être séduits ? être convaincus ? rester faussement humbles et obéissants ? 
            )


          • Albert123 15 mai 17:14

            @baliste

            « Donc commencer par interdire toute forme de mal bouffe »

            bah non, justement, a moins que le fait d’être infantiliser vous convienne.

            on interdit les choses aux enfants, mais un adulte est sensé être autonome et savoir ce qui est bon ou mauvais pour lui, limiter les excès.


          • baliste 16 mai 09:31

            @Albert123
            Ca fait longtemps que je n’ais plus rencontré un adulte responsable , par contre des gamins mal élevés et perturbés tout le temp .... Moi si je payé ca me ferai chier de payer pour eux : interdire c’est la seul solution et punir toute forme de publicité mensongères (la majorités ) .
            Un adulte ha ha ha ... Dsl c’est une espèce rare .


          • eddofr eddofr 16 mai 10:57

            @Albert123

            Je n’ai aucun doute sur vos capacités de jugement.

            Mais je suis également persuadé que vous ne fabriquez pas vous-même tout ce que vous utilisez ou consommez.
            Et même si vous ne consommez que de l’artisanal, du local, du bio, etc., vous ne serez préservé d’une quelconque contamination que si des règles sanitaires strictes sont respectées.
            Or, en tant que simple citoyen consommateur, vous n’avez aucune autorité, ni pour définir des règles de sécurité alimentaire (si tant est que vous ayez les compétences techniques nécessaire pour définir de telles règles), ni pour en contrôler l’application, ni pour les faire respecter et imposer des sanctions dans le cas contraire.

            Vous avez donc besoin d’une autorité qualifiée et habilitée à faire tout cela.


          • Jean Keim Jean Keim 15 mai 09:10

            Comme dab on s’inquiète, à juste titre, de la qualité sanitaire de produits alimentaires industriels appartenant à la ‘’mal bouffe’’ mais on ne remet pas en cause cette mal bouffe elle même qui pour certains flatte leurs papilles gustatives atrophiées avant d’en faire des terminus addictifs de digestion ; au bout du compte, la sécu, c’est-à-dire la collectivité, les aidera à se soigner avec d’autres substances chimiques aux effets tout autant délétères.

            A croire que l’industrie alimentaire et big pharma marchent main dans la main.


            • Aruna 15 mai 11:37

              @Jean Keim
              Bonjour Jean Keim,

              Effectivement on ne remet pas en cause l’origine de tous nos problèmes.


            • OJBA 15 mai 15:57

              @Jean Keim
              Dit autrement : Ceux qui nous empoisonnent sont les mêmes que ceux qui prétendent nous soigner. Et je dis bien « prétendent ». les médecins filent le plus souvent des traitements « symptomatiques ». Cad que l’on nous aide à supporter la douleur ou l’inconfort, mais le corps doit se débrouiller seul pour évacuer une saloperie.


            • eddofr eddofr 16 mai 11:07

              @Jean Keim

              Sans nier le moins du monde le problème de la mal bouffe, le problème de la contamination peut très bien se présente dans un processus artisanal ou dans une filière « de qualité », même si, effectivement, on peut raisonnablement supposer que ceux qui choisissent de produire un modèle qualitatif auront plus tendance à respecter des règles sanitaires que ceux qui choisissent de produire un modèle économiquement rentable.

              Moi, il y a deux choses qui de semblent inadmissibles :

              1. Le fait qu’on autorise des gens à produire et vendre de la « mal bouffe ». Si c’est trop gras, trop salé, trop sucré, ou juste trop « rien »... ça ne devrait même pas être autorisé.
              2. Le fait qu’on réduise les capacités de contrôle pour « économiser » alors qu’on sait que les « accidents » coûtent toujours finalement beaucoup plus cher que la prévention qui aurait permis de les éviter (plus cher, mais pas « aux mêmes », il est vrai).

            • Eric F Eric F 15 mai 18:39

              D’accord avec l’article et les deux conclusions. Mais une question se pose, était-ce mieux jadis, ou bien est-ce que cela était passé sous silence, parce qu’il y avait moins de normes et moins de contrôles ?


              • eddofr eddofr 16 mai 11:14

                @Eric F

                Comme disait mon Major, il y a longtemps : « Il vaut mieux peu de règles appliquées sans faiblesse, qu’une multitude de règles non appliquées. »

                De nos jours on multiplie les règlementations, à tel point que dans certains domaines, les entreprises doivent employer des personnes rien que pour lire toutes les règlementations et leurs incessantes « misas à jour » et évaluer leur impact sur l’activité de l’entreprise.
                Par contre, on neutralise tout les organismes de contrôle, en réduisant leurs compétences juridiques, en réduisant leur budget, en réduisant leur autorité, en augmentant la « paperasse » pour qu’ils passent plus de temps à remplir des formulaires et mettre en forme des Powerpoint qu’à contrôler, en « dégraissant » les contrôleur et en gonflant la hiérarchie intermédiaire, en rendant les sanctions totalement ridicules, ...


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 16 mai 20:15

                Covid-19 : le ministre algérien de la Santé a refusé de signer le deal de Pfizer qu’ont signé les Occidentaux, car contraire aux intérêts des Algériens

                .

                Le ministre algérien de la Santé Abderrahmane Benbouzid a révélé aujourd’hui les raisons qui ont entraîné le faible taux de vaccination chez les Algériens. Le ministre, qui est par ailleurs Professeur de médecine, a indiqué que les conditions imposées par le laboratoire Pfizer étaient tout bonnement inacceptables :
                .

                « En novembre 2020, nous avons convenu [NDLR : un accord] avec Pfizer, mais il nous a mis dans une situation que nous ne pouvions pas accepter dans la mesure où il nous a demandé d’acheter un certain nombre de vaccins, de payer en avance et d’exonérer totalement Pfizer de toutes poursuites dans le cas où le vaccin aurait des travers. Nous ne l’avons pas accepté, nous ne l’acceptons toujours pas. »

                .
                Cette clause, souvent désignée comme « d’irresponsabilité » correspond à une « clause d’indemnisation » ou « clause de garantie ». Elle a pour effet de « transférer la charge de la réparation de la dette de responsabilité, des assureurs du laboratoire vers les États »
                .
                Voila un ministre algérien responsable face aux irresponsables du gouvernement de E. Macron !!!


                • Macron contrôle tout et décide de tout .....

                  le livre de Frédérique Dumas , à lire ....


                  • https://twitter.com/DIVIZIO1/status/1527703608636100608

                    Nomination de ⁦⁩ l’incarnation du cynisme

                    Bourguignon est celle qui a enfermé les personnes âgées dans les ehpades dans leur chambre , refusant les visites des familles , laissant les personnes âgées mourir seule sans famille.


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