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Accueil du site > Actualités > Santé > Vive l’hôpital public !

Vive l’hôpital public !

Une mère de famille melunaise qui souffre d’un abcès mal placé part en consultation vendredi.

Le médecin traitant lui délivre une ordonnance en lui donnant deux consignes précises :

- Bien prendre les antibiotiques prescrits ;

- Aller à la clinique en cas d’aggravation de son étai.

Comme d’autres patriciens, ce médecin conseille la clinique car il y aurait une chirurgie de qualité.

Comme si à l’Hôpital les chirurgiens n’étaient pas, eux aussi des professionnels compétents !?

Samedi matin la jeune femme a mal et la plaie continue à s’infecter.

Elle part donc à la clinique qui se situe de l’autre côté de la ville en bus.

Elle est refoulée à l’accueil : il n’y a pas de chirurgien « ce » week end…..

Désemparée, elle repart à pied aux urgences de l’hôpital public.

Là elle est examinée, soignée et le médecin lui propose de revenir le lendemain matin à jeun pour y être opérée.

Trop souvent les médecins de l’agglomération melunaise conseillent à leurs patients de se faire opérer à la clinique où pourtant sont pratiqués des dépassements d’honoraires.

En ce qui concerne cette jeune femme le médecin n’ignorait pas que les permanences chirurgicales sont assurées à l’hôpital public de Melun – les associations et militants se sont battus pour défendre ce service public- alors qu’à la clinique il y a très rarement des chirurgiens disponibles en week- end.

Les associations de solidarité, les mouvements d’éducation populaire se mobilisent et ils ont raison, pour l’accès aux soins de qualité pour tous et pour la défense des établissements de santé de proximité.

Il leur faut aussi mener une campagne d’information et de sensibilisation pour expliquer à la population que l’hôpital public est un outil de soins, indispensable.

Quant aux médecins libéraux, il faut qu’ils arrêtent de faire une promotion souvent aveugle des cliniques privées !

Nous ne pouvons que soutenir cet appel et participer aux mobilisations prévues :

« Réunies le 6 septembre, les organisations de Notre Santé en Danger présentes appellent à participer à la mobilisation du 23 septembre initiée par la Convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité.

Usagers-ères, citoyennes, salariées de la santé, du social et du médico-social, nous sommes toutes et tous concernés par le budget d’austérité -25 milliards d’euros d’économies sur la santé et la protection sociale d’ici 2017- qui sera voté à l’automne et par la future loi de santé et ses conséquences.

Cette mobilisation du 23 septembre est une nouvelle étape dans la construction d’un mouvement citoyen défendant les principes de solidarité et le droit à la santé pour toutes et tous.

Les organisations de Notre Santé en Danger appellent à l’élargissement de ce mouvement et à sa poursuite.

Elles soutiendront toute initiative unitaire allant dans ce sens. »

Jean-François Chalot


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11 réactions à cet article    


  • bourrico6 22 septembre 2014 16:08

    T’aurai aussi pu fermer ta gueule, personne ne t’en aurait voulu, bien au contraire.


  • foufouille foufouille 22 septembre 2014 15:51

    il y a des bons et des mauvais.
    le public est surbooké suivant les endroits. et pour certains, on te fera revenir plusieurs fois pour que tu rapporte.
    comme certains généraliste pour lesquels « c’est dans la tête »
    le privé coute très cher, par contre


    • asterix asterix 22 septembre 2014 16:55

      Deux exemples à méditer, ils découlent de la même doctrine.
      A CUBA : la médecine « bien évidemment la meilleur du monde » est entièrement gratuite. Résultat, à La Havane on vous laisse crever sur le trottoir si vous n’avez pas de dollars pour vous la payer et le seul médicament sur le marché, à part le « no hay » c’est l’aspirine quand il y en a. En province, c’est encore pire, une fracture un tant soit peu compliquée se termine systématiquement par l’amputation. Mais, mais, mais dans ce régime dit parfaitement égalitaire, il ya des cliniques de pointe ( entre autres à Sibonay ) réservées aux aparatchiks du régime, à ceux qui bénéficient de mandats familiaux venant de Miami, aux étrangers qui payeront le prix fort pour leur désintoxication à la cocaïne et pour les problèmes occulaires, un héritage de la formation des BONS docteurs en Union Soviétique.
      Ici au LAOS, la médecine, toujours communiste, s’exerce dans des hôpitaux publics à raison d’un dollar la consultation. Le matériel est souvent obsolète, vieillot ou fruit de donations internationales, mais la disponibilité du personnel soignant est exemplaire à défaut d’être toujours efficace et de nombreux médecins étrangers viennent, sous couvert d’ONG ou à titre purement personnel, enseigner leur science aux docteurs locaux qui pourront dès lors progresser. Vous trouverez partout où il y a au moins 500 habitants, une pharmacie assez bien achalandée entre autres en antibiotiques à large spectre pour deux dollars la plaquette, mais faites quand même attention aux dates de préemption, rien n’est parfait. Ceci dit, jamais je n’ai entendu le Laos prétendre qu’il disposait de la meilleure médecine du monde.
      Aïe ! Les locaux qui ont les moyens sont persuadés qu’ils trouveront mieux soit en Thaïlande, soit dans des cliniques privées qui font une pub à tout berzingue et, dans bien des cas, ne leur sont guère supérieures.
      Franchement, ayant fréquenté tant le système médical d’état cubain que celui du Laos, n’en déplaise aux adorateurs d’un des régimes politiques les plus rétrogrades au monde, l’avantage est à tout point de vue incontestablement en faveur de ce dernier.  

      Pour en revenir à ton cri du coeur, Chalot, l’hôpital public n’aura jamais l’avantage sur son concurrent privé. L’erreur de nos systèmes sociaux est de permettre aux docs, spécialistes et chirurgiens de prester à la fois dans l’un et dans l’autre. Or, à soins équivalents, d’un côté on gagne beaucoup de fric et de l’autre nettement moins, c’est là que le bât blesse.


      • Spartacus Spartacus 22 septembre 2014 17:40

        Rapport de la cour des comptes régionale « île de France »...


        Gestion des personnels à revoir. 
        24,1 jour d’absentéisme dans les hôpitaux public de la région Parisienne soit un mois effectif......

        A cela se cumule les conséquences de la mise en places 35h qui ont engendré des droits à récupération extrêmement favorable au personnel.
        Le temps de présence effectif des personnel étant après la région PACA la plus faible de France.......

        Vous pensez que dans les cliniques privées le taux d’absentéisme est de 24.1 jour ???

        • Le421 Le421 23 septembre 2014 08:42

          Bien sûr que non, Spartacus !!
          Vous savez bien que les « fonctionnaires » sont des incompétents inutiles, feignants et surpayés !!
          On connaît votre musique par coeur !!
          D’ailleurs, ma soeur a vu sa petite fille mourir dans la nuit suivant son accouchement.
          Elle était mariée dans une famille très aisée avec plutôt votre façon de voir les choses...
          Donc, elle était entrée dans le meilleur établissement privé de Normandie.
          Elle en est morte.
          L’honneur est sauf, ce n’était pas de la faute de ces cons/salauds* de fonctionnaires !!
          *Gardez le terme qui vous convient le mieux.

          Ah oui !! Je précise que mes appréciations divergent radicalement des vôtres.
          Surtout qu’à Sarlat, notre Maire, qui adore sa police municipale (privée ??) a tout fait pour ratiboiser notre hosto.
          Bénéfice net ??
          Ma femme s’est faite opérée la semaine dernière en clinique... A 1H15 de route. 2H30 aller/retour. Une journée de perdue pour le patron que je suis. Ca fait rien, je suis un imbécile de « gaucho ».  smiley


        • bourrico6 23 septembre 2014 09:17

          Putain mais existe t-il un type plus abjecte et à gerber que Spartenculé ?


        • Luc le Raz Luc le Raz 23 septembre 2014 13:25

          Et aux US, quel pourcentage de « faillites personnelles » du aux frais de santé impayés ? Allez, on vous écoute ! Tchaa ! smiley


        • Spartacus Spartacus 23 septembre 2014 22:32

          @421

          Je suis assez libre pour dire ce que j’ai a dire. et ne faites pas des élucubrations avec des mots que je n’ai jamais prononcés....

          J’ai simplement dit tout haut une « vérité » sur l’absentéisme des fonctionnaires des hôpitaux en île de France.

          Que cette situation était anormale et que les cliniques privées n’avaient pas ce taux.

          Ceci est factuel, même si cela vous déplaît. Les tabous sont fait pour être discutés.

        • Spartacus Spartacus 23 septembre 2014 22:37

          @Luc le raz

          Je n’ai pas ce pourcentage, et doute qu’il existe.
          Aux USA les pauvres disposent de Medicaire et Medicaid....

          Comme en France, si tu cotise pas tu n’as pas droit à l’assurance santé......


        • bourrico6 24 septembre 2014 15:44

          Les tabous sont fait pour être discutés.

          Quel foutage de gueule !!
          Un intégriste comme toi, qui parle de discuter, quelle farce !!


        • CHALOT CHALOT 24 septembre 2014 08:31

          C’est très souvent que les généralistes adressent directement leurs patients à la clinique alors que le service existe à l’hôpital et qu’il est correct et même performant.
          Est-ce un service rendu entre amis ou encore une fois on véhicule une idée fausse ?
          Les conséquences auraient pu être graves dans ce cas ou un autre car la chirurgie viscérale et orthopédique est fermée dans les week ends ( peut être pas toujours mais souvent))

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