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Accueil du site > Actualités > Société > Actualités impertinentes de la langue française (2)

Actualités impertinentes de la langue française (2)

Mais à qui appartient la langue française ? Qui décide de son sort et pourquoi une telle foire d'empoigne au sujet de la francophonie ? Voici un nouveau relevé d'informations attristantes et/ou surprenantes auxquelles vous ne manquerez certainement pas de réagir...

 

10 aout

Le brexit ne favorisera pas la langue française

  •  La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne devrait se produire au plus tard le 30 mars prochain. L'anglais cessera d'être l'une des 24 langues officielles de l'Union européenne. L'Irlande a choisi le gaélique et Malte, le maltais. Le français pourra-t-il redevenir la langue de travail des institutions européennes ? À lire sur TV5monde.

 

L'Académie française se trompe de siècle

  • Lu sur le site de l'Académie française : Il est d’usage, aujourd’hui, de dire que les autorités constituées perdent de leur pouvoir et ne sont plus suivies parce que l’on ne croit plus en elles. Mais, de même qu’il existe un petit village gaulois résistant aux envahisseurs, il reste une autorité indiscutable, à laquelle tous se réfèrent et au verdict de laquelle tous se soumettent. Son prestige n’a rien à envier à celui des oracles, des Évangiles ou de quelque code juridique. Cette autorité semble avoir droit de vie ou de mort sur les mots. En effet, si on s’interroge sur tel ou tel mot, la sentence tombe : Il est, il n’est pas dans LE dictionnaire. Être ou ne pas être dans le dictionnaire, là est, non pas la question, mais une question de vie ou de mort. 

 

Le Figaro aussi nul en conjugaison que l'Académie

  • Le Figaro reprend une nouvelle fois ce que serine l'Académie française à propos de l'impératif : « Les verbes des deuxième et troisième groupes ont des formes identiques à la deuxième personne du singulier (comme du pluriel) de l'indicatif et de l'impératif ». C'est évidemment faux pour certains verbes en -ir : ouvrir, couvrir, souffrir,... ainsi que pour les verbes aller et avoir qui sont aussi concernés par le s euphonique.

 

La France décapite le ñ

  • Utilisé en breton et en basque, le tilde est un signe diacritique interdit par l’administration française. Une situation qui se traduit par des batailles juridiques en France et qui étonne en Espagne. Lire la suite : Courrier international

 

La guerre de la francophonie

  • La Francophonie est entrée en campagne pour choisir la personnalité qui va la diriger durant les quatre prochaines années. La France et le Canada, les deux puissances dominantes de l’organisation francophone, ont chacune choisi leur championne et s’apprêtent à aller jusqu’au clash pour faire gagner leur candidate. À lire sur RFI.

 

Meurtre avec préméditation de la langue française

  • Ce texte est le fruit d’un travail collectif de membres de plusieurs associations et groupements de défense de la langue française. Il est important de le diffuser à tous, tant nous sommes face à un mépris inimaginable « des Autorités », surtout des plus hautes instances de l’État. Lire la suite : Cent Papiers

 

« Kické out » de ma radio

Un point de vue et des commentaires très intéressants :

  •  Ma radio est celle de Radio-Canada. Pas parce que j’y ai travaillé 36 ans, mais parce que c’est celle, la seule, que j’écoute. Je la trouve à ce point essentielle que j’ai été pendant quelques années le porte-parole des Amis de Radio-Canada. Je suis, hélas ! devenu un ami trop souvent déçu par ce qui y passe maintenant pour la qualité de la langue. Lire la suite : Le Devoir

 

9 aout

Académie dictatoriale

  • Lu dans La Croix : De quel droit la Belgique s’émanciperait-elle du français de France pour voler de ses propres ailes linguistiques ? Il n’en est pas question, affirma en substance, il n’y a pas si longtemps, l’Académie française, gardienne de l’or­tho­doxie langagière. En 1994, son secrétaire perpétuel d’alors, Maurice Druon, s’oppose à la féminisation « abusive et choquante » des noms de métier en Belgique, et invite prestement son homologue belge de l’Académie royale de langue et de littérature françaises, Jean Tordeur, à « s’élever contre cette mesure ». Et pour s’assurer de l’écho de sa requête, l’Académie française prit soin d’adresser copie de ce courrier au quotidien La Libre Belgique. 

 

8 aout

Médecin féminin ?

  • Article emberlificoté sur le site Europe 1 : on y parle de médecin femme et même de médecin féminin.

 

7 aout :

L'état civil ne doit pas utiliser de caractères étrangers.

  • Source : Ministère de la justice
  • Si la convention n°14 de la Commission Internationale de l’État Civil (CIEC) relative à l'indication des nom et prénoms dans les registres de l'état civil reconnaît les signes diacritiques étrangers, il convient de relever que celle-ci n’a pas été ratifiée par la France.
  • Dès lors les voyelles et consonne accompagnées d’un signe diacritique connues de la langue française sont : à - â - ä- é - è - ê - ë - ï - î - ô -ö - ù - û - ü - ÿ - ç. Ces signes diacritiques peuvent être portés tant sur les lettres majuscules que sur les minuscules. Les ligatures « æ » (ou « Æ ») et « œ » (ou « Œ »), équivalents de « ae » (ou « AE ») et « oe » (ou OE) sont admises par la langue française. Tout autre signe diacritique attaché à une lettre ou ligature ne peut être retenu pour l’établissement d’un acte de l’état civil.
  • Ces règles ici rappelées ne font pas obstacle au principe de liberté du choix des prénoms de l’enfant par ses parents : les parents peuvent choisir les prénoms de leurs enfants, pouvant à cet égard faire usage d’une orthographe non traditionnelle, sous réserve toutefois qu’elle ne comprenne que les lettres diacritées et les ligatures de la langue française ci-dessus rappelées.
  • Ces mêmes règles s’appliquent pour le nom de famille ainsi que toutes autres indications contenues dans les actes de l’état civil. Ainsi, par exemple, l’adresse d’un domicile à l’étranger ou le nom d’une personne même de nationalité étrangère doivent être indiqués avec les voyelles et consonnes connues de la langue française sans reproduire les éventuels signes diacritiques de la langue étrangère, non reconnues dans la langue française quand bien même ils auraient été indiqués précédemment dans un acte de l’état civil français de l’intéressé.

 


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28 réactions à cet article    


  • Étirév 12 août 11:06

    Quelle est la langue primitive ?
    Commençons par préciser que les idées primitives étaient des idées générales, partout les mêmes, c’était toujours l’expression de la vérité simple.
    Quoi d’étonnant, après cela, que la première langue parlée ait été partout la même, sauf de légères différences de prononciation ?
    C’est évidemment la Femme qui a fait la première langue, comme elle a fait la première science. Et c’est cette langue primitive, servant à exprimer des idées droites, que l’on appelle maintenant : la Langue sacrée.
    Sacrée, en effet, puisqu’elle ne servit qu’à faire connaître la VÉRITÉ et ne fut pas encore l’instrument du mensonge.
    Toutes les traditions qui nous parlent d’une Vérité dévoilée (on dit révélée) à l’origine des temps, nous disent en même temps que la Divinité qui enseigna les lois de la Nature créa en même temps la première langue, la langue divine, qui fut d’abord unique, mais qui fut altérée par la suite, lorsque l’homme, ne comprenant plus les idées féminines, commença à penser autrement qu’elle et à donner aux mots une autre signification que celle qu’elle leur avait donnée.
    De là naquit la confusion.
    Le professeur Ridgeway, dans une communication à l’Association Britannique de Dublin, a fait remarquer cette phrase bien vraie : « La langue-Mère est basée sur ce fait, conservé à travers les âges, que l’enfant apprend ses premiers mots de sa Mère et apprend par elle à parler  ».
    Du reste, les premières idées conçues par la primitive humanité sont appelées des idées-Mères, on n’a jamais eu l’idée de dire des idées-Pères.
    De même on dit la langue-Mère, on ne dit pas la langue-Père.
    Dans le travail de la formation des langues et de l’expression des idées abstraites, l’homme a reçu de la Femme bien plus qu’il n’a tiré de son propre fonds.
    La petite fille bavarde, féconde en idées, loquace, invente, crée sans cesse ; le petit garçon répète les mots qu’on lui apprend, il suit l’impulsion donnée, il ne la donne pas.
    Un fait prouve qu’une langue unique a pu exister. C’est la ressemblance qu’on retrouve encore entre le même terme dans les langues aujourd’hui totalement séparées et par la distance, et par la grammaire qui fut postérieurement ajoutée aux langues primitives qui n’avaient pas de règle.
    La langue primitive qui a formé toutes les autres est perdue, dit-on. Elle est perdue parce qu’on l’a supprimée. C’était l’ancien Celte. La langue comme la civilisation était venue du pays compris entre l’Escaut, la Meuse et le Rhin.
    Burnouf dit : « La philologie a constaté des analogies très nombreuses entre les idiomes (anciens) et en a conclu leur parenté et leur commune origine. De là est née cette étude comparative des langues qui porte le nom de philologie comparée. La langue-Mère n’est plus parlée nulle part, mais la science en reconstitue le fond et les formes essentielles ».
    Voici un exemple de cette antériorité de la langue celtique.
    Le nom de la Mère, un des premiers que l’enfant ait appris (peut-être le premier), est Ma dans la langue Celte. Répété par l’enfant, cela fait Mama quelquefois Mè-Mê.
    Mais, transportée dans différents pays, cette racine Ma a fait en sanscrit Mâtar, en grec Mêter, en latin Mater, en allemand Mutter, en anglais Mother, en espagnol Madre, en français Mère (mais l’antique Mama est resté : c’est Maman).
    Tous ces mots se ressemblent. On en a conclu qu’ils viennent tous du sanscrit Mâtar, c’est une erreur. Ils viennent d’une langue primitive qui a formé le sanscrit comme les autres idiomes et qui partout a porté les mêmes racines. C’est la langue Celtique.
    Quand des émigrés aryens vinrent en Europe, ils y trouvèrent le mot Ma pour dire Mère, existant dans le pays, avant qu’ils y aient importé le mot Mâtar, qui leur avait été donné. C’est ce terme primitif Ma qu’il fallait connaître pour savoir s’il ressemblait à celui que les émigrants apportaient. La lettre hébraïque Mena, d’après Fabre d’Olivet, signifie la Femme, et indique tout ce qui est fécond et formateur.
    Le Ma celtique a fait aussi Manu (Manou) et Manès ou Menés, dont on fait le premier Roi et le premier législateur. Et, en effet, c’est la Mère seule qui règne et qui fait des lois dans la première famille.
    Manu vient de Man (penser), d’où Mens (Minerve).
    De Ma aussi vient Mena, Manas, Minos.
    Minos était venu du Nord. C’est Mina altéré par la terminaison grecque (Mina est le féminin, Minos le masculin).
    Les Grecs font de Minos le législateur de la Crète et de Mina, masculinisée, le Minotaure.
    Suite : Faits et temps oubliés


    • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 11:46

      L’Académie Française est au langage, aux langues et à la langue française en particulier ce que le Conservatoire National de Musique est à la musique en général et à son expression par les membres de la nation : un cimetière, un panthéon. 

      Les deux institutions sont aussi respectables que le Père-Lachaise qui abrite la mémoire et invite au respect, mais ce n’est pas là qu’il faut aller pour rencontrer la vie, la créativité et la plaisir de s’exprimer.Il faut y aller seulement pour se recueillir et se préparer à rejoindre les grands ancêtres.

      • Et hop ! Et hop ! 13 août 15:37

        @Dr Faustroll


        L’Académie française a été créée avec un rôle purement de normalisation, avec mission de publier le dictionnaire et la grammaire française de référence.

        C’est ce travail qui a fait que tout le fonds des publications faites en français depuis 300 ans peut être lu très facilement par un contemporain, ce qui est un avantage extraordinaire. Sans cette normalisation, la langue et l’orthographe changeraient très vite et toutes les oeuvres passées deviendraient rapidement illisibles, il faudrait les rééditer constamment, ou les oublier.

        Les plus grandes oeuvres de littérature, de musique, de peinture ou d’architecture sont celles d’auteurs morts, le fond ou le patrimoine passé est de très loin beaucoup plus important que le fond actuel.

        Le rôle de l’Académie française n’est absolument pas de promouvoir la bonne littérature ni les bons écrivains, c’est juste d’établir une convention stable sur la forme de la langue.

        Les meilleurs écrivains maîtrisent parfaitement leur langue, ils connaissent parfaitement ses règles, et c’est cette maîtrise qui leur parmet de faire des oeuvres très originales. C’est comme le violon.

      • rogal 12 août 12:08
        Petite remarque sur le tilde.

        Dans de fort anciens ouvrages (en langue autre que l’espagnol), un tilde posé sur une voyelle (usuellement a ou o) était une invitation à la faire suivre d’un m. Par exemple : tõmbe → tombe. J’en ignore l’origine et le sens.
        Une idée ?

        • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 12:32

          @rogal

          En phonétique, le tilde placé au-dessus d’un symbole indique une prononciation nasale :

          ɑ̃sans ; vent ; paon ; Septembreɛ̃vin ; timbre ; main ; daim ;

          plein ; Reims ; lynx ; thym ;

          chien

          œ̃brun ; parfum5ɔ̃sonla position avant le « m » n’a rien à voir là-dedans. La convention orthographique demande un m (et non un n) devant un b ou un p, c’est tout.

        • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 12:34

          @Dr Faustroll

          dans l’ordre :

          En phonétique, le tilde placé au-dessus d’un symbole indique une prononciation nasale :


          ɑ̃ : sans ; vent ; paon ; Septembre


          ɛ̃ : vin ; timbre ; main ; daim ;plein ; Reims ; lynx ; thym ;chien

          œ̃ : brun ; parfum

          ɔ̃ : son

          la position avant le « m » n’a rien à voir là-dedans. La convention orthographique demande un m (et non un n) devant un b ou un p, c’est tout.

        • cric 12 août 14:32
          @rogal

          C’est bien de mettre l’accent sur le tilde...



        • rogal 12 août 15:54

          @Dr Faustroll

          Usage du tilde : c’est vrai des conventions phonétiques actuelles, mais quel rapport avec le problème que j’ai soumis ?
          m avant p ou p : vrai en français, mais, là aussi, quel rapport ?

        • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 16:11

          @rogal

          quel rapport ?
          dans les deux cas, l’étymologie


        • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 16:15

          @Dr Faustroll

          pour ce qui est de la question que vous avez posée, il est impossible d’y répondre avec précision si vous ne fournissez pas les références. « Il parait que » ou « il me semble me souvenir » ne sont pas des catégories logiques, mais des approximations qui permettent tous les délires : 
          « C’est la sardine qui a bouché le port de Marseille »

        • rogal 13 août 10:18

          @Dr Faustroll
          Merci beaucoup pour cette leçon de logique. Je n’aurais jamais cru ça.


        • cassini 12 août 12:50

          Toutes les évolutions de la langue sont bonnes sauf celles qui sont dues à l’ignorance, à la paresse, à l’affectation, au politiquement correct, à l’élimination de concepts mal vus ou à la création de concepts souhaités.


          Il n’en reste guère de bonnes, en somme. 
          De toute façon je m’assois sur les décisions de l’Académie lorsqu’elles entérinent une évolution quelque en soit le motif. 

          • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 13:23

            @cassini


            quand même, c’est plus gentil de dire « allegro » que « vas-y l’obèse » !!!! Le politiquement correct a parfois sa raison d’être !

          • Le421 Le421 13 août 08:39

            @Dr Faustroll

            Aussi, on ne dit plus « un aigle » mais « un oiseau de couleur » !!  smiley


          • leprince.sherman 13 août 10:59

            @Le421

            De même il ne faut pas dire « la nécrologie » mais « la femme de couleur au foyer »...


          • Et hop ! Et hop ! 13 août 15:43

            @cassini :


            Non, c’est la stabilité de la langue et son uniformité qui sont bonnes, elles permettent aux francophones de tous les pays et de toutes les époques de se comprendre facilement. 

            Est-ce que ce n’est pas la première fonction d’une langue de permettre au plus grand nombre de se comprendre sans effort constant d’apprentissage ?

            Il ne faut pas avoir la bougite, vouloir changer pour changer, plus ça change et mieux c’est, confondre le changement et le progrès.

            La création de l’Académie a été un progès dans la mesure où elle a fixé la langue. 

            Une loi qui varie et qui change tout le temps est mauvaise, on n’est jamais sûr de la connaître, elle créé l’insécurité.

          • Emin Bernar Emin Bernar 12 août 13:58

            merci pour votre article fort intéressant dans une période estivale où on a pas grand chose à lire !

            accuser l’Académie de dictature ? oui sans doute ...

            mais il y a une autre dictature à dénoncer : ces expressions qu’on entend dans la rue, à la télé et qui sont employées à tout propos : « quelque part » « du coup », « ça le fait », « calculer quelqu’un » ... ou encore le langage des agents immobiliers : « on est sur » une belle pièce à vivre....

            on en arrive à des phrase creuses du genre « c’est vrai que du coup quelque part ça va le faire »....
            c’est cela le meurtre de la langue française !

            la langue française il faut lire des écrivains comme Julien Gracq pour la retrouver, la sauver !


            • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 14:27

              @Emin Bernar

              ça « pose problème »

            • amiaplacidus amiaplacidus 13 août 07:20

              @Emin Bernar

               C’est juste ....

              Bon, là au moins, c’est un anglicisme.

            • cric 12 août 14:30



              Juste à à propos de l’Académie....

              Quand on voit les clowns qui la compose
              Quand on connait leurs motivations
              Quand on connait leurs qualifications
              quand on connait les tractations pour s’y faire élire

              Médiocrité, médiocrité, médiocrité, médiocrité.

              Des cuistres qui sont à la langue française ce que la rosette est à l’Honneur.




              • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 14:40

                @cric

                pour autant, ces cuistres ne sont pas légion !

              • Dr Faustroll Dr Faustroll 12 août 14:38
                Un registre de langue de langue familier, courant, soutenu..)est un mode d’expression adapté à une situation d’énonciation particulière, qui détermine certains choix lexicaux, syntaxiques et même un certain ton.
                La richesse des ressources linguistiques d’un locuteur est l’équivalent de la palette et du graphisme d’un peintre, ou du registre et du style d’un musicien. Comme eux, tout locuteur peut changer de registre et de style s’il en a envie ou s’il pense que la communication sera meilleure. 
                Il n’y a pas davantage de normes en matière de langage que dans la musique ou la peinture, mais tout le mode n’a pas le même talent, ne produit pas des œuvres de même qualité et n’a pas la même facilité à s’exprimer. Tout le reste n’est que conventions.


                • Et hop ! Et hop ! 13 août 15:52

                  @Dr Faustroll


                  Il n’y a jamais été question d’imposer une norme pour le style, sauf selon les règles de civilité, mais il y a forcément des normes pour l’orthographe et la grammaire qui s’imposent pour que les gens se comprennent.

                  Il faut une convention préalable et indépendante sur les formes de la langue pour que les gens puissent se comprendre, elle est complètement indépendante de nous, comme tout ce qui est coutumier. L’Académie française a eu pour mission de recueillir et de rédiger les coutumes langagières d’une nation, comme cela se faisait pour le droit civil.

                  Contrairement à ce que laisse penser l’égocentrisme et le narcissisme individuel, la langue que l’on utilise est entièrement extérieure à nous-mêmes, elle existait avant nous, nous ne sommes pour rien dans son existence, et même si l’on a été un très grand auteur, notre influence sur elle est infinitésimales.





                  • amiaplacidus amiaplacidus 13 août 07:26
                    Pourquoi parler de l’anglais comme de la langue internationale ?

                    C’est le globish qui est la langue internationale.
                    Le globish est à l’anglais ce que la langue de certaines banlieues est au français. Un vocabulaire de 800, allons, soyons généreux, 1000 mots, une syntaxe branlante, quant à la prononciation ...

                    Le globish fait autant de mal à l’anglais qu’au français, comme à toute autre langue d’ailleurs.

                    Et à voir comment certains premiers de cordée s’expriment en globish ...

                    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 13 août 13:26
                      @amiaplacidus
                      « C’est le globish qui est la langue internationale. »
                      Absolument.

                      Les Anglo-Ricains voulaient imposer leur langue, et ce pour leurs propres intérêts, et c’est le Globiche qui triomphe.
                      Pourquoi ?
                      Parce que la langue anglaise n’a rien d’international. Comme c’est le cas également pour toute autre langue dite naturelle.
                      Elle n’a rien d’international et est tellement difficile que c’est sa version bâtarde qui triomphe, et ce malgré des milliers d’heures d’apprentissage pour qui veut parvenir à la maîtriser quelque peu.
                      C’est un non-sens absolu.
                      Alors que dans le même temps, une langue construite internationalement, elle, prête à l’emploi, qui est vivante et qui s’apprend dix fois plus vite que le globiche, est dénigrée par des ignorants, notamment sur ce site.
                      Enfin...

                      Cordialement.

                      Thierry Saladin



                    • amiaplacidus amiaplacidus 13 août 16:13

                      @Thierry SALADIN


                      Je pense que vous faites référence à l’espéranto. Cela me parait effectivement une bonne solution.



                    • zygzornifle zygzornifle 13 août 07:43

                      A nos amis « chance pour la France » qui créent a longueur d’années de nombreux nouveaux mots et petites phrases bien fleuries qui envahissent le langage de tous les jours .... 

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