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Accueil du site > Actualités > Société > Années 50 à Paris : les petits métiers de la rue

Années 50 à Paris : les petits métiers de la rue

La ville de Paris avait, dans les années 50, un visage bien différent de celui que l’on connaît aujourd’hui. L’évolution de l’urbanisme et la multiplication des véhicules automobiles sont évidemment pour beaucoup dans ce changement. En quelques décennies, ce sont également de nombreux petits métiers des rues et des jardins publics qui ont disparu, victimes des profondes mutations de nos modes de vie...

Pour retrouver l’ambiance du Paris des années 50, rien de tel qu’un album photographique de Willy Ronis. Tout est là, dans les clichés de cet artiste hors pair qui, mieux que tout autre, a su rendre, sans artifice ni scénarisation, l’ambiance des rues de la capitale dans ces années-là. Notamment celle des quartiers populaires, à l’image de ces défuntes rues de Belleville, sacrifiées sur l’autel du pragmatisme politique pour un urbanisme sans âme. Peu de voitures sur ces photos, plutôt des gens dans leur habitat, le plus souvent vétuste et lépreux.

Un habitat fait de vieilles bâtisses où l’on allait encore chercher l’eau sur le palier, à proximité de toilettes collectives à la turque impraticables dans le froid mordant de l’hiver. Encore y avait-il des privilégiés ; ceux-là disposaient, à l’intérieur du logement, d’un évier en grès qui voisinait avec la cuisinière à charbon et la table familiale. Cette table où l’on prenait ses repas en écoutant la TSF. Avec une prédilection le midi pour les savoureux échanges « Sur le banc » des deux clochards préférés des Français, La Hurlette et Carmen (Raymond Souplex et Jeanne Sourza) ou les élucubrations publicitaires de Zappy Max, confronté dans « Ça va bouillir » à l’immonde Kurt von Straffenberg, alias Le Tonneau ; le soir venu, c’est en écoutant les aventures de « La famille Duraton », là encore avec la gouailleuse Jeanne Sourza, que l’on dînait en famille.

À cette époque, il existait encore quelques-uns de ces petits métiers de la rue hérités des temps passés, certains d’entre eux trouvant leur origine jusque dans les sociétés médiévales. Et si les marchands de coco ou de café ambulants avaient depuis longtemps déserté le pavé des rues de la capitale, il était possible de rencontrer des chevriers venus des fermes environnantes* avec quelques animaux pour vendre des fromages et faire déguster aux Parisiens le lait de leurs biquettes. Mince compensation pour les bourgeoises en capeline qui se pressaient naguère aux abattoirs de Vaugirard pour se délecter du sang chaud des animaux tout juste égorgés tandis que se pressaient autour d’elles des employés au grand tablier sanglant.

Pas de sang, mais du lait dans les bouteilles livrées chaque matin par les commis des crémiers, principalement dans les beaux quartiers. Des livraisons nettement plus rares dans les quartiers populaires où l’on allait chercher soi-même le lait à la crèmerie, tache souvent dévolue aux jeunes enfants porteurs d’un petit bidon en aluminium. Le lait, malgré toutes ses qualités, ne pouvait alors rivaliser avec le vin, réputé nécessaire au rendement des ouvriers et recommandé « en quantité raisonnable » par les médecins eux-mêmes. C’était l’époque du « velours de l’estomac », ce redoutable Vin des Rochers de Gévéor qui rivalisait alors avec les non moins décapants Kiravi de la SVF ou Préfontaines de Dubonnet dans leurs bouteilles de verre étoilé, sans oublier les Vins du Postillon, popularisés dans les rues de la capitale ou sur les routes du Tour de France par une très populaire malle-poste jaune à cocher en livrée.

Ces vins, on les achetait alors chez un caviste dans les beaux quartiers et chez le bougnat du coin dans les quartiers populaires. Un bougnat chez qui l’on se fournissait également en charbon pour alimenter le poêle Godin ou la cuisinière Rosières. Rude boulot que la livraison de ces boulets de charbon en sacs de 80 kg descendus à dos d’homme dans des caves d’un accès parfois malaisé par un Auvergnat plus noir de visage que le tirailleur Banania dont le visage de réclame s’affichait sur les murs avec le joufflu bébé Cadum, le flacon de Jouvence de l’abbé Soury ou le vert personnage cracheur de feu du Thermogène.

Des vrais cracheurs de feu, il n’en manquait d’ailleurs pas dans ces années 50, généralement aux abords des marchés, et leurs dangereux exploits ne manquaient pas d’impressionner les gamins, fillettes aux cheveux tenus par des barrettes ou garçonnets porteurs d’un béret. Moins spectaculaires, les démonstrations des montreurs d’ours étaient pourtant très appréciées, les temps n’étant pas alors à la compassion pour ces pauvres animaux entravés par des chaînes et contraints à des chorégraphies balourdes. Des chaînes, il y en avait aussi qui emprisonnaient le torse et les bras d’athlètes au visage buriné de forçat qui, le moment venu, veines du cou gonflées, traits crispés et muscles bandés, parvenaient dans un cri libérateur à se défaire de leurs entraves sous les applaudissements des badauds.

Des petits métiers de cette époque, on garde également le souvenir des vitriers et des rémouleurs, tous deux déambulant au long des rues dans l’espoir d’être hélés par les ménagères pour remplacer un carreau cassé ou affûter des lames fatiguées. Les premiers, le dos chargé de panneaux de verre de différentes tailles soigneusement fixés sur un châssis de bois, s’annonçaient par un long cri modulé et inlassablement répété : « Viiitriiier ! ». Les seconds progressaient en poussant leur bricole et en agitant de manière régulière une cloche jusqu’au moment où leur étaient confiés des couteaux au tranchant émoussé qu’ils aiguisaient avec soin, dans un crissement caractéristique, sur une meule humide à l’aide d’une poulie actionnée par des pédales en bois ; un spectacle qui fascinait les plus jeunes enfants, émerveillés par les étincelles jaillissant de la meule.

Autres gagne-petit, les chiffonniers des rues. Dans leur voiturette à bras – dans le meilleur des cas, tirée par un âne –, ils entassaient les vieux habits et les paquets de journaux récoltés chez les particuliers. Une voiturette à bras, c’est aussi ce qu’utilisaient les marchands de quatre-saisons pour vendre leurs fruits et légumes, parfois en sollicitant l’aide de gamins pour monter une côte en l’échange d’une pomme ou de quelques cerises. 

Les cireurs de chaussures n’étaient pas rares non plus durant les années 50 dans les quartiers d’affaires ou sur les grands boulevards. C’est là, sur ces grandes artères, que l’on croisait également le plus grand nombre de crieurs de journaux. D’une forte voix, ils annonçaient le quotidien dont ils brandissaient un exemplaire pour attirer le chaland, parfois en reprenant d’un ton théâtral le titre de « une » : France-Soir, Paris Presse l’Intransigeant, L’Aurore étaient ainsi vendus sur les trottoirs de Paris par ces crieurs, de même que le New York Herald Tribune, avec un regret pour les acheteurs : ne jamais l’avoir reçu des mains de la charmante Jean Seberg.

Avec le dimanche venait le temps de la détente. Lorsqu’ils ne filaient pas acclamer les cyclistes à la Cipale ou les footballeurs au Parc des Princes, les pères se joignaient à leurs épouses pour emmener les enfants jouer dans les parcs et jardins après avoir acheté aux plus sages un Roudoudou, un chewing-gum Globo ou une tablette de Zan à la boulangerie. De temps à autre, les parents se fendaient d’une pièce de vingt sous auprès du loueur de bateaux, moyennant quoi leur gamin ravi pouvait, à l’aide d’une baguette en bois, lancer un voilier sur le bassin des Tuileries ou celui du Luxembourg et s’imaginer, une demi-heure durant, être un vaillant capitaine. Quant aux parents, ils s’asseyaient sur une chaise après avoir jeté un regard circulaire pour s’assurer que la chaisière n’était pas dans les parages. Une précaution souvent inutile : la brave dame – en général une veuve de guerre – savait se faire discrète derrière les arbres ou les massifs de buissons pour fondre sur les occupants et leur vendre le ticket de chaise tandis que résonnait plus loin les accents d’un orchestre d’harmonie qui, au kiosque à musique, interprétait une transcription du concerto pour trompette de Hummel ou les Feux d’artifices royaux de Haendel.

Années 50, un autre temps. Il y avait alors des bedeaux dans les églises et, aux pavillons Baltard, des forts des Halles, ces hommes à grand chapeau que l’on voyait chaque 1er mai dans les actualités Pathé, se rendre à l’Élysée pour offrir le muguet au Président de la République. Les rares Parisiens qui avaient les moyens de se payer une voiture roulaient en Traction Citroën, en Dyna Panhard, en Peugeot 203 ou en 4 CV Renault ; les autres se déplaçaient à vélo, en bus Renault TN4 à plate-forme ou dans les brinquebalantes rames Sprague du métro. À la TSF, on écoutait Brassens dans la « Chanson pour l’Auvergnat », Édith Piaf dans « L’homme à la moto », Mouloudji dans « Comme un p’tit coquelicot » ou Cora Vaucaire dans la « Complainte de la Butte ». Un autre temps...

 

* Il a existé une ferme à Arcueil, quasiment aux porte des Paris, jusqu’au début des années 60.

 

Autres souvenirs d’antan :

Je me souviens ou les souvenirs d’un gamin de Paris en 1957 (juillet 2008)

1965 : un dimanche au village, quelque part dans le Cantal (novembre 2009)

Le village englouti, victime du progrès et d’EDF dans les années 50 (décembre 2009)

1957 : jour de batteuse dans un village du Cantal (septembre 2013)

 


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75 réactions à cet article    


  • chapoutier 20 février 2014 09:00

    Nostalgie quand tu nous tient....


    • Fergus Fergus 20 février 2014 09:20

      Bonjour, Chapoutier.

      Evocation ne veut pas dire forcément nostalgie, surtout si l’on considère les conditions de vie de l’époque pour les classes populaires. Mais il est vrai que l’on porte toujours un regard ému sur les années d’enfance, particulièrement lorsqu’elles sont marquées par de si grands changements.


    • lsga lsga 20 février 2014 12:14

      oui, c’est avec la nostalgie de l’enfance que plein de vieux cons deviennent réactionnaires.

       
      Après la Nostalgie des années 50 et de De Gaulle, on va se taper la nostalgie des années 70-80 et du Keynésianisme national. 

    • chapoutier 20 février 2014 13:00

      Isga
      les vieux cons réactionnaires..... monsieur est connaisseur


    • Fergus Fergus 20 février 2014 13:26

      @ Isga.

      Quelle agressivité !


    • lsga lsga 20 février 2014 14:07

      merci merci ^^

       
      I has Quality Troll 

    • claude-michel claude-michel 20 février 2014 09:38

      Vitrier il criait dans la cour...ou les rempailleurs de chaises ou ceux qui (toujours dans la cour) refaisaient les matelas en laine..et pour finir les chanteuses de cours avec les vieilles chansons style les roses blanches de maman...J’ai connu aussi les paysans qui passaient prendre les tonneaux remplis des reste des restaurants pour donner à manger aux cochons..ou les chasseurs de rats avec des chiens ratiers...Toute une époque ou les portes restaient ouvertes.. ?


      • Fergus Fergus 20 février 2014 10:58

        Bonjour, Claude-Michel.

        Merci de rappeler les rempailleurs de chaises et les réparateurs de matelas qui intervenaient en effet jusque dans les cours des immeubles. Les chanteurs de rue, si fréquents avant guère, s’étaient beaucoup raréfiés dans les années 50, en grande partie à cause de l’arrivée des disques vinyle et des tourne-disque.

        Pour ce qui est des dératiseurs, ils n’ont pas disparu, mais le métier a évolué avec les techniques et des entreprises spécialisées se sont développées.

        Les portes ouvertes... Oui, beaucoup plus que de nos jours où, la petite délinquance s’étant fortement accrue, cette habitude s’est perdue au fil du temps jusque dans les campagnes.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 février 2014 11:37

        Les portes restaient ouvertes, oui, ce qui facilitait les visites des margoulins. Relisez Vidocq. Déjà au XIXè siècle, il fustigeait l’attitude des classes populaires qui laissaient les portes ouvertes, ce qui attirait immanquablement les voleurs et les encourageaient à s’attaquer ensuite aux portes closes. Il préconisait une surveillance accrue des immeubles par leurs propres habitants pour signaler toute personne inconnue qui refuserait de s’identifier ou de justifier sa présence.


        Soyons justes, les serrures de l’époque étaient incomparablement plus faciles à forcer et les gonds plus facilement arrachés aussi.

      • Fergus Fergus 20 février 2014 11:53

        Bonjour, Mmarvinbear.

        Il faut relativiser : les gens fermaient leur porte lorsqu’ils s’absentaient durablement de chez eux. Et beaucoup de personnes âgées des quartiers populaires passaient une partie du temps assises sur une chaise dans la cour ou dans la rue aux beaux jours, assurant du même coup une surveillance des lieux.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 20 février 2014 14:33

        A ce que dit Vidocq, non. Il était fréquent, selon lui, de voir les ouvriers partir la journée dans les parcs en laissant libre accès à leurs biens. Comme il a très bien connu ce milieu, je suis porté à le croire.


      • Fergus Fergus 20 février 2014 15:27

        @ Mmarvinbear.

        A l’époque de Vidocq, c’est possible, mais les habitudes avaient eu le temps d’évoluer en un siècle.


      • Mania35 Mania35 20 février 2014 09:50

        Bonjour Fergus,

        Tu as oublié les chanteurs de rue avec ou sans orgue de barbarie, ou un gros tambour sur le dos et des clochettes aux pieds, qui vendaient les partitions des chansons populaires. Je me souviens qu’il y en avait souvent à l’entrée de la rue Daguerre devant le Félix Potin. 

        Bonne journée.

         


        • Fergus Fergus 20 février 2014 10:45

          Salut, Mania.

          J’ai oublié en effet l’homme-orchestre qui, outre les instruments cités, soufflait dans un harmonica tenu par une pièce de métal devant sa bouche et agitait une coiffure à grelots sur sa tête. Un sacré boulot de coordination.

          Pour ce qui est des joueurs d’orgue de barbarie, je ne les ai pas évoqués car ils n’ont jamais disparu des rues, même s’ils se sont raréfiés.

          Bonne journée.


        • jaja jaja 20 février 2014 09:57

          A Mantes où j’ai passé une partie de mon enfance passait régulièrement le collecteur de peaux de lapins... Mon grand-père en vendait car il avait quelques clapiers comme beaucoup d’ouvriers à cette époque...

          « Peaux de lapins, Peaux de lapins ! » hurlait le bonhomme dans notre rue ...bonhomme qui faisait un peu peur à tous les mômes que nous étions avec toutes ses peaux jetées sur les épaules et sa forte voix...


          • Fergus Fergus 20 février 2014 11:01

            Bonjour, Jaja.

            Le collecteur de peaux de lapins, j’ai connu cela en Auvergne dans les fermes de ma famille. A ces peaux d’animaux domestiques s’ajoutaient parfois des peaux de lièvre tués à la chasse ou de martres et de blaireaux capturés dans les pièges.


          • lsga lsga 20 février 2014 12:15

            heureusement, ces connards de petits bourgeois poujadistes sont devenus des salariés. La Révolution avancent.


          • Fergus Fergus 20 février 2014 13:45

            @ Isga.

            La plupart de ces « connards de petits bourgeois poujadistes » étaient en réalité des pauvres gens, parfois colporteurs, qui revendaient les peaux à des mégissiers ou des pelletiers.


          • lsga lsga 20 février 2014 14:08

            oui, c’est ce que je dis, des connards de poujadistes, les mêmes qui sont partis fleur au fusil en 1914. 


          • Radix Radix 20 février 2014 14:16

            Bonjour Jaja et Fergus

            J’ai connu moi aussi une petite vieille qui remontait ma rue de ma ville de province avec son cri lancinant : « Peaux de lapin, peaux, des guenilles et des os », sa voix éraillée avait un coté effrayant et rassurant à la fois pour le gamin que j’étais !

            Radix


          • lsga lsga 20 février 2014 14:23

            et « A bas la République ! », elle gueulait jamais des trucs comme ça ta ptite vieille à son compte ? 


          • Fergus Fergus 20 février 2014 15:37

            Bonjour, Radix.

            Ces appels lancés par les travailleurs ambulants pouvaient en effet être surprenants, et même impressionnants pour les jeunes enfants. Après quoi, ils prenaient place dans les repères de leur vie. On en garde tous un souvenir ému car ils ont balisé notre enfance.


          • lsga lsga 20 février 2014 16:19

            impressionnant, tu m’étonnes :

            « A BAS LA RÉPUBLIQUE ! »
             
            ça fou les chtons quand même....

          • lsga lsga 20 février 2014 19:30

            je suis pour l’après-république, à savoir le conseillisme. Bref : j’ai du respect pour la République, qui a été une étape nécessaire qui a permis a l’humanité de progresser (comme le Capitalisme d’ailleurs).

             
            Rien à voir avec les maurrassiens et autres réactionnaires qui rêvent d’un retour en arrière....

          • gruni gruni 20 février 2014 11:46

            « Un autre temps » heureusement immortalisé grâce à la photographie. D’ailleurs si je ne me trompe pas, la première photo représentait un cireur de chaussures. Le temps d’exposition était si long que seul ce qui était immobile était apparu sur la photo.


            Merci pour l’article

            • Fergus Fergus 20 février 2014 11:59

              Salut, Gruni.

              En fixant sur les plaques puis sur la pellicule les lieux et les modes de vie des générations passées, la photographie est un témoin précieux pour tous ceux qui s’intéressent à leurs ascendants et à leur mode de vie.

              Bonne journée.


            • ahtupic ahtupic 23 février 2014 13:56

              Des cireurs de pompes ? Mais ce métier n’a pas disparu : Flamby est allé cirer les godasses d’Obama. Tous des cireurs de pompes.Environ un million d’élus en France cireurs de pompes. Il suffit d’allumer la télé pour voir les présentateurs et journaleux, cireurs de pompes aussi. D’ailleurs, tout ceux qui savent pas cirer (ou pomper) disparaissent. C’est un métier d’avenir !


            • Fergus Fergus 23 février 2014 16:22

              Bonjour, Ahtupic.

              En effet, ce métier est très prisé chez les anciens de l’ENA.


            • foufouille foufouille 20 février 2014 12:05

              "Un habitat fait de vieilles bâtisses où l’on allait encore chercher l’eau sur le palier, à proximité de toilettes collectives à la turque impraticables dans le froid mordant de l’hiver."

              la planche en bois sur le puisard est un peu mieux


              • Fergus Fergus 20 février 2014 12:14

                Bonjour, Foufouille.

                Plutôt rare dans les immeubles parisiens, encore que cela ait existé dans les plus vieux d’entre eux, au fond de la cour.



                • Fergus Fergus 20 février 2014 12:21

                  Bonjour, Isga.

                  Niveau de vie très modeste et conditions d’habitation spartiates pour les classes populaires, mais avec le plein emploi, en effet. Des années à l’aube de la grande transformation de la société qui est intervenue dans les années 60 avec l’émergence d’un confort inconnu jusque là dans l’habitat populaire des HLM.


                • lsga lsga 20 février 2014 12:33

                  Le plein emploi ? mais quelle horreur !

                   
                   
                  Sans rire, à chaque fois que j’entends une personne prétendue « de gauche » me dire qu’il faut baisser le chômage, j’ai envie de vomir. 

                • chapoutier 20 février 2014 13:02

                  si certains pouvaient se noyer dans leur vomissure .....


                • fredleborgne fredleborgne 20 février 2014 12:38

                  Aujourd’hui, depuis la loi Pinel votée mercredi, cela devient plus compliqué d’exercer son droit au travail quand les patrons n’embauchent pas.
                  L’auto-entrepreneur va devenir un micro entrepreneur, qui devra payer une CFE minimale, passer un stage de gestion, avoir un minimum de paperasse et subir l’incompétence du RSI...
                  Donc, impossible d’aller donner quelques leçons de piano, d’exercer une heure ou deux comme écrivain public, tailler une haie, changer une ampoule, réparer un carreau « à l’occasion ».
                  Les petits métiers, cela n’existe plus : il n’y a que des petits employés ou des petits franchisés... avec des systèmes opaques pour ne pas régler d’impôts parce qu’un petit artisan, avec les charges qu’il a à payer, et bien, il est hors de prix pour les petites gens.
                  Encore plus noir que le tirailleur Banania, le poussin qui au 1 janvier prochain baissera le rideau...



                  • Fergus Fergus 20 février 2014 13:31

                    Bonjour, Fredleborgne.

                    Le fait est que la micro-entreprise est loin d’être un statut enviable, eu égard aux difficultés que vous énoncez. Je connais pourtant des micro-entrepreneurs qui ont du boulot et parviennent à se dégager un revenu correct. 


                  • bleck 20 février 2014 12:51

                    Début des années 50 ; ma Mère était marchande de 4, en cloque de mézigue un jour du mois juin elle lâchât les brancards de sa remorque à 2 roues et s’en fut pondre son lardon à la Pitié-Salpétrière , vu qu’elle s’était placée sur l’avenue d’Italie


                    Pensez si l’ai connu le Paris des années 50

                    Plus tard reconvertie comme vendeuse de cames à la sauvette je l’accompagnais ; un jour me plantant pour cinq minutes devant un parapluie plein de cravates, le temps d’un demi car jacter ça donne soif ; je fis sa fierté en lui vendant 3 cravates pendant son absence

                     Et ouais ; c’est moi qu ’ 7 ans ai vendu 3 cravates à la sauvette

                    Ca vous pose un lardon : « Bon sang ne saurait mentir » l’ ont félicité la concurrence en me tapant sur l’épaule presque à m’en faire tomber

                    Le temps a passé ; les 8 h de quart , la came saisie, sans compter les amendes ont découragée ma Mére

                    On s’est barrés à la campe

                    Dans les années 70 je suis retourné vivre dans mon Pantruche : moitié des années 80 ; je me suis enfuis de nouveau : ça commençait à puer grave

                    Depuis le début des années 2000 : je n’y fout plus les pieds c’est devenu un cloaque

                    Oui , il est bien mort mon Paris

                    Mort et enterré

                    • Fergus Fergus 20 février 2014 13:41

                      Bonjour, Bleck.

                      Les marchands de quatre-saisons de l’avenue d’Italie, je n’ai vraiment connu, au contraire de ceux de l’avenue d’Orléans (devenue av. du Général Leclerc). Ils étaient une source de micro-profits pour les gamins qui, comme moi, ramassaient les petites pièces monnaie qui avaient roulé dans le caniveau.

                      Paris a beaucoup changé, en effet, mais contrairement à vous, j’y retourne régulièrement avec plaisir pour me balader dans mes coins préférés, entre autres la Cité des Fleurs dans le 13e ou le quartier de la Mouzaïa dans le 19e. Paris s’est boboïsé et ce changement en a modifié le caractère, mais il a permis de sauver des vieilles bâtisses et de leur redonner une animation qui avait disparu. Certes, l’ambiance n’est plus la même, car moins populaire, mais tout n’est pas à jeter, loin de là ! 


                    • lsga lsga 20 février 2014 14:54

                      rappelons ici que les « bobos » sont des prolétaires qui ont fait des études, des fils d’ouvriers devenus techniciens supérieurs, ingénieurs, cadres, etc.

                       
                      Eux, contrairement à vos écorcheurs de lapin pujadistes, votent à gauche pour la plupart. 

                    • chapoutier 20 février 2014 15:04

                      Fergus
                      désolé de polluer votre article, mais n’est-il vraiment pas possible de faire fermer sa grande gueule à l’autre abruti moralisateur ( isga) ?

                       


                    • lsga lsga 20 février 2014 15:24

                      oh tinkiet, en ce moment j’ai plus trop le temps. ça faisait des mois que j’avais pas trollé (et encore sur Agoravox des années). je ne suis que de passage (passage qui se remarque).

                       
                      Sinon, t’es pas d’accord avec quoi ? Avec le fait que l’artisan estMÉCANIQUEMENT réactionnaire ? Bin, suffit de consulter l’Histoire de France.

                    • Fergus Fergus 20 février 2014 15:33

                      @ Chapoutier.

                      Je comprends cette demande mais j’ai pour principe de ne jamais censurer qui que ce soit, partant du principe que les propos excessifs se discréditent eux-mêmes. Cela dit, il arrive parfois que les gestionnaires du site interviennent de leur propre chef.


                    • lsga lsga 20 février 2014 16:19

                      Agoravox est le seul site à ne m’avoir jamais B&. 


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2014 18:32

                      Isga ,tu trollais peut être pas ici ,mais sur Atlantico ...


                    • lsga lsga 20 février 2014 19:32

                      wéééé....

                       
                      cétéééé bien.....
                       
                      je me suis éclaté pendant un an. 
                       
                      Bref, je me suis fait B& pour avoir posté et reposté le fait que le voile n’a rien à voir avec l’Islam, et que c’est un élément de la culture Française (en fin... du sud de la France, avec le caputxo catalan). 
                       
                      Je voulais leur pondre un script pour les flooder... et puis bon... comme ils m’ont tolérer quand même pendant un an... je me suis dit : allé, tant pis...

                    • rocla+ rocla+ 20 février 2014 19:47

                      Calmos , 


                      t’ écris un bouquin dans ta langue parisse années 50 t’ as le cul 
                      joaillerie Place Vendome . 

                      t’ es l’ bijou d ’la plume sergent .

                    • chapoutier 20 février 2014 20:34

                      Fergus

                      il s’agissait juste d’une pique destinée à Isga .

                      bien sur que je ne demandais pas de supprimer ses âneries.

                      mais c’est vrai qu’il est lourd !!!!


                    • lsga lsga 21 février 2014 16:27

                      je suis communiste révolutionnaire, pour le conseillisme (cad la démocratie direct).

                       
                      Le Fascisme, c’est un pouvoir militaire fort (DeGaulle ? Les années 50 ???) qui s’appuie sur la Religion et l’armée pour empêcher le prolétariat de se révolter (ex : la Tunisie islamiste)

                    • Fergus Fergus 20 février 2014 16:51

                      Bonjour, Joyeusetés.

                      Merci à vous pour ce commentaire et pour ce lien.

                      Le fait est qu’une évocation de ce type ne parle pas aux plus jeunes. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir comment ils perçoivent ce qu’était la vie quotidienne à cette époque, bien loin du confort qui est venu dans les années 60 et qui est, par chance, devenu la norme pour la majorité de la population. Peu de foyers populaires disposaient alors d’une machine à laver, et c’est le plus souvent dans une lessiveuse que l’on nettoyait le linge et que, le dimanche venu, on lavait les enfants, à grand renfort d’eau chauffée sur la cuisinière à charbon. Tout cela paraît aujourd’hui très loin...


                    • credohumanisme credohumanisme 20 février 2014 16:05

                      Si vous me permettez, n’est-il pas curieux de choisir une illustration du début du 20è pour illustrer votre article sur les années 50.
                      Beaucoup des clichés utilisés en carte postale (votre illustration, si je vois bien le cachet, est de 1928) datent de 1895-1910 avec des retirages tardifs parfois jusque dans les années 30.
                      Les petits métiers de Paris, Paris Pittoresque, Paris Vécu, sont quelques-une des grandes séries de cette époque.
                      L’un des plus grands photographes ayant contribué à cette iconographie est Atget.


                      • Fergus Fergus 20 février 2014 16:58

                        Bonjour, Credohumanisme.

                        Vous avez raison, l’illustration est antérieure à la période évoquée, mais je n’en ai pas trouvé de plus récente sur le net, et le rémouleur de la carte postale était très proche de celui que l’on rencontrait encore dans les années 50. 

                        Merci d’avoir mentionné Eugène Atget pour son remarquable travail sur Paris et ses habitants. Je ne l’ai pas mentionné car il est mort dans les années 20.


                      • lsga lsga 21 février 2014 16:25

                        oui rappelons que dans les années 50, les vieux réacs trouvaient que la France avait bien changé, et il regrettait les années 20.

                         
                        Ah... le bon vieux temps d’antan comme c’était bien quand c’était pire....
                         
                        sinon, vers 1300, c’était pas mal aussi : en plus des écorcheurs de lapins, il y avait des écorcheurs de sarrasins. 

                      • Jean Keim Jean Keim 20 février 2014 17:16

                        A Paris et ailleurs, dans les années 55 et les suivantes, dans ma petite préfecture de Bourges, enfant j’ai connu tout cela sans oublier le chiffonnier avec sa charrette à bras qui rachetait les peaux de lapins dont les poils étaient utilisés pour faire du feutre, je ne regrette pas cette époque mais la vie était plus simple, moins sophistiquée, plus ouverte sur l’extérieur, je ne savais pas que mes parents était modestes et j’étais heureux de ce que j’avais. 


                        • Fergus Fergus 20 février 2014 17:26

                          Bonjour, Jean.

                          Ces petits métiers ont, pour la plupart, existé dans la plupart des villes de province de quelque importance, ce qui était le cas de la belle ville Bourges.

                          Pour le plaisir, détail de la cathédrale de Bourges, une photo que j’ai prise en 2009.


                        • lsga lsga 21 février 2014 16:23

                          ah... rassurez vous, les années 50 reviennent ! On y est presque ! (enfin 2050 hein... d’ici là, on sera débarrasser de tous les vieux nostalgiques réacs de l’époque....)


                        • Jean Keim Jean Keim 20 février 2014 18:54

                          Merci Fergus, bien que le lien ne s’ouvre pas sur PC ou autre.
                          Effectivement Bourges est une ville magnifique, je le dis d’autant plus que je ne suis ni Berruyer ni même Berrichon.
                          Pour les amateurs de visite, prévoir au minimum deux jours de disponibles plus un troisième pour simplement flaner le nez en l’air.

                           


                          • rocla+ rocla+ 20 février 2014 19:49

                            Véritable bel article que ça nous étonne pas de Fergus . 


                            L’ as de la rue Lepic . 

                            Ca fait du bien ces retours en arrière , merci .

                            • Fergus Fergus 20 février 2014 20:21

                              Bonsoir, Capitaine.

                              Merci pour ce commentaire.

                              La rue Lepic, c’est un endroit très sympa, sans doute moins populaire qu’autrefois, mais moins envahie par les touristes que le haut de la Butte.


                            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2014 20:32

                              P’tit métier de la night ,la môme kaléidoscope ...
                              http://youtu.be/IID0aPTG4Ac.


                              • Fergus Fergus 20 février 2014 22:37

                                Bonsoir, Aïta.

                                Merci pour ce lien, je ne connaissais pas cette chanson.


                              • marmor 20 février 2014 22:01

                                Fergus, des montreurs d’ours à Paris !! Il devait y avoir un cirque pas loin ! Vous n’auriez pas vu une caravane de chameaux aussi ?
                                Dans les années cinquante, je passais les 3 mois de vacances dans le pays de l’ours, l’Ariège, et je n’ai jamais vu un montreur d’ours !
                                Mais bon, ça fait rêver le chaland de moins de cinquante ans ! Vous avez oublié les mairies ( mais surtout à la campagne ) qui donnaient quelques pièces contre des pattes de pie ou de corbeau, considérés à l"époque comme nuisibles par les chasseurs locaux


                                • Fergus Fergus 20 février 2014 22:54

                                  Bonsoir, Marmor.

                                  Ne vous moquez pas, des montreurs d’ours, j’en ai effectivement vu à Paris au moins deux fois, l’une à Denfert-Rochereau et l’autre en bas de la rue Mouffetard, devant l’église Saint-Médard. Désolé en revanche pour la caravane de chameaux que je n’ai effectivement pas vu.

                                  De l’argent contre des pattes de pie ou de corbeau, j’avoue que je ne connaissais pas cette pratique. En revanche j’ai connu un chasseur de vipères en Auvergne, du côté du Mont-Dore, à l’époque où l’on capturait ces animaux pour le sérum, mais je ne l’ai jamais vu pratiquer. Cela ne m’a pas empêché de capturer moi-même quelques serpents pour le challenge avec un bâton fourchu sur lequel j’avais solidement fixé un caoutchouc large à la base de la fourche : appuyé derrière le capuchon de la vipère ou de la couleuvre, ce caoutchouc immobilisait le serpent et il n’y avait plus qu’à le saisir derrière la tête sans le moindre danger. Après quoi je relâchais l’animal. On fait de drôle de trucs quand on est gamin !


                                • lsga lsga 21 février 2014 16:21

                                  oui, et ces montreurs d’Ours des années 50, 30 auparavant, ils étaient montreurs de nègres....

                                   
                                  Ah... Le bon vieux temps d’antant comme c’était quand c’état pire !

                                • damocles damocles 20 février 2014 23:09

                                  Bonsoir
                                  arrivé enfant en banlieue parisienne à la fin des années 50 j’ai connu tous ces petits metiers et notamment le collecteur de peaux de lapin qui passait sur un velomoteur sur le porte-bagage duquel se trouvait une caisse en bois tenue par 2 tendeurs dans laquelle il entassait les fameuses peaux

                                  son allure etait assez repoussante et il n’avait pas l’air d’être un fanatique de l’hygiene corporelle

                                  cette banlieue etait à l’epoque à la limite de la campagne ,et le 1er jour de notre arrivée notre epagneul avait levé une compagnie de perdreaux dans le champ d’en face


                                  • Fergus Fergus 20 février 2014 23:14

                                    Bonsoir, Damoclès.

                                    Merci pour cette évocation de ces années-là. Beaucoup de personnes l’ont oublié, mais il y avait encore de la campagne non loin des barrières de Paris.


                                  • lsga lsga 21 février 2014 16:13

                                    la question est : combien de juifs avait-il dénoncé pendant la guerre ?


                                  • ahtupic ahtupic 21 février 2014 21:46

                                    Ca devient dur en ce moment de trouver des sujets qui ne mettent pas en cause notre scooteriste casqué.


                                    • Fergus Fergus 22 février 2014 09:00

                                      Bonjour, Ahtupic.

                                      En effet. On en fait d’ailleurs beaucoup trop sur certains sujets mineurs tant le bonhomme irrite par sa politique. Cela confine parfois à l’irrationnel. Le remaniement (qui serait imminent selon certaines sources) changera-t-il les choses ? Rien n’est moins sûr, surtout si l’on doit repartir avec les mêmes ministres démonétisés pour la plupart.


                                    • brieli67 22 février 2014 01:27

                                       y a / y avait 


                                      cette expo suisse 

                                      stocké à Pontivy ?

                                      • Fergus Fergus 22 février 2014 09:04

                                        Bonjour, Brieli.

                                        Merci pour ce lien. Je ne connais pas ce sculpteur. L’amusant est que je suis passé devant Carnavalet il y a 3 semaines en me disant qu’il serait temps que j’y retourne faire un tour après des années sans y avoir mis les pieds. Sans doute y retournerai-je lors d’un prochain séjour à Paris.


                                      • brieli67 22 février 2014 01:43

                                        mes étés 67-71 : séjours immersion linguistique de 4 à 6 semaines 

                                        rue du Préfet Rambuteau à hauteur des Archives

                                        on rajoute au tableau 
                                        - on se déplaçait surtout en habits de travail propret,« neuf »
                                        - plein de militaires et autres fonctionnaires en tenue
                                        - le clergé avec soutanes...et cornettes !!

                                        • Fergus Fergus 22 février 2014 09:10

                                          @ Brieli.

                                          Ces années- là ont marqué le départ des Halles de Paris vers Rungis puis la démolition des pavillons Baltard. Le quartier Rambuteau s’en est trouvé bouleversé. Moins de changement du côté du Marais qui, au contraire, a commencé à trouver une nouvelle jeunesse avec les effets de la loi Malraux sur la rénovation et l’entretien des bâtiments, a fortiori historiques. Superbe quartier où l’on croisait effectivement encore pas mal de curés en soutane et de nonnes en cornette. J’avais quelque peu oublié ces oiseaux-là, tout de noir vêtus, excepté la coiffe des religieuses.


                                        • brieli67 22 février 2014 23:44

                                          la rue du Temple une Mine derrière chaque crépis qui se fissure


                                          on a vu d’autres zoziaux arriver
                                          crécher squatter copinage en concubinage

                                          voilà voilà.

                                          • Fergus Fergus 23 février 2014 08:58

                                            @ Brieli.

                                            La rue du Temple, je la connais d’autant mieux que je l’ai arpentée souvent, pour le plaisir de ces façades et de ces cours anciennes, mais aussi en me rendant chez mon fils qui a habité durant quelques années à côté du Carreau du Temple.

                                            Quant au Café de la gare, la dernière fois que j’y suis allé remonte au mois de décembre 2013, pour y retrouver l’ambiance des écoles de danse et pour y voir une pièce de théâtre très réussie, « La maîtresse en maillot de bain ». Une bonne adresse en termes de rapport qualité-prix pour déjeuner ou dîner à deux pas de là : le « Gai Moulin », rue Saint-Merri.

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