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Accueil du site > Actualités > Société > Beau temps pour un mois de septembre

Beau temps pour un mois de septembre

2042, Septembre. 35 degrés Celsius

Conversation entre deux vieux messieurs assis à l'ombre...

"- Il fait beau ? Non ?

- Ah oui il fait vraiment très beau, c'est vraiment très agréable.

- Fait vraiment beau pour un mois de septembre.

- De toutes façons maintenant il fait beau tout le temps. En hiver c'est quand même un peu trop parfois. Tu te souviens du temps où il y avait encore de la neige et qu'on faisait toute cette route avec le risque de verglas ? On peut plus acheter de sapins, il en pousse plus il paraît. Tout ça c'est pour faire monter les prix en fait !

- Le verglas on en voit vraiment plus beaucoup en ce moment. C'est mieux quand même. Je peux rouler comme je veux été comme hiver avec mon S.U.V. Il consomme beaucoup et j'ai un petit moteur électrique pour la ville...

- C'est bien, on est encore les seuls à pouvoir se payer de l'essence, c'est bien. On est tranquilles !

- Ah ça ! Quand on roule on est pas emmerdés ! On peut rouler aussi vite qu'on veut et puis de toutes façons le président il a autorisé que ça soye plus un accident quand on écrase un type qui traversait mal la route ! Il dit que ça régule les pauvres au moins...

- Tu te souviens tout ceux qui disaient que c'était dangereux pour l'environnement, pour la planète. Comment ça pourrait l'être ? Surtout qu'on n'est plus tellement nombreux à avoir des bagnoles...

- C'était tous des gens qui voyaient tout en noir. Certains sont allés vivre dans des forêts dans le Nord, reconstruire des villages. Je crois qu'il y en a deux de ces rigolos qui sont partis dans la fusée là vers Mars de l'autre type là Elon Musk. Des complotistes comme on disait ! Avant il pouvait emmerder le monde, maintenant ils vont en taule !

- Il fait chaud là quand même tu trouves pas ? Il fait quand même sec. Je ne sors jamais sans ma combinaison intégrale pour m'hydrater sinon ce serait intenable.

- Sur Mars il fait drôlement froid encore, ils ne peuvent pas beaucoup sortir. ils doivent se les cailler sec ! Faut être con !

- Oui, nous on l'est pas ! On roule dans ce qu'on veut ! On est libre nous !

- Elles collent un peu ces combinaisons, moi je préférais un bermuda !

- Moi aussi mais enfin si on en met on est brûlé, faut faire gaffe !

- Heureusement qu'on a la clim dans notre centre d'habitation...

Et les deux de rentrer dans l'ancien centre commercial de Parly 2 recouvert d'une bulle plastique vibrant tout le temps légèrement du fait de la climatisation continuellement en fonctionnement.

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury - Grandgil

illustration prise ici


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12 réactions à cet article    


  • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 12:06
    @Amaury Grandgil

    Voilà que vous prenez pour Saint-Jean à Patmos, maintenant ! C’est pourtant vrai qu’il fait très chaud, à Paris. A cause des calottes polaires et des glaciers qui ont complètement fondu, le niveau de la Seine est au plus haut, et le zouave du pont de l’Alma a de l’eau jusqu’aux oreilles. J’ai vu ça avant-hier.

    De temps en temps, j’avais l’habitude de faire un tour en batobus, mais je vois bien que cela n’arrivera plus jamais, ils ne peuvent déjà plus passer sous les ponts, et dans les rues d’un Marais qui recommence à bien porter son nom, on a de l’eau jusqu’aux genoux. Pour les batraciens qui sont en voie de disparition, c’est une bonne chose.

    On nous avait pourtant prévenus, mais on n’a pas voulu en tenir compte. J’en suis à mon quatrième cigare depuis ce matin, je le confesse, et chacun produit des tonnes de CO2.

    Après nous le déluge, c’est ce que je me dis tous les jours.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 septembre 12:08

      Pour chacun d’entre nous, le dérèglement climatique est la faute de tous les autres, comme à chaque fois, c’est somme toute humain et nous allons à notre perte la bouche en coeur.


      • Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 13:14
        Pour chacun d’entre nous, le dérèglement climatique est la faute de tous les autres, comme à chaque fois,
        ......................................................................
        @Amaury Grandgil

        Il serait peut-être opportun de relire le bouquin de Jean Delumeau sur les « grandes peurs » qui ont traversé les société jusqu’à ce siècle des Lumières où il avait cru bon de limiter son étude, ce qui était un peu normal : l’émergence du rationalisme à l’époque classique devait logiquement mettre un terme à ces grands délires collectifs. S’il était encore vivant, il pourrait ajouter une suite et étudier ce thème du réchauffement climatique qui marque un effondrement du rationalisme.

        On sait désormais par beaucoup d’études plus précises que celles des historiens du XIXe siècle, lesquels voyaient dans le moyen-âge une époque de ténèbres, que la grande peur d’un an mil qui devait coïncider avec la fin des temps n’a jamais vraiment existé. La grande peur du réchauffement climatique, au début du XXIe siècle, et de ses conséquences apocalyptiques, en revanche, existe bel et bien, et nous en sommes les témoins médusés. Ne pas y croire, ce serait de l’ordre de l’hérésie, et j’avais entendu par hasard sur une chaîne télévisée, une Corinne Lepage souhaiter qu’on commençât à considérer les climato-sceptiques comme des criminels contre l’humanité.

        En revanche, on ne veut toujours pas croire aux progrès de l’IA. Or, la singularité technologique surviendra bien avant le milieu de ce siècle, dont les conséquences seront bien plus spectaculaires que celles de n’importe quel dérèglement climatique. Je ne pense pas pour autant que ce sera une catastrophe ; ce sera simplement la fin de l’intelligence biologique et de la prééminence humaine sur la planète.

      • Loatse Loatse 13 septembre 13:05

        de toutes façons le président il a autorisé que ça soye plus un accident quand on écrase un type qui traversait mal la route ! Il dit que ça régule les pauvres au moins...

         smiley

        Alors Amaury, on donne dans la fiction trash ? Le réchauffement, toussa, vouzossi ???

        Allez je vous fournis aussi ma version..

        .... 2042. Septembre 24° celsius au soleil dans le sud, il pleut un peu chaque jour.. On se croirait en bretagne. Enfin jadis en bretagne parceque là bas, depuis quelques jours, les premières neiges tombent...

        A Plounéour-Ménez, dans les monts d’Arrée, on s’apprête à ouvrir la station de ski..

        Il n’y a plus de cargos avec leurs milliers de containers en provenance de chine.. l’artisanat made in france s’en porte bien, les petits villages revivent. A versailles et dans les pays de Loire, des cars à moteurs électriques déchargent leurs flots de touristes en provenance des pays de l’est de l’UE dont le niveau de vie s’est considérablement élevé et que notre patrimoine a été remis en état et valorisé.

        Les ricains eux vivent en quasi autarcie depuis le big crunch..(le jour ou le dollar s’est tranformé en papier toilette)

        Les russes commercent avec la chine et l’iran.. Le bloc a sa propre monnaie.



        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 13 septembre 13:22

          @Loatse
          Ce serait bien


        • bob14 13 septembre 13:31

          2042, Septembre. 35 degrés Celsius...à l’ombre et à 300 mètres sous terre...Préparez vous au pire !


          • Loatse Loatse 13 septembre 14:29

            « Préparez vous au pire ! »


            Augmenter la taxe carbone ? Vous n’y pensez pas ! Ca va jeter un froid..... smiley



            • Chourave Joker 13 septembre 15:09

              Moi, je ne me plains pas !

              Mes bananiers donnent bien, cette année, et j’ai réussi à me débarrasser des crocodiles qui infestaient la Bièvre qui passe au bout de mon jardin. Bon, je sais, c’est pas très légal d’utiliser des balles explosives contre les crocodiles, mais c’est tout ce que j’avais !

              • zygzornifle zygzornifle 13 septembre 16:59

                Pourvu que cela dure on économisera sur la facture de chauffage , par contre les moustiques et ces salopes de petites mouches microscopiques qui mordent et font un mal de chien s’en donnent a cœur joie ....


                • BA 14 septembre 07:48

                  Mercredi 1er août 2018 :


                  Climat : 2017, année de tous les records.


                  Le rapport annuel de l’Agence américaine d’observation de l’océan et de l’atmosphère confirme la surchauffe planétaire.


                  Les années se suivent et les records s’enchaînent, sans que rien ne semble pouvoir enrayer l’emballement climatique.


                  A l’échelle du globe, 2017 a été l’une des trois années les plus chaudes de l’histoire moderne, se classant, selon les données utilisées, à la deuxième ou à la troisième place sur un podium où figuraient déjà, dans l’ordre, 2016 et 2015.


                  C’est ce qu’indique le rapport sur l’état du climat en 2017, publié mercredi 1er août par la National Oceanic and Atmospheric Administration, l’agence fédérale américaine chargée de l’observation des océans et de l’atmosphère.


                  Une synthèse annuelle établie en collaboration avec l’American Meteorological Society et à laquelle ont contribué plus de 450 scientifiques de soixante pays qui ont compilé plusieurs dizaines de milliers de mesures.


                  La surchauffe planétaire est d’autant plus notable que, cette fois, elle ne doit rien au phénomène El Niño, ce cycle naturel de réchauffement des eaux du Pacifique qui, tous les trois à sept ans, tire les températures vers le haut et dont l’influence s’était fait fortement ressentir en 2015 et 2016.


                  Les douze mois de 2017 se hissent donc au rang d’année sans El Niño la plus torride depuis le début des relevés, à la fin du XIXe siècle.


                  « Le rapport établit que les principaux indicateurs continuent de montrer des tendances confirmant un réchauffement planétaire », soulignent les chercheurs. Revue de détail d’une planète en ébullition.


                  • Gaz à effet de serre

                  La concentration dans l’atmosphère de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote…) a atteint un nouveau pic en 2017. Elle s’est élevée à 405 parties par million (ppm) pour le CO2, soit 2,2 ppm de plus qu’en 2016. L’étude des gaz emprisonnés et conservés dans les carottes glaciaires montre que cette concentration est sans précédent depuis… 800 000 ans.


                  Il faut s’attendre à une accentuation du réchauffement dans les années à venir, dans la mesure où, après trois années de stagnation, les émissions mondiales de CO2 sont reparties à la hausse en 2017, en progressant de 2 %.


                  • Températures terrestres

                  Globalement, les températures à la surface de la Terre ont excédé de 0,38 °C à 0,48 °C la moyenne de la période 1981-2010. Les quatre dernières années (2014-2017) sont ainsi les plus chaudes jamais mesurées.


                  Plusieurs pays, comme l’Argentine, la Bulgarie, l’Espagne ou l’Uruguay ont enregistré des records absolus de températures annuelles moyennes. Des pointes de 43,4 °C ont été relevées en janvier, en Argentine, et de 53,5 °C en août, dans l’ouest du Pakistan.


                  • Océans

                  Les températures moyennes à la surface des océans, elles, sont restées légèrement en dessous de celles de 2016. Mais les trois dernières années ont été là aussi les plus chaudes jamais mesurées, avec, depuis 2000, une hausse moyenne de 0,17 °C par décennie.


                  La partie supérieure des océans (jusqu’à 700 mètres de profondeur) a accumulé une quantité de chaleur inégalée. Il s’agit d’un indicateur crucial du réchauffement, car les océans absorbent plus de 90 % de la chaleur additionnelle due au gaz à effet de serre, dont 1 % seulement va dans l’atmosphère, le reste se partageant entre les glaces et les sols.


                  Il en est résulté une poursuite du phénomène de blanchissement massif des coraux, qui s’est étalé sur une période inusitée de trois ans (de juin 2014 à mai 2017), provoquant, dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique, des mortalités sans précédent, allant jusqu’à 95 % pour certaines formations coralliennes.


                  Quant au niveau moyen des mers, il a atteint lui aussi un nouveau record, en se situant 7,7 cm plus haut qu’en 1993, début des mesures altimétriques par satellites. L’élévation des océans est ainsi de 3,1 cm par décennie.


                  • Arctique et Antarctique

                  Année rouge, également, pour les régions polaires. Au Nord, la température terrestre a surpassé de 1,6 °C la moyenne de la période 1981-2010, sans atteindre toutefois le niveau de 2016. L’étendue maximale de la glace de mer arctique, au début du mois de mars, a été la plus faible depuis le début des observations satellitaires en 1980. Et son étendue minimale, en septembre, était inférieure de 25 % à la moyenne de la période de référence.


                  En Antarctique aussi, la banquise a été mise à mal pendant une grande partie de l’année, avec, de janvier à avril, une surface réduite comme jamais au cours des trois dernières décennies.


                  • Précipitations et sécheresses

                  Les pluies extrêmes ont été, elles aussi, plus abondantes que la moyenne, avec des épisodes torrentiels dévastateurs en Inde, durant la saison des moussons, au Venezuela, en août et septembre, ou au Nigeria, au cours des deux mêmes mois.


                  A l’inverse, après avoir baissé d’intensité au début de l’année, les sécheresses sévères ou extrêmes n’ont épargné aucun continent, frappant particulièrement l’Amérique du Sud, l’Afrique et certaines parties de l’Inde, de la Russie, de la Chine et de l’Australie.


                  Une situation qui a contribué à attiser des incendies très destructeurs en Colombie britannique, aux Etats-Unis, en Espagne ou au Portugal, même si, sur le front des feux, l’année écoulée a été la plus calme à l’échelle mondiale depuis 2003.


                  • Ouragans

                  Avec 85 cyclones tropicaux, 2017 a légèrement dépassé la moyenne annuelle de 82 événements observée sur la période 1981-2010. Seul le bassin nord-atlantique a connu une activité cyclonique nettement plus prononcée que la moyenne, avec en particulier les ouragans Harvey, en août au Texas, suivis d’Irma et Maria, en septembre, dans les Caraïbes, d’une intensité exceptionnelle.


                  https://www.lemonde.fr/climat/article/2018/08/01/climat-2017-annee-de-tous-les-records_5338388_1652612.html




                  • baldis30 14 septembre 10:39

                    @BA
                    bonjour,

                    meuh oui ... meuh oui comme disent les vaches en lâchant quelques pets méthaniques qui contribuent largement à l’odeur de putréfaction qui infeste l’information scientifique ...

                    ainsi que je l’ai signalé en répondant à un autre fil, avant de pérorer sur tel aspect anthropique il est préférable de lire une information comme celle-ci ... et d’avoir le courage de faire un peu de recherche sur le type du KGB dénommé Lomonossov :

                    https://www.sciencedaily.com/releases/2018/08/180829143836.htm

                     et la banquise de fondre .... pendant que les sous-mariniers se marrent et que les authentiques khmers verts défenseurs de la planète commentent les lois fascistes de Raoult celles qu’on a retiré de l’enseignement ... ( curieux non ?) !

                     Pérorez, pérorez et avant de parler de cyclogenèse essayez de vous informer de la formulation Gray-Landsea sur icelle ...


                  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 14 septembre 14:52

                    @baldis30
                    Et pis si ça se trouve les réchauffistes c’est ptètre des fâââchiiistes

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