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Accueil du site > Actualités > Société > Brèves : Racisme, Antispécisme et Véganisme

Brèves : Racisme, Antispécisme et Véganisme

 

 

Races, génomes et racismes

Qu'il y ait des différences raciales, ça veut dire que l'altérité et le vivre-ensemble ne peuvent pas être que des concepts de bobos, universitaires mondains, politiciens et autres militants-du-bonheur qui, au fond, n'encensent qu'eux-mêmes. Rien que ce concept d'altérité, est problématique, puisqu'il prétend saisir "intrinsèquement l'autre" dans sa définition (alter-ité, soit caractère essentiel, de l'autre) : or, si en un concept je peux me saisir (intellectuellement) de l'autre, c'est que l'autre n'est plus vraiment l'autre pour moi, mais moi-même (intellectuellement). L'autre a disparu sous sa définition absolue, radicale et universelle comme altérité.

Quant au vivre-ensemble, tant qu'on reste indifférent aux autres par altérité, on voit mal en quoi il relève de l'exploit et de la joie, à vivre d'une con-vivialité abstraite, bonne pour les bobos, les universitaires mondains, les politiciens et les militants-du-bonheur - idéalistes.

C'est-à-dire que les gauchistes (utopistes et angéliques) et, pire, les droitistes qui se croient bons de penser comme eux, c'est-à-dire les centristes ... toute cette chienlit parlant au nom de l'universalité, ne sait en fait reconnaître qu'elle-même, à détester toute distinction réelle, qui l'obligerait à tenir compte des vérités de la diversité. Ce sont des ethnocentristes qui vendent du cosmopolitisme indifféremment, ayant déplacé leur racisme sur des idéaux humanitaires ; eux, humanitaristes, contre toutes les humanités qui ne sont pas de leur humanitarisme.

Déniant les cultures et les territoires, ils adorent pourtant manger italien, chinois, oriental ... c'est-à-dire qu'ils n'adorent plus que des exotismes - c'est-à-dire des clichés abstraits, désincarnés, qui pour exister ont pourtant eu besoin de cultures et de territoires, et pour tout dire d'une humanité racée. Inutile de "raciser" les races.

 

 

La grande confusion cosmique des espèces

On n'a pas encore vu d'animaux employer la charrue ni pratiquer la soudure, en combinant autant d'éléments entre eux, au point de produire de l'électrotechnique, industriellement capables de nous mettre en réseau via Internet autour de la Terre. Même si sur les principes de sillonner, joindre voire fondre, et relier comme communiquer, d'autres animaux soient au point. Le problème c'est justement que les principes ne font pas de distinction, et que d'un degré l'autre, à la longue, de proche en proche, mais surtout de loin en loin, on finit par décider qu'on est dans deux ordres de grandeurs différents. Et là on rentre dans l'idéologique, entre ceux qui préfèrent jouer d'antispécisme par antiracisme aigu, et d'autres qui préfèrent jouer d'humanisme (distinctif), ce qui ne fait pas aussitôt d'eux des adeptes de l'écocide animal dans un lien de cause à effet simple, clair et univoque, d'autant plus que même l'humaniste peut être animaliste.

Il est beau de dire que nous faisons partie du même univers, que nous sommes tous "universaliens", de la pierre à l'humain (ce qui est humainement prétentieux dans cet ordre mais que voulez-vous : c'est une histoire de vouloir-vivre) ... de manière générale évidemment, il est beau de se dire que depuis le Big Bang, au fond, tout n'est que poussières d'étoiles, ce qui est vrai dans la mesure où elles sont les réacteurs nucléaires de la différentiation matérielle (tableau de Mendeleiev). Seulement voilà, justement, il y a différentiation, sans compter la combinatoire.

La grande bouse cosmique dont nous serions "la même merde du monde prête à servir en tout" sert pourtant de purin à la prolifération "merveilleuse et unique", et ça n'est pas comme si nous pouvions mettre un ornithorynque sur le même plan que du macadam, ni une femme sur le même plan qu'une constellation. Cela dit, remarquez bien qu'on est, au point de vue de la sentience, plus heurtés par la mise en relation de l'ornithorynque avec le macadam, que de la femme avec la constellation. Dans les deux cas nous sommes anthropomorphiques : nous chouchoutons l'ornithorynque, nous rêvons la femme. Quels poètes.

Henri Bergson dit homo faber, même si des animaux se servent d'instruments rudimentaires : les observations scientifiques récentes, réalisent que les autres animaux ne combinent pas vraiment les matériaux entre eux, techniquement. Et justement, homo technicus selon José Ortega y Gasset (le Mythe de l'homme derrière la technique) : en somme, l'homme aurait une imagination maladive au sein du vivant. Dans la veine toujours, homo titanus chez Friedrich Jünger, frère du célèbre aviateur et écrivain Ernst Jünger, qui écrivit un essai inquiétant nommé la Perfection de la technique. Cela fait beaucoup d'homini, qui ne sont pas comme les autres espèces animales.

 

 

L'humain et l'absence de viande

Le véganisme n'est pas une philosophie, mais plutôt une idéologie animaliste conséquente. Toute la question tourne autour de la sentience, voire de la conscience (de soi) animale. Le problème, c'est qu'on anthropomorphise très vite "nos amis les bêtes", sans qu'il soit permis de nier qu'elles ont chacune leur caractère et leur histoire. Elles nous ressemblent vitalement. Or le fait est que les élevages industriels sont des machines monstrueuses, et que manger de la viande, c'est forcément faire consommer par la bête les végétaux qu'il faut 10 fois plus pour 1 kg de chair, avec l'arrosage de l'exploitation agricole.

C'est donc écologiste que le véganisme à ce niveau, en ce sens qu'en mangeant moins de viande au moins, on consomme moins d'eau potable sur toute la chaîne de production, et on incite les éleveurs à être plus respectueux de l'animal, pour ce qu'il en reste à devoir élever pour la vente alimentaire. Tout cela se tient, même si on n'a pas besoin de courir au véganisme, un tantinet radical peut-être. Radical peut-être (surtout sur l'antispécisme) mais cohérent et éco-responsable.

Il faut manger moins de viande, on trouve des protéines ailleurs que dans la chair. Certains parlent, pour l'avenir, d'élever des insectes foisonnants et d'en faire des nuggets, mais des végétaux sont aussi protéiniques.

 

 

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20 réactions à cet article    


  • San Jose 2 septembre 17:38

    Voilà un texte profond. 

    Lorsque je ne comprends pas grand’chose, je présume la profondeur.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 septembre 20:15

      Voilà un commentaire profond, si je comprends bien.


    •  Adibou Adibou 3 septembre 22:10

      @San Jose

      L’article m’a fait penser à Casimir et son célèbre Goubli-Boulga ! smiley


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 4 septembre 21:53

      Merci pour votre passage, Adibou.


    • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 4 septembre 21:56

      @Marzhin Tavernier

      Carlo(s) des poids tout, tes raviolis sont cramés, tous de chez tous, tu veux que je les repasse au fer ?


    • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 4 septembre 21:57

      @tou.te.s

      vous voyez aussi ce que ça veut dire !

      Il est increvable et c’est bien le seul sauf moi à l’instant T



      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 septembre 20:17

        Pour se reproduire entre races, il faut des races, qui produisent de nouvelles races. Comme les chiens.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 2 septembre 18:07

        moi je connais un végan, il a jamais voulu aller voir le saigneur des agneaux, il a même pas lu le livre t’as qu’à voir !


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 septembre 20:18

          Bah moi je l’ai vu.


        • Clocel Clocel 2 septembre 18:29

          Je m’étonne qu’on n’ait pas encore ré-envisagé l’anthropophagie, elle répondrait à au moins deux problèmes ; On foutrait la paix aux bestiaux et on se ferait péter la sous-ventrière avec les surnuméraires !

          Ach... Le temps béni où on pouvait se taper un cuisseau de migrant, une cervelle de missionnaire ! smiley



          • Sparker Sparker 2 septembre 20:23

            Les animaux ne sont pas une ressource naturelle.

            La viande est très addictive, les enfants en viennent à ne vouloir que ça a coté des « fades » légumes et autres végétaux. C’est un rétrécissement de leur culture gustative qui restera jusqu’à leur dernier jour, sauf si... ils changent de régime.

            Le monde végétal est d’une infinie richesse, bien plus que tout autre monde. C’est plus un lieu d’enseignements que de ressources.


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 2 septembre 20:26

              Il y a une chose, que j’ai oubliée de dire dans l’article : pendant des millénaires, la viande fut un véritable luxe, en effet. Que nous ressortions d’une époque riche en barbacs ne témoignent que d’une chose : de notre luxe inconscient. On croit que c’est une activité de beauf que le barbac parfois, mais c’est une activité de prince. D’ailleurs, ceux qui en mangent se sentent comme des princes. Ils ont raison. Des exploiteurs, donc, aussi.


            • Albert123 3 septembre 15:16

              @Sparker

              « Les animaux ne sont pas une ressource naturelle. »

              c’est l’espèce humaine qui détermine ce qui est une ressource ou ne l’est pas, et vu son penchant historique pour l’élevage il semble évident que la faune est une ressource au même titre que la flore.


            • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 4 septembre 21:54

              Eh oui, Albert123. Nous avons perdu tout sens du sacré.


            • Sparker Sparker 4 septembre 23:52

              @Albert123

              Ha ! et vous en pensez quoi ?


            • kimonovert 2 septembre 21:15

              Commentaires d’un ramassis de saigneurs et de panseurs...l’asile en blouses grises qui déambule sur le net...brrrr


              • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 4 septembre 21:58

                Brrrrrrrrrrrrrrrr


              • Jonas Jonas 4 septembre 22:19

                "C’est donc écologiste que le véganisme à ce niveau, en ce sens qu’en mangeant moins de viande au moins, on consomme moins d’eau potable sur toute la chaîne de production, et on incite les éleveurs à être plus respectueux de l’animal, pour ce qu’il en reste à devoir élever pour la vente alimentaire."

                Les vegan détruisent le cycle naturel de la vie entre animaux et végétaux. En ne se préoccupant que de cultiver des végétaux, ils déséquilibrent ce cycle et conduisent à la destruction progressive de toute vie sur Terre.

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