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Accueil du site > Actualités > Société > Ce que révèle le débat sur l’invasion du globish

Ce que révèle le débat sur l’invasion du globish

La publication par le FigaroVox de mon papier critiquant l’utilisation de plus en plus envahissante du globish dans la publicité, comme sur les documents officiels de la République, a suscité un débat sur les réseaux sociaux. Mais ce faisant, ces échanges ont également permis d’éclairer sur les motivations profondes des soutiens de l’effarante adjonction de l’anglais sur notre carte d’identité.

 

Aplatir le monde par conformisme superficiel

Les arguments des partisans d’une carte d’identité bilingue franco-anglais sont très sommaires. Il n’y en a que deux. Le plus basique consiste à y voir une nouveauté qu’il faudrait soutenir de ce simple fait, les opposants à cette adjonction n’étant que des archaïques un peu frileux. Mais au final, la défense de ce changement ne tient qu’à un seul argument : puisqu’il y a une liberté de circulation des personnes dans l’espace Schengen, et que la carte d’identité suffit pour s’y déplacer, mieux vaudrait inclure l’anglais, seule véritable langue globale, pour faciliter le travail des douaniers, et éviter de faire perdre du temps aux touristes. Un internaute évoque même des soucis qu’il aurait eus aux douanes en Polone et en République Tchèque pour soutenir son propos. Des arguments extraordinairement faibles, superficiels, et inconséquents auxquels j’ai répondu avec le soutien de quelques internautes.

Aucun point de cette argumentation n’est solide. Pour avoir beaucoup voyagé en Europe, dans l’espace Schengen, ou en dehors, je peux témoigner n’avoir jamais eu le moindre souci avec ma carte d’identité, qui n’a jamais posé le moindre problème de compréhension à l’étranger. Plus globalement, personne ne m’avait jamais indiqué avoir eu des difficultés à la frontière du fait de la mauvaise compréhension de notre carte d’identité. Il s’agit d’un problème largement imaginaire. Et pour qui prend juste le temps d’examiner notre nouvelle carte bilingue, l’adjonction de l’anglais apparaît bien inutile. Qu’apportent Identity card à Carte d’identité, Sex à Sexe, Nationality à Nationalité, Document No à No du document ou Expiry date à Date d’expir. ? L’apport de l’anglais ne contribue qu’à réduire la lisibilité de notre carte d’identité, en l’encombrant de mentions qui n’apportent stricitement rien à sa compréhension.

Bien sûr, ceux qui pinaillent pourraient avancer que les traductions de nom et prénom diffèrent davantage. Néanmoins, leur sens est loin d’être évident pour ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle. Et la différenciation de la police, avec les lettres capitales pour le nom de famille, rend le sens évident. De même, le sens de la date de naissance se dévine aisément puisque l’autre date est celle d’expiration. Seul point difficile à comprendre, il faut l’admettre : le lieu de naissance. Mais difficile de croire que cela pose un problème, si ce n’est de manière extrêmement exceptionnelle. En outre, il faut rappeler que nous disposons également d’un passeport, où l’anglais est présent, et dont l’usage est uniquement destiné aux voyages, quand la carte d’identité a un usage tourné sur la France.

Bref, difficile de ne pas voir derrière les protestations contre le refus d’inclure l’anglais sur la carte d’identité autre chose qu’un caprice de personnes mobiles, prêtes, parce qu’elles pensent se simplifier la vie, à faire de l’anglais la deuxième langue de la France. Pourtant, en prenant un peu recul, on constate qu’il n’y a nul besoin d’ajouter l’anglais pour rendre notre carte d’identité plus intelligible pour des douaniers. Et il est assez incroyable de constater la légèreté de ces personnes, dont le petit confort imaginaire justifierait ainsi l’effacement du français devant la lingua franca globale. Heureusement, quand on fait les comptes, avec plus de 100 retweets et plus de 300 « j’aime », on peut aussi en déduire que la majorité moins bavarde est finalement largement d’accord avec le fond du papier.

Enfin, cet épisode a le mérite de démontrer la logique d’applatissement du monde par la globalisation. Elle pousse sa logique jusqu’à imposer l’anglais sur des cartes d’identité dont l’essentiel de l’usage est national, pour des ajouts qui n’apportent rien ou presque à sa compréhension. C’est un processus d’harmonisation et d’appauvrissement du monde au nom d’un laisser-passer dogmatique.

 


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73 réactions à cet article    


  • Pcastor pcastor 17 juin 11:18

    Bref, l’anglais nous fait perdre notre identité !

    Et comme on m’a imposé l’allemand au nom de la réconciliation , je suis finalement devenu franchement francophile...


    • Lonzine 17 juin 11:24

      Pffff vous vivez dans un monde qui se globalise, tina...


      • Lonzine 17 juin 11:50

        @Lonzine
        La plupart des documents Européens sont écrits en plusieurs langues depuis des lustres.
        Comme le certificat de vie par exemple


      • Hallo Bobo Hallo Bobo 17 juin 11:27

        N’oublions pas le plaisir de commencer une discussion passionnée par geste, ou dans une langue étrangère commune plus ou moins bien maîtrisée, avec une personne de culture différente. Malgré le choix du métier de douanier ou policier, c’est peut-être le début d’une amitié durable ?
        Enlevons la traduction anglaise pour favoriser les relations humaines !


        • Fergus Fergus 17 juin 11:52

          Bonjour, Laurent

          « Elle pousse sa logique jusqu’à imposer l’anglais sur des cartes d’identité dont l’essentiel de l’usage est national »

          Non, c’est très largement faux, eu égard au nombre élevé de Français qui voyagent (hors période de Covid).

          Et l’avantage est que les mentions anglaises sont comprises partout à l’étranger où l’usage de la CNI est accepté.


          • Et hop ! Et hop ! 17 juin 19:38

            @Fergus

            Quelles mentions ?

            Sur une carte d’identité il n’y a que le nom, le prénom, la date de naissance, l’adresse et le pays, qui évidemment ne sont pas traduits en anglais.

            Vous êtes vraiment de très très mauvaise foi.

            Allez-vous installer aux USA si vous voulez vivre à l’américaine.


          • Fergus Fergus 18 juin 09:11

            Bonjour, Et hop !

            Ce que je veux dire est que l’on fait beaucoup de bruit pour rien : qu’il y ait une traduction en anglais  langue véhiculaire de fait de l’UE et des échanges internationaux planétaires  sur les cartes d’identité des pays de l’Union ne me choque absolument pas. 

            Et, profondément français et européen, je n’ai strictement aucune envie d’aller vivre aux USA, pays dont je n’apprécie ni les modes de vie, ni la structuration sociale, ni le système politique !


          • babelouest babelouest 18 juin 09:34

            @Fergus l’anglais, que n’est que (en partie) la langue véhiculaire de l’Irlande, n’a rien à faire là. Rien.


          • Fergus Fergus 18 juin 10:37

            Bonjour, babelouest

             smiley  smiley  smiley
            OK, mais comme les Allemands ne voudraient pas du français comme langue véhiculaire, ni les Français de l’allemand (sans compter les états d’âme des Espagnols, des Italiens et de tous les autres), la logique est bien que ce soit l’anglais, déjà implanté depuis fort longtemps, et surtout largement maîtrisé par les jeunes générations dans la plupart des pays de l’UE.

            Votre croisade est perdue d’avance !


          • derek 18 juin 11:15

            @Fergus,
            Laca de la angla ! Esperanto estas la lingvo la pley facila en la mondo !


          • Fergus Fergus 18 juin 15:22

            Bonjour, derek

            Sérieusement, pourquoi préférait-on l’esperanto, langue artificielle, à l’anglais, langue vivante ?
            Cela n’aurait aucun sens !
            Et c’est pourquoi ce sabir n’a jamais réussi à s’imposer malgré bientôt un siècle et demi d’existence.


          • Et hop ! Et hop ! 18 juin 21:13

            @Fergus : «  qu’il y ait une traduction en anglais  langue véhiculaire de fait de l’UE et des échanges internationaux planétaires  »

            Mais une traduction de quoi ??? Il n’y a que 5 mots sur une carte d’identité, des mots que vous êtes capable de deviner en polonais ou en moldave.

            « Nom », « prénom », « adresse », « date de naissance », « nationalité ».

            Vous êtes comme tous les européisme, un fanatique, vous avez l’esprit de système et une aspitation violente à tout standardiser pour nourrir votre orgueuil et votre malveillance. La liberté et la diversité vous rendent malade, vous êtes envieux du bonheur des autres, vous voulez les détruire. 


          • Samson Samson 19 juin 02:18

            @Fergus
            Bonsoir Fergus

            "Et, profondément français et européen, je n’ai strictement aucune envie d’aller vivre aux USA, pays dont je n’apprécie ni les modes de vie, ni la structuration sociale, ni le système politique !« 

            Bien d’accord avec vous sur le premier point !
            Mais si l’identité européenne est une chose, l’identité €uropéenne en est une autre, et qui nous destine en tant que dociles vassaux de l’Empire à passer au moule anglo-saxon, normalisé et standardisé de valeurs, institutions, juridictions et modes de vie directement importés des U$A !

            Donc moi, plutôt que pour l’appauvrissement mental des »concepts" tant managériaux que moralistes diffusés par le recours au globish, s’il faut absolument adjoindre une langue commune et véhiculaire à nos cartes d’identités je plaide avec ferveur pour la réintroduction et l’apprentissage du latin, qui a depuis la chute de l’empire romain persisté à très longuement servir de langue d’échange européenne et dont l’apprentissage nous permettra de redécouvrir de très larges pans de la richesse culturelle héritée de nos anciens ! smiley

            Portez-vous bien, en vous présentant mes cordiales salutations ! smiley


          • Loatse Loatse 17 juin 12:19

            Contrairement aux Quebecois qui rame à contre courant, c’est avec enthousiasme que nous avons adopté cette lanque en sus de la culture anglo- americaine...(musique, vêtements, nourriture, films, accroches publicitaires etc...)

            Elle est associée au dynamisme, à la créativité, à la capacite d’innover, à l’ouverture d’esprit, au vent de liberté que l’on ressentait déjà souffler de l’autre coté de la manche dans les années 70 pour ceux qui y ont effectué un séjour linguistique scolaire... J’ai été fascinée, je le suis encore.

            Tout ici en revenant me semblait lourd, figé en comparaison... ne serait ce que les mentalités peu enclines à l’ouverture aux autres cultures, à tout ce qui est différent et risque de bouleverser les petites habitudes..

            D’ailleurs nos cerveaux sont partis outre atlantique, là ou on investit dans la recherche en acceptant le facteur risque, là ou il ne fallait pas des tonnes de paperasse pour créer son entreprise, se loger (encore aujourd’hui), bref entreprendre.

            C’est le même phénomène, celui de la fascination qui précède toujours l’identification/assimilation, qui a cours dans d’autres cultures que la nôtre (ce qui explique le succès de la langue arabe dans des pays dont ce n’est pas le langage d’usage courant)

            Si demain le même phénomène de fascination se produit envers la chine (qui ne copie plus mais innove avec succes), nous parlerons tous le mandarin.

            La langue française est destinée à devenir une langue morte. Oh pas tout de suite mais c’est inevitable à moyen et court terme.


            • @Loatse
              Commentaire typique d’une jeune ploucarde ne connaissant rien du monde, et s’enthousiasment en découvrant un nouveau pays.


            • Attila Attila 17 juin 12:43

              @Loatse
              « Elle est associée au dynamisme, à la créativité, à la capacite d’innover, à l’ouverture d’esprit, au vent de liberté . . . »
               . . . et à l’infantilisme.
              Il y a 30 ans, on entendait et on lisait des témoignages de français vivant, ou ayant vécu, aux États-Unis. Ces témoignages étaient unanimes sur un point : « Le peuple américain ? Ah, ils sont très gentils et vraiment très accueillants . . . mais alors, ce sont de grands enfants. Oh là là là là ! »
              Aujourd’hui, on n’entend plus ce genre de témoignage, il n’y a plus cette différence culturelle entre français et américains : les français sont devenus des américains y compris sur cet aspect.
              On adopte la langue et le reste suit.

              .


            • Loatse Loatse 17 juin 15:05

              @Attila

              « Ah, ils sont très gentils et vraiment très accueillants . . . mais alors, ce sont de grands enfants. »
              Apparemment être un « grand enfant » réussit bien à Jeff Bezos. Croire en ses rêves, qu’il est possible de les réaliser..

              Avons nous encore des rêves ?


            • Et hop ! Et hop ! 17 juin 19:43

              @Attila

              Pas seulement la langue, la cuisine, le costume (Nike, Reebok,..), l’arrivisme, l’obsession de l’argent, l’absence d’élégance et de culture, la violence, le déracinement, le puritanisme, etc..

              https://www.youtube.com/watch?v=_-D7Gi-mugY


            • Comment rédiger mon profil sans ces magnifiques anglicismes ?


              • Lampion Séraphin Lampion 17 juin 13:16

                Les « gallo-romains » parlaient-ils gaulois ou latin ?


                • babelouest babelouest 18 juin 11:17

                  @Séraphin Lampion quand les Romains ont été bien installés, les gallo-romains parlaient ce qu’on appelait « le bas-latin », une langue simplifiée. C’est de cette langue-là, et d’autres apports comme les mots Goths, qu’est né le « francien » ou pré-roman dont on trouve trace par exemple dans la version en direction des « franciens de l’ouest » signée par Louis II de Germanie du Serment de Strasbourg. La version tudesque, en revanche, fut signée par Charles le Chauve. Échange de bons procédés.


                • Samson Samson 19 juin 02:32

                  @Séraphin Lampion
                  Rien de bien nouveau sous le soleil ! smiley

                  J’imagine que l’« élite » se targuait d’une bonne maîtrise du latin, le peuple se contentant d’un doux mélange simplifié des deux, avec sûrement quelques irréductibles à plus ou moins clandestinement veiller à préserver les langues et cultures celtes héritées de leurs anciens.


                • Pcastor pcastor 17 juin 14:07

                  Juste rappeler que l’article 2 de la Constitution française précise que « la langue de la République est le français »...


                  • Fergus Fergus 17 juin 15:28

                    Bonjour, pcastor

                    Ce qui n’empêche pas, dans notre pays, les panneaux de signalisation routière bilingues d’exister dans les départements à forte identité régionale sans subir de censure du Conseil d’Etat.


                  • Pcastor pcastor 17 juin 16:42

                    @Fergus
                    Un rapport avec le globish ?


                  • Pcastor pcastor 17 juin 17:07

                    @Fergus
                    En fait tout cela participe de la mondialisation « heureuse » avec son pilier central  : la financiarisation à outrance. Ce n’est pas pour rien qu’ Amsterdam, après le brexit, est devenue la principale place boursière européenne ( dans un paradis fiscal au sein de l’UE). Essayez de vous intéresser sérieusement à l’économie si vous ne parlez pas l’anglais ! En fait de ce point de vue, la langue d’avenir c’est le chinois...


                  • babelouest babelouest 17 juin 19:38

                    @pcastor tout est là : l’anglais qui nous a été exporté n’est QUE la langue d’une certaine économie. Et RIEN d’autre. Quand on considère cette économie comme une aberration, on se met vite en colère !


                  • Fergus Fergus 18 juin 09:16

                    Bonjour, pcastor

                    « Un rapport avec le globish ? »
                    Oui, le côté futile, voire dérisoire, de la polémique.

                    Qui plus est, comme je viens de le rappeler plus haut, l’anglais est, de facto et qu’on le veuille ou non, la langue véhiculaire de l’Union européenne et des échanges internationaux planétaires.
                    Une domination linguistique amorcée dès le 19e siècle et qui n’a pas l’ombre d’une chance d’être remise en cause !


                  • babelouest babelouest 18 juin 09:39

                    @fergus « pas l’ombre d’une chance d’être remise en cause » cela me paraît bien présomptueux. L’anglais manque trop de précision, pour connaître un succès pérenne. On en reparlera, dans cent ans, quand je vous inviterai à un pot « Chez Çimpier’ »pour une cervoise bien fraîche !


                  • Pcastor pcastor 18 juin 10:08

                    @Fergus
                    Futile la modification de la Constitution en 1992 qui notamment sous la rubrique « De la souveraineté » a ajouté dans son article 2 « la langue de la République est le français », dirigé contre le globish,et non pas contre les langues régionales.
                    Vous n’avez surtout pas compris que ce globish et plus largement l’anglais est devenu la langue véhiculaire du néo-libéralisme économique dont l’UE est la caisse de résonance.
                    Quant aux échanges internationaux planétaires, on en reparlera dans quelques années quand la première puissance économique mondiale, je veux parler de la Chine aura clairement établi son « leadership »( encore du globish) : via les nouvelles routes de la soie ( rachat d’infrastructures diverses dans le monde qui lui permet de commercer sans problème), par le truchement d’une classe moyenne suffisamment développée pour créer un marché et un auto développement internes qui ne manqueront d’attirer des capitaux étrangers, par une autonomie technologie complète qu’elle vise à l’horizon 2025...
                    Bref, vos lorgnons occidentaux entretiennent quelques illusions...


                  • Fergus Fergus 18 juin 10:48

                    Bonjour, pcastor

                    « ce globish et plus largement l’anglais est devenu la langue véhiculaire du néo-libéralisme économique »
                    Oui, et cela s’est fait de manière progressive et inéluctable depuis le... 19e siècle et l’émergence des grands échanges commerciaux  ! 

                    Et quand « la Chine aura clairement établi son « leadership » », ce sera toujours l’anglais qui sera la langue véhiculaire internationale et non le mandarin, trop compliqué pour être imposé par les Chinois dont la principale caractéristique au plan du commerce est d’être pragmatiques.
                    La grande majorité des patrons et des décideurs chinois parlent d’ailleurs l’anglais, de même que l’écrasante majorité des étudiants, comme a pu le constater mon fils qui a vécu 18 mois en Asie et fait des séjours à Hong Kong, Shangaï et chez les dissidents de Taïwan.
                    Savez-vous à cet égard que l’anglais est la seule langue étrangère dont, depuis les années 80, l’enseignement est obligatoire en Chine ?

                    Je crois que vos « lorgnons » sont plus opaques que les miens ! smiley


                  • babelouest babelouest 18 juin 11:23

                    @pcastor effectivement c’est sur la demande d’un ami, président de l’Association pour la langue française, que cette précision a été ajoutée. Elle pérennise l’article 111 toujours en vigueur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, de François 1er (1539).


                  • Pcastor pcastor 18 juin 11:40

                    @Fergus
                    Le mandarin dépasse déjà l’anglais dans les échanges commerciaux en Asie...


                  • simir simir 18 juin 12:56

                    @Fergus
                    Non la langue de l’UE c’est la traduction.


                  • OJBA 17 juin 14:13

                    Une idée, pas de moi, trop c.. ? : ne pourrait-on pas faire comme pour les certificats d’immatriculation des voitures, une référence alphanumérique pour chaque information, à charge pour ceux qui ont besoin d’en connaître la signification de disposer de la correspondance dans leur langue. Débat clos.


                    • babelouest babelouest 17 juin 19:39

                      @OJBA il s’agit là de LA CARTE NATIONALE d’identité, une langue étrangère (et particulièrement celle-là) n’a pas à s’y immiscer.


                    • Fergus Fergus 18 juin 11:02

                      @ babelouest

                      « il s’agit là de LA CARTE NATIONALE d’identité »
                      Certes ! Mais à usage très largement international, ce document valant passeport dans de très nombreux pays !!!


                    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 juin 14:20

                      Pratiquer une langue ; c’est toujours plus facile quand un interlocuteur a la même.

                      En Belgique, nous avons 3 langues nationales (français, néerlandais, allemand) et une de plus pour toutes les affaires internationales (anglais).

                      Ce n’est pas la carte d’identité qui pourrait faire problème internement.

                      C’est son utilisation dans les liens automatiques quand vous téléphonez à une société.

                      Cela commence ainsi :

                      Pour continuer à parler en français tapez « un »

                      -om verder te gaan in het Nederlands druk twee

                      -to continue in English type 3 auf dem Telefon geben Sie 4
                      Quand la communication est payée à la seconde, cela commence à compter...

                      • Fergus Fergus 17 juin 15:31

                        Bonjour, Réflexions du Miroir

                        Merci de rappeler qu’il y a 3 langues officielles en Belgique, et 1 officieuse (l’anglais), utilisée par de nombreux Belges qui ne pratiquent que leur seule langue maternelle.


                      • chantecler chantecler 17 juin 15:51

                        @Fergus
                        Je trouve ça odieux :
                        Les enfants apprennent la langue maternelle et pas la langue paternelle ?
                        Et on déplorera le manque de structure chez eux ?


                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 juin 17:12

                        @chantecler,
                         Il y a beaucoup de couples qu’on appelle « mixtes », de culture différente.
                         En Wallonie, beaucoup d’Italiens mariés avec des Belges. On a fêté les 75 ans de cette première introduction massive d’étranger. Il parait qu’aujourd’hui, cette immigration continue.
                          Pour en revenir aux langues, le français reste la langue apprise, l’italien est la deuxième langue à la maison.
                          A Bruxelles, l’étendue des langues pratiquées est encore plus disparate.
                          Les cultures accompagnent et se mixent.
                          Cela donne évidement des bons et des mauvais résultats quand les couples se séparent et que les enfants sont arrachés et emportés dans le pays d’origine d’un des parents. 
                          


                      • Eric F Eric F 18 juin 10:28

                        @Fergus
                        à propos de l’utilisation de l’anglais en Belgique, dans le milieu professionnel il est utilisé lorsqu’il y a des francophones et néerlandophones dans la même réunion. Un jour dans le Thalys, j’ai entendu deux passager commencer à discuter entre eux en anglais, avant de réaliser qu’ils étaient tous deux wallon.


                      • Fergus Fergus 18 juin 10:52

                        Bonjour, Eric F

                        C’est exactement ce que j’ai voulu souligner concernant les Belges (et cela vaut également pour les rapports avec les habitants germanophones d’Eupen et Malmédy).

                        Il en va de même en Suisse où, pourtant, existe un fort sentiment d’unité nationale. Preuve que la patriotisme n’est pas lié à la seule langue, mais à d’autres valeurs qui différent d’un pays et d’une région à l’autre.


                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 18 juin 11:12

                        @Eric F,
                         L’anglais utilisé dans le milieu professionnel ?
                         Il y a eu une époque où ce fut le cas.
                         Puis, je ne sais qui l’avait décidé, tout a changé dans la société américaine qui m’employait, il y a maintenant près de 15 ans.
                         Chacun parlait sa langue maternelle.
                         Un francophone en français.
                         Un flamand en néerlandais.
                         Un anglais ou un américain en visite, en anglais.
                         Il y avait aussi des petites réunions le midi pendant lesquels, un flamand invitait des francophones dans de petits cours de rattrapage et un francophone qui faisait l’inverse.
                         Tous les documents officiels étaient en anglais. 


                      • Samson Samson 19 juin 03:51

                        @Réflexions du Miroir
                        "En Belgique, nous avons 3 langues nationales (français, néerlandais, allemand) et une de plus pour toutes les affaires internationales (anglais).« 

                        Je vous explique, et sortez vos boîtes de Doliprane, c’est ma tournée !!!
                        Bienvenue au brumeux et fort pluvieux berceau du surréalisme !
                         smiley smiley smiley

                        Pour ses 11,5 millions d’habitants répartis sur une surface équivalent à 3 ou 4 départements français, le royaume de Belgique a aussi réussi à élaborer une structure fédérale unique au monde, et dont la complexité n’a rien à envier aux pires cauchemars de Kafka : un état fédéral, trois communautés linguistiques (flamande, francophone et germanophone), et trois régions (flamande, bruxelloise et wallonne), 10 provinces.
                        En matière de santé publique et de mesures contre le coronavirus, pas moins de 9 ministres fédéraux, régionaux et communautaires - étaient compétents et devaient s’accorder ! smiley smiley smiley

                        En matière de représentation politique au gouvernement fédéral sachant qu’il n’existe plus de partis nationaux (ils ont tous été communautarisés ! smiley) et que la règle est celle de la majorité en un tour -, il faut arriver à mettre d’accord tout ce petit monde pour arriver à former des coalitions de partis généralement tri-partites en matière des »familles politiques« , mais représentant tant les côtés francophone que flamand du pays, aux sensibilités parfois fortement divergentes !

                        Car si les flamands votent majoritairement vers des partis de »droite" -catholiques, libéraux et nationaliSStes -, les Bruxellois oscillent eux plutôt entre libéraux, $ocialistes et €colos, tandis que les Wallons votent majoritairement vers des partis de gauche $ocialistes et €colos.
                        Ce qui ouvre à des négociations le plus souvent totalement interminables, et la Belgique a à au moins une occasion dépassé un record mondial en la matière : durant la crise financière de 2008 et alors même qu’il y a quasi consensus de tous les partis sur les innombrables mérites de l’€urocratie, l’avantage en a été qu’un gouvernement alors strictement limité aux affaires courantes n’a pu prendre en leur temps les mesures imposées par l’€urope, ce qui a permis de très considérablement limiter l’ampleur des dégâts, ! smiley smiley smiley

                        Pas pour rien que Bruxelles a été choisie comme capitale (même si elle partage ce statut avec Strasbourg) de l’€urope : en matière de gabegie administrative et de pantouflages de tous ordres, la Belgique tient déjà du modèle ! smiley smiley smiley


                      • Samson Samson 19 juin 04:06

                        @Fergus
                        "..., et 1 officieuse (l’anglais), utilisée par de nombreux Belges qui ne pratiquent que leur seule langue maternelle."

                        Ce qui n’est valable que dans certains milieux professionnels ! A Bruxelles ou à l’armée, la plupart des gens travaillant en milieu bilingue (sauf cadres ou €urocrates) se débrouillent ministres fédéraux compris avec plus ou moins de bonheur dans l’autre langue.

                        Et sinon, les deux communautés ne se parlent ou n’échangent la plupart du temps tout simplement plus, leurs divergences étant bien trop fortes ! Même les infos sont quasi totalement régionalisées, ce qui n’était pas le cas dans ma (déjà lointaine) jeunesse ! smiley


                      • Krokodilo Krokodilo 20 juin 15:23

                        @ Samson.Merci de cette revue détaillée des méandres du plurilinguisme structurel. Depuis plus de 15 ans, l’UE prétend promouvoir le plurilinguisme européen, et les milieux pédagogiques sont naïvement tombés dans le panneau en acceptant et répercutant le dogme alors que, dans le même temps, tout était fait pour que l’anglais devienne de fait la langue de l’UE, dont la catastrophique réforme « des » langues à l’école primaire – j’en ai souvent parlé ici. Or, à l’évidence, les exemples divers de plurilinguisme national montrent tous, sans exception, que c’est à la fois complexe et difficile : Belgique certes, mais aussi de nombreux pays d’Afrique (scolarité dans une autre langue que le dialecte familial), Inde et même Suisse. Je ne dis pas que c’est impossible mais les milieux pédagogiques ont été assez naïfs pour croire que c’était l’idéal de l’UE ! A un moment, les recommandations officielles étaient d’étudier sa langue nationale+ une langue régionale+ l’anglais+ une langue du pays voisin (allemand, espagnol par exemple), voir en plus une autre « grande langue internationale » -chinois, russe, portugais) ! Dans le plus grand déni de la réalité, du niveau visé, des capacités de chacun, du temps nécessaire pour un niveau « fluent » (qui est en fait un niveau moyen), de la motivation (tout le monde n’en a pas l’envie et n’en ressent pas le besoin). Bref, on se fait enfumer depuis le début ! Il faut rappeler que l’avant-projet de réforme du primaire indiquait clairement initiation à l’anglais... (source dans mes articles de l’époque) Et maintenant, nous avons un président qui ne parle pas toujours en français dans ses fonctions officielles.


                      • ZenZoe ZenZoe 17 juin 15:25

                        Bientôt on aura tous un QR code à flasher partout ,ce qui mettra tout le monde d’accord.


                        • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 17 juin 17:14

                          @ZenZoe
                            Chez nous, ils sont disponibles (je les ai podcastés) mais vraiment utilisables partout à partir du 1er juillet.


                        • babelouest babelouest 17 juin 19:43

                          @ZenZoe les QRcodes n’ont pas droit de cité, quand on refuse catégoriquement d’avoir un « smartphone ».
                          A propos de smart....
                          http://44contre-linky.eklablog.com/smart-vous-avez-dit-smart-a148808656


                        • Eric F Eric F 18 juin 10:35

                          Le QR code à toutes les sauces nécessite effectivement une appli sur smartphone, et au delà il peut constituer une forme de « harponnage » pour forcer à charger d’autres applis (par exemple en flashant le QR code de l’attestation papier de vaccination, cela amène à charger l’appli « tous anti covid », qui force l’activation du bluetooth, etc...)


                        • Eric F Eric F 18 juin 10:24

                          J’étais été d’accord, dans le cadre de l’article précédent, pour défendre la prééminence de la langue française notamment dans les média audiovisuels, la pub et dans la terminologie courante où des termes « angloïdes » se substituent abusivement à des termes français (comme « coach » pour « entraineur sportif »).

                          Pour autant, cette question de carte d’identité « bilingue » ne me parait pas choquante s’agissant d’un support qui peut être utilisé hors de nos frontières (y compris hors UE, cette langue étant désormais de facto la langue universelle) et que l’anglais figure en petits caractères italiques. 


                          • Fergus Fergus 18 juin 10:53

                            @ Eric F

                            Merci à vous pour ce commentaire de bon sens qui remet les choses à leur place : cette querelle est dérisoire  !


                          • troletbuse troletbuse 18 juin 10:57

                            @Fergus
                            Ben oui Fergus. C’est pour cela que vous êtes omniprésent sur les articles qui ne mangent pas de pain. Pour les autres, vous avez piscine smiley
                            Au fait, vous n’avez pas vu mon frère jumeau facta .... etc  smiley


                          • Aristide Aristide 18 juin 12:35

                            @Eric F

                            Une petite précision, la date de naissance est notée sous forme française, enfin en jour, mois, année ... Pour completer cette démarche d’internationalisation ne serait -il pas utile de la mettre sous la forme anglaise pour éviter toute ambiguité  : mois, jour, année ?


                          • Fergus Fergus 18 juin 15:29

                            Bonjour, Aristide

                            A noter que l’un des intérêts de la traduction est d’éviter les confusions en Asie où l’ordre du nom et du prénom dans l’usage est inverse à celui des pays européens.
                            Exemples : dans Kim Jong-un, le nom est Kim, de même que dans Xi Jinping, le nom est Xi !
                            Il en va de même pour de nombreux asiatiques qui croient que le prénom de notre président est Emmanuel et celui de la chancelière Merkel !


                          • Eric F Eric F 18 juin 19:34

                            @Aristide

                            "Pour completer cette démarche d’internationalisation ne serait -il pas utile de la mettre sous la forme anglaise pour éviter toute ambiguité : mois, jour, année ?"


                            La forme « mois, jour, année » est la forme étasunienne, car les britanniques utilisent la même forme écrite que nous (même si oralement il disent « the 18th of June »).

                            Il existe une forme « normalisée » plus logique : année, mois, jour (le plus long d’abord, tout comme pour l’heure, minutes, secondes), mais il faudrait que tout le monde s’y mette et d’abord les yankees : peu probable.


                          • Krokodilo Krokodilo 20 juin 15:34

                            @Eric F Au contraire, c’est très symbolique de la place grandissante accordée à l’anglais dans son rôle de langue officieuse de l’UE, alors même qu’il n’est la langue officielle d’aucun pays membre (pas même l’Irlande). Depuis la création de l’UE, chaque pas en faveur de l’anglais a pu être présenté comme anodin, on a dit qu’on exagérait, que c’était pas si grave, que l’UE tendait au plurilinguisme, etc. Cette nouvelle CNI est une représentation physique d’un abandon de souveraineté, et des mensonges répétés sur le plurilinguisme. Il a toujours été évident qu’une langue commune était nécessaire à un fonctionnement plus ou moins fédéral de l’Union. Cela s’est fait sans étude technique (quelles langues seraient les plus adaptées à ce rôle), sans débat citoyen ou parlementaire, sans vote démocratique, selon la loi du plus fort et avec la complicité des médias et des milieux pédagogiques certains par naïveté, d’autres sciemment. Ces deux milieux détestent l’expression « guerre des langues », pourtant nous l’avons vécue en direct pendant plus d’une décennie !


                          • simir simir 18 juin 13:57

                            C’est le décret n°2021-279 qui a imposé cette forme de carte d’identité.

                            Ce décret est la mise en application “du règlement (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relatif au renforcement de la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union et des documents de séjour délivrés aux citoyens de l’Union et aux membres de leur famille exerçant leur droit à la libre circulation “.

                            En somme c’est l’UE qui décide de la mise en forme des documents d’identité des citoyens français en violation des principes de la constitution qui ne reconnait qu’une seule langue : le français.

                            Cette marche forcée vers le tout globish est dangereuse pour la diversité linguistique, pour la diversité de la culture et aussi pour l’emploi des français.

                            En effet quand, lors d’un recrutement un français même doué en anglais, sera mis en concurrence avec un anglais pour l’anglais est la langue native, aucun espoir.

                            Messieurs Fergus et consorts vous niez la dimension internationale du français qui est parlé dans les 5 continents.

                            En soutenant l’établissement de cette nouvelle carte d’identité dont le rôle est de désétablir le français comme unique langue de la république vous êtes les nouveaux Isabeau de Bavière qui brada la France à l’Angleterre

                            La langue française est le socle de la République et le ciment de la francophonie.


                            • Fergus Fergus 18 juin 15:40

                              Bonjour, simir

                              Désolé, mais votre lecture est fallacieuse : la traduction en anglais vise à faciliter la lecture de ce document au plan international. Rien d’autre Et cela ne dérange personne, hormis quelques chatouilleux qui se trompent de combat !!!

                              Non, je ne nie pas « la dimension internationale du français » dont je me réjouis qu’il soit effectivement « parlé dans les 5 continents ». Mais le fait est qu’il a, et depuis fort longtemps, perdu la bataille de la languie véhiculaire internationale ! Ne pas le reconnaître, c’est se voiler la face sur une réalité.

                              Soyons sérieux : en aucun cas, cette traduction de nature pragmatique, ne vise à « désétablir le français comme unique langue de la république » ! Le français n’est, de ce fait, absolument pas menacé par cette concurrence dans nos frontières, ni même dans la francophonie. La menace dans cette dernière vient plutôt des offensives conduites par les tenants des langues locales, notamment en Afrique, qui entendent éradiquer le français, non parce qu’il serait supplanté par l’anglais mais parce qu’il est considéré comme une survivance du colonialisme !


                            • simir simir 18 juin 17:36

                              @Fergus
                              Non le français n’a pas perdu:j’avais lu une étude qui prévoyait une augmentation des locuteurs français dans le monde eu égard à la forte natalité des pays parlant français en Afrique.

                              C’est la votre de lecture qui est fallacieuse et même plus elle est méprisante car vous pensez que les douaniers ou autres policiers étrangers ne pourraient pas comprendre les rubriques en français en plus avec des termes voisins du français.
                              Cette carte d’identité peut servir pour voyager en Europe et beaucoup d’agents qui contrôlent ont des rudiments de français suffisants pour lire cette CI et je ne parle pas du Maroc ou de la Tunisie.
                              Ne soyez pas ringard Fergus à notre époque les individus disposent de moyens technologiques sans précédent pour échanger sans renoncer à la diversité des langues ! (il suffit de parler dans le micro d’un ordiphone en ayant activé la traduction et voilà le tour est joué.

                              Ouvrez les yeus non d’une pipe, ces CI sont une partie du linguicide contre le français qui affecte tous les domaines : enseignes et pubs, « com » interne et externe des entreprises du CAC 40, industries culturelles, et plus gravement encore, l’école, l’Université, la recherche et les lycées (où des matières autres que les langues sont enseignées en anglais par des Français s’adressant à d’autres Français !), sans oublier nombre de collectivités territoriales publiques théoriquement soumises à la loi Toubon.
                              J’entendais hier à propos de la réouverture des discothèques parler de « dance floor »
                              Moi je dis piste de dance
                              Au diable le snobisme vieillot qui consiste à placer de temps en temps des locutions anglaises dans une conversation (matcher, dance floor, coach, PCF is back, gap........et au diable cette servitude volontaire.

                              https://www.youtube.com/watch?v=5U9v3HRoSSg


                            • Fergus Fergus 18 juin 18:44

                              @ simir

                              « une augmentation des locuteurs français dans le monde eu égard à la forte natalité des pays parlant français en Afrique »
                              Vraiment ? Dans un nombre croissant de pays d’Afrique, les populations se détournent du français pour valoriser les langues locales. Un mouvement qui ne cesse de s’amplifier, ce qui remet en cause la prévision d’une « augmentation des locuteurs français ».

                              Qui vous parle de renoncer à « la diversité des langues » ? Je suis au contraire favorable aux initiatives qui valorisent le français (ainsi que les langues régionales).

                              « J’entendais hier à propos de la réouverture des discothèques parler de « dance floor » »
                              Cette prolifération d’anglicismes dans la vie courante est beaucoup plus préoccupante que la présence de l’anglais sur les Cartes d’identité des pays de l’UE !


                            • Eric F Eric F 18 juin 19:38

                              @simir
                              je n’ai pas trouvé mention de termes en anglais dans le décret que vous avez référencé.


                            • simir simir 19 juin 08:52

                              @Eric F
                              Cherchez bien.
                              Allez je vous aide : j’écris plus haut :" Ce décret est la mise en application “du règlement (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 "

                              Or ce décret dit dans son article 16 :(16) Une vérification adéquate des cartes d’identité et des documents de séjour exige que les États membres utilisent le titre correct pour chaque type de document couvert par le présent règlement. Afin de faciliter la vérification des documents couverts par le présent règlement dans d’autres États membres, le titre du document devrait également apparaître dans au moins une autre langue officielle supplémentaire des institutions de l’Union.

                              Dit comme cela vous admettez que c’est bien sur injonction de l’UE ?


                            • simir simir 19 juin 08:59

                              @Fergus
                              « Dans un nombre croissant de pays d’Afrique, les populations se détournent du français pour valoriser les langues locales »
                              Exemples ?
                              On peut avoir une langue locale mais ce ne sera jamais une langue nationale qui sera comprise par tous, surtout en Afrique avec les nombreuses ethnies.
                              Le français reste la langue officielle.
                              Pour l’accroissement des locuteurs français dans ces pays je parlais à l’horizon 2050 vu le taux de natalité alors que celui des pays riches à domination anglo-saxonne est tombé sous les 2 enfants/couple.
                              C’est mathématique et ne souffre aucune contestation.

                              Et l’emploi de mots anglais dans les conversations est aussi préoccupante que sur les CI car cela relève du même but même si ceux qui se croient intelligents de montrer qu’ils connaissent quelques mots anglais ne s’en rendent pas compte.


                            • Eric F Eric F 19 juin 18:40

                              @simir
                              Le « règlement » issu de l’UE comporte bien l’article que vous indiquez, mais il mentionne leu « titre » du document et non les diverses rubriques. Par ailleurs cela n’est pas mentionné dans le décret français, mais peut-être y en a-t-il eu un autre.
                              Selon le « télégramme » "Une directive européenne prévoyait que le titre du document soit traduit dans au moins une autre langue de l’Union européenne. La France a donc décidé d’aller plus loin en traduisant l’intégralité en anglais" ; Encore du zèle de technocrates qui en ajoutent une couche ! (comme on leur reproche d’avoir mis l’anglais, ils vont mettre une ou deux autres langues pour faire bonne mesure smiley )


                            • Krokodilo Krokodilo 20 juin 15:40

                              @Fergus La meilleure façon de valoriser le français était de défendre son rang dans la guerre des langues qui a sévit au sein de l’UE au minimum d’en rester à trois langues de travail. Bien sûr, l’espéranto serait le meilleur choix pour une langue véhiculaire de l’union, ou, à défaut, l’espagnol ou l’italien, plus régulier sur le plan phonétique vous savez que j’en ai parlé ici. Au moins vous reconnaissez que tout ça est le résultat de rapports de force politiques et économiques entre les pays.


                            • Eric F Eric F 20 juin 16:53

                              @Krokodilo
                              l’italien, pourquoi pas, car c’est le français tel qu’il aurait du être...


                            • simir simir 18 juin 13:57

                              lire au dessus « pour qui l’anglais »


                              • simir simir 18 juin 13:58

                                lire au dessus : « pour qui l’anglais.... »


                                • TSS (...tologue) 18 juin 17:45

                                  La carte d’identité n’etant pas obligatoire je n’en ai pas .

                                  Je suis allé en Belgique, en Allemagne,en Espagne ...etc ,les hoteliers

                                  s’en moquent ,mon permis de conduire leur suffit... !!

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