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Ces hommes qui « changent » pendant leur vie de couple

N’étant ni chercheuse, ni psychiatre, ni sociologue, et ne possédant aucune crédibilité dans aucun domaine de compétence ayant trait à la médecine, je ne peux donner mon humble point de vue qu’en tant que simple observatrice, et curieuse du genre humain et des relations entre les individus.

Je me pose souvent cette question : « Comment se fait-il que les hommes changent dans le temps ? » (Entendons par « homme » une « personne de sexe masculin »). C’est étonnant car dans tout ce que j’observe et entends autour de moi au sujet de la vie de couple, je n’ai pas encore relevé de témoignage pointant du doigt ces changements « radicaux » de personnalité de la part des femmes.

Comme si une femme restait elle-même, avec ses qualités et ses défauts, depuis le début de sa relation de couple, jusqu’à « la fin ». « La fin » étant la rupture de sa vie de couple, ou simplement la fin d’une période donnée (la fin de mon observation).

Evidemment la première chose qu’il est facile de constater, c’est que lors d’une histoire naissante, chacun des deux êtres (qu’ils soient hétéros ou homosexuels d’ailleurs, ça sera dit une fois pour toutes), se montrent toujours sous leur meilleur angle. Il ne peut y avoir de rapport de séduction si les premiers échanges ne sont pas un peu « faussés », truqués. Les individus se montrent sous leur meilleurs aspect, font attention à ce qu’ils portent, ce qu’ils disent ou font. Jusque là tout est « normal ». Ce qui l’est moins, et je suis certaine que c’est un phénomène largement constaté, c’est quand ses effets mis en place durant la phase de séduction se transforment littéralement une fois le couple formé, puis installé dans sa routine. Je ne parle pas de mariage, car certains disent que « les gens changent après le mariage ». Je parle simplement du temps qui passe, de « l’usure » comme on entend souvent. Pourquoi offre-t-on très facilement (et avec grand plaisir) des fleurs à sa dulcinée durant les premiers mois d’une histoire et plus jamais par la suite (ou bien à date fixe pour ceux qui ont bonne mémoire) ? Pourquoi prend-on du plaisir à réserver des soirées au restaurant de façon impromptues au début d’une relation, et pourquoi réaliser la même action quelques mois ou années plus tard devient-il une vraie corvée ? (« Je suis fatigué, je n’ai pas le temps, je vais rentrer tard du boulot… »)

Je connais des gens qui sont égaux à eux-mêmes, pourtant en couple depuis des années, des décennies. Donc je sais que ces perles rares existent. Ces gens-là vivent des relations paisibles, pas dans le sens « plan-plan » ou ennuyeuses, dans le sens « douces », « non anxiogènes ». Car les personnes qui se sont choisies au début, selon certains critères, physiques, moraux, sociaux, éducatifs, dont le caractère et le comportement n’évoluent pas radicalement au fil du temps, ne peuvent se reprocher l’un l’autre d’avoir « changé ». Chacun reconnaît l’autre tel qu’il l’a connu au début d’une histoire, ce qui parait on ne peut plus normal à vrai dire…

Mais si c’était aussi simple…

Il y a des gens comme ça qui semblent se transformer au fil du temps. Qui supportent moins le stress lié au travail, ou qui vivent mal certaines étapes de la vie de couple : installation à deux, achat d’un bien immobilier, naissance des enfants, travail du conjoint… ou que sais-je. Des gens qui à un instant T sont comme ils sont (peu importe leur tempérament), et qui des mois ou des années plus tard ne sont strictement plus les mêmes individus (le tempérament de départ a fait place à un « nouveau »).

Les questions qui se posent alors arrivent en nombre incalculable ! C’est à se demander si ce phénomène relève de la pathologie, ou encore si c’est celui qui observe ces changements radicaux qui semble avoir un souci. Est-ce que c’est lié à l’âge ? A la condition physique ? A l’éducation ? A la vie de couple ? Au stress de la vie quotidienne ?

Il ne faut pas se leurrer, souvent ces changements s’effectuent dans le mauvais sens. Rares sont les gens aigris ou violents qui au fil du temps se transforment en véritables nounours. Force est de constater que c’est généralement l’inverse qui se produit : ce sont des gens doux et attentionnés qui deviennent durs et égoïstes. 

J’ai longuement discuté avec une jeune femme que je nommerais ici Emilie, qui est en couple avec Vincent depuis 4 ans. Emilie me disait récemment qu’elle se demandait s’il ne fallait pas qu’elle quitte son conjoint, car ce n’était plus l’homme qu’elle avait rencontré. « Comment peut-on changer à ce point ? Je dors à côté de quelqu’un qui souvent me faire froid dans le dos, alors que j’étais si amoureuse la première année… C’est difficile, parce que très ponctuellement je revois en lui celui que j’ai connu et tant aimé. Le temps d’une journée, d’une soirée, parfois il redevient lui, enfin l’autre. Et je suis heureuse. Mais le lendemain c’est oublié, il est contrarié et se transforme en cet être lunatique qui me déplaît au plus haut point. Je ne peux plus vivre avec le stress constant d’avoir près de moi un homme lunatique (peut-être souffre-t-il carrément de trouble bipolaire), qui râle pour un rien, à qui rien ne va jamais, pour qui je ne suis à la hauteur de rien, ni capable de faire quoi que ce soit correctement… alors qu’il m’encourageait tant dans mes projets il y a quelques années… Bilan, je sombre peu à peu dans la dépression… »

Et quand je demande à Emilie pourquoi elle ne quitte pas Vincent, elle semble perdue : « Parce que je l’aime ! Je me raccroche à ces petits moments qui existent encore, où nous sommes complices, où il redevient celui que j’ai connu. Même s’il n’est plus protecteur, ni tendre, ni rieur, ni même détendu quand il est près de moi, de temps en temps on arrive à prendre du bon temps, notamment en dehors de notre foyer. Et quand il se met à rire, à faire le pitre, à me prendre dans ses bras, à chaque fois cela relance mon espoir et je me dis que ça vaut peut-être le coup de souffrir encore, même pour un moment de tendresse volé de temps en temps… »

Je lui ai alors demandé comment tout avait commencé : « J’ai l’impression que depuis quelques années nous avons pris deux routes séparées, qui ne convergent plus vers le même point de chute. On marche chacun sur notre route. Elles se rapprochent de temps en temps mais ne se croisent plus. J’ai sans arrêt l’impression que nous ne vivons pas du tout les événements de la même façon, alors que c’est précisément ce qui nous unissait à notre rencontre : les mêmes références, la même façon de voir le monde, la même philosophie de vie… Dans les grandes lignes nous étions à peu près complices sur tout !… Alors que se passe-t-il ? Par exemple, il est parti trois jours en déplacement professionnel à l’étranger. J’en ai profité pour nettoyer la maison à fond, notamment la chambre de notre bébé. Depuis plusieurs semaines je me faisais la réflexion que trop de jouets trainaient au sol, donc je suis allée acheter de quoi ranger cette chambre. J’ai également changé les meubles de disposition. J’étais surexcitée car le petit semblait vraiment apprécier son « nouvel espace ». La maison sentait bon, dehors il faisait beau et chaud, j’ai aéré chaque pièce pendant des heures, j’avais le cœur en fête. Dans la foulée j’ai nettoyé l’intérieur de ma voiture qui était sale depuis des mois, ce qui m’a encore plus réjouie. Bref ! Je venais de passer quelques jours enjoués avec notre fils et ma mère qui était venue nous voir. Vincent est rentré un samedi en milieu de journée de son voyage d’affaire. Fatigué, mou, décalé. Juste avant son déplacement, le pauvre venait de subir le décès d’un être proche. C’est vrai qu’il accumulait la fatigue (nerveuse surtout). Cependant son comportement a été le même qu’à chacun de ses retours, donc je ne pense pas que le décès dans sa famille rentre en ligne de compte... Il m’a fait la tête tout le WE. Je n’ai pas eu droit à un seul sourire, à un seul instant de tendresse. Quand je lui ai parlé avec enthousiasme de mon grand ménage, du rangement de la maison etc, il a répondu aussi sec : « Mais c’est normal de nettoyer sa maison, je ne vais quand même pas te féliciter pour quelque chose de normal… » Il a ainsi dénigré chacune de mes initiatives en une seule phrase, mettant ma bonne humeur et mon entrain KO en cinq secondes à peine.

Prenant sur moi, j’ai proposé d’aller au restaurant et au cinéma le dimanche. En réalité je n’avais pas envie de quitter la maison, en tout cas pas auprès de lui dans cet état. Il ne se comportait pas comme quelqu’un de triste non, il était plutôt désagréable, presque humiliant, désobligeant. Il me parlait comme si j’étais une enfant, mais pas la sienne, une espèce de sale peste détestable. C’est sa façon de se comporter à chaque fois qu’il est fatigué. Je ne supporte plus qu’il puisse s’adresser à moi sur ce ton, moi sa compagne, la mère de son enfant. Il a pourtant rit pendant le film. Mais en sortant du cinéma, de nouveau il a fait la tête.

Si encore ça restait occasionnel… mais c’est toutes les semaines comme ça. Quand il rentre tard le soir, quand il rentre de voyage, quand il ne dort pas assez le week-end. Décès ou pas, je reste persuadée qu’il n’a pas le droit de s’adresser à moi sur ce ton. Mais selon lui il ne fait rien de mal, c’est moi qui n’entends pas bien, ou pire c’est à cause de mes reproches qu’il est comme ça. C’est culoté car quand il rentre de voyage et que je n’ai encore rien dit, il est déjà dans cet état second. Cette fois c’est le décès de grand-mère le « prétexte » à son mal-être. Admettons… Moi quand je suis triste, j’ai tendant à faire le contraire, c’est-à-dire à me rapprocher de lui, à rechercher sa tendresse, son soutien. Lui m’éloigne de sa vie, car ses sautes d’humeur créent de plus en plus de distance entre nous. Si on fréquentait un couple qui ressemblait au nôtre, je suis sûre qu’il plaindrait la femme de tout son cœur. Souvent quand il part très loin en voyage, il réalise un certain nombre de choses et avoue sans difficultés qu’il n’est « pas gentil », ou qu’il est « trop exigeant », ou d’autres choses sensées qui me touchent sur le moment. Pourtant il réitère ses « erreurs » dès qu’il pose un pied dans la maison. »

Emilie admet pourtant avoir sa part de sa responsabilités, et m’avoue qu’elle cherche des solutions de son côté pour expliquer cette dégradation dans leur vie de couple. « De mon côté je me remets en question. J’ai lu des articles et des revues, je regarde des émissions sur la santé, j’essaye d’appliquer les bons conseils que je déniche à droite ou à gauche. Par exemple avant quand Vincent rentrait de déplacement, je lui sautais systématiquement dessus pour lui raconter ce qu’il s’était passé pendant son absence, pour me libérer de mes tensions, pour qu’il m’aide à résoudre quelques soucis. Mais en fait ça venait ajouter du stress où il n’en n’avait pas besoin. Alors depuis je choisis les moments pour lui parler, je choisis aussi mes mots, j’essaye de ne pas avoir de ton accusateur, je cherche à discuter calmement de nos soucis de façon neutre. Mais aucun effort ne paye. Les discussions virent très rapidement aux reproches. Lui ne choisit absolument pas ses moments pour m’envoyer des coups blessants au visage : vacances, week-end en amoureux, dîners au restaurant… il me fait parfois pleurer mais son discours reste inchangé : « Je ne suis pas dur avec toi, c’est toi qui prends tout mal. Pleurer comme ça n’est pas normal, tu fais une dépression ! » Alors après avoir entendu ça pendant deux ans, effectivement j’ai connu un passage dépressif. A l’automne 2009 je me suis rendue compte que je ne pouvais plus et ne voulais plus vivre avec un homme qui ne m’encourage jamais, qui me descends constamment en flèche, qui m’infantilise « Apprends à gérer ton argent, range tes papiers…, etc… » J’avais envie de le quitter, de me retrouver seule pour me ressourcer. En novembre 2009, j’ai réalisé également tout un tas de chose : je n’aimais plus mon travail, je n’avais pas fait le deuil de mon père, j’avais toujours mon accouchement difficile en travers de la gorge, j’avais mal vécu la fin de mon allaitement, je ne passais pas assez de temps avec mon bébé, je n’étais pas épaulée moralement à la maison… et mon médecin généraliste m’a mise sous antidépresseurs. Un arrêt de travail de trois semaines m’a permis de prendre du temps seule, ou seule avec mon fils, ce dont j’avais vraiment besoin. Alors j’ai annoncé à mon employeur que je ne souhaitais pas prolonger mon CDD et que j’allais quitter mon poste, et là je me suis sentie réellement mieux. Mais à la maison d’autres sources d’angoisse ont fait leur apparition, malgré nos conversations régulières à ce sujet : mes revenus. « Comment va-t-on avec ton petit chômage pour payer la nounou ?... Et si je disparais, tu vas vivre comment ? » Là où j’ai besoin de soutien, de solutions, de pistes, d’idées, de renfort moral, je n’entends que des choses négatives ou dépréciatives. Je ne peux plus avancer si je ne suis soutenue sur aucun plan ! Six mois plus tard je pense que je ne suis pas tout à fait sortie de ma dépression, car je traverse encore des phases où mon moral est très bas. Seulement les raisons ont changé. Maintenant je sais que je déprime parce que je manque de reconnaissance, d’attention, d’amour, de soutien, de tendresse… »

« Je ne vois pas vraiment comment la situation dans ton couple peut s’arranger maintenant que la situation a pris de telles proportions », confiais-je un jour à Emilie. Elle me répondit, sûre d’elle : « Je fais partie de ces femmes qui s’accrochent et se battent pour leur amour. Il n’y a pas eu d’erreur d’une part ni de l’autre, pas de tromperie, pas de coup bas. Il y a juste une personne dans un couple qui visiblement fait partie de ces gens qui ont une résistance limitée au stress, et qui font « payer leur entourage » proche, en l’occurrence leur conjoint, pour tout ce stress accumulé dont ils ne parviennent pas à se défaire. Alors oui je suis malheureuse, ce n’est pas (ou plus) la vie de couple que je me souhaitais quand j’étais célibataire, ce n’est pas (ou plus) la belle vie du début de notre histoire, mais je reste convaincue que je peux aider Vincent, tant que j’ai encore cette petite flamme au fond de moi. A condition qu’il accepte d’ouvrir les yeux et d’avouer avec conviction que son tempérament fluctuant est à la limite de briser notre couple. Sans ça je ne pourrai pas continuer à avancer seule. J’ai très envie de l’aider, mais pas à n’importe quel prix, et pas au détriment de la qualité de MA vie. »

* * *

J’avoue que je rêverais de pouvoir parler de tout ceci avec des gens « qualifiés ». Des gens qui auraient des mots à mettre sur ces mécanismes (conscients ou pas). J’aimerais savoir si ces troubles de l’humeur sont typiquement masculins, ou liés à l’âge, à l’éducation ? Quels sont les facteurs déclencheurs, aggravants ? Quelles sont les solutions ? J’ai déniché sur internet des explications apparemment fiables qui répondent à une partie de mes interrogations, ce qui me force à penser que les gens comme Vincent, dont l’humeur est instable au point de rendre leur couple si fragile, sont réellement malades (j’entends par-là que ce sont des gens qui souffrent et font souffrir mais pas du tout consciemment). Cela reviendrait donc à dire que c’est une véritable pathologie qui fait souffrir ces gens ainsi que les gens qui partagent leur existence. Alors c’est sans doute une bonne nouvelle, car si l’on identifie le mal, on connaît aussi sans doute ses remèdes. Si seulement je pouvais aider mon amie Emilie et tous les Vincent du monde, à reprendre une vie paisible, comme « avant », quand ils faisaient face ensemble et main dans la main aux situations difficiles que la vie inflige à chaque couple, aussi soudé soit-il… 

Emmanuelle GAILING - Mars 2010

 

ANNEXE

QU’EST-CE QU’UN TROUBLE BIPOLAIRE ? (TROUBLE DE L’HUMEUR)

 

DEFINITION

Le trouble bipolaire est une catégorie des troubles de l’humeur, auparavant appelé PMD : Psychose Maniaco-Dépressive. Ce trouble est caractérisé par la fluctuation anormale de l’humeur, qui oscille entre des périodes d’excitation marquée (manie) et de mélancolie profonde (dépression), entrecoupées de périodes de stabilité.

L’humeur est une disposition affective fondamentale qui se manifeste à trois niveaux. Tout d’abord elle donne une coloration agréable ou désagréable aux événements que nous vivons ; ensuite elle influence notre façon de ressentir, penser et agir ; enfin, l’humeur influence le niveau d’énergie de notre organisme.

L’humeur de chacun dépend de multiples facteurs, tant « internes » qu’ « externes » : la biochimie cérébrale, les événements vécus, les ambiances, la lumière, l’histoire personnelle, les variations hormonales, le sommeil. L’humeur dite « normale » fluctue donc vers le haut ou vers le bas, mais ces variations restent limitées en durée et en intensité, elles constituent généralement une réponse à des événements particuliers et n’empêchent pas la personne de fonctionner.

Lorsque les fluctuations d’humeur dépassent en intensité ou en durée celles de l’humeur normale et qu’elles entraînent des altérations du fonctionnement ou une souffrance, on parle de trouble de l’humeur.

Le trouble bipolaire est une maladie qui touche la régulation et l’équilibre de l’humeur. Les personnes qui en souffrent sont sujettes à des fluctuations d’humeur excessives, voire extrêmes, sans qu’il n’y ait forcément un événement extérieur déclenchant. Elles réagissent souvent de façon disproportionnée à cet événement.

Les personnes bipolaires connaissent des périodes où leur humeur est excessivement « haute » : on parle d’hypomanie (hypo- signifie « moins que » ou « sous ») si l’élévation de l’humeur est relativement modérée et on parle d’ « état maniaque » si elle est très importante. Mais les personnes qui présentent un trouble bipolaire peuvent également connaître des périodes où leur humeur est particulièrement basse : on parle alors d’ « état dépressif » modéré ou sévère. Toutes les personnes bipolaires ne présentent pas de période dépressive, mais c’est surtout la présence dans leur histoire d’une période où l’humeur est « anormalement haute » qui doit faire évoquer le diagnostic. Néanmoins, les périodes d’humeur haute et d’humeur basse alternent le plus souvent, entrecoupées de périodes d’humeur normale.

Le terme bipolaire renvoie à la manie et à la dépression, qui sont les deux extrêmes (pôles) entre lesquels l’humeur oscille. L’oscillation spectaculaire de l’humeur est parfois appelée épisode thymique. La fréquence, l’intensité et la durée des épisodes thymiques varient d’une personne à une autre. En l’absence de traitement ou de soins appropriés, la fréquence des oscillations et la gravité de cette maladie chronique peuvent augmenter.

ÉTIOLOGIE

À l’heure actuelle, on ne connaît toujours pas avec certitude les causes du trouble bipolaire, le modèle biopsychosocial s’applique à ce trouble mettant en avant la notion de vulnérabilité qui s’exprime tant au plan de la génétique qu’à celui de la personnalité, l’environnement jouant le plus souvent un rôle de détonateur.

Il apparaît clairement que des facteurs biologiques soient impliqués car on connaît l’existence d’anomalies dans la production et la transmission de substances chimiques cérébrales appelées neurotransmetteurs, ainsi que des anomalies hormonales, notamment du cortisol également impliqué dans le stress. Ces anomalies sont elles-mêmes en lien avec des facteurs génétiques, ce qui explique la prédisposition familiale. C’est donc l’interaction de facteurs biologiques et environnementaux qui explique le mieux l’apparition d’un trouble bipolaire.

L’existence d’une vulnérabilité génétique vis-à-vis du trouble bipolaire est établie depuis longtemps. Le risque de présenter un trouble bipolaire si un des parents de premier degré est atteint est de 10 % par rapport à la prévalence de 1 à 2 % dans la population générale. Le rôle des facteurs psychologiques et environnementaux dans le déclenchement de la maladie et des accès a longtemps été minimisé, cette pathologie étant considérée comme endogène. Les facteurs environnementaux fragilisants sont de mieux en mieux identifiés. Les études génétiques de liaison permettent d’identifier les régions chromosomiques porteuses des gènes probablement impliqués dans cette maladie, en particulier les régions 13q31 et 22q12.

Les autres facteurs de risque peuvent concerner des événements précoces de vie, tel le deuil d’un parent, une carence affective ou des agressions sexuelles dans l’enfance. Les études longitudinales montrent qu’avant le déclenchement de la maladie, il existe des déficits cognitifs localisés, touchant notamment la fonction visuospatiale. Ces déficits cognitifs renvoient probablement à des anomalies neurodéveloppementales en rapport avec les facteurs de risque génétiques. Les études de neuroimagerie fonctionnelle montrent des dysfonctions lors de l’exécution de taches cognitives touchant notamment le circuit fronto-striatal.

Au cours de la vie il existe d’autres facteurs précipitants tels que : les événements pénibles de vie (difficultés conjugales, problème professionnel ou financier…) et les stress répétés (surmenage professionnel, manque de sommeil, non-respect des rythmes biologiques propres). Il a également été démontré qu’un niveau d’expression émotionnelle élevé dans les familles (emportements ou cris pour des événements mineurs) était un facteur précipitant de la maladie.

Sur un plan théorique, on peut donc décrire une succession causale : les événements de vie sont à l’origine de dérèglement des rythmes sociaux, générateurs de perturbations des rythmes biologiques, qui entraînent elles-mêmes les récurrences dépressives et maniaques. Dans la conceptualisation de l’évolution des accès thymiques du trouble bipolaire selon le modèle cognitivo-comportemental, on envisage les épisodes de décompensation de l’humeur comme le début d’un cercle vicieux qui provient des modifications des pensées et des émotions générées par le changement d’humeur et qui vont entraîner des changements des comportements ; ces altérations ne vont pas tarder à dégrader le fonctionnement habituel de la personne et à générer des problèmes psychosociaux qui eux-mêmes vont créer du stress et des conséquences sur le sommeil ... participant ainsi à intensifier en boucles les symptômes déjà présents ou précipitant un nouvel accès ultérieur.

Il est établi que les perturbations des rythmes sociaux, conséquences d’événements plus ou moins sévères, favorisent le risque de récidives de troubles thymiques. Les données de la littérature concernent essentiellement le sommeil. Elles portent sur la privation de sommeil et l’induction de manie sur les manies induites par des voyages Ouest-Est, sur les manies induites par des perturbations des rythmes sociaux. ]La privation de sommeil est réputée pour avoir des propriétés antidépressives et peut donc provoquer une rechute car les bipolaires privés d’une nuit de sommeil sont en effet sujets à des décompensations maniaques. Le « déphasage » qui peut exister entre les rythmes sociaux et les rythmes biologiques constitue aussi une cause de récidive.

L’influence des événements de vie tendrait à décroître en fonction du nombre de récidives car la succession d’épisodes provoque une sensibilisation (ou kindling), c’est-à-dire une vulnérabilité biologique croissante vis-à-vis des événements déclenchants ou précipitants.

ÉVOLUTION DU TROUBLE BIPOLAIRE

En règle générale :

· la cyclicité tend à s’aggraver avec le temps avec l’apparition de cycles courts. La cyclicité rapide est associée avec un âge de début précoce, un trouble anxieux concomitant, l’abus de substances, des antécédents de tentatives de suicide, l’utilisation d’antidépresseurs et un antécédent familial de cycleur rapide. On parle de trouble bipolaire à cycles rapides quand il y a plus de 4 épisodes maniaques et/ou dépressifs durant au moins deux semaines par an. Les cycles rapides sont particulièrement associés avec le trouble panique et les antécédents familiaux de trouble panique.

· la nature des épisodes se modifie avec un mélange de symptômes maniaques et dépressifs : on parle alors d’épisodes mixtes ;

· l’humeur moyenne tend à devenir de plus en plus dépressive et le patient présentera de moins en moins d’épisodes maniaques ;

· on note avec l’évolution une diminution des capacités cognitives.

Cette évolution peut être atténuée par un traitement adapté instauré le plus précocement possible.

 DIVERS

Depuis, de nombreuses études ont montré que les personnes bipolaires sont plus créatives que la moyenne. A titre d’exemple, Karin et Hagop Akiskal ont mené en 1992 une étude sur vingt écrivains, poètes, peintres et sculpteurs européens. Deux tiers d’entre eux étaient cyclothymiques ou traversaient des phases d’hypomanie, et la moitié avait eu au moins une dépression grave. Des études américaines ont également montré que le suicide fait plus de victimes chez les scientifiques, artistes et autres personnalités que dans la population moyenne. Les évènements de la vie sont très importants dans le développement des troubles bipolaires. Il est avéré que l’existence des créateurs est souvent mouvementée, rythmée par des souffrances notamment dans l’enfance, des voyages et l’instabilité. Beaucoup ont eu des parents manifestant des troubles de l’humeur et connu la dépendance des drogues.

Ainsi, nombre d’artistes, de savants, de chefs d’entreprise ou d’hommes politiques présentent des troubles de l’humeur plus ou moins importants.


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162 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 23 mars 2010 10:29

    Bonjour, Emma.

    J’ai commencé à lire cet article vraiment très long (trop long ?) et j’y reviendrai sans doute pour le terminer ultérieurement.

    Permettez-moi de vous dire que je ne suis pas d’accord avec votre postulat. Oui, des hommes changent, peut-être la majorité comme vous semblez l’affirmer. Mais, contrairement à ce que vous dites, les femmes changent également, et dans des proportions sans doute équivalentes.

    Pourquoi, dans ce cas, en arrivez-vous à cette conclusion qui me parait erronée ? A mon avis pour une raison simple : vous comparez l’homme dans ce qu’il a comme défauts et qualités intrinsèques avec l’image qu’a reçue de lui une femme en situation d’être séduite, et donc en situation de relatif aveuglement. C’est pourquoi je pense que c’est moins l’homme qui change que le regard que la femme a porté sur lui a un moment très particulier de leur relation.


    • Emma31 Emma31 23 mars 2010 10:35

      Oui les femmes changent aussi, je vais d’ailleurs compléter l’article prochainement avec le témoignage d’un ami (homme donc :)
      Mon texte reste un témoignage, un POINT DE VUE, donc quelque chose de TRES subjectif. Je parle des « changements pathologiques » qui interviennent sur certaines personnes au cours de leur vie. Pas seulement de « l’usure » d’un couple comme on la connaît souvent.

      Je me pose des questions, voilà tout ! :)
      Merci d’avoir lu.


    • Gabriel Gabriel 23 mars 2010 11:08

      L’homme au même titre que la femme s’adapte à l’environnement qu’il créer ou qu’il subit. Les changements de société s’accélèrent et nous agissons souvent et à tord dans l’urgence. Les décisions qui découlent de ces changements sont souvent le fruit de réflexions sommaires qui se reporte sur le couple. L’allongement de la vie, les libertés acquissent et l’indépendance financière alimentent le parcours de chaque individu et induit de nouvelles perspectives. Ajoutez à cela l’insidieuse habitude qui s’installe inexorablement et vous obtenez une lassitude. L’union de deux êtres est un pari basé sur un mensonge parce c’est une promesse sur l’avenir, sur l’inconnu. Vous ne pouvez savoir de quoi sera fait demain et qu’elle attitude vous adopterez face aux évènements qui surviendront. Vous l’avez dit, pour accepter sans trop de dégât les changements dans le couple, il faut une certaine philosophie de vie. Personne n’appartient à personne, pas même les enfants qui en grandissant vous le feront comprendre. Acceptez le fait que tout ce qui a commencé doit finir, le principal étant qu’entre les deux, chacun fasse de son mieux.

      Cordialement   


      • Emma31 Emma31 23 mars 2010 11:45

        Bonjour Gabriel, j’adhère à 500% avec vos propos. C’est ce que j’ai dit à mon amie. Ce texte est le 1er d’une série de témoignage sur la vie de couple. D’autres exemples « problématiques » suivront.
        Merci de m’avoir lue !


      • Laminak 23 mars 2010 12:09

        Emma, Gabriel

        Il me parait que c’est le vrai sujet de notre epoque. Bien sur le pari sur l’avenir qu’est un couple est LE challenge actuel et le reussir est la plus belle chose qui existe.
        Avec ses difficultes. J’aime souvent les reponses de Gabriel (c’est mon droit :)).
        Je rajouterais qu’une periode longue de connaissance de l’autre permet de diminuer le risque de surprise ou d’erreur. Aujourd’hui on va parfois un peu vite.
        Et on oublie que la periode de seduction n’es que......
        la periode de seduction du debut. Il me semble qu’il faut 3 choses chez l’autre l’ami, l’amant et lui meme. Ce dernier est souvent oublie....... par lui meme.
        Bonne journee a tous.
        Lami.


      • JL JL 23 mars 2010 11:14

        Sujet intéressant mais, pour des raisons évoquées par Fergus, je m’en suis tenu à un rapide survol. Je vois qu’il y est fait allusion au trouble bipolaire. La réponse à ma question est peut-être dans le texte : si vous ne pensez pas que les troubles bipolaires sont l’apanage d’un seul sexe, cette allusion a-t-elle sa place sous un tel titre : « les hommes qui changent pendant leur vie de couple » ?

        Puisque je suis là, je dirai qu’il est naturel que les individus changent durant leur vie de couple, cela fait partie de l’ordre des choses, la vie de couple étant une expérience naturelle et importante. Si bien que le titre ne me donne pas envie de lire ce texte si long.
        Cordialement.


        • Emma31 Emma31 23 mars 2010 11:47

          "La réponse à ma question est peut-être dans le texte : si vous ne pensez pas que les troubles bipolaires sont l’apanage d’un seul sexe, cette allusion a-t-elle sa place sous un tel titre : "les hommes qui changent pendant leur vie de couple«  ? »

          Non absolument pas ! Il s’agit juste d’un constat et d’un témoignage féminin. Un entretien que je réalise actuellement avec un homme viendra compléter ce texte, comme ça nous aurons aussi la vision d’un homme qui parle bien d’une femme concernée.


        • JL JL 23 mars 2010 11:56

          Emma31, ma question était un peu biaisée, et votre réponse n’en est pas une. Désolé.


        • morice morice 23 mars 2010 11:30

          De mon côté je me remets en question. J’ai lu des articles et des revues, je regarde des émissions sur la santé, j’essaye d’appliquer les bons conseils que je déniche à droite ou à gauche.


          vous n’avez pas à assumer un mal-être qui provient d’autre chose chez l’autre en face, notamment l’éducation et le manque flagrant de la préparation à assumer une paternité des hommes... il ne sait pas vous dire que ça le dépasse complètement. Cessez donc de bouquiner et soyez mère, tout simplement : il s’y fera ou non. S’il ne s’y fait pas, c’est que ce n’est pas le bon père. Ça arrive, hélas. 

          • bretagne 23 mars 2010 11:30

            emma , je me trompe peut etre complétement , je ne suis sur de rien , je le précise des le depart , et je ne sais pas si ce genre de choses serait bon à dire directment à votre « émilie » , mais tout de même , je vais livrer une humble piste.
            Il me semble qu’emilie n’est peut etre pas , dans son fonctionnement actuel , la personne dont son conjoint ( appelons le Philippe) , aurait besoin . Elle semble trés dépendante , matériellement , concrétement , et aussi psychologiquement . Elle parle plusiuers fois du soutien qu’il ne lui apporte plus . Mais c’est peut etre lui qui a besoin de plus de soutien . Les difficultés qu’il a à l’extérieur sont peut être trés intenses et il ne les livre peut etre pas en intégralité à Emilie ; Le monde du travail en particulier est devenu une vraie guerilla ,une vraie machine à broyer l’humain , à humilier l’homme . Assez souvent personnellement j’aurais envie de tout plaquer ... Mais , alors qu’Emilie a pu choisir d’arrréter son emploi , Philippe , lui , ne le peut pas . C’est marche ou créve ( plus exactement : marche ou laisse ta famille dans la misére ...)
            Lisez par exemple les articles sur les suiucides chez renault ou france telecom ( ces ces sont extremes , mais ils constituent la partie émergée d’un iceberg bien plus volumineux )
            Dans le cas présent , peut etre que ce qu’il aurait fallu à Philippe , c’est une femme forte ( attention , je ne dis pas une femme « masculine » , ni « agressive » évidemment , qui s’assume , et qui le soutienne , lui ; Et pas uniquement par de l’écoute , mais aussi concrétement , en assumant la moitié des charges financiéres du ménage , et en le laissant récupérer quand il revient du boulot , fatigué , meurtri , amer d’être obligé d’aller lui-même se livrer à un tel systéme tous les matins ;
            Autre point ( svp , ne jugez pas ) : Emilie a t’elle fait l’effort de rester femme aprés la naissance du bébé . N’est elle pas devenue plus mére que « séductrice » ? Il faut faire TRES attention à cela , et surtout , surtout , ne pas rationnaliser , argumenter , dénier si l’homme désire cela ( de la même façon qu’il ne faut pas expliquer à un enfant que "le pére noël c’est idiot , les jouets cela ne sert à rien , etc... ) . C’est pour lui , son réconfort à lui . S’il souhaite cela , il faut le lui donner . ( Je connais plusieurs cas ou les types sont partis à cause de cela ) .
            Je me trompe peut etre , mais puisque les avis sont sollicités...
            cordialement


            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 11:49

              MERCI Bretagne, pour ces éclairages forts pertinents.
              C’est exactement ce genre d’avis que je sollicite. Tout ce que vous dîtes est intéressant et va m’aider à creuser le sujet. Dans la suite de cette série j’aborderai d’autres relations « tumultueuses » et je serais ravie d’avoir également votre point de vue...

              Merci beaucoup !


            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 11:59

              Ah j’ajoute une chose sur ce point : « Emilie a t’elle fait l’effort de rester femme aprés la naissance du bébé . N’est elle pas devenue plus mére que »séductrice«  ? »

              Emilie est une femme splendide et fort convoitée à l’extérieur de son foyer (elle est d’ailleurs modèles photo à ses heures...). C’est pour ça que parfois j’ai du mal à comprendre pourquoi elle ne se laisse pas séduire pour essayer de refaire sa vie... Car si son homme ne la regarde plus, d’autres en revanche « gravitent » autour d’elle et seraient certainement ravis de la rendre heureuse. D’essayer tout du moins :)


            • mortelune mortelune 2 février 2013 06:06

              « Car si son homme ne la regarde plus, d’autres en revanche « gravitent » autour d’elle et seraient certainement ravis de la rendre heureuse. D’essayer tout du moins :) »


              S’il ne la regarde plus alors qu’elle est objectivement ravissante aux yeux d’autres hommes c’est qu’il ne va pas bien. (peur être en dépression). 
              La seconde partie de la phrase me choque un peu. En effet, si toutes les femmes quittaient leur conjoint parce qu’elles plaisent à d’autres à alors nous quitterions presque toutes nos maris, non ?
              J’ai le sentiment que les hommes sont tous ravis de rendre leur ’amoureuse’ heureuse. Au moins pendant les premiers temps de l’amour. Moi je préfère l’idée que la démarche de rendre l’autre heureux se fasse dans les 2 sens et je n’attendrai pas qu’un homme me rende heureuse si moi même je ne peux pas le rendre avec certitude, heureux.
              Il n’y a pas de princes charmants et s’il y en a alors il y a aussi des princesses charmantes.

              Si les hommes sont ravis de rendre une femme heureuse, les femmes ne sont-elles pas ravis de rendre un homme heureux ? Ma réponse c’est que les hommes ont les mêmes besoins de bonheur que les femmes. 

              Conclusion : Si Emilie souffre d’être avec son mari qu’elle n’essaie pas de le rendre coupable de cette souffrance avant d’en discuter tranquillement avec lui. 

              NB. Beaucoup d’hommes se sentent envahi d’un rôle de protecteur de la famille et c’est bien naturel. La plupart ne sont pas regardant à l’effort qu’ils doivent faire au travail pour remplir cette mission. Dans le monde industrialisé cette mission les oblige parfois à s’absenter du foyer plusieurs jours. C’est donc tout à fait paradoxale et certainement très difficile à vivre pour eux.


            • Gollum Gollum 23 mars 2010 11:34

              Comme si une femme restait elle-même, avec ses qualités et ses défauts, depuis le début de sa relation de couple, jusqu’à « la fin ».


              Quand j’ai lu ça j’suis pas allé plus loin tellement c’est mensonger.. (en plus texte trop long)
              Combien d’hommes se sont en effet fait piéger par des femmes dont le but évident et plus ou moins conscient est la maternité et qui une fois leur rejeton pondu tombent amoureuse de celui-ci au détriment de l’époux ? C’est quand même suffisamment connu non ?

              Il y avait d’ailleurs dans l’antiquité deux déesses bien distinctes pour spécifier ces deux types de femmes : Aphrodite (celle que les hommes préfèrent) et Démèter..

              • Emma31 Emma31 23 mars 2010 11:50

                Il est justement intéressant pour moi (qui suis une femme) d’avoir ce genre de témoignage. Car je ne connais pas de femme qui ressemble à ce que vous décrivez... ça fait froid dans le dos !


              • JL JL 23 mars 2010 12:01

                @ Gollum, entre une féministe endurcie qui dit que, je cite : « l’enfant est le cheval de Troie du parternalisme », et celles qui devenanues mères délaissent la proie pour l’ombre - non pas que l’enfant ne soit qu’une ombre, mais le destin de l’enfant est de quitter sa mère - je dirai ici que, « souvent femme varie » ! 


              • Gollum Gollum 23 mars 2010 12:01

                Ah non ? Ben moi j’connais plein d’hommes qui sont dans ce cas là et qui se serrent la ceinture parce que madame veut plus...


                ça fait d’ailleurs les choux gras de l’émission animée par Jean-Luc Delarue sur France 2 vers 14h..

                Si vous avez besoins de références et de témoignages allez y plein pots, vous en aurez..
                Je sais d’ailleurs qu’il y a une émission au moins sur ce sujet puisque je l’avais en partie visionné..



              • Massaliote 23 mars 2010 13:24

                La femme parfaite serait donc E. Badinter, une femme sans instinct maternel smiley

                Plus sérieusement le gars de l’article ne pourrait il pas être classé dans les « pervers narcissiques » ? Eternellement insatisfait et tenant sous sa coupe une victime (inconsciemment) consentante ?


              • Emma31 Emma31 23 mars 2010 12:07

                @ TALL : Certainement... mais quand l’amour est encore là ?! Enfin là je parle d’un couple de trentenaire. Le démon de midi à 30 ans après 4 ans seulement de vie commune ? Pourquoi alors faire un tel flan à sa compagne quand il suffit juste de dire : « Je n’ai plus envie de toi !! » ???
                Et après ce sont les femmes qui sont compliquées !
                 ;)


              • Massaliote 23 mars 2010 13:27

                « le démon du midi » , que vient faire G. Frêche dans cette galère ? smiley


              • Lucien Denfer Lucien Denfer 23 mars 2010 12:05

                Le monde change et nous avec. Le contexte économique est terrible, impitoyable. Les femmes ont revendiqué et obtenu leur autonomie financière, mais comment justifier la pression qu’elles exercent sur les hommes afin de continuer à bénéficier d’une position avantageuse qui n’a plus lieu d’être ?


                 « J’ai très envie de l’aider, mais pas à n’importe quel prix, et pas au détriment de la qualité de Ma vie. »

                Je crois que cette phrase résume bien l’état d’esprit et l’ambiguïté d’un mode de relation où l’on ne fait qu’assembler des individualités tout en s’étonnant d’avoir perdu la magie du couple...

                • Emma31 Emma31 23 mars 2010 12:09

                  Oui LUCIEN. Mais l’être humain est-il réellement fait pour vivre à deux ?!


                • finael finael 23 mars 2010 13:02

                  Oui l’être humain est fait pour vivre à deux ... sinon il n’existerait plus depuis longtemps !

                  Et n’importe quel psychologue ou psychiatre vous expliquera l’importance, pour un enfant, d’avoir un père et une mère.

                  Les tribunaux sont remplis de délinquants dont la défense repose sur l’absence de l’un ou de l’autre, ou sur la mise à l’écart dans une famille dite « recomposée ». Malheureusement, j’en connais quelques exemples.


                • Lucien Denfer Lucien Denfer 23 mars 2010 13:03

                  L’être humain est aussi un « animal » social, donc oui il est fait pour vivre en famille. 

                  L’organisation de la société telle que nous la connaissons aujourd’hui nous contraint à des changements. 

                  La disponibilité et l’accessibilité des services et biens de consommation (libre échangisme) nous permettent de mener une vie plus autonome où les désirs de l’individu prennent le pas sur les besoins du groupe (famille, collectivité, village, etc..)

                  Le revers de la médaille c’est une solitude omniprésente, de la crèche à la maison de retraite. 

                  Les personnes qui s’aiment ne devraient jamais permettre à quiconque de s’immiscer entre eux ou de les influencer sur ce qu’est l’amour et la relation de couple...

                  Malheureusement, le ver est dans le fruit.

                • caramico 23 mars 2010 12:30

                  Je vais être brutal : pas besoin de tourner autour du pot, le Vincent n’aime plus l’ Emilie, et plus elle s’accroche, plus ça l’irrite.
                  Pas besoin d’aller chercher des « troubles bi-polaires » et autres fausses raisons.


                  • Emma31 Emma31 23 mars 2010 13:07

                    CARAMICO  : il manque une partie de mon texte sur ce que dit Vincent à sa compagne. « Nous avons fait un enfant parce que nous nous aimons, il n’y a donc pas de raison que ça change ».

                    Donc il lui ment : tout est aussi simple que ça ? Il veut qu’elle le quitte parce qu’il est trop lâche pour le faire ?


                  • jondegre jondegre 23 mars 2010 15:16

                    Je suis d’accord, il ne l’aime plus, il n’est pas content de rentrer dans son foyer, prend plus de plaisir, se sent mieux en dehors du foyer, c’est bien exprimé dans le témoignage.

                    "Nous avons fait un enfant parce que nous nous aimons, il n’y a donc pas de raison que ça change« .  C’est très différent d’une déclaration d’amour.

                     »Donc il lui ment : tout est aussi simple que ça ? Il veut qu’elle le quitte parce qu’il est trop lâche pour le faire ?" . disons qu’il murit sa décision, qu’il n’a peut-être pas conscience lui-même de l’évolution profonde de ses sentiments, qu’il y a un enfant également, dont il n’aura pas la garde et qu’il verra du coup presque plus, qu’il n’est peut-être pas lui-même assez autonome pour prendre la décision de partir seul, etc...etc..., la famille, les amis communs, tout ce qui fait durer un couple non épanoui...


                  • hunter hunter 23 mars 2010 12:42

                    Emma,

                    Vous venez juste de cerner le vrai problème, et il y a beaucoup de travail pour analyser tout ça :

                    A mon humble avis, non, le couple ( de la manière dont nous le concevons ici), est non-viable.

                    1/ désolé d’être un peu « cru », mais bon : on ne mange pas tous les jours la même chose pendant toute sa vie !
                    2/ on écoute pas toujours la même musique !
                    3/ on ne lit pas toujours le même livre
                    4/ on ne regarde pas toujours le même film !

                    etc, etc....

                    Mais par contre, il faudrait (parce que c’est un critère social), désolé encore pour être un peu « cru », toujours faire l’amour avec la même personne pendant toute sa vie ?

                    Désolé, mais ça me paraît injouable !

                    Donc, pour l’homme comme la femme, le besoin de diversité, de changement est (toujours à mon humble avis), inscrit dans la nature des individus !

                    La notion de couple, implique respect et fidélité, tout en sachant qu’il sera impossible de maintenir surtout le second point.

                    De part mon humble expérience, tous mes proches, sont soient célibataires, soient divorcés, et ça ne se passe pas bien !

                    donc, autour de moi, le couple, c’est 100% d’échec ! votre serviteur y compris !

                    Donc honnêtement, je ne pense pas que la femme et l’homme, soient faits pour vivre à deux toute leur vie. Certains y parviennent, ce sont les exceptions qui confirment la règle.

                    Bien à vous.

                    H /


                    • finael finael 23 mars 2010 12:56

                      Bonjour Emma,

                      Je me joindrais aux intervenants qui ont fait remarquer qu’il n’y pas que l’homme qui change, la femme aussi ... et peut-être plus et plus vite à mon avis.

                      Au début, il y a tout le jeu de la séduction, jeu dangereux, mensonger quelque part, et il me semble (expérience personnelle) que les femmes jouent plus que les hommes. Une fois le « but » atteint, les changements peuvent être radicaux.

                      D’autre part, il y a peut-être un problème de temps : autrefois (voix chevrotante) on se « fréquentait » un certain temps, le temps de découvrir, d’explorer l’autre, et il arrivait assez souvent que l’on découvre que cet autre n’était pas tout à fait ce qu’il semblait être.

                      Il est vrai que les hommes sont souvent plus pressés que les femmes, grave erreur !

                      Mais la vie de couple, autrefois sacralisée par le mariage, stipulait « pour le meilleur et pour le pire ». Or il est facile d’accumuler les exemples où ce sont les difficultés et les épreuves partagées qui soudent des relations. Tous les couples durables que je connais ont été amenés à partager des difficultés et des épreuves, certains vivent ensemble (pas toujours mariés) depuis plus de 50 ans.

                      Ce réflexe d’aller « voir ailleurs » au premier problème me semble particulièrement grave. Si on ne réussit pas son couple, comment savoir qu’on ne refera pas les mêmes erreurs au suivant ?

                      quant aux « couples en CDD », je plains ces gens qui mourront seuls !


                      • le-Joker le-Joker 23 mars 2010 13:11

                        Si les êtres arrêtaient de se mentir à eux-mêmes et aux autres ils ne changeraient pas à ce point. Malheureusement l’être humain à une propension aux mensonges inégalée.

                        Je vous épargne les exemples ils sont légions.

                        CF : Gurdjieff, Cioran, L.F Céline etc etc.

                        • le-Joker le-Joker 23 mars 2010 14:36

                          Salut Tall,


                          J’en vois tous les jours qui courent à la catastrophe dans leur vie de couple, bardés de mensonges sur eux-mêmes, se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas ou qu’ils croient être et qui au final ne tiennent pas la distance, le temps et la confrontation avec l’autre. Quand ils cesseront de jouer un rôle et d’être en représentation ils arriveront peut-être à joindre les deux bouts smiley
                          PS : j’en suis à ma troisième union mais j’ai arrêté de faire croire que j’étais parfait maintenant j’annonce clairement la couleur, je noircis le trait et au final ça me donne une marge de manoeuvre pour mes conneries hebdomadaires smiley
                          Faut ce qu’il faut smiley

                        • sleeping-zombie 23 mars 2010 13:19

                          Salut,

                          bon témoignage, sans doute trop familier pour trop de monde.
                          Toutefois, quand tu sous-entends que les hommes changent quand les femmes restent les mêmes, c’est faux mais ça a déjà été pointé suffisamment. J’ajouterai pour être perfide que quand une femme devient irascible, c’est pas elle qui change, c’est le monde entier qui devient plus agaçant ^^

                          Ensuite, quand tu dis :
                          Il ne faut pas se leurrer, souvent ces changements s’effectuent dans le mauvais sens. Rares sont les gens aigris ou violents qui au fil du temps se transforment en véritables nounours. Force est de constater que c’est généralement l’inverse qui se produit : ce sont des gens doux et attentionnés qui deviennent durs et égoïstes. 

                          Quand un arbre tombe dans une forêt et qu’il n’y a personne pour en témoigner, l’évènement a-t-il eu lieu ? ou dans notre contexte : quand un homme aigri et violent, donc seul, se transforme en bisounours, qui est témoin de la transformation ?


                          • Emma31 Emma31 23 mars 2010 13:31

                            « Toutefois, quand tu sous-entends que les hommes changent quand les femmes restent les mêmes, c’est faux »

                            Je ne sous-entends pas ceci, je fais juste remarquer qu’autour de moi j’entends plus de témoignages de femmes qui se plaignent du « comportement pathologique » de leur conjoint que l’inverse. Mais encore une fois, ce texte sera modifié car je m’entretiens actuellement avec un homme qui souhaitait témoigner. Donc j’aurai bientôt le pendant féminin du problème :)


                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 13:22

                            Là j’ ai lu le tiers de l’ article .

                            Je souffle un peu , et je reviens .......vous avez pas plus court dans votre magasin ?


                            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 13:32

                              ROCLA  : personne ne vous mets le couteau sous la gorge pour tout lire !!


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 13:37

                                Le démon de midi je l’ ai aussi à 1 h 2 h 3 h .......jusqu’ à 24 heures et ça recommence le lendemain .

                                Question humeur avec ma femme on a décidé , dès le début de notre mariage d’ installer un ring de boxe dans la salle à manger . Quand nous avons un différent nous enfilons les gants de boxe , elle m’ envoie un uppercut , un droit du gauche sonné je m’ écroule . Elle compte jusqu’ à dix et lève son poing en l’ air en signe de victoire . Les enfants et les petits enfants applaudissent et nous sortons nos protèges-dents .

                                Des fois quand on se met pas des oeils au beurre noir on va dîner en amoureux . Je l’ invite dans un grand restaurant « Flunch » où dans une promotion de pneu chez Noroto où le buffet campagnard est gratuit .

                                Quand on rentre j’ lui mets mon démon de minuit . Elle dit  : t’ es dur avec moi , dit-elle , j’ y réponds : qui aime bien chatie bien .

                                Sinon on lit des lectures , moi le Nous deux elle prends toujours le Nous-trois .

                                Comme musique on est d’ accord sur tout  : Carlos du soir au matin , rien que pour embêter Morice .

                                Ca marche ça fait bientôt quarante ans qu’ elle me supporte ..... smiley


                                • Salsabil 23 mars 2010 13:48

                                   smiley smiley smiley smiley

                                  Salut, Cap’tain ! smiley


                                • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:28

                                  Mdr, j’adore  !! smiley


                                • Vipère Vipère 23 mars 2010 16:17

                                  Bonjour à tous,

                                  Rocla, au moins vous, vous avez l’art et la manière de parler aux femmes. A la vôtre surtout.

                                  J’en pleure de rire !!! évidemment, j’en fais une interprétation au second degré.

                                  Cela dit, pour certains couples c’est bel et bien du premier degré .

                                  Si Roméo et Juliette avaient vécu leur passion au quotididien, il n’est pas sûr que leur histoire se serait déroulée comme un long fleuve tranquille. 

                                  Les Roses, un couple américain à l’écran, ( remarquablement interprété par Michael DOUGLAS et ...) se déchiraient, ne parvenant à vivre ensemble, ni séparés pour finir dramatiquement.

                                  Lise Taylor et Tim BURTON, divorcés et remariés eux aussi vécu une passion tumultueuse et déchirante, à la vie et à l’écran. 


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 16:42

                                  Vipère ,

                                  Tout est dans l’ expression verbale ,

                                  L’ autre jour avec ma femme et mon tandem on est allé au zoo .

                                  Superbes animaux de la jungle , des girafles , inocérosses , popotames lions , tigres , on arrive vers la cage du gorille , un magnifique mâle que ses attributs étaient pas des épithètes , mon épouse curieuse comme d’ hab se penche trop en avant et tombe devant l’ animal du surnom de Rut , il s’ approche d’ elle tout joyeux genre luron , elle me lance un suppliant regard qui me demandait ce qu’ elle doit faire , je lui répondis d’ un ton vengeur  : ben dis lui , maintenant que t’ a la migraine , mal à la tête et au dos ......... smiley


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 13:39

                                  Bon , maintenant je m’ attaque au bipolaire .

                                  Après au manioc et au dépressif .


                                  • Sandro Ferretti SANDRO 23 mars 2010 13:47

                                    Merci d’exister, Had.
                                    Tchao, pantin...


                                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 13:53

                                    Coucou Gül 

                                    Salut Sandro

                                    Pardon Madame photographe , c ’est vous sur la photo  ? Y a mon démon qui le tape sur l’ épaule .... smiley)


                                  • Salade75 23 mars 2010 13:42

                                    J’ai souvent discuté avec des femmes de mes amis qui me disaient que leur mari avait changé. Or les exemples de comportements « nouveaux » qu’elles me citaient étaient pour moi leur comportement naturel depuis que nous nous connaissions.
                                    « L’amour » ou le besoin de se caser (si, si, ça existe) semblent rendre imperméable à la perception, ou à l’analyse, des indices souvent évidents pour les autres.
                                    Dans mes relations, je n’ai jamais vu quelqu’un « changer » radicalement sans qu’il ait subi un très gros choc personnel (cancer, accident très grave, ...). Par contre, il est clair que le temps a tendance à accentuer les défauts.

                                    Et je ne résiste pas à ces 2 citations à l’opposé de votre message :
                                    - « Elle croit que tout change, et elle seule a changé » (B-J. Saurin, Epître sur la vieillesse)
                                    - Le drame réel et insoutenable est que la femme épouse l’homme en espérant qu’il va changer, et il ne change pas, alors que l’homme épouse la femme en espérant qu’elle ne changera pas, et elle change (J. Dion)


                                    • Emma31 Emma31 23 mars 2010 13:55

                                      Bien vu SALADE75 ! :) Merci pour cet avis.

                                      Dans son témoignage Emilie tend à penser que son conjoint souffre de troubles d’humeurs « pathologiques ». J’aurais aimé avoir des avis de médecins sur ce point. Peut-on parler de bipolarité en se basant sur le simple témoignage de la jeune femme ?


                                    • Emma31 Emma31 23 mars 2010 13:58

                                      Merci ALCHIMIE  !
                                      Ce texte est le 1er d’une série sur « la vie de couple ». Autant celui-ci reçoit un accueil mitigé (que je respecte tout à fait, j’ai besoin d’avis, de TOUS les avis), autant d’autres vont déchaîner les passions, surtout quand j’aborderai la thématique de l’homme « machinalement infidèle », témoignages concrets à l’appui.

                                      Ca promet ! ;)


                                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 23 mars 2010 13:56

                                      Bonjour Emma,

                                      Je vous trouve fort belle sur votre avatar et votre prose est bien à l’image de votre...et hop, ça y est, ça n’a pas manqué, me revoilà tombé illico dans la séduction ! Mais après tout, n’est ce pas la clé du problème ? Quiconque se croit obligé de faire son théâtre, son acteur, sa star, pour plaire, se condamne à devoir changer dans la routine quotidienne. Pour ne pas avoir à changer, il suffit de ne jamais jouer pour séduire ni ne jamais être autre que soi même. C’est l’effet Hollywood largement contaminé par la télé formatrice qui a fait des humains ces schizoïdes communs.  

                                      « de temps en temps on arrive à prendre du bon temps, notamment en dehors de notre foyer. »
                                      En effet, lorsque l’on est dans la séduction, cela ne marche que dans le public et dès lors que l’on s’enferme chez soi, l’on redevient cet être tourmenté et psychotique.

                                      En fait, c’est surtout la conjoncture qui nuit à toute la société d’un coup. 1 % d’augmentation de quoique ce soit et hop, 1 % de gens qui craquent et se séparent. Nos gouvernant n’en ont pas forcément conscience sinon, ils ne changeraient pas tant de lois tous les jours, déstabilisant un peu plus à chaque fois l’équilibre social. Dès lors que l’on ne dépend plus des fluctuations de cette société, mentalement parlant, l’on devient intouchable et l’on reste égal à soi même, par tous les temps.

                                      Votre article est trop long, vous devriez extraire toutes les parties annexes pour les placer dans les réponses qu’il entraine.

                                      Cordialement. L.S.


                                      • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:01

                                        OK Lisa SION2, je prends bonne note de tout ceci. Je pense même supprimer cet article et le remanier lorsque j’aurais mis au clair le témoignage masculin qui donnera un autre éclairage à tout ceci.
                                        Merci beaucoup !

                                        PS : c’est bien moi sur la photo...


                                      • Salsabil 23 mars 2010 14:03

                                        Bonjour Emma,

                                        Dites à votre amie Emilie de vivre pour elle et pas à travers lui. Cela devrait l’aider à prendre la bonne décision.

                                        On ne vit pas victime d’une violence verbale quotidienne. Il faut partir. smiley


                                        • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:26

                                          SALSABIL : pas quotidienne, elle parle de crises rapprochées. M’enfin, on sent bien que l’enfer est proche ! :)


                                        • Salsabil 23 mars 2010 19:44

                                          Tall,

                                          Bien sûr que cela peut représenter un traumatisme pour un enfant, que de devoir quitter aussi bien physiquement que mentalement l’univers auquel il est habitué.

                                          Ce n’est pas mieux pour lui non plus de vivre dans un environnement où ses parents sont déprimés, malheureux, et même pire en l’occurrence, maltraités en ce qui concerne sa mère, peut-être aussi d’une façon autre son père.

                                          Sans doute sera-t-il perturbé de la séparation de ses parents, et des changements inhérents, mais il lui sera incontestablement profitable d’avoir avec chacun d’eux une relation apaisée parce qu’ils seront, c’est à souhaiter, épanouis dans leur nouvelle vie.

                                          A moins d’être maso et d’entraîner ses proches avec soi, quel intérêt à poursuivre un état de fait vidé de sa substance vitale ?


                                        • Salsabil 23 mars 2010 19:59

                                          Ho ! Ok.

                                          Je n’avais effectivement pas compris. Oui pour un enfant, la maltraitance est inadmissible, terrible, le genre de truc dont on ne se remet jamais vraiment...


                                        • Salsabil 23 mars 2010 20:47

                                          C’est tout à fait juste. J’ajouterais même que ces personnes ont en général une force de caractère phénoménale, dans le sens propre du terme. smiley


                                        • tchoo 23 mars 2010 14:05

                                          Je suis comme Bretagne
                                          C’est exactement ce qui m’a frappé à la lecture de ce témoignage : la dépendance affective d’Emilie qui ne semble pouvoir exister qu’a travers les yeux de son compagnon.
                                          Cela génère forcément de la frustration, plus tard de la rancoeur, parce que cette existence n’est jamais à la hauteur de l’image propre que l’on a de soi.


                                          • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:25

                                            Encore heureux ! Regardez plus haut : quelqu’un demande si Emilie a su rester « femme » une fois leur bébé né ! Alors il faut savoir : on reste femme et séductrice, ou on devient maman et on arrête de se maquiller !

                                            Vous les hommes, vous n’êtes jamais satisfaits !

                                             ;)

                                            Je plaisante bien sûr...


                                          • srobyl srobyl 23 mars 2010 14:21

                                            Long effectivement votre article, mais je l’ai lu entièrement. Intéressant. A cause de(ou grâce à) votre annexe. Ma femme est bipolaire, et est soignée comme telle.Je pense qu’on a changé tous les deux, mais le mal dont elle souffre , ce n’est pas facile a gérer. La cause en est peut-être à rechercher dans tout ce qu’elle a vécu auparavant, y compris avec moi...Ce n’est pas donné à tout le monde d’accepter l’autre, y compris dans son changement. Dégager entièrement sa responsabilité, ça n’est pas très raisonnable, pour l’un ou l’autre. 
                                            Mais c’est bien le propre du vivant de changer non ? L’essentiel pour faire un clin d’oeil à l’actualité politique, c’est se dire qu’il faut accepter le changement...dans la continuité. smiley


                                            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:30

                                              Merci SCROBYL.............. j’attendais un témoignage de quelqu’un qui connaît le problème. Le mal dont elle souffre VOUS fait souffrir aussi, pour autant vous restez à ses côtés et vous l’aidez tous les jours. Bravo !...


                                              • Noor Noor 23 mars 2010 14:32

                                                Ce réflexe d’aller « voir ailleurs » au premier problème me semble particulièrement grave. Si on ne réussit pas son couple, comment savoir qu’on ne refera pas les mêmes erreurs au suivant ?

                                                Vous avez totalement raison finael. Je partage votre avis.
                                                On est ensemble et on se marie pour le meilleur mais également pour le PIRE.
                                                Il faut prendre cela comme une association , un contrat entre 2 parties qui les sentiments (de coté) resteront ensemble , et endureront les épreuves de la vie ensemble avec tendresse, solidité et patience.
                                                Il faut arreter de croire aux contes de fées franchement , le vrai amour, il se construit dans la durée , les larmes et le sang !

                                                Cette jeune femme, je crois n’a rien a se reprocher. Elle a individuellement , en tant que femme et en tant qu’épouse fait tout ce qu’elle pouvait.
                                                Le reel probleme c’est lui !!! Etre un mari et être un pere, c’est avant tout un devoir !

                                                Pour moi l’homme véritable est celui qui fait face aux difficultés de la vie à l’extérieur avec fermeté, courage, virilité et sérénité, puis qui, lorsqu’il s’en retourne chez lui, dans sa demeure, son jardin privé, est un modèle de joie, de gaieté, de courtoisie et des bonnes manières !
                                                 S’il lui arrive, à l’extérieur, de rencontrer des difficultés, qui le poussent à la colère et à l’irritation, dans son travail, dans ses rapports avec autrui , il se doit de laisser tout cela derrière lui en franchissant le seuil de sa maison, et de rencontrer les siens avec sourire et bonne humeur.
                                                Il doit agir de la sorte, quand bien même il s’y forcerait un peu à certaines occasions, car sa femme et ses gosses, l’ont peut être attendu pendant son absence, afin qu’il rompe sa solitude.

                                                En conclusion , je dois dire que ce type est un incapable !
                                                Qu’elle le quitte donc , car un homme, un VRAI doit toujours faire passer les envies de sa famille avant les siens !


                                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 14:34

                                                  la cyclicité tend à s’aggraver avec le temps avec l’apparition de cycles courts. La cyclicité rapide est associée avec un âge de début précoce, un trouble anxieux concomitant, l’abus de substances, des antécédents de tentatives de suicide, l’utilisation d’antidépresseurs et un antécédent familial de cycleur rapide. On parle de trouble bipolaire à cycles rapides quand il y a plus de 4 épisodes maniaques et/ou dépressifs durant au moins deux semaines par an. Les cycles rapides sont particulièrement associés avec le trouble panique et les antécédents familiaux de trouble panique.

                                                  Comme cyclicité on utilise le tandem avec mon épouse . Ca marche au poil , elle au guidon et pédale , derrière je peux lire le journal en mangeant des frites mayonnaise .Quand elle accélère en cyclicité rapide j’ émets un petit sifflement qui d’ après nos accords verbaux l’ avertit qu’ elle roule trop vite , surtout quand je lis le tiercé pour l’ après-midi .

                                                  Pour les tentations de suicides on les fait à la maison pour pouvoir ramasser les bouts , car nous on les fait à l’ explosif nitroglycérine comme dans le salaire de la peur sauf le camion .
                                                  Là où je vous rejoins dans votre démonstration c’ est quand vous dites que les cycles rapides sont particulièrement associés avec le trouble panique . C ’est vrai que ça empêche .

                                                  Pareil que le mot de la fin où vous dites que les troubles de l’ humeur sont plus fréquents chez les artistes et les chefs d’ entreprises , en effet j’ étais à la tête d’ une boulangerie avec une vendeuse ( mon épouse ) j’ ai souvent eu l’ angoisse du lendemain .


                                                  • Noor Noor 23 mars 2010 14:35

                                                    Le mal dont il souffre pfff ...........


                                                    • Emma31 Emma31 23 mars 2010 14:37

                                                      ROCLA : "Pareil que le mot de la fin où vous dites que les troubles de l’ humeur sont plus fréquents chez les artistes et les chefs d’ entreprises , en effet j’ étais à la tête d’ une boulangerie avec une vendeuse ( mon épouse ) j’ ai souvent eu l’ angoisse du lendemain."

                                                      JE ne dis rien : l’annexe est extraite de WIKIPEDIA :) Je ne suis pas médecin ;)


                                                      • Tristan Valmour 23 mars 2010 14:47

                                                        Bonsoir

                                                         

                                                        Couple = 3 entités : homme + femme + couple. Avec le temps, les 3 changent. Voir François de Singly.

                                                         

                                                        Femme cueilleuse et homme chasseur. Donc, la femme a besoin de stabilité, l’homme de mobilité. En 9 mois, un homme peut faire plusieurs enfants à plusieurs femmes quand une femme ne peut, sauf de rares exceptions, recevoir d’enfants que d’un homme.

                                                         

                                                        Durée de vie naturel d’un couple : 3 ans. Le temps que l’enfant soit assez autonome. Héritage de nos lointains ancêtres. Durée de vie moyenne d’un couple : 10 ans.

                                                         

                                                        Couple = concept culturel lié à la propriété. Des anthropologues ont étudié des peuples où le couple n’existe pas, comme la propriété. On va de l’un à l’autre en fonction de ses désirs. Les enfants ne sont pas tous élevés par leurs parents (en Afrique, de nombreux cas où les enfants sont élevés par le village).

                                                         

                                                        Facteur de l’état mental. L’état mental suit différents cycles. Au sein d’un cycle long, on observe plusieurs cycles courts. Cet état mental influence notre humeur et notre comportement. L’état mental est lié à la nourriture, aux autres facteurs environnementaux, aux neurones. Bref, l’environnement influence nos neurones qui influencent à leur tour notre comportement dans l’environnement. Impossible de conquérir quelqu’un qui n’est pas disposé à être conquis (en raison de son état mental), peu importe les qualités du conquérant. Pour changer l’état mental de l’autre : faire rire, faire du sport, nourriture appropriée, certains médicaments. Besoin de plaire pour perpétuer l’espèce, répondre au désir du chasseur, flatter son égo. Comme les états mentaux changent, on peut vouloir quitter son conjoint pour ne plus le désirer par la suite.

                                                         

                                                        Influence des neurotransmetteurs : dopamine, sérotonine, oxytocine = neurotransmetteurs du bonheur. Stimulés entre autre par des contacts tactiles et par une nourriture appropriée. Effet similaire aux drogues. Mais habituation liée à l’hippocampe du système limbique = provoque lassitude. Ce dernier point est l’objet de controverse.

                                                         

                                                        Dernier truc plus trivial mais qui résume tout cela : on trouve un superbe vêtement qu’on se promet de porter. 1 mois plus tard, il est rangé au placard parmi les autres superbes vêtements qu’on s’était promis de porter. Sans cela, l’humanité n’aurait pas essaimé.

                                                         

                                                        Bonne soirée et désolé pour le style télégraphique, mais pas le temps de développer.

                                                         

                                                         


                                                        • Emma31 Emma31 23 mars 2010 15:24

                                                          Merci TRISTAN pour ces informations.

                                                          Je cherche néanmoins à me renseigner davantage sur les troubles pathologiques du comportement, car c’est le sujet de mon texte.
                                                           ;)


                                                        • Jorge Atlan 23 mars 2010 14:54

                                                          Et si vous commenciez par vous informez un peu des processus psychologique de la personne.
                                                          Je salue votre tentative d’analyse d’un sujet « banal » dans notre société : la mésentente dans le couple. Mais le faire sans avoir le moindre précepte de la construction ou des structures psychologique est voué à l’échec.
                                                          Vous placez le comportement de l’homme du couple sur une base psychiatrique, alors qu’il y a une explication tout simple, sous vos yeux, votre personnage a cessé de s’interessé a sa compagne, il n’est investi émotionnellement ni amoureusement. Cette femme ne lui inspire plus de sentiments amoureux et cette relation lui pèse a tel point qu’il ne peut s’empêcher de la détruite inconsciemment. Son comportement ne vise qu’a la séparation...
                                                          Je vous mettrai en garde contre ce que j’appelle « le complexe du St Bernard », c’est a dire prendre en charge la souffrance de l’autre et vouloir l’aider a tout prix. Cela ne sera pas sans conséquences pour vous et pour l’autre.
                                                          Des ouvrages sur l’analyse transactionnelle, vous permettrons d’avoir une idée du fonctionnement psychologique, et en ce qui concerne le couple je ne peux que vous inviter a lire l’excellent livre « L’intelligence érotique » d’Esther Perel. Un autre auteur clair et abordable reste Salomé ; vous trouverez sa bibliographie sur Wikipédia.
                                                          Je sais que d’autre vont décrié ma proposition concernant Salomé, mais tant pis, cela restera discours scolastique.
                                                          Je vous rappelle ou je vous apprend que l’on arrive jamais vierge ni seul dans une relation, même si celle ci est la première, nous somme emprunt du modèle de nos parents ou son contraire ; nous avons nos propres concepts et nos « besoins » sur la façon dont on doit aimer et être aimer.
                                                          J’espère vous amusez en vous disant que lorsque vous croyez être seule dans les bras de votre amant, vous ne l’êtes pas tout a fait. On peut penser qu’il y a au moins de 4 a 12 personnes avec vous. Bien sur ces personnes ne sont pas la physiquement, mais leur influence est bien là elle. Ce sont vos parents, grands parents, en fait toutes les personnes qui ont fait que vous êtes là aujourd’ hui et qui vous ont transmis les valeurs, les concepts et les comportements qui vous structure.
                                                          Quand au changement dans le couple, ils sont nécessaires, nous tombons amoureux d’un homme et d’une femme que nous ne connaissons pas, mais qui nous attire, la période de passion, de fusion, est faite pour nous relier, mais celle ci passée nous faisons face a la vrai personne qu’il nous faut découvrir et intégrer. C’est la que les surprises peuvent commencer ou un merveilleux chemin...
                                                          Si vous voulez commencer ce voyage dans la découverte de la profondeur de nos psychés, je ne peux que vous encourager, c’est un beau voyage avec ces désillusions et une fascination pour la beauté, la complexité et l’endurance de la nature humaine.


                                                          • Emma31 Emma31 23 mars 2010 15:23

                                                            « Et si vous commenciez par vous informez un peu des processus psychologique de la personne.
                                                            Je salue votre tentative d’analyse d’un sujet »banal« dans notre société : la mésentente dans le couple. »

                                                            JORGE vous pouvez relire mon texte, et surtout l’annexe, car tout ceci ne parle pas DU TOUT de mésentente dans le couple !!


                                                          • Jorge Atlan 23 mars 2010 17:05

                                                            Vous avez raison, il ne s’agit pas de mésentente mais de trouble dans une relation de couple.
                                                            cette définition vous convient elle mieux ?
                                                            Ce que vous rapporter n’est nullement suffisant pour dresser un tableau clinique d’une personnalité. Et je ne connais pas de professionnel qui s’aventurera a faire un diagnostique sur de simple récit de seconde main.
                                                            Je vous met en garde contre la démarche involontaire et ou inconsciente a vouloir « psychologiser » l’autre.
                                                            La définition d’un trouble bipolaire ne suffit pas a inscrire de vrais troubles. c’est le propre de tout hypocondriaque que de reconnaitre dans les définitions de maladies ses propres symptômes.
                                                            Je pourrais aussi vous mettre en annexe, les symptômes du pervers narcissique qui peuvent « coller » avec ce dont vous décrivez, cela ne fera pas pour autant de cette personne un pervers narcissique.
                                                            Le seul conseil valable dans ce genre de situation et la seule qui soit profitable a quelqu’un c’est de conseiller à votre amie de se faire suivre et de pouvoir entreprendre un travail sur elle même qui lui permettrait de faire face a sa « dépression » et d’essayer de comprendre les ressorts de sa relation a cet homme.

                                                            Puisque vous souhaitiez des retours d’expériences sur le changement dans un couple : d’une manière très brève je peux vous citer sans entrer dans les détails, les changements que j’ai pu observer :
                                                            - une femme charmante qui refuse tous rapports sexuels après son accouchement, annonçant qu’elle avait obtenu ce qu’elle désirait et qu’elle n’avait plus besoin de son conjoint.
                                                            - Une autre empressée auprès de son futur mari, ouverte, sensuelle et disponible, aimant les sorties et les amies et qui s’avère devenir une mégère jalouse et casanière dés le lendemain du passage devant M le maire.
                                                            - d’autres qui se fanent et se « psychorigidisent » peu a peu parce qu’elle se rendent compte qu’elle n’arrivent pas a mener ou « déformer » leur compagnon vers des comportements qui curieusement se rapproche de ceux d’un de leur parent. Le père pour ne pas le citer.. Et oui les femmes amoureuses de papa ca existe.
                                                            Enfin bref je ne vais pas vous dresser un panégyrique des comportements humains, ni les malentendus sur les conceptions de la vie commune. Pour rendre, un peu, la balance équitable, on assiste aussi a des dysfonctionnements dans le couple dû au manque de maturité d’hommes qui ne cherchent dans leurs compagnes que des mères de substitution.
                                                            Bref si vous trouvez des constantes dans la désharmonie et la dégénérescence d’un couple, si des histoires se ressembles cela ne veut pas dire que toutes les histoires sont les mêmes.


                                                          • Emma31 Emma31 23 mars 2010 17:10

                                                            "Bref si vous trouvez des constantes dans la désharmonie et la dégénérescence d’un couple, si des histoires se ressembles cela ne veut pas dire que toutes les histoires sont les mêmes."

                                                            Personne n’a dit ça : ce texte est le 1er d’une série sur la vie de couple. Cela reste un témoignage avec tout ce qu’il a de plus subjectif.
                                                            Merci Jorge !


                                                          • mortelune mortelune 2 février 2013 06:24

                                                            @ Jorge

                                                            je ne voudrais pas être votre femme, notre couple exploserait au moindre accrochage. Vous êtes une dynamite ? 
                                                            Je rappelle que le couple conjugale et bien différent d’un coupe parentale et que les changements apportés méritent une adaptation au nouvel environnement. Cette adaptation est d’autant plus difficile quand l’un des conjoints est pris dans un travail qui lui prend trop de temps pour s’adapter à son nouveau milieu. De cette façon un homme ou une femme qui ressent de l’amour ne peut plus le montrer comme il le voudrait et elle ou il, se met en ’déséquilibre’ dans sa relation à l’autre. 
                                                            Dans nos sociétés nous pensons que le travail est nécessaire pour vivre bien. C’est certainement vrai sauf ce travail occulte notre bonheur. C’est dans ce sens que « l’argent ne fait pas le bonheur »

                                                          • Harfang Harfang 23 mars 2010 15:18

                                                            @ Emma

                                                            Tout d’abord, bravo pour ce témoignage qui amène à se poser beaucoup de questions. J’attends les suivants avec impatience.
                                                            N’étant pas médecin, ni psychiatre, je serais bien en peine de dire ce qui est la cause de ce changement chez... appelons le « Georges ». Toutefois, je serais tenté de dire que quelque chose le « tracasse », quelque chose qu’il n’a pas dit, et ne veut pas dire à Emilie. Une faute qu’il aurait commise ? Cherche-t-il à se faire détester pour se faire larguer avec tous les tords pour lui afin d’expier une faute qu’il pense avoir commis ? A la lecture de ce témoignage, c’est l’impression que j’ai personnellement...

                                                            Maintenant, je pense qu’il ne faut pas généraliser sur la base d’un témoignage : je ne pense pas que le changement soit l’apanage de l’homme. Pas plus que je ne pense que le changement est toujours mauvais. La vie de couple est un perpétuel compromis (chose due, répondront certains...). Certains s’en accommodent et parviennent à ces compromis, et d’autres non. Il est évident que l’on ne peut à deux (voir 3 ou 4 si bébé(s)) comme on vit seul. Un couple n’est pas un regroupement de deux célibataires, c’est une entité nouvelle, avec ses règles nouvelles et son fonctionnement nouveau. Et qui de surcroit n’est pas figé dans le temps !
                                                            Pour prendre mon exemple personnel, j’attaque la dixième année de mon couple. La relation est différente de celle qu’elle était il y a dix ans bien sur. Non qu’elle soit moins bonne ou moins intense. L’amour et la tendresse sont toujours présents (sinon nous ne serions plus ensemble). Oui il y a eu des moments durs, oui il y a eu des moments formidables. Et il y en aura surement encore. Mais nous sommes tous deux différents de ce que nous étions. Pas profondément différents, mais certains traits de nos personnalités ont évolués... nous avons inévitablement déteints l’un sur l’autre. Pour certains, comme nous, cela a été plutôt positif. Pour d’autres, c’est l’inverse... ils vont en venir à se taper mutuellement sur les nerfs. Et des fois c’est asymétrique : l’un énerve l’autre, alors que l’autre reste profondément attaché à l’un...
                                                            Ce qui est à mon avis certain, c’est que nier le changement est certainement très périlleux. Mieux vaut l’accepter et l’intégrer... en douceur.

                                                            Dans le même esprit je suis partisan d’une non exclusivité du couple. Si l’un ou l’autre s’ennuie, je pense préférable d’aller voir ailleurs... (pour mieux revenir peut être), plutôt que de rester attaché à un concept désuet (et souvent hypocrite) de fidélité, directement hérité de notre culture judéo-chrétienne vieillote.
                                                            En même temps, je dis ça, mais je n’ai moi-même jamais été voir ailleurs  smiley

                                                            Harfang


                                                            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 15:27

                                                              Merci CHANTECLER & HARFANG pour ces avis.

                                                              Je suis d’accord avec ce que vous écrivez. Les prochains billets aborderont d’autres histoires de couples. Je ferai + court (j’ai bien compris !! ) et j’espère que vous interviendrez à nouveau. A bientôt !


                                                              • FYI FYI 23 mars 2010 15:28

                                                                Pareils j’ai pas tout lu et c’est très rare, mais les clichés de bases se succédant les uns après les autres, je me suis arrêté.

                                                                Je me mets en mode non diplomatique :
                                                                Que cherche un homme : de copuler, du sexe
                                                                Que cherche une femme : un géniteur et de la stabilité matérielle.
                                                                A partir de ce constat, le couple est déjà un mensonge, qu’en est-il ?
                                                                1°L’homme au début séduit se montre dans ses meilleurs atours
                                                                2° La femme au début d’une relation amoureuse jusqu’au prémise du mariage, est toute mielleuse
                                                                3° A partir des 5 ans, la femme et l’homme ne s’accomode plus, intérêt divergeant.

                                                                Quelle conséquence pour l’homme : pour s’octroyer le droit de copuler l’homme se marie, en se mariant il doit subvenir au ménage donc travailler, à l’arrivé de la progéniture, l’homme est tout simplement devenu un prisonnier, car ces derniers en très grande majorité ne sont pas des géniteurs consentant.
                                                                Le mariage au même titre que la religion et les religieux sont un mensonge éhonté.

                                                                Ce n’est que très récemment que l’homme lors d’un divorce a les mêmes droit que la femme pour leur progéniture, le résultat les femmes s’en trouvent plus fragilisés économiquement.

                                                                Fin du mode non diplomatique.

                                                                Vous voulez plus d’info à ce titre, je vous conseille de vous rendre auprès de femme juge des TGI, elles auront pas mal d’anectote à ce sujet.
                                                                La femme est dans l’émotionnel l’homme est plus pragmatique.
                                                                L’homme se déchire pour ses besoins sexuels il est même prêt à s’endetter sur 25 ans, mais le temps faisant son oeuvre, il est guère fière de lui.
                                                                En outre par définition, un homme est polygame, ça veut pas forcément dire en même temps ou même périodes, mais il aspire à autre chose sans pour autant ne pas garder le contact avec sa première dulcinée, mais bon nous vivons dans le mensonge, la parité, les lois sociales inadaptées etc ...


                                                                • Emma31 Emma31 23 mars 2010 16:19

                                                                  HEUUUUU FYI....
                                                                  « Pareils j’ai pas tout lu et c’est très rare, mais les clichés de bases se succédant les uns après les autres, je me suis arrêté. »

                                                                  Il aurait fallu commencer par la fin alors, mdr, car ton commentaire est totalement hors sujet. Mais merci quand même !!


                                                                • FYI FYI 23 mars 2010 16:33

                                                                  Je ne pense pas être « hors sujet » comme vous le prétendez, mais ce qui se passe dans beaucoup de couple ...


                                                                • Emma31 Emma31 23 mars 2010 16:38

                                                                  Mais non, mdr, cela parle des troubles pathologiques du comportement ! Relisez-bien !! lol


                                                                • @distance @distance 23 mars 2010 15:41


                                                                  excusez Emma je n’ai pas tout lu, c’est vrai qu’il est très long votre article

                                                                  je ne vois qu’une solution : l’ « electrochoc » pour réveiller les sens de Vincent ... si ce n’est pas trop tard - Emilie doit arrêter de faire le ménage pour plaire à son mec ; et essayer de le SURPRENDRE ! à elle de trouver




                                                                  • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 15:48

                                                                    Pas lu tout l’article, trop long. Mais pour les deux derniers paragraphes, et c’est un chercheur psychologue sociologue qui parle, c’est un cas classique d’hyperdépendance féminine.
                                                                    D’un côté, l’homme voit que sa femme a des problèmes et estime, à juste titre je crois comprendre, qu’elle doit s’améliorer pour les régler. Il fait le père face à sa gamine. Mais une môme peut se débarrasser de son père une fois de temps en temps.

                                                                    De l’autre côté, la femme ne comprend pas du tout que les invectives de son mari sont là pour l’aider et que demander de l’attention ne fait qu’attirer le regard de l’homme sur les défauts qu’il cherche à soigner. Elle appelle le bâton pour se faire battre puis se plaint d’avoir pris des coups. D’autres personnes ne savent pas ce qu’elles veulent et appellent à l’aide pour ensuite se plaindre que l’aide n’est pas celle qu’elles attendaient.

                                                                    La solution serait de faire comprendre au mec qu’elle veut être écoutée, pas dirigée, mais pour cela il faut absolument qu’elle arrête d’aller se plaindre. Il faut qu’elle dise clairement ce qu’elle veut.
                                                                    Et ensuite que le témoignage de l’homme me soit donné. Ici c’est violemment biaisé, et je ne peux rien définir vraiment de la situation. Elle souffre, pourquoi ? D’autres souffrent et passent dessus, elle reste accrochée. Pour quelle raison, pourrait-elle dire ce qui la retient sur cela ?
                                                                    L.D.T., sociologue qui fait le psy à ses heures et cherche du boulot.


                                                                    • Sandro Ferretti SANDRO 23 mars 2010 15:54

                                                                      @ l’auteure
                                                                      (oui, y parait qu’on met un « e » à présent. C’est un rien mieux que « auteuse », en tous cas)

                                                                      J’ai une hypothèse.
                                                                      La dame que vous évoquez n’a compris que trop tard de quoi parlait Mylène Farmer dans « pourvu qu’elles soient douces », alors que son mari a compris tout de suite, lui.
                                                                      De méme, cette dame n’a réalisé qu’avec la trentaine ce qu’étaient les sucettes à l’anis d’Annie de cette chère France « G », « G » comme le point Goldwin du méme nom..
                                                                      Le Monsieur croyait qu’elle savait. Le début d’un malentendu.

                                                                      De méme, cette dame n’a compris qu’à sa mort, le 14 mars 2009, que Bashung ne parlait pas de PME dans « ma petite entreprise ».

                                                                      Voilà mon diagnostic.
                                                                      On donne ce qu’on veut, bien sûr.


                                                                      • Emma31 Emma31 23 mars 2010 16:23

                                                                        Ok merci à tous pour ces avis. J’ai bien compris que c’était trop long => merci d’en faire part aux modérateurs qui acceptent des articles trop longs.....

                                                                        Sinon, des avis de médecins sur les troubles du comportement en plus de celui de L.T.D. ?


                                                                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 16:54

                                                                          En fait je vous suggère l’ hypnose , trouver la place idéale pour le moi , le ça et le surmoi .
                                                                           Vous paupières sont lourdes , vous vous sentez bien , votre respiration , lente et profonde vous emmène vers un bien-être total , vos jambes des plus en plus légères , vous vous vous res pi rez de plus en plus doucement , là vos yeux sont fermés vous entendez plus que ma voix , de plus en plus doucement vous vous sentez bien , vous commencez le sommeil vous envahir , vous dormez .....vous êtes bien , relax , tout va bien .....le monde est beau , sur un nuage , sommeil dormez ssssssssssssssssssssssssssss doucement ...........


                                                                        • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 17:10

                                                                          Et vous en connaissez beaucoup des psys pour parler de nous comme cela ?
                                                                          Le mépris d’une science, certains s’en sont mordus les doigts, regardez Clemenceau... Alors si vous nous méprisez c’est votre droit, mais ne venez pas me sortir que nous sommes bons pour la poubelle sans arguments...

                                                                          Sinon en ayant lu un peu plus du texte... Je crois que le problème est une question de faiblesse morale du côté de l’homme aussi. Je ne veux pas dire qu’il déprime, mais qu’il ne sent pas d’aimer sa femme alors qu’il a lui-même du mal a supporter sa vie. Il attend de l’aide mais n’en trouve pas de sa femme qui elle recherche plus le soutien sentimental alors qu’il lui faut un soutien moral. Enfin je crois, vu d’ici, sans avoir rencontré personne et en n’ayant qu’un point de vue.

                                                                          Sinon pourquoi tout le monde inverse-t-il mes initiales ? Je sais que c’est plus rapide à écrire mais tout de même...


                                                                        • Emma31 Emma31 23 mars 2010 17:11

                                                                          Merci L.T.D. pour cet éclairage.

                                                                          PS : Ne pas tenir compte des gens qui jugent sans connaître !! ;)


                                                                        • Jorge Atlan 23 mars 2010 17:30

                                                                          @ L.D.T
                                                                          Mille excuses, j’ai commis aussi l’inversion.
                                                                          En effet on peut s’interroger sur cette inversion ? un refus de LSD ?


                                                                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 18:47

                                                                          sauf le psystème D


                                                                        • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 18:49

                                                                          Je me sens insulté. Et là ou un policier ne vous laisserait pas dire que les flics sont là pour emmerder le monde, moi je vous dis que les psys ne sont pas qu’un tas de pompeux intellectuels qui prétendent savoir ce qu’il y a dans le cerveau des gens. Nous le savons vraiment.

                                                                          Sinon mon pseudo est simplement les initiales de Louis D. Tisserand.


                                                                        • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 19:48

                                                                          Inquiétez-vous ignare, c’est la seconde.


                                                                        • Lanthane 23 mars 2010 17:00

                                                                          ’jour,
                                                                          Ca m’rappelle un peu une histoire personnelle, qui s’est terminée en eau de boudin.
                                                                          Bon, c’était pas forcément la même chose dans la mesure où le « changement » (j’aime pas ce terme, on est c’qu’on est) s’est opéré bien plus vite, en quelques mois, le temps de découvrir que la belle (c’était une femme, comme quoi...) souffrait de troubles, qu’elle qualifiait d’obsessionnels compulsifs, assez importants. Ch’uis pas doc’, mais j’ai fait tout mon possible pour comprendre et l’aider (et m’aider par là-même), mais au bout de 5 ans et demi, j’ai jeté l’éponge, principalement pour « me protéger » moi...
                                                                          Y a un moment où faut lâcher prise, et la bonne surprise, c’est qu’elle semble aller mieux maintenant, sans doute parce que le confort de notre couple (je suis attentionné, romantique, et un peu con), paradoxalement amplifiait son malêtre... Vaste sujet !
                                                                          Tout ça pour dire, s’accrocher n’est pas toujours la solution, ni pour l’un, ni pour l’autre.
                                                                          Mais il n’y a pas de vérité en ce domaine...
                                                                          Bien à vous


                                                                          • Emma31 Emma31 23 mars 2010 17:04

                                                                            LANTHANE, dur dur. C’est super de vous êtres « accroché » à votre histoire pendant ce temps, d’y avoir cru avant de jeter l’éponge, d’avoir accompagné votre EX un bout de route. Super aussi que maintenant (enfin depuis), vous puissiez vivre plus sereinement.
                                                                            Je crois que vous avez vécu ce que vit l’ami d’Emilie. Elle en est encore à la phase où elle se demande comment elle peut l’aider. Merci pour ce témoignage !


                                                                          • Lanthane 23 mars 2010 17:22

                                                                            Bah, vous savez c’qu’on dit : quand on aime on ne compte pas !

                                                                            Après, c’est au jugé de chacun... Car même les meilleurs conseils des meilleurs amis (parfois psy !) peuvent se révéler très négatifs, pour autant de raisons qu’il n’y aura de conseils.

                                                                            Je pense que nos histoires sont différentes, mais les souffrances sont les mêmes, et il est vrai que d’alterner en permanence les envolées de bonheur suivies d’un creusage de trou en bonne et due forme, c’est fatiguant...

                                                                            Mais on finit par survivre ! :))

                                                                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 17:01

                                                                            Tall

                                                                            J’ en sais quelque chose , mon prénom c ’est Oedipe .....


                                                                            • Emma31 Emma31 23 mars 2010 17:01

                                                                              TALL merci. Une maman dépressive et un père absent (et alcoolique) n’ont pas du aider mon Vincent en effet...


                                                                              • Jorge Atlan 23 mars 2010 17:25

                                                                                @ Emma
                                                                                "TALL merci. Une maman dépressive et un père absent (et alcoolique) n’ont pas du aider mon Vincent en effet...« 

                                                                                Là vous me semblez prendre un chemin ou vous vous égarer, votre réflexion est dangereuse et orientée.
                                                                                Dangereuse dans le sens ou vous faites entré dans une case toute faite.. Et la résilience, vous en faites quoi ? Et »Mon«  ??? un chti complexe de mère Thérésa ? smiley
                                                                                Méfiez vous des clichés, nous somme déjà bien »emm... der" avec ceux que nous trimballons et ceux qui nous sont imposer par les média et autres journalistes réducteurs simplistes.
                                                                                Quand a l’hypothèse de LTD, ce n’est qu’une hypothèse et il en conviendra, pour le peu qu’il me reste de clinique en tout cas.
                                                                                 et je finirais par ceci : la souffrance humaine est en droit d’attendre une dignité qui confine au respect.

                                                                                PS on en dit toujours plus sur nous que les autres, même quand on semble parler d’eux.
                                                                                 


                                                                              • Emma31 Emma31 23 mars 2010 19:03

                                                                                Oui un thérapeute de couple, la jeune femme y a pensé maintes fois. Il faut convaincre sa moitié.


                                                                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 17:04

                                                                                J’ ai un pote il est de père inconnu et de mère d’ alors .... pas d’ pot le mec .....


                                                                                • cmoy patou 23 mars 2010 17:22

                                                                                  Rocla,

                                                                                  Pareil mais plusieurs potes, et ou un pote va tous les potes iront.


                                                                                  • kitamissa kitamissa 23 mars 2010 17:33

                                                                                    au début de toute relation,il y a la séduction ,c’est immanquable ...

                                                                                    que ce soit chez les oiseaux,chez les mammifères ou les insectes,le mâle essaie d’en foutre plein la vue devant la femelle en recherche du plus beau du plus fort et du plus intelligent qui lui fera les plus beaux petits .....
                                                                                    les humains,mammifères évolués,nul n’échappe à la règle...on embellit la situation,on se presente sous son meilleur jour,on joue au grand seigneur ,et puis une fois dégonflée l’illusion quand le quotidien prend,quand le beau seigneur pète dans les WC et va pisser le matin en se grattant le postérieur,et que la belle fait de même parce que la nature commande ...

                                                                                    que le ron ron de la vie à deux quand il y a les enfants,le boulot,les factures,les emmerdes de la vie,la lassitude également de voir toujours la même personne qui prend du bide pour Monsieur,et des rondeurs pour Madame ,que les gosses deviennent chiants en grandissant,que le désir est en berne parce que la même viande pendant X....années ça commence à lasser ......

                                                                                    toutes ces petites choses ajoutées au fur et à mesure des mois et des années minent la vie de couple et seule l’habitude de rester ensemble parce qu’il est trop difficile de foutre toute une vie entière rebute tant il est difficile de tout recommenncer à zéro ...

                                                                                    alors la solution,le cinq à sept ....pour les néophytes..aller tirer son coup ailleurs de temps en temps,à égalité pour l’homme et pour la femme,juste pour ajouter un peu de piment dans la vie,sans s’accrocher à une liaison durable difficilement dissimulable lorsque ça devient trop sérieux ......

                                                                                    tout le monde est content,Monsieur une fois soulagé se sent de meilleure humeur en entrant le soir ...et Madame bien rassasiée se sent plus détendue et même prête à une partie de jambes en l’air avec l’époux,tellement elle se sent bien dans sa peau ( pour ne pas dire ailleurs !...)

                                                                                    alors voilà ..pas besoin d’aller consulter un PSY ,ce charlatan diplômé qui perçoit les loyers des chateaux en Espagne qu’habitent les rêveurs,les dingues et les dépressifs .....

                                                                                    un amant jeune,vigoureux,et pas chiant pour Elle,et une maitresse gourmande,épicurienne,et sans tabous pour Lui ! smiley


                                                                                    • docdory docdory 23 mars 2010 17:49

                                                                                      @ Emma 31 

                                                                                      Votre article me fait penser à une histoire drôle que je connais :
                                                                                      « Un jour, une femme tombe amoureuse d’un homme grand , beau, excellente situation genre jeune homme plein d’avenir, gentil , sportif , ayant un belle voiture cabriolet de sport, offrant des fleurs, aimable avec sa future belle mère etc .. Un beau jour ces deux là se marient , et se mettent à cohabiter . Progressivement , sa femme observe avec déplaisir que son mari laisse traîner régulièrement ses chaussettes dans le salon , et lui dit  » tu ne changeras jamais « . Il inonde régulièrement la salle de bain chaque fois qu’il prend sa douche, sa femme lui dit » tu ne changeras jamais ! « . Il oublie une fois sur deux de sortir les poubelles , sa femme lui dit » tu ne changeras jamais ! « Il oublie d’acheter des couches pour les enfants » tu ne changeras jamais « , il oublie les dates d’anniversaire » tu ne changeras jamais « etc , etc , .
                                                                                      Au bout de vingt ans de harcèlement, le mari finit par être un mari parfait , il n’oublie plus jamais de sortir les poubelles , il laisse la salle de bain au sec, ses chaussettes ne traînent plus jamais par terre dans le salon, il n’oublie plus jamais les anniveraires et les fleurs. Un beau jour , sa femme le voit tel qu’il est devenu, le crâne dégarni, ayant pris vingt kilos, affalé devant sa télé , l’air fatigué, une bière à la main, n’ayant pas eu de rapports avec elle depuis 1 mois , et elle lui lance , d’un ton dépréciateur, le résultat de sa réflexion : » toi, tu as changé " !!!!


                                                                                      • docdory docdory 23 mars 2010 18:11

                                                                                        @ Emma 31

                                                                                        J’oubliais, dans cette histoire, de dire que le mari avait remplacé son cabriolet de sport par une Mégane scénic !

                                                                                      • logan 23 mars 2010 18:30

                                                                                        A l’auteur ...

                                                                                        Je vais vous apprendre une chose, les êtres humains, hommes ou femmes, fonctionnent de la même manière, et en l’occurrence ils construisent leur personnalité grâce à leurs relations sociales avec les autres humains.

                                                                                        Un humain n’est pas une page blanche qu’il faudrait entièrement écrire, mais il n’est pas non plus une page écrite à l’avance, ce que les parents lèguent à leurs enfants, c’est à dire le patrimoine génétique, vient définir dans leur personnalité ce qu’on appelle leur tempérament.
                                                                                        Ce tempérament influe clairement sur la personnalité, mais il ne la définit pas. La personnalité d’un humain est construite par ses relations sociales, en premier lieu par ses relations avec ses parents, et ensuite par toutes les autres relations qu’il va nouer tout au long de sa vie.
                                                                                        La société donne à chaque humain qui nait en son sein un langage, une culture, un savoir, des règles et des lois, un environnement, des infrastructures, et tout un tas de relations sociales prédéfinies. La part de la société dans la personnalité de chaque être humain est considérable, elle est ce qu’ont apporté des millions et des millions d’humains à une espèce de pot commun et qu’ils ont ensuite transmis aux nouvelles générations, et chaque nouvelle génération transmet ce don à son tour à la génération qui lui succède, c’est ainsi que fonctionne une société.
                                                                                        Au cours de sa vie, la personnalité d’un humain peut changer du tout au tout, ce qui prouve que le tempérament n’est pas déterminant, c’est surtout l’apport de la société, et les relations particulières qu’il nouera tout au long de sa vie, qui vont définir la personnalité de chaque individu.
                                                                                        La singularité d’un humain, sa personnalité, bref ce qui nous rend différent les uns des autres, ne consiste pas en une indépendance vis à vis des autres comme on pourrait le croire à première vue mais au contraire est basée sur l’adhésion à des groupes d’individus, la construction de nouveaux liens sociaux, et le conformisme à d’autres individus ( ex le fan d’un groupe de musique qui va se conformer au look ou à l’attitude de ce groupe de musique ).

                                                                                        Alors dire que la personnalité d’un homme peut changer durant sa vie de couple c’est faire l’observation d’une évidence vu qu’il évolue tout au long de sa vie, et la femme étant un humain tout comme un homme, elle fonctionne de la même façon, sa personnalité, de la même manière, évolue tout au long de sa vie et en l’occurrence de sa vie de couple.



                                                                                        • Lorsque nous voulons être aimés, exigence qui ne saurait être que la plus grande des prétentions, nous nous avisons de cacher soigneusement nos défauts, non par vanité mais pour éviter à l’objet aimé la terrible souffrance engendrée par un bref mais triste aperçu de ce que nous cachons sous nos masques : faibles nous sommes, imparfaits tous sont ; alors celui ou celle qui aime voudrait apparaître comme parfait et immaculé ; et cela sans nulle vanité.


                                                                                          Mais le Temps n’a que peu d’égard pour nos fragiles et éphémères amours, et arrive toujours le moment où le masque tombe : ainsi sommes-nous condamnés à être toujours nus. Ô Eve que n’as-tu su résister au Serpent !    

                                                                                           

                                                                                          Et si il y a bien une chose que l’Amour craint c’est le changement, bien plus que la destruction ; en cela tout amour véritable conduit  toujours à la cruelle idée de détruire l’objet de cet amour et ainsi le soustraire définitivement au jeu du changement ; car Amour entend toujours possession.

                                                                                           

                                                                                          Quant à moi, si certains soupirent que leurs femmes leur furent enlevées, ma chère moitié elle demeure à mes côtés, alors je ne puis que soupirer que nul n’ait voulu me l’enlever, me condamnant ainsi à subir la pernicieuse régression autant morale qu’intellectuelle à laquelle tout mariage condamne le gentilhomme accompagné d’un être aussi simple que ne l’est la femme…quoi ? on peut pas déconner ?  smiley

                                                                                           

                                                                                           

                                                                                           

                                                                                           


                                                                                          • Zanymonk 23 mars 2010 19:46

                                                                                            Vous auriez tout aussi bien pu intituler votre article « Ces femmes qui ne sont pas sorties de l’enfance et attendent des hommes qu’ils soient des chevaliers servants de contes et légendes ». Cette Emilie est le cauchemar vivant de tout homme normalement constitué : pleurnicharde et victimaire (je me proclame dépressive dès que j’ai le cafard), irresponsable (elle quitte son emploi sur un coup de tête, est incapable de gérer son budget - et sa vie - toute seule), narcissique (l’homme est sensé ne vivre que pour rendre sa femme heureuse et répondre à ses caprices), immature (le monde devrait s’adapter à ses exigences et non l’inverse). Pas étonnant que son mec tire la tronche : il vit avec une femme-enfant qui ne se rend même pas compte qu’elle est la cause de son agacement ! Je conseille à ce garçon de mettre les voiles avant que la violence physique ne s’installe...



                                                                                            • La femme tout comme le diplomate connaissent une chose : que par l’ennui, l’inquiétude, les soucis, l’accumulation de travail ou de pensées, on arrive à fatiguer et affaiblir, si ce n’est l’anéantir, quelconque homme, jusqu’au point où ce dernier vaincu cessera de s’opposer à une chose ayant un parfum de complication, et cèdera bien souvent…

                                                                                               

                                                                                              qui a dit que la diplomatie ne préparait point à la guerre ?


                                                                                               smiley

                                                                                               


                                                                                            • kitamissa kitamissa 23 mars 2010 19:47

                                                                                              au début elle m’excitait ...maintenant elle m’agace !  smiley


                                                                                              • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 19:50

                                                                                                Ok ça m’a pris du temps vu que je ne voulais pas y croire, mais avec l’article idiot l’autre jour sur les trolls, on a un troll flagrant et collant comme du caramel chaud sur le site. Tall aux chiottes !


                                                                                                • le-Joker le-Joker 23 mars 2010 20:03

                                                                                                  N’étalez pas ainsi votre sens de la psychologie, c’est trop douloureux à lire. Relisez Young ou que sais-je allongez-vous sur votre divan, vous semblez avoir des choses à régler.


                                                                                                • L. D. T. L. D. T. 23 mars 2010 20:42

                                                                                                  Aucun sens dans aucun de ces messages.


                                                                                                • herbe herbe 23 mars 2010 20:01

                                                                                                  Merci pour ce retour Emma31.

                                                                                                  Mais il n’est pas trop en phase avec cette citation dont je ne me rappelle plus l’auteur que je reproduis de mémoire en gros :
                                                                                                  « Au début les femmes espèrent que leurs hommes finiront par changer mais hélas ce changement ne se produit pas, tandis que les hommes espèrent que leurs femmes ne changeront pas mais hélas la suite les déçoit ... »

                                                                                                  Double déception complétement asymétrique donc ...


                                                                                                  • karquen karquen 23 mars 2010 20:09

                                                                                                    Plus complexe que l’article semble le présenter...
                                                                                                    je ne suis pas psy je précise !

                                                                                                    Un couple c’est une rencontre. Les hormones fonctionnent lors du « coup de foudre » ce qui est purement « égoïste » car c’est son égo et ses hormones que l’on satisfait naturellement.

                                                                                                    Puis viens les liens et les jeux de couples, tissés peu à peu dans une montée en puissance vers l’épanouissement de chacun des deux mais à deux. C’est cet état, je dirai -amical - et qui engendre l’amour véritable de l’habitude de l’autre qui est dans l’ensemble la permanence et la stabilité du couple au fil du temps.
                                                                                                    Si cet état n’est pas stable c’est qu’il y a des raisons qui peuvent être multiples : un manque de sexualité ressenti par l’un ou par l’autre, très important pour un homme ; mais aussi « le jeu » dans la définition des liens, et le plaisir de séduire ! De nombreux paramètres sont entrent en jeux mais il est évident que l’on vit AVEC quelqu’un, et non pas « POUR » quelqu’un...

                                                                                                    Nous sommes des êtres humains, et nous avons besoins d’effets miroir dans nos intimités et nos quotidiens. A part pour des questions matérielles, si « l’autre » ne veux plus jouer, alors on essaye de comprendre pourquoi en lui demandant objectivement et en face...

                                                                                                    Si il y a un problème on le résous. Sinon c’est le grand départ et chacun reprend ses billes, nous sommes 7 milliards d’individus sur Terre et en France, beaucoup de personnes célibataire pour retrouver.... l’âme sœur...

                                                                                                    je ne pense pas que se soit essentiellement le souci des mâles ; combien aujourd’hui de femelles profitent du couple un moment pour vivre au crochets d’un ex, et des aides de l’état !

                                                                                                    Il est assez terrible de séparer les faits en maintenant une abnégation logique, mais les hommes « dénaturés par des chocs émotionnels » - plaqué et largué - sont la plupart dans interrogation de leurs valeurs masculines culturellement  ; alors que d’autres sont diront nous, étrangés à toutes interrogations et plutôt pour la soumission de ces femmes à battre, qu’ils considèrent comme des animaux exotiques à dresser et à gérer...

                                                                                                    Disons que le malheurs des femmes vient des femmes et de leurs choix initiaux.

                                                                                                    Ma compagne et moi refusons de nous marier, nous vivons ensemble, nous sommes complémentaires et nous jouont beaucoup à nos indépendances comme nos mutualisations... et le principal : nous nous aimons car nous rigolons, complices !


                                                                                                    • Halman Halman 23 mars 2010 21:12

                                                                                                      Karquen, et il y a beaucoup de nanas qui se « casent ».

                                                                                                      Elles cherchent le mâle bon pour se reproduire, pour assurer leur avenir à ses côtés, celui qui lui assurera une bonne paie, un bon train de vie pour le confort, la sécurité et la bonne éducation des résultats de la ponte.

                                                                                                      Combien de mecs se croient heureux en couple alors que la femelle ne fait que lui donner l’illusion de la perfection de leur vie. Alors qu’elle n’est qu’opportuniste, accrochée aux crochets du mec qui assure. Rien de plus que du terre à terre.


                                                                                                    • herbe herbe 23 mars 2010 21:47

                                                                                                      Halman j’étais arrivé à cette conclusion identique et puis un jour j’ai lu ça écrit par une femme :

                                                                                                      http://www.planetpositive.org/v3/index.php?option=com_content&task=view&id=3814&Itemid=2

                                                                                                      A lire jusqu’au bout ...

                                                                                                      J’ai donc revu ma position avec plus de bienveillance à priori ...


                                                                                                    • Emma31 Emma31 23 mars 2010 20:13

                                                                                                      Est-ce que je peux vous demander de « régler vos comptes » ailleurs que sur cet article SVP ? Ca serait fort aimable. Et merci de respecter TOUS les avis, et ces personnes qui prennent le temps de lire, et de formuler une réponse.

                                                                                                      Et je ne répondrai plus aux gens qui n’ont pas compris (ou pire pas tout lu) que mon texte ne parlait pas d’une simple mésentente au sein d’un couple ou de l’évolution NORMALE des deux êtres au sein d’un couple !!

                                                                                                      MERCI.


                                                                                                      • Salsabil 23 mars 2010 20:40

                                                                                                        Emma,

                                                                                                        Si vous me permettez, votre article consacre au moins autant de place à la narration de l’exemple fourni par votre amie qu’à cette question que vous vous posez sur un (ou des) trouble(s) qui aurai(en)t amené à la situation actuelle de ce couple.

                                                                                                        Dans nombre de réponses qui vous ont été faites, une possibilité d’explication autre qu’un dérèglement psychologique vous est proposée, suggérée.

                                                                                                        Il n’est donc pas question de non compréhension de votre texte mais au contraire d’une préhension dans sa totalité. Si vous vouliez parler uniquement des troubles type bi-polaire alors il eut fallu commencé par cela et ensuite donner un exemple concret mais de manière plus concise.

                                                                                                        Cela vous aurait sans doute permis d’avoir des réponses et un débat consacrés uniquement au sujet que vous vouliez traiter, ce qui à la lecture de votre papier n’était pas amha, une évidence.

                                                                                                        Cordialement.


                                                                                                      • Halman Halman 23 mars 2010 20:32

                                                                                                        Qu’est ce que c’est que ces gens qui trouvent ce texte trop long ?

                                                                                                        Ils n’ont plus ou pas l’habitude de lire ou bien est ce réellement que les gens qui lisent sur le net exigent des textes courts, on se demande pourquoi.


                                                                                                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2010 20:34

                                                                                                          La vérité Halman maintenant que vous le dites , il est un peu court le texte ....


                                                                                                          • Philou017 Philou017 23 mars 2010 21:01

                                                                                                            Rien de spécial à dire qui n’ait été dit.

                                                                                                            Je voudrais m’attarder sur l’imbécilité profonde et la supercherie des « troubles bipolaires », concept remis au goût du jour assez récemment en psychiatrie.
                                                                                                            Définition sur wikipédia :
                                                                                                            «  »Ce trouble est caractérisé par la fluctuation anormale de l’humeur, qui oscille entre des périodes d’excitation marquée (manie) et de mélancolie profonde (dépression), entrecoupées de périodes de stabilité.« 

                                                                                                            Le trouble bipolaire fait partie, parait-il des troubles de l’humeur (toujours wikipédia) :
                                                                                                             »En psychologie, l’humeur est l’état thymique originel régissant les émotions et l’affectif. Thymie est un synonyme d’humeur propre à la psychologie, l’étymologie de ce mot vient du grec thumos qui signifie siège des passions. Dans le langage courant l’humeur a plutôt pour synonyme le terme tempérament. Le terme humeur est banalement usité pour évoquer une disposition affective ou émotionnelle comme la tristesse ou la joie.« 

                                                                                                            Bref, les troubles bipolaires définissent des états plutôt euphoriques, où au contraire plutôt dépressifs. Autant dire que ca ne veut strictement rien dire, tout le monde est passé par ces états, maladie psychologique ou non. Ils sont le signe d’un malaise de la personne plus ou moins profond.

                                                                                                            Cette notion ne décrit donc rien de spécial, n’apprend rien, ne constitue aucune nouveauté. Pourtant elle connait un vrai succes dans certains cercles psychiatriques.

                                                                                                            Il s’agit d’une supercherie pour justifier la politique tout-médicament de la majorité du monde psychiatrique. Cette notion dénature et éloigne la notion de maladie psychologique et propose la notion générique de troubles.
                                                                                                            Si vous êtes malades, c’est pas parce que vous avez un problème psychologique profond à régler, mais c’est que vous avez des »troubles", notion vague et indistincte. La maladie n’étant pas définie, il devient bien plus légitime légitime de soigner la personne avec des médicaments.
                                                                                                            Si on parlait d’un problème psychologique ou d’une maladie bien définie, cela entrainerait logiquement une perspective de soins et d’une thérapie appropriée. Là, on évacue la problématique, pour la ramener au niveau de troubles, affection légère et plutôt ressentie par les gens comme de type biologique, ce qui introduit facilement l’acceptation du traitement médicamenteux.

                                                                                                            Pourtant, ceux qui connaissent le problème savent que les médicaments ne soignent rien sur le fond, que ce sont des béquilles chimiques, qui peuvent avoir une certaine utilité dans un premier temps, mais nécessitent une prise en charge psychologique adaptée pour obtenir de vrais résultats.

                                                                                                            C’est donc une approche qui tend à transformer le traitement psychologique en une approche purement technique (troubles ==> médicament adapté), qui évite à certains médecins (souvent incapables) de mettre les mains dans le camboui psychologique, mais qui a aussi l’avantage d’encourager l’enrichissement considérable de l’industrie pharmaceutique ( et de certains de ces médecins).

                                                                                                            Bel exemple de manipulation imbécile à destination des masses.

                                                                                                            Un exemple des conneries déblatérées sur les troubles bipolaires.


                                                                                                            • Halman Halman 23 mars 2010 21:03

                                                                                                              Emma, c’est peut être un de ces hommes qui ne sont pas fait pour ce genre de vie. Peut être s’ennuie t’il profondément de sa vie. Cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas sa femme, mais il a peut être réalisé que sa vraie vie n’est pas celle d’un homme marié.

                                                                                                              Il y en a des comme ça que la vie quotidienne ennuie à un point qu’il n’y a pas de mots pour le dire.

                                                                                                              Il a peut être une passion, une vocation ratée et qu’il regrette. Alors la vie courante lui semble terriblement inintéressante, alors quand sa femme lui parle des aménagements de la maison, il s’en fout royalement, il a ses pensées ailleurs. Et puis, quand on est parti une semaine on a vécu des choses. Alors les problèmes de la maison deviennent des détails tellement futiles et insignifiants. Quand on est parti une semaine, mais qu’est ce qu’on s’en fout de la couleur du nouveau papier peint de la chambre.

                                                                                                              C’est un problème classique. Le marin n’est bien qu’en mer, il s’ennuie à terre et ne rêve que d’océans, et sa femme l’attend, ne comprend pas cette chimère qui le ronge et l’attend en se morfondant. Elle se croit délaissée, alors que pour lui il ne comprend pas ces gens que cela ne démange pas de partir en mer.

                                                                                                              Le Vincent me fait ce genre d’impression.



                                                                                                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 24 mars 2010 08:14

                                                                                                                Ca arrive à tout le monde d’ avoir la vie courante , le mieux c ’est quand c’ est pas loin des toilettes .... smiley


                                                                                                              • Emma31 Emma31 23 mars 2010 21:06

                                                                                                                HALMAN  : ils ne sont pas mariés, mais je comprends ce que tu veux dire. C’est peut-être encore un exemple d’un homme faible (et lâche), qui prétend aimer sa compagne, mais qui fait tout pour la pousser à partir. Comme ça c’est lui la victime :) Par contre il adore son job. Sa vie peut-être pas mais son job si !


                                                                                                                • Halman Halman 23 mars 2010 21:26

                                                                                                                  Peut être est il trop pris par son travail, n’a t’il pas assez de recul sur sa vie privée.

                                                                                                                  Quand on lâche la bride de son travail et que l’on s’occupe plus de sa vie privée, on s’aperçoit qu’on est passé à côté de beaucoup de choses.

                                                                                                                  Mais cela ne veut pas dire qu’il est facile de changer, de découvrir un genre de vie dont on ignore encore tout.

                                                                                                                  Cela prend du temps et peut être que cela ne pourra jamais se faire.

                                                                                                                  Cela fait 5 ans que ma petite amie me tanne pour que nous soyons ensemble, que nous partions en vacances ensemble, et vraiment c’est tout un monde que je n’arrive pas à appréhender.

                                                                                                                  Quand nous passons une semaine ou deux ensemble, elle ne me parle que de vie de couple, de projets, de ménage, de courses, de boulot, de sa fille, alors moi forcement au bout de quelque jours je sature et j’ai besoin de prendre l’air un bon moment et il me faut quelques semaines pour m’en remettre. Epuisé et énervé en même temps.

                                                                                                                  C’est peut être des choses aussi simples que ça qui travaillent Vincent. Peut être pas forcement besoin d’y mettre une pathologie du genre trouble bipolaire.


                                                                                                                • Annie 23 mars 2010 21:15

                                                                                                                  Je ne comprends absolument pas pourquoi il faudrait diagnostiquer chez cet homme des « troubles du comportement », alors que cela semble plus relever de problèmes relationnels dans un couple qui paraît incapable de dialoguer, enfin dialoguer pour dire quelque chose d’intéressant ou pour dénouer la situation, et qui se trouve dans une impasse. 
                                                                                                                  S’il fallait diagnostiquer des troubles du comportement chez tous les hommes ou chez toutes les femmes qui ont dû mal à gérer ce type de situation, il n’y aurait pas assez de petites pilules bleues pour tout le monde.

                                                                                                                  Sinon pour Philou. Il est très à la mode aujourd’hui de nier l’existence des maladies mentales, ne serait-ce que pour exposer la course au profit de l’industrie pharmaceutique. Je trouve cette attitude totalement irresponsable, parce que totalement ignorante de la souffrance des malades mentaux qui sont les premiers à demander qu’on les aide.

                                                                                                                  Depuis que par la force des choses, je m’intéresse un peu plus à la dépression, je suis surprise par le nombre de gens qui en souffrent et qui ont des tendances suicidaires. Vraiment suicidaires. Pas la petite déprime du matin ou le blues, mais la dépression qui fait que tout est insupportables
                                                                                                                  Lorsque vous lisez dans le journal qu’une femme ou un homme en instance de divorce a tué ses enfants, et qu’il ou elle était dépressive, pensez-vous vraiment que la question est celle des profits de l’industrie pharmaceutique ? Entre l’ignorance et le parti pris, je ne sais quel est le pire. Les deux ont des conséquences irréversibles.


                                                                                                                  • Philou017 Philou017 23 mars 2010 21:41

                                                                                                                    "Sinon pour Philou. Il est très à la mode aujourd’hui de nier l’existence des maladies mentales, ne serait-ce que pour exposer la course au profit de l’industrie pharmaceutique. Je trouve cette attitude totalement irresponsable, parce que totalement ignorante de la souffrance des malades mentaux qui sont les premiers à demander qu’on les aide."

                                                                                                                    Vous m’avez mal lu. Je dis exactement le contraire. A un trouble psychologique correspond une maladie, qu’on peut qualifier de psychologique ou de mentale si vous voulez.
                                                                                                                    C’est ce que nient les nouvelles définitions de la psychiatrie.

                                                                                                                    Et pour les avoir fréquenté , je n’ignore en rien la souffrance des malades. J’ai simplement constaté que le principal du traitement consistait en des médicaments qui constituent des béquilles très limitées.
                                                                                                                    J’ai constaté que de nombreux patients se chronicisaient dans leur maladie et devenaient complètement dépendants aux médicaments pour soulager leurs souffrances. Ceci parce que la thérapie psychologique, pourtant seul gage de progression et de rémission au moins partielle de la maladie, n’est plus au goût du jour de nos chers psychiatres.

                                                                                                                    Lisez par exemple le témoignage de Sandrine Bonnaire sur sa sœur, vous comprendrez mieux ce que je veux dire :
                                                                                                                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bonnaire-contre-les-psychiatres-35281

                                                                                                                    Je crois qu’il existe de nombreuses possibilités de se soigner et de progresser psychologiquement par rapport à ses problèmes. C’est un chemin difficile, mais c’est le seul qui paye.
                                                                                                                    Les médicaments en tant que seul traitement sont une impasse, surtout qu’ils détournent les malades des vraies solutions thérapeutiques et tendent à les rendre accrocs à leurs bouées de sauvetage, les médocs.
                                                                                                                    C’est cela que je dénonce.

                                                                                                                    Pour le reste, j’ai connu deux copines sous traitement médical qui se sont suicidées, avec des médicaments. Dont une qui m’était chère. Je n’ai donc pas besoin de leçons à ce niveau.
                                                                                                                    Les deux étaient prises en charge depuis des années par des psychiatres, avec des traitements et résultats lamentables. Je n’avance rien qui ne soit le résultat d’une réflexion profonde et de constatations sur le terrain.

                                                                                                                    Si je comprend votre souffrance, je ne peux que vous conseiller de sortir progressivement du traitement médicamenteux pour aller vers le psychologique.
                                                                                                                    Bon courage.


                                                                                                                  • Annie 23 mars 2010 22:39

                                                                                                                    @Philou,
                                                                                                                    Je ne parlais pas de moi car je ne suis qu’un témoin. Mais je ne peux nier la souffrance et surtout pas le soulagement apporté par une thérapie médicamenteuse. Dont je ne dis pas qu’elle est la clé, ce que je ne crois pas du tout, mais elle a sa place et une place parfois importante avant qu’un patient ne devienne réceptif à un autre type de thérapie.
                                                                                                                    C’est pour cela que je refuse tout à priori. Si l’on m’avait posé le même type de question il y a un an, je suis persuadée que ma réponse aurait été différente.


                                                                                                                  • Philou017 Philou017 23 mars 2010 22:59

                                                                                                                    @Philou,
                                                                                                                     Dont je ne dis pas qu’elle est la clé, ce que je ne crois pas du tout, mais elle a sa place et une place parfois importante avant qu’un patient ne devienne réceptif à un autre type de thérapie.

                                                                                                                    Le médicament est surtout un formidable anesthésiant à tout point de vue. On a effectivement des molécules très performantes de ce point de vue.
                                                                                                                    Je ne nie pas son utilité à certains moments. Mais c’est une solution forcément limitée. Et qui a tendance à rejeter le traitement psychologique, c’est une réalité. Les medecins forcenés du médicaments tendent à négliger le traitement psychologique, à prétendre que la personne ne va pas assez bien, n’a pas assez évolué, n’est pas prête, etc
                                                                                                                    La psychologie tente de soigner le problème à sa source, le médicament ne s’attaque qu’aux effets, c’est à dire aux symptômes.
                                                                                                                    Quand on anesthésie la souffrance, on anesthésie aussi trop souvent la capacité de la personne à évoluer et à se soigner. Sans compter que la personne et son entourage en viennent à se focaliser sur le traitement par médicament, et délaissent l’idée de soigner autrement. Les medicaments sont aussi un piège.


                                                                                                                  • Jorge Atlan 23 mars 2010 23:59

                                                                                                                    @Philou,
                                                                                                                     
                                                                                                                    Je ne sais pas qu’elle est votre expérience de la psychiatrisation, mais vous généraliser ou au pire déformez la réalité.
                                                                                                                    Comment voulez vous répondre a la souffrance au désarrois et aux crises d’une personne en décompensation sans passé par le médicament ?
                                                                                                                    C’est bien mal connaitre le fonctionnement du traitement de la maladie mentale que d’affirmer des choses comme celles ci. Je croise souvent du personnel soignant qui se dévoue corps et âme a des malades, avec des moyens de plus en plus réduits et précaires.
                                                                                                                    Vous oubliez que la tendance est à la criminalisation des maladies mentales.
                                                                                                                    Je vous renvois aux faits divers et a leur médiatisation poussant a l’enfermement des « fous » et ce sous l’impulsion du nabot national.
                                                                                                                    D’autre part les maladies mentales sont « catalogués » par un document international, le DSM- IV qui est le seul document à faire référence pour le diagnostique d’une maladie mentale.
                                                                                                                    Avant de parler de trouble bipolaire on parlait de trouble de la personnalité, et encre plus loin de mélancolie, c’est effet de mode ou d’évolution de société...
                                                                                                                     


                                                                                                                  • Philou017 Philou017 24 mars 2010 09:58

                                                                                                                    JA : "Je ne sais pas qu’elle est votre expérience de la psychiatrisation, mais vous généraliser ou au pire déformez la réalité. « 
                                                                                                                    Vous ne me dites pas en quoi.

                                                                                                                     »Comment voulez vous répondre a la souffrance au désarrois et aux crises d’une personne en décompensation sans passé par le médicament ? « 
                                                                                                                    La décompensation, d’accord. Mais apres, c’est souvent le grand vide....et l’ordonnance de médocs.

                                                                                                                     »C’est bien mal connaitre le fonctionnement du traitement de la maladie mentale que d’affirmer des choses comme celles ci.« 
                                                                                                                     ?????????
                                                                                                                      »Je croise souvent du personnel soignant qui se dévoue corps et âme a des malades, avec des moyens de plus en plus réduits et précaires. « 
                                                                                                                    On est d’accord. Ca coute moins cher de prescrire des calmants que de soigner réellement les gens.

                                                                                                                     »Vous oubliez que la tendance est à la criminalisation des maladies mentales. "
                                                                                                                    Je vous renvois aux faits divers et a leur médiatisation poussant a l’enfermement des « fous » et ce sous l’impulsion du nabot national.« 
                                                                                                                    Une tendance sarkosiste, effectivement. On est d’accord.

                                                                                                                     »Avant de parler de trouble bipolaire on parlait de trouble de la personnalité, et encre plus loin de mélancolie, c’est effet de mode ou d’évolution de société..."
                                                                                                                    C’est bien ce que je dis.

                                                                                                                    Sur le fond, on est d’accord, finalement.
                                                                                                                    Je vois bien que ce que je dis sur la prise en charge par les médicaments est dérangeant., mais j’estime que cela mérite refléxion.


                                                                                                                  • Annie 23 mars 2010 21:17

                                                                                                                    J’ai oublié de dire qu’on peut considérer les médicaments comme des béquilles, je n’ai pas d’objection à cela, mais il s’agit de béquilles qui font pour certains patients la différence entre la vie et la mort .


                                                                                                                    • Philou017 Philou017 23 mars 2010 21:42

                                                                                                                      Annie : Bien sur, car on ne vous offre pas d’alternative.

                                                                                                                      Alchimie : pauvre con.


                                                                                                                    • Emma31 Emma31 24 mars 2010 10:53

                                                                                                                      Les chiffres m’importent peu...
                                                                                                                      Les 3/4 des gens qui interviennent n’ont même pas compris le sens de ce témoignage, et partent dans des considérations qui virent parfois au lynchage.
                                                                                                                      De plus les gens sont souvent grossiers.

                                                                                                                      Alors si ce sont ESSENTIELLEMENT des hommes qui fréquentent Avox, alors tirons-en les conclusions qui s’imposent.

                                                                                                                       ;)


                                                                                                                    • SysATI 23 mars 2010 21:50

                                                                                                                      Emma, je vous présente mon ex quand vous voulez ....

                                                                                                                      Enfin, vous irez vous présenter toute seule par ce nous ça fait 10 ans qu’on ne s’adresse plus la parole. Avant elle était amoureuse tout plein...
                                                                                                                      Comme quoi il y a des exemples de changement exactement à l’opposé du votre :)

                                                                                                                      Le plus triste c’est quand il y a un gosse au beau milieu de l’histoire.
                                                                                                                      Conseillez donc à votre copine de prendre ses responsabilités de mère et de se trouver un nouveau papa vite fait. Par ce que c’est la seule chose qui importe vraiment.

                                                                                                                      Son mec lui pourrit peut être la vie.
                                                                                                                      Qu’elle ne lui permette pas en plus de pourrir la vie de leur enfant !

                                                                                                                      • fredo74 23 mars 2010 21:51

                                                                                                                        si tout les couples étaient honnete envers eux méme, pas besoin de psychothérapie.
                                                                                                                        Suffit de dire les choses des le début.
                                                                                                                        Ce qu’on est, se qu’on veux, se qu’on attends de l’autre est surtout le plus important se dire se que l’on a dans la téte.
                                                                                                                        Ses reves ses fantasmes,,,etc etc...
                                                                                                                        Et là.......chacun s’accorde a dire qu’il ne sais pas se que l’autre a en téte.
                                                                                                                        Pas facile de se mettre a nue.....mais c’est le prix a payer si l’on veux que cela marche.
                                                                                                                        Pour qu’un couple fonctionne, il ne faut pas que l’un ou l’autre prenne le dessus. il faut un juste équilibre, sinon c’est l’étouffement assuré.
                                                                                                                        Maintenant si l’une des deux personne soufre de probléme psychique, et n’en dit rien a l’autre . tot ou tard les problémes apparaissent au grand jours.


                                                                                                                        • Antoine Diederick 23 mars 2010 23:37

                                                                                                                          quand on souffre de problèmes psychiques, en général, le sujet qui en souffre ne le « sait » pas....ce n’est pas une chose que l’on sait...comme par exemple : je sais que j’ai une carie, je sais que je me suis cassé une jambe, foulé une cheville....ce n’est si évident que cela de savoir sentir et dire :« Je suis malade ».



                                                                                                                        • Parfaitement Monsieur Antoine !


                                                                                                                          Et en cela rappelons à nouveau qu’une simple paire de binocles suffisamment fortes et bien montée sert souvent à guérir définitivement le pauvre homme souffrant de passion amoureuse ; si ce pauvre hère est quelque peu artiste, et donc a suffisamment d’imagination pour se représenter un visage, une taille, une croupe, une poitrine avec vingt ou trente années de plus : il est certain de connaître une vie sans souci, sans rechute possible…ah sots les hommes qui questionnent les mérites de l’Art et de sa puissance créatrice ou de la Science et de sa puissance correctrice.


                                                                                                                           smiley



                                                                                                                        • Serveuse, un bol de vin ! En ce monde éphémère

                                                                                                                          C’est déjà beau d’avoir un bonheur sommaire !

                                                                                                                          Alors est bon tout ce qui vient, est bien tout destin ;

                                                                                                                          Le bonheur pas sommaire est une chimère.

                                                                                                                           

                                                                                                                          O. Khayyam


                                                                                                                        • fredo45 23 mars 2010 21:53

                                                                                                                          Pas besoin d’aller chercher des troubles bipolaires ou je sais quoi...
                                                                                                                          Le Vincent, ce n’est pas forcement un mauvais bougre, mais il a du mal à réajuster avec le bébé . Emilie a certainement grossi, elle en a peut-être trop fait avec l’allaitement, elle lit Top Santé, lui, il ne s’y retrouve plus... Mais ça peut revenir, faut pas désespérer. Ils devraient se mettre au sport, ça détendrait tout le monde.

                                                                                                                          En tout cas, ce genre d’article, ça me fait dire que j’ai bien raison de passer mes soirées peinard devant mon ordi / bière / pizza...


                                                                                                                          • Antoine Diederick 23 mars 2010 22:00

                                                                                                                            solution possible, thérapie comportementale.....typique du mec qui parvient pas à dire quelque chose à sa moitié....les rôles attendus....

                                                                                                                            faut d’abord savoir si les personnes concernées ont envie d’un changement parce que vouloir améliorer une situation affective pénible et ses effets doit être la démarche des personnes qui sont concernées....

                                                                                                                            dans ces thérapies, le thérapeute soigne le demandeur....

                                                                                                                            exemple : une maman s’inquiète pour un de ces enfants, elle consulte, c’est alors que le thérapeute proposera l’entretien à la maman (je simplifie).


                                                                                                                            • Tristan Valmour 23 mars 2010 22:35

                                                                                                                              Bon, j’ai lu la seconde partie de votre texte et je comprends mieux votre attente. D’abord, méfiez-vous de ce que vous pouvez lire sur le net, surtout dans les forums psy et médecine. Tout le monde se déclare malade ou trouve des pathologies aux autres. N’oubliez pas, et c’est essentiel, qu’un ensemble de symptômes ne forment pas le syndrome. Je crois que les docteurs d’Avox ne me contrediront pas. Il faut aussi faire attention avec le terme de pathologie ; seul un professionnel peut en parler. J’ai une spé en psy cognitive aussi mes connaissances en psy clinique sont beaucoup trop minces – et trop anciennes - pour employer le mot « pathologie ». Si tout ça vous intéresse, je ne peux que vous inviter à vous inscrire en fac à Toulouse, ou à suivre des cours à distance via Paris 8. Vous pourrez aussi aisément vous procurer une bonne bibliographie auprès d’un prof, et aller consulter des vidéos sur canal-U. Je précise que la psychologie est l’une des seules formations où la VAE ne fonctionne pas, c’est vous dire l’importance de suivre le cursus en entier pour bien comprendre cette discipline.

                                                                                                                               

                                                                                                                              Rien n’indique dans votre narration que Vincent souffre d’une pathologie. Un homme quitte rarement (inférieur à 25% des cas) sa compagne lorsque cette dernière ne l’intéresse plus, au contraire d’une femme. Mais un homme modifiera son comportement pour que la femme le quitte, c’est très fréquent. Il y a une probabilité plus grande pour que Vincent ait rencontré une autre femme qu’il souffre de pathologie. Surtout, ce qu’Emilie doit éviter, c’est culpabiliser. Elle n’y est pour rien.

                                                                                                                               

                                                                                                                              Je rappelle que selon Lucy Vincent, neurobiologiste (et les neuroscience sont mon domaine, même s’il est bcp trop vaste pour que je sache tout ; j’apprends pourtant tous les jours !), l’amour dure 3 ans, le temps que l’enfant soit plus autonome et il n’a alors besoin que d’un seul parent. Voir son dernier livre « Petits Arrangements avec l’amour », vous en apprendrez beaucoup.

                                                                                                                               

                                                                                                                              Hommes et femmes se choisissent en raison de la complémentarité de leur système immunitaire, afin de mettre au monde un enfant qui sera plus fort qu’eux. La femme, cueilleuse, a besoin de stabilité, comme je l’ai déjà dit. Les hommes apprécient par devers eux les femmes aux hanches assez larges, parce que c’est un signe très ancien (et dépassé aujourd’hui en raison de l’assistance médicale à la naissance) que l’enfant naîtra bien. Les femmes apprécient les hommes forts (anciennement force physique même si c’est toujours d’actualité sous certaines conditions ; aujourd’hui ceux qui ont les moyens financiers) parce qu’ils pourront les protéger, donc protéger l’enfant. L’homme, non seulement est un chasseur – donc besoin de mobilité -, mais il n’est pas sûr d’être le père de son enfant. Il a donc le besoin d’essaimer sa « petite graine » partout pour être certain que ses gènes vont perdurer. On peut résumer cela par « la femme vénale, l’homme infidèle ». Mais il n’y a aucune culpabilité à avoir ; c’est la perpétuation de l’espèce qui nous guide tous. Naturellement, avec les progrès scientifiques (contrôle des naissances, pourquoi pas clonage dans le futur) et les modifications sociétales (les femmes ont de moins en moins besoin d’un homme prédateur, costaud ou riche, parce qu’elles sont plus autonomes sur la plan financier), tout cela change progressivement.

                                                                                                                               

                                                                                                                              Pour entretenir un couple au-delà des 3 ans, je répète aussi qu’il faut beaucoup se toucher. Cela provoque la production d’oxytocine, de dopamine et de sérotonine, neurohormones et neurotransmetteurs du bonheur. Et le sport pour les endorphines.

                                                                                                                               

                                                                                                                              Si vous voulez écrire d’autres articles sur le couple, je ne peux que vous conseiller de lire Lucy Vincent (cet auteur a publié d’autres livres sur le sujet) pour le domaine neurobiologique, François de Singly pour la sociologie. Ce dernier est un peu dépassé, mais d’une lecture très abordable. Et laissez les thèses freudiennes de côté, ça n’est plus du tout d’actualité. Sûr que Zen va me taper sur les doigts.

                                                                                                                               

                                                                                                                               


                                                                                                                              • Antoine Diederick 23 mars 2010 22:52

                                                                                                                                réaction utile et intéressant....

                                                                                                                                sur ceci :

                                                                                                                                Naturellement, avec les progrès scientifiques (contrôle des naissances, pourquoi pas clonage dans le futur) et les modifications sociétales (les femmes ont de moins en moins besoin d’un homme prédateur, costaud ou riche, parce qu’elles sont plus autonomes sur la plan financier), tout cela change progressivement.

                                                                                                                                je me permet avec un clin d’oeil.... :« Qu’est ce qu’on va s’emme**** dans le vie....alors ! »


                                                                                                                              • Antoine Diederick 23 mars 2010 22:58

                                                                                                                                "qu’un ensemble de symptômes ne forment pas le syndrome"

                                                                                                                                et aussi qu’un symptôme peut en cacher un autre, donc il s’agit de bien faire l’approche et trouver le symptôme clé...mais ds les thérapies comportementales , on recherchera le sujet symptôme et parfois on a des surprises


                                                                                                                              • Jorge Atlan 24 mars 2010 00:13

                                                                                                                                @ Tristan

                                                                                                                                Si vous faites référence la psychologie biologique,( on a parfois du mal a s’entendre sur les termes, y compris entre psy...) il y aussi Robin Baker...
                                                                                                                                Certes ces structures sont bien là, et ne sont pas négliger, mais ne pensez vous pas que d’autres couches viennent moduler ces comportements.
                                                                                                                                Je remets en cause sérieusement cette « loi » des trois ans pour l« élevage » des enfants qui peut aussi être mise en parallèle avec les 18 mois de la passion....
                                                                                                                                Ceci dit la psychologie comportementale et gestuelle est un vrai régale pour l’observation (entre autre) de la parade amoureuse....
                                                                                                                                Que de souvenirs Paris VIII


                                                                                                                              • Emma31 Emma31 24 mars 2010 10:55

                                                                                                                                "Rien n’indique dans votre narration que Vincent souffre d’une pathologie."

                                                                                                                                Tout à fait ! C’est simplement ce que se DEMANDE sa compagne !

                                                                                                                                OUUUFFFF enfin qui qui m’a bien lue et comprise !...............

                                                                                                                                Y’a d’l’espoir !!


                                                                                                                              • yvesduc 23 mars 2010 22:47

                                                                                                                                Il me semble avoir lu quelque part que d’un point de vue scientifique, l’état amoureux ne dure qu’entre 2 et 3 ans. Nous sommes programmés ainsi. Cela n’empêche pas, heureusement, le couple de perdurer au-delà !


                                                                                                                                • tchoo 23 mars 2010 22:52

                                                                                                                                  Donc votre sujet serait les troubles du comportement, dont le bipolaire !

                                                                                                                                  Pourquoi parler de couple alors et tout mélanger ?


                                                                                                                                  • Antoine Diederick 23 mars 2010 23:29

                                                                                                                                    "Le récit est fortuit , arbitraire . Vous en êtes maitresse et seule juge de la validité..."

                                                                                                                                    en effet....il y aurait à trouver les autres lectures possibles dans le récit exposé...


                                                                                                                                  • Jean Valles Jean Valles 23 mars 2010 22:53
                                                                                                                                    - Bon Emma, entre deux bières et quatre cacahuètes on a décidé d’oser te dire ce que l’on pense, nous les hommes... hips... vas-y Raoul, c’est toi qui lui dit.
                                                                                                                                    - OK... Le mec de ta copine, il a tout simplement une maîtresse, voire plusieurs !
                                                                                                                                    - Bref, c’est un queuetard, comme on dit...
                                                                                                                                    - Et y a deux sortes de mecs comme ça : ceux qui assument et qui continuent à faire de leur épouse une favorite.... ça c’est les vrais agents doubles... Généralement ils sont capables de cumuler plusieurs maîtresses....
                                                                                                                                    - Et ceux qui n’assument pas, qui culpabilisent et qui font chier leurs épouses, leurs trouvent tous les défauts du monde pour qu’elles les quittent... ceux-là, ils n’ont qu’une maîtresse et c’est les plus dangereux.... burps...
                                                                                                                                    - Ouais, car ce queuetard-là, il est capable de tomber amoureux de sa maîtresse....
                                                                                                                                    - Ouais parce qu’il raconte la même histoire géniale qu’il racontait au début à sa femme qui n’était pas encore sa femme....
                                                                                                                                    - Une histoire d’amour parfaite qu’il pense qu’il va réussir cette fois avec la nouvelle...
                                                                                                                                    - Euh... c’est quoi déjà l’histoire d’amour parfaite Raoul... ?
                                                                                                                                    - Pour ce type de queuetard l’histoire d’amour parfaite c’est qu’il espère n’avoir envie que d’une seule femme pour toujours...
                                                                                                                                    - Pppffffff, le con.... 
                                                                                                                                    - On va te donner deux trucs pour repérer le queuetard con...
                                                                                                                                    - Ouais juste deux trucs...
                                                                                                                                    - Un, il ne met plus la langue quand il embrasse sa femme alors qu’ils font l’amour...
                                                                                                                                    - Ouais... hips... il se contente d’un petit smack rapide sur la bouche.
                                                                                                                                    - Et deux, si tu réfléchis bien tu n’as plus jamais accès à son téléphone portable...
                                                                                                                                    - ça, c’est sûr, c’est le queuetard agent double qui a deux lignes....
                                                                                                                                    - Bon là on trahit un peu le clan des hommes, mais chuuuut le dis à personne.... hips...

                                                                                                                                    • @distance @distance 23 mars 2010 23:44


                                                                                                                                      Jean

                                                                                                                                      3e voie possible (si je puis dire) le mec qui change d’orientation

                                                                                                                                      ça arrive, des mecs mariés avec ou sans enfant, qui soudain envoient tout promener et assument leurs homosexualité

                                                                                                                                      vécu : un jour, alors que je travaillais dans une grosse boîte d’édition, une nana est rentrée plus tôt chez elle car malade ; grosse surprise en arrivant à la maison, son mec était au pieu avec un autre mec qu’elle ne connaissait pas !


                                                                                                                                    • sobriquet 23 mars 2010 23:08

                                                                                                                                      J’ai eu -malheureusement- l’occasion de me documenter de manière détaillée sur les troubles bipolaires, et je ne trouve pas du tout que ce monsieur corresponde à la description d’un bipolaire. Comme les autres, je crois que s’il y a pathologie ici, c’est plutôt une pathologie du couple.

                                                                                                                                      Le mieux, à mon avis, est d’aller voir un spécialiste. Entre copines, sur internet, on trouve de tout et n’importe quoi. Les articles et revues valent à peine mieux. Les bouquins, c’est mieux, mais on peut avoir une lecture biaisée du contenu. Et il n’est pas toujours facile de trouver des bouquins conciliant accessibilité et justesse. Il paraît que Salomé est pas mal, quand on supporte son style. Je préfère Watzlawick, mais il est moins accessible. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à John Gray en lisant vos descriptions : on y trouve expliquées le même genre de situations.

                                                                                                                                      En tant que mâle, j’ai le sentiment de comprendre le comportement de Vincent quand il est rentré de son déplacement professionnel. J’interprète les choses ainsi : fatigué, déprimé, il avait surtout besoin de rentrer dans sa grotte, de se retrouver un peu seul avec lui-même. Pas de parler chiffons. Il ne boudait pas, mais restait tranquille. Du coup, il rejettait les tentatives de contact d’Emilie, vécues comme des invasions. Et plus Emilie voulait l’entraîner, plus il se sentait envahi, et rejettait ses avances sèchement. Au cinéma, il a enfin trouvé un moment pour être seul avec lui-même. Après le film, il fallait de nouveau supporter les assauts d’Emilie...

                                                                                                                                      Si à chaque fois que Vincent s’isole, Emilie multiplie les contacts, ça risque de plomber durablement le couple. John Gray explique que les hommes (mâles) ont régulièrement besoin de s’isoler un temps dans le grotte, et qu’il est très néfaste que leur compagne empêche leur isolement. Selon lui, ces isolements ne durent qu’un temps et sont indispensables à l’équilibre masculin. Personnellement, je me retrouve bien dans cette description.


                                                                                                                                      • Antoine Diederick 23 mars 2010 23:21

                                                                                                                                        oui, cela pourrait être cela symétrie et/ou complémentarité...par exemple

                                                                                                                                        séquences de communication aussi....à voir....et les acteurs (personnes) liés


                                                                                                                                      • Antoine Diederick 23 mars 2010 23:24

                                                                                                                                        euhhhh John Gray, je crois qu’il faut oublier....il y en a qui le confonde avec la Caverne de Platon


                                                                                                                                      • Arunah Arunah 23 mars 2010 23:28

                                                                                                                                        Cette Emilie est l’emmerdeuse type, chiante à souhait et Vincent commence à s’en apercevoir...
                                                                                                                                         C’est un miracle qu’il n’ait pas déjà demandé sa mutation à Tombouctou... ou plus loin...
                                                                                                                                        Imaginez rentrer de mission à l’étranger pour être accueilli par un « chéri, j’ai passé l’aspi dans la voiture ! ». Il aurait dû rentrer seulement le dimanche pour bénéficier du tarif « nuit du samedi sur place »...
                                                                                                                                        Pauvre Vincent !


                                                                                                                                        • Antoine Diederick 23 mars 2010 23:31

                                                                                                                                          il y a une solution : proposer à Vincent d’offrir à sa chérie lors de son retour de voyage un aspirateur :« Tiens, chérie, regarde ce cadeau que je t’ai acheté en voyage....un aspirateur ! » smiley

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